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	<title>Lucile KOMITÈS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lucile KOMITÈS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title> HERVÉ, Le petit Faust &#8211; Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/herve-le-petit-faust-tours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les musiciens de l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours étaient d’humeur badine pour cette matinée. On les comprend, car ils annoncent avant le concert qu’une décision a enfin été prise de pérenniser l’orchestre et ses trente-deux musiciens. Voilà une excellente nouvelle pour eux et pour les habitants de la région, car cela va &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les musiciens de l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours étaient d’humeur badine pour cette matinée. On les comprend, car ils annoncent avant le concert qu’une décision a enfin été prise de pérenniser l’orchestre et ses trente-deux musiciens. Voilà une excellente nouvelle pour eux et pour les habitants de la région, car cela va permettre de multiplier l’offre musicale locale. Sous la houlette enjouée de <strong>Sammy El Ghadab</strong>, ils nous emportent dès l’ouverture d’abord rêveuse vers une valse endiablée qui nous rappelle que nous sommes ici pour rire.</p>
<p>Voilà qui rend justice à ce <em>Petit Faust</em>, opéra bouffe en trois actes créé en 1869, pastiche du <em>Faust</em> de Gounod (mais pas seulement), qui faisait cette même année son entrée à l’Opéra de Paris. On se moque bien de la grande œuvre et Hervé ne se prive pas de clins d’œil plus ou moins appuyés à son modèle. On aura droit aux couplets de Valentin (hilarant <strong>Igor Bouin</strong>, en épigone de Filip des 2B3) qui nous rappellent les « Gloires immortelles de nos aïeux », une chanson sur une puce, une autre à propos d’un Roi de Thu<u>n</u>é et un diable qui mène le bal à la fin… La liste n’est évidemment pas exhaustive !</p>
<p>La musique est bien troussée, prenant des formes de valses, de galops, mais sait aussi se faire tendre quand Méphisto évoque les quatre saisons de l’amour. Méphisto est d’ailleurs ici une femme, plus meneuse de revue et des plaisirs que réellement inquiétante. <strong>Mathilde Ortsheidt</strong> s’y glisse avec gourmandise, lui prêtant son timbre prenant, ombré et légèrement voilé, et son abattage scénique.</p>
<p>La production fait craindre le pire au début, conjuguant surjeu et une certaine vulgarité. Déjà, l’intervention du chauffeur de salle Patrick Lepion (<strong>Maxime Le Gall</strong>) dès avant le début du spectacle nous avait paru un peu longuette et répétitive. On n’est donc pas loin de partager l’avis de Valentin qui, tel Raphaël Quenard dans <em>Yannick</em>, vient interrompre le spectacle pour dire tout le mal qu’il en pense (le moment est assez irrésistible) – l’effet repoussoir devait donc être volontaire. L’univers des jeux télévisés imaginé par <strong>Sol Espeche</strong> se fond plutôt bien dans l’intrigue : au début <em>La Classe</em> et <em>L’école des fans</em> avec le vieux Faust en Jacques Martin, puis <em>Champs Élysées</em>, <em>Greg le Millionnaire</em> et surtout le <em>Tournez manège</em> désopilant, avec Faust à la recherche de Marguerite, le tout orchestré par Méphisto / Fabienne Égal. On passera ensuite à Secret Story où les confessions de Faust et de Marguerite se font sous l’œil des caméras et de Méphisto / la Voix. Enfin l’enfer prendra la forme d’un cours d’aérobic type Véronique et Davina, où les amants se déchaînent sur des exercices de fitness pour l’éternité ! Les décors sont minimalistes mais parviennent bien à nous faire replonger dans chacun de ces univers. Au final, malgré des dialogues réécrits, certains effets parfois lourdauds, et une direction d’acteurs qui gagnera sûrement en précision au fil des représentations (nous assistons ici à la toute première), les idées ne manquent pas pour nous surprendre et nous amuser.</p>
<p>Les interprètes réunis sur scène sont jeunes et ne se ménagent pas. On pourra regretter un certain déficit de relief et surtout d’intelligibilité chez certaines voix. Il est bien dommage d’avoir besoin de recourir aux surtitres pour comprendre le texte ! La Marguerite / Gretchen d’<strong>Anaïs Merlin </strong>ne manque cependant pas de chien en fausse ingénue et vraie mondaine, mais a tendance à prendre l’ascendant sur le Faust moins sonore de <strong>Charles Mesrine</strong>.</p>
<p>La production sera reprise à Reims (fin novembre) puis au Théâtre de l’Athénée à Paris en décembre, mais avec cette fois ci Les Frivolités Parisiennes en fosse.</p>
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		<title>Le Testament de la tante Caroline</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-testament-de-la-tante-caroline-un-joyeux-drille-nomme-albert-roussel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« On s&#8217;étonnera peut-être de me voir, à mon âge [68 ans], aborder l&#8217;opérette après avoir écrit pour le concert ou le théâtre un assez grand nombre d&#8217;ouvrages d&#8217;un genre tout différent&#8230;Il est prodigieusement intéressant pour un musicien&#8230; de tenter une aventure peut-être sans lendemain dans une région de l&#8217;art qui lui est encore peu familière &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« On s&rsquo;étonnera peut-être de me voir, à mon âge [68 ans], aborder l&rsquo;opérette après avoir écrit pour le concert ou le théâtre un assez grand nombre d&rsquo;ouvrages d&rsquo;un genre tout différent&#8230;Il est prodigieusement intéressant pour un musicien&#8230; de tenter une aventure peut-être sans lendemain dans une région de l&rsquo;art qui lui est encore peu familière ». C&rsquo;est ce qu&rsquo;écrit Albert Roussel dans <em>L&rsquo;Intransigeant </em>le 24 février 1937. Sans lendemain, son unique opérette le restera puisque le marin devenu compositeur (entre autres de l&rsquo;opéra <em>Padmâvati</em>) décède six mois plus tard des suites d&rsquo;un malaise cardiaque à Royan.</p>
<p><strong>L&rsquo;indigne tante et ses trois nièces</strong></p>
<p>C&rsquo;est à Nino, pseudonyme de Michel Veber qui a aussi écrit pour Jacques Ibert ou Manuel Rosenthal, qu&rsquo;on doit le livret de ce <em><strong>Testament de la tante Caroline, </strong></em>une pièce de boulevard joliment troussée : la tante Caroline, qui a fait fortune dans la galanterie, vient de mourir, laissant un très bel héritage&#8230; à trois nièces qui ne l&rsquo;ont jamais fréquentée mais qui se sont précipitées à son enterrement. Deux d&rsquo;entre elles sont mariées, la troisième est diaconesse. Seul problème, l&rsquo;héritage doit aller au premier des enfants qui naîtra dans l&rsquo;année suivant le décès de la tante. On ne racontera pas toute l&rsquo;histoire ni  la pirouette finale qui révèle le secret de la troisième nièce, Béatrice.</p>
<p>La musique de Roussel fait amèrement regretter que le contemporain de Ravel (il est mort la même année que lui) n&rsquo;ait pas plus souvent cultivé la muse légère.</p>
<p><strong>Frivolités bien parisiennes</strong></p>
<p><em>Forumopera.com </em>avait fait un compte-rendu très enthousiaste (<a href="https://www.forumopera.com/le-testament-de-la-tante-caroline-paris-athenee-o-palace-athenee">Ô palace Athénée</a>) de ce <em><strong>Testament de la tante Caroline </strong></em>donné au théâtre impérial de Compiègne et dans la salle parisienne de l&rsquo;Athénée en juin 2019. J&rsquo;avais à l&rsquo;époque partagé l&rsquo;enthousiasme de Laurent Bury dans ces colonnes<em> </em>:  « Les Frivolités Parisiennes ont su faire les bons choix, avec une équipe de chanteurs-acteurs qui se donnent sans compter. A tout seigneur tout honneur, il faut inévitablement commencer par chanter les louanges de <strong>Marie Lenormand</strong>, qui hérite du rôle en or de Béatrice, la nièce religieuse, irrésistible dans l’air où elle confesse avoir jadis péché. Quelques mots suffisent à <strong>Till Fechner</strong> pour imposer un savoureux personnage de notaire revêche, imperméable mastic et clope au bec. Les deux couples formées par les nièces et leur conjoint sont admirablement caractérisés : la Noémie versaillaise de <strong>Lucile</strong> <strong>Komitès</strong> et son époux coureur de jupon <strong>Aurélien Gasse</strong>, la Christine superbement idiote de <strong>Marion Gomar </strong>et son lamentable conjoint <strong>Charles</strong> <strong>Mesrine</strong>. En Lucine, <strong>Marie Perbost</strong> fait valoir un timbre limpide et une excellente diction, mais son personnage reste très sage. Noël donne à <strong>Fabien</strong> <strong>Hyon</strong> l’occasion de montrer une belle vaillance vers la fin de l’œuvre, et Roussel est bien heureux qu’on ait confié ce rôle à pareil titulaire. Pour avoir peu à chanter, <strong>Romain Dayez</strong> n’en manifeste pas moins une très séduisante désinvolture dans le rôle du docteur. »</p>
<p>L&rsquo;orchestre Les Frivolités parisiennes et leur chef <strong>Dylan Corlay</strong> n&rsquo;en sont pas à leur coup d&rsquo;essai en matière de redécouverte de répertoires oubliés, notamment l&rsquo;univers incroyablement riche de l&rsquo;opérette de l&rsquo;entre-deux-guerres. Il faut noter que la formation respecte les effectifs de la création (30 musiciens). Pour cette première discographique, on applaudit le coup de maître !</p>
<p> </p>
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		<title>ROUSSEL, Le Testament de la tante Caroline — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-testament-de-la-tante-caroline-paris-athenee-o-palace-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 12:48:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un vrai palais pour le théâtre musical sous toutes ses « petites » formes, voilà ce qu’est en quelques années devenu l’Athénée Théatre Louis-Jouvet. Après l’excellent The Importance of Being Earnest, c’est avec un très jouissif Testament de la tante Caroline que se clôt la saison 2018-2019. Pourquoi ne joue-t-on pas plus souvent l’opérette d’Albert Roussel ? Certes, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un vrai palais pour le théâtre musical sous toutes ses « petites » formes, voilà ce qu’est en quelques années devenu l’Athénée Théatre Louis-Jouvet. Après l’excellent <em>The Importance of Being Earnest</em>, c’est avec un très jouissif<em> Testament de la tante Caroline </em>que se clôt la saison 2018-2019. Pourquoi ne joue-t-on pas plus souvent l’opérette d’Albert Roussel ? Certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre d’absurdité surréaliste au même titre que <em>Les Mamelles de Tirésias</em>, quasi contemporaines, mais ce n’en est pas moins une partition infiniment délectable, et il faut, une fois de plus, remercier Les Frivolités Parisiennes de s’être penché sur le cas de cette œuvre curieusement créée en Tchécoslovaquie avant d’arriver dans ce qui devait être son écrin idéal, la Salle Favart.</p>
<p>Les premiers instants inspirent un peu de crainte, il est vrai : Roussel, compositeur sérieux, avait-il su trouver le ton idoine ? Les premiers morceaux musicaux paraissent aimables, mais l’on redoute que le décollage n’advienne pas comme prévu. Par bonheur, les doutes sont bientôt dissipés, et l’auteur de <em>Padmâvati </em>se fait le digne hériter du Puccini de <em>Gianni Schicchi</em>, qui commence presque exactement comme ce <em>Testament</em>, avec sa cohorte d’héritiers rapaces. Ici, on pousse la loufoquerie un peu plus loin, puisque la défunte lègue ses biens au fils d’une de ses trois nièces, en leur laissant un délai d’un an après sa mort pour en mettre un au monde au cas où cela n’aurait pas encore été fait. Evidemment, ni l’une ni l’autre des deux nièces mariées n’est en mesure de devenir mère, et c’est la dernière qui se révèle l’être, et depuis fort longtemps, avec une révélation digne des meilleurs mélodrames ou du <em>Mariage de Figaro</em>. Le librettiste Nino (pseudonyme de Michel Veber, à qui l’on doit aussi <em>La Poule noire, Rayon des soieries</em> et <em>Les Chansons du monsieur bleu</em> pour Manuel Rosenthal, <em>Angélique</em> et <em>Persée et Andromède</em> pour Jacques Ibert) a su trousser une succulente pièce de boulevard que la musique transfigure. Compliments à l’orchestre des Frivolités, parfaitement dirigé par <strong>Dylan Corlay</strong>, qui s’offre en plus le luxe de déclamer l’oraison funèbre de la tante Caroline : avec une trentaine d’instrumentistes, c’est bien la partition telle que Roussel l’a conçue qui nous est donnée à entendre, et non une réduction. C’est heureux, car le jeu des couleurs et des timbres contribue aux effets comiques que le compositeur déchaîne sitôt passé le sérieux des premiers instants.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="373" src="/sites/default/files/styles/large/public/dscf1935_pierremichel_1000_1000_-_copie.jpg?itok=0MHsZ8lX" title="VIGNETTE" width="468" /><br />
	L. Komitès, M. Gomar, M. Lenormand, C. Mesrine, M. Perbost, A. Gasse © Pierre Michel (photo de répétitions)</p>
<p>La réussite de l’entreprise doit aussi beaucoup à <strong>Pascal Neyron</strong>, dont on avait apprécié le délicat travail de rafraîchissement opéra sur <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>, puis sur la comédie musicale de l’entre-deux-guerres. Cette fois, on rit dès le prologue ajouté, qui nous fait voir l’inhumation de la tante Caroline, la mayonnaise prend ensuite pendant le premier tableau, pour atteindre un sommet à la fin, avec le moment extraordinaire de l’aveu de la mère coupable. L’action est située dans les années 1960, mais sans actualisation déplacée, sans réécriture abusive des dialogues parlés comme c’est trop souvent le cas de nos jours. Les personnages sont juste assez caricaturaux pour aller au-delà de la simple convention, et les applaudissements éclatent avec un enthousiasme incompressible quand tombe le rideau final.</p>
<p>Quant aux voix, Les Frivolités Parisiennes ont su également faire les bons choix, avec une équipe de chanteurs-acteurs qui se donnent sans compter. A tout seigneur tout honneur, il faut inévitablement commencer par chanter les louanges de <strong>Marie Lenormand</strong>, qui hérite du rôle en or de Béatrice, la nièce religieuse, irrésistible dans l’air où elle confesse avoir jadis péché. Quelques mots suffisent à <strong>Till Fechner </strong>pour imposer un savoureux personnage de notaire revêche, imperméable mastic et clope au bec. Les deux couples formées par les nièces et leur conjoint sont admirablement caractérisés : la Noémie versaillaise de <strong>Lucile Komitès </strong>et son époux coureur de jupon <strong>Aurélien Gasse</strong>, la Christine superbement idiote de <strong>Marion Gomar</strong> et son lamentable conjoint <strong>Charles Mesrine</strong>. En Lucine, <strong>Marie Perbost</strong> fait valoir un timbre limpide et une excellente diction, mais son personnage reste très sage. Noël donne à <strong>Fabien Hyon</strong> l’occasion de montrer une belle vaillance vers la fin de l’œuvre, et Roussel est bien heureux qu’on ait confié ce rôle à pareil titulaire. Pour avoir peu à chanter, <strong>Romain Dayez</strong> n’en manifeste pas moins une très séduisante désinvolture dans le rôle du docteur.</p>
<p>Un seul reproche : cinq représentations, c’est vraiment trop peu, et l’on en voudrait bien davantage !</p>
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