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	<title>Irina LUNGU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Jun 2025 06:10:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Irina LUNGU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Le nozze di Figaro &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après une ouverture de saison à couper le souffle avec&#160;Traviata, l&#8217;Opéra Royal de Wallonie l&#8217;achève avec une autre affiche incontournable, Le Nozze di Figaro, toute aussi ambitieuse visuellement. De son propre aveu, Jean-Romain Vesperini s&#8217;est inspiré de l&#8217;univers de Luis Buñuel pour donner corps à l&#8217;intrigue. Les costumes très réussis de Fernand Ruiz convoquent Belle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une ouverture de saison à couper le souffle avec<em>&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-traviata-liege/">Traviata</a></em>, l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie l&rsquo;achève avec une autre affiche incontournable, <em>Le Nozze di Figaro,</em> toute aussi ambitieuse visuellement.</p>
<p>De son propre aveu, <strong>Jean-Romain Vesperini</strong> s&rsquo;est inspiré de l&rsquo;univers de Luis Buñuel pour donner corps à l&rsquo;intrigue. Les costumes très réussis de<strong> Fernand Ruiz</strong> convoquent <em>Belle de Jour</em> ou <em>le Journal d&rsquo;une femme de chambre</em> comme autant de contre-points sous-jacents à la satire sociale de Beaumarchais tandis qu&rsquo;une tournette triple évoque les travellings, les jeux de contre-champ de l&rsquo;écriture cinématographique.</p>
<p>L&rsquo;intitulé de cette saison liégoise était « être et paraitre ». Comment mieux le donner à voir –&nbsp;en particulier dans les <em>Nozze</em> où tout n&rsquo;est que faux-semblants et travestissement – qu&rsquo;avec ce décor qui danse jusqu&rsquo;au vertige, modifiant sans cesse les perspectives, changeant même en cours d&rsquo;air pour mieux signifier le changement de point de vue, de sentiment du personnage. Le procédé mis en place par <strong>Bruno de Lavenère</strong> n&rsquo;est pas seulement habile et remarquablement esthétique, il est également d&rsquo;une singulière pertinence. Ainsi les espaces publics et intimes se trouvent-ils en perpétuelle reconstruction, dessinant les relations mouvantes entre les classes sociales.</p>
<p>On a connu des directions plus mozartiennes que celle de <strong>Leonardo Sini</strong> qui utilise néanmoins fort intelligemment les riches couleurs de l&rsquo;<strong>orchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie</strong>, mettant par exemple en avant le pupitre des vents pendant l&rsquo;ouverture.</p>
<p><strong>Enkeleda Kamani</strong> et <strong>Biagio Pizzuti</strong> dominent la distribution. Les fiancés partagent une autorité vocale et une fluidité scénique indéniables. La soprano campe une Suzanne vive et piquante aux timbre corsé et ductile dont les récitatifs sont très vivants et qui brille tout particulièrement dans «&nbsp;Deh vieni&nbsp;» aux nuances délicates.<br>Son Figaro bénéficie d&rsquo;une voix nette, parfaitement connectée et projetée, généreuse sur toute la tessiture sans jamais manquer de subtilité.</p>
<p>Le couple des châtelains apparaît plus en demi-teintes avec de belles fulgurances mais de réelles fragilité. <strong>Mario Cassi</strong> bénéficie d&rsquo;un indéniable charisme et d&rsquo;un timbre rond et charpenté mais la justesse questionne. Fatigue vocale, peut-être, en tout cas les défauts relevés cet automne dans la prestation d&rsquo;<strong>Irina Lungu</strong> en Violetta se retrouvent dans sa Comtesse dont le « Porgi Amor » laisse froid, manquant concrètement de liberté et d&rsquo;harmoniques aiguës. Les duos, trios ainsi que « Dove Sono » emportent plus nettement l&rsquo;adhésion. Dans ce second air, la soprano nous laisse profiter d&rsquo;un récitatif touchant, d&rsquo;une voix ample dont les finales s&rsquo;avèrent parfois fragiles. Tous deux semblent avoir pâtis d&rsquo;une direction d&rsquo;acteur partiellement lacunaire qui a parfaitement réglé les ensembles – individualisés, superbes musicalement, nuancés, colorés à souhait &#8211; mais semble avoir laissé les chanteurs un peu livrés à eux-mêmes dans certains soli.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/019-180625-Le-Nozze-di-Figaro-Officielles-Fb-Site-150-DPI-c-J-Berger-ORW-1024x681.webp" alt="" class="wp-image-193326"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© J-Berger-ORW</sup></figcaption></figure>


<p>Du côté des adolescents, les airs sont joliment ornés et fort bien menés. Le ventre fort rond de <strong>Gwendoline Blondeel</strong> donne un éclairage imprévu – et assumé par la mise en scène –&nbsp;à sa Barbarina, toute de fraîcheur et de vivacité. Deux qualités partagées avec <strong>Chiara Tirotta</strong> en Cherubino. Quelle jolie idée, si simple, d&rsquo;installer « Non so Piu » dans l&rsquo;escalier en colimaçon pour dire son déséquilibre entre deux temps, son cheminement vers l&rsquo;âge adulte.</p>
<p>Nous avions déjà eu le bonheur d&rsquo;apprécier la séduction vocale et la veine comique de <strong>Lorenzo Martelli</strong> en Ernesto dans le<em> Don</em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-don-pasquale-sienne/"><em>Pasquale</em></a> de la Chighiana de Sienne l&rsquo;été dernier. Il est ici inénarrable, si truculent en Basilio ! <strong>Aurore Daubrun</strong>, pour sa part, incarnait une flamboyante Flora en septembre dernier&nbsp;; timbre riche et franc, bien couvert, elle est parfaitement convaincante en Marcelline même si la volonté de tirer tout son groupe de personnages vers la farce outre quelque peu inutilement son jeu. En cette matière <strong>Francesco Leone</strong> s&rsquo;avère plus à son aise, pitre délicieusement ridicule autant en Bartolo qu&rsquo;en Antonio. « La Vendetta » impose immédiatement une technique sûre aux beaux graves. Pour tout le gang des ridicules, aucune caricature dans le chant : nuances, finesse, écoute sont un délice.</p>
<p>Stefano Pace, dont le mandat vient d&rsquo;être renouvelé à la tête de la Maison liégeoise, proposera l<a href="https://www.operaliege.be/evenement/?saisons=54489&amp;cats=50590%2C50592&amp;view=columns&amp;pages=1&amp;lang=fr">&lsquo;an prochain</a> de multiples « hits » lyriques comme <em>Faust, Cosi fan Tutte, Fledermaus, La Dame de pique</em> ou encore <em>Otello</em>. Toutefois, quelques incursions seront plus inattendues avec <em>le Chapeau de paille</em> <em>de Florence</em> de Nino Rota, mis en scène par Damiano Michieletto en ou encore un <em>Bartleby</em> dû à Benoît Mernier en mai 2026, sur un livret de Sylvain Fort.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-liege/">MOZART, Le nozze di Figaro &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VERDI, Traviata – Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-traviata-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un spectacle ébouriffant que propose l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège pour son ouverture de saison avec cette <em>Traviata</em> où l&rsquo;héroïne campe une meneuse de revue dont l&rsquo;éclat de façade, les perles et plumes cachent mal la lassitude.<br />Pour le lyricomane compulsif, il est assez troublant d&rsquo;entendre Verdi lorsque tout lui indique qu&rsquo;on est chez Offenbach, créant un joli pont entre ces univers qui ont bien en commun un certain désenchantement.</p>
<p>Le rideau s&rsquo;ouvre sur un premier numéro déjà surprenant – puisque hors livret – où Flora chante une mélodie de Gyorza accompagnée au piano alors que les derniers spectateurs, figurants involontaires, s&rsquo;installent encore dans la salle. Cette entrée en matière en forme de clin d&rsquo;oeil &#8211; le ballet de ce compositeur,<em> Alladin</em>, avait été interprété en lever de rideau à la création de l&rsquo;ouvrage &#8211; joue parfaitement son rôle de mise en abyme, de théâtre dans le théâtre, comme un écho à ce temps où les spectacles duraient la nuit entière et où le public allait et venait sans toujours se préoccuper du plateau.<br /><strong>Thaddeus Strassberger</strong> orchestre brillamment la<em> Vie Parisienne</em> étourdissante de l&rsquo;héroïne : Le metteur en scène est également en charge des décors et des lumières; le cadre de la revue lui permet toutes les fantaisies : de Bollywood pour le chœur des bohémiennes à l&rsquo;espagnolade de celui des matadors, tout fonctionne parfaitement dans ce cadre factice.</p>
<p>La débauche de couleurs, de danseurs réjouit l&rsquo;œil d&rsquo;autant plus qu&rsquo;une direction d&rsquo;acteurs attentive multiplie les actions secondaires. Le <strong>choeur de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège</strong> adhère volontiers à ces fantaisies sans se départir de son impeccable présence musicale.<br />Les costumes étourdissants de <strong>Giuseppe Palella</strong> envahissent une impressionnante salle à l&rsquo;italienne ou l&rsquo;escalier d&rsquo;honneur se prête parfaitement aux chorégraphies très réussies d&rsquo;<strong>Antonio Barone</strong>. L&rsquo;excellente idée est surtout de nous faire sans cesse passer de l&rsquo;effervescence de la scène au prosaïsme des coulisses – par un mur de miroirs descendant et remontant des cintres -, qui marque puissamment la dichotomie du personnage principal, son écartèlement entre être et paraître. Violetta porte d&rsquo;ailleurs une traîne interminable ornée d&rsquo;une vanité de fleurs, métonymie idéale de son nom et de sa destinée.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/L.-DALLAMICO-M.-BAUWENS-D.-KORCHAK-I.-LUNGU-P.-DOYEN-c-J-Berger-ORW-Liege-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-172393"/></figure>


<p>Etourdi, ne sachant où donner de la tête, le spectateur saisit avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;acuité le contraste entre les aspirations intérieures de l&rsquo;héroïne et sa vie dissolue : Alfredo arrive à point nommé pour enivrer cette âme tourmentée. <strong>Dmitry Korchak</strong> donne au jeune homme une belle crédibilité. Il bénéficie d&rsquo;une lumière dans le timbre illuminant une projection impérieuse qui sait se teinter de tendresse et de doute.<br>Le ténor est annoncé souffrant, mais par capillarité, c&rsquo;est plutôt <strong>Irina Lungu</strong> qui semble en difficulté. Il faut dire que la soprano se met perpétuellement en danger, multipliant les <em>messa di voce</em> qui cassent régulièrement. De même, les vocalises manquent de précision jusqu&rsquo;à être clairement « savonnées ». La chanteuse compense ces fragilités techniques par un timbre superbement corsé aux aigus aussi impérieux que les notes poitrinées dont elle use avec une juste parcimonie. Touchante dès le « Strano », elle s&rsquo;avère bouleversante dans l&rsquo;acte final, en particulier dans « Addio del passato » qui naturellement, prend place dans le théâtre désormais abandonné.</p>
<p>Avant le duo final – tout tendresse et suavité –&nbsp;Alfredo et Violetta s&rsquo;étaient aisément accommodés du décor très <em>middle</em> <em>class</em> du second acte, figurant sur une toile peinte une maison de banlieue des années soixante. Alfredo y astique ses clubs de golf en saluant les voisins en route pour une partie de tennis sans que son « De&rsquo; miei bollenti spiriti » en perde en sensibilité. Le cadre sert même fort habilement le propos lorsque cet espace rassurant disparaît, emporté par les déménageurs devant un Alfredo impuissant qui voit s&rsquo;évanouir son rêve de bonheur. La confrontation entre Violetta et Germont y conserve également sa grandeur, servie par un<strong> Simone Piazzola</strong> à la présence vocale sans faille, au legato proverbial.</p>
<p>Autour de ce trio gravitent d&rsquo;impeccables seconds rôles dont l&rsquo;Annina attentive – très convaincante tant scéniquement que vocalement –&nbsp;de <strong>Marion Bauwens</strong>&nbsp;; La Flora flamboyante d&rsquo;<strong>Aurore Daubrun</strong> sans oublier les comparses de qualité incarnés par <strong>Francesco Pittari, Pierre Doyen, Luca Dall&rsquo;Amico </strong>et <strong>Samuel Namotte</strong>.<br>Coté fosse, la baguette passionnée de <strong>Giampaolo Bisanti</strong> communique une belle énergie tout en nuances à l&rsquo;<strong>O</strong><strong>rchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège</strong> dont le sens de la ligne, l&rsquo;équilibre des pupitres donne le frisson dès l&rsquo;ouverture comme dans le lever de rideau du troisième acte, dense et recueilli.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-traviata-liege/">VERDI, Traviata – Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Le Teatro Colon ouvre le bal des annonces de saison</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-teatro-colon-ouvre-le-bal-des-annonces-de-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 17:39:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Portègnes avaient encore les oreilles bourdonnantes de la Tosca d’Anna Netrebko (qui faisait ses débuts au bord de la Plata), Jorge Teleman, le directeur du Teatro Colon de Buenos Aires annonçait la saison 2023 de la première institution lyrique latine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans un pays à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les Portègnes avaient encore les oreilles bourdonnantes de la Tosca d’Anna Netrebko (qui faisait ses débuts au bord de la Plata), <strong>Jorge Teleman</strong>, le directeur du Teatro Colon de Buenos Aires <a href="https://teatrocolon.dreamhosters.com/pdf/Temporada2023.pdf" rel="nofollow">annonçait la saison 2023 de la première institution lyrique latine</a>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans un pays à l’inflation galopante (probablement 100% en 2022), le Colon affiche  une santé de fer avec une quinzaine de titres programmés, en version scénique ou concertante , une saison symphonique riche comme à son habitude et des artistes invités dignes des plus grandes scènes. <strong>Charles Dutoit </strong>dirigera <em>The Rake’s Progress </em>où <strong>Ben Bliss</strong> interprètera Tom, <strong>Liparit Avetisyan</strong> et <strong>Xabier Anduaga</strong> côtoieront <strong>Maria Agresta</strong>, <strong>Irina Lungu</strong>, <strong>Elena Stikhina</strong> etc. On notera le retour du couple <strong>Netrebko-Eyvazov</strong> aux côtés de <strong>Anita Rachveslishvili</strong> en Aout 2023. Enfin, la saison s’ouvrira à la Rural, espace populaire du quartier de Palermo avec la <a href="https://www.forumopera.com/resurrection-aix-en-provence-les-vaincus-de-lhistoire"><em>Deuxième Symphonie</em> de Gustav Mahler, choc du dernier festival d’Aix-en-Provence</a>, pour célébrer les quarante ans du retour de la démocratie en Argentine.</p>
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		<item>
		<title>Wolfgang Amadeus Mozart &#8211; Idomeneo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wolfgang-amadeus-mozart-idomeneo-un-idomeneo-interpole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Apr 2022 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production viennoise est ancienne (2014) et sa reprise en 2019 en permit une distribution renouvelée, en dehors d’Arbace et du Grand-prêtre. Rares sont les enregistrements qui ne suppriment un numéro ou ne réduisent les récitatifs. Idomeneo, parfois réorchestré (Richard Strauss), souvent démembré, connaît ici une version singulière. En effet, l’acte II s’ouvre sur les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette production viennoise est ancienne (2014) et sa reprise en 2019 en permit une distribution renouvelée, en dehors d’Arbace et du Grand-prêtre. Rares sont les enregistrements qui ne suppriment un numéro ou ne réduisent les récitatifs. <em>Idomeneo</em>, parfois réorchestré (Richard Strauss), souvent démembré, connaît ici une version singulière. En effet, l’acte II s’ouvre sur les deux premières scènes du III, avant de retrouver son cours normal, parti pris du metteur en scène. Quant au troisième, c’est sur le quatuor (n°21) qu’il commence. Ni Münich, ni Vienne, une étonnante interpolation, où on découvre l’air d’Idamante – confié à une mezzo – «&nbsp;Non temer&nbsp;», avec violon solo, écrit pour Vienne, mais où le duo Ilia – Idamante de la version de Münich est conservé. Les reprises de la marche (n°8) sont oubliées. On cherche à comprendre.</p>
<p>La mise en scène de<strong> Kasper Holten</strong> déconcerte : l’obscurité domine, au sol une carte de la Crète, quelques figurines qu’abat Idomeneo durant l’ouverture, après avoir étreint un enfant, nous retrouverons les premières. Des cintres, suspendues à un harnais, Ilia et d’autres personnages, qui descendront pour son premier air. Les costumes sont de belle facture et séduisent, rappelant la fin du XVIIIe siècle. Le basculement du panneau du fond, un miroir, autoriseront de splendides éclairages, qui seront bienvenus tout au long des trois actes. La notice indique que la mise en scène voit Idomeneo comme un guerrier traumatisé par les massacres de la guerre de Troie, ce que traduira sa balafre. Kasper Holten a modifié la relation amoureuse entre Ilia et Idamante, comme le combat de ce dernier avec le monstre marin, dont on vous taira la transposition. L’action n’en est pour autant ni plus vraisemblable, ni plus&nbsp;émouvante ou enrichie. Le recours à la machinerie lors de sa création devait suppléer cette relative inertie. La direction d’acteur nécessite donc un soin tout particulier. Ici, qu’il s’agisse des longs récitatifs, des arias, des ensembles ou des chœurs, on reste souvent sur notre faim. Le chœur – essentiel – n’est jamais mieux traité à la scène par le compositeur (ainsi le double chœur, invisible, avec écho «&nbsp;Pietà, numi pietà&nbsp;»). Ici, pour ses neuf interventions, vocalement irréprochables, il apparaît trop souvent figé, statique, sagement aligné ; un moment avec partition (manuscrite, graphie du XVIIIe !) en mains, c’est ridicule. Oublions aussi la scène finale, d’un goût douteux&nbsp;; on est partagé entre le rire et la révolte. Sous le rocher suspendu à un filin, la disparition d’Idomeneo en fosse est inénarrable, après celle d’Elettra.</p>
<p>Jamais Mozart n’aura tant manifesté de violence expressive. La grandeur est à la fois sublime et terrifiante dans ses accents. On attendait donc une direction et un orchestre réactifs, qui ménagent la tension comme les moments lyriques. Las, la direction de <strong>Tomáš</strong><strong> Netopil</strong>, est plus routinière qu’imaginative, sans mystère ni souffle. Son principal mérite réside dans la fluidité des enchaînements. La dimension proprement dramatique n’est pas suffisamment prise en compte, il y manque quelque peu la respiration, la vigueur et l’émotion. Les tempi, rapides, ici avec quelques décalages, n’ont jamais été le gage de la dynamique. La vie extraordinaire des grands récitatifs accompagnés est dépourvue du relief attendu.</p>
<p>La distribution est pour le moins honorable. <strong>Bernard Richter</strong> fait vivre Idomeneo avec bonheur. Mozartien affirmé – on se souvient de son Titus – il a l’autorité, la maturité, le timbre, le cantabile et le souffle. Récitatifs comme arias sont des modèles de chant. Son «&nbsp;Fuor del mar&nbsp;» est remarquablement conduit, avec une vocalisation exemplaire. Dans un autre registre, le «&nbsp;Popoli, a voi l’ultima legge impone&nbsp;» s’avère magistral. Charles Sigel l’avait interviewé pour Forumopéra&nbsp;: (<a href="/actu/bernard-richter-la-profondeur-et-la-clarte">Bernard Richter&nbsp;: la profondeur et la clarté</a>). <strong>Valentina Naforniţa</strong>, elle aussi mozartienne, nous vaut une Ilia frémissante, à l’émission lumineuse, avec un medium et des graves charnus. Son air «&nbsp;Zeffiretti, lusinghieri&nbsp;» (transporté du début du III à celui du II) est un régal. Une belle leçon de style. L’Idamante de <strong>Rachel Frenkel</strong> n’est pas moins remarquable. Le timbre est séduisant, distingué, l’émission propre à exprimer la douleur contenue comme la tendresse. Son air «&nbsp;Tutto m’è noto&nbsp;» avec violon obligé, est un beau moment. On sera plus réservé sur l’Elettra que chante <strong>Irina Lungu</strong>. &nbsp;C’est une verdienne… et ça se sent. La voix s’affirme dense, puissante, agile comme on l’attend, mais le style en est douteux, avec un vibrato parfois hors de propos. Cependant, son «&nbsp;D’Oreste, d’Aiaice&nbsp;», fort, émeut. Arbace, le parent pauvre du livret et de la partition, est confié à <strong>Pavel Kolgatin</strong>. Même si ses airs peuvent paraître superflus, il s’acquitte honorablement de sa responsabilité. L’autorité du Grand-prêtre (<strong>Carlos Osuna</strong>) est sans faille, tout comme la Voix de l’oracle (<strong>Peter Kellner</strong>), qui apparaît ici en scène. Les petits rôles (les deux Troyens, les deux Crétois, les deux femmes crétoises) sont de qualité. Les ensembles, particulièrement le quatuor en mi bémol «&nbsp;Andro ramingo e solo&nbsp;», mais aussi le trio sont équilibrés.</p>
<p>Les vidéos de l’opera-seria ne manquent pas. Cette nouvelle édition vaut pour certaines de ses voix, pour ses costumes et pour ses lumières. &nbsp;Pour le reste on trouvera mieux ailleurs.</p>
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		<title>VERDI, Il corsaro — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-corsaro-monte-carlo-hardi-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alerte en Principauté ! Un corsaire a débarqué à Monaco. Oh pas un corsaire coupeur de têtes, chercheur de trésors, non, un corsaire coureur de mers et de femmes, un corsaire à la voix irrésistible : le « Corsaire » de Verdi – ce brillant opéra de jeunesse , auquel on n’accorde pas l’attention qu’il mérite sur les scènes internationales et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alerte en Principauté ! Un corsaire a débarqué à Monaco. Oh pas un corsaire coupeur de têtes, chercheur de trésors, non, un corsaire coureur de mers et de femmes, un corsaire à la voix irrésistible : le « Corsaire » de Verdi – ce brillant opéra de jeunesse , auquel on n’accorde pas l’attention qu’il mérite sur les scènes internationales et dont on ne comprend pas le mépris qu’ont pour lui beaucoup de musicologues.</p>
<p>Il y a encore dans cet ouvrage certains aspects bel cantistes<em> – </em>comme les cabalettes des deux sopranos (dont celle de la fiancée du pirate au premier acte) mais on perçoit déjà le souffle qui portera les futurs grands ouvrages. N’y a-t-il pas quelque chose de <em>Rigoletto </em>dans l’air du pacha tortionnaire du corsaire « Alfin questo corsaro e moi prigione »<em> </em>? On pressent déjà l’intensité lyrique du <em>Trouvère</em> dans la scène de la prison ou dans le vibrant trio final. La musique vous emporte comme une tornade. On constate l’audace musicale d’un génie de 34 ans. Hardi Verdi !</p>
<p>Cet opéra n’avait encore jamais été donné à Monaco. Il l’a été en version de concert.</p>
<p>Il raconte l’histoire invraisemblable d’un corsaire qui a été capturé par un pacha ; la favorite du pacha, tombée amoureuse, le fait évader après avoir tué son maître ; le corsaire retrouve sa fiancée au moment où elle vient d’absorber un poison ; le corsaire se suicide en voyant mourir sa bien aimée ; la favorite du pacha sombre dans le désespoir. </p>
<p>Aux interprètes de nous rendre crédible cette histoire ! Ceux qu’on a entendus à Monaco ne s’en sont pas privés. D’abord le ténor italien<strong> Giorgi Berrugi</strong>. Il possède une ligne de chant impeccable, riche en contrastes, puissamment projetée. Il y a dans son timbre quelque chose de latin qui convient à l’opéra verdien et dans son expression une sauvagerie qui enflamme son personnage de corsaire.</p>
<p>Lorsque résonne le bronze superbe du baryton polonais <strong>Artur Rucinski</strong>, incarnation du pacha, un frisson vous parcourt. Il faut l’entendre dans son « Salve Allah »<em> </em>à l’acte II ou dans sa tirade contre le corsaire au III<em>.</em> Sa densité vocale, sa puissance expressive font merveille.  </p>
<p>Deux sopranos se partagent la scène : la favorite du pacha et la fiancée du corsaire. Il est peu de dire que favorite du pacha fut aussi celle du public. C’était la soprano <strong>Roberta Mantegna</strong>. En voici une qui ne faiblit pas, face aux vocalises colorature et aux contre-ut répétés. Elle vous emporte par la vaillance de son chant, son timbre mordant, son intensité expressive et, vers la fin de l’opéra, cette ultime note tenue dans l’aigu qui fit vibrer la salle entière. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/nm-1945.jpg?itok=3AOAY8WS" style="font-size: 11.2px;text-align: center" title="Roberta Mantegna (Photo Alain Hanel)" width="468" /><br style="font-size: 11.2px;text-align: center" /><br />Roberta Mantegna <i style="margin: 0px;padding: 0px;border: 0px;vertical-align: baseline;, sans-serif;font-size: 13.008px">©</i> Alain Hanel</p>
<p>La soprano russe <strong>Irina Lungu</strong> était dans le rôle de la fiancée. Même si on aime sa voix souple, son aigu facile, on ne l’a pas sentie totalement à l’aise dans les détours sinueux de son premier air « Non se le tetre immagini ». On l’a entendue meilleure, naguère, en Gilda – mais ce n’est pas le même Verdi !</p>
<p>Par leur assise vocale, les brèves interventions de la basse coréenne <strong>In-Sung Sim </strong>furent admirables<strong>. </strong>Rien qu’à les entendre, leur couleur sombre rendait le personnage redoutable.  </p>
<p>Avec sa direction sans cesse fluctuante et toujours maîtrisée, le chef <strong>Massimo Zanetti</strong> a fait flamboyer un  chœur et un orchestre excellents. Au dessus des flots impérieux, tempétueux, majestueux de la musique de Verdi, il apparut en capitaine glorieux, susceptible de maîtriser les plus indomptables corsaires.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;border: none;padding: 0cm;line-height: 100%"> </p>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-paris-bastille-debuts-fastueux-pour-calleja-a-lonp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 05:00:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création sur la scène de l’Opéra Bastille en 2016, la production de Rigoletto signée Claus Guth n’a pas fait l’unanimité, loin s’en faut. L’action tout entière, on le sait, se déroule dans un carton gigantesque dont la réplique à taille normale est trainée sur la scène durant tout le déroulement du spectacle par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création sur la scène de l’Opéra Bastille en 2016, <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-paris-bastille-un-carton">la production de<em> Rigoletto</em> signée <strong>Claus</strong> <strong>Guth</strong> n’a pas fait l’unanimité</a>, loin s’en faut. L’action tout entière, on le sait, se déroule dans un carton gigantesque dont la réplique à taille normale est trainée sur la scène durant tout le déroulement du spectacle par un double du bossu devenu SDF après la perte de sa fille. Outre la laideur du décor, certaines scènes déjà ridicules lors de la première représentation, apparaissent désormais franchement grotesques, telles l’enlèvement bien peu crédible de Gilda au premier acte ou l’irruption incongrue sur le plateau de danseuses façon Bluebell Girls pendant « La donna è mobile », menées par une Maddalena costumée en maîtresse SM, sans doute une hallucination du duc que l&rsquo;on voit sniffer quelques lignes de coke durant l’introduction de l’air. Quelques scènes poétiques comme l’apparition d’une Gilda petite fille ou les projections qui évoquent l’enfance heureuse du personnage ne sauraient sauver le spectacle dont l’intérêt est ailleurs.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto_21-22_c_elisa_haberer_-_onp_45.jpg?itok=_-C90iDB" title="Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris" width="468" /><br />
	Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris</p>
<p>Pour cette reprise en effet les trois rôles principaux ont été confiés à deux équipes de haut vol avec, dans la seconde, une surprise de taille, la présence de <strong>Joseph Calleja</strong> qui effectue enfin ses débuts à l’Opéra de Paris, après deux décennies d’une carrière internationale glorieuse, dans un de ses rôles fétiches qui figure à son répertoire depuis près de vingt ans. Certes, le ténor n’a plus tout à fait l’allure d’un jeune étudiant, en revanche, par rapport à son concert d’avril 2015 au Théâtre des Champs-Elysées, le medium a gagné en largeur et la voix en volume sans rien perdre de sa souplesse comme en témoignent les quelques ornementations qui émaillent le second couplet de sa cabalette « Possente amor mi chiama ». De plus, le Maltais n’est guère avare de nuances dont il parsème sa ligne de chant avec élégance et subtilité. Dès son entrée en scène on est subjugué par la beauté du timbre et l’ampleur de ses moyens, qui lui permettent de remplir sans effort le grand vaisseau de Bastille.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto_21-22_c_elisa_haberer_-_onp_37.jpg?itok=25Uhfw3f" title="Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris" width="468" /><br />
	Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris<br />
 </p>
<p>Face à lui, <strong>Irina Lungu</strong> campe une Gilda touchante. Au premier acte, son timbre corsé qui plafonne dans le registre aigu peine à évoquer la jeunesse et l’innocence du personnage, notamment dans son air « Caro nome », mais dès le second acte, lorsqu’elle fait ses aveux à son père et plus encore au dernier, son incarnation dramatiquement émouvante emporte l’adhésion. <strong>Željko Lučić</strong> a promené son Rigoletto un peu partout dans le monde, y compris dans cette production en 2017. Le Met a également retransmis dans les cinémas  sa prestation dans ce rôle qui a fait l’objet d’un DVD. C’est dire si le personnage lui est familier et s’il en a exploré toutes les facettes. Son interprétation est donc tout à la fois captivante et bouleversante, même si la voix a mis un peu de temps à se chauffer et s’il évite prudemment de donner les aigus traditionnellement ajoutés à la partition, mais que Verdi n’a pas écrits.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto_21-22_c_elisa_haberer_-_onp_48.jpg?itok=DIMjaIQQ" title="Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris" width="468" /><br />
	Rigoletto © Elisa Haberer / Opéra national de Paris</p>
<p>Autres débuts à Paris, ceux de <strong>Goderdzi Janelidze</strong> et de <strong>Justina Gringytė.</strong> La basse géorgienne, qui a remporté le concours Elena Obraztsova en 2017, possède un timbre sombre et sonore et des graves profonds qui font merveille dans le rôle de Sparafucile. Assurément, ce jeune artiste aux moyens prometteurs a un bel avenir devant lui. Quant à la mezzo-soprano lituanienne, son physique avantageux et son timbre fruité lui permettent de camper une Maddalena accorte et sensuelle.</p>
<p>Signalons enfin les interventions irréprochables de <strong>Jean-Luc Ballestra</strong> en Marullo, <strong>Florent Mbia</strong> en  Ceprano et de <strong>Marine Chagnon</strong> en page. Préparés avec soin par <strong>Ching-Lien Wu</strong>, les chœurs offrent une prestation éblouissante.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Giacomo Sagripant</strong>i propose une direction contrastée et théâtrale avec des tempos globalement rapides. Il se plait à faire sonner très fort son orchestre dans les tutti pour obtenir un effet spectaculaire sans pour autant couvrir les chanteurs qui ont du répondant.</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-streaming-paris-bastille-trois-rigoletto-pour-le-prix-dun-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de Rigoletto (visible jusqu&#8217;au 7 juin 2020), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 20 avril 2016. Tout a déjà été dit – ou presque – sur la nouvelle production de Rigoletto signée Klaus Guth, par Yannick Boussaert dans son compte rendu de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>Rigoletto</em> (<a href="https://www.operadeparis.fr/en/magazine/rigoletto-replay">visible jusqu&rsquo;au 7 juin 2020</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 20 avril 2016</strong><strong>.</strong></p>
<hr />
<p>Tout a déjà été dit – ou presque – sur la nouvelle production de <em>Rigoletto</em> signée Klaus Guth, par Yannick Boussaert dans son <a href="/rigoletto-paris-bastille-un-carton">compte rendu de la première</a>. Deux bouffons donc, cohabitent sur le plateau : un comédien et un chanteur. Le premier (excellent <strong>Pascal Lifschutz</strong>) incarne le bossu devenu un clochard traînant sur la scène, pendant toute la représentation, un carton rempli de ses souvenirs. Le second joue (et chante) le drame, présenté comme un flashback, à l’intérieur du carton dont la réplique gigantesque sert de décor unique à la représentation. L’idée n’est certes pas mauvaise : elle inscrit l&rsquo;intrigue dans un cadre dépouillé et permet des variations sur le thème du double, d’ailleurs même Sparafucile porte un costume identique à celui de Rigoletto (« Pari siamo », chante celui-ci). Force est de reconnaître cependant que, sur un plan esthétique, le résultat n’est guère enthousiasmant et que l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous. Ainsi durant « La donna è mobile » et une partie du quatuor qui suit, ces ballerines à demi-nues et emplumées comme les danseuses du Lido, fantasme du Duc qui vient de sniffer un rail de coke, suscitent-elles des rires dans la salle à un moment particulièrement dramatique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto32.jpg?itok=_zxs7wOr" title="© Monika Rittershaus / Opéra national de Paris" width="468" /><br />
	© Monika Rittershaus / Opéra national de Paris</p>
<p>Placée sous la direction un rien tonitruante de <strong>Nicola Luisotti</strong>, la seconde distribution aligne dans les quatre rôles principaux des interprètes qui ne manquent pas de qualités. La voix sombre d&rsquo;<b>Andrea Mastroni</b> lui permet de camper un Sparafucile inquiétant à souhait. De plus la basse possède un belle assise dans le grave comme en témoigne son fa longuement tenu à la fin de sa scène avec Rigoletto à l’acte un. Dans le rôle du Duc, <strong>Francesco Demuro</strong> succède à Michael Fabiano. Si le timbre du ténor sarde est moins charmeur que celui de l’Américain, ses possibilités dans l’aigu lui permettent de conclure sa Cabalette « Possente amor mi chiama » par un superbe contre-ré tenu. Regrettons cependant que son jeu se limite à quelques postures convenues et que son chant peu nuancé oscille le plus souvent entre<em> forte</em> et <em>mezzo-forte</em>, sans doute à cause du trac perceptible en début de soirée.  Acclamée au rideau final, <strong>Irina Lungu</strong> visiblement émue a fait des débuts remarqués sur la scène de l’opéra. Si son timbre n’a pas la pureté de celui d’Olga Peretyatko, la cantatrice dispose d’un medium solide et d’une voix longue qui culmine sur un contre-mi bémol facile et brillant. Fine comédienne, dotée d’un physique agréable, elle incarne une Gilda à la fois touchante et résolue. Enfin, dès son entrée en scène, le bouffon de <strong>Franco Vassallo</strong> impressionne par l’ampleur de ses moyens et la justesse de son jeu. Pourtant la voix semble faiblir à la fin du trois et après une pause plus longue qu’à l’accoutumée, on vient nous prévenir que le baryton, souffrant, sera remplacé pour le dernier acte par <strong>Quinn Kelsey</strong>  qui fait partie de la première distribution. C’est ainsi qu’à la fin du spectacle, les trois interprètes du bouffon, l’acteur et les deux chanteurs, se tenant par l’épaule, sont venus saluer un public chaleureux et ravi.</p>
<p><a href="https://www.operadeparis.fr/en/magazine/rigoletto-replay">Voir la vidéo</a></p>
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		<title>Les sopranos face au confinement &#8211; Episode 4</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-sopranos-face-au-confinement-episode-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 10:23:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le monde est chamboulé par ce virus hargneux, la vie continue pour les artistes. Nous avons recueilli quelques mots de certaines des grandes sopranos de notre temps. Voici les deux derniers témoignages, après les épisodes 1 (Lisette Oropesa, Nadine Sierra et Vannina Santoni), 2 (Valentina Nafornita et Nino Machaidze) et 3 (Ermonela Jaho, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px;"><strong>Alors que le monde est chamboulé par ce virus hargneux, la vie continue pour les artistes. Nous avons recueilli quelques mots de certaines des grandes sopranos de notre temps. Voici les deux derniers témoignages, après les épisodes 1 (<a href="https://www.forumopera.com/breve/les-sopranos-face-au-confinement-episode-1">Lisette Oropesa, Nadine Sierra et Vannina Santoni</a>), 2 (<a href="https://www.forumopera.com/breve/les-sopranos-face-au-confinement-episode-2">Valentina Nafornita et Nino Machaidze</a>) et 3 (<a href="https://www.forumopera.com/breve/les-sopranos-face-au-confinement-episode-3">Ermonela Jaho, Anna Pirozzi et Eleonora Buratto</a>).</strong></p>
<hr />
<p><strong>Irina Lungu</strong> : « Je suis chez moi à Milan depuis dix jours déjà après mon retour de Sydney. Le retour en Italie fut un vrai périple. J’ai mis deux jours à rentrer chez moi … Avec mon fils de 10 ans nous ne pouvons pas sortir de chez nous et je dois dire que c’est la première fois de notre vie que nous vivons cette situation insolite et particulière.  Une fois passé le jetlag du voyage, s’est imposée la question de « comment allons-nous occuper nos journées ? » parce que nous ne sommes plus du tout habitués à ce style de vie. Nous vivons vite, trop vite et cette situation apparaît comme un réel défi. Avec mon fils il y a aussi le problème de l’école car elles sont toutes fermées donc une partie de la journée est dédiée à l’enseignement. A Milan le confinement est soumis à des règles très strictes où on ne peut sortir qu’en cas d’extrême nécessité. On improvise à la maison, on s’occupe des fleurs dans les jardinières des balcons (car on n’a pas de jardin), on fait des photos et vidéos pour Instagram, on lit des livres, on regarde des films. On cherche aussi à faire des recette de cuisine variées. Pendant que mon fils étudie, j’étudie de mon côté, je fais quelques vocalises mais j’avoue pâtir d’un manque de motivation étant donné qu’on ne peut pas se projeter. Je ne pense pas être la seule à ressentir ce manque de motivation là. Tout a été annulé en avril et j’espère que les projets vont être maintenus en mai mais la situation semble s’empirer de jour en jour … Mes deux performances de <em>Traviata</em> ont été supprimées ainsi qu’un Requiem dirigé par Placido Domingo dans le cadre d’un gala caritatif à Moscou et j’espère que les représentations à Vienne fin mai (pour <em>Don Giovanni</em>, <em>ndlr</em>) vont être maintenues. La scène et le chant me manquent terriblement. Cette situation est violente car ces dernières années j’ai été habituée à travailler à un rythme tellement soutenu. Par exemple, il y a deux ans j’ai eu cinq prises de rôle en une seule saison et je ne cache pas que me retrouver dans cette situation, sans savoir quand tout cela va se terminer et sans stimulation, c’est difficile. J’essaie de rester forte mais c’est une vraie lutte, bien que nous soyions vraiment privilégiés par rapport à d&rsquo;autres personnes en Italie ou ailleurs dans le monde. L’Italie est ma seconde patrie, j’y vis depuis 17 ans et cette sitation me peine vraiment. C’est un pays très touristique et c’est normal que ce soit le premier pays européen à avoir été touché par ce virus. Aucun pays en Europe n’était préparé à cette pandémie car nous n’avions pas été confrontés à cette situation depuis de très nombreuses années. Avec le confinement et les mesures prises par le gouvernement, les mentalités ont changé, les gens ont peur et le peu de personnes que l’on voit dans la rue et les supermarchés portent un masque. En revanche, je me sens beaucoup plus en sécurité en Italie que dans n’importe quel autre pays. Je sais que les statistiques ne sont pas réjouissantes mais je pense que le système sanitaire en Italie et notamment en Lombardie où je vis, est l&rsquo;un des meilleurs au monde. Je pense que certains pays ne se rendent pas encore compte de la gravité de la situation ou s’en sont rendu compte trop tard. Tous les soirs je me couche en espérant que demain sera un jour meilleur, avec l’espoir de revenir sur scène très prochainement avec encore plus de joie qu’auparavant. »</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EoPPB6qTHbo" width="560"></iframe></p>
<p> </p>
<p><strong>Olga Peretyatko </strong>: « Je suis à Berlin où ma production d’<em>Idomeneo</em> a été intégralement annulée au Staatsoper Unter den Linden. Le jour du broadcast prévu de notre <em>Idoménée</em>, j’ai eu la chance de chanter un air d’Electre dans le cadre d’un concert spécial diffusé en ligne et sans aucun public physique. RBB Tv Channel  a organisé cet événement et je tenais à chanter mon Electre. C’est une sensation assez étrange que de chanter dans une salle vide mais je savais qu’il ya aurait beaucoup de téléspectateurs. En effet, le lendemain j’ai appris que le concert avait été suivi par plus de 90000 personnes ! Quelques concerts dans d’autres pays ont été également annulés. Par ailleurs, mes débuts en Mathilde dans <em>Guillaume Tell</em> de Rossini semblent assez compromis. Bien sûr, cette situation touche particulièrement les artistes freelance. Nous sommes tous inquiets et espérons que cette situation change le plus rapidement possible mais pour l’instant on se doit de protéger les personnes âgées qui sont les plus vulnérables en restant chez soi et en évitant les contacts. Il en va de notre responsabilité à tous ! Donc s’il vous plaît, prenez soin de vous et restez chez vous ! »</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/A6ZSVB6KVdw" width="560"></iframe></p>
<p>                   </p>
<hr />
<p><strong>C&rsquo;est sur ces paroles que s&rsquo;achève ce feuilleton où quelques sopranos ont pu donner leur voix &#8211; d&rsquo;une façon inacoutumée, certes &#8211; et l&rsquo;on espère pouvoir très bientôt entonner un « Viva la libertà » une fois le confinement terminé, à l&rsquo;instar d&rsquo;Olga Peretyatko et Valentina Nafornita, toutes deux protagonistes de ces épisodes. Nous espérons applaudir à nouveau ces artistes au quatre coins du monde tout prochainement.</strong></p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/hYaq7kl2ezI?start=70" width="560"></iframe></p>
<p><em>           Propos traduits de l’italien et de l’anglais par Maxime pierre</em></p>
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		<title>Plácido Domingo, gala Verdi — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/placido-domingo-gala-verdi-paris-philharmonie-placido-domingo-la-voix-qui-defie-le-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jan 2019 04:57:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/plcido-domingo-la-voix-qui-dfie-le-temps/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre Plácido Domingo et le public parisien c’est une longue histoire d’amour qui dure depuis près d’un demi-siècle, comme en témoignent les spectateurs venus en masse remplir jusqu’au dernier fauteuil de la grande salle de la Philharmonie. Dans cette soirée consacrée à Verdi, le neo-baryton espagnol est accompagné de trois chanteurs à la carrière déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre<strong> Plácido Domingo </strong>et le public parisien c’est une longue histoire d’amour qui dure depuis près d’un demi-siècle, comme en témoignent les spectateurs venus en masse remplir jusqu’au dernier fauteuil de la grande salle de la Philharmonie. Dans cette soirée consacrée à Verdi, le neo-baryton espagnol est accompagné de trois chanteurs à la carrière déjà bien engagée. Deux d&rsquo;entre eux ont été des lauréats de son concours Operalia (Irina Lungu en 2004 et Arturo Chacón-Cruz en 2005).</p>
<p>Le troisième, <strong>Rafal Siwek</strong> a commencé sa carrière en Pologne en 2000 et a depuis chanté sur les plus grandes scènes d’Europe, avec une prédilection pour le répertoire verdien. Au mois de juin, il sera Padre Guardiano dans <em>La forza del destino </em>à l&rsquo;Opéra Bastille. Puisse-t-il avoir retrouvé d’ici là la pleine maîtrise de son instrument tant il a paru en petite forme tout au long de la soirée avec un medium instable, un aigu raide et des graves aux abonnés absents, ce qui est curieux pour quelqu’un qui a Sarastro à son répertoire. Son Fiesco manquait cruellement de profondeur et son Philippe II d’autorité face à un Domingo impérial en Posa qui lui tenait la dragée haute. A plusieurs reprises la basse s’est trouvée en délicatesse avec la justesse y compris dans « La calunnia » rossinienne qu’il a proposée en bis. Souhaitons qu’il s’agisse d’une indisposition passagère et oublions.</p>
<p><strong>Irina Lungu</strong> a bien des atouts dans son jeu, un physique de jeune première, une voix homogène et un suraigu facile qui lui permet de terminer son « Sempre libera » sur un contre-mi bémol longuement tenu pour la plus grande joie du public. D’où vient cependant que nous restions quelque peu sur notre faim ? Est-ce à cause d’un timbre qui manque de personnalité ? De l’absence quasi-systématique de nuances dans son chant en dépit d’une tentative de reprendre piano le second couplet de « Mercè, dilette amiche » ? Ou de ses vocalises un rien scolaires dans<em> La traviata</em> ?  Un peu de tout cela sans doute, à quoi il faut ajouter un investissement dramatique des plus succincts. Si en seconde partie la Leonora du <em>Trovatore</em> la met en difficulté, elle propose en bis un « O mio babbino caro » impeccable tant du point de vu vocal qu’interprétatif qui lui permet de conclure sa prestation en beauté.</p>
<p><strong>Arturo Chacón-Cruz</strong> affronte lui aussi quelques pages qui outrepassent ses possibilités mais il le fait sans dénaturer sa voix, avec un métier et une probité qui forcent le respect. S’il aborde la grande scène de Riccardo au dernier acte du <em>Ballo in maschera</em> avec les moyens d’un Nemorino, il parvient néanmoins à convaincre grâce à l’émotion qu’il insuffle à son personnage, à l’élégance de sa ligne de chant et à son timbre lumineux, d’une séduction immédiate. Dans la seconde partie il livre un « Quando le sere al placido » bouleversant de bout en bout qui met la salle à genoux. Tout aussi captivant est son Arrigo des <em>Vespri siciliani</em> dans un duo particulièrement électrisant où il tient tête à Domingo. En revanche, son « E lucevan le stelle » en bis, pour irréprochable qu’il soit n’ajoute pas grand chose à sa gloire.</p>
<p>Que dire enfin de l’exceptionnelle prestation de <strong>Plácido Domingo</strong>, sinon qu’elle tient du miracle ? A un tel niveau d’interprétation, il n’est plus question de gloser sur l’adéquation de son timbre ou de sa tessiture aux personnages qu’il incarne désormais, tant le résultat laisse pantois. Le medium, d’une incroyable solidité a conservé son homogénéité, le timbre ses couleurs et sa chaleur, l’aigu son assurance et le registre grave est suffisamment étoffé pour affronter les rôles de baryton verdiens et les rendre crédibles. Quant à l’acteur, doté d’une formidable présence scénique, il est toujours aussi inspiré. Ainsi dans la première partie, son Macbeth halluciné et son Posa fier et altier pourraient en remontrer à plus d&rsquo;un vrai baryton. Après l’entracte, la voix semble avoir encore gagné en volume et en projection. Dans le duo des <em>Vespri siciliani</em>, il exprime tous les affects de ce père qui passe de la joie de retrouver son fils à la douleur d’être repoussé par lui. Son Luna agressif ne fait qu’une bouchée de la pauvre Leonora de Lungu et enfin, en bis, il propose un « Nemico della patria » spectaculaire avec une santé vocale stupéfiante en fin de soirée pour un homme qui s’apprête à fêter son soixante-dix-huitième anniversaire. Chapeau l’artiste !</p>
<p>Au pupitre <strong>Eugene Kohn</strong> semble plus à son affaire dans l’ouverture sautillante de <em>Un giorno di regno</em> que dans celle, plus complexe, des <em>Vespri siciliani</em> plombée par la lenteur de ses tempos. Dans les pages chantées il se révèle un accompagnateur attentif à défaut d’être toujours inspiré.           </p>
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		<title>Placido Domingo souffle les 230 bougies de Don Giovanni</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-souffle-les-230-bougies-de-don-giovanni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 06:48:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Don Giovanni soufflera ses 230 bougies le 29 octobre prochain. On sait que cet opéra fut commandé à Mozart en février 1787 pour être créée huit mois plus tard à Prague. Le compositeur lui-même était au pupitre. Le Théâtre des Etats, salle où eut lieu la création, commémore l’événement en affichant une nouvelle production de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Don Giovanni</em> soufflera ses 230 bougies le 29 octobre prochain. On sait que cet opéra fut commandé à Mozart en février 1787 pour être créée huit mois plus tard à Prague. Le compositeur lui-même était au pupitre. Le Théâtre des Etats, salle où eut lieu la création, commémore l’événement en affichant une nouvelle production de l’ouvrage. Ce n’est pourtant pas la mise en scène, conçue comme une réplique de celle, légendaire, réalisée par Václav Kašlík en 1969, qui retient l’attention, mais la direction artistique. <strong>Placido Domingo</strong> a choisi lui-même les titulaires de certains rôles parmi les lauréats d’Operalia : <strong>Simone Alberghini</strong> (Don Giovanni), <strong>Irina Lungu </strong>(Donna Anna) ou encore <strong>Julia Novikova </strong>(Zerlina). Le ténor devenu baryton se fera pour l’occasion chef d’orchestre en dirigeant les représentations des 27 et 29 octobre à la même heure et à la même place que Mozart 230 ans auparavant. « <em>S&rsquo;il y a un opéra parfait, Don Giovanni peut assurément prétendre au titre</em> », se réjouit d’avance le Maestro, « <em>Il a tout : l’intensité dramatique, la comédie, le sexe, la jalousie, la farce –un des meilleurs livrets et une des plus grandes musiques jamais composée. C’est du pur génie, du début à la fin.</em> ». Mozart n’est certes pas le compositeur qui a le plus compté dans la carrière de Placido Domingo mais <em>Don Giovanni</em> lui est familier. Il a interprété pour la première fois le rôle de Don Ottavio il y a 54 ans à Tel Aviv, aux côtés d&rsquo;une Donna Elvira chère à son coeur : son épouse Marta.</p>
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