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	<title>Klaus MÄKELÄ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Klaus MÄKELÄ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BEETHOVEN, Missa Solemnis &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-missa-solemnis-paris-philharmonie-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 06:19:49 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les deux concerts consacrés par l’Orchestre de Paris à la <em>Missa solemnis</em> de Beethoven ont fait salle comble à la Philharmonie et ont reçus un accueil particulièrement enthousiaste du public. L’œuvre avait été présentée, dans cette même salle, en avril 2024 dans une belle interprétation du Cercle de l’Harmonie, dirigé par Jérémie Rohrer, formation qui aborde le répertoire du XVIIIème et XIXème siècle avec des instruments d’époque. C’est donc, sans doute, ce type de formation qui avait créé l’œuvre. Les musicologues Brigitte et Jean Massin ont insisté, à ce sujet, sur le fait que Beethoven, toujours insatisfait, était toujours à l’aguet des innovations concernant les factures d’instruments (notamment le piano) afin d’en augmenter les possibilités expressives. Ils ajoutaient que « Richard Wagner estimait que l&rsquo;orchestration de la 9e symphonie dépassait vraiment les possibilités des instruments du début du XIXème siècle ». Les grands orchestres symphoniques d’Autriche et d’Allemagne au début du XXème correspondraient-ils donc d’avantage à ce que recherchait Beethoven ? On peut l&rsquo;imaginer! Dans le public, la plupart des mélomanes qui ont découvert la <em>Missa Solemnis</em> grâce à ces ensembles dirigés par d’éminents chefs tels que Klemperer, Karajan ou Karl Böhm, attendaient avec impatience l’interprétation de l’Orchestre de Paris qui ne l’avait pas jouée depuis 2008. Ce 29 janvier, le spectacle était saisissant à l’arrivée de l’imposante formation et du chœur au grand complet dont les pupitres de ténors et de basses avaient dû être placés sur le balcon réservé d’ordinaire au public.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/21_MATHIAS_BENGUIGUI_DSCF6013-1294x600.jpg" />© Mathias Benguigui</pre>
<p>Le jeune chef <strong>Klaus Mäkelë </strong>très à l’écoute de ses musiciens et aimé du public, notamment pour son investissement, sa fougue et sa sympathie, dirige le prélude du <em>Kyrie </em>et l’entrée du chœur avec la gravité et la lenteur requise et aussi une certaine retenue. Par contre, dès l’introduction énergique du <em>Gloria, </em>il nous entraîne avec fougue dans cet hymne à l’humanité, dans cette foi en son combat pour conquérir la liberté et la joie au sens le plus noble du terme. C’est dans le <em>Gratias agimus tibi</em> que se détache le merveilleux quatuor vocal qui sera si émouvant toute la soirée. Un quatuor de grandes voix, aussi homogène qu’un ensemble de musique de chambre, qui nous va droit au cœur. La soprano <strong>Chen Reiss</strong>, que Jérémie Rohrer avait déjà engagée à la Philharmonie, est sublime. Sa voix possède un timbre chaleureux et peut passer de la douceur aux suraigus vaillants sans jamais perdre cette couleur magnifique. Quelle égalité sur toute la tessiture ! Et c’est le cas de tous les chanteurs. La voix de la mezzo <strong>Wiebke Lehmkulh </strong>qu’on a pu entendre déjà à Paris, notamment dans le rôle d’Erda de la Tétralogie de Wagner, se marie à merveille avec elle tout comme avec celle du ténor <strong>Andrew Staple</strong> capable de tant de couleurs, aux aigus brillants, tantôt héroïques et tantôt filés jusqu’aux piani les plus subtils. Son intervention dans le déchirant <em>Et homo factus</em> <em>est </em>du <em>Credo </em>est bouleversante. L&rsquo;engagement et la puissance du chœur sont impressionnants tout au long du concert et particulièrement ici dans la fugue <em>Et vitam</em> et l’<em>Amen</em> final martelé avec force. Dans le <em>Benedictus</em> du <em>Sanctus</em> qui suit, c’est la voix de la soprano qui domine le quatuor dans de longues phrases au aigus lumineux<em>. </em>C’est alors que s’élève  le chant particulièrement poignant du violon interprété avec un lyrisme puissant par <strong>Sarah Nemtanu</strong>, nommée premier violon de l’orchestre le 1<sup>er</sup> janvier dernier. Son solo, tel un message de paix, parcourt toute la fin du Sanctus. Quant au baryton <strong>Gerald Finley</strong>, qu’on ne présente plus, sa voix large et profonde s’épanouit vraiment au début de <em>l’Agnus Dei</em> avec une largeur et un dramatisme inhabituels donnant plus de force encore au recueillement qui suit et surtout au mot <em>Pacem </em>scandé énergiquement par le chœur jusqu’à la fin, sous la direction vigoureuse de Mäkelë, tel un appel déterminé à l’humanité tout entière. Et le message est fort par les temps qui courent! L’émotion était palpable dans le public qui s&rsquo;est levé pour faire un triomphe à l’orchestre et aux chanteurs.</p>
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		<title>DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, Il viaggio, Dante, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme Penthesilea (2015) et Medeamaterial (1992). Son Antigone est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&#8217;elle n&#8217;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, <em>Il viaggio, Dante</em>, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme <em>Penthesilea</em> (2015) et <em>Medeamaterial</em> (1992). Son <em>Antigone</em> est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&rsquo;elle n&rsquo;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : Antigone, par obéissance aux lois non écrites des dieux, veut offrir à son frère les hommages funéraires, Créon, par obéissance aux lois élémentaires de la cité, non moins puissantes spirituellement, refuse à un ennemi des honneurs indus. La morale grecque héroïque qui a cours dans la tragédie exige que l&rsquo;on veuille du bien à ses amis et du mal à ses ennemis ; le mythe, alors, pose la question insoluble : que faire lorsqu&rsquo;une même personne est à la fois ami (frère, neveu) et ennemi (général qui a porté ses armes contre Thèbes) ?</p>
<p>La partition de <strong>Pascal Dusapin</strong> dégage un expressionnisme d&rsquo;autant plus frappant que les moyens réellement mis à sa disposition sont plutôt sobres, tout compte fait : le plan sonore paraît rarement complexe, on entend surtout un continuum très horizontal, une longue stase orchestrale plombée dès les premières mesures par une atmosphère angoissante. Ce suspens miroitant de noirceur est parfois perturbé par quelques événements sonores brutaux mais qui n&rsquo;ont qu&rsquo;un temps. Les instruments sont utilisés parfois à la limite entre son et bruit, comme ces cuivres laissant échapper de déchirantes déflagrations, une harpe qui fait entendre le métal de ses cordes, même une flûte sonorisée dans l&rsquo;ouverture de l’œuvre, un parti pris qui augmente la perte des repères sonores du spectateur. Si l&rsquo;on apprécie beaucoup la force suggestive de cette musique étouffante, on lui trouve un manque de progression, comme face à un monochrome qui vous happerait mais n&rsquo;en resterait pas moins uniforme. Relevons tout de même quelques percées d&rsquo;un langage différent, notamment lorsque Hémon évoque son amour pour Antigone, et que s&rsquo;esquisse à l&rsquo;orchestre un nuage de douceur, ou à l&rsquo;inverse dans le premier interlude orchestral, impressionnant de masse soudainement accumulée. L&rsquo;écriture vocale, quant à elle, navigue volontiers sur la palette du <em>Sprechgesang</em>, tout en réservant quelques grandes lignes saisissantes aux interprètes. La prosodie n&rsquo;est pas du tout hachée, mais les sauts de registre reviennent régulièrement pour émailler d&rsquo;intensité les mots du livret.</p>
<p>Ce livret, justement, est composé d&rsquo;après la traduction allemande, par Hölderlin, de l&rsquo;<em>Antigone</em> de Sophocle. Dusapin a coupé plusieurs passages dans un souci bien évident d&rsquo;économie et de concentration. Le principal changement, qui nous paraît constituer un écueil, est la suppression du chœur. Son absence impose d&rsquo;abord de répartir autrement la parole, puisque dans de nombreux passages les protagonistes dialoguent avec le chœur, qui conseille, commente voire décrit (et donne de précieuses indications scéniques). Ce travail de redistribution est assez bien mené, notamment au moyen de la mise en scène : Créon s&rsquo;adresse non plus aux vieillards de Thèbes mais à la salle en se positionnant derrière des micros. Mais vers la fin du drame, la présence du chœur est dramatiquement nécessaire pour assurer la cohérence et la continuité scénique : c&rsquo;est, après le départ de Tirésias, en discutant avec le chœur que Créon décide de revenir sur sa décision et c&rsquo;est au chœur que le Messager annonce la mort d&rsquo;Hémon, en l&rsquo;absence de Créon. Pour s&rsquo;en sortir, le livret introduit donc un personnage, le Coryphée, dont l&rsquo;existence serait pleinement pertinente s&rsquo;il ne surgissait pas sur scène à la fin seulement, tenant ses deux mallettes, sans qu&rsquo;on sache bien pourquoi il arrive là. Une autre difficulté que crée la suppression du chœur est la perte des parties lyriques qui rythment la tragédie grecque. Entre les épisodes (où les protagonistes parlent) sont normalement intercalés des intermèdes chantés, les <em>stasima</em>, sur des thématiques souvent cosmiques ou religieuses qui mettent en perspective la catastrophe. Le livret de Dusapin réintègre intelligemment quelques vers de ces saisissantes parties chorales dans le monologue d&rsquo;Antigone.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Netia Jones</strong> est d&rsquo;une abstraction efficace. Son plateau est occupé pour moitié par six gigantesques colonnes carrées blanches, sur lesquelles sont projetés des rais de lumière ou des taches noires. Une avancée angulaire de la scène accueille un demi-cercle de micros installés comme pour une conférence de presse, tandis qu&rsquo;un poteau soutient deux écrans. Si on ajoute à cela les costumes sombres, la production est toute de noir et de blanc, ce qu&rsquo;accentuent les images spectrales diffusées sur les écrans, où l&rsquo;on voit en différé et au ralenti les protagonistes venus s&rsquo;exprimer devant les micros.</p>
<p>La distribution ne souffre aucune faiblesse, ce qui, conjugué à la fougue et à la minutie de la direction de <strong>Klaus Mäkelä</strong>, assure la réussite de la soirée. Grande habituée des opéras de Dusapin, qui lui a écrit cette Antigone sur mesure, <strong>Christel Loetzsch</strong> est impressionnante d&rsquo;engagement et de tessiture. L&rsquo;écriture vocale sollicite très souvent ses graves riches tout en les poussant volontairement dans ses retranchements, où la voix semble forcée, plus crachée que projetée, jusqu&rsquo;à des sons rauques franchement hurlés. Elle assume avec passion sa dernière scène, monologue gagné par la folie (un peu trop à notre goût du reste, par rapport à l&rsquo;idée que l&rsquo;on se fait du personnage). <strong>Tómas Tómasson</strong>, en Créon, est l&rsquo;autre pôle dramatique de la soirée. Son cheminement personnel, de l&rsquo;inflexibilité et de la noblesse outragée au doute puis au désespoir, est parfaitement incarné, au point de devenir le vrai personnage humain face à une Antigone exaltée au point de sembler dangereuse. La ligne soignée et le jeu efficace de <strong>Jarrett Ott</strong> (un messager) emportent autant l&rsquo;adhésion que l&rsquo;Ismène malmenée aux aigus éclatants d&rsquo;<strong>Anna Prohaska</strong> ou que le très beau timbre trompetant du ténor <strong>Thomas Atkins</strong>, qu&rsquo;on aurait volontiers entendu plus longtemps en Hémon. Mentions spéciales à <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong>, Tirésias à la basse sépulcrale et profonde et à <strong>Serge Kakudji</strong> (Coryphée), dont la voix de haute-contre est extraordinairement riche en harmoniques.</p>
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		<title>BACH, Messe en Si mineur &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-messe-en-si-mineur-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Scherchen, Klemperer, Karajan, Jochum&#8230;&#160;durant la Préhistoire, les grands noms du répertoire symphonique dirigeaient la Messe en si mineur de Bach avec autant de naturel, et aussi peu d’arrière-pensées, que s’il s’était agi du Requiem Allemand de Brahms ou du Te Deum de Bruckner. L’éclosion, puis l’explosion, des interprétations sur instruments d’époque, les approches à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Scherchen, Klemperer, Karajan, Jochum&#8230;&nbsp;durant la Préhistoire, les grands noms du répertoire symphonique dirigeaient la Messe en si mineur de Bach avec autant de naturel, et aussi peu d’arrière-pensées, que s’il s’était agi du <em>Requiem Allemand </em>de Brahms ou du <em>Te Deum </em>de Bruckner. L’éclosion, puis l’explosion, des interprétations sur instruments d’époque, les approches à la fois érudites et incroyablement vivantes des Harnoncourt, des Brüggen, des Herreweghe, ont évidemment calmé les ardeurs des orchestres traditionnels et de leurs chefs à l’endroit de ce répertoire. Si pianistes et clavecinistes font cohabiter sans problème leurs visions de Bach (quelques jours avant ce concert, au même endroit, Yunchan Lim triomphait en jouant les <em>Variations Goldberg</em>), les chefs rompus au grand répertoire ne s’aventurent plus guère chez les aînés de Mozart ou Haydn.</p>
<p>C’est pourquoi il y avait de bonnes raisons d’attendre avec impatience ce que<strong> Klaus Mäkelä</strong> avait à dire dans ce répertoire. Gestes souvent mesurés mais volontiers variés, battue réfléchie qui sait néanmoins souligner les aspects les plus expressifs de l’œuvre, le jeune maestro n’affiche pas l’attitude de celui qui recule devant l’obstacle. Seulement, l’Orchestre de Paris, ce soir, ne semble pas disposé à le suivre partout où il voudra le mener. L’équilibre un peu sage qui émane du <em>Kyrie </em>initial peut encore passer pour du recueillement, mais dès que les dynamiques s’intensifient, dans le <em>Christie eleison</em>, l’impression que le chef suggère des contrastes que ses musiciens ne veulent pas assumer affleure. Elle ne nous quittera plus de la soirée.</p>
<p>Une heure quarante cinq d’une musique extraordinairement variée, synthèse miraculeuse que Bach réalise sur trois décennies de ses propres créations, auxquelles il ajoute, au passage, certaines de ses toutes dernières pages, mais deux tendances seulement, dans toute cette soirée&nbsp;: les passages les plus contemplatifs, (<em>Et incarnatus est</em>, <em>Confiteor</em>) trouvent de belles substances étales, qui flattent les couleurs de l’orchestre en soulignant la beauté des plans sonores – <em>Qui tollis</em>, avec ses dissonances fantomatiques, est le sommet de la soirée. Mais les (nombreux) moments de cette Messe qui appellent l’énergie, la vitalité, l’enthousiasme des interprètes, tombent souvent à plat&nbsp;: le <em>Gloria</em>, en début de soirée, semble encore prendre les choristes à froid, qui semblent moins galvanisés que bousculés par la vélocité du tempo, <em>Quoniam </em>souligne surtout la fébrilité du corniste dépourvu de ses pistons, et même <em>Cum Sancto Spiritu </em>sonne plus empressé que vigoureux. Le Chœur du Concert d’Astrée, auquel s’ajoute, à partir du <em>Sanctus</em>, l’Académie du Chœur de l’Orchestre de Paris, gagne pourtant en cohésion au fil du concert&nbsp;: <em>Osanna in exelcis</em>, dans un format d’une quarantaine de choristes qui nous amène très loin de toute ambition philologique, trouve paradoxalement un ton, un naturel, une authenticité qui manquaient jusqu’alors. Les bois, placés juste devant le chef, témoignaient sans doute du souci louable de ménager des moments « chambristes » et de ne pas jeter aux orties des décennies de recherche musicologique, mais c’est paradoxalement en retrouvant une monumentalité presque décomplexée que Mäkelä et l’Orchestre de Paris trouvaient leur voix dans Bach, comme pouvaient encore le faire, dans les années 1990, Carlo Maria Giulini ou Georg Solti.</p>
<p>Au moins les solistes mettront tout le monde d’accord&nbsp;: ils sont parfaits. Remplaçant Julia Kleiter, <strong>Nikola Hillebrand</strong> cache, sous un timbre clair, une projection parfaite et une agilité vocale idoine. L’impact sonore considérable de <strong>Wiebke Lehmkuhl</strong> serait presque suffisant pour marquer les auditeurs&nbsp;; mais la chanteuse ajoute au volume de sa voix de beaux reflets pourpres et, dans <em>Laudamus te</em>, une éloquence révélant une authentique <em>Liedersängerin</em>. Chez les hommes, <strong>Milan Siljanov</strong>, quelque peu monolithique mais d&rsquo;une solidité idéale, et <strong>Nicholas Scott</strong>, montrent également, rappel heureux et nécessaire, que la beauté sonore, l’expressivité et l’adéquation stylistique n’ont rien d’incompatible.</p>
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		<title>La Philharmonie de Paris dévoilera le 22 mars sa saison anniversaire</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-philharmonie-de-paris-devoilera-le-22-mars-sa-saison-anniversaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 10:57:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans déjà ! Inaugurée en janvier 2015, la Philharmonie de Paris fêtera sa première décennie au cours de la saison qui sera dévoilée sur son site internet le 22 mars. Une célébration fil rouge, qui sera marquée par plusieurs concerts-événements mais n&#8217;occultera pas d&#8217;autres commémorations, également très attendues : citons notamment les 150 ans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dix ans déjà ! Inaugurée en janvier 2015, la Philharmonie de Paris fêtera sa première décennie au cours de la saison qui sera dévoilée <a href="https://philharmoniedeparis.fr/fr">sur son site internet</a> le 22 mars. Une célébration fil rouge, qui sera marquée par plusieurs concerts-événements mais n&rsquo;occultera pas d&rsquo;autres commémorations, également très attendues : citons notamment les 150 ans de la naissance de Maurice Ravel, dont le <em>Boléro </em>fera l&rsquo;objet d&rsquo;une exposition, et les 100 ans de Pierre Boulez.<br />
A la tête depuis 2021 de cette « institution unique au monde par sa transversalité, abritant des salles de concerts, un orchestre, un musées, des lieux d&rsquo;exposition, des espaces d&rsquo;éducation, des éditions, une salle numérique », Olivier Mantei s&rsquo;est félicité, lors d&rsquo;une présentation à la presse ce 19 mars, d&rsquo;un bilan qui s&rsquo;éloigne progressivement des difficiles années Covid. La fréquentation de la Philharmonie en 2023 a ainsi atteint son plus haut niveau depuis 2019, avec près d&rsquo;un million et demi de spectateurs et un taux de remplissage des concerts de 89%. Un succès qui permet à la Philharmonie de financer 60% de son budget de 120 millions d&rsquo;euros sur ses recettes propres, et de proposer, lors de la saison à venir, près de 450 concerts.</p>
<p><strong>L&rsquo;Orchestre de Paris</strong>, à domicile, les<strong> Arts Florissants</strong>, toujours en résidence, y côtoieront quelques unes des plus fameuses formations européennes (dont la <strong>Staatskapelle de Dresde</strong>, pour la première fois <em>in loco</em>), sans que les grandes voix soient oubliées : pièces choisies dans cette vaste programmation, citons un concert commun entre<strong> Roberto Alagna</strong> et <strong>Ludovic Tézier</strong>, un autre entre <strong>Diana Damrau</strong> et <strong>Jonas Kaufmann</strong>, la présence de <strong>Sabine Devieilhe</strong> (dans le <em>Requiem </em>de Brahms et dans celui de Fauré, mais aussi dans les plus légères <em>Frühlingsstimmen </em>de Johann Strauss fils), des récitals de <strong>Juan Diego Florez</strong> ou de <strong>Sonya Yoncheva,</strong>&#8230; Du côté de l&rsquo;opéra, quelques classiques (une <em>Traviata </em>verdienne avec <strong>Rachel Willis-Sorensen</strong>, le <em>Château de Barbe-Bleue </em>de Bartok avec<strong> Asmik Grigorian</strong> et <strong>Matthias Goerne</strong>, un <em>Orfeo </em>de Gluck avec <strong>Cecilia Bartoli</strong>) voisineront avec des raretés (<em>Der Kaiser von Atlantis, </em>composé par Viktor Ullmann lors de sa détention au camp de concentration de Theresienstadt, la suite du cycle <em>Licht</em> de Stockhausen) et quelques curiosités (<em>Siegfried </em>de Wagner sur instruments d&rsquo;époque, proposé par <strong>Kent Nagano</strong> et les forces conjuguées du Concerto Köln et du Dresdner Festspielorchester). Quant aux passionnés de choeurs, ils ne voudront pas manquer le spectacle proposé par les Arts Florissants sur le <em>Répons des ténèbres </em>de Gesualdo, ni la venue de la <strong>Los Angeles Master Chorale</strong> pour une soirée consacrée à Schütz régie par <strong>Peter Sellars</strong>, ni l&rsquo;incursion de<strong> Klaus Mäkelä</strong> dans la <em>Messe en si mineur </em>de Bach, ni bien sûr la venue de <strong>Riccardo Muti</strong> à la tête de l&rsquo;Orchestre National de France pour le <em>Requiem </em>de Verdi.</p>
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		<title>Carnegie Hall, saison 2024-25</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/carnegie-hall-saison-2024-25/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 15:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Carnegie Hall offrira une nouvelle saison prestigieuse où se côtoieront notamment quelques unes des plus grandes formations symphoniques : entre autres, le Los Angeles Philharmonic (Gustavo Dudamel), le Philadelphia Orchestra (Yannick Nézet-Séguin), l&#8217;Orchestra of St. Luke’s (Bernard Labadie, Louis Langrée et Raphaël Pichon), les Berliner Philharmoniker (Kirill Petrenko), le Royal Concertgebouw Orchestra (Klaus Mäkelä), la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/carnegie-hall-saison-2024-25/"> <span class="screen-reader-text">Carnegie Hall, saison 2024-25</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Carnegie Hall offrira une nouvelle saison prestigieuse où se côtoieront notamment quelques unes des plus grandes formations symphoniques : entre autres, le Los Angeles Philharmonic (Gustavo Dudamel), le Philadelphia Orchestra (Yannick Nézet-Séguin), l&rsquo;Orchestra of St. Luke’s (Bernard Labadie, Louis Langrée et Raphaël Pichon), les Berliner Philharmoniker (Kirill Petrenko), le Royal Concertgebouw Orchestra (Klaus Mäkelä), la Philharmonie tchèque (Semyon Bychkov), le Chicago Symphony Orchestra et la Philharmonie de Vienne (Riccardo Muti), Les Arts Florissants (William Christie, au Zankel Hall), le Met Orchestra (Myung-Whun Chung et Yannick Nézet-Séguin), le London Symphony Orchestra (Antonio Pappano), le Cleveland Orchestra (Franz Welser-Möst), le Mahler Chamber Orchestra (Mitsuko Uchida),ou encore le Boston Symphony Orchestra (Andris Nelsons). La palme de l&rsquo;originalité symphonique reviendra peut-être à Riccardo Muti : le chef napolitain agrémentera ses divers programmes avec l&rsquo;ouverture de <em>Norma</em>, le ballet <em>Les Quatre saisons</em> extrait des <em>Vêpres siciliennes</em>, ou encore <em>Contemplazione</em> de Catalani. Nous passerons sur les nombreux solistes instrumentistes <a href="https://www.carnegiehall.org/Events/Carnegie-Hall-Presents-24-25?sourceCode=43473&amp;gad_source=1&amp;gclid=CjwKCAiAlJKuBhAdEiwAnZb7laO4r2zKVHBWYQjZtkEAt0curDekpOftbR1QEtsyxNLe9MqG9AbSzBoCwOUQAvD_BwE">à découvrir avec la totalité de la programmation ici.</a> Un seul opéra sera donné en concert, <em>Giulio Cesare in Egitto</em> (4/05) avec Christophe Dumaux (Giulio Cesare), Louise Alder (Cleopatra), Paula Murrihy (Sesto), Avery Amereau (Cornelia) et John Holiday (Tolomeo). Harry Bicket dirigera l&rsquo;English Concert. <span style="font-size: revert;">Joyce DiDonato participera à la 3e symphonie de Mahler avec le Philadelphia (15/10). </span>Le 12/06, Yannick Nézet-Séguin dirigera le Met Orchestra avec un programme Richard Strauss auquel participera Elza van den Heever et clôturera la saison le 18/06 avec un dernier programme affichant Angel Blue. Quelques récitals sont également prévus : dans l&rsquo;auditorium principal Piotr Beczała et Helmut Deutsch (9/12), Angel Blue et Lang Lang (8/03), Nina Stemme et Roland Pöntinen (2/05). Le Zankel Hall (599 places) affichera&nbsp;Lisette Oropesa (23/10), Asmik Grigorian (17/12), Ryan Speedo Green (22/01). Elena Villalón (13/11), Fleur Barron (20/03) et Gabriella Reyes (29/04)&nbsp;seront sur la scène du Weill Recital Hall (268 places).</p>
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		<title>Festival de Verbier 2024, une édition entre Mahler et montagne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-verbier-2024-une-edition-entre-mahler-et-montagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 03:18:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&#8217;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&#8217;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&#160; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le froid de janvier s&rsquo;installe, les annonces sur la future saison des festivals d&rsquo;été laissent déjà entrevoir les beaux jours à venir. Le Festival de Verbier, dans le canton du Valais en Suisse,&nbsp; se déroulera cette année du 18 juillet au 4 août 2024. La recette du succès, inventée il y a tout juste 30 ans, reste la même : « une pléiade de stars internationales et de jeunes talents prometteurs. » Montagnes obligent, Gustav Mahler sera présent en majesté, à travers l&rsquo;ascèse panthéiste de la Troisième Symphonie, dirigée par <strong>Simon Rattle</strong>, puis avec la Cinquième, sous la baguette de <strong>Klaus Mäkelä</strong>.</p>
<p>Pour la suite, <strong>Yuja Wang, Antonio Pappano, Daniel Harding, Nikolaï Luganski, Vasily Petrenko</strong> ou <strong>Alexandre Kantorow</strong>, en récital et en concert sous la direction de <strong>Lahav Shani</strong>, seront les principales étoiles d&rsquo;une constellation de concerts d&rsquo;où se détachent deux opéras en version de concert. Les <em>Noces de Figaro </em>de Mozart, dirigées par <strong>Gabor Takacs-Nagy</strong>, avec un couple Comte-Comtesse formé par <strong>Peter Mattei</strong> et <strong>Golda Schultz</strong>, et un&nbsp;<em>Falstaff&nbsp;</em>verdien qui mettra à l&rsquo;honneur, sous la baguette de<strong> James Gaffigan</strong>, les jeunes voix de l&rsquo;Atelier lyrique du Festival. Au rayon des récitals, un Liederabend de <strong>Magdalena Kozena</strong> (Wolf et Janacek notamment au programme) et une soirée jazz autour de <strong>Thomas Quasthoff</strong> complèteront une programmation toujours plus éclectique, qui permettra également d&rsquo;applaudir Angélique Kidjo et le violoncelliste et chanteur sud-africain Abel Selaocoe.</p>
<p>Tous les renseignements disponibles sur le <a href="https://www.verbierfestival.com/programme/?">site du Festival</a></p>
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		<title>WALTON, Belshazzar&#8217;s Feast &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/walton-belshazzars-feast-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Bach à Leipzig », «&#160;Vienne 1910&#160;», «&#160;Aimez-vous Brahms&#160;?&#160;»&#160;: certains concerts usent la métaphore filée programmatique jusqu’à en frôler la monochromie. On ne pourra pas faire ce reproche aux deux représentations données par l’Orchestre de Paris à la Philharmonie, les 30 et 31 mai. Malgré une première partie entièrement dédiée à un même compositeur, les climats &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Bach à Leipzig », «&nbsp;Vienne 1910&nbsp;», «&nbsp;Aimez-vous Brahms&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;: certains concerts usent la métaphore filée programmatique jusqu’à en frôler la monochromie. On ne pourra pas faire ce reproche aux deux représentations données par <strong>l’Orchestre de Paris</strong> à la Philharmonie, les 30 et 31 mai. Malgré une première partie entièrement dédiée à un même compositeur, les climats se suivent et ne se ressemblent pas, à l’image des épisodes de la vie de Chostakovitch, qui passa sans répit de la frénésie créatrice aux plus noirs abattements. Sa <em>Suite pour orchestre de variété n°1</em>, connue de tous pour sa «&nbsp;Valse n°2&nbsp;», abondamment reprise au cinéma, dans les spots publicitaires, et même par Roberto Alagna, convoque une orchestration des plus rutilantes sur des airs de marche militaire, de parade circassienne ou de polka gourmée. On a parfois l’impression qu’on veut nous faire engloutir de force de grosses parts de brioche enduites d’escabèche, mais on préfère s’en tenir au jugement de notre estimé confrère Alexandre Jamar rencontré à l’entracte&nbsp;: «&nbsp;on dirait une armée de clowns qui veut te manger tout cru&nbsp;». <strong>Klaus Mäkelä</strong> mène ses musiciens tambour battant, avant de les guider dans l’atmosphère complètement différente du <em>Deuxième concerto pour violoncelle</em>. Créé en 1966 par Rostropovitch et Svetlanov, il garde de son premier mouvement, initialement envisagé par Chostakovitch comme le début d’une symphonie, une écriture où l’orchestre donne le ton. Mäkelä relève le gant, là encore, et épouse avec souplesse les changements de pied permanent d’une partition oscillant entre coups d’éclat et sombres méditations. Doubles cordes, sauts d’octave, variations harmoniques et rythmiques permanentes&nbsp;: rien ou presque n’est épargné au soliste, et <strong>Sol Gabetta</strong> montre sa virtuosité habituelle, ne perdant jamais, dans les moments les plus sauvages l’intégrité de son instrument, la beauté de son timbre et la plénitude de son legato.</p>
<p>Mais le clou du spectacle venait après l’entracte&nbsp;: quelques 92 ans après sa création à Leeds, le <em>Belshazzar’s Feast </em>de William Walton faisait son entrée au répertoire de l’Orchestre de Paris. De la légende du roi Balthazar, frappé par la colère divine au cours d’un somptueux dîner, le compositeur britannique, auteur de pièces avant-gardistes comme de partitions pour le cinéma, tire un oratorio nerveux, où l’impressionnante masse orchestrale et chorale est utilisée avec une remarquable économie de moyens, soulevant de fabuleuses envolées <em>prestissimo</em>, à l’image de l’«&nbsp;Alleluia&nbsp;» final. Si l’influence de Haendel ou d’Elgar, sur le sujet même de l’œuvre, est manifeste, la richesse des textures, alliée à la recherche constante d’une certaine clarté de timbres animant une véritable tension dramatique, semble aussi regarder du côté de Debussy ou du <em>Psaume 129 </em>de Lili Boulanger. Les forces conjointes du <strong>Chœur de l’Orchestre de Paris </strong>et du <strong>Cambridge University Symphony Chorus</strong> font ici merveille, constamment à la hauteur de la dimension prophétique de chacune de leurs interventions, qu’elles expriment désolation ou exultation. L’équilibre des timbres, la précision des plans sonores, qui auraient pu être mis à mal par une disposition reléguant les femmes derrière les hommes, éclairent à chaque mesure la puissance de l’écriture.</p>
<p>Narrateur et oracle, on pouvait craindre que <strong>Willard White</strong> ne soit plus tout à fait en mesure d’assumer les longues phrases <em>a cappella </em>(«&nbsp;Babylon was a great city&nbsp;») que Walton confie au soliste. Mais après plus de 50 ans de carrière, le chanteur a gardé sa projection, son timbré cuivré, sa force incantatoire. A son impressionnant hiératisme répond l’engagement plus échevelé de Klaus Mäkelä, qui se lance dans cette partition comme on se jette à l’eau&nbsp;; le résultat final pourra éventuellement manquer de solennité biblique, mais sûrement pas de vigueur ni de tension. Les spectateurs qui, dans leur grande majorité, découvraient l’œuvre, ne s’y trompent et réservent un triomphe aux interprètes, conscients qu’approcher une œuvre si rare dans de telles conditions est un privilège qui ne se boude pas&nbsp;!</p>
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		<title>MAHLER, Symphonie n° 2 — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/symphonie-ndeg-2-resurrection-paris-philharmonie-mahler-heureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut parfois se méfier du titre des œuvres. Ainsi, Latest, donné en création mondiale ce soir-là, ne sera pas le dernier opus de Betsy Jolas : si la compositrice envisageait bien de tirer sa révérence sur ce titre évocateur, une nouvelle commande émanant de Simon Rattle et du London Symphony Orchestra l’a convaincue de se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut parfois se méfier du titre des œuvres. Ainsi, <em>Latest</em>, donné en création mondiale ce soir-là, ne sera pas le dernier opus de <strong>Betsy Jolas</strong> : si la compositrice envisageait bien de tirer sa révérence sur ce titre évocateur, une nouvelle commande émanant de Simon Rattle et du London Symphony Orchestra l’a convaincue de se remettre à l’ouvrage. Et <em>Latest </em>ne porterait pas mieux son nom si on voulait le traduire par « récent » ou « actuel » : dans ce petit poème symphonique, qui n’excède guère la dizaine de minutes, Betsy Jolas reste fidèle à un état d’esprit l’amenant à davantage de consonnance et d’harmonie. C’est la recherche de lignes mélodiques expressives sur des rythmes quasi dansants qui l’irrigue, et que même l’important pupitre de percussions ne rend pas plus âpre. Les fréquents changements de mesure et les modulations successives de la pâte orchestrale, qui passe de sonorités chambristes aux grands éclats des effectifs à la Mahler, n’entravent pas non plus cet apparent souci de clarté et de lumière, et nous rendent attachante cette pièce conclue par un « Ho ! » lancé à l’unisson par tous les musiciens.</p>
<p>Après un entracte deux fois plus long que la première partie, la <em>Résurrection </em>de Mahler semble, elle aussi, se parer ce soir d’un titre trompeur. Car pour qu’il y ait « résurrection », il faut que la mort ait précédé, et la souffrance, les tourments, l’agonie. Or, la noirceur du premier mouvement semble d’entrée de jeu estompée par <strong>Klaus Mäkelä</strong>, qui vient chercher la lumière et la légèreté auprès de chaque pupitre de <strong>l’Orchestre de Paris</strong> : les cordes s’élèvent, diaphanes, les cuivres scintillent, les bois s’illuminent, et la <em>Totenfeier </em>introductive regarde déjà vers le dénouement du chœur final. Mäkelä voudrait-il imaginer Mahler heureux ? Sous cette atmosphère générale, la maîtrise orchestrale est stupéfiante, et assez aboutie pour éviter que le <em>rubato</em>, généreux, perturbe l’équilibre d’ensemble. Seulement, le propos semble parfois se résumer à une joyeuse exaltation du son : le deuxième et le troisième mouvements sont primesautiers, galants, jamais nostalgiques ni inquiétants, et un final sous stéroïdes, qui semble davantage guidé par l’ivresse des sons que par la recherche d’une élévation spirituelle, nous rappelle que, contrairement aux oreilles des spectateurs, l’acoustique de la Philharmonie peut bien endurer tous les débordements de décibels.</p>
<p>Les ombres et les mystères, on les trouvera dans le chant de <strong>Wiebke Lehmkühl</strong>, rare et authentique alto qui suspend le temps pendant un « Urlicht » délicatement humain, à la fois inquiet et tendre. Le mariage de sa voix d&rsquo;ambre avec le timbre de lait de<strong> Mari Eriksmoen </strong>fonctionne à merveille, tandis que le chœur éblouit, tout simplement. Préparé à la perfection par <strong>Ingrid Roose</strong>, il fait à chaque instant la démonstration de sa cohésion sonore et musicale. De la douceur impalpable des premiers « Auferstehn » jusqu’à l’explosion des dernières mesures, le long <em>crescendo </em>de leur chant rayonne avec grâce et majesté, et rend le public, comme Mahler, très heureux !</p>
<p> </p>
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		<title>59e palmarès du Syndicat professionnel de la critique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/59e-palmares-du-syndicat-professionnel-de-la-critique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 04:06:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Angers Nantes Opéra et l&#8217;opéra de Rennes trouvent aujourd&#8217;hui un nouveau motif de réjouissance à leur rapprochement : le Syndicat professionnel de la critique attribue le prix Edmond Rostand du meilleur spectacle lyrique en régions à leur coproduction du Rake’s progress de Stravinski, applaudie en mars dernier sous l&#8217;égide du tandem Mathieu Bauer &#8211; Grant Llewellyn. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm"><a href="https://www.forumopera.com/the-rakes-progress-nantes-les-vertus-du-cafe-arrose-de-whisky">Angers Nantes Opéra</a> et l&rsquo;<a href="https://www.forumopera.com/the-rakes-progress-la-carriere-du-libertin-rennes-mad-men">opéra de Rennes</a> trouvent aujourd&rsquo;hui un nouveau motif de réjouissance à leur rapprochement : le Syndicat professionnel de la critique attribue le prix Edmond Rostand du meilleur spectacle lyrique en régions à leur coproduction du<em> Rake’s progress</em> de Stravinski, applaudie en mars dernier sous l&rsquo;égide du tandem Mathieu Bauer &#8211; Grant Llewellyn.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Sur le podium de ce 13 juin, deux sopranos sont également à l&rsquo;honneur : <strong>Catherine Hunold</strong>, poursuit un parcours sans faute de prises de rôles ambitieux et puissamment incarnés, tant dans<em> <a href="https://www.forumopera.com/jenufa-toulouse-janacek-si-bien-servi">Jenůfa</a></em> que dans <em><a href="https://www.forumopera.com/ariane-et-barbe-bleue-nancy-ariane-et-le-pantheon-des-femmes">Ariane et Barbe Bleue</a> </em>ou encore<em> <a href="https://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-massy-wagner-premiere-classe">der fliegende Höllander</a>. </em>Elle obtient la palme de la personnalité musicale de l&rsquo;année  ex aequo avec <strong>Klaus Mäkelä</strong> chef d’orchestre directeur musical de l’Orchestre de Paris .</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Marie-Laure Garnier</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/rameau-platee-versailles-ya-pas-tout">Junon désopilante</a>, <a href="https://www.forumopera.com/cd/songs-of-hope-spirituals-poulenc-messiaen-la-synergie-dun-duo">interprète sensible</a>, est quant à elle, sacrée révélation musicale.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Enfin, l’opéra national du Rhin, pour sa part remporte le prix des meilleurs éléments scéniques et de la meilleure scénographie pour <a href="https://www.forumopera.com/la-reine-des-neiges-strasbourg-le-compositeur-qui-navait-pas-froid-aux-yeux"><i>La Reine des neiges</i></a> de Hans Abrahamsen.  </p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
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		<item>
		<title>MAHLER, Symphonie n° 3 en ré mineur — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/3e-symphonie-de-mahler-klaus-makela-paris-philharmonie-une-3e-symphonie-de-mahler-incandescente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurore Tillac]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 06:18:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 10 mai dernier, le public de la Philharmonie de Paris eut droit à une 3e symphonie de Mahler on ne peut plus mémorable. Une distribution idéale au service d’une musique géniale, parfaite concision de puissance, d’emphase, de douceur, de sacré, et préfiguratrice des symphonies suivantes.  Une symphonie qui exalte la nature et qui reprend &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 10 mai dernier, le public de la Philharmonie de Paris eut droit à une 3e symphonie de Mahler on ne peut plus mémorable. Une distribution idéale au service d’une musique géniale, parfaite concision de puissance, d’emphase, de douceur, de sacré, et préfiguratrice des symphonies suivantes. </p>
<p>Une symphonie qui exalte la nature et qui reprend les étapes de la Création : le premier mouvement symbolise les forces telluriques, le second la végétation, le troisième les animaux, le quatrième la naissance de l&rsquo;homme, le cinquième les anges (chœur d’enfants et choeur de femmes) et le dernier l&rsquo;amour. Un septième mouvement devait la conclure, mais servit en fait de finale à la Quatrième Symphonie. </p>
<p>Aussi, pour servir cette écriture si extraordinaire et nous permettre de visualiser ces images si marquées, il faut un talent certain. Nous ne fûmes donc pas en reste, <strong>Klaus Mäkelä</strong> fut prodigieux, avec une maîtrise absolue de la partition, le geste sûr, fluide, évident, permettant une conduite et un phrasé impeccables. L’orchestre philharmonique d’Oslo fut quant à lui à l’image de son chef. Une symbiose totale avec un Klaus Mäkelä incandescent, au service de l’émotion et de la précision. Mention spéciale à la corniste solo qui a jonglé entre puissance et douceur avec une rare agilité. </p>
<p><strong>Jennifer Johnston</strong>, époustouflante, a fait scintiller le texte de Nietzsche par une voix parfaitement maîtrisée et une diction à faire rougir les linguistes les plus tatillons.</p>
<p>Et enfin, un chœur d’enfants et de femmes (chœur de femmes de l’orchestre de Paris, chœur d’enfants de l’orchestre de Paris et chœur d’enfants d’Oslo) que l’on aurait attendu plus fourni en nombre, surtout quand on connaît l’effectif total du chœur de l’orchestre de Paris. Il n’en demeure pas moins que leur prestation fut superbe, précise, engagée, avec un son parfaitement homogène et dont les timbres grâcieux se mélangent dans une élégante fluidité. </p>
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