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	<title>Olivier NAVEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Olivier NAVEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VIARDOT, Cendrillon – Angers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/viardot-cendrillon-angers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quel plaisir que ce spectacle bien rodé, déjà chroniqué avec délectation par Tania Bracq à Rennes, qui est programmé pour une vaste tournée dont on sait d’avance qu’elle va rencontrer un beau succès ! Voici un bien bel hommage à Pauline Viardot qui, du haut de ses quatre-vingt-trois ans, écrivait au tournant du siècle ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel plaisir que ce spectacle bien rodé, déjà chroniqué avec délectation par <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/viardot-cendrillon-rennes/">Tania Bracq</a> à Rennes, qui est programmé pour une vaste tournée dont on sait d’avance qu’elle va rencontrer un beau succès ! Voici un bien bel hommage à Pauline Viardot qui, du haut de ses quatre-vingt-trois ans, écrivait au tournant du siècle ce conte de fées destiné à ses élèves, un cadeau pédagogique idéal et réjouissant pour les interprètes. Petit bijou d’une grande heure ponctuée d’airs libres pour les solistes, accompagnée au seul piano, l’œuvre est conçue pour les salons, en mignardise intimiste. Il y aurait tant à écrire sur Pauline Viardot, sœur de la Malibran et fille de Manuel Garcia, terrifiant pédagogue et génial interprète, qui a traversé tout le XIX<sup>e</sup> siècle en côtoyant des Liszt, Musset, Sand, Clara Schumann et on en passe. De quoi en tirer films, opéras et biopics sous toutes les formes. Mais revenons-en à cette <em>Cendrillon</em> dont la trame doit beaucoup à la version de Rossini, réduite ici à sa substantifique moelle.</p>
<p>On ne peut que se réjouir que <strong>La Co[opéra]tive</strong> se soit emparée de cette fantaisie légère pour en faire un coquet spectacle pour tous publics, de ceux qui sont de nature à enthousiasmer tout un chacun, à commencer par les néophytes. Jugeant le texte de la Viardot trop désuet pour notre époque, le metteur en scène<strong> David Lescot</strong> a totalement réécrit le livret, le rendant particulièrement dynamique, drôle et percutant, avec une Cendrillon volontaire et féministe. Bons mots, déclamations en rafale très inspirées du rap ou des dictions actuelles, saillies drolatiques…, on s’amuse énormément à écouter ce bagou exubérant. Quant à l’accompagnement au piano, il a été enrichi par <strong>Jérémie Arcache</strong> avec l’ajout de percussions, d’un violoncelle et d’une clarinette, produisant des sonorités en extensions contemporaines, pimentées notamment de jazz et autres improvisations. La scénographie d’<strong>Alwyne de Dardel</strong> fonctionne dans le même esprit, entre intérieur nouveau riche clinquant et intemporel et escalier de music-hall à l’américaine, dispositif très efficace qui culmine avec l’arrivée de la citrouille mobile désopilante, que n’aurait pas reniée Batman un soir de Halloween… Pour les costumes, <strong>Mariane Delayre</strong> a concocté des vêtements m’as-tu vu très chics et des robes pour les sœurs tout droit inspirées de Disney. Cendrillon porte une robe de bal proche de celle portée par Marilyn sur les bouches de métro new-yorkaises, aux paillettes dorées qui se contentent de mettre la jeune femme en valeur juste ce qu’il faut.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Cendrillon-06-®Christophe-Raynaud-De-Lage-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207685"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Christophe Raynaud De Lage</sup></figcaption></figure>


<p>Les chanteurs sont manifestement très à l’aise dans cet univers où ils ont tout le loisir de s’en donner à cœur joie et se délecter des éclats de rires des enfants et de ceux des adultes, pas forcément aux mêmes moments, ce qui est réjouissant. Les deux méchantes sœurs, insupportables à souhait, tirent néanmoins leur épingle du jeu dans un concours d’airs improvisés où elles excellent. Cela aurait pu être l’air des chats, c’est Elvira de <em>Don Giovanni</em> qui est choisie, permettant à <strong>Clarisse Dalles</strong> tout comme à <strong>Romie Estèves</strong> de montrer l’étendue et la justesse de leur voix. En père dépressif au passé pas très net, à l’autorité en berne mais au capital de sympathie intact, <strong>Olivier Naveau</strong> est particulièrement convaincant, voix faussement fatiguée et énergie intacte. Il est concurrencé par les mimiques et déhanchés acrobatiques du chambellan faux prince campé par un <strong>Benoît Rameau</strong> survitaminé. Le prince, par contraste, est bien plus discret, mais décidément charmant, grâce au rayonnement délicat de <strong>Tsanta Ratia</strong>. Impayable en cape de super-héroïne et sac fourre-tout où l’on a du mal à retrouver ce que l’on cherche, la pétulante <strong>Lila Dufy</strong> (elle nous avait épatée en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-flute-enchantee-nantes/">Reine de la Nuit</a> à Nantes) est une formidable fée aussi familière que magicienne, vocalises décontractées à l’appui. Très à son aise également, la délicieuse <strong>Apolline Raï-Westphal</strong> est une Cendrillon à laquelle on adhère sans réserve, y compris dans ses hésitations d’amoureuse intimidée par l’enjeu et sa prestation détonante en improvisation déjantée lors du bal. Au lieu d’un air périlleux, nous avons droit à un festival d’onomatopées en tous genres, le <em>Stripsody</em> créé par Cathy Berberian, originellement esquissé en bande dessinée. La transposition sur scène déclenche l’hilarité du public, mis de bonne humeur jusqu’à la fin qui sera triomphale.</p>
<p>D’abord cachés derrière les tableaux qui les représentent figés dans une attitude, les trois musiciens dirigés par la pianiste <strong>Bianca Chillemi</strong> s’agitent et se donnent sans compter tout au long du spectacle, parfaitement fidèles à l’œuvre de Pauline Viardot qu’ils agrémentent d’improvisations échevelées et humoristiques, guidés en cela par le travail d’adaptation de Jérémie Arcache. On pourrait les croire en roue libre, mais on sent une unité et une cohésion qui font plaisir à voir. Décidément, toutes les fées semblent s’être penchées pour contribuer à la réussite de cette œuvre dont le premier mérite est de se mettre à portée de n’importe quel auditeur et, si c’est son premier contact avec l’opéra, de le rendre instantanément fan, on en prend le pari…</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/viardot-cendrillon-angers/">VIARDOT, Cendrillon – Angers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VIARDOT, Cendrillon &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/viardot-cendrillon-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra de Rennes fait salle comble pour les fêtes avec douze représentations du Cendrillon de Pauline Viardot, au point que l&#8217;auditoire investit la fosse d&#8217;orchestre et qu&#8217;une séance supplémentaire a été programmée pour répondre à l&#8217;appétit des spectateurs.Il faut dire qu&#8217;une fois encore, la co[opéra]tive fait mouche en proposant cette confiserie pétrie de malice qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;opéra de Renne</strong>s fait salle comble pour les fêtes avec douze représentations du <em>Cendrillon</em> de Pauline Viardot, au point que l&rsquo;auditoire investit la fosse d&rsquo;orchestre et qu&rsquo;une séance supplémentaire a été programmée pour répondre à l&rsquo;appétit des spectateurs.<br />Il faut dire qu&rsquo;une fois encore, la <strong>co[opéra]tive</strong> fait mouche en proposant cette confiserie pétrie de malice qui tournera en France pour plus de soixante-dix dates cette année avant une large reprise la saison prochaine.<br />L&rsquo;incroyable Pauline Viardot, sœur cadette de la Malibran, brillante pianiste, cantatrice puis professeure de chant, était une salonnière émérite qui composait pour ses élèves.</p>
<p>Elle était âgée de quatre-vingt-trois ans lorsqu&rsquo;elle créa sa version de Cendrillon, subvertissant subtilement le conte sans en perdre les marqueurs essentiels : <strong>Olivier Naveau</strong> campe un père dépressif au passé trouble placé sous la coupe de ses insupportables belles-filles. <strong>Clarisse Dalles </strong>et<strong> Romie Esteves</strong> jubilent du grotesque de leurs personnages tout en assumant crânement une composition qui inclut l&rsquo;air d&rsquo;entrée d&rsquo;Elvire de <em>Don Giovanni</em> chanté en duo avec un superbe aplomb.<br />Lorsque l&rsquo;on sait que la compositrice acheta le manuscrit de Mozart à prix d&rsquo;or, tant et si bien que l&rsquo;on peut aujourd&rsquo;hui le consulter à la BNF, ce clin d&rsquo;œil sonne comme un irrévérencieux hommage à son illustre prédécesseur.<br /><strong>Jérémie Arcache</strong> fait merveille en orchestrant l’œuvre initialement écrite pour piano seul en un petit bijou de chambre où la créativité le dispute à l&rsquo;humour musical. <strong>Bianca Chillemi</strong> dirige avec énergie depuis le piano et le clavier numérique trois poly-instrumentistes très investis qui rajeunissent la pièce avec brio.</p>
<p>Le salon du baron et son décor de parvenu, tout en dorures clinquantes, intègre deux grands tableaux derrière lesquels se devinent ces musiciens. La scénographie maligne d&rsquo;<strong>Alwyne de Dardel</strong>, grâce à un simple lever de pendrillon, convoque la salle de bal et son escalier de music-hall qui met alors les instrumentistes à l&rsquo;honneur.<br />Là, la Cendrillon d&rsquo;<strong>Apolline Raï-Westphal</strong> brille également là où on ne l&rsquo;attend pas : « air libre » mentionne les didascalies. Avec l&rsquo;ébouriffant <em>Stripsody</em>, de Cathy Berberian, collage d&rsquo;onomatopées issues de l&rsquo;univers de la bandes dessinée, l&rsquo;intrusion du burlesque dans le conte nous permet de sortir des lieux communs de l’égérie romanesque et de rappeler avec fantaisie que décidément – n&rsquo;est ce pas là une caractéristique fondamentale de son personnage ? – Cendrillon n&rsquo;est pas celle que l&rsquo;on croit. La soprano y démontre, de son timbre fruité, la formidable étendue de sa palette du touchant jusqu&rsquo;au loufoque. L&rsquo;ensemble du plateau vocal partage de belles qualités comme la grande clarté de la diction, la liberté physique ainsi que des timbres légers et lumineux qui irradient de joie l&rsquo;ensemble de la partition.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Cendrillon-07®Christophe-Raynaud-De-Lage-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-205836"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>® Christophe Raynaud De Lage</sup></figcaption></figure>


<p><strong>David Lescot</strong>, dramaturge reconnu à qui l&rsquo;on doit notamment le livret et la mise en scène des <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-trois-contes-rennes-a-rennes-les-contes-sont-bons/"><em>Trois Contes</em></a> de Gérard Pesson – si réussis – a délicieusement retravaillé les textes de ce qui s&rsquo;apparente à un opéra-comique de chambre. Ainsi actualisés, les dialogues n&rsquo;en n&rsquo;ont que plus de sel et remportent un succès qui se juge à l&rsquo;aune des éclats de rire des nombreux enfants présents dans la salle. Il faut dire que les rimes les plus savoureuses émaillent la soirée.<br />Sa direction d&rsquo;acteur, pimpante, enlevée, est également portée par ce parlé rythmique qui ponctue l’action en l&rsquo;éloignant du réalisme. Les comédiens-chanteurs s&rsquo;y amusent visiblement. Offrons une mention spéciale à ce titre pour le déhanché « travoltesque » de <strong>Benoît</strong> <strong>Rameau</strong>, habitué de la co[opéra]tive comme de l&rsquo;Opéra de Rennes. Présent dans <em>Narcisse</em> ou encore <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/schumann-le-pelerinage-de-la-rose-rennes/"><em>le Pélerinage de la Rose</em></a>, il avait illuminé d&rsquo;humanité le Monostatos de la<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-rennes/"><em> Flûte Enchantée</em></a>. Il est également à l&rsquo;affiche des <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/louati-les-ailes-du-desir-rennes/"><em>Ailes du Désir</em></a>, autre création de la co[opéra]tive reprise au théâtre de l&rsquo;Athénée en février prochain.<br />Il incarne ici le chambellan du palais et, nouveau clin d&rsquo;oeil à <em>Don Giovanni</em>, échange son rôle avec celui de son maître, campé par le fringant <strong>Tsanta Ratia</strong>. L&rsquo;incontournable fée,<strong> Lila Dufy</strong>, ne manque pas d&rsquo;abattage, elle non plus. Dans un amusant syncrétisme elle entre par la cheminée – c&rsquo;est de saison – mais lorgne également du côté de Mary Poppins lorsqu&rsquo;elle extrait de son cabas toutes les occurrences possibles de baguettes !</p>
<p>La fantaisie des silhouettes est encore soulignée par les costumes. Si un efficace color-block domine, la salle entière attend naturellement la métamorphose de la servante en reine du bal. Et à nouveau prévaut l&rsquo;espièglerie puisque les spectateurs restent frustrés de ce temps fort. Manière de dire une nouvelle fois que ce ne sont ni le ramage ni le plumage qui font de Cendrillon un être d&rsquo;exception.<br />A l&rsquo;issue de la représentation, cette question de la robe était sur toutes les lèvres. Ma fille me suggéra que le superbe manteau argenté porté par la fée – qui est également la tante de la jeune femme – aurait pu constituer un joli élément de transmission intergénérationnelle marquant la transformation de l&rsquo;héroïne plutôt que ce (trop) discret changement de tenue en coulisses. L&rsquo;évocation de l’inénarrable citrouille mobile que l&rsquo;héroïne – après avoir demandé le prince en mariage – met un point d’honneur à conduire elle-même, met finalement tout le monde d&rsquo;accord.</p>
<p>Retransmis en direct depuis l’Opéra de Rennes le jeudi 1er janvier à 16h, le spectacle sera à découvrir en 2026 à Angers, Nantes, le Havre, Besançon, le Mans, Dunkerque, Créteil ainsi qu&rsquo;au théâtre de l&rsquo;Athénée à Paris.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/viardot-cendrillon-rennes/">VIARDOT, Cendrillon &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>GLASS, Les Enfants terribles — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-enfants-terribles-rennes-la-retraite-intranquille-des-enfants-terribles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa nouvelle création, la Co[opéra]tive s&#8217;offre le culot d&#8217;une œuvre contemporaine en tournée dans dix maisons d&#8217;opéra pour vingt quatre représentations, démontrant une nouvelle fois la pertinence de son modèle de collectif de production. Après Orphée, la Belle et la Bête, Philipp Glass complétait en 1996 sa trilogie consacrée à Jean Cocteau avec ces &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa nouvelle création, la Co[opéra]tive s&rsquo;offre le culot d&rsquo;une œuvre contemporaine en tournée dans dix maisons d&rsquo;opéra pour vingt quatre représentations, démontrant une nouvelle fois la pertinence de son modèle de collectif de production.</p>
<p>Après <em>Orphée, la Belle et la Bête</em>, Philipp Glass complétait en 1996 sa trilogie consacrée à Jean Cocteau avec ces <em>Enfants Terribles</em> dont <strong>Phia Ménard</strong> se saisit avec délectation.</p>
<p>L&rsquo;artiste étant chorégraphe, l&rsquo;on aurait pu imaginer qu&rsquo;elle mette la danse – partie intégrante de l’œuvre à sa création – au cœur de son dispositif. Il n&rsquo;en n&rsquo;est rien. Plutôt que de faire danser les personnages, Phia Ménard choisit « de les inscrire dans un monde qui tourbillonne autour d&rsquo;eux. C&rsquo;est donc la scénographie qui assure la chorégraphie ». Le dispositif de scène tournante avec ses trois anneaux concentriques s&rsquo;avère une réussite visuelle, d&rsquo;une parfaite cohérence dramaturgique, qui dynamise remarquablement l&rsquo;espace et rend parfaitement compte de sa dimension onirique.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_enfants_terribles05.jpg?itok=JDWH4rd1" title="© Christophe Raynaud de Lage" width="468" /><br />
	© Christophe Raynaud de Lage</p>
<p>Les protagonistes qui y évoluent ne sont plus des adolescents, mais des personnes âgées enfermées dans une maison de retraite où l&rsquo;imaginaire et l&rsquo;évocation du passé sont les seules échappatoires. Dérèglement liés au virtuel jusqu&rsquo;au drame, questionnement sur le grand âge et ses aspirations&#8230; La metteuse en scène se saisit de thèmes dans l&rsquo;air du temps. Cocteau, citant Picasso, le souligne, « on met très longtemps à devenir jeune ». Ce parti pris trouve ses limites dans le livret lui-même, dès lors que la jeunesse des personnages est évoquée. En revanche, la seconde partie fonctionne assez bien à condition que l&rsquo;on admette que le « jeu » auquel se livrent les personnages par le biais de casques de réalité virtuelle, les projette dans l&rsquo;imaginaire d&rsquo;une vie maritale dans un manoir figuré sur scène par une maison de poupée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_enfants_terribles04.jpg?itok=kfDAY7Sz" title="© Christophe Raynaud de Lage" width="468" /><br />
	© Christophe Raynaud de Lage</p>
<p>Les claustras ajourés de l&rsquo;Ehpad et son univers pastel sublimés par les lumières d&rsquo;Éric Soyer cèdent alors la place à un espace abstrait où les comédiens revêtent les oripeaux les plus fantaisistes, déguisements hauts en couleurs de Marie La Rocca comme inspirés par un couturier au goût tapissier ou encore par des enfants se saisissant des tissus à disposition autour d&rsquo;eux.</p>
<p>Chacun, prisonnier de son orbite, ne peut rencontrer les autres ni partager ses sentiments. Voilà qui laisse toute latitude à Elisabeth, actant principal du drame, pour se déplacer à sa guise sur sa toile et mieux manipuler les autres.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/actu/questionnaire-de-proust-melanie-boisvert"><strong>Mélanie Boisvert</strong></a> qui incarne cette sœur dominatrice et possessive, rend très bien compte de sa fébrilité à la limite de l&rsquo;hystérie. Elle assume une part non négligeable de la partition avec autant d&rsquo;aplomb que d&rsquo;expressivité même si son timbre manque de rondeur.</p>
<p>Son frère Paul, démuni et touchant dans son fauteuil roulant, bénéficie de la présence dense de <strong>Olivier</strong> <strong>Naveau</strong> à la projection pleine d&rsquo;autorité et au timbre séduisant.</p>
<p><strong>François Piolino </strong>campe un Gérard émouvant qui souffre dans les aigus en fin de soirée tandis que l&rsquo;on aurait aimé plus entendre<strong> Ingrid Perruche</strong>, très juste en Agathe et dont le timbre charnu flatte l&rsquo;oreille.</p>
<p>Les quatre chanteurs sont sonorisés, tout comme les trois pianos numériques, ce qui métallise le son à outrance mais rend très compréhensible le texte non surtitré, servi par une excellente diction des interprètes. Ces derniers, tous quatre impliqués, notoirement justes et en place, bénéficient également du soutien indéfectible d&rsquo;<strong>Emmanuel Olivier</strong>, directeur artistique du projet qui y collabore depuis son origine, il y a plus de deux ans. Avec<strong> Flore Merlin </strong>et <strong>Nicolas Royez</strong> se crée une véritable osmose, assez hypnotique mais jamais lassante, notamment grâce à un remarquable travail sur la rythmique.</p>
<p>Le rythme général est également impulsé par la narration assumée dans le roman tout comme dans le film par l&rsquo;auteur et dans l&rsquo;opéra par le personnage de Gérard, ce qui induit alors une certaine subjectivité. Phia Ménard reprend ce point du vue plus distancié en lui ajoutant fort habilement un rôle au sein de l&rsquo;histoire. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;excellent <strong>Jonathan Drillet</strong>, qui a déjà travaillé avec la metteuse en scène, se glisse à la fois dans les oripeaux de Jean Cocteau et dans ceux d&rsquo;un aide-soignant aussi professionnel que blasé. Il réintroduit certains éléments éludés dans l&rsquo;opéra pour plus de cohérence narrative, transforme la scène des écrevisses en un atelier d&rsquo;origami particulièrement savoureux et prend en charge brillamment les scènes de manipulation de marionnettes (avec les chanteurs hors scène) lorsque l&rsquo;action convoque le passé ou se situe hors du huis-clos de la chambre.</p>
<p>Un spectacle à retrouver cet hiver à Tourcoing, Dunkerque, Compiègne, Besançon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Bruxelles et Bobigny.</p>
<p> </p>
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