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	<title>Birgit NILSSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Birgit NILSSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Birgit Nilsson, une fondation en héritage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/birgit-nilsson-une-fondation-en-heritage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 05:38:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire de l’institution trouve ses racines dans la carrière de la cantatrice. Voix de glace, aigus d’acier, projection phénoménale certes mais Birgit Nilsson voulait plus que chanter : elle voulait transmettre. Dès 1969, elle crée une bourse d’études pour les jeunes chanteurs suédois en mémoire de son maître Ragnar Blennow. Puis, dans les années 1980, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire de l’institution trouve ses racines dans la carrière de la cantatrice. Voix de glace, aigus d’acier, projection phénoménale certes mais Birgit Nilsson voulait plus que chanter : elle voulait transmettre. Dès 1969, elle crée une bourse d’études pour les jeunes chanteurs suédois en mémoire de son maître Ragnar Blennow. Puis, dans les années 1980, elle imagine un prix mondial qui récompenserait l’excellence dans le chant et la musique classique. Après sa mort en 2005, sa Fondation prend vie et concrétise son rêve, dès 2009 en couronnant Placido Domingo, conformément au souhait formulé par Birgit Nilsson dans son testament. Le Festival d’Aix-en-Provence est le dernier récipiendaire de la prestigieuse distinction, remise ce 21 octobre par le roi de Suède, Carl XVI Gustaf, lors d’<a href="https://www.forumopera.com/breve/stockholm-remise-du-prix-birgit-nilsson-au-festival-daix%E2%80%91en%E2%80%91provence/">une cérémonie solennelle</a>.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Yanan_Li_251021_9545-1294x600.jpg" />
Remise par le roi de Suède Carl XVI Gustaf du prix Birgit Nilsson à la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, et au président du Festival d’Aix-en-Provence, Paul Hermelin. A droite, la présidente de la Fondation Birgit Nilsson, Susanne Rydén © Yanan Li</pre>
<p>Mais la Fondation ne se limite pas à ce prix. Patrimoine, éducation et mémoire sont mis en jeu à travers de multiples initiatives, telles la conversion de la maison natale de Birgit Nilsson en musée – à Svenstad –, des masterclasses de chant, des expositions iconographiques (par exemple à Stockholm en 2018, pour le centenaire de sa naissance) ou encore la publication d’ouvrages et de coffrets discographiques retraçant la carrière de la chanteuse. Le Stipendium Birgit Nilsson continue de soutenir de jeunes chanteurs suédois. Sa bourse annuelle s’élève à la coquette somme de 250.000 couronnes suédoises (un peu plus de 22.000 euros). La dernière lauréate, la jeune soprano Karolina Berngtsson était invitée l’été dernier à Båstad. Cette petite ville-côtière de la péninsule de Bjäre, au bord de la mer d’Öresund (entre la Suède et le Danemark) célèbre depuis 2018 Birgit Nilsson à travers <a href="https://www.forumopera.com/festival-de-bastad-suede/">un festival estival qui porte son nom</a>. L’édition 2026, du 2 au 8 août, culminera avec une représentation en plein air du <em>Vaisseau fantôme</em> de Richard Wagner portée par une distribution prestigieuse : Elisabet Strid, Christopher Maltman, Stanislas de Barbeyrac, Günther Groissböck… (<a href="https://birgitnilsson.com/en/birgit-nilsson-festival-2/">plus d&rsquo;informations</a>).</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Bastad-tennis-court-and-harbour_photo-credit-Johan-Lilja-1294x600.jpg" />Båstad vu du ciel avec, au centre de la photo, le cours de tennis de Bāstad, transformé en théâtre de plein air chaque été durant le Birgit Nilsson Festival 
© Johan-Lilja</pre>
<p>En 2019, la fondation a été placée sous l’égide de l’Académie royale de musique de Suède (Kungl. Musikaliska Akademien) et a adopté son appellation actuelle (Birgit Nilsson Stiftelse). Son rayonnement ne se veut pas moins international, car les défis qu’elle relève n’ont pas de frontières. Au moment où la musique classique et l’art lyrique font face à de nouvelles problématiques – évolution des publics, renouvellement du répertoire, numérisation, contraintes économiques, écologistes et sociétales –, l’un de ses enjeux est d’ouvrir davantage encore les horizons : encourager la création contemporaine, soutenir la transmission, accompagner les institutions innovantes, favoriser une diversité d’approches…</p>
<p>Ainsi, l’héritage de Birgit Nilsson ne se résume pas à une voix d’exception, mais à l’élan qu’elle inspire encore à ceux qui façonnent l’opéra de demain.</p>
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		<title>Stockholm : remise du Prix Birgit Nilsson au Festival d’Aix‑en‑Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stockholm-remise-du-prix-birgit-nilsson-au-festival-daix%e2%80%91en%e2%80%91provence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 05:33:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est lors d’une cérémonie solennelle au Konserthuset de Stockholm, ce mardi 21 octobre, que le Prix Birgit Nilsson a été remis au Festival d’Aix-en-Provence. Cette distinction, une des plus importantes au monde dans le domaine de la musique classique (dotée d’un million de dollars), consacre en 2025 non pas un artiste mais une institution — une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est lors d’une cérémonie solennelle au Konserthuset de Stockholm, ce mardi 21 octobre, que le Prix Birgit Nilsson a été remis au Festival d’Aix-en-Provence. Cette distinction, une des plus importantes au monde dans le domaine de la musique classique (dotée d’un million de dollars), consacre en 2025 non pas un artiste mais une institution — une première dans l’histoire du prix, créé par la soprano suédoise Birgit Nilsson pour mettre à l’honneur des artistes ou institutions ayant marqué l’histoire de la musique (voir <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-festival-daix-en-provence-laureat-du-birgit-nilsson-prize-2025/">brève du 22 mai dernier</a>).</p>
<p>La remise du prix a eu lieu en présence des souverains de Suède, le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia, lors d’une soirée de gala où se sont succédé discours et musique. Un hommage émouvant a été rendu à Pierre Audi, directeur historique du Festival d’Aix-en-Provence, qui avait appris la distinction quelques semaines avant sa disparition. Sur scène, <strong>Susanna Mälkki</strong> dirigeait le Royal Stockholm Philharmonic et le Royal Swedish Opera Chorus dans quelques pages emblématiques du répertoire. Parmi les temps forts : la sérénade de <em>Don Giovanni</em> et la Romance à l’étoile de <em>Tannhäuser</em>, hissées à la hauteur de l’événement par le baryton suédois <strong>Peter Mattei</strong>. Les lauréats de la bourse Birgit Nilsson étaient aussi à l’honneur : la soprano <strong>Matilda Sterby (</strong>2024) a interprété un extrait d’<em>Innocence,</em> l&rsquo;opéra de Kaija Saariaho créé avec le succès que l&rsquo;on sait au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence en 2021, tandis que le ténor <strong>Daniel Johansson</strong> (2009) a bravement affronté le finale du dernier acte de <em>Tannhäuser. </em>La cérémonie était diffusée en direct et peut être visionnée dans le monde entier sur <a href="https://www.konserthuset.se/en/play/birgit-nilsson-prize/">Konserthuset Play</a> pendant trente jours.</p>
<p>Récompenser un festival représente une évolution notable du Prix Birgit Nilsson. Elargir son horizon aux institutions capables de créer, commander et diffuser l’opéra envoie un signal fort : la vitalité de l’art lyrique ne tient plus seulement aux artistes mais aussi aux structures et à la création.</p>
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		<title>La boîte à pépites : le cri primal de Chrysothemis dans Elektra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boite-a-pepites-le-cri-primal-de-chrysothemis-dans-elektra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jun 2024 03:42:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On sait que l&#8217;opéra et en particulier les voix déclenchent jouissance ou crispation chez les uns et les autres, selon qu&#8217;ils soient amateurs ou ennemis (deux groupes irréconciliables) de l&#8217;art lyrique. Les Opernfreunde straussiens n&#8217;ont cependant jamais oublié le cri extraordinaire lancé par Marie Collier quand elle apprend la (fausse) nouvelle de la mort de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On sait que l&rsquo;opéra et en particulier les voix déclenchent jouissance ou crispation chez les uns et les autres, selon qu&rsquo;ils soient amateurs ou ennemis (deux groupes irréconciliables) de l&rsquo;art lyrique. Les <em>Opernfreunde</em> straussiens n&rsquo;ont cependant jamais oublié le cri extraordinaire lancé par <strong>Marie Collier</strong> quand elle apprend la (fausse) nouvelle de la mort de leur frère, Oreste, à Elektra (<strong>Birgit</strong> <strong>Nilsson), </strong>cette dernière comptant sur lui pour venger la mort de leur père, Agamemnon. Dans l&rsquo;enregistrement légendaire de 1966 chez Decca de l&rsquo;opéra de Richard Strauss par <strong>Sir Georg Solti</strong> avec l&rsquo;Orchestre philharmonique de Vienne, sans doute saisie par l&rsquo;énergie sauvage du chef hongrois (de son vrai nom György Stern), la soprano australienne nous offre un des plus beaux (ou des plus étranges selon les goûts) cris de l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra. Un peu comme si sa Chrysothemis s&rsquo;était soudain retrouvée dans un film d&rsquo;horreur de Dario Argento. Il est vrai que la partition indique qu&rsquo;elle surgit sur la scène « wie ein verwundenes Tier » (comme une bête blessée) et qu&rsquo;elle doit bel et bien crier (« schreiend »). Toutes ses collègues n&rsquo;arrivent cependant pas à en poitriner un semblable&#8230; pour le meilleur ou pour le pire ? </p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="R. Strauss: Elektra, Op. 58, TrV 223 - &quot;Orest! Orest ist tot!&quot;" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/64jYSfGMxGQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>10 contre-ut à décorner les bœufs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/10-contre-ut-a-decorner-les-boeufs/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/10-contre-ut-a-decorner-les-boeufs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 05:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/10-contre-ut-a-decorner-les-boeufs/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le contre-ut est à l&#8217;opéra ce que le double-axel est au patinage artistique – ou la sauce béarnaise à l&#8217;entrecôte : qu&#8217;il soit spectaculaire, prudent, tendu, fiévreux, maîtrisé, court, trop bas ou trop haut, de poitrine ou de tête, tout droit ou abordé de biais, on l&#8217;attend, on le redoute, et toujours, on l&#8217;aime ! Un &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px;">Le contre-ut est à l&rsquo;opéra ce que le double-axel est au patinage artistique – ou la sauce béarnaise à l&rsquo;entrecôte : qu&rsquo;il soit spectaculaire, prudent, tendu, fiévreux, maîtrisé, court, trop bas ou trop haut, de poitrine ou de tête, tout droit ou abordé de biais, on l&rsquo;attend, on le redoute, et toujours, on l&rsquo;aime ! Un petit aperçu, fatalement incomplet et forcément subjectif.</p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Birgit Nilsson, <em>La Walkyrie</em>, Richard Wagner</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">S&rsquo;il est un sommet dans les épreuves, non exemptes de sadisme, que les compositeurs d&rsquo;opéras aiment imposer à leurs chanteurs, c&rsquo;est assurément l&rsquo;entrée réservée par Richard Wagner à Brünnhilde dans <em>Die Walküre</em>, la première journée du Ring des Nibelungen. En équilibre instable sur le thème de la chevauchée, la soprano, cueillie à froid par le fameux Walkürenruf, doit s&rsquo;envoler jusqu&rsquo;au contre-ut, ce qui ne l&rsquo;absout pas pour autant de trille, saut d&rsquo;octave et autres effets destinés à illustrer vocalement l&rsquo;ardeur insolente et joyeuse de la Walkyrie. La critique s&rsquo;est parfois montrée sévère à l&rsquo;égard de Birgit Nilsson, jugée dans ce rôle sinon impavide du moins sommaire dans sa manière de dessiner au stylet le portrait de la vierge guerrière. Nul en revanche n&rsquo;a trouvée à redire sur ses « Hojotoho! » vainqueurs qui, dans cette mise en bouche wagnérienne, percent droit et juste, jusqu&rsquo;au contre-ut meurtrier. [Christophe Rizoud]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jpIRtWIIgKM" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Giuseppe Di Stefano, <em>Faust</em>, Charles Gounod</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Nombreux sont les  enregistrements de contre-ut à décorner les bœufs par leur volume ou leur tenue, parmi lesquels on citera celui qui conclut « Di quella pira » ou celui d’Arnold à la fin d&rsquo;« Asile héréditaire » qui permit à Gilbert Duprez de pousser pour la première fois dans l’histoire de l’opéra, cette note en voix de poitrine, sans oublier ceux de Tonio dans La Fille du régiment. Les ténors qui se sont fait une spécialité de cette note emblématique sont légion. Cependant mon choix s’est porté sur un contre-ut moins spectaculaire mais tout aussi époustouflant, celui émis par le jeune Di Stefano à la fin de « Salut demeure chaste et pure » qui s&rsquo;achève sur un diminuende en voix mixte impeccablement maîtrisé dont l&rsquo;effet est irrésistible. [Christian Peter]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cOktnGD8G_0" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<a href="https://youtu.be/D_oP4HfT3zw"><strong>Rockwell Blake, <em>Marino Faliero</em>, Gaetano Donizetti</strong></a></p>
<p style="font-size: 14px;">En juin 2004, plusieurs rédacteurs de Forumopéra se rendaient à Metz pour entendre Rockwell Blake dans <em>Les Huguenots</em>, Raoul devant être sa dernière prise de rôle. Âgé de 53 ans, le ténor américain ne se mentait pas sur l&rsquo;imminente fin de sa carrière, qu&rsquo;il attendait avec le sentiment du devoir accompli. De ses moyens, Rockwell Blake avait une connaissance très impitoyable : l&rsquo;aspérité de son timbre ne lui était pas inconnue et il savait que l&rsquo;admiration du public ne se gagnerait que par sa technique époustouflante. Dans ce <em>Marino Faliero</em> datant de 2002, certes, on entend à quel point la voix est devenue blanche, mais surtout on admire l&rsquo;aisance des vocalises, la maîtrise triomphante du souffle et l&rsquo;intégrité du registre aigu, lequel culmine par un contre-ut électrisant. [Camille De Rijck]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/D_oP4HfT3zw" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Montserrat Caballé, <em>Aida</em>, Giuseppe Verdi</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">On ne compte plus les aigus pianissimo de Montserrat Caballé : ils sont rapidement devenus sa marque de fabrique, quitte à en rajouter même quand le compositeur ne les lui demandait pas ! Avec « O patria mia », force est de reconnaître que c&rsquo;est Verdi lui-même qui exige un contre-ut PP, rajoutant même en toutes lettres, au cas où : <em>dolce</em> ! Mais dans le célèbre enregistrement de 1974 pour EMI, sous la direction de Riccardo Muti, le miracle tient également à l&rsquo;incroyable longueur de souffle, qui lui permet de chanter sans respirer une phrase où la plupart de ses consœurs reprennent leur souffle une ou deux fois ! Les amateurs se précipiteront également au finale de son arioso de Liu dans <em>Turandot</em> (« Tanto amore segreto&#8230; » – DECCA, 1972), lui aussi d&rsquo;une longueur de souffle absolument sidérante&#8230; [Jean-Jacques Groleau]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/1DGIU8kZ6Pc" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Thomas Hampson, <em>ll Barbiere di Siviglia</em>, Gioacchino Rossini</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Les sopranos et les ténors qui font un contre-ut, beau, long puissant, c&rsquo;est toujours impressionnant, mais au fond ce n&rsquo;est pas rarissime ! Pensant, avec Catulle, que « la victoire aime l&rsquo;effort », nous pouvons aussi prêter une oreille attentive et bienveillante aux aigus osés par ceux qu&rsquo;on attend pas dans la stratosphère de l&rsquo;ambitus humain. Un contre-ut de mezzo-soprano peut être court, ténu et même un peu faux ; il exprimera alors la quintessence de ce qu&rsquo;exprime un aigu : une tension, une surprise ou une libération, en tout cas ce moment où les vannes s&rsquo;ouvrent tout grand, libérant des flots cathartiques. Mais que dire, alors, d&rsquo;un contre-ut de baryton, sinon qu&rsquo;il s&rsquo;agit  d&rsquo;une performance qu&rsquo;on n&rsquo;entend pas à chaque saison, et qu&rsquo;elle mérite d&rsquo;être saluée bien bas ? Parmi les quelques chanteurs à avoir pu tenter l&rsquo;exploit, Thomas Hampson, ici capté dans sa prime jeunesse, est sans doute l&rsquo;un des mieux dotés : on admire tout ensemble l&rsquo;arrogance des moyens, la séduction du timbre et l&rsquo;inventivité de l&rsquo;interprète, qui sait  décaler l&rsquo;aigu tant attendu de quelques mesures&#8230; à vous de le trouver ! [Clément Taillia]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ldqHu71bjXQ" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Fritz Wunderlich, <em>Granada</em>, Agustin Lara</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Certes, il faut attendre la toute fin pour savourer le contre-ut, solaire, radieux, libre et décomplexé. Que l&rsquo;on se rassure, il est là et bien là.<br />
	Mais le si bémol donné, d&rsquo;entrée de jeu, à pleine poitrine, et <em>a cappella</em>, à lui seul permet à Fritz Wunderlich de rafler la mise. Dans la chansonnette napolitaine, répertoire auquel on ne l&rsquo;associe pas spontanément, lui le Tamino éternel, il se révèle insurpassable, et n&rsquo;a rien à envier aux matamores latins qui pullulent sur ce créneau. A t-on jamais entendu attaque plus jouissive que ce « Kennt ihr Granada bei Nacht » ? Où trouver des tenues aussi renversantes dans l&rsquo;aigu, qui n&rsquo;ont rien à envier, mutatis mutandis, aux « Wälse » de Melchior? Par les temps sombres et angoissants que nous traversons, voici assurément la meilleure des thérapies, le meilleur des antidotes à la morosité. Qu&rsquo;importent alors la traduction allemande et l&rsquo;orchestration délicieusement kitsch ! Du soleil, du bonheur, une voix rayonnante et insolente de beauté : voilà ce dont, désespérément, nous avons besoin ! [Julien Marion]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ps1K-YDM4R0" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Christine Schäfer, <em>Herzegewächse</em>, Arnold Schönberg</strong></p>
<p>Il est regrettable qu’on ne joue pas plus souvent <em>Herzgewächse</em> de Schönberg. Soyons sincères, c’est surtout la faute du compositeur lui-même. Ecrite pour soprano, célesta, harmonium et harpe, l’œuvre a du mal à se trouver des compagnes de programme, puisqu’on attend encore un arrangement de la scène de la folie de <em>Lucia di Lamermoor</em> pour cet effectif.<br />
	Faute aussi à une ligne vocale hallucinante. Le poème de Maeterlinck tiré des <em>Serres chaudes</em> inspire à Schönberg une musique lunaire, où la voix se promène dans un étrange jardin instrumental. A la vue d’un lys, le chant jusqu’ici sobre et précis se fait plus lyrique (mais toujours noté triple-piano). On passe allègrement le cap du contre-ut, puis du contre-ré bémol, du contre-mi bémol, et la pièce culmine sur un  contre-fa, quadruple-piano et tenu, sur le mot « mystique », bien sûr.<br />
	Considérant le défi de cette miniature d’à peine trois minutes où le contre-ut fait figure de note de passage confortable, peu de sopranes se sont risquées à porter <em>Herzgewächse</em> au disque. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yaaIsq5DSos">Mady Mesplé</a> fait habilement pencher Schönberg du côté de Donizetti, mais c’est à Christine Schäfer que va notre préférence. Son contre-fa est peut-être contre-mi dièse bas, mais quand on est si haut, on ne compte presque plus. Les musiciens de l’Ensemble intercontemporain sous l&rsquo;inévitable haut patronage de Pierre Boulez enchâssent la chanteuse dans un écrin instrumental tout de plantes diaphanes et maladives. [Alexandre Jamar]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/PRELQU3fRYU" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Franco Corelli, extrait&#8230;</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Le vrai contre-ut n’est pas une note esquissée en passant. Ce n’est pas un geste vocal longuement préparé. Ce n’est pas une prouesse athlétique. Le vrai contre-ut est une note venue d’ailleurs. C’est l’énergie du cosmos soudain concentrée en un son. Et ce son vous vrille les nerfs du sommet du crâne à la plante des pieds. Ce bref extrait l’atteste : le contre-ut est le miracle d’une voix qui se laisse traverser  par on ne sait quelle transe, qui immédiatement vous gagne et vous rend dépendant comme une drogue dure. Ne me dites pas que vous ne réécouterez pas ces quelques secondes&#8230;quoi? Dix, vingt, cent fois?  [Sylvain Fort]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QRBiZw5BX7M" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Nicolai Gedda, <em>Guillaume Tell</em>, Gioacchino Rossini</strong></p>
<p style="font-size: 14px;">En matière de contre-ut, la puissance et la durée ne sont pas les seuls éléments du spectacle. Il y a aussi la quantité ! Les neuf contre-ut de Tonio dans le « Ah mes amis quel jour de fête ! » de la Fille du Régiment en sont un bel exemple. Parfois ces exploits passent scandaleusement inaperçus : il en est ainsi du rôle d&rsquo;Arnold dans Guillaume Tell, surnommé « le tombeau des ténors » à cause des ses multiples suraigus : selon certains spécialistes, 2 ut-dièse, 28 contre-ut et un nombre hallucinant de si naturels ou bémol. Ecoutons ici les 8 contre-ut de l&rsquo;exceptionnel Nicolai Gedda dans la grande scène qui ouvre l&rsquo;acte IV (à 3.07, 4.10, 4.15, 5.30, 5.35, 5.59, 6.25 et 6.38). Le dernier aigu dure même près de 10 secondes ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nN7AskircbE" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p>
	<strong>Bruno de Sà, <em>Polifemo,</em> Giovanni Battista Bononcini</strong></p>
<p> A des années-lumières des contre-ut de poitrine d’un ténor, Bruno de Sà s’envole vers l&rsquo;éther et frôle le contre-ut des sopranos avec un Si 5 proprement inouï: à notre connaissance, aucun homme n’avait encore atteint de telles cimes en conservant cette pureté et cette douceur d’émission. En outre, l’interprète est touché par la grâce et les inflexions infiniment tristes du tendre Acis achèvent de nous désarmer. [Bernard Schreuders]</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/kqXYtsCqU1k" width="560"></iframe></p>
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		<title>Birgit Nilsson, portraits</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/birgit-nilsson-portraits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 08:35:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Birgit Nilsson, de son vrai nom Birgit Märta Svensson (1918-2005) reste dans la mémoire collective lyrique comme la soprano dramatique absolue, celle qui possédait tout : puissance, endurance, volume, sens du mot et de la phrase doublé d’une intelligence dramatique et musicale hors pair. Brünnhilde, Isolde, Elektra ne trouveront peut-être pas d’égales ; Turandot et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Birgit Nilsson,</strong> de son vrai nom Birgit Märta Svensson (1918-2005) reste dans la mémoire collective lyrique comme la soprano dramatique absolue, celle qui possédait tout : puissance, endurance, volume, sens du mot et de la phrase doublé d’une intelligence dramatique et musicale hors pair. Brünnhilde, Isolde, Elektra ne trouveront peut-être pas d’égales ; Turandot et Minnie lui doivent sûrement beaucoup. Pour embrasser cette figure qui se confond désormais dans la légende d’un âge d’or wagnérien, dont les aigus lancé comme les javelots de la Walkyrie résonnent dans les oreilles de chacun, nous lui consacrons un dossier sous forme de portraits en trois volets.</p>
<ul>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles">Portrait par le disque</a></li>
<li>Portrait de pied en cap : <a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-et-la-paire-de-chaussure">Birgit Nilsson et la paire de chaussures​</a></li>
<li><a href="/actu/jy-etais-portrait-amoureux-de-birgit-nilsson-par-nos-lecteurs">Portraits amoureux</a></li>
</ul>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>« J&#8217;y étais ! » : portrait amoureux de Birgit Nilsson par nos lecteurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/jy-etais-portrait-amoureux-de-birgit-nilsson-par-nos-lecteurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 07:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evoquer le souvenir et la carrière de Birgit Nilsson à l’occasion du centenaire de sa naissance ne pouvait être une entreprise complète sans le témoignage de ceux qui l’ont entendue et qui l’ont aimée. Une dizaine de nos lecteurs s’est prêtée à ce jeu du souvenir. Qu’ils en soient remerciés. Ce portrait amoureux est avant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="https://www.forumopera.com/dossier/birgit-nilsson-portraits">Evoquer le souvenir et la carrière de Birgit Nilsson</a> à l’occasion du centenaire de sa naissance ne pouvait être une entreprise complète sans le témoignage de ceux qui l’ont entendue et qui l’ont aimée. Une dizaine de nos lecteurs s’est prêtée à ce jeu du souvenir. Qu’ils en soient remerciés. Ce portrait amoureux est avant tout le leur et ce n’est surement pas une surprise si l’on retrouve sous la plume de chacun les mêmes mots pour qualifier l’artiste, immense, forcément immense.</strong></p>
<hr />
<p>« <em>Ce soir de juillet je fus emporté par ce maelstrom, ce tourbillon de passion dans le mistral et cette mise en scène propice à mon âme mystique de l&rsquo;étudiant d&rsquo;alors. Il me reste le souvenir des voix mêlées, emmêlées de Vickers et de Nilsson, indissociables</em> ». 1973 dans le théâtre Antique d’Orange. Soirée mythique parmi beaucoup d’autres que Birgit Nilsson a offerte à son public. Une soirée dont Bernard se remémore en ces mots, et qui revient fréquemment sous la plume de nos lecteurs qui ont eu le bonheur d’assister à ces représentations. « <em>A partir de ce moment et toute ma vie de mélomane, j’ai cherché cette chose</em> ». Effet du temps passé, du regard rétrospectif et véritable expérience sensorielle hors du commun, il semble que ce contact avec cette artiste hors-norme et sans équivalent ait provoqué la même sorte de fascination. « <em>J&rsquo;ai cherché dans mes archives et j&rsquo;ai retrouvé un programme dédicacé de la venue au Grand Théâtre de Bordeaux de Birgit Nilsson le vendredi 9 décembre et dimanche 11 décembre 1977 dans un récital Wagner (Isolde et Brünnhilde), dirigé par Roberto Benzi. J&rsquo;y étais !</em> » explique Jean-Claude. Et cette expression pudique « j’y étais » cristallise la marque indélébile qu’une telle soirée a laissée jusque quarante années plus tard.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="307" src="/sites/default/files/styles/large/public/birgit-nilsson_0.jpg?itok=ddD7QeYU" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p>Un autre souvenir, narré par Laurent, permet de toucher du doigt le monstre sacré qu’était la soprano suédoise : « <em>c&rsquo;était le 25 février 1966 à l&rsquo;Opéra Garnier, unique fois où Birgit Nilsson et Wolfgang Windgassen ont chanté ensemble </em>Tristan und Isolde<em> à Paris. Seule fois, également, si je me souviens bien, où des candidats spectateurs se sont battus sur les marches de l&rsquo;opéra pour obtenir des billets. Cela reste évidemment un très un grand souvenir avec une Isolde inoubliable et aux moyens vocaux tellement grands que quelques spectateurs mal élevés, comme il y en a malheureusement de temps en temps à Paris, allèrent jusqu&rsquo;à siffler Windgassen pourtant grand Tristan et magnifique musicien, mais qui n&rsquo;avait pas, c&rsquo;est vrai, les mêmes moyens que sa partenaire</em>. »</p>
<p>Ces moyens, ce physique, c’est Bernard assis au premier rang du théâtre du Chatelet en mai 1981 – pour rétrospectivement un concert d’adieu en France – qui les décrit avec une précision chirurgicale : «<em> j’y suis encore […] j&rsquo;étais en apnée, hypnotisé. Je regardais sa gorge avant qu&rsquo;elle entame le récit d&rsquo;Isolde du premier acte. Ce qui me fascinait c&rsquo;était de voir toute cette architecture musculaire de son larynx, de sa mâchoire inférieure, et de ces poumons immenses se préparer à nous déverser des flots de musique. […] Aujourd&rsquo;hui je me &lsquo;plains&rsquo; qu’Anna Pirozzi me détruit les tympans si je suis trop près&#8230; mais là, la mère des enfants et moi étions saouls de cette Isolde, souveraine, dans une colère absolue, avec des attaques incroyables de précision. […] Un délire dans la salle.</em> »</p>
<p>Certains nous adressent aussi des critiques. Jan, un de nos lecteurs flamands qui l’a entendue à Vérone en 1969 dans <em>Turandot </em>se rappelle de sa surprise lorqu’il constata l’écart entre la voix des enregistrements Decca qu’il possédait et une voix live finalement moins massive. Il reconnaît cependant «<em> une voix laser qui pénétrait avec facilité l&rsquo;orchestration dense de Puccini. Elle n&rsquo;avait aucune difficulté dans &lsquo;In questa reggia&rsquo; : tous les aigus étaient parfaits, j&rsquo;avais même le sentiment qu&rsquo;elle chantait un peu au-dessus de la note comme dans les enregistrements. La production de la voix était très scandinave ou allemande : un peu raide, un timbre froid et sans chaleur. Je me souviens d&rsquo;un &lsquo;Pace, pace, mio Dio&rsquo; en récital sans passion, loin du monde de la Méditerranée. J&rsquo;avoue aussi qu&rsquo;en 1969 j&rsquo;étais beaucoup plus impressionné par les débuts italiens à Vérone de Placido Domingo.</em> » Un souvenir qui corrobore certaines de nos analyses quant à un pan de son répertoire italien <a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles">dans le portrait par le disque</a> que nous lui avons consacré.</p>
<p>« <em>Madame Nilsson occupe une place majeure dans ma discothèque, enchantement et ravissement sont toujours renouvelés, mais depuis les soirées d’Orange le souvenir de cette voix hors norme reste immuablement présent</em> » explique Jean-Alban. Il fait le récit précis d’une <em>Walküre</em> dans le théâtre antique dirigée par Rudolph Kempe en 1975 : « <em>Un écrin vocal dont la reine partagea la vedette avec une autre impératrice du chant, Leonie Rysanek, bouleversante Sieglinde. Ce soir-là également le mistral resta timide, religieusement discret, afin de laisser Birgit Nilsson incarner son personnage mythique. Brünnhilde, chacun le sait, c’est Birgit Nilsson. […] Une déesse du chant, ô combien humaine avec Siegmund et Sieglinde, là encore conjuguant harmonieusement autorité et douceur fraternelle ; ô combien véhémente et déchirante auprès d’un père – formidable Theo Adam – d’abord inébranlable puis totalement soumis au choix de sa fille élue. Le dialogue final entre le père et la fille, porté par l’attention fine et presque &lsquo;chambriste&rsquo; de la direction de Kempe, émut profondément le public de l’amphithéâtre. </em>» C’est également dans ces années que Birgit Nilsson incendie le Palais Garnier dans deux séries d’<em>Elektra</em>. Voici ce qu’en dit Bernard : « <em>Nilsson comme une souillon dans ce décor sombre grattant le sol, hallucinée et hallucinante. Sa voix dans Garnier nous propulsait hors de nous-même par sa puissance. Une énergie sans limite nous disait la haine dans l&rsquo;amour. Pas besoin de théoriser ce que la musique de Strauss exprimait</em>. »</p>
<p>	En dehors des souvenirs scéniques, d’autres lecteurs évoquent l’artiste en dehors de la scène, une personnalité simple et joviale, avec là aussi son côté gargantuesque. C’est le hasard qui a voulu que Gérard fasse la connaissance de Birgit Nilsson : « <em>elle chantait les deux scènes finales de </em>Salomé <em>et du </em>Crépuscule<em>. Je suis arrivé comme d&rsquo;habitude très en avance. La salle était fermée. Un taxi s&rsquo;est arrêté et elle en est descendue robe sur le bras et s&rsquo;est dirigée vers l&rsquo;entrée. Fermée. Personne pour accueillir la plus grande wagnérienne de l&rsquo;époque. Je me suis approché et après l&rsquo;avoir salué, lui ai proposé de l&rsquo;aider. Nous sommes allés vers l&rsquo;entrée des artistes et là un machiniste nous a emmenés au sous-sol dans une espèce de cave où il y avait un vieux piano, et la grande Nilsson s&rsquo;est chauffé la voix. […] J&rsquo;étais jeune et ce souvenir dont je revois les images est en moi pour toujours. Ensuite je l&rsquo;ai revue pour la dernière fois au Chatelet pour ses adieux et elle m&rsquo;a reconnu. Je n&rsquo;ai même pas osé lui demander un autographe, son accolade m&rsquo;a largement suffi.</em> » Isabelle, travaillait, elle, pour une agence qui organisait les tournées et concerts de différents artistes lyriques. Elle se rappelle cet épisode : « <em>un jour Nilsson vient à Paris pour un concert au Chatelet. Je l&rsquo;aide à porter sa valise avec sa robe de concert, et nous voilà dehors, dans la nuit à l&rsquo;arrêt de taxi vide&#8230; et moi j&rsquo;essaie de héler un taxi avec ma voix fluette. Nilsson rit de mes essais et tout d&rsquo;un coup j&rsquo;entends un sifflet ENORME qui stoppe net la circulation et le taxi nous arrive ! C&rsquo;était Nilsson elle-même qui sifflait comme un marin et qui m&rsquo;a ouvert une vocation. Je siffle depuis très bien, mais avec deux doigts&#8230; </em>».</p>
<p>Le voisin de Pierre-Etienne, qui n’y connaissait probablement rien au monde de l’Opéra et n’avait sûrement pas le début d’une idée de qui pouvait bien être Birgit Nilsson, fournira le mot de la fin de ce portrait. Il avait pour coutume d’organiser des soirées bruyantes qui finissaient au petit matin. Pierre-Etienne sait que la vengeance se mange froide : «<em> je lui servais régulièrement </em>Turandot<em> ou </em>Le Crépuscule des Dieux<em> les matins où il organisait des afters chez lui&#8230; Il en aurait long à dire sur la difficulté de s&rsquo;endormir avec un disque de Birgit !</em> »</p>
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		<title>Dix cadeaux de Noël de 2,5 à 250€</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-cadeaux-de-noel-de-25-a-250eu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 06:44:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La quête des cadeaux de fin d’année est opération répétitive et souvent fastidieuse. C’est pourquoi cette année nous avons voulu Noël simple, pratique et à portée de tous les budgets. Bonbons aux plantes Ricola (2,5€) La Zurich Staatsoper les propose en libre-service avant le spectacle et durant l’entracte. Les autres maisons d’opéra n’ont pas cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La quête des cadeaux de fin d’année est opération répétitive et souvent fastidieuse. C’est pourquoi cette année nous avons voulu Noël simple, pratique et à portée de tous les budgets.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel2019-1.jpg?itok=fckpWQqN" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Bonbons aux plantes Ricola</strong> (2,5€)<br />
	La Zurich Staatsoper les propose en libre-service avant le spectacle et durant l’entracte. Les autres maisons d’opéra n’ont pas cette bonne idée. Pourtant, rien de mieux que ces bonbons à base de plantes suisses pour lutter contre le fléau lyrique numéro un : la toux (et ses dérivés gutturaux). En vrai connaisseur, éviter d&rsquo;offrir la version sans sucres plus largement diffusée en France mais moins efficace. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782330114374_0.jpg?itok=mxBK_4sB" style="width: 100px;height: 189px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.forumopera.com/livre/berlioz-un-portrait-extra-lucide"><u>Bruno Messina, <em>Hector Berlioz</em> – Actes Sud</u></a></strong> (18€)<br />
	Les commémorations du bicentenaire de sa naissance sont l’occasion rêvée de réviser son Hector Berlioz avec ce petit volume qui ne récite pas bêtement sa leçon mais explore, ouvre de nouvelles portes et finalement éclaire. Cette quête intime n’a rien de surprenant : son auteur, Bruno Messina est le le directeur du Festival Berlioz à La Côte-Saint-André depuis plus de dix ans. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/71it8mqjgl._sl1200_.jpg?itok=_2-zwak5" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><u><a href="https://www.forumopera.com/dvd/billy-budd-homme-libre-toujours"><strong>Benjamin Britten, <em>BIlly Budd</em> &#8211; BelAir Classiques</strong></a></u> (24€)<br />
	Comme la venue à Paris de la production madrilène de <em>Billy Budd</em> tourne de plus en plus au serpent de mer, vous vous consolerez en vous procurant le DVD de ce magnifique spectacle, où Britten est servi par une équipe de choc : Ivor Bolton à la baguette ; Deborah Warner à la mise en scène, très inspirée ; Jacques Imbrailo, le Billy de sa génération, Toby Spence, capitaine Vere à la touchante fragilité, et Brindley Sherratt, très fielleux Claggart, sans oublier toute une constellation de petits rôles parfaitement tenus. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/613rzxnf3xl._sl1103__0.jpg?itok=Bket4nOr" style="width: 100px;height: 155px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><a href="https://www.forumopera.com/cd/le-tribut-de-zamora-vous-laviez-pris-rendez-le-nous"><u><strong>Charles Gounod, <em>Le Tribut de Zamora</em> &#8211; Palazzetto Bru Zane</strong></u></a> (27,99€)<br />
	Le dernier opéra de Gounod avait disparu des scènes depuis plus d’un siècle : en cet année de bicentenaire de la naissance du compositeur, le Palazzetto Bru Zane a rendu au <em>Tribut de Zamora</em>, et c’est une très belle surprise, comme un résumé de l’art du créateur de <em>Faust</em> et de <em>Roméo et Juliette</em>, un grand opéra comme le XIX<sup>e</sup> siècle en avait le secret, avec chœurs patriotiques, scène de la folie et danses exotiques. Que demander de plus ? [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel2019-3.jpg?itok=tkzIY4nY" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.opera-comique.com/fr/boutique"><u>Coffrets lyrique de l’Opéra Comique</u></a> </strong>(à partir de 45€)<br />
	Après avoir surmonté l’écueil d’une saison hors les murs pour travaux, l’Opéra Comique affiche une forme resplendissante où audace et tradition atteignent un équilibre auquel peu parviennent. C’est les yeux fermés que l’on peut déposer au pied du sapin un de ses coffrets lyriques comprenant, outre un – ou deux – billets pour un des opéras de la saison 2019, un programme livret et un rafraichissement à l’entracte. Seul <a href="https://www.forumopera.com/actu/le-favart-naissance-dun-gateau"><u>le Favart</u></a>, ce gâteau maison imaginé par Lenôtre autour de la framboise, est en supplément. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/71tvksgam-l._sl1200_.jpg?itok=L6SGCj-t" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><a href="https://www.forumopera.com/actu/centenaire-bernstein"><u><strong>Leonard Bernstein, Complete Works &#8211; Deutsche Grammophon</strong></u></a> (96€)<br />
	Pour passer une bonne soirée durant les fêtes d’année, une recette infaillible : visionner le DVD de <em>Candide</em> dirigé en concert par Leonard Bernstein, avec June Anderson, Jerry Hadley, Christa Ludwig et Nicolai Gedda. Et si vous achetez le coffret Bernstein, vous aurez aussi le plaisir d’écouter<em> On the Town</em>, <em>Wonderful Town</em> ou <em>West Side Story</em>, la très seventies  <em>Mass</em>, le délectable <em>Trouble in Tahiti</em> et toutes les autres œuvres où la voix tient un rôle privilégié. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel2019-4.jpg?itok=L7RaGZcO" style="width: 100px;height: 105px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.asopera.fr/fr/21-s-abonner"><u>Abonnement Avant-Scène Opéra</u></a></strong> (148€ en France, 70€ pour les étudiants)<br />
	Depuis plus de 40 ans, <em>L’Avant-Scène Opéra </em>accompagne l’amateur d’art lyrique dans la découverte des chefs-d’œuvre du répertoire. Economique, l’abonnement offre aussi la certitude de ne passer à côté d’aucune des parutions de l’année (quatre nouveaux titres et deux nouvelles éditions). En 2019, se profilent notamment <em>Les Troyens</em> (Berlioz), <em>La Grande-Duchesse de Gérolstein</em> (Offenbach) et <em>Jakob Lenz</em> (Rihm). Des cadeaux de bienvenue et de fidélité complètent judicieusement la proposition. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/6111lpcb2sl._sl1200_.jpg?itok=Krb-E7F0" style="width: 100px;height: 90px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles"><u><strong>La Nilsson, coffret à tirage limité Decca</strong></u></a> (96€) <br />
	Non, ce n’est pas pour succomber à la nostalgie sur l’air du « C’était mieux avant » que nous incluons le coffret Birgit Nilsson parmi ces cadeaux de Noël. Mais des  voix comme celle-là, il n’en a jamais existé treize à la douzaine, donc autant en profiter sans arrière-pensée. 79 CD et deux DVD pour faire le tour de la question, avec intégrales et récitals. De quoi s’en mettre plein les oreilles et les yeux au pied du sapin. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/noel2019-5.jpg?itok=p_CD4NjL" style="width: 100px;height: 100px;margin-right: 10px;margin-left: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.digit-photo.com/NIKON-Jumelles-Prestige-4x10-DCF-Prismes-en-Toit-Noire-rNIKONBAA750AA.html"><u>Jumelles de théâtre Nikon Prestige</u></a></strong> (179€) <br />
	L’accessoire dont on pourrait penser que tout lyricomane est correctement équipé. A tort. Disposer d’une bonne paire de jumelles de théâtre puissante, lumineuse, adaptée à toutes les vues, élégante, peu encombrante et légère relève d’une quadrature du cercle que Nikon, avec ce modèle prestige, est parvenu résoudre. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/csm_salome_55f958663d.jpg?itok=aSianUOD" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><a href="https://www.staatsoper.de/en/productioninfo/salome.html"><u><strong>Richard Strauss, <em>Salomé</em>, Festival de Munich</strong></u></a> (243€) <br />
	Tandis qu’à Vienne, l’orientalisme klimtien de la production créée en 1972 pour Leonie Rysanek continuera à faire les beaux soirs du Staatsoper au printemps prochain, Munich s’apprête à proposer en juin 2019 une nouvelle <em>Salomé</em> montée par Krzysztof Warlikowski et dirigée par Kirill Petrenko, avec du très beau linge (Marlis Petersen, Wolfgang Koch, Manuela Schuster, Pavol Breslik…). De quoi donner envie de casser sa tirelire pour de bon afin d’offrir – ou de s’offrir – un joli cadeau. [Laurent Bury]</p>
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		<title>Birgit Nilsson : appel à témoignages</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/birgit-nilsson-appel-a-temoignages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Dec 2018 06:55:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de l’année du centenaire de la naissance de la soprano dramatique suédoise Birgit Nilsson, nous avons publié deux portraits différents avec l&#8217;intention de saisir son art et son héritage. L’hommage ne serait pas complet sans un « portrait amoureux ». Ce portrait nous souhaitons qu’il soit le vôtre ! Vous l’avez entendue en live, à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de l’année du centenaire de la naissance de la soprano dramatique suédoise Birgit Nilsson, nous avons publié <a href="https://www.forumopera.com/dossier/birgit-nilsson-portraits">deux portraits différents</a> avec l&rsquo;intention de saisir son art et son héritage. L’hommage ne serait pas complet sans un « portrait amoureux ». Ce portrait nous souhaitons qu’il soit le vôtre ! Vous l’avez entendue en <em>live</em>, à Garnier, à Orange ou peut-être sur la Colline verte ? Son legs discographique constitue l’essentiel de vos immanquables pour île déserte ? Peut-être la détestez-vous&#8230; Anonyme ou nominatif selon votre souhait, envoyez-nous votre témoignage via <a href="https://www.forumopera.com/contact">notre rubrique Contact</a>  avant le 20 décembre, qu’il s’agisse de votre analyse de sa voix, de son charisme, ou de sa carrière en général et Yannick Boussaert, en charge du dossier, se chargera de compiler ce portrait enamouré qui sera publié fin décembre. A vos plumes ! Avec nos remerciements. </p>
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		<title>Birgit Nilsson et la paire de chaussures</title>
		<link>https://www.forumopera.com/birgit-nilsson-et-la-paire-de-chaussures/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 06:17:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on lui posa la question de savoir ce qui était indispensable pour chanter le rôle marathon d’Isolde, Birgit Nilsson répondit avec un bon sens certain : « une bonne paire de chaussures, elle est toujours en scène ! ». Une repartie à l’humour presque aussi acéré que son fameux registre vocal supérieur, bien plus signifiante qu’il n’y paraît, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">Quand on lui posa la question de savoir ce qui était indispensable pour chanter le rôle marathon d’Isolde, Birgit Nilsson répondit avec un bon sens certain : «<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;"> une bonne paire de chaussures, elle est toujours en scène !</em> ». Une repartie à l’humour presque aussi acéré que son fameux registre vocal supérieur, bien plus signifiante qu’il n’y paraît, tant elle cristallise les facettes professionnelles et personnelles de la soprano suédoise. Toutes les sources qui ont narré son parcours, elle-même au premier chef dans ses mémoires, décrivent avec gourmandise ces scènes où la légèreté et la bonhomie embellissent ou dédramatisent le récit d’une « success story » presque trop évidente quand on regarde cette vie et cette carrière a posteriori.</p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;"><strong style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Bottes de sept lieues</strong></p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">Les paires de chaussures, quand on est une jeune fille née (le 17 mai 1918) et élevée en milieu rural (au nord de Malmö) dans la Suède des années 1920, ce sont d’abord les parents qui les achètent. Justina Paulsson, chanteuse amateur chevronnée et mère de Märta Birgit Svensson, lui choisit un modèle de souliers que Mercure n’aurait pas refusé, de ceux avec lesquels on va vite et loin. Voici donc Märta, 3 ans, s’exerçant sur un petit piano à une octave et découvrant les bases de la musique et la mélodie. « <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Je chantais avant de marcher, je rêvais que je chantais </em>» plaisantait-t-elle quand elle se remémorait son enfance. L’héritage, le capital familial et la génétique, Birgit Nilsson les met en avant car sa formation initiale s’avère pourtant quasi contre-productive. Repérée dans le chœur de l’Eglise de son village Västra Karup, elle prépare l’entrée à l’Académie Royale de Stockholm où elle est reçue première en 1941 devant quarante-sept autres concurrents. Elle se voit au passage décerner la bourse d’étude Christina Nilsson, soprano célébrée alors, et en fera son nom de scène. Märta Svensson peut commencer sa mue en Birgit Nilsson. C’est donc à Stockholm que Birgit suit l’enseignement de Joseph Hislop et Arne Sunnegardh. Deux professeurs pour qui la soprano a ce commentaire peu amène : «<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;"> le premier me tua presque et le second était presque aussi mauvais</em> ». Une condamnation a posteriori sans appel qui permet à Birgit de mettre en avant le caractère autodidacte de son talent et une part d’inné. Sont-ce ses origines suédoises ou bien son adolescence à ramasser des pommes de terre qui renforcèrent sa constitution physique, cette volumineuse cage thoracique ? Ou est-ce la forme de son visage, large, rehaussé de fortes pommettes, qui allait offrir des chambres de résonnances à nulle autre pareille jusqu’à ce jour ? Qu’importe, Birgit Nilsson ne veut d’autre enseignement que celui de l’expérience : « <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">le meilleur professeur c’est la scène. Vous y entrez et vous devez apprendre à y projeter</em> ». Dès 1946, elle fait ses débuts à l’Opéra Royal de Stockholm.</p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;"><strong style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Un parcours de santé ?</strong></p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">Un potentiel hors norme, du talent à revendre et des promesses… il ne manque à ce récit que l’échec initial. Contrat rempli dès ces débuts suédois. Appelée pour remplacer la titulaire d’Agathe dans le <em>Freischütz</em>, Birgit Nilsson ne dispose que de trois jours pour se préparer. Le chef Leo Blech la critique vertement. Le coup est dur pour la jeune soprano qui évoque des idées suicidaires dans son autobiographie. Fritz Buch sera la rencontre décisive dès l’année suivante. Sa Lady Macbeth sous le bâton du chef allemand lui ouvre les portes et lance une carrière qui n’attendait que cela. Prudente et méthodique, elle garde Stockholm et la Suède comme base arrière jusqu’au début des années 1950 pour étoffer et solidifier son répertoire. Les rôles choisis brassent large <a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles">(</a><u><a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles" style="color: rgb(60, 69, 74); text-decoration: none;">voir ici</a></u><a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles">)</a> et certains ne reverront plus les feux de la rampe, au grand dam de l’intéressée qui regrettera que jamais on ne lui ait jamais proposé de reprendre la Maréchale. Entre 1951 et 1954, la jeune soprano dramatique s’imposera comme La Nilsson. Elettra (<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Idomeneo</em>) à Glyndebourne en 1951 met la puce à l’oreille du monde lyrique de l’époque. Ses débuts à Vienne en 1953 – opéra où elle chantera le plus malgré la faiblesse des cachets, comme elle s’en plaindra, amusée, à Karajan – poursuivent avant qu’elle ne porte l’estocade fatale en 1954 : débuts scéniques à Bayreuth en Elsa (et aussi en Ortlinde) et un Ring complet au festival d’été de Munich. En 1956, elle pose le premier jalon de sa carrière outre-atlantique à San Francisco (Brünnhilde). En 1958, elle conquiert les deux Everest de l’époque : la Scala avec Turandot pour l’ouverture de la 180e saison milanaise et le Metropolitan Opera dans le même rôle. Le Met et son Directeur d’alors, Rudolph Bing, se l’attachent de manière indéfectible, l’argent aidant (« <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">il suffit d’y mettre suffisament de dollars et un son magnifique en sort </em>» explique-t-il, narquois) – sauf lorsque l&rsquo;administration fiscale américaine s’en mêle dans les années 70. En 1959, l’Isolde qu’elle chante à New York fait la couverture des magazines, «<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;"> nouvelle étoile au firmament du Met</em> » (<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">New York Times</em>). Star absolue jusqu’à figurer sur les timbres de sa Suède natale, Birgit Nilsson déchaîne les passions, comme pour un <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">touchdown </em>dans un stade de football, écrit le même quotidien américain à l’époque, tant l’accueil qui lui est réservé aux saluts du premier acte est inoui. Des passions qui vont jusqu’à l’obsession pour Nell Theobald, vedette de TV américaine qui la poursuit de ses attentions sept années durant avant de se suicider. Les années 50 et 60 sont celles de l’âge d’or, partagées entre Bayreuth et les Etats-Unis, ou encore en studio à graver une somme fantastique dans le répertoire dramatique. Strauss et Wagner servent d’étendards à une collection de rôles et de compositeurs où elle imprime à chaque fois sa marque. Dans les années soixante-dix, pourtant âgée de plus de 50 ans, elle finit d’entrer dans la légende. En France notamment où Orange résonne encore d’un <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Tristan und Isolde</em> miraculeux en 1973 aux cotés de Jon Vickers et de Böhm ; puis les deux années suivantes au Palais Garnier pour deux séries d’<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Elektra</em> phénoménales autour de distributions inégalées (Rysanek, Ludwig puis Astrid Varnay la deuxième année). Quelques rôles majeurs parachèvent sa carrière, tel celui de la Teinturière où son métier fait miracle pour humaniser un instrument dont les ans aggravent le mordant. Birgit Nilsson d’ailleurs n’aime guère ces enregistrements tardifs, justement parce qu’ils ont tendance à métalliser cette couleur d’airain, ces épieux aiguisés en guise d’aigu. Surtout ils ne rendent pas justice à l’impact physique que cette voix, tsunami vocal, provoquait chez son auditeur et aux modulations que la géniale soprano dramatique savait lui imposer. Ces quarante années de carrière s’achèvent dans les années 1980, consacrées à des master class et à quelques engagements jusqu’à une brève apparition pour le gala des 25 ans de règne de James Levine au Met (1996) où elle possède encore la ressource pour le saluer de quelque « Hojotoho » bien envoyés.</p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;"><strong style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Les escarpins de la femme d’affaire</strong></p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">« <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Depuis que j’ai quitté la Suède cette année </em>[…] <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">je me suis produite dans les théâtres les plus importants de l’Est et l’Ouest, j&rsquo;ai vécu dans 18 hôtels différents, dormi 5 nuits dans un avion, chanté sur 14 scènes différentes pour un total de 67 000 spectateurs</em> » écrit-elle en retour de tournée. Märta sait bien ce qu’elle veut et comment l’obtenir. Si elle possède la bonne paire de chaussures de trekking pour parcourir le monde à un rythme si effréné, elle prend néanmoins le temps de gérer sa carrière. Pas d’intermédiaire ou d’agent, elle revêt les escarpins de la femme d’affaire. Elle négocie elle-même et sait jouer de l’attrait que son nom procure. On la dit aussi dure en affaires que drôle, ce que vient confirmer sa fameuse réplique « <em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Isolde m’a rendue célèbre, Turandot m’a rendue riche </em>». Cette assurance et ce naturel lui serviront toute sa carrière, notamment pour tenir tête aux plus grands chefs, bien plus divo que la plus grande des wagnériennes depuis Kirsten Flagstad. Cela nous vaut son pesant d’anecdotes toutes plus croquignolesques les unes que les autres : la Nilsson, lassée du tempo lent de Böhm, qui ralentit encore plus pour se venger ; la Nilsson qui ferraille avec Karajan mais se dit ravie de partager comme unique point commun avec le maestro allemand d’avoir le porte-monnaie près du cœur ; la Nilsson qui déclare Rudolph Bing comme personne à charge dans sa déclaration fiscale, etc. etc.</p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;"><strong style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;">Qui pour se glisser dans ses souliers dorés ?</strong></p>
<p style="background-color: transparent; color: rgb(59, 59, 59); font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; margin-bottom: 16.8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;">Décédée le jour de noël 2005, Birgit Nilsson lègue,<a href="https://www.forumopera.com/actu/birgit-nilsson-un-centenaire-pour-des-siecles" style="color: rgb(60, 69, 74); text-decoration: none;"> outre une discographie prodigieuse</a>, une Fondation à son nom qui décerne un prix tous les deux ou trois ans à des musiciens hors-pair. Plácido Domingo, Riccardo Muti, le Philharmonique de Vienne et cette année Nina Stemme ont reçu le million de dollars octroyé avec le trophée. On a souvent comparé la soprano suédoise à son ainée, comme on avait comparé la Nilsson à Kirsten Flagstad. Pourtant la première et la dernière ont bien plus en commun que Birgit Nilsson, cas à part et force de la nature. Depuis son règne, tous les grands sopranos dramatiques se sont écartés de ce chant musclé et triomphateur pour étoffer le portrait psychologique, les couleurs de ces personnages féminins. Heureusement que les goûts évoluent dans le temps car celui des voix herculéennes serait bien peu satisfait. Rares en effet sont celles qui ont cherché à battre ses records, encore plus rares celles qui pouvaient y prétendre. En Elektra, Christine Goerke vient chatouiller sa mémoire avec des aigus dardés et interminables, <a href="https://www.forumopera.com/elektra-londres-les-atrides-ont-de-beaux-jours-devant-eux" style="color: rgb(60, 69, 74); text-decoration: none;">comme aux Proms en 2014</a>, mais ne possède pas encore toute la stabilité et l’assurance de la Suédoise. Nina Stemme, dans les discussions que nous avions eues <u><a href="https://www.forumopera.com/actu/nina-stemme-je-peux-etre-coriace" style="color: rgb(60, 69, 74); text-decoration: none;">lors de l’interview qu’elle nous accorda en 2015</a></u>, rejetait la filiation, moins pour une question de similitudes vocales que pour une question de choix de vie, choix qu’il est désormais très rare de rencontrer. Mariée dès 1948 à un vétérinaire, le couple n’aura jamais d’enfant et Birgit Nilsson se consacrera nuit et jour, année après année, à chanter : «<em style="background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-color: rgb(59, 59, 59); border-bottom-style: none; border-bottom-width: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; border-left-color: rgb(59, 59, 59); border-left-style: none; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(59, 59, 59); border-right-style: none; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(59, 59, 59); border-top-style: none; border-top-width: 0px; color: rgb(59, 59, 59); cursor: text; font-family: &amp;quot;open sans&amp;quot;,verdana,arial,sans-serif; font-size: 14px; height: auto; line-height: 21px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: transparent; outline-style: none; outline-width: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; word-wrap: break-word;"> quand vous réussissez à 100% un soir et qu’une marée d’applaudissements et de bravos vient vous renverser… pour un artiste, c’est une expérience incomparable à aucune autre dans le monde </em>». </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/birgit-nilsson-et-la-paire-de-chaussures/">Birgit Nilsson et la paire de chaussures</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Birgit Nilsson, un centenaire pour des siècles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 17:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier de nos trois portraits de Birgit Nilsson s’attache à retracer la carrière de la soprano suédoise à travers ses nombreux enregistrements, au studio comme en live. Un legs conséquent que les Majors ont fait le choix de mettre à l’honneur en cette année anniversaire avec la publication de deux coffrets CD (voire le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Le premier de nos trois portraits de Birgit Nilsson s’attache à retracer la carrière de la soprano suédoise à travers ses nombreux enregistrements, au studio comme en live. Un legs conséquent que les Majors ont fait le choix de mettre à l’honneur en cette année anniversaire avec la publication de deux coffrets CD (voire le détail ci-contre et la notice en bas de page). Le répertoire wagnérien y prédomine bien évidemment, suivi de près par les emplois dramatiques straussiens, Elektra en tête. Si c’est ce qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Birgit Nilsson, c’est oublier un peu rapidement qu’en artiste de son temps, elle a tout chanté, de Mozart à Bartok sans oublier d’explorer avec un succès phénoménal une large part du répertoire romantique italien.</p>
<p>	<strong>L’incontournable wagnérienne</strong></p>
<p>	Birgit Nilsson le fut, sur toutes les scènes du monde. Tout d’abord par l’ampleur et la longévité de ses moyens vocaux. Voix phénoménale, hors du commun, souffle infini capable de propulser les aigus les plus péremptoires en des points d’orgue irréels, elle possédait et avait poli dans une technique irréprochable son matériau vocal en un métal en fusion.<br />
	Aussi il ne faut guère s’étonner que, sur les 79 CD de <em>La Nilsson</em> édité par Decca et regroupant les intégrales studios d’opéra et de récitals de Decca, Deutsche Gramophon et Philips ainsi que 31 CD de <em>Birgit Nilsson : the great live recordings</em> chez Sony Classical, la part belle revienne aux gravures wagnériennes de la soprano dramatique suédoise. Deux Rings complets, celui entré dans la légende conduit par Georg Solti capté entre 1958 et 1967 et celui de Karl Böhm enregistré à Bayreuth 1966/1967, consacrent celle qui s’impose comme la Brünnhilde de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, et au-delà. Deux <em>Tristan</em> complets, Solti et Böhm (enregistrements qui trônent sûrement déjà dans la discographie de base du passionné d’art lyrique) sont complétés par des extraits dirigés par Knappertsbusch. Côté <em>live</em>, trois soirs documentent une Isolde en état de grâce : Bayreuth en 1957 (Sawallisch), Vienne en 1967 (Böhm) et enfin Orange en 1973 toujours sous la baguette de Böhm et aux côtés, entre autres, de Jon Vickers. On arrêtera ici la liste fastidieuse des enregistrements proposés dans ces coffrets. Deux constats s’imposent. Birgit Nilsson y est incontournable : jeune et vigoureuse en début de carrière, d’une aisance vocale crâne et déjà d’une rare acuité psychologique. Mieux, ces enregistrement étalés sur près de 30 ans montrent des moyens vocaux qui jamais ne semblent vouloir s’amenuiser, cependant que le portrait vocal et psychologique s’enrichit d’année en année jusqu’à toucher au sublime ce soir de 1973 dans le théâtre antique. Car si le métal et le tranchant de la soprano suédoise font toujours mouche et électrisent, on pourra parfois préférer des Isolde plus sensuelles et amoureuses que ses premières gravures, tout comme des Brünnhilde plus adolescentes dans les deux premières journées du Ring. Deuxième constat, et contrairement à une certaine soprano assoluta régulièrement mal entourée dans ses intégrales, Birgit Nilsson, fer de lance d’un âge d’or peut-être trop idéalisé aujourd&rsquo;hui, jouit de collègues eux aussi au sommet de leur art (London, Neidlinger, Flagstad, Resnik, Vicker, Hotter, Windgassen, Ludwig…), emmenés par des chefs de légende à la tête des orchestres les plus prestigieux du monde. Une Elsa, une Senta, une Elisabeth (doublée d’une Venus), rôles que l’on qualifie un peu rapidement de « blonds » en référence à l’innocence et la pureté des personnages, ne lui posent guère plus de problèmes, tant elle sait couler les flots et l’acier de ses moyens vocaux au service d&rsquo;un portrait en finesse de ces héroïnes. Les <em>Wesendonk Lieder</em> et des raretés ferment ce ban wagnérien de la même brillante manière.</p>
<p>	<strong>La bête de scène</strong></p>
<p>	Au-delà de la suprématie wagnérienne, c’est tout le grand répertoire germanique qu’elle domine. Elektra ? Essayez de trouver une autre soprano entourée de telles collègues, de tels chefs et orchestres en fosse. Nilsson immortalise ce rôle dans pas moins de trois versions, dont une en studio, référence à jamais, et deux témoignages scéniques précieux, à Vienne et à New York. S’ajoutent cette Salomé <a href="https://www.forumopera.com/actu/dix-couvertures-de-disque-particulierement-tartignoles">presque aussi monstrueuse que la pochette de l’album</a> (doublé d’un live électrisant au Metropolitan Opera dans le deuxième coffret) et une Teinturière qui, pour tardive qu’elle soit, rejoint aisément les sommets de la discographie studio (à l’inverse du live de Munich en 1976 où l’entourage laisse à désirer – Astrid Varnay en Nourrice en bout de course). Exemple d’une époque où aucun répertoire n’était inaccessible, où la case « soprano dramatique » n’était pas la prison dorée d’où l’on ne pouvait sortir, elle s’illustre dans Mozart par deux portraits virulents de Donna Anna, où le legato et la vocalise sont irréprochables. Enfin, elle ne fait qu&rsquo;une bouchée de Léonore et impose son sceau sur <em>Der Freischütz</em> et surtout <em>Oberon</em> de Weber, dont l’intégrale n’a guère de rivales, et achève ainsi un pont majestueux, richement décoré, entre les maîtres de l’opéra germanique.</p>
<p>	<strong>Une trace indélébile dans le répertoire italien ?</strong></p>
<p>	Plus curieux est le legs italien de la soprano suédoise. Certes, ses Turandot glaciales et monstrueuses, aussi fréquentes que ses filles de Wotan ou d’Irlande, lui ont valu une reconnaissance internationale qui dépassait les cercles de la Colline verte. Minnie, la Brünnhilde italienne, lui va comme un gant de fille du Far West. Cette intégrale studio trône déjà au sommet des Rocheuses : un duo brûlant de désir dissimulé face au Johnson brut de João Gibin, couronné d’une partie de poker haletante sous la baguette de Lovro von Matačić. Bien entendu, une carrière aussi longue et variée comporte des prises de rôle moins convaincantes. La Tosca lui résiste, non qu’elle ne sache rendre justice aux notes, mais parce qu’il lui manque la légèreté du personnage, son côté badin et ironique. De la même manière, les témoignages verdiens qu’elle laisse font alterner surprises et relatives déceptions. Lady Macbeth lui permet de déployer sa démesure et de sortir des gonds carrés du répertoire germanique dans une incarnation hallucinée. Amelia du <em>Bal Masqué</em> la voit étonnamment sensible et fragile, même si moins brûlante que des spécialistes de ce répertoire. Aida, malheureusement, reste à l’état de curiosité, une page de papier glacé dans un beau magazine.</p>
<p>	<strong>Birgit Nilsson : un panthéon en deux coffrets</strong></p>
<p>	Terminons ce portrait par un avis sur les sources qui ont permis son écriture. Les célébrations anniversaires de certains interprètes s’imposent comme des évidences populaires et commerciales où chacun trouve son compte. Le centenaire de la naissance de Birgit Nilsson donne des ailes aux maisons de disques et il faut espérer que le public – peut-être plus expert, et donc plus restreint – auquel ces deux coffrets s’adressent, répondra présent. Ces deux coffrets où les majors (Decca, Deutsche Gramophon et Philips dans le plus fourni) joignent leurs forces pour synthétiser une carrière et un legs qui ne se limite pas à ces « enregistrements de référence » du Ring ou de <em>Tristan et Isolde</em>, quand bien même ils y figurent en bonne (et redondante parfois) place. La mention « remastered » semble plus marketing que nécessaire, tant Birgit Nilsson a eu la chance historique de passer au studio à l’avènement triomphant de la stéréo sous la houlette d’ingénieurs du son brillants, avides de démontrer leur savoir-faire. Cela se traduit aussi par quelques bidouillages que le deuxième coffret, constitué exclusivement de captations live, vient corriger. Quelques raretés comme ces Mélodies scandinaves que Birgit Nilsson appréciait tout particulièrement, ou un live du <em>Chateau de Barbe-Bleue</em> (en allemand), capteront l&rsquo;attention des inconditionnels de la soprano.</p>
<p>	En fonction de l’avancement de votre discographie (et de votre revenu disponible) vous préférez sûrement un coffret à l’autre. Vous entrez en Wagnerie ? Alors le coffret Decca des versions studios sera ce qui se rapproche le plus de votre nouvelle encyclopédie, tout en vous faisant voyager sous d’autres cieux que Birgit Nilsson et ses entourages exemplaires auront défendu dans des conditions d’enregistrement idéales. Vieux briscard des contrées germaniques, le coffret des enregistrements <em>live</em> vous permettra d’aller plus loin que ces gravures qui figurent dans tous les conseils discographiques des décennies passées. Dans ce dernier coffret, seule une <em>Turandot</em> fantastique capté au Met avec le Calaf brûlant de désir de Franco Corelli et la Liù frémissante d’Anna Moffo comble sans mal l’absence d’autre captation italienne. A noter dans le premier coffret, la présence de deux DVD. Un documentaire de la BBC sur l&rsquo;enregistrement du Ring de Solti et une captation vidéo (sur le tard) d’une l’<em>Elektra</em> au Metropolitan dirigée par James Levine, à ne pas confondre avec cet autre live (Böhm) dans le même théâtre. Les livrets fournis dans les deux coffrets se contentent d’introductions courtes mais de qualité et de glossaires permettant de naviguer aisément d’un enregistrement à un autre.</p>
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