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	<title>Anne-Lise POLCHLOPEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Anne-Lise POLCHLOPEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SILVER, La Belle au bois dormant &#8211; Saint-Étienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>124 ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour que cette Belle au bois dormant retrouve la scène après sa création, surpassant ironiquement la durée du sommeil de son héroïne. Créée en province, l’œuvre n’a jamais été reprise dans les salles parisiennes : le succès d’estime n’aura pas suffi à la préserver de l’oubli. A &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>124 ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour que cette Belle au bois dormant retrouve la scène après sa création, surpassant ironiquement la durée du sommeil de son héroïne. Créée en province, l’œuvre n’a jamais été reprise dans les salles parisiennes : le succès d’estime n’aura pas suffi à la préserver de l’oubli. A l’heure où des maisons d’opéra bien plus subventionnées se contentent d’appliquer des recettes connues, il faut saluer l’audace de l’Opéra de Saint-Étienne pour inscrire une telle redécouverte dans sa programmation. Pari gagné, le succès public est retentissant aux saluts.</p>
<p>Il faut dire que cette « féerie lyrique » a bien des atouts à faire valoir. La musique de Charles Silver emprunte beaucoup à son maître Massenet, que ce soit par la séduction harmonique immédiate ou par la souplesse de la ligne vocale. Pour 1902, l’écriture regarde beaucoup vers le passé, avec également des influences wagnériennes. Bien orchestrée, flatteuse vocalement, émouvante et contrastée, la partition vaut par son charme et son efficacité. La fin du premier acte en particulier est une vraie réussite, avec un duo d’amour extrêmement délicat. Le livret s’accorde deux libertés majeures avec le conte de Perrault. La Fée Urgèle condamne Aurore à mourir le jour où elle rencontrera l’amour : ainsi pas de fuseau ni d’épine dans cette version, mais un premier baiser (consenti qui plus est !). Par ailleurs, Carré et Collin rajoutent une sous-intrigue comique avec le couple de paysans formé par Jacotte et Barnabé. Ce dernier est persuadé par la méchante fée qu’il est légitime à réveiller Aurore, ce qui crée des ruptures de tons assez drôles dans les actes II et III. La dramaturgie d’ensemble se tient plutôt très bien, et accorde une place prépondérante à l’antagonisme entre Urgèle et Primevère, la fée bienfaitrice. Comme souvent avec le genre des opéras féeriques, le livret indique moult effets scéniques spectaculaires, entre décors mouvants, rideau de brume, et animaux sur scène.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_3226-1294x600.jpeg" alt="" />© Cyrille Cauvet</pre>
<p><strong>Laurent Delvert</strong> fait le choix d’évoquer ce champs du merveilleux plutôt que de le représenter littéralement, avec une poésie désarmante. Avec l’aide de la scénographie de <strong>Zoé Pautet</strong> et des lumières de <strong>Nathalie Perrier</strong>, la magie naît de subtiles modifications du décor et de l’éclairage, notamment par de simples jeux de rideaux. Par cette épure relative, on apprécie d’autant plus la tendresse de cette production. L’omniprésence des fées autour de la princesse, un prince moins fanfaron qu’à l’accoutumée, la mélancolie d’Aurore…ces aspects sont dans le livret, mais aussi particulièrement valorisés par la direction d’acteurs. Lisible, délicate et personnelle, c’est tout ce qu’on attend d’une bonne mise en scène, avec en plus le sentiment agréable qu’elle a été conçue en équipe et pour les interprètes.</p>
<p>Toute la distribution a été constituée avec un soin qui force le respect, entre jeunes noms et artistes reconnus mais peu médiatiques. Même le rôle parlé de la fée Primevère, certes très important scéniquement, est confié à <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong>, superbe mezzo qu’on n’a ici guère l’occasion d’entendre. Elle s’acquitte cependant avec beaucoup de dignité et d’éloquence des textes qui lui sont attribués, alors qu’il s’agit de la vraie faiblesse de l’œuvre. <strong>Antoine Foulon</strong> ne fait qu’une bouchée des deux rôles qui lui incombent, tandis que <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong>, avec le beau rôle du Roi, a l’occasion de faire valoir la noblesse de son baryton lyrique. Avec leur couple paysan, <strong>Héloïse Poulet</strong> et <strong>Matthieu Lécroart</strong> font mouche grâce à une énergie bouffe irrésistible, et on a l’occasion avec le rôle du page d’apprécier d’autant plus la voix très facile de la première.<strong> Julie Robard-Gendre</strong> en Urgèle revancharde continue de prouver qu’elle est l’une des mezzos françaises qui comptent, par ce timbre unique, cette facilité sur tout l’ambitus, et un charisme scénique irrésistible. Aurore est incarnée par <strong>Déborah Salazar</strong>, qui lui prête une délicatesse et une intelligence du texte extrêmement émouvantes. Sa voix, souple et lumineuse, ne va qu’en s’épanouissant au fil de la représentation jusqu’à signer avec son réveil au dernier acte l’un des plus beaux moments de chant de la représentation. Enfin, si <strong>Kévin Amiel</strong> impressionne par ses moyens vocaux et son endurance dans les rôles des princes, il séduit d’autant plus par sa capacité à nuancer, à chercher des aigus piano et à explorer scéniquement une certaine vulnérabilité face à Aurore. Comme pour chaque chanteur de la production, le français est aussi clair qu’il est incarné.</p>
<p>Le <strong>Chœur Lyrique Saint-Etienne Loire</strong>, préparé par <strong>Laurent Touche</strong>, ne souffre d’aucun défaut d’implication et de précision, et se montre en grande forme. Il en va de même de l’<strong>Orchestre Symphonique Saint-Etienne Loire</strong>, dont on apprécie particulièrement l’harmonie, très sollicitée : le hautbois dans le prologue par exemple, ou les cors dans les passages d’inspiration germanique. <strong>Guillaume Tourniaire</strong> dirige cette musique avec beaucoup de souplesse et une attention particulière aux timbres, sans jamais que le plateau ni la fosse ne se trouvent mis à mal en terme de mise en place. On a peine à croire qu’il ne s’agit là que de la deuxième représentation d’une œuvre jamais jouée tant le résultat est abouti.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_3228-1294x600.jpeg" alt="" />©️Cyrille Cauvet</pre>
<p>La Belle au bois dormant n’est pas un chef-d’œuvre, et Charles Silver n’est pas un génie oublié. Défendue avec ce sérieux, cette intelligence et cette compétence, ce n’en est pas moins une œuvre attachante, riche en beautés, et qui a su ici inspirer un spectacle abouti sur tous les plans. Pour les malheureux qui n’ont pas pu assister à l’une des deux représentations, le Palazzetto Bru Zane a sorti ce 24 avril l’enregistrement de l’opéra fait à Budapest l’an dernier, avec une distribution entièrement différente à l’exception du rôle de Barnabé. Julien Dran, Kate Aldrich, Thomas Dolié… voilà des arguments suffisants pour découvrir cette belle endormie.</p>
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		<title>Joseph Kosma, « À la belle étoile »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/joseph-kosma-a-la-belle-etoile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 03:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un très beau projet discographique que celui initié par Thomas Tacquet, et Dimitri Malignan avec leur collection, « Voix étouffées &#8211; Missing Voices », consacrée à des compositrices et compositeurs victimes du totalitarisme et singulièrement du nazisme. Sur un ensemble de dix parutions prévues par les deux complices sur plusieurs années, la première consacrée à Arnold Schönberg, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un très beau projet discographique que celui initié par <strong>Thomas Tacquet</strong>, et <strong>Dimitri Malignan</strong> avec leur collection, « Voix étouffées &#8211; Missing Voices », consacrée à des compositrices et compositeurs victimes du totalitarisme et singulièrement du nazisme. Sur un ensemble de dix parutions prévues par les deux complices sur plusieurs années, la première consacrée à Arnold Schönberg, « L’Arrangeur arrangé », a vu le jour en 2024. En cette année 2026, c’est la publication d’œuvres de <strong>Joseph Kosma</strong>, qui attire l’attention du mélomane. Celui qui se croit bien au fait de ses musiques écrites pour le cinéma, et en particulier de ses chansons sur des paroles de Jacques Prévert, ne pourra être qu’étonné par sa méconnaissance du reste de l’œuvre. Voilà une injustice que corrige aujourd’hui Thomas Tacquet, pianiste et chef sur ce projet.</p>
<p>Au rythme de deux publications par an, ces objets prêts à défier le temps que sont les CD répareront donc l’outrage de ceux qui persécutaient ces artistes, espérant les faire disparaître. Le deuxième CD de la série a été consacré à Henriëtte Bosmans avec « Le diable de la nuit », une compositrice et pianiste néerlandaise que peu connaissent. Celui dédié à Joseph Kosma sera suivi de deux autres enregistrements : l&rsquo;un s&rsquo;intéressera à Dan Belinfante, compositeur néerlandais et résistant, mort en 1945 à Auschwitz (Dan pour Daniel), l&rsquo;autre à Erich Itov Kahn, un compositeur allemand qui émigra aux USA en 1941, après avoir été emprisonné dans divers camps d’internement sur le territoire français durant l’occupation.</p>
<p>Joseph Kosma est né à Budapest en 1905 et mort en France en 1969. Il ne doit pas être confondu avec Vladimir Cosma, artiste franco-roumain, né en 1940, également compositeur de musiques de films. Justement, ce que nous découvrons, c&rsquo;est que Joseph Kosma est l’auteur d’une œuvre variée et riche dont veut témoigner ce beau CD appelé « À la belle étoile », volume 3 donc de la collection. Pour commencer et dans la tradition tonale, « une petite rhapsodie tsigane », <em>Zourika, </em>donne le ton sur la piste un. Manière forte d’ouvrir ce programme d’à peu près une heure puisque cette musique, témoignage du folklore national, sonne aussi antinazie – on connaît le sort réservé aux tsiganes pendant la guerre.<br />
Dès la deuxième piste, Thomas Tacquet interprète au piano un <em>Lamentoso</em> émouvant composé en 1926, alors que Joseph Kosma doit vivre en Hongrie sous la férule de la dictature Horthy et ses lois antisémites promulguées dès septembre 1920. C’est d&rsquo;une œuvre militante quoique aussi s’adressant au cœur que veut aussi témoigner cet enregistrement, une musique que composera toute sa vie Joseph Kosma.</p>
<p>En 1929, grâce à une bourse, le compositeur peut s’installer à Berlin ; il y fréquente les membres de la troupe de Bertold Brecht et sera ami avec le compositeur Hanns Eisler. Joseph Kosma n’hésitera d&rsquo;ailleurs pas à écrire pour le théâtre et le cabaret à destination du peuple, lui qui est un ami d’Hélène Weigel. De ces musiques écrites à Berlin, on a une idée grâce à la <em>Sonatine für Zwei Geigen</em> (piste 3), à laquelle le jeu des deux violonistes, <strong>Luka Ispir</strong> et <strong>Michael Riedler</strong>, rend tout son caractère novateur.<br />
En 1933 Berlin n’est plus sûr, ni l’Allemagne, et Kosma émigre avec son épouse, Lilli Apel à Paris. Après deux ans de misère, le compositeur hongrois rencontre Jacques Prévert et l’essentiel de sa carrière se décide alors. En 1935 il compose « À la belle étoile », une chanson achetée par Jean Renoir pour son film, « Le crime de monsieur Lange ». Ce qui ouvre la voie à une collaboration de plus de 70 chansons entre Kosma et Prévert ; une histoire d’amitié pour la vie aussi qui donnera ces chefs-d’œuvre pour des films tels que <em>Les Portes de la nuit</em> (« Les enfants qui s’aiment ») de Marcel Carné. Kosma écrit aussi la musique de « La grande illusion » de Renoir en 1937. Il sera un des compositeurs fétiche de l’école du réalisme poétique. Le CD donne à entendre cependant d’autres voix du compositeur. Il participe ainsi en tant que pianiste et directeur musical aux programmes d’un cabaret franco-allemand à Paris, fréquente d&rsquo;autres Hongrois de Paris comme le photographe Brassaï et le chef-décorateur Alexandre Trauner, tous de la bande de Prévert.</p>
<p>Mais dès l’invasion allemande en 1940 il faut partir sur les routes de la France. Kosma se cache un peu partout, d’abord dans un petit village du Béarn où, entre divers travaux agricoles, il va composer <em>Les Esquisses béarnaises</em> à danser, sous-titrées « Chants et danses des Pyrénées » en manière de cadeau aux villageois (pistes 7 à 14). Puis il s’installe près de Montpellier où il livre <em>Cinq chansons</em> p<em>opulaires du Languedoc</em> (pistes 15 à 19) publiées seulement en 1952.<br />
Grâce à Prévert, Kosma travaille toujours pour le cinéma, et c&rsquo;est sous pseudonyme qu&rsquo;il composera les partitions des<em> Visiteurs du soir</em> et des<em> Enfants du paradis</em>. Il rejoint enfin un maquis avant de retrouver Paris après la Libération. Il obtient la nationalité française en octobre 1948 et se remarie avec Marie Merlin.</p>
<p>Dans son œuvre, on trouve beaucoup de compositions sur les paroles de divers poètes et écrivains comme Sartre, Aragon, Desnos. Thomas Tacquet a cependant plutôt choisi sur son CD de nous présenter des œuvres composées sur des poèmes de l&rsquo;amie du compositeur désormais français, Madeleine Riffaud, poétesse et résistante, une œuvre pour deux chœurs mixtes (pistes 23 et 24) ainsi qu’une très belle mélodie populaire « Lou Bouyé » (piste 22) sur des paroles d’un ami instituteur communiste et résistant. Le chœur dirigé par Thomas Tacquet, c’est <strong>Fiat Cantus</strong> qu’il a créé et qui se révèle ici tout à fait excellent. La mezzo <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> et la soprano <strong>Catherine Trottmann</strong> s’illustrent joliment en solo ou en duo dans quelques chansons telles que « Les oiseaux du souci », « Rue Saint-Julien le pauvre » et sur les pistes 25 à 28 dédiées à une musique de scène des plus intéressantes, « Le cercle de craie » d’après un conte chinois.<br />
Le programme se clôt avec une véritable rareté. Alors que les époux Rosenberg ont été arrêtés aux USA en 1953 pour espionnage, et qu’ils sont condamnés à mort, Joseph Kosma met en musique la dernière lettre d’Ethel Rosenberg à ses deux fils, « Si nous mourrons » (piste 30), extrêmement émouvante, et qui fait honneur aux chœurs populaires que le Parti communiste fait fleurir après guerre. Un parti dont Joseph Kosma, sympathisant depuis toujours, devient adhérent en 1952, lui qui sera resté toute sa vie fidèle à ses idéaux de création artistique par et pour le peuple.<br />
Voilà donc né sous une belle étoile un CD très médité qui redonne vie à une œuvre de grand mérite, qui se devait d’être en effet ramenée au grand jour.</p>
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		<title>TCHAIKOVSKY, Iolanta – Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-iolanta-rouen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peu fréquent à la scène, Iolanta trouve les honneurs de deux soirées en version de concert à l’Opéra de Normandie Rouen autour d’une distribution alléchante et sous la houlette de son directeur musical, Ben Glassberg. Ce dernier livre une lecture tendue de l’œuvre tout en soignant çà et là les détails. Les tempos retenus sont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Peu fréquent à la scène, <em>Iolanta</em> trouve les honneurs de deux soirées en version de concert à l’Opéra de Normandie Rouen autour d’une distribution alléchante et sous la houlette de son directeur musical, <strong>Ben Glassberg</strong>.<br />
Ce dernier livre une lecture tendue de l’œuvre tout en soignant çà et là les détails. Les tempos retenus sont relevés et les effets à même de dramatiser les scènes et la succession de numéros dévolus aux solistes. Ainsi le monologue en forme de prêche du docteur Ibn-Hakia se voit traité comme un long crescendo qui soutient l’argumentation en faveur de son remède choc pour Iolanta. Passée une ouverture où les vents se cherchent quelque peu, l’orchestre de l’Opéra Normandie Rouen se fond élégamment et sans accroc dans l’arc narratif vif voulu par le chef. Le<strong> Chœur Accentus</strong> brille à chacune de ses interventions depuis le fond de la scène. Enfin, si l’opéra est donné en version concert, la régisseuse<strong> Marina Niggli</strong>, soigne des ambiances lumineuses évocatrices des lieux et moments de l’action. Elles ne remplaceront toutefois pas les roses qui manquent au compte dans la scène entre Vaudémont et Iolanta.</p>
<p>Sur le plan vocal, la soirée tient ses promesses. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> (Laura) et <strong>Lise Nougier</strong> (Brigitta) forment un duo complice où la voix ambrée de la mezzo rencontre celui fruité de la soprano. <strong>Lucile Richardot</strong> (Martha) endosse aisément le rôle de Martha. Son timbre sombre sied tout à fait à cette figure de mère craintive. <strong>Nicolas Legoux</strong> (Bertrand) et <strong>Maciej Kwasnikowski</strong> (Alméric) retiennent tout autant l’attention dans leurs courtes scènes, le premier par les couleurs dont il sait orner son chant et le second grâce à une émission franche qui sied bien à l’écuyer enhardi. Les cinq rôles principaux rivalisent d’excellence. <strong>Thomas Lehman</strong> (Ibn-Hakia) impose son docte docteur par une projection sans faille et une ligne châtiée. <strong>Vladislav Chizhov</strong> puise dans le métal mat de son timbre pour donner corps à la pédanterie de Robert, duc un rien volage.<strong> Ilia Kazarov</strong> ne possède peut-être pas encore toute la profondeur des basses russes habituelles dans le rôle du roi René mais il la compense par un chant très expressif où les accents et nuances décrivent le dilemme d’un roi paralysé entre l’intransigeance pour ses décrets et l’amour pour sa fille. Point fort de la distribution du récent <em>Oneguine</em> parisien, <strong>Bogdan Volkov</strong> s’essaie pour la première fois à Vaudémont avec une aisance remarquable : la voix, égale sur toute la tessiture, brille particulièrement à l’aigu et le charme naturel du timbre achève le portrait du jeune amoureux idéaliste. Enfin, <strong>Mané Galoyan</strong> incarne un Iolanta frémissante. Là encore, sa tessiture ample lui laisse les coudées franches pour oser de belles nuances et demi-teintes au service d’un personnage ou fragile ou résolu au gré des scènes.</p>
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		<title>WEINBERG, Die Passagierin (La Passagère) &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/weinberg-die-passagierin-la-passagere-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:47:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Première française attendue à Toulouse pour Die Passagierin (La Passagère), opéra en deux actes achevé en 1968 par Mieczysław Weinberg (mais qu’il n’a jamais pu entendre), livret d’Alexandre Medvedev d’après le roman Pasażerka, datant de 1962, écrit par la Polonaise Zofia Posmys (1923-2022) et dont, à notre connaissance, il n’existe pas de traduction française (les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Première française attendue à Toulouse pour <em>Die Passagierin</em> (<em>La Passagère)</em>, opéra en deux actes achevé en 1968 par Mieczysław Weinberg (mais qu’il n’a jamais pu entendre), livret d’Alexandre Medvedev d’après le roman <em>Pasażerka</em>, datant de 1962, écrit par la Polonaise Zofia Posmys (1923-2022) et dont, à notre connaissance, il n’existe pas de traduction française (les non-polonisants germanistes s’intéresseront à <em>Die Passagierin</em> dans la traduction de Peter Ball datant de 1969). L’œuvre fut créée en version de concert au Théâtre de musique de Moscou Stanislavski et Nemirovich-Danchenko le 25 décembre 2006 et connut sa première scénique au festival de Bregenz en 2010, dans la mise en scène de <strong>David Pountney</strong> et sous la direction de <strong>Teodor Currentzis</strong>.<br />
Weinberg (1919-1996) était un compositeur polonais ; on lui doit des musiques de film, de la musique de chambre, une vingtaine de symphonies, d’autres opéras dont <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lidiot-moscou-lidiot-en-cours/"><em>L’Idiot</em></a> avec toujours Medvedev comme librettiste. Réfugié en URSS pendant la Seconde guerre mondiale, il eut une amitié durable avec Dimitri Chostakovitch, qui lui fit du reste connaître Medvedev.<br />
L’œuvre présentée ce soir a déjà été reprise à Varsovie, Francfort, Chicago, Houston, Detroit, Graz, Innsbruck (qui coproduit le spectacle), Bregenz mais n’avait donc encore jamais été donnée dans l’hexagone. A noter qu’il existe de <em>La Passagère</em> une captation en <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-passenger-pouvoirs-de-labjection/">DVD enregistré en 2016</a> ainsi qu’un enregistrement audio datant de 2021, chez Capriccio, avec les Grazer Philharmoniker, sous la direction de <strong>Roland Kluttig</strong>.<br />
Un mot sur Zofia Posmysz, auteur du roman à l’origine du livret, et qui a son importance pour la genèse de l’opéra : elle fut elle-même prisonnière des camps d’Auschwitz et Ravensbrück, puis devint journaliste et écrivaine. En 1962, son récit <em>Pasażerka</em>, remarqué par Chostakovitch, fit l’objet d’adaptations radiophonique et cinématographique.<br />
<em>La Passagère</em> se déroule tantôt en 1960 sur un paquebot transatlantique, tantôt en 1943 dans le camp d’Auschwitz. Au premier acte, un couple d’Allemands, Lisa et son mari le diplomate Walter, traversent l’Atlantique pour gagner le Brésil. Le voyage prend cependant un tournant inattendu lorsque Lisa croit reconnaitre en une passagère une certaine Marta, femme polonaise qu’elle a jadis connue dans des circonstances particulièrement terribles : on apprend en effet que Lisa est une ancienne gardienne SS dans le camp de concentration d’Auschwitz. Marta serait, pense-t-elle, l’une des femmes qu’elle était alors chargée de surveiller… une prisonnière qui avait suscité son irritation en raison de l’extrême dignité dont elle ne se départait jamais. Lorsque Walter apprend le passé nazi de son épouse, une dispute éclate : la carrière du diplomate ne risque-t-elle pas d’être compromise ? Un membre du personnel, cependant, les rassure en leur apprenant que la passagère ne serait pas polonaise, mais britannique. Mais Lisa est peu à peu envahie par une vague de souvenirs liés à la guerre et au rôle qu’elle joua dans le camp d’Auschwitz.<br />
Au second acte,  un concert se prépare dans le camp, au cours duquel Tadeusz, un prisonnier, devra jouer au commandant sa valse préférée. Or il se trouve que Tadeusz est fiancé à Marta, qu’il retrouve dans le camp. Lisa propose au couple de se revoir régulièrement en secret, espérant ainsi s’assurer une domination psychologique sur les deux amoureux. Mais Tadeusz refuse, préférant renoncer à voir Marta plutôt que se soumettre. Dans le tableau suivant qui se déroule à nouveau sur le paquebot, le steward dit à Lisa et Walter s’être trompé: la mystérieuse passagère est en fait bien polonaise et non britannique. Au cours de la soirée dansante, cette mystérieuse passagère demande que soit jouée une valse, et ce sera précisément la valse préférée du commandant du camp d’Auschwitz. Mais à Auschwitz, Tadeusz avait refusé de jouer cette valse sur son violon, il lui avait préféré la fameuse chaconne de la partita BWV 1004 de Bach, ce qui lui a coûté la vie.  Les derniers mots reviennent à Marta, qui dans un poignant monologue évoque le devoir de mémoire :  « Si un jour vos voix se taisent, alors nous sombrerons tous ».<br />
A noter que dans le roman de Posmysz, l’épilogue est différent ; Lisa veut en finir avec ses doutes sur l’identité de la passagère et choisit, au grand dam de son mari, de s’expliquer avec elle au moment du débarquement au Brésil. Les deux femmes se fixent des yeux et se dirigent l’une vers l’autre, mais la mystérieuse passagère, à l’ultime moment, contourne Lisa et poursuit son chemin. L’hypothèque ne sera jamais levée.<br />
Chaque personnage, dans le livret, s’exprime dans sa propre langue, on entend ainsi aussi bien du yiddish que de l’allemand, de l’anglais, du français, du polonais, et du russe.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_0854-1-1294x600.jpg" />© Mirco Magliocca</pre>
<p>Salle comble pour la première, c’est dire que les attentes étaient fortes. La découverte de la musique de Weinberg tout d’abord ; on retrouve, tout au long de la partition, des influences multiples du XXe siècle, Stravinsky, Zemlinski et surtout Chostakovitch ainsi que quelques touches de jazz mais aussi de puissants accents personnels avec des rythmes marqués par des percussions omniprésentes, une utilisation habile du <em>Sprechgesang</em>, particulièrement au premier acte. On note justement une césure complète à l’issue de la première partie, le second acte dépassant nettement le premier en intensité dramatique et lyrique (monologue de Marta et chanson <em>a cappella</em> de Katja). La mise en scène ensuite : comment rendre l’horreur du quotidien d’un camp de concentration, sans verser ni dans la caricature, ni dans le misérabilisme ? Le metteur en scène allemand <strong>Johannes Reitmeier</strong> qui a dirigé pendant onze ans le Tiroler Landestheater d’Innsbruck, a su éviter ce double écueil. Grâce à un habile décor en bois figurant d’un côté le pont supérieur du paquebot et la cabine de Walter et Lisa et, de l’autre côté, les baraquements du camp d’Auschwitz, on passe d’une ambiance à l’autre par simple rotation du plateau, les tableaux s’enchaînant ainsi sans interruption. Ces rotations fréquentes illustrent judicieusement la confusion dans l’esprit de Lisa qui, en évoquant devant son mari un passé qu’elle lui avait toujours caché, revit instantanément ces scènes qu’elle aurait voulu enfouir à jamais. La direction d’acteurs montre de très beaux moments, comme ces prisonniers qui s’avancent en chœur (remarquable travail à nouveau de <strong>Gabriel Bourgoin</strong> à la tête des voix d’hommes et de femmes) jusqu’à l’avant-scène pour dévoiler leurs avant-bras marqués à jamais de l’horreur. Très poignantes aussi les retrouvailles entre Tadeusz et Marta qui, dans un premier temps, ne se reconnaissent pas. Certes tout n’est pas réussi, les trois officiers SS ne sont guère effrayants, Lisa elle-même ne semble pas une surveillante bien redoutable, mais Reitmeier, avec une délicatesse qu’il faut louer, rend scrupuleusement l’ambiance des camps et, pour le dire autrement, sait transcender l’horreur pour la rendre visible à nos yeux de contemporains.<br />
Plateau irréprochable dominé par la Lisa omniprésente d’<strong>Anaïk</strong> <strong>Morel</strong> ; son allemand est quasi parfait, l’ampleur de la voix et sa vraie-fausse dureté font merveille même si, nous l’avons dit, la femme déchirée entre son passé et son amour pour Walter nous semble plus convaincante que la vicieuse Kapo d’antan. <strong>Nadja</strong> <strong>Stefanoff</strong> est une merveilleuse découverte : elle est une Marta sans concession, sa scène au début du II (« Würde er mich rufen, Gott der Herr » ) est soufflée avec les tripes et elle sait entretenir le mystère sur sa vraie identité. Plaisir de retrouver en <strong>Céline</strong> <strong>Laborie</strong> une Katja solide : elle délivre un « Du, mein Teil », chanson de son enfance, <em>a cappella</em> et à haut risque avec une belle maîtrise dans les notes perchées. Plateau féminin parfaitement complété par <strong>Victor Bunel</strong> (Krystina), <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> (Vlasta), <strong>Sarah Laulan</strong> (Hannah), <strong>Julie Goussot</strong> (Yvette), <strong>Janina Baechle</strong> (Bronka), <strong>Ingrid Perruche</strong> en vieille femme et <strong>Manuela Schütte</strong> en Kapo. Casting réussi également pour les deux rôles masculins principaux : <strong>Mikhail Timoshenko</strong> déploie un baryton somptueux et qui ne demande qu’à chanter, quant à <strong>Airam Hernández</strong>, il est un Walter puissant, sûr de lui, mais que Lisa réussit à faire vaciller.<br />
Ce soir c’est le sicilien <strong>Francesco Angelico</strong> qui est dans la fosse devant les musiciens de l’orchestre national du Capitole, qu’il avait déjà conduits dans <em>Mefistofele</em> en 2023. Direction soignée, précise. Il le faut car la partition est complexe avec de multiples changements d’ambiance.<br />
Justice est donc enfin rendue à une partition qui doit désormais trouver sa place sur les affiches françaises.</p>
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		<title>Gala ODB Opéra – Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa troisième édition, le Gala ODB Opéra, le site francophone d&#8217;échanges entre les passionnés d&#8217;opéra, offre à nouveau une combinaison de chanteurs confirmés, de jeunes voix en début de carrière professionnelle, de jeunes pousses plus ou moins vertes mais prometteuses, et la participation d&#8217;artistes hors de la sphère opératique. Comme en 2023 et 2024, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa troisième édition, le Gala ODB Opéra, <a href="https://www.odb-opera.com/joomfinal/index.php">le site francophone d&rsquo;échanges</a> entre les passionnés d&rsquo;opéra, offre à nouveau une combinaison de chanteurs confirmés, de jeunes voix en début de carrière professionnelle, de jeunes pousses plus ou moins vertes mais prometteuses, et la participation d&rsquo;artistes hors de la sphère opératique. Comme en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">2023</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris/">2024</a>, l&rsquo;après-midi est un véritable marathon lyrique avec un peu plus de quatre heures de concert. <strong>Erminie Blondel</strong> ouvre le bal musical. La jeune soprano fait partie de ces artistes dont la carrière commence à s&rsquo;épanouir, en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/">province</a> comme à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/duvernoy-la-tempete-paris-temple-du-luxembourg/">Paris</a>. Elle déploie un timbre fruité et une voix ample et bien projetée, homogène sur toute la tessiture, dans un air des <em>Pêcheurs de perles</em> impeccable de musicalité et qui donne envie de l&rsquo;entendre dans le rôle complet. <strong>Blerta Zeghu</strong> s&rsquo;attaque avec un réel tempérament dramatique à la difficile scène finale de <em>Roberto Devereux </em>puis interprètera avec une belle sensibilité deux mélodies de Tosti, où son beau timbre un peu sombre fait merveille. Originaire de Moscou, <strong>Serafima</strong> <strong>Liberman</strong> offre un timbre capiteux, une belle largeur de voix et une bonne projection. Elle chante en interprète habitée l&rsquo;air de <em>Iolanta</em> et une rare mélodie de Mili Balakirev sur un poème de Pouchkine (texte également mis en musique par Rachmaninov). Artiste confirmée, <strong>Pauline Courtin</strong> chante avec une grande sensibilité l&rsquo;<em>Adieu de l&rsquo;hôtesse arabe</em> de Georges Bizet et triomphe sans faiblir de la virtuosité de l&rsquo;air des bijoux de <em>Faust </em>dans lequel elle déploie une voix ample et bien homogène. <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/choses-vues-et-chantees/">On rappellera son récent enregistrement consacré à Victor Hugo</a>. <strong>Adam Barro</strong> chante l&rsquo;air de Bartolo des <em>Nozze di Figaro</em> avec la rondeur d&rsquo;un vieux routier italien et une belle maîtrise du <em>canto</em> <em>silábico</em>. D&rsquo;origine arménienne, le baryton nous fait également découvrir un ample arioso extrait de <em>Davit Bek</em>, ouvrage populaire en Arménie mais inconnu en France. D&rsquo;origine portoricaine, <strong>Clara Luz Iranzo</strong> connait déjà un début de carrière internationale (Grèce, États-Unis). Sa <em>Thaïs</em> est chantée avec une voix exceptionnellement corsée dans ce rôle (pour préciser, on est plus proche de Caballé que de Sills ou Fleming). Pour ces mêmes raison, son premier air de Lucia, couronné par un puissant contre ré émis sans effort, est particulièrement impressionnant. La prononciation est impeccable et la caractérisation dramatique très sensible et variée. Appréciée lors de la précédente édition, <strong>Victoria Lingock</strong> est en progrès constant, avec un timbre rare à mi-chemin entre ceux de Jessye Norman et de Grace Bumbry et son air de Dalila ne manque pas de donner le frisson ainsi que son impérieux « Acerba voluttà » d&rsquo;<em>Adriana Lecouvreur</em>. Les deux artistes se lancent ensuite avec énergie dans le premier duo de <em>Norma</em>. Le timbre d&rsquo;Iranzo est assez grave mais celui de Lingock l&rsquo;est encore plus, de fait les deux voix sont bien appariées offrant une coloration inédite pour un résultat captivant. <strong>Momo Jang</strong> chante avec musicalité et émotion la scène de folie d&rsquo;<em>I Puritani</em>, mais c&rsquo;est surtout dans son épatant « Martern aller Arten » de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> qu&rsquo;elle achève de nous convaincre, avec des coloratures impeccables et surtout un ambitus idéal (dans cet air impitoyable, combien de sopranos à l&rsquo;aise dans l&rsquo;aigu se trouvent à nu dans le grave, et inversement). <strong>Christophe Poncet de Solages</strong> chante le premier air du Duc de Rigoletto, « Questa o quella », avec une aisance pleine de charme, et offrira le tube de <em>Das Land des Lächelns </em>(<em>Le Pays du</em> <em>sourire</em> dans sa version française) dans une interprétation gorgée de soleil qui attire la sympathie. <strong>Marion Charlo</strong> triomphe avec aisance des vocalises de sa « Céleste providence », extraite du <em>Comte Ory</em>, se jouant des nombreux conte-ut piqués qui émaillent son air, avec une délicieuse voix de colorature à la française. <strong>Hugo Tranchant</strong> à le type de voix idéalement haut perchée pour incarner Beppe et se révèle plein d&rsquo;abattage dans le rondo de<em> La</em> <em>Grande Duchesse de Gérolstein</em>. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong>, qui avait chanté <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-anne-lise-polchlopek-paris-cortot/">en récital la veille Salle Cortot</a>, nous fait la grâce de deux morceaux de style et de tonalité très opposés, qui lui permettent de démontrer la versatilité de son talent, la triste <em>Première lettre</em> de Chaminade, d&rsquo;une émotion à fleur de peau, et la pétulante « Tarántula », extraite de la zarzuela L<em>a Tempranica</em> d&rsquo;un bel abattage. <strong>Jean Bélanger</strong> est un Banco puis un Sarastro encore un peu verts mais les moyens sont là. <strong>Runji Li</strong> est encore très jeune mais séduit, dans la mélodie <em>Nina</em> (longtemps attribuée à Pergolese) par un timbre de ténor chaud et coloré. <strong>Aurélien Vicentini</strong> fait ses débuts public de contre-ténor avec le célèbre « Lascia ch&rsquo;io pianga » de <em>Rinaldo</em> de Haendel. Dans « E lucevan le stelle », <strong>Ismaël Billy</strong> a des petits airs de Juan Diego Flórez, avec un timbre plus corsé. <strong>May Chedid</strong> avait été une découverte lors de la première édition, chantant de manière un peu improvisée une mélodie libanaise <em>a</em> <em>cappella</em>. Elle nous offre cette fois deux belles mélodies, de Fauré et Tosti, chantée avec musicalité et où l&rsquo;on sent le développement harmonieux de la voix. Également présente au premier gala, <strong>Claire</strong> <strong>de</strong> <strong>Monteil</strong> a depuis vu sa carrière se déployer (<a href="https://www.forumopera.com/breve/vrais-debut-de-claire-de-monteil-a-la-scala/">on se rappelle de ses débuts inattendus à la Scala</a>). La voix s&rsquo;est élargie, gagnant aussi en puissance sans rien perdre en aigu. Elle nous offre une splendide interprétation de l&rsquo;air d&rsquo;entrée de Leonora dans<em> Il trovatore</em> (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-il-trovatore-lucques/">un ouvrage qu&rsquo;elle a chanté à travers l&rsquo;Italie l&rsquo;année dernière</a>). Elle démontre une nouvelle fois ses affinités avec la musique de Kurt Weill avec la glaçante chanson « Je ne t&rsquo;aime pas ». Dans le redoutable « Si ritrovarla io giuro » de <em>La Cenerentola</em>, <strong>Mali Zivcovic</strong> offre une impressionnante cascade de suraigus (plusieurs contre-ut et un contre-ré) et une belle aisance dans la vocalisation. Par contraste, son <em>Werther</em>, trop central à ce stade mais dont il a assurément le physique, le met moins en valeur. En Anna Bolena et en Micaela, <strong>Fanny Utiger</strong> offre un timbre chaud et une remarquable aisance dans l&rsquo;aigu et de beaux graves sans efforts, alliés à une belle incarnation dramatique. <strong>Raluca Vallois</strong> sait nous faire sourire avec une <em>Belle Hélène</em> à la voix charnue et puissante, et à l&rsquo;aigu généreux. La jeune <strong>Anaëlle Gregorutti</strong> se lance avec intrépidité dans l&rsquo;air de Farnace du <em>Mitridate</em> de Mozart, avec une voix corsée, à l&rsquo;aigu puissant, et conclut le programme avec la délicieuse <em>Heure</em> <em>exquise</em>, non dans la version de Reynaldo Hahn mais dans celle, tout aussi élégante et plus rare de Régine Poldowski.</p>
<p>Le programme intégrait également la lecture de trois beaux poèmes d&rsquo;<strong>Hanna Rees</strong>, moment de grâce trop fugitif. Ceux-ci sont  <a href="https://www.amazon.fr/Haïkus-à-française-Hanna-Rees/dp/2310014346/ref=sr_1_5?dib=eyJ2IjoiMSJ9.jKKCN5JZZmFXGMUcAtntS7sBUIYJFEiguSCbD9gp5V6lrFtfrJfQNNOkocCEqN4zsxy_Il5hmrNBo-l5jKMYGfF8l-PuZVyFfxej_1xvGUwktY-0jAqD-S7lqXVuRiuG.lY4fEg0VCmx0GOMsJWN0At8icONpKNijGwzAeT4Vnt4&amp;dib_tag=se&amp;qid=1759055463&amp;refinements=p_27%3AHanna+Rees&amp;s=books&amp;sr=1-5&amp;text=Hanna+Rees">extraits de ses <em>Haïkus à la française</em></a>, et dits par leur auteur. Le dernier d&rsquo;entre eux évoque avec force et sensibilité le choc éprouvé par Hanna Rees <a href="https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/">à l&rsquo;annonce de la mort de Béatrice Uria Monzon</a>.<strong> Isabelle Carrar</strong> a fait résonner l&rsquo;esprit du Quartier Latin avec trois belles chansons extraites des répertoire de Barbara et de Juliette Gréco (on pourra l&rsquo;entendre en récital à Senlis le 9 octobre prochain à la Maison Léo Delibes, <a href="https://villaduchatelet.com/concerts/">Villa du Châtelet</a>). Le soprano et professeur de chant <a href="https://www.linkedin.com/in/anne-julia-audray-471b6bb1/">Anne-Julia Audray</a> a présenté son recueil de sélections d&rsquo;airs (opéra, oratorio, mélodie, chanson ou comédie musicale), <em>Opera</em> <em>Singing</em>, pour jeunes et moins jeunes chanteurs. L&rsquo;idée est de permettre à des artistes de ne pas être obligés de voyager avec plusieurs partitions et de se concentrer sur celles susceptibles de les mettre en valeur. À titre d&rsquo;exemple, même les chanteurs enfants y trouveront des airs leur permettant de mieux briller lors de leurs auditions. Les morceaux sélectionnés comportent plusieurs versions chantées traduites. L&rsquo;après-midi était animée par Jérôme Pesqué, « patron » d&rsquo;<a href="https://odb-opera.com/">ODB-Opéra</a>, et par <strong>Stéphane Sénéchal</strong> qui a apporté quelques moments de décompression avec ses incarnations de Funny Truche (soprano influenceuse) et de la Stromboli (diva à la carrière plus brève que son bagout !). Et l&rsquo;on n&rsquo;oubliera pas de remercier et de féliciter les quatre pianistes qui se sont succédé pour accompagnés les artistes dans ce programme particulièrement éclectique (et comportant beaucoup de raretés), et sans lesquels ce concert n&rsquo;aurait pu avoir lieu : <strong>Maxime Neyret</strong>, <strong>Matteo Carminati</strong>, <strong>François Bettencourt</strong> et <strong>Arnaud</strong> <strong>Kérébel</strong>. Le spectacle était donné au profit de la <em>Ligue contre le cancer.</em></p>
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		<title>Récital Anne-Lise Polchlopek &#8211; Paris (Cortot)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-anne-lise-polchlopek-paris-cortot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 09:24:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà un récital comme on les aime ! Un programme inattendu, intelligemment agencé, une jeune mezzo-soprano au talent fou qui captive le public et s’adresse à lui en l’invitant à la suivre dans son périple. Imaginer un récital avec des compositeurs aussi différents en gardant une belle unité d’inspiration et en ne cédant jamais à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un récital comme on les aime ! Un programme inattendu, intelligemment agencé, une jeune mezzo-soprano au talent fou qui captive le public et s’adresse à lui en l’invitant à la suivre dans son périple. Imaginer un récital avec des compositeurs aussi différents en gardant une belle unité d’inspiration et en ne cédant jamais à la facilité, c’est du grand art. Les spectateurs sont immédiatement conquis et l’ovationnent à la fin.</p>
<p>Lors du premier « Gala de la Voix » organisé le 14 janvier dernier par l’École Normale à la Salle Cortot, à la suite de la master-class de Véronique Gens, <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> avait obtenu un premier prix à l’unanimité décerné par un jury présidé par Alain Lanceron (son interprétation de l’air de <em>Sapho</em> de Gounod avait beaucoup impressionné). Et c’est à nouveau à la Salle Cortot, chef d’œuvre d’architecture à l’acoustique exceptionnelle et véritable écrin pour la voix et la musique de chambre, qu’elle vient de donner ce récital devant un public venu en grand nombre. Quel bonheur, d’ailleurs, de voir que les mélomanes ont retrouvé le chemin de cette salle mythique. Le dynamisme de la jeune équipe de l’École Normale, avec à sa tête Murielle Hurel, y est pour beaucoup.</p>
<p>Après des études très poussées en architecture et son apprentissage de la langue espagnole à Madrid, Anne-Lise Polchlopek se passionne vraiment pour le chant lyrique en étudiant avec la soprano Claudine le Coz, professeur au Conservatoire Berlioz dans le dixième arrondissement de Paris. Sa belle voix naturelle a trouvé là son meilleur guide et s’est développée par la suite tout naturellement auprès de grands chanteurs comme Sophie Koch et aussi à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique.</p>
<p>Son récital commence par « I am easily assimilated », le tango comique de la vieille duègne, au premier acte de <em>Candide</em> de Leonard Bernstein où l’anglais se mêle au yiddish et à quelques bribes d’espagnols (tout pour plaire à la cantatrice !). Puis commence une sorte de patchwork délicieux avec la célèbre <em>Berceuse</em> de Richard Strauss, un compositeur qui lui sied à merveille (à quand l’intégrale de cet opus 41 ?) suivie par un chant d’amour du catalan Eduard Toldrá et l’émouvante <em>Première lettre</em> de Cécile Chaminade. Fauré est ensuite présent plus d’une fois, associé aux mélodies de Messiaen composées en 1930, dans la lignée de Debussy et aux chansons de Polnareff et Jacques Brel que la cantatrice interprète avec une sobriété qui en rehausse la qualité musicale.  <em>À </em>la habanera de <em>Carmen</em> de Bizet chantée avec élégance et raffinement et très applaudie, succèdent les <em>Métamorphoses </em>de Poulenc et la périlleuse <em>Vocalise en forme de Habanera</em> de <strong>Ravel</strong> qu’elle interprète admirablement, en dessinant les nombreux mélismes avec précision. L’excellent pianiste <strong>Federico Tibone</strong> (il est aussi un chef d’orchestre renommé) est le complice idéal de la mezzo-soprano et il a lui aussi un beau legato ! Tous deux savent créer une belle complicité avec le public, en s’adressant à lui pour annoncer brièvement les œuvres avec, parfois, quelques touches d’humour de bon aloi. Pour certaines œuvres hispaniques Anne-Lise Polchlopek est accompagnée par <strong>Pierre Laniau</strong> à la guitare à dix cordes. Elle excelle dans ce répertoire et son interprétation de la <em>La Tarántula</em> de la zarzuela <em>La Tempranica</em> de Jiménez (un des bis favoris de Teresa Berganza ) est un condensé de charme et d’espièglerie.</p>
<p>Son chant simple et naturel est basé sur un juste appui du souffle, un beau legato et une ligne vocale sans failles, des graves sonores aux aigus épanouis et brillants. Seul petit bémol : on peine parfois à comprendre le texte des chants, sans doute par un manque de définition nette et juste de chaque voyelle. En grande linguiste qu’elle est Anne-Lise Polchlopek saura vite y remédier. D’autant plus que l’étendue singulière de sa voix, sa présence en scène et son talent d’actrice la destine à l’opéra.  On espère l’entendre bientôt dans Mozart ou dans certains opéras français. Son interprétation du lied de Strauss nous a même fait rêver au rôle d’Octavian du <em>Chevalier à la Rose</em>. La chanson bouleversante <em>Gracias a la vida</em> de la chilienne Violeta Parra qui clôt le programme du récital est aussi le titre du CD très réussi (encensé par <em>Le Monde)</em> qu’elle a enregistré pour le label Fuga Libera dans lequel on retrouve la plupart des œuvres de son récital à la Salle Cortot.</p>
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		<title>Anne-Lise Polchlopek, premier prix du premier Gala de la voix à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anne-lise-polchlopek-premier-prix-du-gala-de-la-voix-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 18:23:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous l’impulsion de sa directrice Murielle Hurel, l’École normale de musique de Paris proposait ce 14 janvier un Gala de la voix sous forme de concours, prétexte à présenter au public et aux professionnels les chanteurs formés sur ses bancs. Parmi sept artistes sélectionnés sur audition, s’est distinguée la mezzo-soprano Anne-Lise Polchlopek à laquelle le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous l’impulsion de sa directrice Murielle Hurel, l’École normale de musique de Paris proposait ce 14 janvier un Gala de la voix sous forme de concours, prétexte à présenter au public et aux professionnels les chanteurs formés sur ses bancs. Parmi sept artistes sélectionnés sur audition, s’est distinguée la mezzo-soprano <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> à laquelle le jury présidé par Alain Lanceron a remis le premier prix.</p>
<p>« Ô ma lyre immortelle » extrait de <em>Sapho</em>, français a exposé la beauté du timbre et le tracé de la ligne, tandis qu’à l’autre bout de l’échelle des affects, l’air de la Old Lady dans <em>Candide</em> faisait valoir un tempérament qui gagnerait à être canalisé. Aujourd’hui inscrite dans la classe de Véronique Gens, Anne-Lise Polchlopek devrait bénéficier de l’enseignement de son aînée pour améliorer encore sa prononciation de la langue française.</p>
<p>Le deuxième prix et le prix du public reviennent à la soprano ukrainienne<strong> Inna Kalugina</strong>, déjà lauréate du Prix Georges Enesco en 2022 et élève de Vladimir Tchernov.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/GalaDeLaVoix-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-180945"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Camille Genty &#8211; ENMP Cortot</sup></figcaption></figure>
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		<title>POULENC, Les Carmélites de Compiègne &#8211; Paris (Fondation Eugène Napoléon)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-les-carmelites-de-compiegne-paris-fondation-eugene-napoleon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dialogues des Carmélites n’est pas un opéra rare, mais c’est un vrai luxe pour les mélomanes parisiens d’avoir pu choisir entre deux versions de l’œuvre en ce même début décembre. En effet, à côté du très médiatisé spectacle du TCE se cachaient jusqu’au 6 décembre ces Carmélites de Compiègne, mouture réduite pour piano et solistes, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dialogues des Carmélites</em> n’est pas un opéra rare, mais c’est un vrai luxe pour les mélomanes parisiens d’avoir pu choisir entre deux versions de l’œuvre en ce même début décembre. En effet, à côté du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-paris-tce/">très médiatisé spectacle du TCE </a>se cachaient jusqu’au 6 décembre ces <em>Carmélites de Compiègne</em>, mouture réduite pour piano et solistes, dans le cadre idéal de la chapelle de la Fondation Eugène Napoléon. Il s’agit de la reprise d’une production créée en 2021 dans la bien plus vaste cathédrale Sainte-Cécile d’Albi par le collectif SacréProd. Cette association, qui s’articule autour de la représentation d’œuvres sacrées dans des lieux sacrés, y donnait alors son premier opéra. L’occasion de prouver une fois de plus que des moyens réduits ne signifient pas une prestation moindre, bien au contraire. En plus des talents individuels, tous remarquables et pour certains déjà bien remarqués, l’esprit de collectif donne au tout une cohérence et une force émotionnelle.</p>
<p>Il faut en premier lieu féliciter <strong>Yoan Héreau</strong>, maître d’œuvre musical de la soirée. Pianiste, chef de chant, il est également responsable de l’adaptation présentée. Pas de Marquis ni de Chevalier dans cette version, l’opéra commence donc avec le deuxième tableau du 1er acte, tandis que le deuxième interlude et le troisième tableau du 2e acte sont également coupés. A l’exception de l’aumônier, les rôles secondaires masculins sont transformés en rôles parlés, et leurs répliques raccourcies. Sans jamais perturber la lisibilité du récit, ce choix permet de mettre en avant le huis clos de la communauté, et de redoubler ainsi la violence des intrusions de l’extérieur. Le fait de donner le spectacle dans un lieu sacré a évidemment une incidence sur cet aspect, le spectateur se trouvant totalement intégré à l’atmosphère recueillie du Carmel. Si l’on ne se pose jamais la question de la pertinence de cette adaptation, c’est évidemment parce que son interprétation est remarquable. Dès les premières notes, le discours du pianiste est limpide, toujours très bien conduit ; il porte la représentation de bout en bout sans aucune perte d’intensité. Tout en ayant une vision de chef, capable de construire sur la grande forme, il donne à entendre de vraies belles sonorités de piano. Souple et délicat pour les moments les plus intimes et touchants, raide et implacable quand il faut imiter les sons de cloches, il incarne par son jeu l’Ordre aussi bien que la Grâce décrites par Poulenc et Bernanos. Enfin,&nbsp;on sent en permanence qu’il connaît les voix avec qui il joue, et que cela lui permet de leur créer un espace de confort sans jamais sacrifier sa prise de parole pour autant.</p>
<p><figure id="attachment_178829" aria-describedby="caption-attachment-178829" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-178829" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Carmelites-Compiegne-2-1024x625.png" alt="" width="1024" height="625"><figcaption id="caption-attachment-178829" class="wp-caption-text">Blandine Folio Peres<br />©️Marianne Asseily</figcaption></figure></p>
<p>Le soin de raccrocher les wagons entre eux dans cette version coupée revient aussi à la mise en scène de <strong>Mirabelle Ordinaire</strong>. Elle parvient à fluidifier le tout grâce à un mouvement quasi continu, les préludes servant de préparation à vue au tableau suivant. On regrette simplement la récurrence de sons de cloche pour faire le lien, procédé un peu facile qui devient lassant. Plus généralement, la metteuse en scène réussit à optimiser l’espace dont elle dispose en faisant tout un travail symbolique sur les plans. Ainsi, la première apparition de la Première Prieure se fait au fond de la scène, vers l’autel, à distance et en position dominante vis-à-vis de Blanche qui est elle à l’avant-scène. Lors de son agonie, privée de sa coiffe et de son aura, elle est cette fois tout près du public, et à sa hauteur. Les spécificités de la chapelle sont également bien exploitées, notamment la chaire, sur laquelle Mère Marie et Madame Lidoine se partagent la supériorité, ou les bancs de côté, qui servent de prison. Cette confusion entre lieu réel et lieu fonctionnel rend le saccage des révolutionnaires d’autant plus marquant lorsqu’ils s’en prennent à l’autel, qui n’est pas un élément de décor rapporté. Enfin, il faut relever le soin apporté à la lumière, qui culmine dans une scène finale bouleversante. Les carmélites entrent une à une cierge à la main, sans aucune autre source de lumière, avant de former un chœur. A chaque coup de guillotine, une chanteuse souffle sur sa bougie et disparaît, jusqu’à ce qu’il ne reste que Constance, qui se sert de sa flamme pour allumer le cierge que lui tend Blanche, revenue pour le martyre. Une fois cette dernière lumière éteinte, les dernières notes du piano résonnent alors dans le noir complet, laissant le public accueillir cette fin dans le recueillement le plus total (et profiter d’un peu de silence, chose rare au concert). Avec peu d’éléments de scénographie, cette mise en scène emporte la mise par sa lisibilité, sa finesse, et surtout une remarquable direction d’acteurs.</p>
<p><figure id="attachment_178830" aria-describedby="caption-attachment-178830" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-178830" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Carmelites-Compiegne-1-1024x782.png" alt="" width="1024" height="782"><figcaption id="caption-attachment-178830" class="wp-caption-text">Laurence Pouderoux<br />©️Mariane Asseily</figcaption></figure></p>
<p>En effet, toute la distribution est très investie et très crédible, chacun étant à sa juste place. Le texte se suit très facilement malgré l’absence de surtitres, probablement grâce au travail préalable avec Yoan Héreau, même si du fait de l’acoustique certains passages rapides sont plus confus. Cette version bénéficie d’un certain nombre de chanteuses rompues au répertoire de la mélodie, et donc à l’art de phraser par les mots. On pense en premier lieu à <strong>Raquel Camarinha</strong>, dont on invite chacun à redécouvrir ou découvrir ses albums dans ce genre (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rencontre-raffinement-culotte/">notamment avec Yoan Héreau</a>). Sa Blanche de la Force vaut ainsi par sa clarté, aussi bien que par la présence originale qu’elle lui donne : très digne, moins fragile que d’autres, mais mélancolique. Elle forme un contraste scénique saisissant avec la Constance de <strong>Laurence Pouderoux</strong>, à qui le rôle sied très naturellement. Voix légère mais riche et bien projetée, elle parvient à porter la gaité du personnage sans mièvrerie.<br />
Madame de Croissy a peu de temps sur scène, mais nécessite une chanteuse en pleine possession de ses moyens, le rôle ayant été pensé sur les possibilités d’un contralto italien type Amnéris. <strong>Blandine Folio Peres </strong>est peut-être plus lyrique que dramatique, mais la chaleur de son mezzo en fait une Première Prieure très convaincante, charismatique mais jamais virulente. Son vibrato caractérisé est aussi source d’émotion. Elle donne à son personnage une bonté et une dimension pédagogique bienvenues, avant d’être particulièrement intense dans son agonie. Elle est cependant légèrement moins compréhensible que les autres. Mère Marie donne moins de possibilités de débordement, étant obsédée par la règle et l’idée de sacrifice : <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> est exemplaire de charisme et de sévérité, tout en montrant la mélodiste et la fine technicienne qu’elle est lorsque le rôle consent à fendre l’armure, et à montrer un peu d’humanité. La voix est longue, remarquablement homogène, et l’incarnation toujours intense. Rappelons qu’elle est lauréate du dernier Grand Prix du Concours de Mélodie de Toulouse. Enfin, <strong>Axelle Fanyo</strong> livre une très grande prestation en Madame Lidoine. Dès sa première note, on est saisi par la faculté de son instrument à irradier dans toute la salle, sans forcer, d’un grand soprano lyrique riche en harmoniques. Surtout, l’émotion que procure ce son est décuplé par l’émotion de la musicienne et de la comédienne : ses paroles dans la prison semblent même arracher des larmes aux artistes des chœurs, tant elles débordent de bonté et d’abnégation. Elle reprendra le rôle à l’opéra de Rouen en janvier, inutile de dire qu’il faudra s’y rendre. Il nous apparaîtrait incompréhensible que les grandes scènes nationales continuent pendant longtemps de bouder cette artiste. Les rôles secondaires, notamment l’Aumônier d’<strong>Igor Bouin</strong>, sont tous bien caractérisés, laissant entrevoir des personnalités artistiques attachantes.</p>
<p>La soirée s’était ouverte par un discours de la présidente de l’association rappelant l’ancrage historique du lieu de représentation, à deux pas de la place de la Nation où furent exécutées les carmélites historiques, et près des fosses communes de Picpus où leurs corps furent jetés. C’est un bel hommage qu’elles ont reçu ce soir là, d’autant plus que la mise en scène s’accorde une liberté dans le final qui reconnecte la fiction à la réalité historique. Tandis que les condamnées chantent le Salve Regina, on voit sur la chaire Mère Marie, qui n’a pas pu mourir avec elles, chanter aussi en écrivant. Or, Mère Marie de l’Incarnation est le seul personnage entièrement véridique de la pièce, et a de fait couché à l’écrit sa version des faits, après leur avoir survécu. Ce dernier soin est à l’image de la délicatesse qu’on a perçu ce soir.<br />
Une direction musicale fine et cohérente, un plateau investi et talentueux, une production émouvante : on ne peut que souhaiter à ces Carmélites de voyager dans d’autres salles et villes, et on espère avoir l’occasion de retrouver plusieurs fois les artistes de ce soir au premier plan.</p>
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		<title>Gala ODB Opéra &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, le site lyrique ODB Opéra organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. En conclusion de notre recension, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">le site lyrique ODB Opéra</a> organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">En conclusion de notre recension</a>, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont réuni une nouvelle fois réuni un large éventail d’artistes, jeunes et confirmés.</p>
<p><strong>Héloïse Mas</strong> ouvre le bal avec la rare <em>Sapho</em> de Charles Gounod et <em>Le Cid</em> de Massenet. La voix sombre et sensuelle exprime à merveille la mélancolie de ses deux airs. Le périlleux « Parto, parto » d’<em>Idomeneo</em> est impeccablement rendu par <strong>Juliette</strong> <strong>Gauthier</strong>, qui se révèle délicatement espiègle dans la Cleopatra du rare <em>Giulio Cesare</em> d&rsquo;Antonio Sartorio. Autre rareté avec<em> Henry VIII</em>, où le ténor <strong>Fabien Hyon</strong> alterne avec une grande justesse dramatique les élans <em>forte</em> et les abandons en voix mixte, dans un français à la prononciation impeccable. On ne présente plus le contre-ténor <strong>Robert Expert</strong> qui interprète « À Chloris » avec une grande sensibilité. Retour à <em>Idomeneo</em> avec un tour de force de <strong>Faustine Egiziano</strong> dans un « Padre, germani, addio! » d’un bel engagement et aux vocalises impeccables, suivi d&rsquo;une scène de folie des <em>Puritani</em> dans une optique plutôt mozartienne. En baroqueuse consommée, <strong>Emmanuelle de Negri</strong> offre un « Tristes apprêts » idéal, d’une grande noblesse et d’un belle intensité. La mélodie de Debussy qui suit démontre la versatilité de cette artiste. Le jeune<strong> Julien Lhermite</strong> impressionne par un beau médium au volume puissant. Entre deux séances de <em>Don Giovanni</em> à l’Athénée, <strong>Abel Zamora</strong> offre un « Il mio Tesoro » au legato divin, suivi du rare air de Smith de <em>La Jolie fille de Perth</em>, avec toujours la même délicatesse, mais aussi la vaillance nécessaire et un contre-ut percutant ! En Escamillo et en Posa, <strong>Florent Karrer i</strong>mpressionne par son émission naturelle et sa projection puissante, alliées à un vrai talent dramatique. Il est rare d’entendre des voix wagnériennes dans ce type de concert. Notre plaisir est d’autant plus grand que <strong>Fanny Revay</strong> offre ici une belle et grande voix dans le rôle d’Elisabeth de <em>Tannhaüser</em>, avec un beau timbre chargé d’une émotion frémissante. <strong>Coline Infante</strong> fait montre d’un abattage certain dans l’air d’Adele de <em>Die</em> <em>Fledermaus</em>, réussissant impeccablement ses vocalises en cascades de rire et concluant avec un contre-ré d’une facilité déconcertante. Dans la chanson « Parce que », créé par Serge Gainsbourg, puis en seconde partie, dans sa reprise de « L’île aux mimosas » de Barbara,<strong> Isabelle Carrar</strong> ressuscite un instant pour nous l’esprit disparu de Saint-Germain-des-Prés. Également professeur au Conservatoires Hector Berlioz et Charles Munch, <strong>Marie Vasconi</strong> interprète avec grand talent un extrait de l&rsquo;étonnante scène lyrique de Valentino Bucchi, <em>Lettres de la religieuse portugaise</em> (1970). La première partie s’achève par un « Don fatale » revigorant : avec son timbre fruité et son engagement sans faille, <strong>Victoria Lingbock</strong> n’y est pas sans rappeler une certaine Grace Bumbry, l’expérience en moins bien entendu.</p>
<p>Abandonnant un moment son rôle d’accompagnateur, <strong>David Abramovitz</strong> ouvre la seconde partie avec une barcarolle de Fauré très virtuose. <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> montre la diversité de son talent avec un émouvant<em> Air des Lettres</em> suivi d’une interprétation intelligemment retenue des <em>Nuits d’une demoiselle</em>, tube de Colette Renard d’une paillardise totalement assumée. <strong>Arnaud</strong> <strong>Kientz</strong> chante avec la virtuosité demandée, mais aussi avec une élégance dont on n’a pas nécessairement l’habitude dans ce répertoire, l&rsquo;air bouffe de Don Magnifico dans <em>La Cenerentola</em>. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> est une Eurydice intense mais révèle également ses talents dans la comédie, avec un extrait du <em>Candide</em> de Leonard Bernstein. Dotée d’une belle voix de mezzo aux graves profonds, <strong>Raluca Vallois</strong> affronte crânement les vocalises de la chanson du voile d’Eboli. <strong>Marlène Assayag</strong> défend avec brio le boléro des <em>Vêpres siciliennes</em>, sa voix corsée n’étant en rien un obstacle aux coloratures requises. Puis elle offre une belle exécution de l’air, également virtuose, de Giulietta dans les<em> Contes d’Hoffmann</em>, page réintégrée dans l’acte de Venise <a href="https://www.forumopera.com/v1/opera-n18/hoffmann.htm">dans la version Kaye</a>. <strong>Jeanne Zaepfel</strong> défend un rare extrait du <em>Magnifique</em> de Grétry, avec une belle maîtrise du style particulier de ce type d’opéra-comique, puis une délicate version de la <em>Chanson de Maxence</em> des <em>Demoiselles de Rochefort</em>. L&rsquo;artiste-peintre <strong>Hanna Rees</strong> se frotte à Mozart. <strong>Émilien Marion</strong> met toute son énergie dans l’air de MacDuff du <em>Macbeth</em> de Giuseppe Verdi. <strong>Nadège Méden</strong> affronte le terrible « In questa reggia » de <em>Turandot</em> avec des aigus dardés impressionnants. <strong>Didier Chabardes</strong> chante avec élégance des mélodies de Mompou, de Falla et Obradors. Virtuosité, abattage, <strong>Marc Mauillon</strong> est tout bonnement épatant dans son air rossinien, avec une voix impeccablement projetée et une belle extension jusqu’au si bémol. Le chanteur sait aussi alléger sa voix avec un <em>Clair</em> <em>de</em> <em>Lune</em> de Fauré à la prononciation impeccable. <strong>Didier</strong> <strong>Chabardes</strong> et <strong>Stéphane</strong> <strong>Sénéchal</strong> réunis n’hésitent pas à en faire des tonnes dans l‘amusant <em>Duo de la Chartreuse verte</em> de Chabrier. Le ténor argentin <strong>Manuel Nuñez Camelino</strong> chante avec une grande sensibilité une mélodie de son pays natal avant d’offrir, dans un style très différent, un Puccini aux aigus percutants.</p>
<p>En 2016, <strong>Jean-Philippe Lafont</strong> <a href="https://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca/">fut victime d’un grave accident</a> alors qu’il répétait le rôle du Sacristain dans <em>Tosca</em> à l’Opéra-Bastille. Il s&rsquo;était hélas depuis retiré des scènes. Ce concert est l’occasion émouvante de le retrouver dans l&rsquo;air de Gerard à l’acte III d&rsquo;<em>Andrea Chénier</em>, scène qu’il introduit dramatiquement par une sorte de prélude muet où il fait ressortir toute la noirceur décomplexée du personnage. A 73 ans, la voix n’a bien sûr plus la fraîcheur du passé mais le timbre est inchangé, la puissance est toujours là, l’aigu est vaillant (jusqu’au fa dièse) et la composition dramatique impressionnante.</p>
<p>Animateur-présentateur et co-organisateur de la soirée avec Jérôme Pesqué, <strong>Stéphane Sénéchal</strong> vient alléger ce rythme musical soutenu par quelques intermèdes comiques (un peu à la manière de Harpo dans les films des Marx Brothers), parfois assisté (ou vocalement doublé par Marie Vasconi). Plus sérieusement, il nous offre une impeccable interprétation de la mélodie de Poulenc, « Tout disparut », avec une délicate maîtrise de la voix mixte, <strong>Cynthia Dariane</strong> l&rsquo;accompagnant dans une chorégraphie de son cru.</p>
<p>Cinq pianistes se partagent le rôle difficile et un peu ingrat d&rsquo;accompagnateur (et répétiteur).<strong> Chiho Miyamoto</strong>, <strong>Maxime Neyret</strong>, <strong>David Abramovitz</strong>, <strong>Denis Dubois</strong> et <strong>Genc Tukiçi</strong> participent largement à la réussite de ce concert-marathon (plus de quatre heures de musique) grâce à leur professionnalisme dévoué et attentif.</p>
<p>Enfin, les libres dons des spectateurs permettront de financer les repas de plusieurs orphelins sur une année complète : ce n&rsquo;est pas la moindre réussite de ce concert dont on espère qu&rsquo;il sera suivi d&rsquo;un autre en 2025.</p>
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		<title>JANACEK, Kát&#8217;a Kabanová &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-kata-kabanova-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La condition sine qua non d’un Janáček réussi, c’est avant tout l’orchestre. Carton plein pour Michael Güttler et les forces de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège qui pourtant n’ont guère fréquenté cet univers opératique ces dernières saisons. La préparation de chaque pupitre donne à entendre l’essentiel : couleurs et timbres consubstantiels ce répertoire, homogénéité et profondeur du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La condition sine qua non d’un Janáček réussi, c’est avant tout l’orchestre. Carton plein pour <strong>Michael Güttler</strong> et les forces de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège qui pourtant n’ont guère fréquenté cet univers opératique ces dernières saisons. La préparation de chaque pupitre donne à entendre l’essentiel : couleurs et timbres consubstantiels ce répertoire, homogénéité et profondeur du son ensuite, netteté des attaques enfin. Voilà qui augure du meilleur pour une phalange qui se prépare à affronter <em>Tristan und Isolde</em> en début d’année prochaine. Le chef allemand épouse la langue de Janáček avec évidence : il en souligne tant la prosodie si particulière que le romantisme sous-jacent. Il s’offre des contrastes très marqués, du fortissimo aux sons confidentiels, tout en ménageant son plateau à chaque instant.</p>
<p>Un plateau qui fait montre d’un réel engagement tant scénique que vocal. Les petits rôles se font tous remarquer par leur personnalité, telle <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> dont la Glasa sonore et chaleureuse se détache dans ses quelques répliques. <strong>Daniel Miroslav</strong> procède de même avec le personnage de Kuligin, ombre inquiétante servie par un timbre sombre. <strong>Dmitry Cheblykov</strong> (Dikoj) croque un notable hargneux grâce à une excellente projection et un certain charisme scénique. Des qualités que partagent <strong>Alexey Dolgov</strong> (Vana) et <strong>Magnus Vigilius</strong> (Tichon) deux ténors aux voix bien distinctes. Le premier peut compter sur une couleur « de caractère » et un timbre un peu nasal pour donner vie et légèreté au seul personnage masculin un peu sympathique de l’œuvre, quand le second adoucit sa voix d’<em>heldentenor</em> pour incarner un Tichon veule et amoureux. <strong>Anton Rositskiy</strong> se situe entre les deux : voix puissance et timbre au métal clair, il survole les difficultés du rôle. Le trio féminin principal s’avère tout aussi convaincant. <strong>Nino Surguladze</strong> (Kabanicha) se promène en bourgeoise hautaine sur scène et déploie une voix riche, capiteuse, qu’elle plie dans les accents de la marâtre avec aisance. <strong>Jana Kurucová</strong> offre son parfait pendant : voix claire et fruitée, elle incarne d’emblée la jeune sœur et sa force de vie. <strong>Anush Hovhannisyan</strong> monte crescendo pendant toute la représentation. Si son timbre manque peut-être de séduction immédiate pour coller au portrait de Katia, sa science des mots et des nuances – jusqu’au sons filés – la rendre tout à fait crédible et émouvante en héroïne sacrifiée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Ensemble-©-J-Berger_ORW-2-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-174998" width="910" height="605"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© J Berger</sup></figcaption></figure>


<p>Défaite des femmes supplémentaire, <em>Katia Kabanova</em>, créé il y a un peu plus d’un siècle, n’a pour ainsi dire pas pris une ride. Cette histoire de femme dans une périphérie géographique, écrasée par le groupe et les convenances semblent faire la une de nos rubriques faits-divers sans discontinuer. <strong>Aurore Fattier</strong> et son équipe opte donc pour un ultra-réalisme sans concession. Tout juste quelques costumes et des smartphones trahissent l’actualisation. Les téléphones épient d’ailleurs sans cesse et donnent à voir les visages et les rictus coupables que les personnages traquent sans cesse chez l’autre. Manière de dire, en plus de narrer l’opéra de Janáček, que si Katia devient la première victime, c’est bien toute la société, notre société, qui est fliquée tant par la technologie que par nos usages.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-kata-kabanova-liege/">JANACEK, Kát&rsquo;a Kabanová &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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