Forum Opéra

Bernardo Bertolucci, l’opéra le pleure aussi

Partager sur :
Brève
26 novembre 2018
Bernardo Bertolucci, l’opéra le pleure aussi

Il y a dans La Luna un homme chauve, une bouteille à la main, qui chante « Condotta ell’era in ceppi », un extrait du duo entre Azucena et Manrico au 2e acte du Trouvère, avant que l’héroïne du film, Caterina, n’offre son corps à son fils en un geste désespéré. La fascination de Bernardo Bertolucci pour l’opéra était connue – comment ne pas l’être lorsqu’on est en né en terre verdienne à Parme. Le choix de la musique n’obéit pourtant pas à des préoccupations esthétiques. L’opéra chez le réalisateur italien se voulait métaphore psychologique. Le récit par Azucena du supplice de sa mère annonce le sacrifice de Caterina. C’est cette compréhension intime de l’art lyrique que pleure, aux côtés du cinéphile, l’amateur d’opéra, en apprenant la mort de Bertolucci, aujourd’hui, lundi 26 novembre, à l’âge de 77 ans.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Bernardo Bertolucci © DR

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Mehr Licht !
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]