A l’instar de Scarpia, Elīna Garanča pourra prochainement s’écrier « Tosca, finalmente mia !». La mezzo-soprano lettone abordera pour la première fois le rôle de la cantatrice puccinienne les 24 et 28 janvier 2027 à Athènes sous la direction de Pier Giorgio Morandi, dans une mise en scène de Nikos S. Petropoulos. Elle aura pour Cavaradossi Charles Castronovo et pour Scarpia Dimitri Platanias. Ce sera également sa première collaboration avec l’Opéra national de Grèce.
Le rôle, emblématique du répertoire de soprano dramatique, pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans une carrière commencée sous les couleurs de Mozart et de Rossini avant de s’orienter progressivement vers des emplois plus lourds : Kundry, Amneris ou encore Eboli
Elīna Garanča n’est évidemment pas la première mezzo-soprano à regarder de l’autre côté de la frontière. Grace Bumbry et Shirley Verrett avaient en leur temps accompli le grand saut, abordant notamment Tosca, Aida ou Norma. Plus près de nous, et de ce côté-ci de l’Atlantique, la regrettée Béatrice Uria-Monzon avait elle aussi quitté progressivement le territoire de mezzo pour celui de soprano dramatique. Trois précédents, parmi d’autres, qui rappellent que les catégories vocales sont parfois moins étanches que ne le voudraient les étiquettes.

