En entendant le nom de Franz Mazura, même les moins de vingt ans reconnaîtront peut-être le baryton-basse autrichien dont on avait salué l’émouvant retour dans l’Elektra mise en scène par Patrice Chéreau, quelques décennies après son Gunther dans la tétralogie du centenaire à Bayreuth ou son Docteur Schön lors de la création de la version de Lulu en trois actes. A bientôt 93 ans (il fêtera son anniversaire le 22 avril), Franz Mazura semble encore très loin de la retraite, et n’a aucune intention de s’arrêter après avoir tenu à Milan, Berlin ou Barcelone son rôle du précepteur d’Oreste dans la production créée à Aix-en-Provence. On pouvait encore l’applaudir l’an dernier à Paris en narrateur des Gurre-Lieder. Et surtout, preuve de son éternelle jeunesse, il interprète cette saison la musique la plus contemporaine : en ce mois d’avril, il tient à Hanovre le rôle d’Abraham dans Lot, le nouvel opéra de Giorgio Battistelli (d’après l’épisode biblique de la destruction de Sodome et Gomorrhe), et il chantera le 3 juin au Concertgebouw d’Amsterdam dans une version de concert de Babylon, opéra sulfureux (et un peu moins biblique) de Jörg Widmann créé à Munich en 2012. On ne sait pas encore de quoi sera faite sa saison prochaine, mais on imagine qu’elle sera aussi bien remplie.
Franz Mazura, toujours jeune à 92 ans
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20 avril 2017
Franz Mazura, toujours jeune à 92 ans
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