A défaut, Alberto Zedda live à Pesaro en 1992 atteint un difficile point d’équilibre. Qui d’ailleurs mieux que le maestro pour restituer à cette musique sa grandeur dramatique, sur le plan philologique – dans le strict respect du style, de ses ornements, de ses nuances, de ses dynamiques – mais pas seulement. Zedda refuse le métronome stérile. Les tempi s’adaptent aux situations, aux airs comme aux ensembles. La virtuosité se place au service de la partition, sans effets de manche, ni star system. Exception faite du jeune Grégory Kunde, étincelant en Idreno, il existe pour les autres interprètes de meilleures alternatives. Mais aucune distribution, à ce jour, n’atteint un tel niveau de qualité collective. La tension théâtrale induite par le direct constitue dans ce répertoire un atout supplémentaire.
Iano Tamar (Semiramide), Gloria Scalchi (Arsace), Michele Pertusi (Assur), Gregory Kunde (Idreno), Monica Valenti (Azema), Ildebrando D’Arcangelo (Oroe), Luigi Petroni (Mitrane), Sergey Zadvorny (L’ombra di Nino). Orchestra e Coro del Teatro Comunale di Bologna. Direction : Alberto Zedda



