Trois productions d’opéras du répertoire russe seront représentées sur la scène de la Monnaie la saison prochaine. La Dame de Pique ouvrira la saison — dirigée par Nathalie Stutzmann et mise en scène par David Marton — et Le Nez la refermera — Gergely Madaras à la direction et Olex Ollé à la réalisation. Entre temps, Eugène Onegin sera incarné par Stéphane Degout dans une mise en scène de Laurent Pelly et derrière le bâton du directeur musical Alain Altinoglu. Auparavant, le baryton français participera à la création mondiale du dernier né de Philippe Boesmans, On purge bébé. Der Rosenkavalier et surtout le rare Henry VIII de Saint-Saens complètent une saison où trône un objet lyrique inattendu : Bastarda, conglomérat des quatre opéras que Donizetti a consacré à Elizabeth Ière et qui s’étalera sur deux soirées. Tous les détails sont à retrouver sur le site de la Monnaie.
La Monnaie 2022-23 : une saison russe
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23 mars 2022
La Monnaie 2022-23 : une saison russe
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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