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Philip Cannon – Lord of Light, etc.

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CD
24 août 2017
Un Anglais qui aimait la France

Note ForumOpera.com

2

Infos sur l’œuvre

Détails

Lord of Light – A Gloucester Requiem

Iris Dell’Acqua, soprano

Kenneth Bowen, tenor

Graham Titus, basse

Three Cathedral Choirs Festival Chorus

Royal Philharmonic Orchestra

Direction musicale

John Sanders

Cinq Chansons de femme

Margaret Price, soprano

Maria Korchinska, harpe

Quatuor à cordes

Quatuor Parrenin

Enregistrements réalisés par la BBC en 1980 et en 1966

1 CD Lyrita REAM.1132 – 69’47

Décédé la veille de Noël 2016, le compositeur britannique Philip Cannon n’est plus guère connu en France, où il aurait pourtant plusieurs raisons de l’être. Une fois de plus, le label Lyrita vient attirer l’attention des mélomanes sur une voix originale au sein de la production musicale d’Outre-Manche, ce dont on lui sait gré.

Né à Paris en 1929, Philip Cannon avait pour père un marin de Cornouailles qui avait épousé une Bourguignonne. Elève du Royal College of Music, où il eut notamment Vaughan Williams pour professeur, il remporta en 1951 une bourse qui lui permit de visiter l’Europe et de rencontrer divers compositeurs continentaux, dont Hans Werner Henze. C’est en 1952, de retour à Paris, qu’il entreprit de mettre en musique des poèmes français du Moyen Age, dont un de Christine de Pisan, recueil dont le titre est également dans notre langue. Ces Cinq Chansons de femme pour voix et harpe, d’une douzaine de minutes au total, ont été enregistrées pour la BBC en 1966 par Margaret Price. A tout juste 25 ans, la regrettée soprano galloise venait de se faire remarquer en remplaçant Teresa Berganza en Chérubin à Covent Garden : si elle n’était plus tout à fait une inconnue, elle n’était qu’à peine à l’aube de la brillante carrière qui allait être la sienne. Dans un (ancien) français impeccable, d’une voix fraîche et assurée, elle cisèle une exécution totalement maîtrisée de ces mélodies qu’on croit d’abord assujetties à quelque pastiche néo-médiéval mais qui s’affranchissent vite de cette contrainte

Autre lien avec la France : c’est le quatuor Parrenin qui créa le Quatuor à cordes de Philip Cannon (1964), œuvre qui reçut à Paris en 1965 le Grand Prix et le Prix des critiques lors de la huitième édition du Concours international de composition musicale. Le quatuor en question fut diffusé par la BBC, également en 1966, dans l’interprétation de ses créateurs. L’œuvre valut à Cannon une commande de la RTF, Oraison funèbre de l’âme humaine, pour orchestre à cordes (1971). Radio France lui commanda une autre pièce un peu plus tard, Cinq Supplications sur une bénédiction, qui fut créée en 1985.

Auteur de plusieurs opéras, dont un Dr Jekyll & Mr Hyde conçu pour la télévision britannique en 1973, comme l’Owen Wingrave de Britten deux ans auparavant, Philip Cannon s’était aussi très tôt intéressé à l’écriture chorale. En 1974, le Three Choirs Festival, organisé dans trois cathédrales britanniques (Hereford, Gloucester et Worcester), créa avec succès The Temple, pour chœur a cappella, sur des poèmes de George Herbert. Accumulant dès lors les commandes prestigieuses, Cannon revint en août 1980 au Three Choirs Festival, pour Lord of Light – A Gloucester Requiem. C’est en effet le texte latin du Requiem que cette œuvre au titre anglais met en musique, en exploitant toutes les possibilités expressives de ses différents moments (non sans y ajouter quelques phrases en anglais, en allemand et en français). Musique qui ne répugne pas aux effets mais qui s’inscrit bien dans le XXe siècle par ses incursions aux limites de l’atonalité, avec beaucoup de déchaînements orchestraux que dominent les cuivres. Trois solistes aux fonctions variées : une soprano colorature très sollicitée dans le suraigu, avec des parfois des lignes en dents de scie très années 1970 (Iris Dell’Acqua a le timbre un peu vinaigré de certaines vestales de la musique contemporaine, mais sa virtuosité n’est jamais prise en défaut) ; un ténor qui incarne davantage la part d’émotion du texte (un Kenneth Bowen qui fait de son mieux pour se montrer tantôt héroïque, tantôt acrobate) ; une basse qui assume pour ainsi dire le rôle de narrateur, ouvrant le récit et laissant la place tantôt aux deux autres solistes, tantôt au chœur, avant le grand tutti final qui commence avec le Sanctus (Graham Titus bon diseur, comme accablé sous le poids des paroles qu’il prononce). Lyrita nous propose une captation de la première de l’œuvre, portée par la ferveur de ses interprètes, et diffusée par la BBC six mois plus tard.

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