<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Phaéton - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/phaeton/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/phaeton/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:26:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Phaéton - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/phaeton/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>LULLY, Phaéton — Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-nice-le-clair-et-lobscur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-clair-et-l-obscur/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La programmation d’un opéra moins connu de Lully est toujours une bonne nouvelle, et témoigne de la belle vitalité retrouvée du répertoire baroque depuis de nombreuses années déjà. L’opéra de Nice franchit un nouveau cap car, fait rarissime, c’est à un orchestre « classique », c’est-à-dire non baroque, qu’est confiée la partition. Alors certes, ils ont pour &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-nice-le-clair-et-lobscur/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Phaéton — Nice</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-nice-le-clair-et-lobscur/">LULLY, Phaéton — Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation d’un opéra moins connu de Lully est toujours une bonne nouvelle, et témoigne de la belle vitalité retrouvée du répertoire baroque depuis de nombreuses années déjà. L’opéra de Nice franchit un nouveau cap car, fait rarissime, c’est à un orchestre « classique », c’est-à-dire non baroque, qu’est confiée la partition. Alors certes, ils ont pour chef l’excellentissime <strong>Jérôme Correas</strong> qui est venu avec ses <strong>Paladins</strong>, mais globalement le défi restait entier ; il est relevé. <strong>L’orchestre philharmonique de Nice</strong> propose un son d’une qualité très proche de celle d’un orchestre baroque et nous gratifie d’un <em>Phaéton</em> d’un excellent calibre. Il en va de même pour le <strong>chœur de l’Opéra de Nice </strong>qui relève avec autant de talent ce périlleux défi. Le chef Correas, qui nous offre l’œuvre <em>in extenso</em>, déploie toutes les facettes et nuances de la partition avec l’aisance habituelle. La chaconne centrale est extrêmement dynamique tandis que la scène finale sait dilater le temps de la catastrophe en gestation.</p>
<p>Sur la scène, c’est à <strong>Eric Oberdorff</strong> et <strong>Olivier Lexa</strong> qu’est confiée une mise en scène très réussie. Nous sommes plongés dans une temporalité indéterminée, ce qui permet d’approfondir la dimension symbolique de l’œuvre. Le résultat est très esthétique : le décor, conçu par <strong>Bruno de Lavenère</strong>, s’axe autour d’un immense disque tournant et inclinable, entouré d’un néon jaune, lequel rappelle bien sûr l’astre solaire, au centre de toutes les attentions de cet opéra. La danse est bien sûr très présente, y compris en dehors des séquences consacrées au ballet et les artistes de <strong>La Compagnie humaine</strong> livrent une performance à la fois emprunte de sensibilité mais aussi très impressionnante par des chorégraphies signées Oberdorff lui-même. Les chanteurs dansent eux-mêmes de façon très convaincante lors de la chaconne dans une chorégraphie qui résume toute l’intrigue. C’est bien vu ! Impressionnantes, les acrobaties circassiennes à la corde et au cerceau géant s’imbriquent à la perfection au reste de la mise en scène. Les costumes de Bruno de Lavenère poursuivent ce geste esthétique : tandis que ceux de Mérops ou du Soleil sont proprement somptueux, on apprécie aussi ceux qui sont d’une beauté toute élégante et discrète, comme ceux de Théone ou de la Terre. Enfin, la lumière joue un rôle prépondérant dans cet opéra qui tourne autour du soleil : <strong>Jean-Pierre Michel</strong> prend un contrepied très intéressant, plongeant la scène dans une forme d’obscurité diffuse et permanente, avant, bien sûr l’explosion finale.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="275" src="/sites/default/files/styles/large/public/dsc_1412.jpg?itok=ehbfjvSI" title=" © Eric Oberdorff" width="468" /><br />© Eric Oberdorff</p>
<p>Côté plateau vocal, <strong>Mark Van Arsdale</strong> incarne à très juste titre un Phaéton pétri de prétention et d’orgueil, aveuglé par son hubris. Proposant un héros content de lui-même et débordant d’ambition, le ténor déploie une voix puissante servie par de beaux aigus. La Théone de <strong>Deborah Cachet</strong> est vraiment l’étoile de la soirée : bouleversante, elle déploie une grâce sidérante, au soutien d’une voix lumineuse et cristalline. La Libye de <strong>Chantal Santon Jeffery</strong> est du même acabit : très émouvante, elle incarne à la perfection la victime lésée par la fatalité d’un hubris hors de contrôle. Son partenaire Epaphus est magistralement interprété par<strong> Gilen Goicoechea : </strong>la voix de baryton a tout simplement cloué les spectateurs à leur siège. La puissance, la beauté et la densité du timbre en font l’atout considérable de cette production. L’alchimie entre Goicoechea et Santon Jeffery est évidente et le couple offre parmi les plus beaux moments de la soirée. <strong>Aurélia Legay</strong> dépeint très judicieusement une Clymène en mère toxique et castratrice.</p>
<p>Les personnages secondaires sont tous de luxe. Le Mérops (et Saturne) de <strong>Frédéric Caton</strong> a toute la stature du roi égyptien majestueux, tandis qu’<strong>Arnaud Richard </strong>propose une version de Protée (et Jupiter) emprunte d’étrangeté, pouvant s’appuyer sur une voix extrêmement solide. Enfin, mention spéciale au bijou de la soirée : <strong>Jean-François Lombard</strong>, dont la voix et les aigus sont vraiment des diamants rares, d’une beauté et d’une délicatesse incroyables. Son Soleil est doté d’une sublime stature et en même temps d’une infinie douceur qui rappelle le lever du soleil d’une matinée d’automne. Sa Terre est peut-être encore plus belle : vulnérable, elle ne tient qu’à un filet de voix bouleversant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/dsc_1916.jpg?itok=FSlBDq4w" title=" © Eric Oberdorff" width="468" /><br />
	 © Eric Oberdorff</p>
<p>Pour terminer, disons que tout trouve particulièrement sa place dans la scène finale : l’approche contrastée en fosse permet d’allier la terreur de la destruction totale mais aussi l’émotion désespérée des personnages. La Terre de Jean-François Lombard, parée d’un superbe costume, est proche du sublime lorsqu’elle se retire sous le disque tournant et fumant, tandis que la Clymène d’Aurélia Legay est bouleversante, éplorée et étendue de ton son long, main tendue vers son défunt fils. La chute de Phaéton, roulant au ralenti le long du disque incliné avec une boule de feu en son sommet et sous une pluie de confetti d’or, constitue l’un de ces tableaux qui restent assurément en mémoire de spectateur.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-nice-le-clair-et-lobscur/">LULLY, Phaéton — Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Phaéton</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/phaeton-lamour-de-la-gloire-et-la-beaute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2019 06:59:44 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/phaeton-lamour-de-la-gloire-et-la-beaute/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A la suite de la production versaillaise, le compte-rendu qu’en faisait Laurent Bury s’achevait par le vœu qu’un enregistrement immortalise cette re-création. C’est chose faite, et, tel l’âne de Buridan, on ne sait que choisir, puisque l’album associe le DVD à l’enregistrement audio (2 CD). Comme le rappelle Philippe Beaussant, « Phaéton est la seule des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/phaeton-lamour-de-la-gloire-et-la-beaute/"> <span class="screen-reader-text">Phaéton</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/phaeton-lamour-de-la-gloire-et-la-beaute/">Phaéton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la suite de la production versaillaise, le compte-rendu <a href="https://www.forumopera.com/phaeton-versailles-ote-toi-de-mon-soleil">qu’en faisait Laurent Bury</a> s’achevait par le vœu qu’un enregistrement immortalise cette re-création. C’est chose faite, et, tel l’âne de Buridan, on ne sait que choisir, puisque l’album associe le DVD à l’enregistrement audio (2 CD). Comme le rappelle Philippe Beaussant, « <em>Phaéton </em>est la seule des tragédies lyriques dont le héros ne soit pas amoureux ». La recherche de la gloire est la première ambition de Phaéton, qui l’entraînera à conduire le char du soleil et à son « trébuchement » de la catastrophe finale. Très certainement référence à la chute de Fouquet, dont l’éclat faisait de l’ombre au monarque, l’ouvrage pose aussi la question de la légitimité des héritiers (Phaéton et Epaphus). Evidemment, l’action comporte une scène du sommeil, un oracle, et – plus qu’un orage conventionnel – le cataclysme qui le conclut. Le spectacle a été conçu pour être donné à Perm puis à Versailles. Aussi les contraintes ont-elles limité la mise en scène, comme elles justifient les nombreuses citations vidéo d’origine russe.</p>
<p>La longue complicité entre <strong>Vincent Dumestre</strong> et <strong>Benjamin Lazar</strong> est connue, qui réalisaient il y a dix ans <em>Cadmus et Hermione</em>. Le second prend le parti de situer le prologue (avec Astrée et Saturne) après la catastrophe finale, qu’ils vont nous raconter, depuis l’avant-scène, dans la pénombre couleur mastic, nous promettant « le retour de l’âge d’or ». Cette première approche, un peu misérable, prend toute sa valeur dans la progression qui s’amorce aussitôt le lever du rideau. Le plateau reste dépourvu de véritable décor, un jeu de rideaux, des colonnes carrées, rotatives et pourvues de miroirs, une vidéo surprenante, et de remarquables éclairages y suppléent. Les costumes, originaux, variés, relevant du baroque comme du contemporain, les maquillages singuliers, aussi, donnent à chacun son enveloppe crédible, en harmonie avec l’ensemble.</p>
<p>Ni machines, ni métamorphoses, la mise en scène évacue une part du merveilleux.  Mais l’illusion est bien là, notamment dans la formidable scène finale. Les lumières et la vidéo traduiront remarquablement l’embrasement de la terre. Pas de danseurs non plus, même si les ballets demeurent, illustrés de projections surprenantes (parades militaires, couronnements…) et de quelques rondes des chanteurs du chœur. Une pantomime particulièrement réussie : Isis, dont les portes du temple se sont fermées, suffit par ses mouvements expressifs à nous faire oublier les Furies.</p>
<p>La distribution ne comporte aucune faiblesse. Chacun des chanteurs, le plus souvent familiers de la musique baroque, en a assimilé les subtilités. A la qualité de la déclamation s’ajoute la saveur de la prononciation originale restituée. Pour autant, la prosodie raffinée de Lully n’est pas toujours compréhensible. Aussi regrette-t-on que la brochure soit dépourvue du texte, tout comme le DVD, sous-titré seulement en anglais et en allemand. De la même manière, le statisme des chanteurs, leur gestuelle du temps, très codifiée, participent au jeu dramatique, malgré leur artifice.</p>
<p>Des quatre principales voix de femmes, émouvantes sont les deux rivales, dont la complémentarité est idéale. <strong>Victoire Bunel</strong> chante Théone, l’amante délaissée. Son ample monologue « Il me fuit l’insconstant » est un sommet de l’ouvrage. Son récit du troisième acte « Perfide, il est donc vrai que vous me trahissez »… au III, l’air avec refrain « Ah Phaéton, est-il possible »… Non moins touchante est la Libye d&rsquo;<strong>Eva Zaïcic</strong>. On en connaît les qualités. Sa conduite vocale et dramatique est superbe. Très sollicitée, l’orgueilleuse Clymène, mère possessive de l’anti-héros, est <strong>Léa Trommenschlager</strong>. Chacune de ses interventions est un bonheur (« Vous êtes son fils », au III, tout particulièrement). Sa joie exubérante au début du dernier acte est sincère, servie par un chant exemplaire. <strong>Elizaveta Sveshnikova</strong> (Astrée et la première heure du jour) ne démérite jamais.</p>
<p><strong>Lisandro Abadie</strong> sera tour à tour Saturne, Epaphus, enfin Jupiter. Entre sa première intervention (dans le Prologue) et l’injonction jupitérienne « Au bien de l’Univers, ta perte est nécessaire », la voix a trouvé sa place, puissante, autoritaire, avec ses accents de tendresse paternelle. Protée, <strong>Viktor Shapovalov</strong>, chante deux airs spectaculaires, dont l’oracle, qui nous révèle le destin promis à Phaéton « Le sort de Phaéton », avec ses chutes de la ligne mélodique, illustrant celle annoncée.  C’est une des pages les plus fortes. La voix est solide, sonore, égale. <strong>Mathias Vidal</strong> campe un Phaéton jeune, orgueilleux, téméraire, infidèle, dont on mesure aussi les faiblesses. La voix est toujours aussi claire, d’une aisance et d’une vérité dramatique rares. <strong>Cyril Auvity </strong>sera tour à tour Triton, le Soleil et la Déesse de la Terre. Pour brèves que soient ses interventions, elles sont autant de moments de sourire comme d’émotion. « C’est toi que j’en atteste », suivi du dialogue du Soleil avec son fils est un sommet dramatique. Mérops est chanté par <strong>Aleksandr Egorov</strong>, voix impressionnante d’autorité.</p>
<p>Vincent Dumestre a fusionné opportunément les forces du <strong>Poème harmonique </strong>et de <strong>MusicAeterna,</strong> l’enfant chéri de Teodor Currentzis. L’orchestre, outre l’accompagnement subtil du chant, nous réserve bien des pages dont les couleurs et l’énergie relèvent de l’évidence. L’ouverture, bien sûr, mais aussi la chaconne du milieu du 2ème acte (alors que l’usage était de la réserver pour la fin), les danses, le divertissement du III, où les Furies – invisibles – menacent Phaéton qui vient de forcer les portes du temple. Les bois, fruités, auxquels l’orchestration fait la part belle, sont délicieux.</p>
<p>Les chœurs, variés, sont amplement sollicités. Le finale leur réserve la plus belle part (« Dieu, quel feu », « O Dieu, qui lancez le tonnerre ») pour la catastrophe, que n’accompagnera aucune lamentation. Le caractère haché de leur chant, s’il participe à la clarté de la prosodie, aurait sans doute mérité d’être moins systématique. Les bruits de pas, quelques interjections ajoutées (« Un héros qui mérite… »), n’altèrent pas le propos.</p>
<p>L’importante brochure d’accompagnement, trilingue, ne comporte pas le livret, que l’auditeur trouvera aisément sur le net.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/phaeton-lamour-de-la-gloire-et-la-beaute/">Phaéton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LULLY, Phaéton — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-versailles-ote-toi-de-mon-soleil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 May 2018 07:02:03 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/te-toi-de-mon-soleil/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que le Phaéton de Lully ait été une allusion à la chute de Fouquet, ministre coupable d’avoir voulu s’élever trop près du roi-Soleil, c’est possible, mais pour sa mise en scène, Benjamin Lazar a choisi de tout autres clefs de lecture. Cette terrible histoire d’ambition dévorante pourrait se dérouler dans n’importe quel cadre sans rien &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-versailles-ote-toi-de-mon-soleil/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Phaéton — Versailles</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-versailles-ote-toi-de-mon-soleil/">LULLY, Phaéton — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que le <em>Phaéton</em> de Lully ait été une allusion à la chute de Fouquet, ministre coupable d’avoir voulu s’élever trop près du roi-Soleil, c’est possible, mais pour sa mise en scène, <strong>Benjamin Lazar</strong> a choisi de tout autres clefs de lecture. Cette terrible histoire d’ambition dévorante pourrait se dérouler dans n’importe quel cadre sans rien perdre de sa force, comme nous le montrent les sobres et monumentaux décors de <strong>Mathieu Lorry-Dupuy</strong> et les costumes d’<strong>Alain Blanchot</strong> mêlant délibérément époques et lieux. Dans cette tragédie lyrique où l’art lullyste du dialogue atteint des sommets, tout se joue dans les rapports entre amour et pouvoir, avec deux personnages principaux chez qui la soif de gloire se substitue aux autres sentiments humains. Astrée, déesse de la justice convoquée lors du prologue, revient ici en fin de parcours pour sacrifier d’un coup de revolver le trop téméraire Phaéton. Le livret de Quinault est assez fort pour se passer des éléments les plus spectaculaires, et le drame se suffit à lui-même. C’est peut-être la raison pour laquelle les ballets ne sont pas ici dansés, quitte à imposer parfois aux choristes un semblant de chorégraphie dont ils s’acquittent selon leurs capacités (la ronde des Heures, au quatrième acte, ne tourne pas toujours bien rond). Benjamin Lazar manie avec un art suprême le chœur MusicÆterna, proposant pour chaque artiste un véritable rôle, de manière saisissante dans le prologue, où tout est mouvement et où chacun semble suivre sa propre trajectoire.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Vincent Dumestre</strong> dirige un ensemble nourri, formé par la rencontre du Poème Harmonique avec les instrumentistes de MusicÆterna : le résultat est un orchestre grouillant de vie, auquel le chef impose une riche palette de nuances, changeant sans cesse de couleurs au gré de l’écriture lullyste, avec des effets particulièrement frappants qui collent admirablement à l’atmosphère de l’action.</p>
<p>A ses qualités dramatiques, le chœur MusicÆterna joint un impressionnant travail sur la prosodie du français. Les premiers instants, où l’on n’entend que les voix de femmes, laissent penser que tout n’est pas encore tout à fait au point sur le plan linguistique, mais après l’arrivée des voix masculines l’équilibre d’ensemble se modifie, avec une vigueur d’interprétation qui fait oublier tout reproche. Et ce qui avait pu d’abord surprendre l’oreille moderne, c’est le recours à la prononciation restituée, dont on avait un peu perdu l’habitude depuis <em>Cadmus et Hermione</em> en 2008 : rares sont en effet les baroqueux qui osent aller jusqu’au bout de la restitution pour adopter cette prononciation où l’on fait sonner les « an » et les « en » mais pas le « on », où les s à la fin des mots s’entendent, etc. Pour les quelques artistes russes appelés à tenir de petit rôle, ce français-là n’est peut-être pas plus exotique que le nôtre, et ils s’en acquittent assez bien, en particulier l’impressionnant Protée de Viktor Shapovalov.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/29258045_2006663732883404_5691896071765098496_n_730x340.jpg?itok=hY4Ok7vw" title="L. Abadie, V. Bunel, E. Sveshniova, M. Vidal, L. Trommenschlager © DR" width="468" /><br />
	L. Abadie, V. Bunel, E. Sveshniova, M. Vidal, L. Trommenschlager © DR</p>
<p>L’un des rôles les plus impressionnants de cette tragédie est sans doute celui de Clymène, terrible mère du protagoniste, à qui <strong>Léa Trommenschlager</strong> parvient à conférer toute sa dimension, malgré un costume qui la fait un peu ressembler à la Duchesse d’<em>Alice au pays des merveilles</em>. La soprano s’impose autant par la beauté de son timbre que par la qualité de son jeu, avec une dimension fascinante qui rappelle un peu ce que Guillemette Laurens faisait de la redoutable Cybèle d’<em>Atys</em>. Deux jeunes voix graves pour les jeunes princesses : très remarquée lors de <a href="https://www.forumopera.com/breve/allons-decouvrir-les-grandes-voix-de-demain-au-cnsm">son passage au CNSMDP</a>, <strong>Victoire Bunel</strong> interprête avec une grande sensibilité les plaintes où s’exhalent les tourments amoureux de Théone, tandis qu’<strong>Eva Zaïcik</strong>, tout récemment deuxième prix <a href="https://www.forumopera.com/concours-musical-reine-elisabeth-de-belgique-2018-bruxelles-bozar-la-justice-de-salomon">au concours Reine Elisabeth</a>, est une pudique Libye.</p>
<p>Chez les messieurs, le rôle-titre paraît presque sacrifié, car Phaéton a somme toute peu d’occasions de s’exprimer : toujours aussi juvénile d’allure, <strong>Mathias Vidal </strong>s’emploie à traduire le caractère ambigu d’un anti-héros perdu par des vantardises de cour de récréation (« Moi, d’abord, mon père c’est le Soleil, na ! »). <strong>Cyril Auvity</strong> s’en donne à cœur joie dans trois personnages secondaires où il fait forte impression, malgré quelques syllabes du rôle tendu du Soleil, où le soutien a parfois paru lui manquer. Le toujours excellent <strong>Lisandro Abadie</strong> possède tous les atouts nécessaires, en termes d’étendue de la tessiture comme de maîtrise du discours tragique.</p>
<p>Alors maintenant, rêvons d’un DVD qui immortaliserait ce spectacle et ferait de <em>Phaéton</em> l’une des tragédies lullystes les plus enregistrées, après les versions de Marc Minkowski et de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-theatre-du-soleil">Christophe Rousset</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/phaeton-versailles-ote-toi-de-mon-soleil/">LULLY, Phaéton — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dix spectacles incontournables de la saison 2017-18</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Sep 2017 06:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sélection est tout sauf évidente mais, après consultation approfondie de la nouvelle édition de Musique &#38; Opera, après avoir pris en compte la promesse des distributions, l&#8217;intérêt de l&#8217;ouvrage proposé et son adéquation à la salle dans laquelle il sera représenté, voici par ordre chronologique les dix spectacles en France, en Europe et ailleurs à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/"> <span class="screen-reader-text">Dix spectacles incontournables de la saison 2017-18</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/">Dix spectacles incontournables de la saison 2017-18</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La sélection est tout sauf évidente mais, après consultation approfondie de <a href="/breve/musique-opera-2017-2018-on-ne-change-pas-une-formule-qui-gagne">la nouvelle édition de <em>Musique &amp; Opera</em></a>, après avoir pris en compte la promesse des distributions, l&rsquo;intérêt de l&rsquo;ouvrage proposé et son adéquation à la salle dans laquelle il sera représenté, voici par ordre chronologique les dix spectacles en France, en Europe et ailleurs à ne rater sous aucun prétexte en 2017-18.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/korngold.jpg?itok=92cfTWPT" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>1. Erich Wolfgang Korngold, <em>Das Wunder der Heliane</em></strong><em>, </em><strong>Opera Vlaanderen (Gand, du 15 au 23 septembre 2017 et Anvers, du 1<sup>er</sup> au 10 octobre 2017) (<a href="https://operaballet.be/en/programme/2017-2018/das-wunder-der-heliane">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Lorsqu’il entame <em>Le Miracle d’Héliane</em>, en 1923, Korngold semble moins vouloir reproduire les sortilèges – et le carton commercial – de<em> La Ville morte </em>que de prolonger, à sa manière, <em>La Femme sans ombre </em>de Strauss ou <em>Le Son lointain </em>de Schreker. Trop tard pour une partie du public, tentée par la nouvelle modernité de Křenek. La création quelque temps plus tôt de <em>Jonny spielt auf </em>et la campagne qui renvoie les deux œuvres dos à dos oblige chacun à choisir son camp. Le temps d’une production, Opera Vlaanderen tranche en faveur du postromantisme. Pas besoin de tomber amoureux du livret pour mettre le cap sur Gand ou Anvers.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/linvisible.jpg?itok=DAEg6sD3" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>2. Aribert REIMANN, <em>L&rsquo;Invisible</em>, Berlin (Deutsche Oper), 8 oct. 2017 &#8211; 31-oct. 2017 (<a href="https://www.deutscheoperberlin.de/en_EN/calendar/production/l-invisible.1115916">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Cela aurait pu être une aventure française mais elle sera berlinoise. Française, parce que <em>L’Invisible</em>, trilogie lyrique, met en musique des textes de Maurice Maeterlinck. Au moins sera-t-elle francophone, servie par l’Ensemble de la Deutsche Oper Berlin. Aribert Reimann principalement connu pour Lear créé par Dietrich Fischer-Diskau (et que Paris a pu découvrir dans la production de Calixto Bieito), signera là son huitième opus lyrique.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dc1_1.jpg?itok=T7SCo0zQ" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>3. Giuseppe VERDI, <em>Don Carlos</em>, Paris (ONP), 10 oct. 2017 – 11 nov. 2017 (<a href="https://www.operadeparis.fr/saison-17-18/opera/don-carlos">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Trop beau pour être vrai ? Cette nouvelle production de l’Opéra national de Paris est riche de tant de promesses que l’on se demande si le résultat sera à la hauteur himalayesque des attentes suscitées ne serait-ce que par une distribution superlative (Kaufmann, Yoncheva, Garanca, Abdrazakov, Tézier…). La mise en scène de Krzysztof Warlikowski ne manque pas d’inquiéter les partisans de la tradition. Philippe Jordan, à la direction d’orchestre, ne fait pas forcément l&rsquo;unanimité. Mais le seul choix de la version française, en 5 actes, rarement représentée, suffit à placer le spectacle parmi les indispensables de la saison 2017-18.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot1_0.jpg?itok=JtnE-GcR" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>4. Jacques OFFENBACH, <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, Opéra de Monte-Carlo, 22 janvier – 31 janvier 2018 (<a href="http://www.opera.mc/fr/saison/les-contes-d-hoffmann-108">plus d&rsquo;informations</a>)</strong><br />
	Une prise de rôle, et non des moindres : Juan Diego Florez sera le héros de ces <em>Contes</em>. Une deuxième prise de rôle, tout aussi spectaculaire : Olga Peretyatko incarnera les quatre héroïnes féminines. Une troisième prise de rôle, assez essentielle : Nicolas Courjal prêtera sa voix aux quatre méchants. Reprise de la production conçue par Jean-Louis Grinda, déjà dirigée en 2010 par Jacques Lacombe, à cette différence près que la présence d’une unique soprano imposera peut-être de s’éloigner de la version Choudens pour diriger une version plus proche des volontés d’Offenbach.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot3.jpeg?itok=dk4BsWeO" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>5. Charles GOUNOD, <em>Le Tribut de Zamora</em>, Munich (Prinzregententheater), 28 janvier 2018 (<a href="http://www.rundfunkorchester.de/le-tribut-de-zamora-muenchen-28-01-2018/k5920/">plus d&rsquo;informations</a>)</strong><br />
	2018 sera l’année Gounod, alors surtout profitez-en pour voir et entendre tout ce qui risque de ne pas revenir à l’affiche de sitôt. <em>Le Tribut de Zamora</em>, ultime opéra du grand Charles, n’a plus été redonné depuis sa création en 1881 à l’Opéra de Paris. Merci au Palazzetto Bru Zane – toujours lui ! – de rendre vie à cette partition, même si les spécialistes n’en pensent pas forcément le plus grand bien. Faisons confiance à la baguette d’Hervé Niquet pour la transfigurer, ainsi qu’aux voix de Judith Van Wanroij, d’Edgaras Montvidas et de Tassis Christoyannis, entre autres…</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dn.jpg?itok=Q10EqyWQ" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>6. Daniel Esprit AUBER, <em>Le Domino noir</em>, Liège (Opéra Royal de Wallonie), 23 fév. 2018 – 3 mars 2018 (<a href="http://www.operaliege.be/fr/activites/le-domino-noir">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Berlioz écrivait à propos du Domino noir que « <em>M. Auber a écrit sur cette pièce tant soit peu risquée et invraisemblable, mais vive et amusante, une de ses plus jolies partitions</em> ». Plus de mille représentations au XIX<sup>e</sup> siècle confirmèrent ce verdict. Depuis l’oubli a empoussiéré une œuvre que l’Opéra Royal de Wallonie, en partenariat avec l’Opéra-Comique (du 26 mars au 5 avril 2018), a la bonne idée d’exhumer. Avec une distribution d’une fraîcheur toute francophone (Patrick Davin, Anne-Catherine Gillet, Cyrille Dubois…), voici peut-être l’ouvrage qui apprendra aux Parisiens et aux touristes qu’Auber n’est pas seulement le nom d’une station de RER à deux pas du Palais Garnier.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/al.jpg?itok=hj3bSUN4" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>7. Georg Friedrich HAENDEL, <em>Alcina</em>, Paris (TCE), 14 mars – 20 mars 2018 (<a href="http://www.theatrechampselysees.fr/saison/opera/opera-mis-en-scene/alcina">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>De l’avis de tous, Alcina est le rôle haendélien le mieux adapté à la vocalité de Cecilia Bartoli. La mezzo-soprano romaine en faisait la brillante démonstration à Zurich en janvier 2014 dans une mise en scène peu dérangeante de Christof Loy, reprise telle quelle au Théâtre des Champs-Elysées cette saison. Si Morgana et Bradamante restent à Paris interprétées par Julie Fuchs et Varduhi Abrahamyan, elles aussi alors couvertes d’éloges, la présence d’Emmanuelle Haïm au pupitre renouvelle la donne. Surtout, la complicité entre Cecilia Bartoli et Philippe Jaroussky, appelé à chanter le rôle de Ruggiero, pourrait pimenter chacune de ces représentations parisiennes.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot4.jpg?itok=oD0uaSvb" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>8. George BENJAMIN, <em>Lessons in Love and Violence</em>, Londres (Royal Opera House), 10 mai – 26 mai 2018 (<a href="http://www.roh.org.uk/productions/lessons-in-love-and-violence-by-katie-mitchell">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Créé en 2012 à Aix-en-Provence, <em>Written on Skin</em> a été salué comme l’un des meilleurs opéras des dix dernières années. Très attendue, la nouvelle collaboration du dramaturge Martin Crimp avec le compositeur George Benjamin aura, par une étrange coïncidence, le même sujet que l’<em>Edward II</em> d’Andrea Lorenzo Scartazzini, créé à Berlin en février dernier. Katie Mitchell assurera la mise en scène, Barbara Hannigan sera la reine Isabelle (incarnée par Geneviève Casile ou Julie Gayet dans les versions télévisées des <em>Rois maudits</em>), tandis que Stéphane Degout sera le roi d’Angleterre cruellement puni par où il avait péché.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot2_0.jpg?itok=5dFUnTFN" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>9. Jean-Baptiste LULLY, <em>Phaéton</em>, Versailles (Opéra royal), 30 mai – 3 juin 2018 (<a href="http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2018/lully-phaeton">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>Vu en 1993 pour la réouverture de l’Opéra de Lyon, <em>Phaéton</em> de Lully ne court malheureusement pas les scènes. Raison supplémentaire, si besoin était, pour courir à Versailles quand Vincent Dumestre et Benjamin Lazar feront à nouveau équipe ensemble, enfin. Et que de belles voix au rendez-vous ! Mathias Vidal, la haute-contre à la française de sa génération, auquel donneront la réplique Cyril Auvity et Lisandro Abadie. Et chez les dames, Eva Zaïcik, Léa Trommenschlager et Victoire Bunel, de jeunes voix qui risquent de faire beaucoup parler d’elles dans les années à venir.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pirata.jpg?itok=4LP5YTcG" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>10. Vincenzo BELLINI, <em>Il Pirata</em>, Milan (Teatro alla Scala), 29 juin &#8211; 19 juillet 2018 (<a href="http://www.teatroallascala.org/en/season/2017-2018/opera/il-pirata.html">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p>En 1958, la Scala montait spécialement pour Maria Callas <em>Il Pirata</em> de Bellini. Par la suite, quelques cantatrices téméraires (Mara Zampieri, Lucia Aliberti,,,) abordèrent cette redoutables partition avec des bonheur divers. En 2002, au Châtelet, Renée Fleming s&rsquo;y était fourvoyée. En revanche, Montserrat Caballé qui l&rsquo;interpréta à l’orée de sa carrière internationale, y fut sublime. La soprano espagnole a souvent déclaré que c&rsquo;était le rôle<a href="http://archive.francesoir.fr/loisirs/musique/montserrat-caballe-derniere-des-divas-39683.html"> le plus difficile</a> qu&rsquo;elle ait jamais chanté. C’est pourquoi, le retour de l’ouvrage, la saison prochaine, à la Scala aiguise notre curiosité. C’est Sonya Yoncheva, nouvelle étoile montante au firmament lyrique, qui aura la lourde tâche d&rsquo;endosser les habits d&rsquo;Imogene. La cantatrice bulgare y sera entourée de Piero Pretti et Nicolà Alaimo. Saura-t-elle relever le défi ? Voilà en tout cas une prise de rôle qui promet d&rsquo;être électrisante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/">Dix spectacles incontournables de la saison 2017-18</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2017-18/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LULLY, Phaéton — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-theatre-du-soleil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 08:36:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-thtre-du-soleil/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A part Roland à Lausanne en 2004, Christophe Rousset a-t-il eu l’occasion de diriger une production mise en scène d’un opéra de Lully ? Si l’on peut regretter que ce privilège soit échu à d’autres chefs mais pas à lui, il faut reconnaître que le fondateur des Talens lyriques est parfaitement capable, par ses seuls efforts, d’animer une tragédie lyrique d’une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-theatre-du-soleil/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Phaéton — Paris (Pleyel)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-theatre-du-soleil/">LULLY, Phaéton — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          A part <em>Roland </em>à Lausanne en 2004, <strong>Christophe Rousset</strong> a-t-il eu l’occasion de diriger une production mise en scène d’un opéra de Lully ? Si l’on peut regretter que ce privilège soit échu à d’autres chefs mais pas à lui, il faut reconnaître que le fondateur des <strong>Talens lyriques</strong> est parfaitement capable, par ses seuls efforts, d’animer une tragédie lyrique d’une authentique vie théâtrale. En témoigne ce <em>Phaéton </em>donné d’abord en juillet dans le cadre du festival de Beaune et à présent repris pour une bien courte tournée. Alors qu’il dirigeait <em>Renaud </em>de Sacchini à Versailles et à Metz quelques jours auparavant, Christophe Rousset s’est aussitôt replongé dans l’univers lulliste pour ce concert : le tragique parcours du fils du Soleil sera également chanté à Lausanne le 26 octobre, et à Londres le 8 mars.</p>
<p>
Sous la direction de Christophe Rousset, le théâtre est partout, d’abord dans l’orchestre, où l’on admire la fluidité extrême du discours, la souplesse avec laquelle les musiciens passent d’un rythme à l’autre, sans à-coups, sans jamais rien de heurté, mais en ménageant les contrastes nécessaires, comme entre la chaconne et l’air rapide qui la suit immédiatement, à la fin du deuxième acte. Le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong> est un des protagonistes de l’action, et l’on remarque en particulier la fraîcheur du pupitre de dessus, d’où se détache la charmante <strong>Virginie Thomas</strong> pour les duos du prologue et les airs des différents divertissements qui ne manquent pas d’émailler la tragédie. Surnommé « l’opéra du peuple » à cause de l’immense popularité que justifiait peut-être en partie la machinerie spectaculaire du dernier acte, <em>Phaéton </em>se dépouille ici de ses charmes adventices et tire toute sa force du drame, le livret de Quinault étant riche en amours contrariées et en passions contradictoires, qu’expriment à merveille les chanteurs réunis pour l’occasion.</p>
<p>
On est d’abord frappé de constater la prédilection que manifestent aujourd’hui plusieurs chefs pour des voix féminines plus graves que cela n’était de coutume il y a vingt ans dans ce répertoire. Quel parcours que celui d’<strong>Ingrid Perruche</strong> ! Celle qui fut « Révélation de l’année » lors des Victoires de la musique en 2005 et qui présentait alors des airs mettant surtout en valeur ses aigus nous offre aujourd’hui une incarnation de la reine Clymène qui laisse entrevoir que, pour ces rôles nobles, la succession de Lorraine Hunt est assurée, pour le dramatisme comme pour la richesse du timbre, ce qui ne fait somme toute que confirmer les grandes qualités déjà remarquées dans <em>Bellérophon </em>dirigé par le même Christophe Rousset. <strong>Isabelle Druet</strong> est elle aussi une habituée de cette musique, on connaît la séduction de cette voix habile à rendre les nuances de la rhétorique baroque ; <strong>Gaëlle Arquez</strong> se présente désormais elle aussi comme mezzo-soprano, ce qui correspond aux couleurs charnues et cuivrées de son timbre. Toutes deux brillent dans ces airs où les deux héroïnes exhalent leur infortune, et dans les duos qui les opposent aux demi-dieux auxquels elles ne peuvent unir leurs jours. Tout en conservant le timbre juvénile qui sied à un écervelé ambitieux comme Phaéton, <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> réussit la prouesse d’offrir un timbre de haute-contre à la française doté d’une réelle consistance, et l’on regrette que son rôle soit finalement assez peu développé.<strong> Andrew Foster-Williams</strong>, à la voix très sonore, produit un peu l’impression d’un éléphant dans un magasin de porcelaine ; heureusement, il se modère bientôt et adopte une diction moins emphatique. D’abord Triton virevoltant digne d’un opéra de Monteverdi, <strong>Cyril Auvity</strong> affronte avec aplomb la tessiture tendue du soleil au quatrième acte, puis prononce au dernier les quelques répliques de la déesse de la Terre. Hélas dotés d’une projection moindre, <strong>Frédéric</strong> <strong>Caton </strong>et <strong>Benoît Arnould</strong> assurent les courtes interventions des basses.</p>
<p>Bonne nouvelle : Aparté enregistrera et commercialisera prochainement ce <em>Phaéton</em>, qui sera l’un des rares opéras de Lully à exister en plusieurs versions intégrales puisque, après avoir donné l’œuvre en 1993 pour la réouverture de l’Opéra de Lyon, Marc Minkowski l’avait enregistrée pour Erato.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-theatre-du-soleil/">LULLY, Phaéton — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
