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	<title>Trouble in Tahiti - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:26:58 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Trouble in Tahiti - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Manga-café&#124;Trouble in Tahiti — Paris (Athénée)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2018 03:17:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Année Bernstein ou pas, monter Trouble in Tahiti est toujours une excellente idée. Plus d’un demi-siècle après sa création, cette satire du morne conformisme banlieusard (ou l’on chante « Su-bur-bi-a » sur les mêmes accents claironnants que « New York, New York ! » dans On the Town) conserve toute son efficacité. Oui, mais l’œuvre est courte – une quarantaine &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Année Bernstein ou pas, monter <em>Trouble in Tahiti </em>est toujours une excellente idée. Plus d’un demi-siècle après sa création, cette satire du morne conformisme banlieusard (ou l’on chante « Su-bur-bi-a » sur les mêmes accents claironnants que « New York, New York ! » dans <em>On the Town</em>) conserve toute son efficacité. Oui, mais l’œuvre est courte – une quarantaine de minutes – et suppose qu’on l’associe à un autre opéra en un acte. Diverses expériences ont été tentées (avec <em>L’Enfant et les sortilèges </em>à Caen en 2012, avec <em>La SADMP</em> de Louis Beydts à Tours en 2016, par exemple), mais la meilleure solution n’était-elle pas finalement de passer commande d’une œuvre sur mesure, reprenant la même distribution vocale et le même effectif instrumental ? Le compositeur français Pascal Zavaro propose donc, en première partie du spectacle, <em>Manga-café</em>, d’après le roman <em>Densha otoko</em>. Une banale histoire de rencontre entre un garçon et une fille, ici transposée dans un univers mi-français, mi-japonais, avec à la clef une interrogation sur le rapport entre fiction (les mangas) et réalité. La modernité vient de l’emballage-gadget (mangas, échange de textos) mais le sujet est intemporel ; la partition de Pascal Zavaro apparaît même comme un hommage à un siècle d’opéra français. Selon une tradition lyrique solidement établie, le héros est chanté par une mezzo en travesti ; le livret dû au compositeur se permet des citations bienvenues – « Ne me touchez pas, ne me touchez pas ! » proteste l’héroïne, nouvelle Mélisande, tandis que le héros déclare plus tard « Voilà ce que j’appelle une femme charmante », tel Ramiro de <em>L’Heure espagnole</em>. Les coloratures de Mikako évoquent le Feu de Ravel et Colette, une scène au téléphone renvoie discrètement à <em>La Voix humaine</em>, et le duo d’amour entre soprano et mezzo lorgne possiblement sur celui que Massenet confie à sa Cendrillon et au prince charmant, à moins que ce ne soit carrément sur <em>Les Demoiselles de Rochefort</em>. Rien de révolutionnaire dans l’orchestration, assurément, mais une œuvre plaisante, dont le texte français est constamment intelligible, et qui passe comme une lettre à la poste, sans un seul temps mort. Et quand vient l’heure de Bernstein, on retrouve un couple, mais dysfonctionnel, abruti par la routine.  Dans les deux cas, un trio vocal offre à l’action principale un commentaire ou un contrepoint.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="244" src="/sites/default/files/styles/large/public/loti-18-086_1400_730r.jpg?itok=np2570oI" title="M. Heyse, E. Pancrazi, L. Deleuil, A. Gass © DR" width="468" /><br />
	M. Heyse, E. Pancrazi, L. Deleuil, A. Gass © DR</p>
<p>Pour donner à voir ces deux œuvres dont l’intrigue se déroule dans des lieux multiples, voire simultanés, <strong>Catherine Dune</strong> opte pour un décor composé d’éléments mobiles, le plus souvent déplacés par les chanteurs eux-mêmes. L’humour des deux actes est traduit à merveille par le jeu d’acteurs, surtout dans <em>Trouble in Tahiti</em> où les trois membres du « chœur » adoptent des allures d’automates et des sourires figés et niais furieusement Fifties. En fosse, <strong>Julien Masmondet</strong> dirige avec l’indispensable sens du rythme qui permet aux œuvres d’avancer (même quand Bernstein s’attarde un peu sur le thème larmoyant du beau jardin qui nous attend de l’autre côté de la barrière). La quinzaine d’instrumentistes que compte l’ensemble Les Apaches produit sans doute bien assez de son, mais les chanteurs, eux, sont visiblement sonorisés.</p>
<p>Triomphe incontesté pour <strong>Eléonore Pancrazi</strong> qui cumule les deux rôles les plus gratifiants de la soirée, et qui recueille une salve d’applaudissements pour son interprétation phénoménale de l’air où Dinah évoque le fameux film <em>Trouble in Tahiti</em> qu’elle est allée voir seule dans l’après-midi (et qu’elle reverra le soir même avec son mari). <strong>Laurent Deleuil </strong>reçoit une part méritée des acclamations, Bernstein ayant réservé à Sam un air où peut briller ce personnage qu’on nous montre ici comme tout droit issu de l’univers sexiste de <em>Mad Men</em>. Charmante découverte avec la soprano <strong>Morgane Heyse</strong>, exquise Mikako dans l’œuvre de Pascal Zavaro, et assez hilarante dans le Bernstein. Les deux autres chanteurs n’interviennent pratiquement que dans les ensembles, mais tiennent leur rôle avec une redoutable efficacité, qu’il s’agisse du ténor aigu <strong>André Gass</strong> ou du baryton <strong>Philippe Brocard</strong>. Ne manquez pas les prochaines représentations de ce très réjouissant spectacle (à l’Athénée jusqu’au 14 juin).</p>
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		<title>Les cadeaux de Noël de la rédaction</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-5/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-5/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 06:29:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&#8217;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. Laurent Bury A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&#8217;il n&#8217;obtint jamais. Un compositeur de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&rsquo;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. </strong></p>
<hr />
<p><strong>Laurent Bury</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91jaxjhcpbl_sl1500_.jpg?itok=8M7EjTcl" style="width: 100px; height: 155px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&rsquo;il n&rsquo;obtint jamais. Un compositeur de génie, qui a trop peu écrit pour la voix, des interprètes à la hauteur, avec Hervé Niquet à la baguette et quelques-uns de nos meilleurs chanteurs français et francophones. Preuve qu’on peut encore croire au Père Noël. </p>
<p><strong>Paul Dukas : <em>Cantates, chœurs et musique symphonique – </em>Brussels Philharmonic, Hervé Niquet (direction) – Palazzetto Bru Zane </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/paul-dukas-cantates-choeurs-et-musique-symphonique-le-moins-prime-mais-le-plus-gate">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61hdw0fjyvl_sl1050_.jpg?itok=gRNnq7Sn" style="width: 100px; height: 137px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ennemi, impitoyable baroqueux qui ne tolère que la reconstitution à la chandelle de suif (la bougie, c’est trop moderne), j’offrirai innocemment le DVD de la magnifique production des <em>Indes galantes</em>, montée par Laura Scozzi à Bordeaux puis reprise <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/amour-gloire-et-laideur">à Toulouse</a>. Ni perruques ni robes à panier ? Zut, j’étais pourtant sûr d’avoir fait le bon choix avec Rameau…</p>
<p><strong>Jean-Philippe Rameau : </strong><em><strong>Les Indes galantes</strong></em><strong> – Les Talens lyriques, Christophe Rousset (direction) &#8211; Alpha</strong></p>
<hr />
<p><strong>Brigitte Cormier</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/podles_0_0.jpg?itok=sZ7zk4W_" style="width: 100px; height: 140px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Toujours un casse-tête de choisir un cadeau lyrique pour mon meilleur ami ! Cette année, pas besoin d’aller chercher loin, je lui offrirai <a href="/livre/ewa-podles-contralto-assoluto-le-sacre-du-monstre">mon livre sur Ewa Podleś</a>, la légendaire contralto polonaise, paru chez Symétrie. Pour se le procurer, rien de plus simple : <a href="http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto">http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto</a></p>
<p><strong>Brigitte Cormier, <em>Ewa Podleś, contralto assoluto</em> &#8211; Editions Symétrie</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jvd_0.jpg?itok=nqfwey4_" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi est épris de perfection. Même les plus grands trouvent rarement grâce à ses yeux. Je lui ai choisi un « <a href="http://www.forumopera.com/cd/jose-van-dam-coffret-des-75-ans-collection-autograph-jose-van-dam-monument-vivant">monument vivant </a>» devant lequel, pour changer, il ne pourra que s’incliner.</p>
<p><strong>José van Dam : <em>Coffret autographe du 75<sup>e</sup> anniversaire</em> &#8211; 10 CD : Opéra, Oratorio, Mélodies, Lieder &#8211;  Erato, Warner classics</strong></p>
<hr />
<p><strong>Tania Bracq</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kissmekate_400.jpg?itok=4GD_f6mq" style="width: 100px; height: 62px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Je choisirai le thème léger des amours à scènes de ménage en invitant ma meilleure amie à une représentation de <em>Kiss me Kate </em>au théâtre du Châtelet. Cole Porter et ses clins d&rsquo;oeil à la <em>Mégère Apprivoisée</em> nous offriront sans aucun doute une soirée revigorante.</p>
<p><strong><em>Kiss me Kate </em></strong><strong>de Cole Porter &#8211; Théâtre du Châtelet du 3 au 12 février 2016 (<a href="http://chatelet-theatre.com/fr/les-actualites/spectacle-kiss-me-kate">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/imf_thumb_9488_149_encart-lyrique-5-110x110px.jpg?itok=GfUz6BCL" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j&rsquo;offrirai deux billets pour la soirée Guitry/Bernstein de l&rsquo;Opéra de Tours, parce que passer le périphérique et sortir de sa trinité Mozart-Verdi-Wagner lui ouvrira doublement l&rsquo;esprit.</p>
<p><strong><em>La Société Anonyme des Messieurs Prudents</em></strong><strong> de Louis Beydts et <em>Trouble in Tahiti</em> de Léonard Bernstein – Opéra de Tours, 25, 27, 29 mars 2016 (<a href="http://www.operadetours.fr/la-s-a-d-m-p">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<hr />
<p><strong>Stéphane Longeot</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/haendel_messiah_haim_erato_cover5.jpg?itok=Zn3dF6zm" style="width: 100px; height: 104px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j&rsquo;offrirai<em> </em><a href="http://www.forumopera.com/cd/messiah-mais-si-un-messie-de-plus"><em>Le Messie</em> de Haendel</a>, Noël oblige ! Oui mais quelle version ? A la monumentalité de la version de Covent Garden, Emmanuelle Haïm préfère la version chambriste de la création. Cette lecture souple et poétique, au plus près du texte, réserve des surprises à chaque instant. Les chœurs prennent en retour du relief, tour à tour puissants et dépouillés, toujours animés d&rsquo;une grande générosité, délivrant avec coeur une joie lumineuse et communicative. </p>
<p><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Messiah</em> &#8211; Concert d&rsquo;Astrée, Emmanuelle Haïm (direction) &#8211; Erato</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/8_3760106030000-11.jpg?itok=61w0V6f1" style="width: 100px; height: 136px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi qui ne jure que par la générosité flamboyante du bel canto rossinien, j’offrirai <em>L’Autre Monde</em> de Cyrano de Bergerac. Je l’invite à changer d’échelle et à se mettre à l’écoute de l’art de la déclamation baroque d&rsquo;un Benjamin Lazar, qui sait si bien rendre le clair obscur et les chatoiements de la langue française. Ici se révèle à la lumière des bougies un autre monde. Question d&rsquo;échelle !</p>
<p><strong>Cyrano de Bergerac, <em>L’Autre Monde</em> &#8211; La Rêveuse, Benjamin Lazar &#8211; BelAir</strong></p>
<hr />
<p><strong>Sonia Hossein-Pour</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/51ciwxhtul.jpg?itok=FUA0Tfsk" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A ma meilleure amie, que ni le charme et la beauté de Jonas Kaufmann, ni la noirceur du timbre ou la sensibilité des interprétations n’indiffèrent, j’offre mon disque de chevet, les <em>Lieder</em> de Strauss interprétés par le ténor allemand et accompagné du pianiste Helmut Deutsch chez Harmonia Mundi.</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Lieder</em> &#8211; Jonas Kaufmann, Helmut Deutsch &#8211; Harmonia Mundi</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/le-roi-carotte-ok2.jpg?itok=nyfDNlg2" style="width: 100px; height: 125px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui prend en otage la beauté du monde, et qui ne sait certainement pas l’injurier comme le faisait Rimbaud, je voudrais offrir une place pour la hardiesse et l’effronterie d’une opérette de Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em>, dans la mise en scène de Laurent Pelly à l’Opéra de Lyon.</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em> – Opéra de Lyon – Mise en scène : Laurent Pelly &#8211; Avec : Christophe Mortagne, Yann Beuron, Jean-Sébastien Bou, Chloé Briot &#8211; Du 12 au 29 décembre 2015 (<a href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/opera/le-roi-carotte">plus d&rsquo;informations</a>).</strong></p>
<hr />
<p><strong>Thierry Bonal</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/90617-boule-de-noel-notes-de-musique.jpg?itok=ozzI7xG5" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="VIGNETTE" />Je surprends mon meilleur ami en substituant à la décoration traditionnelle et impersonnelle de son sapin un assortiment de boules de Noël « Notes de musique » du meilleur goût pour être en totale harmonie avec les chants de Noël qu&rsquo;il ne manque pas de diffuser dès le premier dimanche de l&rsquo;Avent.</p>
<p><strong>Boules de Noël « Notes de musique » edelman chez <a href="http://www.jardiland.com/ma-maison/32755-decorations-de-noel/32756-decorations-de-noel-pour-le-sapin/140835-boule-de-noel-notes-de-musique">jardiland.com</a></strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2ec16zyge9s7hjdgbrle2oqhqg60_57.jpg?itok=ZtGVWrNq" style="width: 100px; height: 97px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi j&rsquo;offre un tee-shirt « note de musique » afin qu&rsquo;il puisse se rendre aux festivals de musique en plein air de l&rsquo;été prochain en toute décontraction, sa couleur noire assurant un minimum de sobriété&#8230;</p>
<p><strong>Tee-shirt « note de musique », 10,9€, <a href="http://www.ebay.fr/itm/T-shirt-Cle-de-Sol-et-Notes-de-Musique-RocknRoll-Rockabilly-Pin-Up-Tattoo-/121111797756">ebay.fr</a></strong></p>
<hr />
<p align="left"><strong>Antoine Brunetto</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devereux.jpg?itok=R9Yq4Ioj" style="width: 100px; height: 105px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, amateur de bel canto, j’offre une place pour <em>Roberto Devereux</em> à Gènes en mars prochain. Il a encore du mal à se remettre d’avoir raté Mariella Devia dans le rôle d’Elisabetta <a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">à Madrid en octobre dernier</a>. Qu’à cela ne tienne, je lui propose une séance de rattrapage afin qu’il puisse admirer la soprano que le temps semble miraculeusement épargner, dans une incarnation majeure. Si la chanteuse est aussi en forme qu’à Madrid, il va y avoir du frisson dans la salle ! D’autant que l’entourage pour cette production est plutôt attrayant, avec en particulier Sonia Ganassi.</p>
<p align="left"><strong>Gaetano Donizetti<em>, Roberto Devereux</em> – Mariella Devia, Sonia Ganassi, Teatro Carlo Felice, Gènes, du 17 au 29 mars 2016 (<a href="http://www.carlofelicegenova.it/index.php/index.php/index.php?mod=pages_details&amp;page_id=455&amp;date_timestamp=14582555992030">plus d’informations</a>)</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cua4xmpwuaaliux.jpg_large_0.jpg?itok=1zzfja6a" style="width: 100px; height: 143px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, amateur de brumes bavaroises et de blondes walkyries, j’offre des places pour un festival autour du 15 août. Mais s’il espérait gravir la colline sacrée à genoux, c’est raté ! Il aura en lieu et place les plages bondées et bétonnées des Marches, et à défaut du graal, le cygne de Pesaro, avec une cure de Rossini intensive, midi et soir. Je jubile par avance du chant virtuose qui lui écorchera les oreilles, des coloratures qui le feront bondir. Et sait-on jamais, au vu du feu d’artifice promis cet été en termes d’œuvres (<em>La Donna del Lago, Ciro in Babilonia, Il Turco in Italia</em>) et d’interprètes (Juan Diego Florez, Olga Peretyatko, Ewa Podles, Michael Spyres ou encore Nicola Alaimo), finira-t-il par se convertir ?</p>
<p align="left"><strong>Rossini Opera Festival, Pesaro, du 8 au 20 août 2016 (<a href="http://www.rossinioperafestival.it/?IDC=506&amp;ID=686">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<hr />
<p align="left"><strong>Guillaume Saintagne</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/28947881032.jpg?itok=AYkGhu5w" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, toujours curieux d&rsquo;inédits baroques et d&rsquo;artistes à la hauteur du défi, j&rsquo;offre le très beau <em><a href="http://www.parnassus.at/index.php?id=20&amp;L=1&amp;tx_artistsdb_productions%5Bproduction%5D=34&amp;tx_artistsdb_productions%5Baction%5D=show&amp;tx_artistsdb_productions%5Bcontroller%5D=Production&amp;cHash=74901d253f1fb9301307f62971e19faa" target="_blank" rel="noopener">Baroque divas</a></em>, qui voit un florilège d&rsquo;airs de Gluck, Veracini, Caldara, Vinci,Vivaldi et Sarro, interprété par rien moins que Vivica Genaux, Sonia Prina, Romina Basso et Mary-Ellen Nesi. C&rsquo;est le Noël des mezzos !</p>
<p><b>Baroque Divas &#8211; Genaux, Basso, Prina, Nesi &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b><br />
 <br />
<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/4788094.jpg?itok=GHh4QC9P" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon pire ennemi, qui pense que toutes les voix de contre-ténors se ressemblent, j&rsquo;offre l&rsquo;exact pendant de ce disque, produit lui aussi par Parnassus Arts, <a href="http://www.forumopera.com/cd/the-5-countertenors-the-countertenor-pride"><em>The 5 countertenors</em></a>. Il pourra juger par lui-même que leurs timbres vont du vinaigré au velours le plus doux et qu&rsquo;ici comme chez les wagnériens, c&rsquo;est finalement le sens du drame qui distingue les meilleurs.<br />
 <br />
<b>The 5 countertenors &#8211; Cencic, Sabata, Minenko, Yi, Sabadus &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b></p>
<hr />
<p><strong>Cédric Manuel</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782213630786-x.jpg?itok=34Zemrc4" style="width: 100px; height: 154px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami qui voudrait rencontrer un peu plus d’un siècle après sa mort un monument mais qui craindrait d’escalader une montagne, j’offre ce condensé virtuose de l’immense biographie consacrée par Henry-Louis de la Grange à Gustav Mahler il y a une bonne vingtaine d’années. Seul l’auteur lui-même pouvait mener à bien cette gageure et c’est une parfaite réussite. Il se laissera emporter par le fleuve Mahler, qui le mènera tout droit à un océan. L’un des plus grands chefs d’opéras, sinon le plus grand de son temps, directeur intransigeant de la Hofoper de Vienne, créateur tourmenté et violemment secoué par une critique aboyeuse, qui n’a jamais composé d’oeuvres lyriques bien qu’ayant corrigé<em> Die Drei Pintos</em> de Weber, mais dont les lieder sont des mondes en eux-mêmes ; avec cet ouvrage, il aura le sentiment de vivre jour après jour auprès de lui. Une lecture incontournable.</p>
<p><strong>Henry-Louis de la Grange, </strong><strong><em>Gustav Mahler</em> – Fayard</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cd_boxberg_sardanapalus_pan-classics_anaclase.jpg?itok=KsFCh4ZF" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, pas encore perdu pour la cause de l’opéra, mais qu’il faudrait convaincre d’évacuer définitivement notre voisinage immédiat, j’offre ce disque qui aura le double effet de le faire fuir durablement, non sans l’avoir endormi plus sûrement que le coup de massue qu’il mériterait par ailleurs. Les bornes de l’ennui le plus mortel sont franchies allègrement par l’obscur Christian-Ludwig Boxberg : une armée de mouches tsé-tsé n’obtiendraient pas un meilleur effet. Notre confrère Claude Jottrand ne s’y était d’ailleurs pas trompé, qui <a href="http://www.forumopera.com/cd/sardanapalus-justement-oublie">écrivait en janvier dernier</a> : « <em>Dans l’immense corpus des œuvres oubliées, certaines ont très justement trouvé leur place ; ne les dérangeons pas, et laissons les dormir en paix </em>».</p>
<p><strong>Christian Ludwig Boxberg,</strong><strong><em> Sardanapalus</em> <em>– </em>3CD Pan Classics &#8211; PC10315</strong></p>
<hr />
<p><strong>Christian Peter</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/roberto-alagna-jbm-09244cjean-baptiste-millot2_0.jpg?itok=OJQ5QktS" style="width: 100px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j’offrirai un billet pour assister à une représentation de <em>La Juive</em> à l’Opéra de Munich avec Roberto Alagna dans le rôle d’Éléazar. Après <a href="http://www.forumopera.com/le-cid-paris-garnier-le-retour-en-fanfare-du-cid"><em>Le Cid</em> à Garnier</a>, <a href="http://www.forumopera.com/le-roi-arthus-paris-bastille-bronca-et-ola"><em>Le Roi Arthus</em> à Bastille</a>, où il fut un bouleversant Lancelot, et tout récemment <a href="http://www.forumopera.com/vasco-de-gama-berlin-perils-en-haute-mer"><em>Vasco de Gama</em> à Berlin</a>, voici que notre ténor aborde un nouveau rôle emblématique de l’opéra français aux côtés de Kristine Opolais, John Osborn, Aleksandra Kurzak, sous la direction de Bertrand de Billy, dans un nouvelle production signée Calixto Bieito. Nul doute que si Roberto Alagna affiche une forme vocale aussi insolente que lors des <a href="/lelisir-damore-paris-bastille-un-elixir-de-jouvence">représentations triomphales de <em>L’elisir d’amore</em></a> qui viennent de s’achever à l’ONP, cette <em>Juive</em> s’annonce prometteuse, voire anthologique.</p>
<p><strong>Jacques Fromental Halévy, <em>La Juive</em> &#8211; Bayerische staatsoper Munich, du 26 juin au 8 juillet 2016 (</strong><a href="https://www.staatsoper.de/en/productioninfo/la-juive.html?type=0Claudia&amp;cHash=5ec57c7a40b5eb058b24809e10d40040"><strong>plus d’informations</strong></a><strong>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pucciniturandot_0.jpg?itok=qtoJXBIT" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />L’opéra préféré de mon meilleur ennemi est <em>Turandot</em>. Il en possède d’innombrables versions mais c’est celle de Zubin Mehta avec Sutherland, Pavarotti et Caballé qu’il chérit le plus. A lui qui aime les Calaf à l’aigu insolent, les Liù au timbre pur et aux pianissimi lumineux et les Turandot à la voix solide et tranchante, j’offrirai <a href="http://www.forumopera.com/cd/puccini-turandot-hors-format">la toute nouvelle version dirigée à nouveau par Zubin Mehta</a> avec Andrea Bocelli, Jessica Nuccio et Jennifer Wilson parue sous le label Decca, je suis sûr qu’il sera comblé.</p>
<p><strong>Puccini, <em>Turandot</em>  &#8211; Zubin Mehta (direction) &#8211; 2 CD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Nicolas Derny</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka_0_0.jpg?itok=AkOlOgNj" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon ami, depuis vingt ans que tu admires Renée Fleming en Rusalka, réjouis-toi : toi qui n’a pas pu te rendre à New York en 2014 pour l’y entendre, tu la retrouveras drapée en nymphe dvořákienne au pied du sapin et, surtout, au milieu d’un plateau presqu’idéal dominé par Piotr Beczala, Prince sans véritable rival sur la scène actuelle. Côté fosse, on ne prendra jamais Yannick Nézet-Séguin en défaut d’intelligence théâtrale. Du grand art ! Mieux vaut tout de même fermer les yeux.  </p>
<p>Mon ennemi, je te somme en revanche d’ouvrir grand les mirettes : tu t’écorcheras la rétine là où l’oreille de mon ami jubilait. C’est que, fidèle au pire de lui-même, Otto Schenk transpose grosso modo le livret de Kvapil dans le monde de Blanche Neige version Disneyland (en plus poussiéreux). Plus grave que l’absence totale d’idées originales, la direction d’acteur sombre dans le ridicule – le pompon au rôle-titre, dont les minauderies grotesques nous font pouffer  en même temps que son chant nous touche. Le public du Met, lui, semble adorer. C’est dire…</p>
<p><strong>Antonín Dvořák, <em>Rusalka</em> – Yannick Nézet-Séguin (direction) – DVD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Catherine Jordy</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1540-1_0.jpg?itok=fC7UPiFw" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, le coffret Jonas Kaufmann proposé par Decca, parce qu’il s’agit d’une valeur sûre et qu’à ce prix-là, on aurait tort de se priver de quatre productions déjà mythiques&#8230;</p>
<p><strong>Coffret Jonas Kaufmann, 4 DVD, <em>Tosca</em> (Zürich),<em> Carmen</em> (Zürich), <em>Faust </em>(Metropolitan) et <em>Werther</em> (Paris), Decca</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/les-plus-beaux-operas-du-monde.jpg?itok=-rARJ2Vq" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, avec délectation, j’offre <a href="http://www.forumopera.com/livre/cest-bientot-noel"><em>Les plus beaux Opéras du Monde</em></a> qui présente trente opéras d’exception. À lui qui déteste tout ce qui brille, je le laisse déballer ce cadeau puis ranger le livre au fond de sa bibliothèque, peut-être même sans l’ouvrir.</p>
<p><strong>Antoine Pecqueur, Guillaume de Laubier, <em>Les plus beaux Opéras du monde</em>, Éditions de la Martinière</strong></p>
<hr />
<p><strong>Bernard Schreuders</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/francesca_aspromonte.jpg?itok=UpvcNb89" style="width: 100px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Si, pour un adolescent, <a href="http://www.forumopera.com/breve/faites-votre-coming-out-lyrique-grace-a-joyce-didonato">affirmer son amour de l’opéra s’apparente à un coming-out</a>, il en va de même pour le cavallien, souvent isolé dans l’univers impitoyable des lyricomanes. J’emmènerai donc mon meilleur ami à Marseille la saison prochaine : il pourra y afficher sa passion grandissante pour Cavalli en applaudissant la recréation mondiale de <em>L’Oristeo </em>(1651), confiée à Jean-Marc Aymes et Olivier Lexa. Ce sera aussi l’occasion pour lui de découvrir Francesca Aspromonte (<em>Cf. photo</em>), révélation de <a href="http://www.forumopera.com/leritrea-venise-lequivoco-stravagante">l’<em>Eritrea</em></a>, et de s’assurer que le ramage de Romain Dayez se rapporte à son joli plumage&#8230;</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>L’Oristeo</em>. A la Criée – Théâtre National de Marseille, 11 et 13 mars 2016 (<a href="http://opera.marseille.fr/saison-15-16/opera/loristeo">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cavalli_ricercar.jpg?itok=wobW0bvI" style="width: 100px; height: 155px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cavalli ennuie prodigieusement mon meilleur ennemi, du moins le croit-il, après avoir écouté distraitement quelques extraits en ligne. Je le mets au défi de plonger dans l’anthologie – historique, dans tous les sens du terme – publiée par Ricercar et d’en ressortir indemne. De ses héroïnes, le Vénitien, à l’égal des poètes qu’il habille de musique, met l’âme à nu et exacerbe les passions, dont Mariana Flores épouse la plus infime nuance. Le disque crée une tout autre intimité que <a href="http://www.forumopera.com/grands-airs-de-cavalli-leonardo-garcia-alarcon-ambronay-entrez-dans-le-siecle-cavalli">le concert</a> et son chant ultrasensible s’insinue au creux de l’oreille pour mieux atteindre le coeur.</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>Heroines of the venetian baroque</em>. Mariana Flores, Anna Reinhold, Cappella Mediterranea, Leonardo Garcia Alarcon (direction). Ricercar.</strong></p>
<hr />
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hymel2_0.jpg?itok=Q7aL5p-_" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/cd/heroique-french-opera-arias-bryan-hymel-superheros"><em>Héroïque</em></a>, album musclé composé d&rsquo;extraits rares et choisis d&rsquo;opéras français, Bryan Hymel pulvérise sans ciller et sans une pointe d&rsquo;accent yankee les sommets de la portée – 19 contre-ut, 2 contre-ut dièse et 1 contre-ré tout de même ! De joie, mon meilleur ami défaillira.</p>
<p><strong><em>Héroïque</em></strong><strong>, French Opera Arias &#8211; Bryan Hymel (Warner Classics)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/204_0.jpg?itok=oCi1BQ9a" style="width: 100px; height: 139px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/livre/lopera-mode-demploi-jamais-foi-de-cicerone">la nouvelle édition d&rsquo;<em>Opéra, mode d&#8217;emploi</em></a>, vade-mecum docte et malicieux destiné à tous les amateurs d&rsquo;art lyrique, qu&rsquo;ils soient profanes ou initiés, <em>Forum Opéra</em> figure en tête des sites Internet recommandés avec cette définition : « <em>Magazine très bien renseigné et souvent impertinent </em>». De rage, mon meilleur ennemi s&rsquo;étranglera.</p>
<p><strong>Alain Perroux, <em>L&rsquo;Opéra, mode d&#8217;emploi</em> – <a href="http://www.asopera.fr/opera-l-opera-mode-d-emploi-perroux-alain-s204.htm">L’Avant-Scène Opéra</a></strong></p>
<hr />
<p><strong>Julien Marion</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fricsay_opera-choral-editio_0.jpg?itok=zkCTNOS-" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, je n&rsquo;offrirai pas, pour la deuxième année de suite, une nouvelle preuve du talent de Jonas Kaufmann. Pourtant, d&rsquo;<em>Aïda</em> à Puccini, les occasions ne manqueraient pas, mais enfin, évitons la surdose. Je lui offrirai plutôt un cadeau certes moins glamour, sans aucun doute plus marginal, mais sans doute plus essentiel :  je lui offrirai, pour tout dire, l&rsquo;occasion de ne pas succomber aux sirènes parfois pesantes de la nouveauté, en se replongeant dans le leg vocal et choral inestimable de Ferenc Fricsay, <a href="http://www.forumopera.com/cd/ferenc-fricsay-enregistrements-complets-vol2-oeuvres-chorales-et-operas-de-miracle-en-miracle">opportunément rassemblé par Deutsche Grammophon en un coffret à chérir</a>. Il y découvrira des interprétations d&rsquo;une modernité saisissante, notamment en Mozart (une <em>Flûte </em>d&rsquo;île déserte) ou en Verdi. C&rsquo;est souvent bouleversant d&rsquo;humilité et de vérité. Et comme mon meilleur ami sait, mieux que beaucoup, faire preuve de discernement, je sais qu&rsquo;il y reviendra souvent.</p>
<p><strong>Ferenc Fricsay &#8211; Enregistrements complets, vol.2 : Oeuvres chorales et Opéras &#8211; Deutsche Frammophon</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/777_0.jpg?itok=C9sM6Wjt" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi n&rsquo;aime pas la musique. Qui plus est, il n&rsquo;a aucun humour. Pour être certain de lui infliger le pire des supplices, je lui offrirai donc un enregistrement offenbachien récent, par exemple cette trop rare <a href="http://www.forumopera.com/cd/genevieve-de-brabant-au-pas-saccade-de-son-cheval-golo-plein-dun-affreux-dessein"><em>Geneviève de Brabant</em>, récemment rééditée</a>, reflet d&rsquo;une production de l&rsquo;ORTF. Il y souffrira mille morts en écoutant les couplets de la poule, le duo des gendarmes ou le boléro de Charles Martel (auquel l&rsquo;actualité donne une résonnance troublante&#8230;).</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, Geneviève de Brabant &#8211; Marcel Cariven (direction) &#8211; Malibran</strong></p>
<hr />
<p><strong>Mélanie Defize</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kapralova_0_0.jpg?itok=U5Bm0P-i" style="width: 100px; height: 156px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A toi, mon meilleur ami, j’offre l’éloge d’une compositrice Morave oubliée, <a href="http://www.forumopera.com/livre/vitezslava-kapralova-portrait-musical-et-amoureux-portrait-de-femme"><em>Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux</em></a>. Une question te brûle sans doute déjà les lèvres : qui était cette femme fatale de santé fragile qui choisit l’« impossible » carrière de compositrice et de chef d’orchestre dès sa plus tendre enfance dans les Tatras slovaques des années 1920 ?</p>
<p><strong>Nicolas Derny, Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux. Le Jardin d&rsquo;essai</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/edison_0.jpg?itok=zLQa2gvj" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cher pire ennemi, je t’offre les crachins feutrés des <a href="http://www.forumopera.com/cd/les-cylindres-edison-vol-3-le-disque-des-records">Cylindres Edison</a> afin que tu puisses conforter tes préjugés : l’opéra est bien un genre séculaire, aux voix sculptées d’accents « ringards » et à la  prononciation exagérée. Je te défie de te délecter à l’écoute de ce disque-mémoire exquis et vintage à souhait. Si tu y parviens, plus douce qu’amère sera ta victoire.</p>
<p><strong>Les Cylindres Edison &#8211; Malibran</strong></p>
<hr />
<p><strong>Jean-Michel Pennetier </strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/isis_1_0_0.jpg?itok=eBzmYs6u" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ami trouve Mozart particulièrement rasoir, et en particulier<em> La Flûte enchantée</em>. Mais ce n’est pas de sa faute : enfant, ses parents lui ont infligé cet ouvrage comme premier opéra, précisant, avec un air gourmand « tu verras, il y a un dragon ! ». Ils avaient juste oublié de préciser que ledit dragon était en carton-pâte ou en peluche et qu’il mourrait sans combat dès le premier quart d’heure. Depuis ce triste jour, mon meilleur ami n’approche plus le divin Wolfgang, dans la peur de longs dialogues parlés en allemand, de récitatifs interminables en italien, et de livrets insipides où de vieux barytons courtisent des sopranos obèses. A celui-ci j’offrirai les délicieux <em><a href="/cd/les-mysteres-disis-un-cadeau-du-ciel">Mystères d’Isis</a> </em>: c’est en français, ce n&rsquo;est pas vraiment de Mozart, il n’y a pas de dialogues parlés et l’histoire, quoique bancale, est mieux ficelée que celle de <em>La Flûte enchantée</em> qui l’a inspirée. On retrouve dans ce patchwork, assemblé pour l’Opéra de Paris des années après la mort de Mozart, l’essentiel de la partition de <em>Die Zauberflöte</em>, mais aussi des extraits de <em>Don Giovanni</em>, des <em>Nozze di Figaro</em>, de <em>La Clemenza di Tito</em> … Un « best of » en quelque sorte : si après ça mon ami n’est pas réconcilié avec Mozart, c’est à désespérer.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart : <em>Les Mystères d&rsquo;Isis</em> &#8211; Le Concert Spirtiuel, Diego Fasolis (direction) &#8211; Glossa / Palazzetto Bru Zane</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/orfeo_fagioli_0.jpg?itok=DebA0825" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ennemi est un baroqueux de la première heure, amateur de ces timides voix blanches supposées ressusciter l’art des castrats : à celui-ci j’offre <a href="/cd/orfeo-ed-euridice-une-nouvelle-grande-reference">l’<em>Orfeo ed Euridice</em> </a>enregistré par l’extraordinaire <strong>Franco Fagioli</strong>. Ce sera un peu comme jeter de l’eau bénite sur un vampire, car si un artiste peut vraiment rappeler les castrats, c’est bien le contre-ténor argentin !</p>
<p><strong>Christof Willibald Gluck : <em>Orfeo ed Euridice</em> &#8211; Insula Orchestra, Laurence Equilbey (direction) &#8211; Archiv.</strong></p>
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		<title>Les spots de la saison 2015-2016</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 05:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur quelle vague lyrique surfer, de septembre à juin prochain, s&#8217;il fallait n&#8217;en choisir qu&#8217;une ? Cette année encore, nos rédacteurs livrent leur sélection des spectacles phares de la saison 2015-2016.  Cette sélection a été établie à partir de Musique &#38; Opéra autour du Monde 2015-2016 (en savoir plus) Gaetano Donizetti, Roberto Devereux &#8211; Teatro Real de Madrid &#8211; Du 22 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sur quelle vague lyrique surfer, de septembre à juin prochain, s&rsquo;il fallait n&rsquo;en choisir qu&rsquo;une ? Cette année encore, nos rédacteurs livrent leur sélection des spectacles phares de la saison 2015-2016. </strong> <strong>Cette sélection a été établie à partir de <em>Musique &amp; Opéra autour du Monde 2015-2016</em> </strong>(<a href="/breve/guide-musique-opera-2015-1016-toute-la-nouvelle-saison-en-un-volume">en savoir plus</a>)</p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devereux_taillee.jpg?itok=7FfQgz3w" style="width: 100px; height: 103px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Gaetano Donizetti, <em>Roberto Devereux &#8211;</em> Teatro Real de Madrid &#8211; Du 22 septembre au 8 octobre 2015 </strong>(<a href="http://www.teatro-real.com/en/whats-on/opera/roberto-devereux-15-16" target="_blank" rel="noopener">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Que diriez-vous d’un petit tour à Madrid pour débuter votre saison lyrique ? Le Teatro Real propose en effet l’opéra le moins représenté de la trilogie Tudors, <em>Roberto Devereux</em>. Une œuvre excitante, à condition de réunir une soprano capable de rendre justice à un des plus beaux mais aussi un des plus éprouvants rôles écrits par Donizetti (ah, cette aria finale !), un ténor loin de faire de la figuration, une mezzo et un baryton de grande classe. La distribution A proposée par l’opéra madrilène répond de belle façon à ce challenge avec rien moins qu’une légende du bel canto, Mariella Devia, en Elisabetta, le ténor du moment, Gregory Kunde, dans le rôle-titre et en duc et duchesse de Nottingham tout simplement Mariusz Kwiecien et Silvia Tro Santafé. Avouez que ça en jette ! Pour les plus gourmands, la distribution B aligne des noms moins connus mais également prometteurs. [Antoine Brunetto]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot2.jpg?itok=HilkPWpS" style="width: 100px; height: 63px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Aida</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper &#8211; du 25 septembre au 7 octobre 2015</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/stueckinfo/aida/2015-09-25-19-00.html?tx_sfstaatsoper_pi1[fromSpielplan]=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[pageId]=527&amp;cHash=5266357e91d9d215ecdd02e337fea072">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Que vous aimiez ou non <em>Aida</em>, cet automne vous n’y échapperez pas. Alors que Warner Classics annonce en octobre la parution de l&rsquo;enregistrement intégral réalisé à <a href="http://www.forumopera.com/aida-rome-succes-pharaonique">Rome il y a quelques mois</a>, Munich affiche l&rsquo;opéra de Verdi à peu près en même temps. Peu importe de savoir qui met en scène (Christof Nel), qui dirige (Dan Ettinger) ou qui chante le rôle-titre (Krassimira Stoyanova) puisqu&rsquo;avec Jonas Kaufmann en Radamès, cette <em>Aida</em> sera forcément céleste. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/visuel_xerse_small.jpg?itok=JaNe435l" style="width: 100px; height: 66px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Francesco Cavalli/ Jean-Baptiste Lully, <em>Xerse</em> &#8211; Opéra de Lille &#8211; Du 2 au 10 octobre 2015</strong> (<a href="http://www.opera-lille.fr/fr/saison-15-16/bdd/sid/99557_xerse">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>A priori, cela ressemble au mariage de la carpe et du lapin : le foisonnant théâtre musical de Cavalli peut-il intégrer le ballet à la française ? Créé à Venise en 1646 et remanié 14 ans plus tard pour les noces de Louis XIV, <em>Xerse</em> doit accueillir six intermèdes écrits et guidés par Lully, qui entend ainsi flatter le goût de l’aristocratie. Pour savoir si la greffe prend, rendez-vous à Lille où, dès le 2 octobre, Emmanuelle Haïm et le metteur en scène flamand Guy Cassier tenteront de redonner vie à cet hybride fascinant. Affiche plus que prometteuse avec Emöke Barath, Carlo Allemano ou encore Emiliano Gonzalez-Toro. [Bernard Schreuders]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/vasco_de_gama.jpg?itok=o_Xel4ox" style="width: 100px; height: 78px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Meyerbeer, <em>Vasco de Gama</em> &#8211; Deutsche Oper Berlin &#8211; du 4 au 24 octobre 2015 </strong><a href="http://www.deutscheoperberlin.de/en_EN/calendar/vasco-da-gama.12676790">(plus d&rsquo;informations)</a></p>
<p>En 2013, l’Opéra de Chemnitz proposait en première mondiale, sous le titre <em>Vasco de Gama</em>, une nouvelle version de <em>L’Africaine</em> plus conforme au projet voulu par Meyerbeer qui mourut en laissant son opéra inachevé. L’année suivante, paraissait sous l’étiquette CPO, une intégrale en CD, écho de ces représentations, qui fut saluée dans nos colonnes. En octobre prochain le Deutsche Oper de Berlin reprend l’ouvrage avec une distribution internationale réunissant Nino Machaidze et Sophie Koch autour de Roberto Alagna qui, après son triomphe dans <em>Le Roi Arthus</em> à l’Opéra Bastille, effectue là une nouvelle prise de rôle qui promet d’être mémorable. [Christian Peter]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/onr_faure_penelope.jpg?itok=tWY8Mo5d" style="width: 100px; height: 66px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Gabriel Fauré, </strong><em><strong>Pé</strong></em><em><strong>nélope</strong></em><strong> &#8211; Opéra National du Rhin &#8211; du 23 octobre au 3 novembre 2015 à Strasbourg, les 20 et 22 novembre 2015 à Mulhouse </strong>(<a href="http://www.operanationaldurhin.eu/opera-2015-2016--penelope.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Composée en 1913 et donnée cent ans plus tard en version de concert à Paris, la <em>Pénélope </em>de Fauré a droit maintenant à une version scénique, dans une nouvelle production signée Olivier Py. On l’espère inspiré en attendant avec impatience de voir comment il va diriger les interprètes, Anna Caterina Antonacci en tête&#8230; [Catherine Jordy]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/38penzance1105abd.jpg?itok=f7xkfYCs" style="width: 100px; height: 67px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>William S. Gilbert et Arthur Sullivan, <em>Les Pirates de Penzance</em> &#8211; Théâtre de Caen &#8211; 24 et 25 octobre 2015</strong> (<a href="http://theatre.caen.fr/Spectacles/les-pirates-de-penzance-0">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Les Pirates de Penzance</em> est, de toutes les œuvres de Gilbert &amp; Sullivan, l’une des plus célèbres, mais aussi la plus universelle. Humour anglais déjanté et non-sens propres à Gilbert sous-tendent une des partitions les plus achevées de Sullivan. Cette nouvelle production de l’English National Opera (Londres) a été confiée au cinéaste Mike Leigh, dont la mise en scène offre une vision « cinématographique » très actuelle. Une conception qui, après la version historique de Broadway en 1981, renouvelle la vision de l’œuvre. [Jean-Marcel Humbert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pape.jpg?itok=046YUQCA" style="width: 100px; height: 95px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Arrigo Boito, <em>Mefistofele</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper &#8211; du 24 octobre au 15 novembre 2015 puis les 21 et 24 juillet 2016</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/stueckinfo/mefistofele/2015-10-29-19-00.html?type=0%27A%3D0%27A%3D0&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[fromSpielplan]=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1[pageId]=527&amp;cHash=a66243234b9f2f7605e5d0d17ceff624">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une œuvre rare interprétée par des artistes fameux : voilà deux des conditions suffisantes à un spectacle d’opéra pour figurer dans les incontournables de la saison. A Munich, l’étonnant <em>Mefistofele</em> d’Arrigo Boito, moins connu comme compositeur que comme librettiste – <em>Otello </em>et <em>Falstaff </em>de Verdi, c’est lui ! – sera défendu par René Pape dans le rôle-titre et Joseph Calleja en Faust. Avec deux chanteurs de ce calibre, même la Margherita de Kristine Opolais ne saurait décourager de prendre son billet.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/operaspot.jpg?itok=KaRXCJKK" style="width: 100px; height: 56px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Carl Maria von Weber, <em>Der Freischütz</em> &#8211; Théâtre Royal Danois, Copenhague &#8211; du 7 au 29 novembre 2015</strong> (<a href="https://kglteater.dk/en/whats-on/season-2015-2016/opera/der-freischutz/#cast">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Si l&rsquo;on n&rsquo;a pas froid aux yeux, les raisons ne manquent pas d’être tenté par Der Freischütz mis en scène à Copenhague par Kasper Holten, le fougueux et belliqueux directeur danois de Covent Garden. Côté chanteurs c’est plutôt rassurant : le fameux ténor Michael Schade dans le rôle de Max, la soprano suédoise Gisela Stille (grande Lulu à Oslo) dans celui d’Agathe et la jeune et jolie soprano allemande, Anke Briegel dans Anna. On peut aussi compter sur le professionnalisme du chef Dirk Kastan pour assurer le respect de la partition. Enfin, sans oublier le charme particulier de la ville, la majesté très contemporaine du somptueux bâtiment devrait amortir le choc d’un spectacle diabolique qui promet d’être sanglant. [Brigitte Cormier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/thebassarids.jpg?itok=dZY7BnY0" style="width: 100px; height: 78px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Hans Werner Henze, <em>The Bassarids &#8211; </em>Opéra de Rome &#8211; du 27 novembre au 10 décembre 2015</strong> (<a href="http://www.operaroma.it/ita/opera-bassarids-2015.php">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Jamais représentée à Rome, quel accueil y recevra <em>The Bassarids </em>? La direction de l&rsquo;Opéra semble avoir, sur le papier, mis beaucoup de chances de son côté : un chef, Stefan Soltesz, qui fut l&rsquo;assistant de Karl Böhm, Christoph von Dohnànyi et Herbert von Karajan, un metteur en scène, Mario Martone, des plus réputés en Italie, et une distribution  solide, du Penthée de Russel Braun au capitaine d&rsquo;Andrew Schroeder, en passant par l&rsquo;Agave de Veronica Simeoni et le Dyonisos du lumineux Ladislav Elgr. On ne pourra guère oublier, derrière les murs dorés de l&rsquo;Opéra, les éloquentes traces du destin sur La Ville Eternelle. [Maurice Salles]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/c._naglestad2.jpg?itok=KEJJCrpT" style="width: 100px; height: 84px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><b>Richard Strauss, <i>Salomé</i> &#8211; Deutsche Oper Berlin &#8211; du 24 janvier au 6 avril 2015</b> (<a href="http://www.deutscheoperberlin.de/de_DE/calendar/salome.12676842#">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>La nouvelle production de <i>Salomé</i> avec Catherine Naglestad en rôle titre, Alain Altinoglu à la baguette, dans une mise en scène de Claus Guth (qui avait signé <i>Les noces de Figaro</i> de Salzbourg en 2006), est d&rsquo;autant plus attendue qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans un cycle Strauss susceptible de justifier un séjour berlinois. En effet on pourra entendre sur une même semaine d&rsquo;avril :   <i>Salomé</i>, <i>Elektra</i>, <i>Hélène d&rsquo;Egypte</i>, <i>l&rsquo;Amour de Danae</i> et <i>Le chevalier à la rose</i>. De quoi s&rsquo;immerger dans l&rsquo;univers du maître de Garmisch. [Thierry Bonal]</p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/220px-florian_leopold_gassmann_by_wintter_after_hickel.jpg?itok=PMa37SZ3" style="width: 100px; height: 156px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Florian Leopold Gassmann, <em>L&rsquo;Opera Seria</em> &#8211; Bruxelles, La Monnaie &#8211; du 9 au 16 février 2016</strong> (<a href="http://www.lamonnaie.be/fr/502/573/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Plus de 15 ans après les triomphes remportés à Schwetzingen, Innsbruck, Berlin puis au <a href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/opera_seria_tce.htm">Théâtre des Champs-Elysées en 2003</a>, René Jacobs revient à <em>L&rsquo;Opera Seria </em>de Gassmann, désopilante parodie du genre que le compositeur pratiquait lui-même et sur un livret du grand réformateur que fut Calzabigi (<em>Alceste</em>). Tous les clichés y passent : ténor crétin, soprano dramatique capricieuse, compositeur et librettiste ennemis, impressario véreux, préciosité des danseurs, sujet exotique cherchant la nouveauté jusque dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8Yo6vyztXB8">une splendide aria <em>di paragone</em></a> dans lequel la chanteuse doit imiter les frétillements d&rsquo;un dauphin passant au travers d&rsquo;un banc de thons. A Patrick Kinmonth la lourde tache de succéder à l&rsquo;hilarante mise-en-scène de Martinoty, il devrait y être aidé par des chanteurs tels que Alex Penda, Pietro Spagnoli et Mario Zeffiri, déjà présents à Paris, ou Sunhae Im et la prometteuse Robin Johannsen. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hqdefault.jpg?itok=E086JU3N" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Luigi Rossi, </strong><em><strong>Orfeo</strong></em><strong> – Opéra national de Lorraine, Nancy, du 4 au 10 février / Opéra royal de Versailles, les 19 et 20 février 2016</strong> (<a href="http://www.opera-national-lorraine.fr/spectacles/orfeo-luigi-rossi">plus d’informations</a>)</p>
<p>Revenons aux origines du genre avec le tout premier opéra jamais représenté en France : l’<em>Orfeo </em>de Luigi Rossi (1647). On peut compter sur Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion pour ressusciter les fastes de cette musique, mais on ignore encore tout de ce que sera le spectacle mis en scène par Jetske Minjssen, où l’on retrouvera dans de petits rôles l’inusable Dominique Visse et l’inimitable Marc Mauillon. Et si vous ratez ce spectacle, il sera repris la suivante à Bordeaux et à Caen, ses coproducteurs. [Hélène Mante]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jean_leon_gerome_le_roi_candaule_1859.jpg?itok=s7PRICwd" style="width: 100px; height: 65px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Alexander von Zemlinsky, <em>Der König Kandaules (Le Roi Candaule)</em> &#8211; Opéra des Flandres à Anvers et à Gand &#8211; du 25 mars au 24 avril 2016</strong> (<a href="https://operaballet.be/en/programme/2015-2016/der-konig-kandaules">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Trop méconnu en France, Zemlinsky n’est pas seulement le compositeur d’<em>Une Tragédie florentine</em> et du <em>Nain</em>, mais de bien d’autres opéras, dont ce <em>Roi Candaule</em> d&rsquo;après André Gide. L’orchestration, inachevée – on assurait à Zemlinsky qu’aucune scène lyrique n’accepterait la scène de nu du 2<sup>e</sup> acte –, a été complété par Anthony Beaumont pour aboutir à sa création en 1996 à Hambourg. Dmitri Jurowski se mettra au service de cette musique envoûtante, à la croisée de Strauss, Mahler et Schönberg. Le ténor Dmitry Golovnine, remarqué en Andreï dans <em>La Khovantchina</em> à Anvers, donnera la réplique à la soprano Elisabet Strid (Freia à Bayreuth en 2014), tandis que le baryton-basse Gidon Saks chantera le rôle de Gygès. On peut s’attendre à quelques images fortes de la part du metteur en scène ukrainien Andriy Zholdak. Une rareté à ne pas manquer ! [Fabrice Malkani]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/020-sacha-guitry-theredlist.jpg?itok=r4DUVidW" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Louis Beydts, <em>La Société Anonyme Des Messieurs Prudents </em>et Leonard Bernstein, <em>Trouble in Tahiti</em> &#8211; Opéra de Tours &#8211; du  25 au 29 mars 2016 </strong>(<a href="http://www.operadetours.fr/la-s-a-d-m-p">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Curiosité(s) ! Saluons l&rsquo;audace de l&rsquo;Opéra de Tours pour cette proposition décalée et&#8230; excitante. Le savoureux <em>Trouble in Tahiti</em> de Bernstein, quarante minutes d&rsquo;engueulade conjugale dans une cuisine Moulinex, croisera l&rsquo;encore plus rare <em>Société Anonyme Des Messieurs Prudents</em>, première collaboration de Guitry et du compositeur Beydts, dont on nous dit qu&rsquo;elle est un bijou loufoque des années 30.  « <em>En France, on méprise la musique légère, on n’aime que la musique ennuyeuse </em>», disait Beydts ; avec ce dyptique et une <em>Belle Helène </em>attendue (avec Karine Deshayes dans le rôle-titre), Tours prouve cette saison le contraire ! [Maximilien Hondermarck]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/affichedoncesar.jpg?itok=KWCDXGJ_" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, </strong><em><strong>Don César de Bazan &#8211;</strong></em><strong> Saint-Dizier &#8211; le 28 février 2016 ; Dreux, le 22 avril 2016 ; Reims, le 29 avril 2016 </strong>(<a href="http://www.lesfrivolitesparisiennes.com/site2/doncesar.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Après <em>Le Mage </em>enfin ressuscité à Saint-Etienne en 2012, vous pensiez peut-être qu’il ne restait plus à redécouvrir dans l’œuvre de Massenet que le mythique <em>Bacchus </em>? Erreur, car à l’autre bout de sa carrière, il y avait aussi <em>Don César de Bazan. </em>Les Frivolités Parisiennes, jamais à court de bonnes idées, remonteront la saison prochaine cet opéra-comique jamais revu ni entendu depuis 1872, et ont eu la bonne idée de confier la mise en scène à Damien Bigourdan (on se rappelle sa brillantissime production du <em>Balcon</em> de Peter Eötvös). Le spectacle tournera, et c’est tant mieux, mais l’on attend encore que soit fixée la date de son passage par Paris. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/doustrac.jpeg?itok=x65DpqH7" style="width: 100px; height: 72px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Hector Berlioz, <em>Béatrice et Bénédict</em> &#8211; Bruxelles, Théâtre Royal de la Monnaie &#8211; du 24 au 30 mars 2016</strong> (<a href="http://www.lamonnaie.be/fr/opera/575/Beatrice-et-Benedict">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Dernier opéra d’Hector Berlioz, créé en août 1862, <em>Béatrice et Bénédict</em> est une partition étonnante à plus d’un titre : librement inspirée de <em>Beaucoup de bruit pour rien</em> de Shakespeare, elle est la seule œuvre délibérément comique de Berlioz avec pour principal enjeu le mariage de deux personnages que tout semble opposer. Au plan musical, elle passe pour particulièrement intéressante et occupe dans l’œuvre de Berlioz une place équivalente à celle de <em>Falstaff</em> dans l‘œuvre  de Verdi, celle d’un aboutissement et dans le même temps, celle d’une ouverture vers de nouveaux horizons. Rarement enregistrée, elle est peu connue du grand public. La production de la Monnaie, confiée pour la direction musicale à Jérémie Rohrer, réunira une belle brochette de jeunes chanteurs, parmi lesquels Michèle Losier et Stéphanie d’Oustrac dans le rôle de Béatrice. Ce spectacle, qui devait inaugurer la salle après restauration (mais les travaux ont pris du retard), se fera finalement sous chapiteau. [Claude Jottrand]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot2016_yannick.jpg?itok=IrcSoJ6i" style="width: 100px; height: 133px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Simon Boccanegra</em> &#8211; New York, Metropolitan Opera </strong>&#8211;<strong> du 1er au 16 Avril 2016 </strong>(<a href="https://www.metopera.org/Season/2015-16-Season/simon-boccanegra-verdi-tickets/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Ce n’est pas une nouvelle production certes… Déjà Placido Domingo interprétait Gabriele Adorno au Met en 1995. En 2012, au même endroit, il chantait le Doge pour la première fois. L’y voici de nouveau entouré cette fois de Lianna Haroutounian, Joseph Calleja et Ferruccio Furlanetto. Dans la fosse, c’est James Levine dont le nom associé à Verdi laisse présager le meilleur. Ajoutez à cela le voisinage d’<em>Elektra</em> (Chereau avec Nina Stemme de retour outre-Atlantique) ; le <em>Roberto Devereux</em> (Sondra Radvanovsky, Elīna Garanča) ; une <em>Bohème</em> (Maria Agresta, Bryan Hymel) et il devient presque impensable, pour qui le peut, de ne pas prendre un vol pour les USA ! [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fuchs_2.jpg?itok=BDt48BCi" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Gaetano Donizetti, <em>Lucia di Lammermoor</em> &#8211; Opéra Grand Avignon &#8211; les 24 et 26 avril 2016</strong> (<a href="http://operagrandavignon.fr/spectacles/lucia-di-lammermoor/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>La fine fleur du jeune chant français réunie dans l’un des blockbusters du répertoire italien, <em>Lucia di Lammermoor</em> : Julie Fuchs (Lucia), Jean-François Borras (Edgardo), Florian Sempey (Edgardo), Julien Dran (Arturo). Quoi d’autre ? Une mise en scène d’<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/une-etoile-est-nee">une lisibilité déjà éprouvée à Marseille</a> et la direction idoine de Roberto Rizzi-Brignoli. En avril, c’est à Avignon que nous serons.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/medee_image.jpg?itok=2ZfgFOYi" style="width: 100px; height: 113px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Médée © Cleveland Museum" /><strong>Luigi Cherubini, <em>Médée</em> (version originale française) &#8211; Opéra de Dijon, Auditorium &#8211; 17, 19 et 21 mai 2016 </strong>(<a href="http://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/medee/397">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Aurait-on oublié que <em>Médée</em> existait avant que Maria Callas n’en chante l’adaptation italienne ? «<em> Nous ne saurons véritablement ce qu’est Médée, que le jour où une équipe d’artistes aptes autant à la jouer  et la chanter qu’à la dire sera enfin réunie autour d’une édition critique de la mouture originale</em> » écrivait Piotr Kaminski en 2003. La première tentative, due à Christophe Rousset et à Krzysztof Warlikowski, remonte à 2008 (La Monnaie, puis TCE en 2012), très controversée pour sa mise en scène et ses dialogues réécrits, crus. Dijon tente une nouvelle expérience, puisqu’autour de Jean-Yves Ruf qui en assurera la mise en scène, nous découvrirons Tineke van Ingelgem dans le rôle titre, avec Nicolas Krüger  à la direction musicale. Une manière de conjuguer musique et théâtre redoutablement efficace pour une histoire pleine de bruit et de fureur. [Yvan Beuvard]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/anna-netrebkopiot.jpg?itok=obnhAOBG" style="width: 100px; height: 70px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Richard Wagner, <em>Lohengrin &#8211;</em> Semperoper, Dresde &#8211; du 19 au 29 mai 2016 </strong>(<a href="https://www.semperoper.de/spielplan/stuecke/stid/Lohengrin/166.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Tout wagnérien est un frustré : son amour de l’œuvre d’art totale, de sa grandeur et de son intégrité l’oblige bien évidemment à lever un sourcil sévère quand l’approche du prochain Radamès de Jonas Kaufmann, de la nouvelle Tosca d’Anja Harteros ou du 3 867<sup>e</sup> Comte Almaviva de Juan Diego Florez plonge les autres mélomanes dans la surexcitation juvénile d’une ménagère de moins de 50 ans à la sortie du dernier album de Patrick Bruel. Pourtant, donnez à l’une de ses œuvres favorites un casting de <em>Bohème</em>, et vous le verrez à son tour battre des mains avec allégresse. Dresde, l’année prochaine, sera peut-être pour lui un pèlerinage plus important encore que celui de Bayreuth : le premier Lohengrin de Piotr Beczala, la première Elsa d’Anna Netrebko, entourés par un casting émérite (Evelyn Herlitzius et Tomasz Konieczny) et par Christian Thielemann, lui permettront enfin d’accéder à des discussions de haut vol sur la qualité d’une <em>mezza di voce </em>et la beauté d’un trille… mais en allemand ! [Clément Taillia]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fo_spot_juliette.jpg?itok=BgV7Sla4" style="width: 100px; height: 75px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Bohuslav Martinů, <em>Juliette ou la clé des songes</em> &#8211; Staatsoper Unter den Linden, Berlin &#8211; du 28 mai au 18 juin 2016</strong> (<a href="http://www.staatsoper-berlin.de/de_DE/repertoire/juliette.1051177">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Juliette ou la clé des songes </em>a beau commencer à coloniser les plus grandes scènes du monde, elle ne fut encore jamais servie par une telle brochette de stars. Imaginez donc : c’est guidé par Daniel Barenboim que Rolando Villazón ira chercher Magdalena Kožená au village des gens sans mémoire. La manière dont le généralement brillant Claus Guth interprétera les rêves surréalistes de Bohuslav Martinů pourrait bien, elle, achever de rendre la production inoubliable. L’occasion, peut-être, de réaliser le DVD dont on rêve… [Nicolas Derny]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/alagna_5.jpg?itok=fKljrhkw" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Jacques-Fromenthal Halévy,</strong> <em><strong>La Juive</strong></em><strong> &#8211; Bayerische Staatsoper, Munich</strong> – <strong>Du 26 juin au 8 juillet 2016</strong> (<a href="https://www.staatsoper.de/en/opera-festival/schedule-tickets/schedule/festival/opera-festival-2015.html" target="_blank" rel="noopener">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Les occasions d’entendre <em>La Juive</em>, chef d’œuvre du grand opéra français, sont trop rares pour laisser passer celle-ci : d’autant que la distribution affichée à tout pour nous séduire sur le papier. Roberto Alagna y retrouve un répertoire où il excelle. John Osborn ne devrait faire qu’une bouchée d’un rôle particulièrement aigu. Aleksandra Kurzak est la colorature idéale pour Eudoxie. Quant à Kristine Opolais, son expérience de Puccini devrait lui permettre de nous émouvoir dans le rôle-titre. On peut également compter sur l’énergie de Bertrand de Billy pour apporter la tension nécessaire à ce long ouvrage. Enfin, la mise en scène de Calixto Bieito ne devrait pas laisser indifférent. Ceci dit, il n&rsquo;y a pas loin de « spot » à « flop » : version coupée, chanteurs en méforme ou dépassés, production tapageuse, nous ne saurons qu’au dernier moment si notre choix était le bon ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/les-spots-de-la-saison-2015-2016/">Les spots de la saison 2015-2016</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Trouble in Tahiti&#124;L&#039;Enfant et les Sortilèges — Caen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-carpe-et-le-lapin-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2012 09:04:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Trouble in Tahiti, L’enfant et les sortilèges : ce diptyque original proposé par le Théâtre de Caen est la reprise, avec d’importantes variantes de distribution, de la production présentée à Nancy en 2010 (voir le compte rendu de Yonel Buldrini). L’essentiel des commentaires répétés à l’envi dans le programme et le dossier de presse, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<em>Trouble in Tahiti</em>, <em>L’enfant et les sortilèges</em> : ce diptyque original proposé par le Théâtre de Caen est la reprise, avec d’importantes variantes de distribution, de la production présentée à Nancy en 2010 (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1595&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">le compte rendu de Yonel Buldrini</a>). L’essentiel des commentaires répétés à l’envi dans le programme et le dossier de presse, et par le metteur en scène à chaque interview, tend à démontrer la cohérence de l’assemblage de deux œuvres aussi dissemblables, comme si le fait de marteler rendait la chose plus évidente. À vrai dire, pourquoi pas ? Mais pourquoi pas aussi <em>La Voix humaine, Le Téléphone, Le Bel indifférent, </em>ou encore<em> Von heute auf morgen</em> (Schoenberg), autres œuvres sur l’incommunicabilité et l’éventuelle fidélité/infidélité du couple ? Car qu’est-ce qui relie ici les deux œuvres ? Certainement pas la musique, et encore moins l’enfant, aussi fantoche dans la première œuvre que dans la seconde. Quant aux parents qui se réconcilient sur l’oreiller en revenant du cinéma, qui peut y croire ?</p>
<p>			 </p>
<p>			Tout cela reste néanmoins plutôt anecdotique. Beaucoup plus gênantes sont les « adaptations » musicales qui font perdre aux deux œuvres leur richesse harmonique, sous couvert peut-être de faire des économies en réduisant le nombre d’instrumentistes (et de ménager certaines voix qui ne passeraient pas une formation plus importante). Le résultat pour <em>L’Enfant et les sortilèges</em> est particulièrement décevant, d’autant que l’orchestre est souvent paradoxalement un peu lourd sous la baguette de <strong>Jean Deroyer</strong> : finie l’orchestration rutilante de Ravel, et la féérie s’en trouve ainsi singulièrement plombée.</p>
<p>			 </p>
<p>			Enfin, <em>Trouble in Tahiti</em> paraît en déséquilibre, comme si la reprise n’avait pas bénéficié de soins aussi précis que la première série. L’ensemble est fort bien chanté, mais c’est plutôt au niveau du jeu théâtral que les choses pêchent. Le couple, tout d’abord, n’est pas vraiment crédible. Et, côté mise en scène, si le trio est parfait, les grands moments de bravoure passent à la trappe. Sans doute trop de scènes sont-elles traitées à l’arrière-plan, ce qui – par rapport aux reproductions un peu petites des tableaux servant de décor – minimise leur effet. Ainsi, la séance chez le psy est-elle quasiment gommée ; la scène où Dinah, normalement seule, raconte le film qu’elle vient de voir est brouillée par l’agitation frénétique de multiples personnages, et les phrases clé sont souvent mal dites, pour ne pas dire escamotées, notamment à la fin : « Why not… anything… I’ll get my things… ».</p>
<p>			 </p>
<p>			En tous cas les chanteurs, tous excellents acteurs, ne semblent pas directement en cause. <strong>Aurore Ugolin</strong> et <strong>Kevin Greenlaw</strong> confirment des qualités vocales parfaitement adaptées aux rôles. Le trio est tout à fait excellent, et l’on retrouve notamment avec plaisir <strong>Steven Cole</strong>, grand spécialiste des rôles de trial, notamment chez Offenbach (on ne peut oublier son inénarrable Caissier dans <em>Les Brigands</em> à Bastille). En revanche, parmi tout le reste de la distribution de la seconde œuvre, plus qu’honorable, on ne saurait trop conseiller à <strong>Mélanie Boisvert</strong> et à <strong>Amaya Dominguez</strong> de travailler leur prononciation, et notamment les débuts de mots, car on ne comprend strictement rien à ce qu’elles chantent.</p>
<p>			 </p>
<p>			Et pourtant, au total, si l’on ne cherche pas à retrouver des références trop précises (le film de 1973 dirigé par Bernstein et celui de 2001 produit par la BBC pour <em>Trouble in Tahiti</em>, et bien d’autres pour <em>L’Enfant et les sortilèges</em>), on passe vraiment une bonne soirée entre l’American way of Life des années 50 (même les ouvreuses avec leur panier d’osier sont dans la salle !) et les rêveries animalières de Colette joliment mises en scène.</p>
<p>			 </p>
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