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MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)

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Spectacle
29 décembre 2025
Le superbe Figaro de Vartan Gabrielian

Note ForumOpera.com

3

Infos sur l’œuvre

Opéra de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte d’après Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
Créé le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne

Détails

Mise en scène, décors, costumes
Netia Jones
Lumières
Lucy Carter
Chorégraphie
Sophie Laplane
Collaboration à la mise en scène
Glen Sheppard
Collaboration à la vidéo
Ian Winters & Lightmap
Dramaturgie
Solène Souriau

Il Conte di Almaviva
Jérôme Boutillier
La Contessa di Almaviva
Margarita Polonskaya
Figaro
Vartan Garbrielian
Susanna
Ilanah Lobel-Torres
Cherubino
Seray Pinar
Marcellina
Monica Bacelli
Bartolo
James Creswell
Don Basilio
Eric Hucher
Don Curzio
Nicholas Jones
Barbarina
Boglárka Brindás
Antonio
Franck Leguérinel
Due donne
Sima Ouahman, Daria Akulova

Orchestre et Chœurs de l’Opéra National de Paris
Chef des Chœurs
Alessandro Di Stefano
Direction musicale
Antonello Manacorda

Paris, Opéra Garnier, le 27 décembre 2025 à 19h30

Succès absolu pour la reprise des Noces de Figaro selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de la première du 15 novembre, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement l’intérêt du spectateur. Force est de reconnaître que cette nouvelle vision met en lumière certains éléments qui finissent par paraître répétitifs, comme ces extraits de la pièce de Beaumarchais écrits sur le rideau de scène, ou d’autres qui s’avèrent superflus comme le dispositif du premier acte qui représente trois loges d’artistes côte à côte. L’action principale se joue à l’intérieur de la loge centrale, tandis que, sur les côtés, nous assistons à des actions secondaires, censées éclairer le comportement des personnages, alors qu’en fait elles détournent l’attention du public. Malgré tout, ce spectacle conserve son aspect original et distrayant jusqu’à l’apparition éblouissante en fond de scène, du foyer de la danse durant l’ensemble final

© Franck Ferville / OnP

Pour les deux dernières représentations, la distribution a partiellement changé, accueillant de nouveaux interprètes pour les rôles principaux dont certains sont issus de la troupe de l’Opéra de Paris. Franck Leguérinel amuse toujours autant l’auditoire avec son Antonio buté et cocasse. Monica Bacelli est égale à elle-même dans son numéro d’executive woman affairée, de même que James Creswell, imposant Bartolo à la voix sonore et aux graves profonds. Eric Huchet, habitué du personnage, campe un Basile obséquieux et médisant à souhait. Le timbre juvénile de Boglárka Brindás ne passe pas inaperçu dans son air « L’ho perduta, me meschina », chanté avec une naïveté touchante. Seray Pinar campe un délicieux Cherubino à tout point de vue. Scéniquement convaincante dans son jogging rouge, la mezzo-soprano turque, chante avec une voix assurée et agile « Non so più » au premier acte avant de proposer à l’acte suivant un « Voi che sapete » délicatement nuancé. Montée en grade pour Ilanah Lobel-Torres qui après avoir chanté Barberine lors des premières représentations incarne à présent une Susanne piquante, dotée d’un medium consistant, qui livre au dernier acte un « Deh vieni non tardar » irréprochable. Margarita Polonskaia aborde son « Porgi amor » avec une voix solide et une belle projection, cependant le registre aigu n’est pas exempt de duretés. Il faut dire qu’aborder cet air sans que la voix ait eu le temps de se chauffer est un exercice périlleux. Elle se montre plus à son aise dans « Dove sono i bei momenti » dont on aura apprécié la reprise en demi-teintes. Si les premières représentations tournaient autour du comte Almaviva bouillonnant et totalement déjanté de Christian Gerhaher, le centre de gravité du spectacle s’est déplacé sur le personnage de Figaro. Non que Jérôme Boutillier ait démérité de quelque manière que ce soit, bien au contraire. Très à l’aise sur le plateau, le baryton français incarne un comte plus introverti, souvent sur la réserve, dont les colères froides ne sont pas moins convaincantes. Le timbre est somptueux et le style tout à fait accompli. Triomphateur de la soirée à l’applaudimètre, Vartan Gabrielian, campe un Figaro éblouissant. Doté d’une voix d’airain, sonore et bien projetée, le baryton arménien séduit le public dès son premier air « Non più andrai », enjoué et tendrement moqueur. Tout au long de la soirée, son Figaro jovial et rusé capte durablement l’attention. Le récitatif de son air du quatrième acte « Aprite un po’ quegl’ occhi » est théâtralement habité et l’air impeccablement interprété.
Toujours aussi respectueux du style de cette musique, Antonio Manacorda n’a pas évité pour autant quelques décalages. Sa direction soignée lui a cependant valu un bel accueil du public au salut final

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Légende

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

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Opéra de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte d’après Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
Créé le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne

Détails

Mise en scène, décors, costumes
Netia Jones
Lumières
Lucy Carter
Chorégraphie
Sophie Laplane
Collaboration à la mise en scène
Glen Sheppard
Collaboration à la vidéo
Ian Winters & Lightmap
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Solène Souriau

Il Conte di Almaviva
Jérôme Boutillier
La Contessa di Almaviva
Margarita Polonskaya
Figaro
Vartan Garbrielian
Susanna
Ilanah Lobel-Torres
Cherubino
Seray Pinar
Marcellina
Monica Bacelli
Bartolo
James Creswell
Don Basilio
Eric Hucher
Don Curzio
Nicholas Jones
Barbarina
Boglárka Brindás
Antonio
Franck Leguérinel
Due donne
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Orchestre et Chœurs de l’Opéra National de Paris
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Alessandro Di Stefano
Direction musicale
Antonello Manacorda

Paris, Opéra Garnier, le 27 décembre 2025 à 19h30

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