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Récital Alex Rosen – Versailles

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Spectacle
21 janvier 2026
Monstres et héros, la basse baroque aux extrêmes

Note ForumOpera.com

4

Détails

Monstres et héros de Lully à Rameau

Partie I : Aux portes des enfers
Jean-Philippe Rameau (1683-1764) – Le temple de la gloire : « Profonds abîmes du Ténare »
Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) – La Descente d’Orphée aux Enfers H. 471 : prélude
Jean-Baptiste Lully (1632-1687) – Alceste : « Il faut passer tôt ou tard »
Jean-Philippe Rameau – Le temple de la gloire : air pour les démons et les héros ; Hippolyte et Aricie : « Ah ! qu’on daigne du moins »

Partie II : L’invincible courage
Jean-Philippe Rameau –
Dardanus : « Tout l’avenir est présent à mes yeux »
Dardanus : « Entendez ma voix souveraine » et premier air grave
Dardanus : « Suspends ta brillante carrière » et air vif
Dardanus : « Nos cris ont pénétré jusqu’au sombre séjour »

Partie III : Le tumulte des Dieux amoureux
Jean-Philippe Rameau – Thétis

Partie IV : Colères fatales
Marc-Antoine Charpentier – La Descente d’Orphée aux Enfers : « Je cède, je me rends »
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : premier et deuxième menuet ; Les fêtes d’Hébé : « Par les horreurs du noir Tartare »
Jean-Baptiste Lully – Phaëton : « Prenez soin sur ces bords » ; Bellérophon : « Que ce jardin se change en un désert affreux » ; Bellérophon : premier air
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : premier et deuxième menuet
Jean-Baptiste Lully – Phaëton : « Le sort de Phaëton »
Jean-Philippe Rameau – Zoroastre : « Non, je ne puis assez punir »
Jean-Baptiste Lully – Thésée : premier air pour l’entrée triomphante de Thésée
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : « De mon heureux retour » ; marche – « Que ces rivages retentissent » ; « Quels biens ! » – « Puissant maître des flots » – « Hippolyte m’a fait la plus sanglante outrage » ; « Mais de courroux l’onde s’agite »

Alex Rosen, basse

Orchestre de l’Opéra Royal
Direction musicale
Gaétan Jarry

Château de Versailles, Grande Salle des Croisades
Lundi 19 janvier 2026, à 20h

Ce concert met à l’honneur la voix de basse et célèbre la tragédie lyrique française, par deux de ses plus illustres représentants, Jean-Baptiste Lully et Jean-Philippe Rameau. Ce répertoire, au cœur de l’esthétique baroque, accorde une place privilégiée à la déclamation et à l’expressivité dramatique. Dans la somptueuse Grande salle des Croisades du château de Versailles, monstres, dieux et héros se succèdent, mobilisant la profondeur et l’autorité de cette tessiture pour incarner la menace, la fureur ou la grandeur morale. À travers ces figures hors norme, le parcours, intelligemment construit entre airs et passages instrumentaux, explore les passions humaines dans ce qu’elles ont de plus radical et spectaculaire.

La voix d’Alex Rosen repose sur une assise grave solide, particulièrement marquante dans « Profonds abîmes du Ténare » (Le Temple de la gloire de Rameau), où la noirceur du timbre donne un relief saisissant au personnage. Dans « Entendez ma voix souveraine » (Dardanus), la basse américaine impose une autorité sereine, soutenue par une déclamation soignée qui garantit une parfaite lisibilité du texte. Cette noblesse du grave, presque royale, trouve toutefois à de rares moments ses limites lorsque la ligne s’élève : l’aigu, sans jamais se dérober, apparaît alors plus tendu et moins libre. « Ah ! qu’on daigne du moins » (Hippolyte et Aricie) met en lumière une facette plus intériorisée de son chant, où l’expression se fait plus contenue. Très investi, l’interprète incarne ses personnages avec une intensité physique affirmée – regard perçant, port souverain – contribuant à maintenir, tout au long de cette heure et demie de concert, une tension dramatique palpable jusque dans l’écoute du public.

Alex Rosen trouve en Gaétan Jarry un partenaire idéal, le chef dirigeant ce florilège baroque avec une énergie et une imagination constamment renouvelées. À la tête d’une vingtaine de musiciens, il conduit l’Orchestre de l’Opéra Royal dans une lecture engagée, où les cordes, très sollicitées, insufflent une nervosité expressive aux pages instrumentales, tandis que les bois – et notamment les bassons, si chers à Rameau – sont mis en valeur avec finesse. Les passages instrumentaux s’insèrent pleinement dans la dramaturgie du récital, servant de véritables transitions entre monstres et héros. Un disque produit par Château de Versailles Spectacles viendra prochainement prolonger l’expérience de ce programme.

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Monstres et héros de Lully à Rameau

Partie I : Aux portes des enfers
Jean-Philippe Rameau (1683-1764) – Le temple de la gloire : « Profonds abîmes du Ténare »
Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) – La Descente d’Orphée aux Enfers H. 471 : prélude
Jean-Baptiste Lully (1632-1687) – Alceste : « Il faut passer tôt ou tard »
Jean-Philippe Rameau – Le temple de la gloire : air pour les démons et les héros ; Hippolyte et Aricie : « Ah ! qu’on daigne du moins »

Partie II : L’invincible courage
Jean-Philippe Rameau –
Dardanus : « Tout l’avenir est présent à mes yeux »
Dardanus : « Entendez ma voix souveraine » et premier air grave
Dardanus : « Suspends ta brillante carrière » et air vif
Dardanus : « Nos cris ont pénétré jusqu’au sombre séjour »

Partie III : Le tumulte des Dieux amoureux
Jean-Philippe Rameau – Thétis

Partie IV : Colères fatales
Marc-Antoine Charpentier – La Descente d’Orphée aux Enfers : « Je cède, je me rends »
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : premier et deuxième menuet ; Les fêtes d’Hébé : « Par les horreurs du noir Tartare »
Jean-Baptiste Lully – Phaëton : « Prenez soin sur ces bords » ; Bellérophon : « Que ce jardin se change en un désert affreux » ; Bellérophon : premier air
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : premier et deuxième menuet
Jean-Baptiste Lully – Phaëton : « Le sort de Phaëton »
Jean-Philippe Rameau – Zoroastre : « Non, je ne puis assez punir »
Jean-Baptiste Lully – Thésée : premier air pour l’entrée triomphante de Thésée
Jean-Philippe Rameau – Hippolyte et Aricie : « De mon heureux retour » ; marche – « Que ces rivages retentissent » ; « Quels biens ! » – « Puissant maître des flots » – « Hippolyte m’a fait la plus sanglante outrage » ; « Mais de courroux l’onde s’agite »

Alex Rosen, basse

Orchestre de l’Opéra Royal
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Gaétan Jarry

Château de Versailles, Grande Salle des Croisades
Lundi 19 janvier 2026, à 20h

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