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	<title>Edimbourg - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Edimbourg - Ville - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Nicola Benedetti, nouvelle directrice du Festival international d’Edimbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nicola-benedetti-nouvelle-directrice-du-festival-international-dedimbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 07:46:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nicola Benedetti vient d&#8217;être nommée à la tête du Festival international d’Edimbourg. Elle prendra ses fonctions le 1er octobre prochain. Agée seulement de 24 ans, la violoniste – une des plus connues en Grande Bretagne – est non seulement une des plus jeunes mais aussi la première femme et la première Ecossaise à diriger la manifestation. Dépourvue &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nicola Benedetti</strong> vient d&rsquo;être nommée à la tête du Festival international d’Edimbourg. Elle prendra ses fonctions le 1<sup>er</sup> octobre prochain. Agée seulement de 24 ans, la violoniste – une des plus connues en Grande Bretagne – est non seulement une des plus jeunes mais aussi la première femme et la première Ecossaise à diriger la manifestation. Dépourvue d’expérience dans la gestion de grands festivals artistiques contrairement à son prédécesseur, Fergus Linehan, elle s&rsquo;est forgé une solide réputation d&rsquo;éducatrice artistique et d’ambassadrice de la musique classique, en particulier auprès des jeunes musiciens et des écoles. Elle a remporté le prix BBC Young Musician of the Year en 2004.</p>
<p>Sans lien de cause à effet, sa nomination intervient au moment où Valery Gergiev a été forcé de démissionner du poste de président d&rsquo;honneur qu’il occupait depuis 2011, le jumelage d’Edimbourg avec Kiev rendant encore plus inconfortable la position du chef d&rsquo;orchestre russe. Le Festival international d’Edimbourg a été créé en 1947 pour « servir de tremplin à l’épanouissement de l’esprit humain » en réaction aux atrocités de la guerre, en l&rsquo;occurence la 2<sup>e</sup> mondiale.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Edimbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-onegin-edimbourg-phenomenale-asmik-grigorian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Aug 2019 04:17:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On avait pu admirer sa Marie dans Wozzeck, sur scène à Salzbourg ou grâce à un DVD. Toujours à Salzbourg, on avait salué sa Salomé, également filmée (le DVD fera prochainement l’objet d’un compte rendu ici même). Et voilà que le Komische Oper apporte au festival d’Edimbourg sa Tatiana, dans une production d’Eugène Onéguine créée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On avait pu admirer sa Marie dans <em>Wozzeck</em>, <a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-salzbourg-plus-noir-que-le-fond-de-la-mare">sur scène à Salzbourg</a> ou <a href="https://www.forumopera.com/dvd/alban-berg-wozzeck-als-ware-die-welt-tot-comme-si-le-monde-etait-mort">grâce à un DVD</a>. Toujours à Salzbourg, on avait salué sa Salomé, également filmée (le DVD fera prochainement l’objet d’un compte rendu ici même). Et voilà que le Komische Oper apporte au festival d’Edimbourg sa Tatiana, dans une production d’<em>Eugène Onéguine</em> créée à Berlin en janvier 2016 et toujours à l’affiche. Fille de <a href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-tenor-gegam-grigorian">Gegam Grigorian, décédé en 2016</a>, l’un des ténors que Valery Gergiev a beaucoup fait chanter dans les années 1990, <strong>Asmik Grigorian</strong> est incontestablement une soprano qui monte. Donné trois soirs de suite en Ecosse, le spectacle propose une double distribution pour les principaux rôles mais, sans présumer de ce que pouvaient donner les autres titulaires, force est de reconnaître que la représentation du 17 août repose largement sur les épaules de la très impressionnante Lituanienne. Certes, le rôle de Tatiana est le plus exigeant et le plus valorisant de la partition de Tchaïkovski, mais encore faut-il savoir profiter des occasions qu’il offre et surmonter les obstacles qu’il impose.</p>
<p>A une silhouette juvénile qui la rend totalement crédible en adolescente, à un talent consommé d’actrice qui lui permet de montrer sur son visage chacun des tourments ressentis par celle qui connaît enfin cet amour dont lui parlent les livres, Asmik Grigorian joint un art du chant tout aussi admirable, capable de mille nuances, jusqu’à libérer toute la puissance de sa voix quand le besoin s’en fait sentir. Il va de soi que cette incarnation saisissante est aussi le fruit du travail de <strong>Barrie Kosky</strong>, dont la mise en scène propose une vision limpide de l’œuvre, même si on pourrait lui reprocher d’en gommer la présentation des différents niveaux de la hiérarchie sociale : dans cet univers champêtre situé quelque part dans la première moitié du XXe siècle, les serfs venant remercier leur maîtresse au premier acte et les invités de madame Larina au deuxième deviennent ici les mêmes personnes, joyeux estivants qui semblent passer leur vie à festoyer dans la nature. On s’étonne aussi un moment que le palais néo-classique du prince Grémine soit posé sur l’herbe luxuriante qui recouvre le plateau depuis le début de la représentation, mais ce qui apparaît d’abord comme un caprice est justifié par ce retour en arrière qu’opère Onéguine lorsque, tombant amoureux de Tatiana, il reprend les mots et la mélodie de la jeune fille au premier acte : le dernier tableau se déroule donc logiquement dans le même décor, à la verdure magistralement éclairée. Plus inattendu, les touches d’humour qui pimentent la soirée, notamment autour des confitures de madame Larina.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="358" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2019-08-19_21.07.27.png?itok=sA0cj_YO" title="© Iko Freese" width="468" /><br />
	© Iko Freese</p>
<p>Autre atout majeur : le chef <strong>Āinars Rubi</strong><strong>ķis</strong>, dont on admire le dosage idéal des effets, capable de restituer l’effervescence du bal du deuxième acte ou la solennité de la réception chez Grémine au troisième, avec des tempos toujours justes, qui respectent la composante éminemment sentimentale de l’œuvre sans jamais s’alanguir indument : ouverture lente comme il faut, délicat équilibre quatuor a cappella du premier acte, rythme très allant du chant des cueilleuses de fruits&#8230; Lors des saluts, le chef recueillera sa part du triomphe réservé à toute la troupe.</p>
<p>En <strong>Günter Papendell</strong>, Don Giovanni en titre au Komische Oper, Onéguine trouve un titulaire tout à fait adéquat vocalement et scéniquement, d’une désinvolture totale au premier acte, puis désespéré après l’entracte (ici placé après le duel). Applaudie <a href="https://www.forumopera.com/eugene-oneguine-strasbourg-le-coeur-est-un-ballon-solitaire#">dans le meme rôle à Strasbourg</a>, <strong>Margarita Nekrasova </strong>est idéale en nourrice, pas la couleur de son timbre comme par son art de camper un personnage, et <strong>Dmitri Ivashchenko </strong>est un Grémine assez somptueux. Dommage que le reste de la distribution ne se situe pas exactement à la même hauteur. <strong>Karolina Gumos</strong> semble avoir les atouts d’une belle Olga, mais manque de puissance dans le grave, et <strong>Oleksiy Palchikov </strong>est un Lenski moins suave qu’on le voudrait, avec une émission un peu pincée qui se libère surtout dans le forte. <strong>Liliana Nikiteanu </strong>ne joue désormais plus les jeunes premières, et l’on retient surtout de Larina un médium sourd et des ruptures de registres.</p>
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		<item>
		<title>BERNSTEIN, West Side Story — Edimbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/west-side-story-edimbourg-adieu-kiri-adieu-jose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 04:39:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1984, Leonard Bernstein avait dirigé le plus saugrenu des enregistrements possibles, en confiant les deux protagonistes de West Side Story à Kiri Te Kanawa et José Carreras, hallucinants exemples de contre-emploi à plus d’un titre : d’abord, ces deux artistes n’avaient guère à partager avec le monde du musical américain ; ensuite, demander à un ténor &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1984, Leonard Bernstein avait dirigé le plus saugrenu des enregistrements possibles, en confiant les deux protagonistes de <em>West Side Story</em> à <a href="https://www.forumopera.com/actu/centenaire-bernstein">Kiri Te Kanawa et José Carreras</a>, hallucinants exemples de contre-emploi à plus d’un titre : d’abord, ces deux artistes n’avaient guère à partager avec le monde du <em>musical</em> américain ; ensuite, demander à un ténor espagnol d’incarner un jeune Roméo étasunien d’ascendance polonaise qui s’éprend d’une Juliette portoricaine était un peu courir droit dans le mur. Si la présence du compositeur à la tête de l’orchestre pouvait passer pour une garantie d’authenticité, ces deux têtes d’affiche garantissaient un résultat des plus kitsch.</p>
<p>Trente-cinq ans plus tard, revoici un <em>West Side Story</em> réunissant des chanteurs d’opéra, et l’on s’inquiète d’autant plus en apprenant que le chef est bien plus familier des cantates de Bach que du répertoire de Broadway : <strong>Sir John Eliot Gardiner</strong> dirigeant Bernstein, est-ce bien raisonnable ? Le festival d’Edimbourg ne s’engageait-il pas dans une voie bien téméraire ?</p>
<p>Pas du tout, car le chef baroqueux, s’il a attendu longtemps avant de la diriger, connaît l’œuvre de longue date, depuis son adolescence en tant qu’auditeur, et depuis ses études avec Nadia Boulanger en tant qu’étudiant de la partition. C’est en toute conscience de l’extrême diversité des styles présents dans cette musique qu’il l’aborde, et avec la liberté que son expérience lui autorise dans le répertoire auquel on l’associe davantage. L’entendre à la tête du Scottish Chamber Orchestra est un vrai régal, en particulier dans les passages les moins violents, comme le prélude instrumental de « I Feel Pretty » où la valse se fait presque viennoise, ou dans « One Hand, One Heart », où l’on savoure tout le moelleux des violoncelles. Mais les moments plus percussifs ne manquent en rien de dynamisme. « America » pourrait être un rien plus vif, mais il faut aussi respecter les exigences d’intelligibilité du texte.</p>
<p>Car même pour cette version de concert sonorisée, c’est à des « voix d’opéra » que Sir John Eliot Gardiner a fait appel, mais sans réitérer l’erreur de Bernstein, loin de là. Libéré de toute nécessité de pousser la voix, <strong>Alek Shrader</strong> est un Tony stylé, le plus poète que l’on puisse imaginer, et la mise en espace réglée par <strong>Stephen Whitson</strong> l’aide à incarner un personnage déchiré entre deux mondes. Voix fraîche et fruitée, timbre charnu et aigus limpides, Sophia Burgos est une exquise Maria : native de Chicago mais d’ascendance hispanique, elle n’a aucunement à forcer le trait pour être l’héroïne imaginée par Arthur Laurents et Stephen Sondheim, et son accent ne sonne jamais fabriqué. Bien heureux ceux qui entendront, toujours sous le direction de Gardiner, sa Teresa de <em>Benvenuto Cellini</em> à la Côte Saint-André fin août ou à Versailles début septembre. L’Anita d’<strong>Andrea Baker</strong> fait forte impression par la richesse de ses graves et par son engagement dramatique, notamment dans son duo avec Maria. <strong>Carmen Ruby Floyd</strong> lui donne une réplique très adéquate dans « America » ainsi que dans « Somewhere ». Parmi les petits rôles, on remarque notamment Ryan Kopel, très présent dans « Officer Krupke » (signalons au passage que, dans cette version où les dialogues parlés sont presque intégralement supprimés, les deux ou trois répliques du policier sont dites par… Sir John Eliot Gardiner en personne). Les excellents artistes du chœur sont soit des membres du National Youth Choir of Scotland, soit des étudiants ou jeunes professionnels venus des Etats-Unis.</p>
<p>Cet hymne à la tolérance, plus que bienvenu à l’heure où se dressent des murs le long des frontières, aura-t-il une vie au-delà des deux représentations données à Edimbourg ? On le souhaite vivement, et pourquoi pas à travers un enregistrement qui prouverait que West Side Story par des chanteurs d’opéra, c’est possible, à condition d’oublier Kiri et José.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Edimbourg, un festival qui décoiffe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/edimbourg-un-festival-qui-decoiffe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 02:01:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes le 28 mars, mais on serait tenté de se croire déjà lundi prochain. La programmation du festival d’Edimbourg vient d’être dévoilée, et l’on y apprend ce qui ressemble furieusement à un poisson d&#8217;avril : Sir John Eliot Gardiner, grand berliozien, grand défenseur de Bach, dirigera pour deux concerts rien moins que West Side &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes le 28 mars, mais on serait tenté de se croire déjà lundi prochain. La programmation du festival d’Edimbourg vient d’être dévoilée, et l’on y apprend ce qui ressemble furieusement à un poisson d&rsquo;avril : <strong>Sir John Eliot Gardiner</strong>, grand berliozien, grand défenseur de Bach, dirigera pour deux concerts rien moins que <em>West Side Story</em> ! Avant d’être Teresa dans le <em>Benvenuto Cellini</em> qu’il dirigera<a href="https://www.forumopera.com/breve/la-cote-saint-andre-2019-berlioz-en-majeste"> à La Côte-Saint-André</a>, <strong>Sophia Burgos</strong> y sera Maria, tandis que Tony aura la voix d’<strong>Alek Shrader</strong>. On pourra aussi voir un <em>Eugène Onéguine</em> monté par <strong>Barrie Kosky</strong>, en provenance directe du Komische Oper de Berlin, avec <strong>Asmik Grigorian</strong> en Tatiana. Le Royal Scottish Orchestra dirigé par <strong>Andrew Davis</strong> donnera <em>Le Crépuscule des dieux</em> en concert. Le Los Angeles Philharmonic emmené par <strong>Gustavo Dudamel</strong> proposera la <em>Symphonie Résurrection</em> de Mahler. Et l’on pourra découvrir <em>Breaking the Waves</em>, opéra de Missy Mazzoli d’après le film de Lars von Trier, avec dans la distribution un natif d’Edimbourg, le baryhunk <strong>Duncan Rock</strong>. Et encore, ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses manifestations prévues dans le domaine de la musique classique. Sans parler du théâtre parlé, du ballet, des récitals… (plus d’informations sur le <a href="https://www.eif.co.uk/">site du festival</a>).</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Une égérie des Beatles à l’opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-egerie-des-beatles-a-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 05:58:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans Ariane à Naxos mis en scène actuellement au Scottish Opera par Antony McDonald, le majordome (rôle parlé) est une femme. Pas n’importe laquelle : Eleanor Bron, mieux connue des amateurs de pop que d’art lyrique depuis qu’elle est apparue dans le film Help! et que son nom aurait inspiré à Paul McCartney la chanson « Eleanor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <em>Ariane à Naxos</em> mis en scène actuellement au Scottish Opera par <strong>Antony McDonald</strong>, le majordome (rôle parlé) est une femme. Pas n’importe laquelle : <strong>Eleanor Bron</strong>, mieux connue des amateurs de pop que d’art lyrique depuis qu’elle est apparue dans le film <em>Help!</em> et que son nom aurait inspiré à Paul McCartney la chanson « Eleanor Rigby ». Aujourd’hui âgée de 80 ans, elle poursuit sur une scène d’opéra une carrière d’actrice d’abord tournée vers la télévision. Par exemple, en 2012, elle était Lady DeQuetteville dans un épisode d’<em>Inspecteur Barnaby</em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="366" src="/sites/default/files/styles/large/public/methode_times_prod_web_bin_07ccad88-3739-11e8-9a8f-0b0aae019371.jpg?itok=Qh39_HN1" title="Eleanor Bron avec les Beatles dans Help! © ALAMY" width="468" /></p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Die Walküre — Edimbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-edimbourg-wagner-en-terres-anglophones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Aug 2017 03:57:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Festival International d’Edimbourg qui débutait ce premier weekend d’août, la fine fleur du chant wagnérien anglophone s’est réunie pour une version concert de Die Walküre de haute tenue. La Pays de Galle n’est représenté que par un seul de ses sujets, mais pas n’importe lequel. Il incombe à Sir Bryn Terfel de donner voix &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au Festival International d’Edimbourg qui débutait ce premier weekend d’août, la fine fleur du chant wagnérien anglophone s’est réunie pour une version concert de <em>Die Walküre</em> de haute tenue.</p>
<p>	La Pays de Galle n’est représenté que par un seul de ses sujets, mais pas n’importe lequel. Il incombe à <strong>Sir Bryn Terfel</strong> de donner voix et corps à Wotan, une tâche dont on le sait familier. Une fois encore, cette fois sans bandeau, lance ou décors rocailleux, il fait surgir le Dieu pleurant sa grandeur inutile et sa puissance de palais ; le père que l’amour filial enfin achève de faire tomber de son piédestal. La voix est majestueuse, s’autorise excès et fêlures, le volume et la projection sont idéaux d’autant que l’endurance ne fait nullement défaut jusqu’à des adieux où les sanglots le disputent à la noblesse du phrasé. Fricka emprunte l’abattage de l’écossaise <strong>Karen Cargill</strong> qui caractérise parfaitement tant la déesse inflexible que la mégère vengeresse. S’il est originaire d’Australie, le Siegmund de <strong>Simon O’Neill</strong> résonne dans les oreilles de toute l’Europe continentale. La voix reste inchangée : le timbre dépourvu de suc n’a pas acquis de séduction particulière et l’émission nasale évoque plus Mime que le fils de Wälse. Habile, le ténor exploite ce matériau pour tailler un Walsung d’un seul bloc, hautain et bravache. Le manque de romantisme sera compensé par son souffle et son phrasé.</p>
<p>L’école américaine fournit les trois principaux rôles restants. <strong>Matthew Rose</strong> marie profondeur et densité de la voix avec un timbre plutôt clair. En conséquence, le Hunding qu’il compose ne prend pas les traits d’un baron sûr de son pouvoir mais plutôt ceux d’un mari suspicieux et colérique. <strong>Amber Wagner</strong> éblouit l’Usher Hall par toute la densité d’une voix charnelle et chaude. Sieglinde, cette torche rallumée par l’arrivée de son frère, prend feu en quelques répliques. Certes le point d’équilibre de la tessiture penche davantage vers un medium très étoffé et des graves sonores, ce qui émaille le chant de quelques duretés dans l’aigu. Des broutilles au regard d’une prestation qui se passe parfaitement des apprêts d’une version scénique. Enfin <strong>Christine Goerke</strong> achève une longue et riche saison par une Brunnhilde convaincante. L’américaine semble toutefois ménager ses forces. La puissance et la projection sont étonnement en retrait. Peut-être est-ce le fait d’une voix plus droite et acérée que celle de sa compatriote et qui s’épanouit moins évidemment dans cette salle symphonique. Le portrait lui n’appelle que des éloges. Christine Goerke fait de cette première journée du Ring un apprentissage picaresque pour son personnage. Née dans l’innocence de « hojotoho » réglés au cordeau, la fillette grandit, gagne en épaisseur et fend l’armure devant le récit du père, la rage désespérée de l’amant condamné avant de tout à fait devenir adulte au dernier acte. La palette vocale et psychologique épouse cette conception. L’américaine répond ainsi au génie de Bryn Terfel tout au long du troisième acte. Parmi les Walkyries, au niveau homogène, signalons l’Helmwige de <strong>Katherine Broderick</strong> qui semble appelée à des rôles plus conséquents au vu de la réserve vocale de la britannique.</p>
<p>
	Le Royal Scottish National Orchestra ne démérite pas nonobstant quelques scories dans les cuivres et un pupitre de premiers violons quelque peu timide. La tempête introductive montre de belles qualités chez les violoncelles, ce que viendra confirmer le solo du premier d’entre eux lors de la rencontre entre les jumeaux. La petite harmonie fait crépiter la Chevauchée et les six harpes accompagnent avec une précision d’orfèvres les solistes. Pourtant les tempos très lents choisis par <strong>Andrew Davis</strong>, s’ils sont gage d’un élégant fondu des<em> leitmotive</em>, vont à l’encontre de la scansion du drame. Le final précipité sur le rocher de Brunnhilde irradié en est d’autant moins compréhensible. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Così fan tutte déconseillé aux âmes sensibles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cosi-fan-tutte-deconseille-aux-ames-sensibles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2016 17:42:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vous l’avions annoncé, la production de Così fan tutte créée le 30 juin à Aix-en-Provence sera reprise du 25 au 28 août dans le cadre du festival d’Edimbourg. La distribution est inchangée, seul Louis Langrée cédant sa baguette à Jérémie Rhorer à la tête du Freiburger Barockorchester. Apparemment, le spectacle monté par Christophe Honoré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous l’avions annoncé, la production de <em>Così fan tutt</em>e créée le 30 juin <a href="http://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-aix-en-provence-ya-bon-banania">à Aix-en-Provence</a> sera reprise du 25 au 28 août dans le cadre du festival d’Edimbourg. La distribution est inchangée, seul Louis Langrée cédant sa baguette à <strong>Jérémie Rhorer</strong> à la tête du Freiburger Barockorchester. Apparemment, le spectacle monté par <strong>Christophe Honoré</strong> justifie aux yeux des organisateurs écossais une mise en garde préalable, puisqu’il inclut des « thèmes adultes et de la nudité », c’est-à-dire des scènes relevant de la violence raciste et sexuelle, « totalement inadaptées pour des enfants ». Une porte-parole du festival d’Edimbourg a déclaré : <em>« Normalement, nous fournissons autant d’informations que possible sur les spectacles quand la billetterie ouvre, mais il s’agit d’une toute nouvelle coproduction avec Aix-en-Provence. En fait, nous ne savions pas exactement de quoi il s’agirait avant d’avoir vu la première en France le mois dernier. Nous ne voulons offenser personne. Si une personne ayant acheté des places estime que ce spectacle ne lui conviendra pas et ne souhaite plus venir, nous essaierons évidemment de l’aider ».</em> En la remboursant ou en mettant en place une cellule psychologique ?</p>
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		<title>A l&#8217;été 2016, Cecilia Bartoli brûlera en Ecosse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-lete-2016-cecilia-bartoli-brulera-en-ecosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 10:44:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival d&#8217;Edimbourg vient d&#8217;annoncer une partie de sa programmation pour l&#8217;été 2016 : la manifestation la plus importante sera les trois représentations de Norma assurées par Cecilia Bartoli. Elle sera accompagnée de la production réglée à Salzbourg en 2013 par ses chers Patrice Caurier et Moshe Leiser, et la distribution sera en grande partie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival d&rsquo;Edimbourg vient d&rsquo;annoncer une partie de sa programmation pour l&rsquo;été 2016 : la manifestation la plus importante sera les trois représentations de <em>Norma</em> assurées par <strong>Cecilia Bartoli</strong>. Elle sera accompagnée de la production réglée à Salzbourg en 2013 par ses chers <strong>Patrice Caurier et Moshe Leiser</strong>, et la distribution sera en grande partie la même. Les 5, 7 et 9 août 2016, Pollione sera<strong> John Osborn</strong>, le rôle d&rsquo;Adalgisa sera confié à <strong>Rebeca Olvera</strong>. Quant à l&rsquo;orchestre, il s&rsquo;agira de l&rsquo;ensemble <strong>I Barocchisti</strong>, dirigé par <strong>Diego Fasolis</strong>. Par ailleurs, si vous décidez d&rsquo;aller à Edimbourg, vous pourrez aussi vous faire recruter en tant que choriste car les <em>Gurrelieder</em> sont également à l&rsquo;affiche, et l&rsquo;Edinburgh Festival Chorus, formation amateur, est à la recherche de bonnes volontés (et de bonnes voix) lui permettant d&rsquo;augmenter ses effectifs pour l&rsquo;occasion. Alors n&rsquo;attendez plus, réservez dès à présent votre vol pour l&rsquo;Ecosse&#8230;</p>
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