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« Honte au Met, honte à Netrebko, honte à Gergiev »

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Brève
30 janvier 2015
« Honte au Met, honte à Netrebko, honte à Gergiev »

Après la tempête de neige qui a reporté la première du diptyque Iolanta / Le Château de Barbe-bleue lundi dernier, le Met a enfin pu démarrer sa série de représentations. Mais jeudi 29 janvier, Iolanta ne s’est pas terminée sans incident : alors que les chanteurs saluaient sous les chaleureuses acclamations du public new-yorkais, un inconnu a réussi à monter sur scène pour brandir une banderole dénonçant la politique de Vladimir Poutine en Ukraine. Après l’Eugène Onéguine qui avait suscité tant de turbulences à l’automne 2013, le Met avait en effet à nouveau réuni Valery Gergiev et Anna Netrebko. On connaît les sympathies déclarées du chef pour le dirigeant russe, et l’on sait que la soprano a récemment offert 1 million de roubles au théâtre de Donetsk, geste qui a fait couler beaucoup d’encre dans la mesure où elle a remis son chèque au séparatiste pro-russe Oleg Tsarov (voir brève). Après s’être fait copieusement siffler et huer, le protestataire a été arrêté : il s’agirait de Roman J. Torgovitsky, président de l’association Wounded Warrior Ukraine. Ajoutons enfin que, pour cette production, Anna Netrebko a tenu à interpréter la version « stalinienne » du texte de Iolanta, d’où toutes les références à Dieu avaient été supprimées et remplacées par l’évocation de la nature. Après la représentation, des manifestants rassemblés à l’extérieur ont continué à crier : « Honte au Met, honte à Netrebko, honte à Gergiev ».

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Un protestataire sur la scène du Met © DR

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