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Questionnaire de Proust – Lorenzo Passerini : « Je trouve toujours quelque chose à aimer chez un compositeur »

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Interview
12 septembre 2026
Chef italien à la tête du Jyväskylä Sinfonia, en Finlande, Lorenzo Passerini partage son activité entre le répertoire symphonique et les grandes scènes lyriques, avec Puccini pour passion déclarée.

Lorenzo Passerini cultive ses affinités parisiennes : après La bohème et Norma, le chef italien retrouvera le Théâtre des Champs-Élysées du 2 au 15 novembre 2026 pour Manon Lescaut, à la tête de l’Orchestre national de France, avec Ailyn Pérez et Roberto Alagna dans une mise en scène d’Oliver Mears.

Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra
Quand j’ai découvert l’Opéra de Sydney pour la première fois… Incroyable.

Mon pire souvenir dans une salle d’opéra — ou dans la fosse
Quand tous les boutons de ma veste se sont détachés pendant une représentation à Dresde. Plutôt embarrassant… Heureusement, je portais un tee-shirt noir en dessous…

Le livre ou le film qui a changé ma vie
Il y en a trop.

L’artiste lyrique du passé que j’aurais aimé diriger
Luciano Pavarotti.

Mon plus grand moment de grâce face à une œuvre d’art
La bohème. Aujourd’hui encore !

La ville où je me sens chez moi
Colico, au bord du lac de Côme.

La ville qui m’angoisse
Peut-être… Essen ?

Ce qui nourrit le plus ma fierté pour mon pays
Tout !!!

Le metteur ou la metteuse en scène dont je me sens le plus proche
Je ne sais pas encore.

Mon pire souvenir avec un chanteur ou une chanteuse
Je préfère ne pas répondre.

Le chef ou la cheffe d’orchestre dont le travail m’a le plus appris
Parmi les vivants : Nicola Luisotti. Parmi les disparus : Claudio Abbado.

L’œuvre la plus complexe qu’il m’ait été donné de diriger
J’hésite entre le Concerto pour trompette et orchestre de Kaija Saariaho et La sonnambula de Bellini, pour des raisons complètement différentes.

L’instrument que j’aimerais apprendre du jour au lendemain
Le violon.

L’opéra dont j’aurais aimé diriger la création
La bohème.

L’artiste lyrique du passé dont le chant m’a le plus appris
Luciano Pavarotti.

L’artiste lyrique d’aujourd’hui dont j’admire particulièrement la générosité
Ludovic Tézier.

Mon plus grand moment d’embarras
Dans ma vie de musicien : le jour où, devant l’orchestre, j’ai commencé à diriger le Concerto pour violoncelle en ut majeur de Haydn, qui débute forte ! Mon geste était donc adapté à cette nuance. Seul problème : il avait été remplacé par le Concerto en ré majeur, qui commence pianissimo… C’était extrêmement embarrassant : personne ne m’avait prévenu du changement. Heureusement, je connaissais bien aussi le concerto en ré majeur. J’ai emprunté une partition et me suis aussitôt mis au travail. Mais cette toute première seconde… Quelle honte !

Le compositeur auquel j’ai envie de dire : « Mon cher, ta musique n’est pas pour moi »
Je ne sais pas. Je trouve toujours quelque chose à aimer chez un compositeur.

Ma personnalité historique préférée
Giuseppe Verdi !!

Si j’étais un lied ou une mélodie
Le mouvement lent de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák, avec son solo de cor anglais.

L’événement historique des quarante dernières années qui m’a le plus bouleversé
Le 11 septembre 2001. J’étais très jeune, j’avais dix ans, mais je m’en souviens encore.

L’œuvre que je ne dirigerai plus jamais
Aucune.

Ma devise
La musique avant tout !

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