<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jeff COHEN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/cohen-jeff/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/cohen-jeff/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 Mar 2023 18:11:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Jeff COHEN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/cohen-jeff/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Récital Angela Gheorghiu  — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-angela-gheorghiu-monte-carlo-une-soiree-avec-angela/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-soire-avec-angela/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Angela Gheorghiu apparut, belle comme une reine, les bras largement ouverts. L’ampleur des manches de sa robe accentuaient sa majesté. En voyant la spectaculaire diva s’avancer sur la scène de l’Opéra de Monte-Carlo, on était envahi par des souvenirs de Manon, de Tosca, de Marguerite, de Liu, de Traviata qu’elle avait divinement chantés. Inoubliables moments ! &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-angela-gheorghiu-monte-carlo-une-soiree-avec-angela/"> <span class="screen-reader-text">Récital Angela Gheorghiu  — Monte-Carlo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-angela-gheorghiu-monte-carlo-une-soiree-avec-angela/">Récital Angela Gheorghiu  — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Angela Gheorghiu</strong> apparut, belle comme une reine, les bras largement ouverts. L’ampleur des manches de sa robe accentuaient sa majesté. En voyant la spectaculaire diva s’avancer sur la scène de l’Opéra de Monte-Carlo, on était envahi par des souvenirs de Manon, de Tosca, de Marguerite, de Liu, de Traviata qu’elle avait divinement chantés. Inoubliables moments !</p>
<p>Mais du temps était passé. Et, hélas, au long du récital qui allait suivre, on allait s’apercevoir que sa voix n’était plus la même qu’autrefois. Elle était devenue instable, avec une justesse approximative. On en fut attristé.</p>
<p>Angela Gheorghiu chanta une vingtaine d’airs, allant de Paisiello à Flotow, en passant par Tosti. Que ce soit Rameau, Strauss, Debussy ou Rachmaninov, elle chanta tout dans le même style. Tout au long du récital, elle avait le regard plongé dans ses partitions – même pour des mélodies aussi connues que « Caro mio ben » de Giordani ou « Malinconia » de Bellini. Où donc étaient les Manon, les Violetta d’antan ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/20211008_215615.jpg?itok=6inkioqX" title="Jeff Cohen et Angela Gheorghiu (Photo A.P.)" width="468" /><br />
	Jeff Cohen et Angela Gheorghiu (Photo A.P.)</p>
<p>Mais la diva n’avait pas dit son dernier mot. Elle était bien décidée à convaincre son public. Elle y arriva. La magicienne avait plus d’un tour dans son sac.</p>
<p>Multipliant les œillades vers la salle, saluant ici et là, envoyant des baisers, elle déployait son charme. Et celui-ci était sans limite. Ayant encore de belles réserves dans l’aigu, elle lançait avec panache les notes finales, renversant sa tête en arrière, levant la main au ciel, et le tour était joué ! Les effets de manche compensaient les défauts de la voix.</p>
<p>Peu à peu, le public fut conquis. Elle chanta « Plaisir d’amour ». Comment résister à « Plaisir d’amour » chanté par la grande Angela ?</p>
<p>A la fin, elle nous ensorcela avec la valse « Je te veux » de Satie. Cette fois-ci le public était avec elle.</p>
<p>Lorsqu’elle ajouta en bis « Mio babbino caro » de Puccini, ce fut le délire. La salle debout. Dans ce bis, on retrouva l’Angela de jadis. Tout un récital pour un bis !</p>
<p>Des spectateurs, des enfants lui amenèrent des fleurs. Angela était aux anges.</p>
<p>Tout au long de la soirée, elle fut consciencieusement accompagnée par le pianiste<strong> Jeff Cohen</strong>. Mais lorsque celui-ci, pour lui ménager des espaces de repos, s’aventura à jouer en solo des pièces de Beethoven, Schumann, Bartók, son interprétation ne fut pas digne de la grande scène monégasque.</p>
<p>En revanche, la scène monégasque montra sa richesse en surtitrant tous les airs des mélodies – ce qui est inhabituel dans les récitals.</p>
<p>Lorsqu’à la fin, la diva fut à bout de bis, elle chanta a cappella un chant roumain à l’intention de ses compatriotes qui étaient dans la salle. A cet instant, on était tous roumains ! Telle fut notre soirée avec Angela…</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-angela-gheorghiu-monte-carlo-une-soiree-avec-angela/">Récital Angela Gheorghiu  — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 02:55:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/a-la-mmoire-d-une-me-vaillante/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de Karine Deshayes, et de Fabrice di Falco, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer,  les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions, ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano Christiane Eda-Pierre. A l&#8217;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de Richard &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/"> <span class="screen-reader-text">Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/">Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le haut patronage de <strong>Karine Deshayes</strong>, et de <strong>Fabrice di Falco</strong>, respectivement marraine et co-fondateur du concours Voix des Outre-Mer<strong>,  </strong>les jeunes lauréats et finalistes des trois éditions,<strong> </strong>ont rendu, ce soir, un vibrant hommage à la soprano <strong>Christiane Eda-Pierre</strong>. A l&rsquo;occasion de ce récital à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, avec la participation de <strong>Richard Martet</strong>, en narrateur d’un soir, la soirée s’est imposée d’emblée non comme un concert, mais comme  un roman lyrique,  presque opératique, autour de Christiane Eda-Pierre, cette « âme vaillante » (le nom d’un mouvement de jeunesse catholique fréquenté dans son enfance) « au bon caractère de bélier » disait-elle, qui a su tirer des épreuves de sa traversée artistique  une force sereine qui sublimait dans une apparente aisance tout ce qu’elle faisait. Dans cet hommage en effet de miroir, les voix, au fil des mots distillés par Richard Martet, se font tour à tour diseuses du roman d’une vie et interprètes du cheminement artistique de Christine Eda-Pierre dans toute sa versatilité, des rives mozartiennes au répertoire français (son éblouissante Antonia dans les fameux <em>Contes d’Hoffmann</em> mis en scène par Patrice Chéreau la propulsera sur les cimes de la notoriété et aura, grâce à la télévision, un retentissement sur le grand public). La grande soprano n’a pas non plus négligé le répertoire baroque (son hallucinante Alcina d’Aix en Provence) et les créations contemporaines (son ange au parfum d’éternité du <em>Saint François d’Assise</em> de Messiaen aux cotés de José van Dam). Et il allait dès lors de soi que les répertoires de prédilection de l’artiste nourrissent le programme-hommage d’un soir à travers une galerie de personnages que Christiane Eda-Pierre a défendus avec brio.</p>
<p>Sur scène, en solo et en duo, pour conjuguer ce glorieux passé au temps présent, les lauréats et finalistes du Concours Voix des Outre-Mer, ont tous ouvert, avec talent, une fenêtre sur de belles et prometteuses perspectives futures. <strong>Clara Bellon</strong>, en Olympia, voix agile aux envolées faciles, est dotée d’un  timbre clair et d’une maîtrise souveraine de la nuance dans l&rsquo;écrin d&rsquo;une ligne de chant impeccable. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> se taille un beau succès personnel en Sesto de la <em>Clemenza di Tito</em>, en occupant l’espace d’une voix puissante, charnue, opulente, servie par une diction ferme et un timbre séduisant. Son tempérament dramatique fait déjà bel effet. <strong>Candice Albardier</strong> révèle un timbre séduisant lequel, nourri et travaillé, pourrait faire éclore de belles possibilités. Mais les attractions sont sans nul doute les deux barytons. <strong>Edwin Fardini</strong>  fait rutiler la puissance de sa voix grave avec une aisance de professionnel averti dans l’air d’Antenor « Monstre affreux, monstre redoutable » du <em>Dardanus</em> de Rameau. Avec sa voix ronde et chaleureuse, projetée avec autorité et panache, son excellente diction, sa présence scénique aux justes intentions dramatiques, <strong>Aslam Safla</strong> fait preuve déjà d’un bel aplomb et place la barre très haut. Quant à <strong>Marie-Laure Garnier</strong>, qu’on ne présente plus, elle se taille la part du lion, dans l’air périlleux de Vitellia « Ecco il punto… » de La Clemenza di Tito qui sollicite tous les registres de la voix, des gouffres caverneux aux cimes vertigineuses. Elle fait  ici la démonstration de ses impressionnants moyens vocaux où un grave mirifique côtoie des aigus puissants. Doté d’une présence saisissante, elle habite viscéralement le personnage de Vitellia. Aux jeunes voix, se sont unis les talents aguerris, soutiens actifs du concours des voix des Outre-Mer, terreau fertile de découvertes. Outre Karine Deshayes, interprétant pour la première fois la Comtesse Almaviva des <em>Nozze di Figaro</em> et le contre-ténor Fabrice di Falco, audacieuse et hallucinante Alcina de Haendel toute de noir vêtue, <strong>Patrizia Ciofi</strong> était aussi de la célébration, ouvrant celle-ci avec une délicate et émouvante Leïla des <em>Pêcheurs de Perles.</em></p>
<p>De par son élégance habituelle, le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong> accentue davantage encore la mise à nu des émotions de cet hommage à la fois festif et poignant.  A cet égard, la grande complicité entre artistes, n’est pas étrangère à la réussite de cette soirée. On sent ici un accord parfait portant une vision commune de ce poème musical dédié au parcours d’une vie. Le  bouquet de mots teintés d’humour et d’émotions du contre-ténor Fabrice di Falco à Christiane Eda-Pierre, rappelant que l’illustre chanteuse n’aimait pas les voix masculines aigues, a conféré au récital une conclusion bouleversante. Sous le signe d’un bonheur partagé, la soirée est une magnifique offrande à une interprète qui tout au long de son cheminement artistique s’est distinguée par sa générosité et sa combattivité.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/concert-voix-des-outre-mer-hommage-a-christiane-eda-pierre-paris-amphi-bastille-a-la-memoire-dune/">Concert Voix des Outre-Mer : Hommage à Christiane Eda-Pierre — Paris (Amphi Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tombelle, perseverare non diabolicum</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-tombelle-perseverare-non-diabolicum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 16:33:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/la-tombelle-perseverare-non-diabolicum/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au printemps 2017, le Palazzetto Bru Zane avait admis Fernand de La Tombelle (1854-1928) dans sa série d’enregistrements de mélodies de compositeurs français négligés. Venant entre Saint-Saëns en 2016 et Gounod en 2018, le baron avait un peu pâti de ce voisinage prestigieux. Le Centre de musique romantique française lui offre une revanche éclatante en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/la-tombelle-perseverare-non-diabolicum/"> <span class="screen-reader-text">La Tombelle, perseverare non diabolicum</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-tombelle-perseverare-non-diabolicum/">La Tombelle, perseverare non diabolicum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au printemps 2017, le Palazzetto Bru Zane avait admis Fernand de La Tombelle (1854-1928) dans sa série d’enregistrements de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot">mélodies de compositeurs français négligés</a>. Venant entre Saint-Saëns en 2016 et Gounod en 2018, le baron avait un peu pâti de ce voisinage prestigieux. Le Centre de musique romantique française lui offre une revanche éclatante en l’accueillant dans une autre série, « Portraits », panthéon ouvert à ceux que la postérité a dédaignés, qui abritait déjà les deux Théodore (Gouvy et Dubois), <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/vite-encore-du-marie-jaell">Marie Jaëll</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/felicien-david-christophe-colomb-musique-de-chambre-symphonique-et-sacree-le-si-melodieux">Félicien David</a>.</p>
<p>Cette fois, c’est sur trois disques que se donnent à entendre les compositions de La Tombelle. Le premier est consacré à la musique pour orchestre, le deuxième à la musique de chambre et à la musique chorale, le dernier aux mélodies et à encore un peu de musique de chambre. Autrement dit, il y a de quoi persuader les amateurs de voix d’y jeter une oreille. Côté mélodies, aucun doublon avec le disque de 2017. Si l’on retrouve le fidèle <strong>Jeff Cohen</strong> au piano, c’est cette fois un ténor et non plus un baryton qui hante ces pages, en l’occurrence <strong>Yann Beuron</strong>, à qui le PBZ avait confié une partie de son disque de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/saint-saens-melodies-avec-orchestre-concours-deloquence-et-necessite-sociale">mélodies de Saint-Saëns avec orchestre</a>. Des textes empruntés à Lamartine ou Hugo, d’abord, puis un cycle sur des poèmes directement écrits par La Tombelle lui-même, qui donnent à l’interprète l’occasion de déployer un chant plus ardent que le genre ne l’autorise en général. Relativement peu représenté dans ce Portrait, le volet religieux de l’œuvre de La Tombelle n’est pourtant pas tout à fait absent, puisque sur les cinq chœurs figurant à la fin du deuxième disque, trois sont d’inspiration sacrée. Côté profane, si « Le Furet » est une amusante reprise du thème d’une comptine célèbre, « Au fil de l’eau » est une partition beaucoup plus développée (plus de huit minutes), avec volutes envoutantes, bouche fermée ou sur des voyelles, s’enroulant autour du texte. Côté chrétien, « La Voix de l’orgue », de longueur sensiblement égale, est un hommage à l’instrument d’église par excellence, sur un texte du compositeur. Le Chœur de la Radio flamande dirigé par <strong>Hervé Niquet</strong> y manifeste une fois de plus les qualités qui font tout le prix de ses interventions dans les recréations d’opéra oubliés menées par le Palazzetto.</p>
<p>Fernand de La Tombelle, <em>Musique de chambre, chorale et symphonique</em>, Yann Beuron, Jef Coen, Brussels Philharmonic, Flemish Radio Choir, direction musicale : Hervé Niquet, 3 CD Palazzetto Bru Zane BZ 1038, 66&rsquo;20 + 69&rsquo;23 + 64&rsquo;02</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-tombelle-perseverare-non-diabolicum/">La Tombelle, perseverare non diabolicum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reynaldo Hahn, Complete Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/reynaldo-hahn-complete-songs-leur-elegance-leur-joie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 13:49:22 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/reynaldo-hahn-complete-songs-leur-elegance-leur-joie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’intégrale des mélodies de Ravel, c’était fait depuis longtemps. L’intégrale des mélodies de Poulenc, on en trouve désormais plusieurs versions au catalogue. Même chose pour Debussy et Fauré. Et encore, on ne parle que de ceux qui exigent plusieurs disques, car Duparc tient sur une seule galette. Bizarrement, pour l’auteur de certaines des plus incontournables &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/reynaldo-hahn-complete-songs-leur-elegance-leur-joie/"> <span class="screen-reader-text">Reynaldo Hahn, Complete Songs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/reynaldo-hahn-complete-songs-leur-elegance-leur-joie/">Reynaldo Hahn, Complete Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’intégrale des mélodies de Ravel, c’était fait depuis longtemps. L’intégrale des mélodies de Poulenc, on en trouve désormais plusieurs versions au catalogue. Même chose pour Debussy et Fauré. Et encore, on ne parle que de ceux qui exigent plusieurs disques, car Duparc tient sur une seule galette. Bizarrement, pour l’auteur de certaines des plus incontournables parmi les mélodies françaises, cela restait à faire, et jusqu’ici, on ne pouvait guère compter que sur quelques récitals forcément partiels : Jacques Jansen jadis, Mady Mesplé, François Leroux avant-hier, Susan Graham hier, sans oublier les volumes publiés par le label Maguelone. A l’heure où Marie-Nicole Lemieux susurre « L’heure exquise » et où Philippe Jaroussky distille « A Chloris », il était grand temps d’entreprendre quelque chose de plus systématique et de plus complet.</p>
<p>En quatre disques, le Palazzetto Bru Zane nous offre donc une intégrale des mélodies avec piano. Les recueils ne sont pas ici présentés par ordre chronologique, mais semblent plutôt avoir été disposés de manière à varier les plaisirs (et les langues : français et vénitien pour le 1, français et anglais pour le 4) et à composer quatre programmes d’environ une heure chacun. Le dernier des quatre disques est sans doute celui qui contient le moins de pages célèbres : publications posthumes pour les <em>Neuf Mélodies retrouvées</em> de 1955, extrêmement posthume pour le <em>Troisième Volume</em> concocté en 2017 par les éditions Leduc à partir de partitions « difficilement accessibles ». Dans le troisième disque, on relève surtout « A Chloris », les tubes étant plutôt réunis dans le deuxième où figure le <em>Premier Recueil </em>de 1896.</p>
<p>En consultant le livret d’accompagnement, on remarque cependant que le coffret omet quelques pages, parce qu’elles appellent un effectif dépassant le cadre strict soliste + piano. Les <em>Etudes latines</em> incluent ainsi trois pièces où un chœur est nécessaire ; même remarques pour les <em>Rondels</em>. A six numéros près, on aurait une intégrale absolue, mais dans la mesure où quatre d’entre eux sont pour chœur seul, on admettra qu’il s’agit de compositions nettement différentes malgré leur présence dans des recueils où la voix seule domine.</p>
<p>Cessons donc de pinailler sur la complétude de ces <em>Complete Songs</em> et savourons ce que nous offrent les protagonistes de cette intégrale. Comme nous le rappelait <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/tassis-christoyannis-chanter-la-melodie-francaise-cest-le-paradis">récemment le baryton grec</a>, <strong>Tassis Christoyannis</strong> et <strong>Jeff Cohen</strong> n’en sont pas à leur première collaboration pour ce genre d’entreprise, loin de là. On les remerciera de mettre au service de Reynaldo Hahn ce que le Verlaine de <em>Fêtes galantes</em> saluait chez les donneurs de sérénade : « leur élégance, leur joie ». Quand à leurs « ombres bleues », elles n’ont assurément rien de mou.<br />
	L’élégance, on la concédera sans peine au chanteur et à son accompagnateur. Si d’aucuns avaient pu trouver qu’il y avait trop de théâtre dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/reynaldo-hahn-melodies-encore-un-qui-sait-tout-faire">l’exécution publique d&rsquo;une partie de ces mélodies</a> par les mêmes interprètes, ce reproche devrait tomber à l’écoute du disque, où une plus grande sobriété semble de rigueur. Même si elle n’a pas l’exubérance que l’artiste pouvait y mettre au concert, la joie a néanmoins sa place, elle aussi, puisque l’on retrouve certaines options entendues à Venise en septembre, avec un humour justement dosé.</p>
<p>Tassis Christoyannis exploite toutes les ressources de sa voix comme il le ferait sur scène, notamment ses facilités dans l’aigu, avec cependant un recours au falsetto savamment calculé, allant jusqu’au détimbrage que le texte l’autorise. Le timbre séducteur possède une palette de couleurs pour éviter la sensation de monotonie (souvent, les intégrales de mélodies font appel à deux, voire quatre chanteurs, pour représenter les différentes tessitures possibles).</p>
<p>Jeff Cohen sait lui aussi se montrer charmeur, tout en mettant en valeur l’originalité de certains accompagnements où Reynaldo Hahn se fait plus aventureux. On songe notamment à l’incertitude qu’exprime le piano dans « Pendant que je médite » dans <em>Les Feuilles blessées</em>, recueil inspiré par des poèmes de Jean Moréas, à telle note discrètement dissonante ici ou là.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/reynaldo-hahn-complete-songs-leur-elegance-leur-joie/">Reynaldo Hahn, Complete Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reynaldo Hahn, Mélodies —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/reynaldo-hahn-melodies-encore-un-qui-sait-tout-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 21:50:05 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/encore-un-qui-sait-tout-faire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En voyant il y a peu son Thésée courroucé ou accablé dans la Phèdre de Lemoyne, on se surprenait à se demander comment Tassis Christoyannis pouvait contenir la fougue dont il peut faire preuve à l’opéra (même en concert) pour la ramener aux dimensions forcément plus exiguës du récital de mélodies françaises. Le concert donné &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/reynaldo-hahn-melodies-encore-un-qui-sait-tout-faire/"> <span class="screen-reader-text">Reynaldo Hahn, Mélodies —</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/reynaldo-hahn-melodies-encore-un-qui-sait-tout-faire/">Reynaldo Hahn, Mélodies —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En voyant il y a peu son Thésée courroucé ou accablé dans la <em>Phèdre </em>de Lemoyne, on se surprenait à se demander comment <strong>Tassis Christoyannis</strong> pouvait contenir la fougue dont il peut faire preuve à l’opéra (même en concert) pour la ramener aux dimensions forcément plus exiguës du récital de mélodies françaises. Le concert donné dans le cadre du cycle Reynaldo Hahn du Palazzetto Bru Zane vient nous donner la réponse, réponse que prolongera vers la fin du mois prochain la quasi-intégrale des mélodies de Hahn, à paraître dans un coffret de quatre CD.</p>
<p>D’abord, il convient de rectifier ce qui a été dit plus haut : même s’il arrivait souvent à Reynaldo Hahn d’interpréter lui-même ses compositions tout en s’accompagnant au piano, rien n’empêche d’y mettre plus de voix qu’il n’en avait lui-même pour enregistrer ses œuvres. Ces pages n’exigent évidemment pas un format wagnérien, mais de là à n’y voir que de petites choses à susurrer dans les salons, il y a une marge. L’accompagnement pianistique est parfois suffisamment dense pour qu’il faille du coffre afin de se faire entendre. Et ce qui est vrai sur le plan vocal vaut aussi en ce qui concerne l’investissement dramatique qu’appellent certaines mélodies : ce sont des sentiments forts qui s’y expriment, et il convient de les traduire avec vigueur, sans minauder.</p>
<p>En une heure et vingt-cinq titres, le baryton et son pianiste, le fidèle <strong>Jeff Cohen</strong>, compagnon de tous les disques de mélodies du PBZ (sauf le tout premier, consacré à Félicien David), nous offrent un échantillon représentatif de toute la carrière de Hahn mélodiste, depuis les <em>Chansons grises</em> composées entre 1887 et 1890 jusqu’aux <em>Cinq petites chansons</em> sur des poèmes de Stevenson, parues en 1916. Tous les styles y sont représentés : le pastiche historique, le romantisme à la Duparc, l’exotisme hispanique (le rythme de tango habanera de « Sous l’oranger », aux harmonies sinueuses) ou italien (<em>Venezia</em>)… Trois langues également, puisqu’au français s’adjoignent l’anglais et le dialecte vénitien. La diversité du programme suffirait à éviter l’écueil de la monotonie, mais la réussite des deux artistes donne à plusieurs reprises l’impression que ces poèmes ont dû attendre d’être ainsi mis en musique pour révéler tout leur potentiel, comme le bouleversant « Aimons-nous ! » sur un texte de Théodore de Banville.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc1455.jpg?itok=2scJTqrm" title="© Palazzetto Bru Zane" width="468" /><br />
	Jeff Cohen, Tassis Christoyannis © Palazzetto Bru Zane</p>
<p>Il est agréable d’entendre un timbre grave s’approprier ces mélodies qu’on a souvent pu croire réservées aux voix féminines ou assimilées : si beaucoup de gens ont aujourd’hui dans l’oreille l’interprétation d’ « A Chloris » par Philippe Jaroussky, cela ne doit pas empêcher de tout autres incarnations. Et avec Tassis Christoyannis, il s’agit bien d’incarner, de vivre chaque poème dans son corps. Bien des mélodies de ce récital deviennent de véritables saynètes, jouées autant que chantées, mais sans aucun excès. Même s’il surprend de prime abord, le recours au falsetto est parfaitement maîtrisé et justifié, notamment dans les premières mesures de « Chanson d’automne ».</p>
<p>La sobriété est de rigueur pour les pages graves ou mélancoliques, mais il n’en va pas toujours de même. <em>Le Timbre d’argent</em> de Saint-Saëns à l’Opéra Comique avait montré que le baryton grec était tout à fait capable de bouffonnerie : cette fois, cette <em>vis comica</em> se confirme, avec des mimiques qu’on croirait empruntées à Fernandel pour « Che pecà ! », et un don parodique évident qui éclate dans « Fêtes galantes » données en deuxième bis, après « Si mes vers avaient des ailes », premier bis porté par un naturel confondant.</p>
<p>Et dire qu’il faut encore un mois avant d’avoir le coffret…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/reynaldo-hahn-melodies-encore-un-qui-sait-tout-faire/">Reynaldo Hahn, Mélodies —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Charles Gounod, Mélodies</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/charles-gounod-melodies-plus-que-cent-vingt-cinq/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 09:21:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/charles-gounod-melodies-plus-que-cent-vingt-cinq/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gounod a composé près de cent cinquante mélodies. En en réunissant vingt-quatre, le Palazzetto Bru Zane laisse encore bien du pain sur la planche à tous les artistes qui voudraient rendre hommage à l’heureux bicentenaire. On trouve sur ce disque quelques-uns des « tubes » gounodiens, mais pas tous : s’il y a bien « Medjé », la « Sérénade » et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/charles-gounod-melodies-plus-que-cent-vingt-cinq/"> <span class="screen-reader-text">Charles Gounod, Mélodies</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/charles-gounod-melodies-plus-que-cent-vingt-cinq/">Charles Gounod, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gounod a composé près de cent cinquante mélodies. En en réunissant vingt-quatre, le Palazzetto Bru Zane laisse encore bien du pain sur la planche à tous les artistes qui voudraient rendre hommage à l’heureux bicentenaire. On trouve sur ce disque quelques-uns des « tubes » gounodiens, mais pas tous : s’il y a bien « Medjé », la « Sérénade » et « O ma belle rebelle », il n’y a ici ni « Le Soir », ni « Au rossignol »… Dans le livret d’accompagnement, Gérard Condé rappelle aussi que près d’un tiers des cent cinquante mélodies sont en anglais (merci à Georgina Weldon, égérie britannique du compositeur) : le disque en propose trois, ce qui laisse tout de même cette partie de la production assez sous-représentée. Soit, nous attendrons pour cela une autre livraison : Katherine Watson leur a consacré un concert sous l’égide du PBZ à Venise en avril dernier, et l’on peut donc rêver d’une autre parution discographique possible.</p>
<p>En attendant, le Centre de musique romantique française poursuit son entreprise d’autant plus méritante que tous nos compositeurs n’ont pas été également inspirés par le genre. Très bonne pioche néanmoins avec ce cinquième volume, car Gounod eut plus que tout autre l’art de communiquer un charme souverain aux moindres bagatelles qu’il mettait en musique. Aux côtés des plus grands poètes qu’il eut souvent le bon goût de choisir pour ses mélodies, on trouve aussi les inévitables rimailleurs convenus, mais dont il savait incroyablement transcender les platitudes pour trousser quelques pages infiniment séduisantes. Et l’on succombe aussi bien à l’envoûtement d’une pochade comme « Quanti mai » qu’au dépouillement mélancolique de « Le Banc de pierre ».</p>
<p>Et si l’on songe que le seul air de <em>Sapho</em> ayant survécu dans les mémoires, « O ma lyre immortelle », était initialement une mélodie intitulée « Le chant du pêcheur », que Gounod adapta comme finale de son opéra à la demande de Pauline Viardot, on comprend que ces œuvres-là méritent un sérieux coup d’oreille, et pas seulement pour leur veine mélodique : on admirera ici le piano bourdonnant de « Tombez, mes ailes ! », poème adressé par Ernest-Wilfrid Legouvé à une « Petite fourmi sérieuse » (!), ou les audaces harmoniques néo-hellénisantes d’ « A une jeune Grecque ». Une fois de plus, <strong>Jeff Cohen</strong> s’avère être l’accompagnateur idéal de ce genre de programme, pour un répertoire qu’il maîtrise de longue date.</p>
<p>Et une fois encore, <strong>Tassis Christoyannis</strong> démontre ici son adéquation, après avoir si bien servi <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/felicien-aussi">Félicien David</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/edouard-lalo-integrale-des-melodies-oh-lalo-quel-ennui">Lalo</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/benjamin-godard-melodies-merite-un-coup-doreille">Godard</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot">La Tombelle</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/saint-saens-melodies-ouf-soulages">Saint-Saëns</a>. S’exprimant en français, mais aussi en italien et en anglais, le plus francophone des chanteurs grecs a aussi le plaisir de pouvoir dire dans sa langue le refrain de « Maid of Athens », sur un poème de Byron.  Le baryton n’a pas peur de donner de la voix ni de vivre théâtralement ce qu’il a interpréter, sans jamais toutefois basculer dans l’excès de dramatisme, et sans jamais rien perdre du naturel de son articulation. On admire l’art avec lequel il traduit les sentiments de « Medjé », ou la noblesse qu’il confère à la susmentionnée « Chanson du pêcheur », sur un texte de Théophile Gautier rendu célèbre par Berlioz (« Ma belle amie est morte », que Gounod mit deux fois en musique).</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/charles-gounod-melodies-plus-que-cent-vingt-cinq/">Charles Gounod, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Jiwon Song, Marianne Lambert « An die Musik » et concert « Vienne, fin de siècle » — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-jiwon-song-marianne-lambert-an-die-musik-et-concert-vienne-fin-de-siecle-clermont-ferrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2018 07:14:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/jiwon-song-viennois-dans-l-me/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le coréen Jiwon Song est un ovni, un baryton venu d’une quatrième dimension. Après un peu plus d’une heure de récital avec piano, certes partagée avec la soprano canadienne Marianne Lambert, il enchaîne après une pause d’une petite heure sur un concert avec orchestre. Au total près de trois heures sur scène en ce samedi &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-jiwon-song-marianne-lambert-an-die-musik-et-concert-vienne-fin-de-siecle-clermont-ferrand/"> <span class="screen-reader-text">Récital Jiwon Song, Marianne Lambert « An die Musik » et concert « Vienne, fin de siècle » — Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-jiwon-song-marianne-lambert-an-die-musik-et-concert-vienne-fin-de-siecle-clermont-ferrand/">Récital Jiwon Song, Marianne Lambert « An die Musik » et concert « Vienne, fin de siècle » — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le coréen <strong>Jiwon Song </strong>est un ovni, un baryton venu d’une quatrième dimension. Après un peu plus d’une heure de récital avec piano, certes partagée avec la soprano canadienne <strong>Marianne Lambert,</strong> il enchaîne après une pause d’une petite heure sur un concert avec orchestre. Au total près de trois heures sur scène en ce samedi 3 mars à l’Opéra de Clermont-Ferrand. De Mozart à Schreker en passant par Beethoven, Schubert, Brahms, Korngold, Lehar, Mahler et Zemlinsky, l’éclectisme des répertoires et leur complexité intrinsèque n’ont apparemment pas fait reculer le coréen ni entamé sa volonté. Qui trop embrasse mal étreint ? C’est mal connaître maître Song. Déjà lauréat de sept concours dont Arles, Vivonne, Enesco et Béziers,<strong> </strong>il enlève sans coup férir trois podiums en 2017 au 25<sup>e</sup> Concours International de Chant du Centre Lyrique de Clermont-Auvergne : le Prix du Jury Jeune Public ainsi que l’engagement pour ce récital « An die Musik » et le concert « Vienne, fin de siècle » qui lui succède.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_mg_7588_0.jpg?itok=2-kbprAW" title="Jeff Cohen, Marianne Lambert et Jiwon Song © Yann Cabello" width="468" /><br />
	Jeff Cohen, Marianne Lambert et Jiwon Song © Yann Cabello</p>
<p>Song possède au superlatif une technique inattaquable qui lui ouvre une approche particulièrement sensible et cultivée d’un chant avant tout fondé sur la connaissance des textes et l’intelligence de leur interprétation. L’un de ses atouts, et non des moindres, est une exemplaire diction, nette et souple qui lui assure une parfaite cohésion de la ligne vocale. Son émission se distingue par une souveraine aisance, justement colorée, avec finesse, sans recherche d’effet. La puissance de la projection n’efface pas cette science des nuances et cet à-propos dans les contrastes qui caractérisent sa ligne vocale chez Schubert. Le fameux <em>Auf dem Flusse</em> est prétexte au déploiement d’une magistrale théâtralité qui ne force jamais le ton de la dramaturgie. Son respect de la mouvance tonale force l’admiration de même que la plénitude hyper contrôlée d’un médium exceptionnellement riche et dense. Doué d’un très sûr instinct musicien il est parfaitement en phase avec le toucher sensible et racé de <strong>Jeff Cohen</strong>. Chez ce dernier, toujours à l’écoute de son partenaire, le moindre accord et la plus subtile modulation, sont vecteurs d’émotion. Il ouvre chaque phrase, chaque mesure, sur une expression singulière. Mais tout ça avec sobriété, laissant Jiwon Song épanouir un grain fruité d’un exceptionnel raffinement harmonique dans <em>Ständchen</em> ; ou portant littéralement la force de l’émotion du baryton dans le poignant final de <em>Von ewiger Liebe</em>  de Brahms. Brahms qui en 2017 au 25<sup>e</sup> Concours de Clermont voit triompher la voix souple, joliment colorée de la soprano canadienne <strong>Marianne Lambert</strong>, avec <em>Wir Wandelten</em>.</p>
<p>Brahms toujours de la fête en ce samedi pour un pétillant duo avec Jiwon Song dans<em> Vor der Tür</em>, et un Mozartien  <em>La ci darem la mano</em>  tout aussi vif et spirituel. Dotée d’un timbre lumineux dans le haut de la tessiture, elle ne se départit pas d’un charme qui lui est naturel dans des pages au lyrisme plus soutenu comme <em>Glück, das mir verblieb</em>  de Korngold. Elle y développe des aigus magiques de justesse et de finesse, soutenus par un vibrato serré. Et comment résister à la séduction de sa <em>Suleika</em> de Schubert ? La ligne de chant en est claire, suave, en appui sur de réelles résonances physiques. Elle possède également les accents dramatiques d’une sincère inflexion, éloquente et idéalement sculptée pour traduire les complexités harmoniques de  <em>Die tote Stadt</em> de Korngold. L’authenticité de sa personnalité vocale et de ses couleurs de timbre se trouve spontanément en correspondance avec l’assurance innée d’un Jiwon Song.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_mg_7671.jpg?itok=NQlQPfx9" title="Jiwon Song, Amaury du Closel et l'Ensemble Voix Etouffées  © Yann Cabello" width="468" /><br />
	Jiwon Song, Amaury du Closel et l&rsquo;Ensemble Voix Etouffées  © Yann Cabello</p>
<p>Après un récital qui n’a rien d’une promenade de santé, Jiwon Song n’apparaît à l’évidence nullement affecté par les complexités de ces pages redoutables que sont les <em>Lieder eines fahrenden Gesellen</em> de Mahler (pureté de l’engagement dans « Ging heut morgen übers Feld »), les <em>Sechs Gesänge opus 13</em> de Zemlinsky avec un « Lied der Jungfrau » aux fragrances expressionnistes ou le pathétique « Die Dunkelheit sinkt schwer wie Blei » des <em>Fünf Gesänge</em> de Schreker. Une semblable détermination dans la conduite du chant, une sorte de fierté et d’autorité naturelle lui font immédiatement trouver la juste ligne interprétative pour ces monuments du Lied qui ne pardonnent le moindre faux pas.</p>
<p>L’investissement d’<strong>Amaury du Closel</strong> à la tête de l’Ensemble Voix Etouffées délivre une lecture d’une logique structurelle et d’une clarté remarquables, pour ces œuvres terriblement périlleuses dans l’intention comme dans l’écriture. L’acuité de l’implication psychologique s’y fait palpable chez Zemlinsky où la consistance des phrasés et la tenue rythmique s’imposent avec une rassurante évidence. En soulignant chez Mahler la ligne de chant sans s’imposer, il en met en valeur l’incontournable caractère narratif. Enfin il soigne particulièrement la présence sonore à la fois intelligemment architecturée, souple et attentive de la mélancolie d’un Schreker. Sa lecture finement perspicace et imagée de la <em>Kammersymphonie</em> de ce grand oublié des salles de concerts et du disque, légitimerait (presque !) un enregistrement pirate, mais dans les règles de l’art…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-jiwon-song-marianne-lambert-an-die-musik-et-concert-vienne-fin-de-siecle-clermont-ferrand/">Récital Jiwon Song, Marianne Lambert « An die Musik » et concert « Vienne, fin de siècle » — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fernand de la Tombelle, Mélodies</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2017 14:09:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Théodore Dubois, passe encore. Victorin Joncières et Benjamin Godard, soit. Mais Fernand de la Tombelle ? Il fallait un certain culot pour oser consacrer un disque à cet illustre inconnu, organiste et cofondateur de la Schola Cantorum, compositeur de musique sacrée, et auteur d’un ouvrage consacré aux Pâtés de Périgueux. Du culot, le Palazzetto Bru Zane &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot/"> <span class="screen-reader-text">Fernand de la Tombelle, Mélodies</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot/">Fernand de la Tombelle, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Théodore Dubois, passe encore. Victorin Joncières et Benjamin Godard, soit. Mais Fernand de la Tombelle ? Il fallait un certain culot pour oser consacrer un disque à cet illustre inconnu, organiste et cofondateur de la Schola Cantorum, compositeur de musique sacrée, et auteur d’un ouvrage consacré aux <em>Pâtés de Périgueux. </em>Du culot, le Palazzetto Bru Zane n’en manque heureusement pas, et il ne sera désormais plus permis d’ignorer ce mélodiste délicat (1854-1928). En 2011, le Centre de musique romantique française avait déjà soutenu la publication de ses <em>Sept dernières paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ</em> par le label XXI, mais le reste de la discographie consacrée à La Tombelle se bornait jusqu’ici à ses œuvres pour orgue ou à sa musique de chambre.</p>
<p>Le disque est un peu avare d’informations sur la date de composition de ces mélodies, mais une rapide enquête sur Internet permet de déterminer que, sur les quelque soixante-quinze mélodies qu’on lui doit, les plus anciennes remontent à la toute fin des années 1870, et que La Tombelle composa pratiquement jusqu’à sa mort, une vingtaine d’entre elles ayant été réunies dans le recueil <em>Chansons et rêveries</em>, publié en 1892. La sélection opérée pour le disque se focalise très majoritairement sur les deux dernières décennies du XIX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Bien sûr, cette parution ne remet pas en cause les hiérarchies établies, et l’on ne découvrira pas ici un second Duparc. On trouvera ici représentés les diverses tendances de son époque : orientalisme avec « Cavalier mongol », et surtout historicisme avec plusieurs mélodies néo-Renaissance. Comme on pouvait s’y attendre de la part d’un folkloriste comme La Tombelle, l’inspiration populaire est bien représentée : pour « La Pernette », le texte est presque exactement celui de la comptine « Ne pleure pas, Jeannette » ; quant aux Couplets de Chérubin, il s’agit ni plus ni moins de variations sur <em>Malbrough s’en va-t-en guerre</em>. Ce sont là les seules mélodies strophiques, car toutes les autres échappent résolument à ce type de composition encore en vigueur chez certains de ses contemporains.</p>
<p>Au moins Fernand de la Tombelle eut-il souvent le bon goût de choisir des textes intéressants, même s’il faut bien toute l’énergie de sa partition pour faire digérer le poème d’Henri Darsay pour « Ha ! Les bœufs ! marchez droit ! ». On ne compte plus les mises en musique du poème « Les Papillons » de Gautier (Chausson, Debussy, Paladilhe, Louis Vierne, Benjamin Godard, Cécile Chaminade, parmi des dizaines d’autres), et la version La Tombelle n’a pas à rougir de cet illustre voisinage.</p>
<p>Pour ce nouveau volume de sa série consacrée aux mélodiestes français, le PBZ n’a pas changé son équipe, et il faudrait à nouveau chanter les louanges de <strong>Jeff Cohen </strong>et de <strong>Tassis Christoyannis</strong>. A ce niveau d’excellence, permettons-nous simplement de chercher la petite bête, et de signaler un « solennelle » prononcé « solen-nelle », et un rien trop de consonnes dans « ma mie », qui devient « mammmie ». Pinaillage ridicule face à la beauté vocale et à la finesse d’interprétation déployées dans ces pièces.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fernand-de-la-tombelle-melodies-au-culot/">Fernand de la Tombelle, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Saint-Saëns, Mélodies</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saint-saens-melodies-ouf-soulages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2016 06:56:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saint-saens-melodies-ouf-soulages/</guid>

					<description><![CDATA[<p>On commençait sérieusement à se poser des questions. La loi des séries voulait-elle que tous les compositeurs français du XIXe siècle n’aient livré que des mélodies désespérément strophiques et d’un intérêt limité ? Dans sa louable entreprise d’exploration, le Palazzetto Bru Zane avait d’abord enchaîné les mauvaises pioches, touchant le fond avec Lalo, après un Félicien &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saint-saens-melodies-ouf-soulages/"> <span class="screen-reader-text">Saint-Saëns, Mélodies</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saint-saens-melodies-ouf-soulages/">Saint-Saëns, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On commençait sérieusement à se poser des questions. La loi des séries voulait-elle que tous les compositeurs français du XIX<sup>e</sup> siècle n’aient livré que des mélodies désespérément strophiques et d’un intérêt limité ? Dans sa louable entreprise d’exploration, le Palazzetto Bru Zane avait d’abord enchaîné les mauvaises pioches, touchant le fond avec Lalo, après un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/felicien-aussi">Félicien David</a> guère plus enthousiasmant. Heureusement, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/benjamin-godard-melodies-merite-un-coup-doreille">disque Godard</a> avait déjà entrepris de remonter la pente. Et voici qu’un premier CD consacré à Saint-Saëns achève de dissiper les pires craintes, et à susciter les plus vifs espoirs pour les mélodies avec orchestre enregistrées par Yann Beuron, à paraître prochainement.</p>
<p>Trois visages de Saint-Saëns sont présentés par ce disque de mélodies pour voix et piano. D’abord, la face exotique, assez bien connue, grâce à la <em>Symphonie algérienne </em>et aux thèmes rapportés par le compositeur de ses séjours réguliers au Maghreb. C’est à l’orientalisme si en vogue tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle que se rattache le tout premier cycle de mélodies conçu par Saint-Saëns, d’après <em>Les Nuits persanes</em> d’Armand Renaud. On songe aux « Adieux de l’hôtesse arabe » de Bizet, mais le père de <em>Samson et Dalila</em> dépasse ce cadre étroit pour livrer six pages pittoresques et contrastées ; Chrystelle Di Marco avait enregistré « La Solitaire » dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/reves-dorient-orientalisme-quand-tu-nous-tiens">son disque <em>Rêves d’Orient</em></a>, mais il restait à découvrir l&rsquo;ensemble du recueil.</p>
<p>Deuxième face, l’historicisme, aujourd’hui oublié, mais qui compta beaucoup dans la carrière d’un compositeur qui ne manquait pas une occupation de rappeler qu’il avait étudié les œuvres des musiciens français de la Renaissance pour les ballets de ses grands opéras, <em>Etienne Marcel </em>ou <em>Henry VIII</em>. Et l’on sait que Saint-Saëns fut le premier éditeur des œuvres complètes de Rameau entreprise en 1895 par l’éditeur Durand. Les <em>Cinq Poèmes de Ronsard</em> et les trois <em>Vieilles Chansons</em> se rattachent à cette inspiration qui, si elle relève parfois du pastiche, n’en est pas moins personnelle.</p>
<p>Troisième face, moins connue encore, représentée par <em>La Cendre rouge</em>, cycle achevé en 1914 à partir de dix poèmes de Georges Docquois, où s’expriment divers états d’âme sans recourir à la distance géographique ou temporelle. Saint-Saëns y lutte à armes égales avec ses contemporains et s’approche des réussites d’un Fauré dans le même domaine.</p>
<p>Comme pour les précédents volumes, c’est à <strong>Tassis Christoyannis</strong> que le Centre de musique romantique française a confié le soin d’interpréter ces pages bien oubliées. La sensibilité du baryton est une précieuse qualité, qui correspond à merveille avec l’humeur mélancolique de plus d’une mélodie. L’artiste sait aussi trouver la truculence nécessaire à certaines, comme « Grasselette et Maigrelette », et l’on apprécie particulièrement le ton rêveur qu’il prête au « Tournoiement », conclusion des <em>Mélodies persanes</em>. Et comme Saint-Saëns jouit de son vivant d’un grand prestige en tant que pianiste de concert, on ne s’étonnera pas que la partie de piano soit particulièrement soignée dans ces pages, où <strong>Jeff Cohen</strong> trouve amplement de quoi exercer ses (grands) talents.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saint-saens-melodies-ouf-soulages/">Saint-Saëns, Mélodies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Tassis Christoyannis &#8211; Palazzetto Bru Zane — Venise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-tassis-christoyannis-palazzetto-bru-zane-venise-lart-grec-du-chant-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Sep 2016 09:44:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/l-art-grec-du-chant-franais/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défricheur de compositeurs français méconnus, oubliés, le Palazzetto Bru Zane n&#8217;en explore pas moins le corpus d&#8217;œuvres de certains des plus fameux, tel que Camille Saint-Saëns, où recèlent d&#8217;innombrables et inestimables raretés. C&#8217;est avec un florilège de ses mélodies que s&#8217;ouvre ainsi la saison de l&#8217;institution vénitienne, avec deux de ses interprètes de prédilection : &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-tassis-christoyannis-palazzetto-bru-zane-venise-lart-grec-du-chant-francais/"> <span class="screen-reader-text">Récital Tassis Christoyannis &#8211; Palazzetto Bru Zane — Venise</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-tassis-christoyannis-palazzetto-bru-zane-venise-lart-grec-du-chant-francais/">Récital Tassis Christoyannis &#8211; Palazzetto Bru Zane — Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify" dir="ltr">Défricheur de compositeurs français méconnus, oubliés, le Palazzetto Bru Zane n&rsquo;en explore pas moins le corpus d&rsquo;œuvres de certains des plus fameux, tel que Camille Saint-Saëns, où recèlent d&rsquo;innombrables et inestimables raretés. C&rsquo;est avec un florilège de ses mélodies que s&rsquo;ouvre ainsi la saison de l&rsquo;institution vénitienne, avec deux de ses interprètes de prédilection : le baryton <strong>Tassis Christoyannis</strong> accompagné du pianiste <strong>Jeff Cohen</strong>.</p>
<p class="rtejustify" dir="ltr">A l&rsquo;écoute des <em>Cinq poèmes de Ronsard</em> dont sont présentés ici deux extraits, « L&rsquo;Amour oyseau » et « L&rsquo;Amour blessé », c&rsquo;est, avec le choix assumé du roulement des « r », la candeur du texte qui frappe de prime abord, et en miroir une musique que l&rsquo;on qualifierait d&rsquo;un peu simple. Mais si l&rsquo;on s&rsquo;interroge sans doute trop rapidement sur l&rsquo;intérêt artistique de ces mélodies, le baryton nous révèle peu à peu, dans l&rsquo;intelligence et la vraisemblance de son jeu, le caractère en réalité pleinement assumé de cette ingénuité qui fait sourire. La connivence ainsi établie, la musique prend désormais une toute autre saveur. </p>
<p class="rtejustify" dir="ltr">Écrit dans le contexte de la Grande Guerre, <em>La Cendre rouge</em> offre une musique déjà plus contrastée. Quittant le registre de la légèreté, Tassis Christoyannis livre avec une élégance rare un chant d&rsquo;une poignante gravité dans « Âme triste », « Jour de pluie » ou encore « Silence », où la voix prend des accents du passé, tandis qu&rsquo;éclosent dans un « Mai » anaphorique et bondissant les élans d&rsquo;un espoir encore vivant.</p>
<p class="rtejustify" dir="ltr">Sans doute le recueil de mélodies le plus connu de Saint-Saëns, les <em>Mélodies persanes</em> – qui n&rsquo;ont musicalement pas grand-chose d&rsquo;oriental –, confirment s&rsquo;il le fallait cet art impressionnant de la déclamation française du baryton grec, et chez qui s&rsquo;entend paradoxalement aussi, mais avec bonheur, un charme indéniablement latin. L&rsquo;orientalisme, lui, se trouve plutôt dans une « Danse macabre » et jouissive, à la narration haletante quoique parfaitement maîtrisée, et qui voit un Jeff Cohen tant à son aise qu&rsquo;il trahirait presque une prédilection pour cette musique venue d&rsquo;ailleurs&#8230;</p>
<p class="rtejustify" dir="ltr">Il est beau et rassurant de voir avec quelle maestria un artiste grec est capable de défendre l&rsquo;art du chant français. Pour poursuivre le rêve, la plupart de ces mélodies ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement qui vient de paraître chez Aparté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-tassis-christoyannis-palazzetto-bru-zane-venise-lart-grec-du-chant-francais/">Récital Tassis Christoyannis &#8211; Palazzetto Bru Zane — Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
