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	<title>Hugo DE ANA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Hugo DE ANA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La Traviata – Vérone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-verone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au lendemain d’un Nabucco atomique très New Age, les Arènes de Vérone programmaient une Traviata beaucoup plus traditionnelle, devant une foule compacte, pas un siège ne semblant être vide, ce qui est toujours très impressionnant, quoique rassurant pour l’avenir de la manifestation. Tant la notoriété de l’œuvre verdienne que la beauté de la production proposée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au lendemain d’un <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-verone/">Nabucco</a></em> atomique très New Age, les Arènes de Vérone programmaient une <em>Traviata </em>beaucoup plus traditionnelle, devant une foule compacte, pas un siège ne semblant être vide, ce qui est toujours très impressionnant, quoique rassurant pour l’avenir de la manifestation. Tant la notoriété de l’œuvre verdienne que la beauté de la production proposée depuis une quinzaine d’années maintenant pouvaient expliquer un tel succès. En 2011, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ermonela-jaho-bien-encadree/">Jean-Marcel Humbert</a> avait apprécié la nouvelle production du metteur en scène <strong>Hugo de Ana</strong> et il est vrai que les décors constitués d’une série de cadres enchevêtrés sur les gradins de l’Arène sont du plus bel effet, les protagonistes évoluant à l’intérieur de ce qui constitue dès lors des tableaux vivants. On sort du cadre, certains sont décadrés, d’autres menacent d’être écrasés par les cadres en mouvements, etc. On peut ainsi visuellement et intellectuellement filer les métaphores à loisir face à ce décor malin et esthétiquement très réussi. Les cadres se font tour à tour plateau de danse, jardin de campagne, mansarde, labyrinthe ou fenêtre à guillotine au couperet inquiétant. Au centre de ce dispositif efficace autant qu’inexorable (le moindre glissement hors champ détonne), Violetta passe de la condition de personnage central à celui de victime expiatoire, essayant vainement de trouver ou retrouver sa place dans une structure en évolution et surtout en pleine désagrégation. Certaines saynètes évoquent le film de Zeffirelli (costumes, lumières et surtout, foisonnement général), d’autres, plus japonisantes, se réfèrent cependant toutes, judicieusement, à la fin du xix<sup>e</sup> siècle. Les scènes de bal et les chorégraphies sont superbes et hautes en couleur. Il n’est aucunement besoin d’effets spéciaux spectaculaires pour enchanter le public&nbsp;: il suffit par exemple d’une série de lanternes géantes, disposées en arc de cercle sur les gradins, qu’on voit s’illuminer subitement, pour émerveiller tout un chacun.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/La-traviata_050725_EnneviFoto_6650-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-195177"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Arena di Verona 102° Opera Festival 2025</sup></figcaption></figure>


<p>De plus, ce soir, c’est le ciel lui-même qui s’est mis de la partie pour magnifier le spectacle. Dans la journée, la pluie s’est déjà invitée et l’orage menace avant le début de la représentation. Heureusement, les éclairs sont lointains et muets, se contentant de mettre efficacement un accent lumineux aux moments appropriés du drame, comme fait tout exprès. On en vient à remercier le ciel de nous offrir un tel travail de dramaturgie sans verser des seaux d’eau qui auraient suspendu inopinément ce beau spectacle. Encore plus saisissant, un vent fort se lève, qui aide à disperser les rubans et confettis dorés de la fête, en sublimes nébuleuses effilochées. On se met cependant à craindre que les cadres ne s’abattent réellement sur les chanteurs, mais tout est bien accroché et encore mieux encadré. Par chance, le vent souffle dans la bonne direction et fait office de porte-voix, ramenant les sons vers le public, pour un confort d’écoute optimal. On n’ose imaginer ce qu’aurait produit l’effet inverse…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/La-traviata_050725_EnneviFoto_6115-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-195171"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Arena di Verona 102° Opera Festival 2025</sup></figcaption></figure>


<p>Servis par une mise en scène lisible, les chanteurs évoluent apparemment très à l’aise. La belle <strong>Angel Blue</strong> parvient sans peine à entrer dans son rôle et nous émouvoir jusqu’aux larmes. La puissante de projection de la soprano est formidable, la longueur de souffle et le nuancier subtil n’en étant que plus appréciables. Curieusement, quand la jeune femme se met à tousser au dernier acte, une bonne partie du public lui emboîte le pas. Il est vrai que vers minuit, il fait un tout petit peu frisquet en comparaison avec les grosses chaleurs passées, mais tout de même, pas de quoi s’être enrhumé aussi vite. Cela ne rend la performance de l’Américaine que plus admirable. À ses côtés, <strong>Enea Scala</strong>, s’il ne parvient pas à rendre son personnage aussi sympathique et touchant que sa partenaire, se révèle tout de même un Alfredo bouillant, généreux de sentiments, amant ardent, jaloux flamboyant et repenti sincère. On retiendra surtout les coups d’éclats traduits par des aigus joliment projetés et un superbe legato qui confère la dignité qui pourrait autrement cruellement manquer au personnage. Quand bien même les choix de mise en scène le desservent en accentuant le caractère proprement inhumain du père égoïste et monstrueux (accentués par des gestes de colère à peine retenus quand il n’obtient pas immédiatement la reddition de la pauvre Violetta), Giorgio Germont est merveilleusement campé par un <strong>Luca Salsi</strong> au sommet de son art. Il parvient à donner au fur et à mesure de la chair et beaucoup de noblesse à son personnage. Puissance, longueur de souffle, beauté du chant, on se délecte à l’entendre. Les autres rôles sont irréprochables, soutenus par des chœurs en grande forme.</p>
<p>À la tête de l’orchestre, <strong>Speranza Scappucci</strong> ne manque pas d’impressionner par son efficacité. Puisqu’elle a une large formation en éventail devant elle, chœurs compris, sa gestuelle se fait ample et large. On la sent intensément concentrée, attentive aux moindres détails. De fait, elle mène littéralement son petit monde à la baguette, de telle sorte que le résultat est une conduite excellente, fluide, nette, propre, mais bien mieux que cela : très intense et impeccablement maîtrisée. Un vrai beau moment. Seul regret : avoir raté Ludovic Tézier, qui sera Giorgio Germont pour la dernière, le 2 août prochain.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-verone/">VERDI, La Traviata – Vérone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>I vespri siciliani — Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-i-vespri-siciliani-milan-en-rodage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>I vespri siciliani revient sur la scène de la Scala après trois décennies d’absence – 1989, Riccardo Muti dirigeait Chris Merrit, Cheryl Studer et Giorgio Zancanaro dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi. À Milan, on ne plaisante pas avec Verdi. Les smokings, les strass et les talons aiguille sont à la parade &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>I vespri siciliani</em> revient sur la scène de la Scala après trois décennies d’absence – 1989, Riccardo Muti dirigeait Chris Merrit, Cheryl Studer et Giorgio Zancanaro dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi. À Milan, on ne plaisante pas avec Verdi. Les smokings, les strass et les talons aiguille sont à la parade ; les loggionisti affûtent leurs armes. Quelques huées émailleront la soirée sans que l’on en comprenne toujours la raison. Une représentation d’opéra ne surgit pas telle Athéna casquée de la tête de Jupiter, prête à affronter l’avis du public et de la critique. Il faut souvent plus que la série de répétitions prévue pour atteindre la vitesse de croisière. Loin de l’aboutissement attendu, la première ne constitue qu’une étape intermédiaire, la chrysalide d’un papillon appelé à voler ensuite de ses propres ailes. Occasion est encore donnée de le vérifier dès l’ouverture de l’opéra – une des plus imposantes composée par Verdi –,  conduite d’une main de fer par <strong>Fabio Luisi</strong>. De l’électricité, de l’agressivité même dans une approche risorgimentale que le caractère belliqueux de l’œuvre légitime ; un sens du rythme et des contrastes perceptible dans l’enchaînement des différents thèmes ; puis au fil des actes l’attention portée à l’équilibre des volumes. L’orchestre – excellent – ne s’impose jamais au détriment des voix. L’épanchement lyrique, l’émotion contenue dans certaines phrases musicales viendront plus tard, n’en doutons pas, tout comme le chœur d’abord dissocié entre Français et Siciliens trouve ses marques une fois ses pupitres réunis dans des ensembles monumentaux dont  il assure la solidité et la stabilité.</p>
<p><img decoding="async" class="image-large" title="Brescia e Amisano © Teatro alla Scala" src="/sites/default/files/styles/large/public/vespri3.jpg?itok=t4e_2Awk" alt="" width="468" height="313" /><br />
© Brescia/Amisano – Teatro alla Scala</p>
<p>Jeune baryton à l’aube d’une carrière prodigue, <strong>Luca Micheletti</strong> manque inévitablement de maturité, artistique et vocale, pour parvenir à dessiner de Montforte le portrait ambivalent. Le tyran souffre d’un défaut d’autorité et le père, privé de relief, semble peu crédible Que de promesses cependant dans ce chant déjà rompu aux assauts de l’écriture verdienne même si encore fragile.</p>
<p>De même, <strong>Simon Lim</strong> suscitera encore plus d’intérêt lorsqu’il aura ajouté à sa voix de basse longue et vigoureuse le surcroît d’expression nécessaire pour comprendre les motivations vengeresses de Procida.</p>
<p>Confrontée à un rôle qui se réclame de plusieurs écoles de chant, <strong>Marina Rebeka</strong> peine à concilier les différents profils vocaux d’Helena. Le soprano dramatique, sombre et véhément, s’efface devant la belcantiste, capable d’agilité – le boléro – et de notes posées sur le souffle, immatérielles, d’une suffocante douceur – la romance « Arrigo ! ah ! parli a un core » et sa vertigineuse descente chromatique. L’assurance acquise au fur et à mesure de la représentation, combinée à une moindre sollicitation du registre grave, hisse l’ultime trio au niveau d’intensité que l’on aurait attendu dès les premiers actes.</p>
<p>Pour l’avoir chanté en italien à Naples et Berlin, et même en français à Turin et Madrid, <strong>Piero Pretti</strong> est familier du rôle d’Arrigo. Il en maîtrise le <em>cantabile</em> autant que l’éclat, d’une voix à l’égalité confondante. Aucune rupture de registre n’est perceptible sur un ambitus qui culmine au contre ré. <em>Looser,</em> oui puisque le livret l’exige mais de la race des seigneurs en dépit de costumes peu flatteurs. Les représentations suivantes devraient confirmer l’aisance avec laquelle le ténor domine une partition pourtant difficile, prouvant qu’il est aujourd’hui dans sa catégorie un des meilleurs interprètes du grand répertoire italien.</p>
<p>Peu de chance en revanche pour que la mise en scène d’<strong>Hugo de Ana </strong>gagne en efficacité et en pertinence avec le temps. Articulée autour de passerelles métalliques, cernée par les armes et les canons, l’approche littérale se fond dans une grisaille d’un uniforme ennui. Les ballets ont été coupés. L’absence de caractérisation des personnages empêche de comprendre les enjeux dramatiques d’un livret déjà desservi par de nombreuses faiblesses. Les seconds rôles ne peuvent compter que sur leur voix, heureusement robuste, pour exister. Citons pour le moins<strong> Valentina Pluzhnikova</strong> (Ninetta), soliste de l’Accademia Teatro alla Scala dont la présence et l’évidence des quelques interventions laissent augurer d’un brillant avenir. La transposition de l’action durant la seconde guerre mondiale n’ajoute rien au propos, si ce n’est peut-être une référence à un certain néoréalisme dont on cherche en vain le bien-fondé autre qu’esthétique. La bronca qui accueille le metteur en scène et son équipe au tomber de rideau sanctionne l’absence de théâtre – un comble chez Verdi !</p>
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		<item>
		<title>ROSSINI, Le Comte Ory — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/comte-ory-pesaro-juan-diego-florez-face-a-la-nostalgie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Juan Diego Flórez a été nommé fin 2021 Directeur artistique du Festival Rossini de Pesaro. Il n’en continue pas moins son activité de chanteur et reprend même cette année un rôle fétiche, celui du Comte Ory, qu’il avait chanté in loco il y a déjà près de 20 ans ! Pourtant les retrouvailles ne sont &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Juan Diego Flórez </strong>a été nommé fin 2021 Directeur artistique du Festival Rossini de Pesaro. Il n’en continue pas moins son activité de chanteur et reprend même cette année un rôle fétiche, celui du Comte Ory, qu’il avait chanté <em>in loco</em> il y a déjà près de 20 ans ! Pourtant les retrouvailles ne sont pas tout à fait aussi festives qu’espéré.</p>
<p>La faute en revient essentiellement à la nouvelle production de <strong>Hugo de Ana</strong>, qui constitue certainement le point noir de la soirée. La précédente production datant de 2003 (déjà avec Juan Diego) puis <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ory-horripilant">reprise en 2009</a> n’était pas une réussite éclatante. Hugo de Ana, responsable à la fois de la mise en scène, des décors et des costumes, parvient à faire pire mais différemment. Pas de second degré ici mais de la bonne grosse gaudriole (au cas où le spectateur n’aurait pas compris le sous-texte crypto érotique, « Beauté sévère, laissez le faire, son bonheur ne vous coûte rien »). Ça tâte, palpe, paluche, tripote en permanence. Le décor est inspiré du <em>Jardin des délices</em> de Jérôme Bosch, avec ses structures bizarres et autres animaux géants. On ne niera pas une originalité esthétique, mais Hugo de Ana n’en fait rien : à croire que ces sculptures géantes ont été ajoutées après la finalisation de la mise en scène. Au premier acte nous sommes plongés dans une communauté de filles-fleurs sous la houlette d’un satyre (le Comte Ory), puis plus classiquement au château de la Comtesse à l’acte 2.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/juan_diego_florez.14a0819.jpg?itok=CSZEJwNC" title="Juan Diego Florèz (Comte Ory) © ROF / Studio Amati Bacciardi" width="346" /><br />
	Juan Diego Flórez (Comte Ory) © ROF / Studio Amati Bacciardi</p>
<p>On note bien quelques gags plutôt réussis, comme ces Tables de la Loi exhibées par le Comte-Ermite pour impressionner son écuyer à l’acte 1, qui s’allument ou clignotent à point nommé, ou encore la scène de gym tonique interrompue par la tempête à l’acte 2. Mais le tout est englué dans un mouvement parasite perpétuel, ça gigote, se dandine, et on retrouve pêle-mêle sur scène des œufs de Pâques, des oiseaux géants, des dinosaures…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/juan_diego_florez2.jpg?itok=w1EpGIvg" style="font-size: 14px" title="Juan Diego Florèz (Comte Ory) © ROF / Studio Amati Bacciardi" width="375" /><br />
	Juan Diego Flórez (Comte Ory) © ROF / Studio Amati Bacciardi</p>
<p>Heureusement le bilan musical est nettement plus réjouissant.</p>
<p><strong>Diego Matheuz</strong> à tête de l’Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI mène la barque à bon port. Les tempi sont vifs (parfois trop pour permettre une vraie intelligibilité du texte chez certains chanteurs) et les ensembles bien réglés. Manque cependant un soyeux dans les moments plus poétiques et ce grain de folie consubstantiel au Rossini comique.</p>
<p>Mais revenons au rôle-titre et à Juan Diego Flórez ! La comparaison avec ses performances passées exceptionnelles, au disque (2003) ou sur scène (au <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/florez-touche-par-la-grace">Metropolitan Opera de New-York en 2011</a>) pourrait s’avérer cruelle. On pourrait alors noter une souplesse et des nuances moindres, une projection plus modeste (l’acoustique particulière de la Vitrifigo Arena n’étant vraisemblablement pas étrangère à cette impression). Pourtant ce qui reste suffit très largement à notre bonheur ! D’abord un français d’une intelligibilité parfaite, une vraie <em>vis comica</em> (malgré les outrances de la mise en scène), une maîtrise parfaite de la tessiture et surtout cette évidence inexplicable quand un interprète chante un rôle qui semble écrit pour lui.</p>
<p>Il trouve en <strong>Julie Fuchs</strong> une Comtesse Adèle à sa mesure. On ne sait que louer d’abord, la fraîcheur du timbre, le français évident, ou le style châtié. Encore une fois le personnage que lui impose la mise en scène (une cruche qui vire rapidement nympho) n’est pas idéal, mais cela n’altère en rien  son élégance scénique et vocale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="357" src="/sites/default/files/styles/large/public/julie_fuchs_-_monica_bacelli.14a1237.jpg?itok=gDMn9ncn" title="Julie Fuchs (Comtesse Adèle), Monica Bacelli (Dame Ragonde) © ROF / Studio Amati Bacciardi" width="468" /><br />
	Julie Fuchs (Comtesse Adèle), Monica Bacelli (Dame Ragonde) © ROF / Studio Amati Bacciardi</p>
<p>Le troisième larron du trio torride de la fin du deuxième acte (<strong>Maria Kataeva</strong> en Isolier), se hisse au niveau des deux autres. Timbre plein, extension dans l’aigu, souplesse de l&rsquo;émission, la lauréate du concours Operalia 2019 (premier prix du public et second prix du jury) est une belle découverte.</p>
<p>On saluera également le Gouverneur de <strong>Nahuel di Pierro</strong>, aux graves impressionnants. Son air « Veiller sans cesse » est vivement applaudi, à raison.</p>
<p>Les autres protagonistes sont moins marquants, faute notamment d’un français parfaitement intelligible. <strong>Andrzej Filonczyk</strong> (Raimbaud) rattrape une performance en demi-teinte par son « Dans ce lieu solitaire » bien troussé, quand <strong>Monica Bacelli</strong> campe une Dame Ragonde réjouissante, faisant oublier par son métier des graves aujourd’hui évanouis.</p>
<p> </p>
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		<title>Pesaro 2022 : premières annonces et premières suppositions</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pesaro-2022-premieres-annonces-et-premieres-suppositions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 03:48:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A la veille du lancement de son édition 2021, le Rossini Opera Festival a levé le voile sur sa programmation 2022. Sont prévues une reprise de La Gazzetta dirigée par Carlo Rizzi dans la mise en scène de Marco Carniti, et deux nouvelles productions : Le Comte Ory (mise en scène de Hugo de Ana, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la veille du lancement de son édition 2021, le Rossini Opera Festival a levé le voile sur sa programmation 2022. Sont prévues une reprise de <em>La Gazzetta</em> dirigée par <strong>Carlo Rizzi</strong> dans la mise en scène de <strong>Marco Carniti</strong>, et deux nouvelles productions : <em>Le Comte Ory </em>(mise en scène de <strong>Hugo de Ana</strong>, direction musicale de <strong>Diego Matheuz</strong>) et <em>Otello</em> (mise en scène de <strong>Rosetta Cucchi</strong>, direction musicale de <strong>Yves Abel</strong>). Les récitals et autres rendez-vous ne sont pas encore communiqués, pas plus que les distributions. Mais une interview dans <em>Opéra Magazine </em>de <strong>Sergei Romanovsky</strong>, l’interprète cette année à Pesaro de Leicester dans <em>Elisabetta Regina d’Inghilterra</em>, laisse à penser qu’il pourrait endosser l’an prochain le costume d&rsquo;Otello. Le ténor russe est familier du rôle, qu’il reprendra en fin d’année à Liège. A suivre&#8230;</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/BZoFD0Js8RI" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Athènes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-athenes-jaho-incontournable-cio-cio-san-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2020 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ces temps troublés par l’épidémie de COVID 19, l’Opéra National de Grèce se lance à son tour dans la diffusion de spectacles en streaming. Le premier spectacle proposé est une Butterfly captée dans le moderne Stavros Niarchos Foundation Cultura Center (œuvre de Renzo Piano) à Athènes, en octobre dernier. Signe des temps, c’est une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En ces temps troublés par l’épidémie de COVID 19, l’Opéra National de Grèce se lance à son tour dans la diffusion de spectacles en streaming. Le premier spectacle proposé est une <em>Butterfly</em> captée dans le moderne Stavros Niarchos Foundation Cultura Center (œuvre de Renzo Piano) à Athènes, en octobre dernier. Signe des temps, c’est une version réduite orchestralement qui nous est proposée, afin de respecter les distances dans la fosse.</p>
<p>Est-ce pour compenser cette formation limitée que la balance de l’enregistrement favorise l’orchestre, au détriment des voix ? Ce défaut ne saurait cependant obérer les atouts de cette production, à commencer par son rôle-titre.</p>
<p> <img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gno_madama_butterfly_-_ermonela_jaho_-_photo_valeria_isaeva_1_resized.jpg?itok=6FdH0zf5" title="Chrysanthi Spitadi (Suzuki), Ermonela Jaho (Cio Cio San) © Valeria Isaeva" width="468" /><br />
	Chrysanthi Spitadi (Suzuki), Ermonela Jaho (Cio Cio San) © Valeria Isaeva</p>
<p><strong>Ermonela Jaho</strong> est aujourd’hui une titulaire incontournable de Cio Cio San, qu’elle a chanté sur toutes les scènes (de <a href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-new-york-ermonela-jaho-a-la-conquete-de-louest">New-York</a> à <a href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-paris-tce-ermonela-chapeau">Paris</a> en passant par <a href="https://www.forumopera.com/dvd/madama-butterfly-a-quoi-sert-un-dvd">Londres</a>). Elle parvient dans ce rôle à une étonnante synthèse : une incandescence dramatique alliée à une grande délicatesse stylistique. On pourra trouver son jeu parfois maniéré (la captation en gros plan fait ressortir quelques minauderies au premier acte), mais difficile de ne pas être happé par son intensité, passant sans difficulté de la légèreté de l’adolescente au plus noir désespoir. Le chant est au diapason, couleurs prégnantes, ligne diaprée de pianissimi, il touche au cœur.</p>
<p style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"> Face à elle, <strong>Gianluca Terranova</strong>, dont le timbre est loin d’être désagréable, est un Pinkerton un peu frustre, ce qui s’accorde finalement bien avec le personnage, plus antipathique qu’habituellement, arrogant et vulgaire (on admire notamment ses belles chemises hawaïennes). Manque cependant une quinte aigue plus libre pour totalement complaire au portrait vocal du yankee.</p>
<p>Ils sont entourés d’une équipe 100% grecque d’un très bon niveau. On retiendra en particulier le Sharpless plein de sollicitude de <strong>Dionysos Sourbis</strong>, au beau timbre cuivré, et la Suzuki émouvante de <strong>Chrysanthi Spitad</strong>, au mezzo ombré.</p>
<p>La direction de<strong> Lukas Karytinos</strong> ne souffre pas trop de la version allégée. Il maitrise le phrasé puccinien et compense une moindre variété des couleurs orchestrales par une gestion intelligente des atmosphères et des climax.</p>
<p style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"> </p>
<p>La production de <strong>Hugo de Hana</strong>, datant de 2013 mais réadaptée à la scène du Stavros Niarchos Hall, ne révolutionnera pas le genre, mais fait preuve d’une vraie lisibilité. Le dispositif scénique est très simple (trois pavillons sur fonds nu, animé de projections), et les costumes des protagonistes japonais restent traditionnels (à l’exception du jean porté par Butterfly à l’acte 2 pour souligner la rupture avec son pays et ses traditions). Les projections vidéos sont souvent superflues mais l’attention au jeu d’acteur convainc si ce n’est que les gros plans gâchent certains effets : la mort de l&rsquo;héroïne devait être autrement spectaculaire vue de la salle.</p>
<p> </p>
<p>Cette captation est disponible sur le <a href="https://tv.nationalopera.gr/en/">site du Greek National Opera</a> pour 10 euros jusqu’au 31 décembre 2021 et, élément notable, est disponible en version sous-titrée en français.</p>
<p> </p>
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		<title>L’Opéra National de Grèce lance GNO TV</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lopera-national-de-grece-lance-gno-tv/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 05:52:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra National de Grèce lance mercredi 25 novembre 2020 à 13h GNO TV, sa nouvelle chaîne TV en ligne. L&#8217;objectif est de favoriser le rayonnement international de l&#8217;unique institution lyrique grecque, avec pour commencer Madama Butterfly  dirigée par Loukas Karytinos, mise en scène par Hugo De Ana et interprétée par Ermonela Jaho, Gianluca Terranova, Dionysis Sourbis et Chrassanthi Spitadi dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra National de Grèce lance mercredi 25 novembre 2020 à 13h GNO TV, <a href="https://youtu.be/fLZ5YihXKrY">sa nouvelle chaîne TV</a> en ligne. L&rsquo;objectif est de favoriser le rayonnement international de l&rsquo;unique institution lyrique grecque, avec pour commencer <em>Madama Butterfly</em>  dirigée par <strong>Loukas Karytinos</strong>, mise en scène par <strong>Hugo De Ana </strong>et interprétée par <strong>Ermonela Jaho</strong>, <strong>Gianluca Terranova</strong>, <strong>Dionysis Sourbis</strong> et <strong>Chrassanthi Spitadi </strong>dans les rôles principaux  (voir communiqué de presse ci-après).</p>
<hr />
<p>L’Opéra National de Grèce présente GNO TV, la nouvelle chaîne de télévision en ligne consacrée à l’opéra, au ballet, à la musique et au théâtre musical sur <a href="https://www.nationalopera.gr/gnotv/">nationalopera.gr/GNOTV</a> &#8211; <a href="https://youtu.be/fLZ5YihXKrY">https://youtu.be/fLZ5YihXKrY</a></p>
<p>GNO TV, la nouvelle chaîne TV en ligne de l’Opéra National de Grèce ouvre le 25 novembre 2020 à partir de 13h avec la première projection en ligne de <em>Madama Butterfly</em> dont le rôle-titre est interprété par la soprano de réputation internationale, Ermonela Jaho. GNO TV &#8211; qui sera pleinement opérationnelle dès janvier prochain &#8211; est un projet réalisé grâce à la donation de la Stavros Niarchos Foundation (SNF) [<a href="http://www.SNF.org]">www.SNF.org]</a> destinée à renforcer l’internationalisation artistique du GNO. </p>
<p>GNO TV est une nouvelle branche de la programmation du GNO dont le but est de diffuser de par le monde les productions de l’unique théâtre lyrique grec, élargissant ainsi la notion d’internationalisation artistique. Si GNO TV débute en pleine pandémie et à une époque où les représentations du GNO sont suspendues, il n’en reste pas moins que ce nouveau service ne constitue pas seulement une réponse au coronavirus mais une étape dans la transition de l’Opéra National de Grèce vers une époque dont les besoins et les normes sont différents. GNO TV vise à attirer le public du monde entier. En effet, l’identité artistique et la qualité des productions du GNO lui permettent de se placer sur un pied d’égalité parmi les autres institutions sur le marché mondial en ligne du théâtre lyrique.</p>
<p>La période d’essai de GNO TV sera inaugurée avec la diffusion de <em>Madama Butterfly</em>, de Giacomo Puccini. C’était le premier opéra que le GNO a monté, en 1940, et c’est le premier opéra qui inaugurera GNO TV, la nouvelle plateforme numérique du GNO. Dès le 25 novembre 2020, <em>Madama Butterfly</em> sera accessible au public grec et international, via nationalopera.gr/GNOTV, pour un ticket d’à peine 10 euros. La production a été enregistrée à l’aide d’un système de pointe à huit caméras, dans une mise en scène spéciale, afin d’offrir aux spectateurs une expérience de visionnement et d’écoute de qualité. Le public pourra choisir parmi des sous-titres en grec, anglais et français.</p>
<p>Loukas Karytinos signe la direction musicale et Hugo de Ana signe la mise en scène, les décors et les costumes. Dans le rôle-titre, Ermonela Jaho. Elle est entourée de Gianluca Terranova, Dionysis Sourbis, Chrassanthi Spitadi, etc., dans les rôles principaux. Avec la participation de l’Orchestre et du Chœur du GNO. La conception des projections porte la signature d’Ideogramma SRL et Sergio Metalli, et, les lumières, celle de Valerio Alfieri. Le chœur est dirigé par Agathangelos Georgakatos.</p>
<p>Le Directeur artistique du GNO, Giorgos Koumentakis, note : « La création de GNO TV, la nouvelle chaîne de télévision en ligne de l’Opéra National de Grèce, lève le rideau sur une nouvelle ère pour notre organisation. Les circonstances éprouvantes des derniers mois nous ont amenés à accélérer nos efforts et à nous rapprocher un peu plus de l’avenir. Grâce au soutien que nous accorde la Stavros Niarchos Foundation, nous avons le plaisir de présenter une nouvelle plateforme de diffusion de notre travail, une nouvelle scène numérique, qui rendra notre travail artistique accessible au monde entier. Notre internationalisation artistique acquiert dorénavant une nouvelle dimension et nous sommes prêts prendre la mesure de nos forces et de nous adresser au public international aux côtés de tous les grands théâtres lyriques de la planète. Moyennant un ticket au prix réduit de 10 euros, les amateurs d’opéra pourront voir nos spectacles de chez eux. À partir de janvier 2021, la programmation de GNO TV sera enrichie d’un large éventail de productions d’opéra, de ballet, de musique, de théâtre musical, de festivals, de productions pour enfants et bien d’autres. Nous vous attendons. »</p>
<p>Selon la programmation de l’Opéra National de Grèce, en décembre GNO TV présentera en première la nouvelle production de <em>Don Quichotte</em> avec le Ballet du GNO. Fin décembre, ce sera le tour de <em>Don Giovanni</em>, une coproduction internationale du GNO en collaboration avec les Opéras de Göteborg et de Copenhague.</p>
<p>Pleinement opérationnelle début janvier 2021, GNO TV proposera une large gamme de spectacles au public du GNO, allant de représentations d’opéra et de ballet de la Salle Stavros Niarchos, d’opérette, de théâtre musical et de festivals de la Scène Alternative, mais aussi de productions plus anciennes du GNO ainsi que de nouveaux festivals, programmes éducatifs et productions pour enfants, en ligne. La liste détaillée des services proposés par GNO TV sera communiquée ultérieurement.</p>
<p>La diffusion des spectacles de GNO TV sera réalisée via le lecteur Akamai. Il s’agit d’un excellent service virtuel de sécurité, de performance en ligne et de livraison de contenu qui assure des diffusions sûres, fiables et rapides, sur tout appareil et en tout lieu. Avec plus de 270 000 appareils dans plus de 120 pays, Akamai distribue plus de 40% du trafic international en ligne. En effet, elle supporte plus de 3 milliards d’interactions numériques par jour, par 6 000 entreprises et organismes de premier plan, de par le monde.</p>
<p>Les tickets de 10 euros pour la diffusion de <em>Madama Butterfly</em> par GNO TV sont en prévente sur <a href="https://www.ticketservices.gr/">www.ticketservices.gr</a>.</p>
<p>La video est disponible jusqu’au 31 juillet 2021. Avec le ticket de 10 euros, le spectateur pourra savourer cette excellente production d’opéra sur <a href="https://www.nationalopera.gr/gnotv/">nationalopera.gr/GNOTV</a> depuis le confort de son foyer, au moment où il le choisira, sur son ordinateur, son iPad, son téléviseur, voire, son téléphone portable.</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Aida — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-madrid-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Mar 2018 21:30:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1871 au Caire, Aida est prétexte à moult débordements égyptologiques. Il a fallu rapidement investir des scènes immenses – arènes, stades &#8230; – pour accueillir la débauche de figurants en chendjit et d’obélisques dorés suscitée par le livret de Ghislanzoni et la musique de Verdi. Certains ont prétendu la partition intimiste &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1871 au Caire, <em>Aida</em> est prétexte à moult débordements égyptologiques. Il a fallu rapidement investir des scènes immenses – arènes, stades &#8230; – pour accueillir la débauche de figurants en chendjit et d’obélisques dorés suscitée par le livret de Ghislanzoni et la musique de Verdi. Certains ont prétendu la partition intimiste pour s’essayer à des approches minimalistes, la dernière en date <a href="https://www.forumopera.com/aida-salzbourg-le-renouveau-etait-dans-la-partition">à Salzbourg cet été avec Anna Netrebko dans le rôle-titre</a>. En vain. L’ouvrage veut de la pompe, du monumental et de l’accessoire. Point n’est besoin d’en convaincre <strong>Hugo De Ana</strong>. L’homme, connu pour ses mises en scène emphatiques, trouve là un terrain de jeu idéal. Dans un raccourci géographique et historique audacieux, les pyramides du Caire côtoient le temple de Louxor. Un rideau d’argent, martelé de hiéroglyphes, sépare chaque tableau. Des projections vidéo agrandissent des décors déjà démesurés. Des danseurs demi-nus, tour à tour esclaves et guerriers, envahissent le plateau dès le prélude. Prêtres et soldats, en cohorte décuplée par des miroirs immenses, défilent au pas. Une porte d’or et de pierres précieuses ferme les appartements d’Amnéris. Soutenue par des statues de plusieurs mètres, la stèle fatale évoque moins un tombeau obscur qu’une cathédrale. La scène du triomphe est évidemment triomphale. Tout cela pourrait paraître exagéré si l’interprétation musicale n’enfilait le même pardessus XXL.</p>
<p>C’est qu’il faut des titans pour rendre acceptable une vision aussi titanesque. Si <strong>Roberto Tagliavini</strong>, rossinien plus que verdien émérite, offre de Ramfis un portrait trop sage, si <strong>Violeta Urmana </strong>en Amneris impérieuse manque d’impact lorsqu’il lui faut assommer de notes graves ses adversaires, <strong>Grégory Kunde</strong> et <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> trouvent là l’occasion de marquer de leurs empreintes gigantesques les rôles de Radamès et d’Aïda.</p>
<p>Faut-il encore s’étonner du parcours et de la longévité du ténor américain ? Rien ne lui semble aujourd’hui insurmontable. Pas même le ridicule de dreadlocks qui font du général égyptien, non un adorateur de Ftha, mais de Bob Marley. D’un « Celeste Aida » en forme de déclaration de guerre jusqu’au duo final, où la voix se risque enfin à d’immatériels <em>piani</em>, chaque note est pensée, assumée, projetée avec violence, sans concession, en accord avec la sauvagerie sur scène des danses imaginées par <strong>Michele Costentino</strong>.</p>
<p>En 2016, Paris découvrait ébahi <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-debuts-eclatants-de-liudmyla-monastyrska-a-lonp">Liudmyla Monastyrska dans ce rôle d’Aida</a>. Faire trembler les lustres du Teatro Real est jeu d’enfant lorsqu’on parvient sans mal à emplir la Bastille. Bien qu’il faille s’accrocher plus d’une fois à son accoudoir pour résister aux coups portés, ce n’est pourtant pas la projection qui scotche mais, par contraste, l’émission d’aigus finement et longuement tracés sur le fil de la portée. Douce et véhémente à la fois, impérieuse et soumise, la soprano ukrainienne résoudrait la quadrature du cercle si la diction était moins confuse.</p>
<p>Dans le court rôle d’Amonasro,<strong> Gabriele Viviani</strong> ne lui cède en rien. La puissance hors du commun, les traits droits augmentés de cet élan pugnace qu’exige le chant verdien font du duo entre père et fille un combat de fauves à la vie à la mort. En roi d’Egypte, <strong>Solomon Howard</strong> expose un torse à faire pâlir de jalousie Samuel Ramey et une voix d’une autorité conforme à celle présumée d’un souverain.</p>
<p>A la tête d’un chœur et d’un orchestre déchaînés, <strong>Nicolas Luisotti</strong> tire les ficelles de ce qui s’apparente vite à une gigantomachie. Sa direction ne marche pas, elle court, elle bouscule, elle gifle, sans négliger les raffinements de l’écriture, mais en privilégiant l’urgence du drame, jusqu’à son issue fatale qui loin d’apporter la paix implorée par Amneris nous laisse cloué sur notre fauteuil, haletant, assommé et heureux. </p>
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		<title>Ermonela Jaho : 2018, année Thaïs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ermonela-jaho-2018-annee-thais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2017 06:59:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si 2017 a été une année Butterfly pour Ermonela Jaho qui, en geisha puccinienne, a fait pleureur vingt-six fois les publics de Londres, Washington, Madrid, Peralada et Paris, 2018 sera, elle, placée sous le signe de Thaïs. La soprano albanaise chantera le rôle-titre de l’opéra de Massenet, à Pékin d’abord, en février, pour la création &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si 2017 a été une année <em>Butterfly</em> pour <strong>Ermonela Jaho</strong> qui, en geisha puccinienne, a fait pleureur vingt-six fois les publics de Londres, Washington, Madrid, <a href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-peralada-sans-routine">Peralada</a> et <a href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-paris-tce-ermonela-chapeau">Paris</a>, 2018 sera, elle, placée sous le signe de <em>Thaïs</em>. La soprano albanaise chantera le rôle-titre de l’opéra de Massenet, à Pékin d’abord, en février, pour la création chinoise de l’ouvrage, puis en juillet au Teatro Real de Madrid et au festival de Peralada. Elle aura à chaque fois pour partenaire <strong>Placido Domingo</strong>, définitivement baryton, en Athanaël. <em>Thaïs</em> traîne une réputation sulfureuse depuis que <strong>Sybil Sanderson</strong>, créatrice du rôle, montra fortuitement son sein lors d’une des premières représentations à Paris en 1894. Dans ce même ouvrage à La Nouvelle-Orléans en 1973, <strong>Carol Neblett</strong>, <a href="/breve/deces-de-carol-neblett">récemment disparue</a>, osa le nu intégral. Les âmes chastes n’auront toutefois pas à s’abstenir l’année prochaine, du moins en Espagne : <em>Thaïs </em>sera proposée en version de concert. En Chine, l’opéra sera mis en scène par <strong>Hugo De Ana.</strong></p>
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		<title>VERDI, Jérusalem — Parme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jerusalem-parme-une-reussite-technique-et-esthetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2017 04:00:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’an prochain, à Jérusalem ! C’était à peu près le message que délivrait le pape Urbain II à la chrétienté en lançant son appel à la première croisade le 18 novembre 1095. C’est en le reproduisant pendant l’ouverture en surimpression sur le rideau de scène, à grand renfort d’images relatives à la période médiévale, objets &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’an prochain, à Jérusalem ! C’était à peu près le message que délivrait le pape Urbain II à la chrétienté en lançant son appel à la première croisade le 18 novembre 1095. C’est en le reproduisant pendant l’ouverture en surimpression sur le rideau de scène, à grand renfort d’images relatives à la période médiévale, objets du culte en ivoire, vitraux historiés, chapiteaux romans, planètes courant leur orbe ou zodiaque dans le ciel, que le metteur en scène <strong>Hugo de Ana</strong>, qui signe aussi costumes et décors, introduit l’opéra <em>Jerusalem </em>que le Teatro Regio de Parme présente à l’occasion du Festival Verdi 2017.</p>
<p>Sélectionnées avec soin et enchaînées dans une succession tourbillonnante qui emplit l’espace, ces projections colorées, réalisées par la société de <strong>Sergio Metalli,</strong> constitueront tout au long du spectacle, quand le metteur en scène y recourra, un efficace substitut aux moyens exceptionnels que réclame le genre « grand opéra ». Hugo de Ana a choisi de donner à voir, de combler le regard et de séduire par des tableaux évocateurs où le choix des couleurs, la définition de l’aspect, lisse ou hérissé de reliefs, la disposition des éléments du décor dans l’espace, qu’il s’agisse de surfaces pour les bâtiments, d’objets ou de personnes, renvoie à un riche substrat de références picturales dans les genres orientaliste ou troubadour. La gageure sera tenue et l’ensemble de la production est d’un raffinement constant, auquel contribuent même les libertés prises par les costumes quant à l’historicité ou la vraisemblance. Si l’on ajoute que l’enchaînement des scènes avec changement de lieu est obtenu pratiquement sans interruption, à l’exception d’un précipité pour préparer l’espace scénique nécessaire au ballet, par des fondus enchaînés réalisés grâce aux projections sur le rideau de tulle qui masquent les changements en train de s’opérer, on peut dire que cette production est une réussite aussi bien technique qu’esthétique à laquelle les lumières de <strong>Valerio Alfieri</strong> sont une contribution essentielle.</p>
<p>Pour ses débuts à Paris Verdi veut mettre toutes les chances de son côté et sacrifier à ce qui plaît. Prudemment, il choisit comme Rossini l’avait fait avant lui, de remanier une œuvre ayant fait ses preuves en Italie. <em>I Lombardi alla prima crociata </em>deviendront donc <em>Jérusalem</em>, au prix d’ajustements, ajouts, retraits, déplacements, transpositions, qui en feront une œuvre originale. Le cadre historique reste le même, celui de cette expédition militaire destinée à protéger les chrétiens d’Orient et les pèlerins, toujours plus menacés après la déconfiture de l’armée byzantine en 1071. Quant à l’intrigue sentimentale, elle relève de l’invention pure, mais elle permet de créer des situations de tension propices aux élans lyriques, de la scène initiale, qui refait <em>Roméo et Juliette</em>, à la scène finale, où l’aveu et la mort du coupable ont suscité l’horreur avant de rétablir la justice et l’harmonie, pour la plus grande gloire de Dieu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/a-2866_jerusalem2017_low.jpg?itok=WupR4eLU" title="Hélène et Gaston (Acte I, scène 1) © Roberto Ricci" width="468" /><br />
	Hélène et Gaston (Acte I, scène 1) © Roberto Ricci</p>
<p>Il y a trois grands rôles : le couple d’amants, ténor et soprano, et le méchant, une basse ; trois rôles secondaires, le père crédule – un baryton –, le représentant du pape – une basse –, un écuyer fidèle – ténor – ; et des utilités, une confidente – mezzosoprano –, l’émir de Ramla – basse –, un officier, un héraut et un soldat. L’amant doit avoir de la vaillance mais peu, puisque la scène d’entrée le montre prêt à épouser la fille du meurtrier de son père. Ce guerrier est d’abord un amoureux, puis une victime quand il est injustement accusé, encore une victime quand il est prisonnier à Ramla et toujours une victime quand il subit l’humiliation publique et évidemment toujours amoureux. Son chant essentiellement lyrique doit être souple et capable d’élancements et de tenues. <strong>Ramon Vargas</strong> a tous les atouts nécessaires, à l’exception des notes les plus aigües, pourtant écrites mais qui lui sont devenues inaccessibles et qu’il a la sagesse de ne pas tenter. Si l’on ne peut nier une certaine frustration, l’élégance générale et la sensibilité de l’interprétation l’emportent. Son intrépide bien-aimée, nouvelle Isabelle partie à la recherche de l’amant disparu, semble avoir assez de caractère pour tenir tête à son père et se lancer dans des aventures peu compatibles avec son appartenance au « sexe faible ». On attend une voix qui traduise l’énergie de cette amoureuse exaltée. Celle <strong>d’Annick Massis</strong>, dont la performance est indiscutablement digne d’éloges pour la qualité du contrôle de l’émission et les raffinements techniques qui sont sa marque, son filés et trilles compris, nous prive un peu de l’élan, voire du mordant que nous associons au personnage, par exemple dans la scène où Hélène menace l’émir de représailles s’il la maltraitait, probablement en raison de la ténuité du centre et du bas du registre. Leur persécuteur, l’oncle pervers et concupiscent, le comploteur assassin, le calomniateur du premier acte devient dans le second cet ascète en route vers Jérusalem dont la réputation de piété impressionne même les musulmans et dont les pèlerins chrétiens ont fait un saint homme. On ne surprendra personne en disant que <strong>Michele Pertusi</strong> campe le personnage avec la maestria qu’on lui connaît : d’abord arrogant, brutal et sournois comme il faut, il donne au repenti qui se croit fratricide une humilité non dépourvue de noblesse qui en fait un authentique héros tragique. Certes les graves les plus extrêmes révèlent les limites de sa voix de basse chantante, mais ces quelques secondes ne peuvent entacher une prestation de première grandeur, où l’expressivité du chant a la justesse et la précision qui caractérisent ce chanteur musicien.</p>
<p>On ne s’étendra pas sur le personnage du comte de Toulouse, qui n’évolue guère une fois qu’il est convaincu de la culpabilité de Gaston de Béarn, ni sur le légat du Pape, représentant d’une autorité qui se veut indiscutable. Le baryton <strong>Pablo Gàlvez</strong> et la basse <strong>Deyan Vatchkov</strong> y sont aussi dignes que possible, même si leur prononciation du français n’est pas irréprochable. Le personnage de Raymond, l’écuyer fidèle, évolue encore moins, mais le ténor <strong>Paolo Antognetti</strong> projette sa voix bien timbrée de façon telle que l’on croit à son indignation. <strong>Valentina Boi</strong>, en suivante d’Hélène, ou <strong>Massimiliano Catellani</strong>, en émir de Ramla, ont peu d’occasions de laisser leur empreinte.</p>
<p>Il en va différemment du chœur qui recueille un triomphe aux saluts, à juste titre, même si certains contrastes entre piano et forte nous ont semblé un rien outrés, plus destinés à faire montre d’un contrôle virtuose que d’une prescription de la partition, mais après tout il s’agit d’interprétation. La partition utilisée, justement, est celle de l’édition critique établie par Jürgen Selk pour les éditions de l’Université de Chicago et les éditions Ricordi de Milan. Cela nous vaut quelques scènes brèves en plus et surtout le ballet dans son intégralité. Affirmer qu’il nous a passionné serait excessif, mais la chorégraphe <strong>Leda Loiodice</strong> a empoigné le problème à bras le corps. Grâce aux seize danseurs et danseuses dont elle dispose, elle occupe l’espace scénique de façon continue, sans tomber dans la parodie de ballets mauresques ni les banalités du ballet contemporain, et l’exploit n’est pas mince !</p>
<p>Derniers de la liste mais ô combien essentiels eux aussi, les musiciens de l’Orchestre Philarmonique Toscanini. Ils se montrent d’une plasticité infinie sous la direction millimétrée de <strong>Daniele Callegari</strong>, qui démontre une fois de plus quel grand chef d’opéra il sait être, tant il contrôle l’intensité sonore pour soutenir les chanteurs tout en la relevant en un instant pour maintenir la tension. Il cisèle les procédés d’écriture qui constituent des « constantes » verdiennes qui se retrouveront dans les œuvres du futur, et on ne perd rien des réminiscences peut-être accidentelles de <em>Norma</em> ou d&rsquo;opéras de Meyerbeer. Sa direction est tout à la fois précise, équilibrée et lyrique, et ce n’est que justice s’il est lui aussi acclamé au rideau final. Prophète en son pays, Michele Pertusi triomphe à l’applaudimètre mais au-delà des succès personnels, cette communion dans l’amour de Verdi qui rassemble un public international ne laisse pas de réconforter car elle transcende les frontières. On pourra peut-être la voir à l’œuvre à Monte-Carlo, coproducteur d’un spectacle incontestablement réussi.</p>
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		<title>Débuts réussis pour Daniela Barcellona en Dalila</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/debuts-reussis-pour-daniela-barcellona-en-dalila/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 10:21:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous connaissons bien Daniela Barcellona pour ses rôles de travestis rossiniens (Malcom de La Donna del Lago, Arsace de Semiramide ou encore le rôle-titre de Tancredi), ses héroines espiègles (Isabella de L’italiana in Algeri , Rosina du Barbiere di Siviglia, Mistress Quickly dans Falstaff). Le public a pu l’apprécier, notamment à Paris, dans des personnages moins &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous connaissons bien <strong>Daniela Barcellona</strong> pour ses rôles de travestis rossiniens (Malcom de<em> La Donna del Lago</em>, Arsace de <em>Semiramide </em>ou encore le rôle-titre de <em>Tancredi</em>), ses héroines espiègles (Isabella de <em>L’italiana in Algeri</em> , Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em>, Mistress Quickly dans <em>Falstaff</em>). Le public a pu l’apprécier, notamment à Paris, dans des personnages moins sympathiques : Amneris d’<em>Aida</em>, Eboli de <em>Don Carlo</em>, la Princesse de Bouillon dans<em> Adriana Lecouvreur</em>. Le mezzo italien nous dévoile cette fois une nouvelle face de son talent avec sa prise de rôle en Dalila à Turin ce mois d’octobre. Elle y incarne à la perfection une séductrice sensuelle et envoutante, où son timbre chaud fait merveille. Scéniquement très à l’aise, elle n’hésite pas à se mêler aux danseurs dans une bacchanale particulièrement érotique. Seul bémol, une articulation du texte qui reste perfectible. A ses côtés, <strong>Gregory Kunde </strong>est un Samson proprement incroyable de musicalité et de projection, à l’aigu triomphant. Plus étonnamment, cette tessiture centrale ne semble lui poser aucun problème, comme si sa voix avait encore mûri. La production de <strong>Hugo de Ana</strong> offre un cadre d’une beauté à couper le souffle. Enfin, la réussite de la soirée n’aurait pas été complète sans la direction inspirée de <strong>Pinchas Steinberg</strong> qui fait respirer comme personne la sensualité de cette partition. Un sans faute.</p>
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