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	<title>Vincent DUMESTRE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vincent DUMESTRE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VIVALDI, Nisi Dominus &#8211; Beaune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-nisi-dominus-beaune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au terme du Nisi Dominus, longuement acclamé par le public, que Vincent Dumestre explicite sa démarche avant d’offrir en bis une nouvelle laude, avec déambulation dans la nef : les laudes, fleurissantes durant la Contre-Réforme, liées à l’activité des confréries, irriguaient la vie musicale du temps (*). Toutes les œuvres sont enchaînées sans interruption, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est au terme du <em>Nisi Dominus</em>, longuement acclamé par le public, que <strong>Vincent Dumestre</strong> explicite sa démarche avant d’offrir en bis une nouvelle laude, avec déambulation dans la nef : les laudes, fleurissantes durant la Contre-Réforme, liées à l’activité des confréries, irriguaient la vie musicale du temps (*).<br />
Toutes les œuvres sont enchaînées sans interruption, ainsi le concert associe-t-il, fût-ce brièvement, l’essentiel des formes d’expression religieuse du baroque italien. À signaler, le soin mis par le chef, dont on connaît la passion pour la théâtralité de l’époque, à user de la lumière, du mouvement et des contrastes pour renforcer le climat de cette soirée, aussi brève que dense, dont le programme est identique à celui de <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/nisi-dominus-un-avant-gout-deternite/">l’enregistrement</a> publié en 2022 par Alpha Classics, déjà repris <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-nisi-dominus-sable-sur-sarthe/">en concert</a> au Festival de Sablé 2024.</p>
<p>L’intonation du <em>Nisi Dominus</em> grégorien, après que le grand orgue a préludé, va introduire la première laude, de Soto, où les trois hommes, aux voix très projetées, sont accompagnés pour plus d&rsquo;une dizaine de strophes de quelques instruments durant leur lente déambulation, animée, quasi dansante, du porche à la croisée du transept. Les musiciens ont pris place, et <strong>Eva Zaïcic</strong>, et une violoniste, devant le chœur, entonnent une pièce aussi simple qu’émouvante. La surprise vient de la réponse, dupliquée qui nous parvient à l’opposé de la nef : <strong>Marie Théoleyre</strong>, également accompagnée, va lui faire écho, et les très nombreuses strophes vont s’enchaîner au point d’imprégner les mémoires. La pureté d’émission, associée aux couleurs des deux voix qui vont finir par se retrouver est un bonheur, d’autant que les deux violons ne sont pas en reste.<br />
L’obscurité se fait pour la <em>Sinfonia funebre</em> de Locatelli. Tendu, pesant et intensément dramatique, aux harmonies douloureuses, le largo initial donne le ton. Les mouvements suivants, contrastés, articulés, sont d’une belle pâte, et <strong>Le Poème harmonique</strong> s’y montre exemplaire de plénitude, de rondeur, avec un violon solo (Louise Ayrton) admirable de jeu. Le motet <em>Invicta bellate</em>, de Vivaldi, confié à notre mezzo, est un bonheur, imagé à souhait, avec un <em>Alleluia</em> agile et d’une incroyable longueur de souffle. C’est <em>a cappella</em> que les trois hommes entonnent le <em>O dolcezza</em> , de Rizzi, avec incises de la soprano. La séduction ne se dément pas, comme sa justesse, constante pour une pièce dont la longueur est propre à engendrer des défaillances. La <em>Sinfonia al Santo Sepolcro</em>, de Vivaldi, écrite sans basse continue, est une autre respiration bienvenue.</p>
<p>Pour conclure, le <em>Nisi Dominus</em> répond à toutes les attentes, avec des basses profondes (dont les pizzicati des violoncelles, de la contrebasse, avec le théorbe sont remarquables), des violons bien articulés, contrastés. La voix d’Eva Zaïcik s’y révèle magistrale de conduite, qu’il s’agisse de quatre mesures de traits (« custodia » de l’allegro initial), de l’ample soutien du largo suivant, de la vélocité du <em>Surgite</em>… Arrêtons là l’énumération, ce fut superlatif de force expressive et d’émotion juste, jusqu’à la jubilation de l’<em>Amen</em>. Après les saluts, elle participa au bis en jouant des castagnettes… on retrouve la pétulante Fiammetta d&rsquo;hier (<em>Il vecchio avaro</em>, de Gasparini). Quel tempérament !</p>
<pre>* la laude se présente alors comme simple, syllabique, strophique, toujours tonale, monodique comme polyphonique. Dans ce cas, l’homorythmie gouverne le mouvement des voix (tous les chanteurs articulent le même texte en même temps). C'est l'héritiére de la tradition populaire et de la polyphonie de la frottole. Razzi édita plusieurs livres de laudes entre 1563 et 1609. Soto de Lanza, chanteur espagnol qui dirigea un temps le choeur de la Chapelle pontificale, en laisse cinq livres, à partir de 1562.</pre>
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		<title>GASPARINI, Il vecchio avaro &#8211; Beaune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-il-vecchio-avaro-beaune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de la restitution de L’Uomo femina, de Galuppi, que signait Vincent Dumestre il y a deux ans. Son insatiable curiosité et le succès remporté l’ont conduit à renouveler l’aventure, en mars, à Caen, avec un intermezzo de Gasparini, Il vecchio avaro, d’après L’Avare de Molière. Ce dernier avait copieusement emprunté aux Italiens. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de la restitution de <em>L’Uomo femina</em>, de Galuppi, que signait <strong>Vincent Dumestre</strong> il y a deux ans. Son insatiable curiosité et le succès remporté l’ont conduit à renouveler l’aventure, en mars, à Caen, avec un <em>intermezzo</em> de Gasparini, <em>Il vecchio avaro</em>, d’après <em>L’Avare</em> de Molière. Ce dernier avait copieusement emprunté aux Italiens. Ce n’est donc que justice que ceux-ci se soient très vite emparés de son œuvre. Ainsi, sur les scènes lyriques ultramontines, <em>L’Avare</em> fut-il fréquemment adapté jusqu’au début du XIXe siècle (*). Une bonne dizaine d’<em>intermezzi</em> du prédécesseur de Vivaldi à la Pietà nous sont parvenus. Le choix d’ <em>Il vecchio avaro</em>, outre le fait que la comédie de Molière parle à tout le monde, est particulièrement heureux.<br />
De multiples reprises (**), au succès confirmé, sont intervenues avant que l’ouvrage arrive à Beaune. Cette étape, essentielle, marque un tournant, lié à l’évolution initiée par la nouvelle direction du Festival : pour la première fois, il offre un ouvrage baroque dans une authentique mise en scène, et ce, dans le beau petit théâtre à l’italienne, cadre idéal pour une telle production. Aurait-on engagé une troupe de figurants pour occuper le théâtre et jouer une partie d&rsquo; éventail que l’on n’aurait pas fait mieux. La canicule, à son sommet, avait conduit le Théâtre de Beaune à user de deux gros climatiseurs pour tenter de rafraichir la salle, à imposer un entracte (non prévu) après avoir placé des fontaines tout à l’entour. Il n’empêche, la chaleur était vive et public comme interprètes feront avec. Tout le monde sortira de cette fournaise la joie au cœur, et l’on frémit à l’idée que nous aurions pu en être privés.</p>
<p>L’adaptation de Salvi, le librettiste, est aussi efficace que libre. Les personnages sont réduits à deux chanteurs et un comédien, l’action étant resserrée sur le couple Pancrazio (Harpagon) et Fiammetta (condensé de Frosine et de Marianne), avec le concours de Valletto (La Flèche) personnage muet mais essentiel de l’intermezzo. Vincent Dumestre ajoute opportunément une nourrice âgée (rôle travesti), traditionnelle dans les ouvrages baroques, Scarabea, qui portera la voix du bon sens populaire.</p>
<p>Point d’ouverture, devant le beau rideau de scène, d’un bleu profond, dont la base s’orne de motifs végétaux qui renvoient à la peinture italienne, une ancienne charrette à bras où reposent divers accessoires (banc etc.). Alors que les lumières déclinent, la rumeur de bourdons, puis de cris, annonce l’arrivée de Scarabea, qui fait mine de s’accompagner à la vielle à roue. Valletto, muni d’une lanterne dont il tirera les meilleurs effets surgit. La nourrice, jamais ridicule ni comique, entonne une sorte de complainte traditionnelle, qui traduit le bon sens populaire. En contrepoint des arias, duos et récitatifs confiés à nos deux coquins, nous apprécierons ainsi de beaux airs traditionnels, arrangés par Vincent Dumestre pour s’intégrer harmonieusement à la trame dramatique.<br />
Lorsque le rideau s’ouvre, nous découvrons l’orchestre, côté cour, et le décor où l’essentiel de l’action se déroulera, avec des toiles peintes en arrière-plan, actionnées par des cordes dont la mise en scène saura tirer le meilleur parti. Un authentique désordre du XVIIIe siècle prévaut chez Pancrazio, qui poursuit son valet. « À présent que je suis libre » (en italien, évidemment) chante Fiammetta, jeune veuve désargentée en quête d’une opportunité. On ne résumera pas l’action, réjouissante.<br />
La mise en scène que signe <strong>Théophile Gasselin</strong> est une réussite achevée, témoignant à la fois de sa culture approfondie et de son savoir-faire très professionnel. Les beaux costumes seyants, inspirés du temps, d’<strong>Alain Blanchot</strong>, les accessoires, les lumières intelligentes de <strong>Christophe Nallet</strong>, la scénographie de <strong>Louise Caron</strong> sont un constant régal. La direction d’acteurs, millimétrée, réjouit autant qu’elle sert la conduite de la farce.</p>
<p>Évidemment, <strong>Stefano Amori</strong>, Valletto (La Flèche, et Valère, chez Molière), personnage muet, complice de Fiammetta, use de toutes les ressources de son art pour camper ce personnage facétieux, souple, bondissant, irrésistible. Pancrazio n’est plus tout à fait Harpagon. Le tyran domestique, bourgeois ambitieux, secrètement usurier rapace, détestable, s’est mué en un avare misanthrope, profondément humain malgré ses travers. <strong>Victor Sicard </strong>est non seulement la voix que l’on connaît, à la plus large tessiture, aux moyens d’exception. Il se double d’un merveilleux comédien, dont le bonheur à jouer est communicatif. La diction au service d’une expression juste, des couleurs renouvelées qui traduisent une psychologie plus complexe que ce que l’on imaginait, tout concourt à notre bonheur : l’avare ne mérite pas l’opprobre qui s’attache à son travers.</p>
<p>Trouvaille dramatique bienvenue : la jeune et rusée veuve désargentée, sans scrupules, Fiammetta, se dédouble en Ficchietto, son  frère jumeau d’invention, qu’elle fait embaucher par Pancrazio pour ourdir sa supercherie. C’est peu dire qu’<strong>Éva Zaïcik </strong>est Fiammetta. La rouerie, la duplicité sont illustrées avec maestria. Présence vocale et scénique sont indéniables. Il faudra attendre la fin de l’ouvrage pour que l’insertion (<em>aria di baule</em>) du « Agitata da due venti » (emprunté à <em>la Griselda</em> de Vivaldi) permette à notre diva de déployer toutes les ressources de son chant, car la partition n’exige guère davantage que ce que dont usera Pergolèse dans <em>la Serva padrona</em>, quelque treize ans après<em>. </em>Scarabea, la nourrice, vielleuse, ajoutée par Vincent Dumestre, s’intègre fort bien à la trame. Chacune de ses sentences est un régal (dont « Chi non ha non è »). <strong>Serge Goubioud</strong> lui confère une épaisseur humaine, à travers un chant authentique et une présence indéniable.</p>
<p><strong> </strong>Vincent Dumestre s’est souvenu de son <em>Bourgeois gentilhomme</em>. Pancrazio, soucieux d’appartenir à l’élite, apprendra à danser, et la marche pour la cérémonie des Turcs se glisse adroitement dans le déroulé. Les critiques soucieux d’authenticité, dont il m’arrive d’être, pourront contester la liberté que s’est octroyée la réalisation par rapport à la partition conservée : on leur objectera que l’esprit est là, pleinement restitué, avec une vie constante, une action qui vous tient en haleine, servie par des musiciens – comédiens d’excellence, et que l’intelligente réalisation associe idéalement ses ajouts ou emprunts sans qu’aucune couture soit visible, avec un naturel confondant. L’orchestre, conduit de la guitare baroque dont joue le réalisateur, se montre irréprochable. Tout juste un brin de fantaisie, de légèreté comme d’énergie, d’excès aussi, lié à la comédie, aurait-il pu ajouter un peu de piment.</p>
<p>Un spectacle tonique, réjouissant, abouti, que l’on retrouvera avec bonheur.</p>
<pre>(*) après Gasparini en 1720, nombre de compositeurs s’inspirèrent de la comédie de Molière. Anfossi (1775), Astarita (1776), Sarti (1777), Rutini (1789), Mayr (1799), Orlandi (1801), Bianchi  puis Fioravanti (1804), Cordella, puis Savi (1810... entre autres.

(**) Alors que plusieurs éditions du livret (Venise, Bologne, Livourne) nous sont parvenues, la seule partition recensée est conservée à l’abbaye de Montecassino.

(***) <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/">Rennes</a>, Reims, Paris (Athénée), La Rochelle, Amiens, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-il-vecchio-avaro-versailles/">Versailles</a>, avant de retrouver la production la saison prochaine à Dijon (3 et 4 mars 2027).</pre>
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		<item>
		<title>GASPARINI, Il vecchio avaro – Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-il-vecchio-avaro-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre d’une vaste tournée en France, L’Avare de Francesco Gasparini (ou plutôt Il vecchio avaro) fait escale à l’Opéra-royal de Versailles, cadre idéal pour la représentation de cet ouvrage, abstraction faite des écarts d’époque et de lieu (la salle, inaugurée en 1770 n’est évidemment pas le Teatro Sant’Angelo  inauguré lui en 1677). La &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre d’une vaste tournée en France, <em>L’Avare</em> de Francesco Gasparini (ou plutôt <em>Il vecchio avaro</em>) fait escale à l’Opéra-royal de Versailles, cadre idéal pour la représentation de cet ouvrage, abstraction faite des écarts d’époque et de lieu (la salle, inaugurée en 1770 n’est évidemment pas le Teatro Sant’Angelo  inauguré lui en 1677). La production de <strong>Théophile Gasselin</strong> est en effet un régal pour l’œil, par la beauté fanée de son décor (<strong>Louise Caron</strong>), le clair-obscur de certains de ses éclairages (<strong>Christophe Naillet</strong>), le drapé de son rideau de scène bleu, ses costumes au charme suranné (<strong>Alain Blanchot</strong>), l&rsquo;ensemble s’accordant parfaitement aux lieux. La largeur du plateau permet de plus de disposer l’orchestre sur l’un des côtés de la scène tout en laissant assez de place et de recul aux chanteurs pour évoluer sur toute la largeur et la profondeur de celle-ci. À l’origine, l’ouvrage est un intermezzo destiné à être joué entre les actes d’un grand <em>opera seria</em>. L’intrigue de Molière est extrêmement simplifiée et reprend les schémas du genre bouffe italien (théâtral comme lyrique), avec deux personnages seulement à l&rsquo;origine : un vieux barbon avare (Pancrazo) et une jeune femme rouée (Fiammetta) qui, pour le manipuler, s’invente un frère jumeau (Fichetto) qu’elle place en tant que valet. Pancrazo s’en méfie un peu initialement car il parle aussi le français : or « Un homme qui a deux langues a aussi quatre mains »&#8230; Fiametta trouve la cassette de Pancrazo, enterrée dans le jardin, et s’en empare. Le coffret contient 6000 écus. À ce stade, Pancrazo ne s’est pas aperçu de la disparition de son bien. Le « faux-frère » Fichetto donne toute satisfaction au vieil avare et vante en retour les qualités d’économie de sa « soeur ». En conséquence, Pancrazo se décide à épouser Fiametta d’autant qu’elle lui promet une dot de&#8230; 6000 écus. Après que le mariage a été signé devant notaire, Pancrazo se rend compte que sa cassette a disparu. Il découvre aussi que les pièces de Fiametta ressemblent fort aux siennes mais ne soupçonne aucunement la supercherie. Il accuse Fichetto d’être son voleur, mais celui-ci « est parti pour la France ». Dans ce maigre écho de Molière, on retrouvera toutefois certaines répliques (comme le fameux « il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger » ou la « scène de folie » de la cassette disparue), pas toujours dans les mêmes bouches d&rsquo;ailleurs. Pour corser ce canevas simplissime, la mise en scène ajoute un personnage muet (Valletto) qui vient renforcer le comique de certaines situations, ainsi que Scarabea, une <em>nutrice</em> (nourrice). Cette dernière, personnage travesti classique des opéras vénitiens du siècle précédent, joue un peu le rôle du chœur antique (1). Pour l’essentiel, elle commente entre les actes l’action au moyen  de numéros musicaux inspirés de chansons napolitaines traditionnelles et aux textes adaptés pour la circonstance. Autre ajout, Fiametta se voit confier l’air « Agitata da due venti » tiré de <em>La Griselda</em> d&rsquo;Antonio Vivaldi, qui lui permet d&rsquo;illustrer parodiquement l’agitation de Pancrazo recherchant frénétiquement sa cassette volée. Il est à regretter que le programme soit particulièrement vague sur ces diverses adaptations qui peuvent créer une certaine confusion chez le spectateur : ainsi par exemple, on pourrait considérer Gasparini comme un authentique génie comique s’il avait eu lui-même l’idée d’introduire l’air de Griselda ! La direction d’acteur est excellente, souvent fine. Le personnage du mime Valetto est très bien utilisé, finement interprété par <strong>Stefano Amori</strong> qui évite certains excès de la <em>commedia dell&rsquo;arte</em>. Sans être fondamentalement originale, la grande scène de Pancrazo à la recherche de sa cassette dans la salle rallumée, est parfaitement réussie, le vieil avare prenant à parti plusieurs spectateurs avant d’en appeler à l&rsquo;administration du théâtre et à son directeur, Laurent Brunner lui-même. Au global, le spectacle est vif tout en restant clair, les nombreux récitatifs, traités comme du théâtre parlé, ne distillant aucun ennui.</p>
<div></div>
<div>Sans être particulièrement mémorable, la musique de Gasparini est vive et agréable, plutôt inventive et originale. Tout en jouant de la guitare baroque, <strong>Vincent Dumestre </strong>anime la douzaine de musiciens de son ensemble avec vivacité, finesse et délicatesse. À certains moments, on aimerait toutefois une direction plus débridée, un son moins lisse, plus contrasté, un zeste de folie : ici, on a plutôt l’impression d’une farce dirigée comme une pastorale. L’orchestre brille en revanche idéalement dans les passages plus suaves. La distribution est d’autant plus efficace qu’elle est bien rodée par une longue tournée d’une vingtaine de dates. <strong>Victor Sicard</strong> joue bien les rondeurs, excellent acteur sans vulgarité ni excès. La voix est bien projetée, le timbre brillant, et la diction est toujours expressive, qualité ici essentielle. <strong>Éva Zaïcik</strong> offre une chaleureuse voix mezzo, une authentique vis comica, et sait aussi briller dans les ornementations de la page de Griselda. Bien projetée et d’un aigu lumineux, la voix un peu atypique de <strong>Serge Goubioud</strong> (Scarabea) ne manque pas d’une certaine séduction mélancolique.</div>
<div></div>
<div></div>
<pre></pre>
<pre>1. Comme il est dit dans <em>Orphée aux Enfers</em> : 
Le chœur antique, en confidence, 
Se chargeait d'expliquer aux gens 
Ce qu'ils avaient compris d’avance 
… Quand ils étaient intelligents</pre>
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		<item>
		<title>LULLY, Armide &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lully-armide-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 14:34:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi toutes les pièces lyriques de Lully, Armide, sa dernière tragédie, est une de celles qui contient les plus riches trésors musicaux, et qui valent à cet opéra d’être souvent repris, avec ou sans mise en scène. L’indigence de l’action, ou son aspect suranné, a parfois entraîné des metteurs en scène vers des relectures plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi toutes les pièces lyriques de Lully, <em>Armide</em>, sa dernière tragédie, est une de celles qui contient les plus riches trésors musicaux, et qui valent à cet opéra d’être souvent repris, avec ou sans mise en scène. L’indigence de l’action, ou son aspect suranné, a parfois entraîné des metteurs en scène vers des relectures plus que douteuses, la dernière en date pourrait bien être la vision de Dominique Pitoiset dans une co-production de l’Opéra Royal à Versailles et de l’Opéra de Dijon, en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-armide/">2023</a>, version soit dit en passant où l’on retrouvait quatre des protagonistes vus ce jour à Toulouse.<br />
Le Capitole a plutôt choisi la version de concert et l’on ne va pas s’en plaindre, la pauvreté de la trame narrative pourtant brillamment mise en vers par Quinault ne laissant guère l&rsquo;alternative qu’entre une vision historique et possiblement ennuyeuse et une version transposée et à coup sûr périlleuse.<br />
Dans ce qui nous est proposé ce jour, on n’est toutefois pas loin de la version mise en espace, les différents protagonistes allant et venant, de la scène aux loges, de l’arrière scène à l’avant-scène. Roland passera même toute la fin du II allongé sur l&rsquo;avant-scène et endormi !</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ONC_3892-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1774260981795" />© David Herrero</pre>
<p>Mais pour que tout cela soit fluide, il aurait fallu que les chanteurs se libèrent davantage de leur partition, seul <strong>Timothée Varon</strong> à la basse sombre et puissante, ayant choisi pour ses deux &#8211; petits- rôles (Artémidore et la Haine) de chanter sans filet. L’un des moments les plus intenses (« Enfin il est en ma puissance » à la fin du II) est du reste cette scène que <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> chante librement et où elle déploie ce faisant tous ses talents de tragédienne.<br />
D’Oustrac est coutumière du rôle, elle en possède tous les détails. La voix domine ce soir et emplit la salle. La projection est assurée, le timbre toujours touchant parce que de la voix respirent l’authenticité et l’engagement. Mais posons la question : Armide est-elle ce personnage monolithique, enragé, fiévreux, impatient, qui se déploie du début à la fin sous nos yeux ? Ce personnage n’est-il pas plus complexe que cela, surpris soi-même par cet amour soudain qui lui tombe dessus ? Il y a peu de place au doute dans la vision du personnage principal proposée ce soir, et ce sera un regret.<br />
Question déjà posée : <strong>Cyril Auvity</strong> a-t-il la voix de Renaud ? Convaincant dans les trois derniers actes, Auvity peine à donner toute l’envergure du héros dans les deux premiers. Le <em>mezzo forte</em> est toujours d’une grande noblesse, mais le <em>forte</em> peine à emporter l’adhésion.<br />
Mention toute particulière à <strong>Marie Perbost</strong>, Sagesse et Phénice, puis Mélisse, qui donne à ses trois personnages une vitalité joyeuse et entraînante. La technique est maîtrisée et l’aisance fait plaisir à entendre. Son duo avec <strong>Victoire Bunel</strong> (qui chante la Gloire, puis Sidonie et Lucinde) dans le Prologue, restera un des beaux moments.<br />
Autre moment convaincant, le très attendu « Les plaisirs ont choisi pour asile » qui permet à <strong>David Tricou</strong> de mettre en avant une voix bien placée, à la technique sûre, avec toute la légèreté qui sied à ce moment un peu suspendu.<br />
<strong>Tomislav Lavoie</strong> possède une basse plus chantante que puissante : il donne vie à Hidraot et Ubalde en en faisant des personnages à part entière.<br />
<strong>Vincent Dumestre</strong> dirige les vingt-deux musiciens et les vingt choristes (capables de rendre justice aux mille nuances de la partition) de son Poème Harmonique avec sa conviction coutumière. Le trait est léché, le rythme soutenu. Mention spéciale au continuo qui a fort à faire et aux quatre instrumentistes qui se partagent alternativement les bois (flûtes à bec, hautbois et bassons) sans faillir.</p>
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		<title>GASPARINI, L’avare – Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Caen, Rennes accueille la nouvelle création du Poème Harmonique, amorce d&#8217;une large tournée dans l&#8217;hexagone. L&#8217;Avare de Molière se dore ici de lumière italienne par le truchement du livret d’Antonio Salvi dont s&#8217;empare Francesco Gasparini en 1720. Vincent Dumestre a le goût des œuvres imaginaires, souvent pour le meilleur comme les extraordinaires Vespro de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Caen, Rennes accueille la nouvelle création du <strong>Poème Harmonique</strong>, amorce d&rsquo;une large tournée dans l&rsquo;hexagone.<em> L&rsquo;Avare</em> de Molière se dore ici de lumière italienne par le truchement du livret d’Antonio Salvi dont s&#8217;empare Francesco Gasparini en 1720.</p>
<p><strong>Vincent Dumestre</strong> a le goût des œuvres imaginaires, souvent pour le meilleur comme les extraordinaires <em>Vespro de la Madonna,</em> 1643 découvertes à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-monteverdi-testamento-cracovie/">Cracovie</a> et pressées au <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/monteverdi-vespro-della-madonna-1643-vincent-dumestre-le-poeme-harmonique/">disque</a> l&rsquo;an passé.</p>
<p>A partir de trois intermezzi morcelés conçus pour ponctuer une représentation d&rsquo;Opera Seria – comme l&rsquo;impose la tradition – il choisit de créer un spectacle cohérent et d&rsquo;un seul tenant.<br />Ces trois moments musicaux, accessoires dans une soirée du XVIIIe siècle deviennent ici le cœur du spectacle. Une recette déjà validée par Pergolèse avec <em>la Serva Padrona</em>.<br />Dans une plaisante mise en abyme, tous trois se trouvent à leur tour entrelacés de nouveaux intermèdes écrits et mis en musique par les soins du chef à partir de canzone napolitaines.</p>
<p>Voilà qui impose d&rsquo;adjoindre aux trois personnages traditionnels un nouveau venu, nourrice travestie « nourrissant » précisément la représentation. Le timbre clair et l&rsquo;interprétation sensible de <strong>Serge Goubioud</strong> apportent un naturel confondant à ces ajouts qui s&rsquo;intègrent parfaitement à l&rsquo;ensemble et en marquent quelques temps forts comme « chi non ha non è » accompagné à la harpe et illustrant fort à propos un proverbe calabrais.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Ph.Delval-Theatre-de-Caen-l_Avare-0082-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-210294"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Ph.Delval-Théâtre de Caen</sup></figcaption></figure>


<p>« Zanno » directement issu de la <em>commedia dell&rsquo;arte</em>,<strong> Stefano Amori</strong> ne prononce pas un mot mais nourrit l&rsquo;action de ses farces, tour à tour témoin et soutien des manigances de Fiammetta qui entend bien voler le vieil avare incarné par <strong>Victor Sicard</strong>. Le baryton se saisit avec maestria du rôle difficile de Pancrazio à l&rsquo;ambitus vertigineux. Il y apporte son timbre incisif, homogène sur l&rsquo;ensemble de la tessiture, son talent pour la prosodie et son formidable sens de bouffon.<br />Les rennais n&rsquo;avaient pas entendu le chanteur angevin depuis 2017 dans <em>Les amants magnifiques</em> de Lully. Ils découvrent ce soir la talentueuse <strong>Éva Zaïcik</strong>, dotée de la même aisance scénique et d&rsquo;une diction tout aussi impeccable. Sensuelle, ductile, la ligne musicale est d&rsquo;une grande clarté. Son dernier air permet d&rsquo;apprécier pleinement ses qualités de vocalistes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une « aria di baule » qui pourrait se traduire par « air-valise » issus du répertoire du Primo Uomo et de la Prima Donna qu&rsquo;ils pouvaient – dans le grand genre – imposer à la production en guise d&rsquo;air de sortie. Ici « Agitata » tiré de<em> Griselda</em> de Vivaldi – légèrement postérieur – se trouve pastiché en « Agitato » pour décrire la folie dans laquelle plonge le barbon dépouillé de sa précieuse cassette.</p>
<p>Si la musique de Gasparini n&rsquo;est pas impérissable, les douze musiciens du Poème Harmonique y sont parfaitement à leur aise. Vincent Dumestre les dirige à peine depuis son poste de guitariste : Attaques rythmiques, tempi allants, humour musical, large palette des timbres, des couleurs, des nuances, goût de la surprise&#8230; Tout y est !</p>
<p>Jouant des codes du burlesque jusqu&rsquo;au clin d&rsquo;oeil au cartoon, <strong>Théophile Gasselin</strong> fait montre d&rsquo;un grand sens du rythme, d&rsquo;amusantes trouvailles, d&rsquo;une louable précision dans la direction d&rsquo;acteur au service de l&rsquo;efficacité narrative.<br />Les somptueuses lumières de <strong>Christophe Naillet</strong> apportent une singulière poésie aux costumes d&rsquo;<strong>Alain Blanchot</strong> comme à la scénographie toute aussi réussie de <strong>Louise Caron</strong>. Un magnifique rideau sert à différencier les trois « actes », jouant d&rsquo;abord en avant-scène, ne dévoilant ensuite qu&rsquo;une partie du plateau où l&rsquo;orchestre est installé fort à son aise et en tenue, les épaules blanchies par la poudre. Enfin, l&rsquo;univers décati de notre Harpagon se trouve pleinement exposé. Il se délite au fil de la soirée, métaphore d&rsquo;un état mental de plus en plus erratique.</p>
<p>Une réjouissante curiosité, donc, qui se double d&rsquo;un sentiment de familiarité puisque c&rsquo;est un monument du théâtre français qui se trouve ici passé à la moulinette transalpine.<br />Le spectacle ne fait que débuter une tournée nationale de près de trente dates qui le mènera cette saison de l’Athénée -Théâtre Louis Jouvet au festival de Beaune en passant par l&rsquo;Opéra de Reims ; la Coursive, scène nationale de La Rochelle ; la maison de la culture à Amiens ; l&rsquo;Opéra royal du Château de Versailles avant d&rsquo;autres reprises la saison prochaine.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/">GASPARINI, L’avare – Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Beaune 2026, une édition riche en changements et en dépassements</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/beaune-2026-une-edition-riche-en-changements-et-en-depassements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:39:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Au-delà » : pour sa deuxième édition en qualité de délégué général du Festival de Musique Baroque de Beaune, qui se déroulera du 3 au 26 juillet, Maximilien Hondermarck a souhaité un mot d&#8217;ordre qui convoque le dépassement autant que la nouveauté. A l&#8217;issue d&#8217;une année 2025 qui a vu la fréquentation augmenter de près de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Au-delà » : pour sa deuxième édition en qualité de délégué général du Festival de Musique Baroque de Beaune, qui se déroulera du 3 au 26 juillet, Maximilien Hondermarck a souhaité un mot d&rsquo;ordre qui convoque le dépassement autant que la nouveauté. A l&rsquo;issue d&rsquo;une année 2025 qui a vu la fréquentation augmenter de près de 15%, 2026 permettra d&rsquo;intensifier encore l&rsquo;ancrage du Festival : les week-ends autour desquels s&rsquo;organisaient traditionnellement les soirs de concert commenceront dorénavant vendredi pour se terminer lundi (et parfois mardi à la faveur du 14 juillet) et le théâtre de Beaune, dans lequel les musiciens avaient jusqu&rsquo;alors l&rsquo;habitude de répéter, comptera dorénavant comme un nouveau lieu de représentations, aux côtés de la Cour des Hospices et de la Basilique. La programmation, elle aussi, apportera son lot d&rsquo;innovations : premier opéra mis en scène dans l&rsquo;histoire du Festival, l&rsquo;<em>Avare </em>de Gasparini, témoin de l&rsquo;impressionnante influence de Molière dans l&rsquo;Italie des XVIIe et XVIIIe siècles, dirigé par <strong>Vincent Dumestre</strong> et mis en scène par <strong>Théophile Gasselin</strong>, investira justement les planches du Théâtre de Beaune, dans le cadre d&rsquo;une tournée qui débutera à Caen et passera également par Paris (l&rsquo;Athénée) et Versailles ; une première également que ce <em>Nicandro e Fileno </em>de Lorenzani, considéré en son temps comme le grand rival de Lully, et qui sera ressuscité par <strong>l&rsquo;Ensemble La Palatine</strong> dirigé par<strong> Marie Théoleyre et Guillaume Haldenwang</strong> ; une première encore, ce spectacle familial autour de Peau d&rsquo;âne, accessible dès 6 ans. Des quasi-premières, enfin, que ces retours particulièrement attendus à Beaune, celui de l&rsquo;<em>Ariodante</em> de Haendel dirigée ici par <strong>Christophe Rousset</strong> à la tête de ses <strong>Talens Lyriques</strong> et d&rsquo;une distribution réunissant <strong>Eve-Maud Hubeaux, Marie Lys, Michèle Bréant </strong>ou encore <strong>Nahuel di Pierro</strong>, celui de la Messe en si mineur de Bach selon l&rsquo;ensemble <strong>Vox Luminis</strong> et <strong>Lionel Meunier</strong>. « Au-delà » oblige, plusieurs <em>opera ultima </em>seront également au programme, à l&rsquo;image des <em>Boréades </em>de Rameau, dans lesquelles <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> accomplira le double exploit de chanter Abaris et de diriger le<strong> Choeur de chambre de Namur</strong> et l&rsquo;ensemble<strong> A nocte temporis</strong> ainsi qu&rsquo;un casting qui comptera <strong>Gwendoline Blondeel, Lisandro Abadie</strong> et <strong>Robert Gretchell</strong>, ou du <em>Stabat Mater </em>de Pergolèse (<strong>Julia Lezhneva</strong> et <strong>Carlo Vistoli</strong> sous la direction d&rsquo;<strong>Emmanuelle Haim</strong>). A l&rsquo;occasion des 400 ans de sa disparition, un hommage à John Dowland se déclinera enfin à travers trois concerts, dont un récital de <strong>Zachary Wilder</strong>.</p>
<p>Toutes les informations sont disponibles sur le site du Festival : <a href="https://festivalbeaune.com/programmation/">Programmation – Festival de Beaune</a></p>
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		<title>BACH, Magnificat en mi bémol majeur &#8211; Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-magnificat-en-mi-bemol-majeur-dijon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 07:27:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Autour de la cantate de Noël Christen ätzet diesen Tag et du Magnificat, Vincent Dumestre nous réserve plus d’une surprise. D’abord le choix de la toute première version du Magnificat, en mi bémol au lieu de ré majeur, de dix ans antérieure à la version bien connue, ce qui ne va pas manquer d’étonner nombre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Autour de la cantate de Noël <em>Christen ätzet diesen Tag</em> et du <em>Magnificat</em>, <strong>Vincent Dumestre</strong> nous réserve plus d’une surprise. D’abord le choix de la toute première version du <em>Magnificat</em>, en mi bémol au lieu de ré majeur, de dix ans antérieure à la version bien connue, ce qui ne va pas manquer d’étonner nombre d’auditeurs –même si le programme de salle l’expliquait, comme le chef, après les applaudissements, rappelant son projet de reconstitution du Noël 1723, avec les œuvres que le tout nouveau cantor dirigea à la Nicolaikirche.</p>
<p>A son habitude, une scénographie fondée sur les éclairages et les déplacements accompagne la totalité du concert, sans entracte. Le choix a été fait de modifier les lumières en fonction des pièces ou des passages. Ainsi commençons-nous dans la pénombre lorsque l’orgue, seul, prélude à la cantate <em>Alleluia, Cantate Domino</em> de Bodenschatz. Une amplification instrumentale progressive conduira le chœur (auquel participent les solistes), en pleine lumière, à entonner le texte. Puissamment, avec un souci réel de l’articulation et de l’accentuation, aux hémioles bien marquées, la démonstration fonctionne. Le caractère archaïque, un peu fruste, de l’ouvrage traduit bien l’insertion de Bach dans le luthérianisme de la Thuringe comme de la Saxe. L’orgue improvise une transition qui permet l’enchaînement avec la cantate <em>Ätzet disen Tag</em>. Pourquoi pas ? Sinon que le même procédé prévaudra jusqu’à la fin du concert : aucune césure, aucun silence de recueillement après chaque pièce. Ce continuum, totalement artificiel, s’il est supportable une fois, irrite bientôt, sacrifiant l’émotion et le recueillement à un parti pris.</p>
<p>L’éclat des cuivres, tranchants, marque le début de la cantate de Bach. Le tempo très rapide, parfaitement maîtrisé par tous les interprètes, occulte quelque peu les lignes des parties chorales, ou confiées aux solistes. Le contraste est d’autant plus fort avec le récitatif accompagné (<em>O selger Tag</em> !) confié à l’alto. <strong>William Shelton</strong> donne tout son sens au texte, avec une longueur de voix, une ductilité exemplaires. La voix est sonore, égale dans tous les registres et l’émission admirable. Le duo suivant, avec le magnifique hautbois concertant (Gabriel Pidoux), confirme toutes les qualités de <strong>Victor Sicard</strong> et de la soprane, y compris dans sa seconde partie, animée, avant le retour de l’adagio. L’aria qui suit, où <strong>Hugo Hymas</strong> se joint à notre contre-ténor, est prise allant sans que les traits en souffrent dans leur conduite comme  dans leur précision. Le récitatif accompagné de basse, bien que privé du 3<sup>e</sup> hautbois, n’appelle que des éloges. Animé, coloré, aux traits contrastés et le souci constant du texte, le chœur final, jubilatoire, souffre également d’un tempo accéléré, qui nous prive d’une part du bonheur d’en savourer la richesse d’écriture. D’autant que l’orgue enchaîne une transition qui permettra intelligemment aux instruments de se réaccorder, à la faveur de projections renouvelées.</p>
<p><em>Ein Kinderlein so löbelich</em>, du recueil de Volpelius, fait suite. Son intérêt principal réside dans le récit de la Nativité qui nourrit ses nombreuses strophes. Même en en variant les interprètes, la réitération régulière du timbre devient fastidieuse à l’auditeur qui a renoncé à la narration. Sans même quelques secondes de pause, s’ensuit la première version du <em>Magnificat </em>(1). Aussi rare au disque qu’au concert, c’est elle qui légitimait pleinement ce concert. Les douze parties de la version définitive étaient enrichies de quatre pièces : 1. <em>Vom Himmel hoch</em>, magnifique motet à 3 parties et continuo, avec cantus firmus au soprano (aussitôt <em>l’Et exsultavit</em>) ; 2. <em>Freut euch und jubiliert</em>, pour les quatre solistes et basse continue, après le <em>Quia fecit mihi magna</em> ; 3. <em>Gloria in excelsis Deo</em>, pour cinq voix, violon solo et continuo (qui suit le <em>Fecit potentiam</em>); 4. enfin<em> Virga Jesse</em>, pour soprano et basse, avec le continuo (après <em>Esurientes</em>). Nous n’énumérerons pas chaque numéro. Le motet <em>Vom Himmel hoch</em>, inséré, est un pur bonheur, comme le <em>Quia respexit</em> chanté par la soprano, avec le hautbois déjà signalé. Si le <em>Omnes generationes</em> est techniquement parfait, ce qui conviendrait à un bref chœur de turba d’une Passion est ici hors de propos, oublions. Un peu de retenue aurait été bienvenue pour le <em>Quia fecit mihi magna</em> que chante fort bien la basse. Le <em>Freut euch und jubiliert, </em>avec son passage a cappella central aurait également gagné en dynamique dans un tempo plus modéré<em>… </em>Le<em> Deposuit </em>confié au ténor est un beau moment, où la virtuosité est au service de l’expression. Le <em>Esurientes</em> du contre-ténor, ici avec deux flûtes à bec, n’est pas moins beau. Le déroulé des longs traits de la soprano et de la basse du <em>Virga Jesse </em>n’appelle que des éloges, tout comme le trio <em>Suscepit Israel</em>, avec l’admirable cornet solo. Un peu de majesté aurait été bienvenue pour la fugue du <em>Sicut locotus est,</em> avant la jubilation du <em>Gloria</em> final.</p>
<p>Alors que l’on attend les applaudissements, mérités, le chef suspend brièvement pour enchaîner un simple choral qu’il a orchestré sans surprise. Redondant, superflu, sans intérêt, il casse l’émotion ressentie à l’écoute du <em>Magnificat</em>.  On cherche à comprendre.</p>
<p>La disposition de l’orchestre, autour duquel le chœur s’est rangé en arc de cercle, favorise l’individualisation des groupes. Sacqueboutes, trompettes, cornet (2) et timbales côté jardin, cordes centrales, et bois (hautbois, flûtes, basson) côté cour. Le continuo, conduit de l’orgue, souffrira de son anémie en cordes (un violoncelle et une contrebasse). L’ensemble, de 18 musiciens, dont Louise Ayrton est le violon solo, se montre irréprochable et aussi homogène que virtuose. Seul le déséquilibre des basses le prive de la plénitude attendue.</p>
<p>S’il faut saluer l’initiative de Vincent Dumestre de réunir une telle phalange autour d’un programme aussi original, on regrette l’enchaînement systématique des œuvres, l’ajout des lumières, malgré leur réalisation remarquable, des tempi rapides, plus fébriles que jubilatoires, qui ne sont pas loin de la précipitation, à laquelle ils n’échappent que grâce à la remarquable virtuosité de chacun. On sort très partagé, ému de certains numéros, admiratif de la qualité des interprètes, mais perturbé par des choix que l’on peine à comprendre.</p>
<p>Noël, Bach et Vincent Dumestre ont suffi à remplir l’auditorium. Le public applaudit chaleureusement chanteurs et instrumentistes, tout en se montrant aussi partagé que le critique. Un beau bis, le chœur final de la cantate 150, la chaconne, <em>Meine Tag in den Leiden</em>, sur un ostinato ascendant de quatre mesures, lui est offert.</p>
<pre>1. Dont l’édition moderne (Dürr, pour la <em>Neue Bach Gesellschaft</em>) date de 1955. Outre quelques modifications de l’instrumentation (ainsi les flûtes à bec remplacées par des traversos de la version définitive pour l’<em>Esurientes</em>) et de la tonalité (mi bémol, qui deviendra ré), cette version première insérait quatre pièces liées explicitement à Noël, qui furent supprimées pour en permettre le plus large usage.
2. Le cornet, joué par Hyacinthe Ameline, se substitue avec bonheur à la première trompette et assure avec brio un rôle majeur (quelles diminutions !) .</pre>
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		<title>Le Concours Corneille 2025 a rendu son verdict</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-concours-corneille-2025-a-rendu-son-verdict/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 10:54:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Concours Corneille – Concours International de chant baroque de Normandie est organisé par Le Poème Harmonique dans l’ancienne Chapelle désacralisée du grand lycée Pierre-Corneille de Rouen. Son objectif est d’offrir aux jeunes interprètes une occasion de se révéler au public ainsi qu’à des représentants reconnus de la scène baroque internationale, en vue d’une carrière &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Concours Corneille – Concours International de chant baroque de Normandie est organisé par Le Poème Harmonique dans l’ancienne Chapelle désacralisée du grand lycée Pierre-Corneille de Rouen. Son objectif est d’offrir aux jeunes interprètes une occasion de se révéler au public ainsi qu’à des représentants reconnus de la scène baroque internationale, en vue d’une carrière de premier plan. Il fait appel à un jury composé de professionnels réputés parmi les artistes, pédagogues et producteurs d’aujourd’hui, et construit des partenariats afin d’offrir à ses lauréats les meilleures perspectives possibles.<br />
Le Jury 2025 était présidé par <strong>Véronique Gens</strong> ; <strong>Alain Lanceron</strong>, <strong>Vincent Dumestre</strong> ou encore <strong>Florian Köfler</strong>, directeur de programmation artistique et production à La Monnaie de Bruxelles siégeaient à ses côtés.<br />
Cette année, le concours a récompensé cinq lauréats :<br />
Premier Prix : la française <strong>Madeleine Bazola-Minori</strong>, mezzo-soprano, 24 ans.<br />
Deuxième Prix : le baryton australien <strong>Allyn Wu</strong>, 23 ans.<br />
Prix Fundación Victoria de Los Ángeles :la belge <strong>Sterre Decru</strong>, mezzo-soprano, 26 ans.<br />
Prix Jeunes Talents : <strong>Apolline Raï-Westphal</strong>, soprano, France, 30 ans et remarquée récemment à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-thais-toulouse/">Toulouse</a>.<br />
Prix du public : <strong><a href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-de-lisa-chaib-auriol/">Lisa Chaïb-Auriol</a></strong>, soprano, France, 27 ans.</p>
<p>La prochaine édition du Concours Corneille aura lieu en 2027.</p>
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		<title>Rennes 2025-26: L&#8217;Opéra en partage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:48:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=192801</guid>

					<description><![CDATA[<p>« L&#8217;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&#8217;opération Opéra sur Ecran(s) qui fait résonner la Flûte Enchantée, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire. Cette nouvelle saison débute dès le 30 août avec un premier temps fort en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« L&rsquo;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&rsquo;opération <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/opera-sur-ecrans-la-flute-enchantee">Opéra sur Ecran(s)</a> qui fait résonner <em>la Flûte Enchantée</em>, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire.</p>
<p>Cette <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/programmation">nouvelle saison</a> débute dès le 30 août avec un premier temps fort en plein air le 30 aout. Le très beau <em>Rinaldo</em> de la Co[opéra]tive applaudi ici même en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rinaldo-rennes-demons-et-merveilles/">2021</a> reprend du service, en plein air, à l&rsquo;éco-musée de la Bintinais après que Claire Dancoisne l&rsquo;ait adapté cet été pour le Festival de Saint-Céré.</p>
<p>Pour le reste, fidèle à ses partenariats fructueux, Rennes accueillera des incontournables comme <em>Lucia di Lammermoor</em> en février 2026, sous le regard de Simon Delétang, coproduit avec Angers-Nantes Opéra, mais également Massy, le Théâtre Impérial de Compiègne – Opéra de Compiègne et le Théâtre de Lorient – CDN.</p>
<p>D&rsquo;autres œuvres sont plus audacieuses, à l&rsquo;exemple de cet alléchant <em>Robinson Crusoé</em> de Jacques Offenbach, également à l&rsquo;affiche du Théâtre des Champs-Elysées sous la houlette de Laurent Pelly – et applaudit dans plus de 80 communes à l&rsquo;occasion d&rsquo;Opéra(s) sur écrans en juin prochain &#8211; ou encore<em> La Calisto</em> de Francesco Cavalli coproduit avec le Festival d’Aix-en-Provence sous la houlette de Sébastien Daucé et de son ensemble Correspondances dans une mise en scène prometteuse de Jetske Mijnssen dès le mois d&rsquo;octobre.</p>
<p>Ces deux spectacles sont crées en complicité avec Angers-Nantes Opéra, tout comme le nouvel opus de la Co[opéra]tive, mis en scène par David Lescot, en janvier 2026&nbsp;: l&rsquo;opéra de chambre de Pauline Viardot, <em>Cendrillon</em>.</p>
<p>Enfin, après leur <em>Carnaval Baroque</em>, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique proposeront cette fois une version méconnue de<em> L’Avare</em> de Molière, mise en musique par Francesco Gasparini.</p>
<p>Enfin, la création contemporaine ne sera pas oubliée en mai 2026 avec <em>I didn’t know where to put all my tear</em>s croisant la musique de Benjamin Britten et celle de Marko Nikodijević en création mondiale le 29 mars 2026 à l’Opéra national de Nancy-Lorraine</p>
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		<title>Dijon 2025-26 : mi-chèvre, mi-choux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dijon-2025-26-mi-chevre-mi-choux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 06:53:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2025-26 de l’Opéra de Dijon &#8211; dévoilée à la presse &#8211; ménage bien quelques surprises et de réels bonheurs. D’autres émettront des réserves, car classique, pour ne pas dire routinière, sans imagination. Sans doute effet de la vacance de la direction, encore que la programmation s’élabore plusieurs saisons d’avance. Qui l’a signée ? &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2025-26 de l’Opéra de Dijon &#8211; dévoilée à la presse &#8211; ménage bien quelques surprises et de réels bonheurs. D’autres émettront des réserves, car classique, pour ne pas dire routinière, sans imagination. Sans doute effet de la vacance de la direction, encore que la programmation s’élabore plusieurs saisons d’avance. Qui l’a signée ?</p>
<p>Quatre ou cinq opéras (1) mis en scène : <em>Cavalleria rusticana</em> et <em>I Pagliacci, La Bohême, Don Giovanni, </em>et<em> l’Orfeo </em>de Monteverdi, tous réalisés par d’autres maisons (2). <em>Theodora</em> de Haendel, que <strong>Thomas Dunford</strong>, son Ensemble Jupiter et une équipe prometteuse auront donnée au TCE quelques jours auparavant. Des récitals avec des solistes de prestige (<strong>Michael Spyres</strong>, <strong>Anna Prohaska</strong>, <strong>Lea Desandre</strong> etc.), et un retour en force du répertoire sacré : <strong>Emmanuelle Haïm</strong> (avec <strong>Emöke Barath</strong> et <strong>Carlo Vistoli</strong>) pour Domenico Scarlatti, Leo et Pergolèse ; le <em>Magnificat</em> de Bach avec un <em>Sanctus</em> et la cantate « <em>Christen ätzet diesen Tag</em> » par <strong>Vincent Dumestre</strong> et ses amis ; <strong>Gianandrea Noseda</strong> dirigera la <em>Messe en ut mineur</em> et deux pièces célèbres de Mozart, le <em>Stabat mater</em> de Pergolèse, autour d’extraits des <em>Sept dernières paroles,</em> de Haydn, avec <strong>Regula Mühlemann</strong>. Retenons aussi Mahler (Alma comme Gustav) chantés par <strong>Joyce DiDonato</strong> en début de saison, et <strong>Anna Wall</strong> en juin. Tout cela est admirable, comblera certains tout en laissant un certain goût d’inachevé, sans la moindre prise de risque.</p>
<p>Bien sûr, les récitals instrumentaux, le jazz (y compris vocal), la danse, le cirque, les spectacles jeune public gardent une place de choix. Mais le quatuor à cordes, la musique de chambre sont toujours les parents pauvres, déshérités, méprisés. Choix idéologique ?</p>
<p>Rendez-vous avec le public le 19 mai, pour la présentation officielle, en musique, à 19 h à l’Auditorium (sur inscription en ligne sur <strong>opera-dijon.fr</strong>).</p>
<pre>(1) Selon que l’on compte <em>Cavalleria rusticana</em> associé à <em>I Pagliacci</em> pour un ou deux. 

(2) On n’énumérera pas les découvertes des saisons anciennes ou proches. Ces temps semblent révolus.</pre>
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