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	<title>Carmen GIANNATTASIO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 14 Feb 2026 14:41:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Carmen GIANNATTASIO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Bryn Terfel à la tête d&#8217;une nouvelle compagnie lyrique à Oxford</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-a-la-tete-dune-nouvelle-compagnie-lyrique-a-oxford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 14:41:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le baryton-basse britannique annonce prendre la direction artistique du New Oxford International Opera. Initiateur de ce projet, le chef d&#8217;orchestre Marios Papadopoulos, fondateur en 1998 de l&#8217;Oxford Philharmonic Orchestra en résidence à l&#8217;Université d&#8217;Oxford, souhaitait diversifier l&#8217;expérience de sa formation avec un travail en fosse en complément des représentations en concert : il dirigera les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le baryton-basse britannique annonce prendre la direction artistique du <em>New Oxford International Opera.</em> Initiateur de ce projet, le chef d&rsquo;orchestre <strong>Marios Papadopoulos</strong>, fondateur en 1998 de l&rsquo;Oxford Philharmonic Orchestra en résidence à l&rsquo;Université d&rsquo;Oxford, souhaitait diversifier l&rsquo;expérience de sa formation avec un travail en fosse en complément des représentations en concert : il dirigera les 24 et 25 septembre 2026 les représentations inaugurales de la nouvelle compagnie, avec une <em>Tosca</em> mise en scène par <strong>P Burton-Morgan</strong> (le « P » énigmatique correspond à « Poppy » mais il faut le chercher) dans une scénographie d&rsquo;<strong>Anthony</strong> <strong>Lamble</strong>. <strong>Bryn Terfel</strong> incarnera Scarpia aux côtés de C<strong>armen Giannattasio</strong> et <strong>Saimir Pirgu</strong>. Un <em>Fidelio</em> est annoncé pour novembre 2027. Entre temps, la compagnie promet d&rsquo;autres représentations, scéniques ou en concert, ainsi que des récitals. Les représentations seront données au New Theatre Oxford (1785 places), belle et grande salle art-déco des années 30, récemment restaurée, dont la forme évasée parait toutefois bien éloignée de celles des salles lyriques aux acoustiques naturelles.</p>
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		<title>PUCCINI, Tosca &#8211; Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-berlin-deutsche-oper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention monument ! Au même titre que Margarethe Wallmann à Vienne, Tosca mise en scène par Boleslaw Barlog affiche au compteur plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services sur la scène du Deutsche Oper Berlin. Yannick Boussaert nous racontait sa quatrecentième représentation en 2019. Depuis, la production poursuit sa course, immuable dans sa stricte &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Attention monument ! Au même titre que Margarethe Wallmann à Vienne, <em>Tosca</em> mise en scène par <strong>Boleslaw Barlog</strong> affiche au compteur plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services sur la scène du Deutsche Oper Berlin. Yannick Boussaert nous racontait <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tosca-berlin-deutsche-oper-une-soiree-de-repertoire-un-peu-speciale/">sa quatrecentième représentation en 2019</a>. Depuis, la production poursuit sa course, immuable dans sa stricte obéissance à la lettre du livret, jusque dans l’exactitude des décors, la conformité historique des costumes, la pertinence des lumières – le lever du jour sur Rome au 3e acte – et le saut final de Tosca du haut du Castel Sant&rsquo;Angelo – Dieu, que cette scène est puissante lorsqu’elle est ainsi assumée dans sa violence vertigineuse ! Amateurs de relectures subversives, de déconstructions perverses, de détournements narcissiques, s’abstenir. S’il est bon de retrouver <em>Tosca</em> telle qu’en elle-même, il faut reconnaître à cette énième représentation un léger voile de poussière, une moindre coordination du geste scénique avec la musique, sans que l’on puisse déterminer si cette inexactitude théâtrale provient d’une perte de la scénographie originale ou d’un manque de répétitions.</p>
<p><strong>Carmen Giannattasio</strong> connaît pourtant cette production pour l’avoir éprouvée en 2023. La soprano italienne ne paraît pas ce soir au meilleur de sa forme. Des aigus abrégés émoussent l’impact d’une interprétation d’abord intérieure, où l’attention à la ligne et à la couleur l’emporte sur l’expression dramatique. La voix d’essence lyrique se caractérise par un registre central solide, un legato soigné, avec une gestion du souffle qui favorise la phrase, ou détriment du mot – ce qui l’inscrit dans une esthétique puccinienne claire et élégante, proche de Mirella Freni plus que de Maria Callas, s’il faut établir une filiation. Reste un « Vissi d’Arte » de grande classe, tracé d’une ligne continue, envisagé comme une introspection douloureuse plus qu’une lamentation théâtrale, remarquable précisément en raison de la justesse de son intériorité – malgré là encore un si♭ trop court.</p>
<p><strong>Ivan Inverardi</strong> inscrit Scarpia dans la même optique raisonnée : moins de cynisme outré ou de brutalité vocale que certains interprètes, mais davantage de froideur contrôlée, presque administrative, ce qui – avouons-le – n’aiguillonne pas l’adrénaline. Ce parti pris est encouragé par la nature de son baryton – mat, peu coloré, avec un vibrato prononcé dès que l’écriture se tend.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ToscaBerlin3.jpg" />© Bettina Stöß</pre>
<p>Annoncé souffrant, <strong>Brian Jagde</strong> s’avère le plus vaillant des trois. La voix large, charpentée dans le médium, la projection héroïque de l’aigu, l’émission franche, rarement subtile mais solide, veulent Mario Cavaradossi extraverti, moins artiste idéaliste et rêveur que bretteur ardent et instinctif. « Recondita armonia » s’apparente à une déclaration, loin de toute évocation poétique. Quelques allègements bienvenus empêchent « E lucevan le stelle » de se réduire à un simple crescendo expressif tendu vers le sanglot final. Cette conception du rôle, énergique et frontale, mise sur l’impact immédiat plutôt que sur l’introspection – à l’inverse de sa partenaire, sans que cette différence d’approche ne nuise à leur entente vocale.</p>
<p>Aucun des seconds rôles ne se détache : chacun remplit sa fonction, sans faiblesse notable, mais sans relief suffisant pour imprimer la mémoire ou infléchir la dynamique dramatique de l’ensemble.</p>
<p>Bref, la routine, si souvent pointée du doigt dans les théâtres de répertoire, affleurerait si <strong>Paolo Arrivabeni</strong>, déjà à la baguette <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-simon-boccanegra-berlin-deutsche-oper/">la veille dans <em>Simon Boccanegra</em>,</a> ne saisissait le chef-d’œuvre de Puccini à bras-le-corps. Il peut compter dans cette entreprise de stimulation sur un orchestre réactif et souple, capable de nuancer la pâte sonore sans l’alourdir, de trouver des respirations là où le drame pourrait se figer, et d’affirmer la tension là où l’habitude guetterait. Preuve qu’un opéra rebattu dans des conditions qui ne le sont pas moins peut encore captiver, et même émouvoir.</p>
<pre>* Les photos présentées dans cet article ont été prises lors des représentations de 2023 (crédit Bettina Stöß)</pre>
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		<item>
		<title>Rossini in 1819</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rossini-in-1819-un-bon-millesime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rossini et Naples : une histoire d’amour qui engendra neuf de ses vingt-quatre opéras sérieux, dont trois pour la seule année 1919. Et non des moindres : Ermione le 27 mars, La donna del lago le 24 octobre et Bianca e Falliero, ossia Il consiglio dei tre le 26 décembre (entre temps, Venise accueillit le 24 avril &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rossini et Naples : une histoire d’amour qui engendra neuf de ses vingt-quatre opéras sérieux, dont trois pour la seule année 1919. Et non des moindres : <em>Ermione</em> le 27 mars, <em>La donna del lago</em> le 24 octobre et <em>Bianca e Falliero, ossia Il consiglio dei tre</em> le 26 décembre (entre temps, Venise accueillit le 24 avril la création d’<em>Eduardo e Cristina</em>, pour lequel Rossini puisa largement dans ses autres partitions).  Ce sont ces trois ouvrages napolitains qu’Opera Rara a réuni dans un coffret de huit CD intitulé en toute logique <em>Rossini in 1819</em>.</p>
<p>Depuis sa fondation en 1970, le label britannique a enregistré dix opéras de celui qui malicieusement détournait son surnom de Cygne de Pesaro en Cynge de Pesaro. Au contraire des éditions originales, aujourd’hui indisponibles, le fascicule d’accompagnement du coffret se réduit au service minimum (tout comme son illustration, d’une sobriété peu rossinienne) : pour chacun des ouvrages, argument, distribution et liste des titres. L’intégralité des livrets est mise gracieusement à disposition sur <a href="https://opera-rara.com/shopcatalogue/rossini-in-1819-8-cd-boxset" rel="nofollow">le site d’Opera Rara</a>. En complément, un article de la musicologue Eleonara Di Cintio rappelle – en anglais seulement –, exemples à l’appui, l’extraordinaire inventivité d’un compositeur alors âgé de 27 ans qui considérait chacune de ses nouvelles œuvres comme un champ d’expérimentation.</p>
<p>Aujourd’hui remasterisés, ces enregistrements datés de 2000 (<em>Bianca e Falliero</em>), 2006 (<em>La donna del lago</em>) et 2009 (<em>Ermione</em>) avaient fait l’objet à l’époque de leur parution de critiques circonstanciées. Que nous apprend une écoute renouvelée ? Qu’il en est des disques comme des vins. Certains ont un meilleur potentiel de garde que d’autres. Tel est ici le cas d’<em>Ermione</em> et de <em>Bianca e Falliero</em>, moins de <em>La donna del lago</em>. Le passage des ans rend aussi plus indulgent lorsqu’entre temps peu d’enregistrements ont alimenté une discographie qui demeure famélique.</p>
<p>Certes, aucune de ces intégrale ne se pose en référence, même relative. Les versions d’Opera Rara restent distancées par celles, antérieures, qui réunissent quelques-uns des grands noms de la <em>Rossini Renaissance</em> – le mouvement à la fin des années 1970 qui a favorisé la redécouverte des opéras, pour l’essentiel sérieux, ensevelis par le temps : Ricciarelli, Ramey, Valentini Terrani pour<em> La donna del lago</em> (Pollini, 1984) ; Ricciarelli, Horne, Merrit encore pour <em>Bianca e Falliero</em> (Donato Renzetti, 1986) ; Gasdia, Merrit, Palacio pour <em>Ermione</em> (Claudio Scimone, 1988). Les difficultés inhérentes à l’interprétation de la musique de Rossini les rendent cependant passionnantes à explorer si tant est que l’on apprécie ce répertoire. C’est avec une curiosité non dénuée de gourmandise que l’on (re)découvre comment les chanteurs  parviennent triompher des difficultés accumulées par un compositeur qui savait pouvoir compter à Naples sur les meilleurs musiciens de la planète.</p>
<p>Toutes intégrales confondues, certains nous ont habitué à plus d’éclat – <strong>Gregory Kunde</strong> qui en 2006 se trouvait dans le creux de la vague apparaît dans <em>La donna del lago</em> égaré entre les deux typologies de ténor rossinien : le contraltino qu’il n’était plus et le baritenore qu’il n’était pas encore.</p>
<p>D’autres se trouvent confrontés à leur propres limites, dans l’aigu (<strong>Carmen Giannattasio</strong>), dans l’agilité (<strong>Kenneth Tarver</strong>), dans l’expression (<strong>Patricia Bardon), </strong>dans la précision et l’éloquence du trait (<strong>Malleja Cullagh</strong>), dans le timbre (<strong>Barry Banks</strong>), débordés par une écriture impitoyable qui exige la rare combinaison d’une technique souveraine et d’un tempérament hors du commun. Mais aucun ne démérite. Mieux, tous parviennent, à un moment ou un autre, à accrocher l’oreille et provoquer ne serait-ce qu’un court instant, l’excitation que seul procure le chant rossinien.</p>
<p>Se détachent dans <em>Ermione</em> les deux ténors, <strong>Paul Nilon,</strong> Pirro d’une probité remarquable, et <strong>Colin Lee</strong>, dont l’Oreste fait regretter la retraite anticipée (pour raisons personnelles) au milieu des années 2010. Il faut enfin écouter toutes oreilles déployées <strong>Jennifer Larmore</strong> dans sa grande scène de <em>Bianca e Falliero</em> pour se faire une idée de la richesse du vocabulaire rossinien lorsqu’il est maîtrisé, de l’art de la variation à celui de l’ornementation et autres effets jubilatoires.</p>
<p>La direction musicale, qu’elle soit assumée par <strong>David Parry</strong> ou <strong>Maurizio Benini</strong>, est de celle qui, sans vaine agitation, conduit le vaisseau dramatique à bon port. Rien de galvanisant mais rien non plus d’indigne ou d’outré. Une approche sincère à laquelle il suffirait d’une étincelle pour que ce millésime 1819 se pose en grand cru.</p>
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		<title>VERDI, Falstaff — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-lyon-falstaff-peut-il-etre-mince/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, Falstaff peut-il être mince ?  C’est la question qu’on se pose en voyant la mise en scène de Barrie Kosky, qui est reprise pour huit représentations à l’Opéra de Lyon après avoir été créée à Aix-en-Provence l’été dernier (et qui sera ensuite donnée au Komische Oper de Berlin puis au Bolshoi de Moscou, mais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, Falstaff peut-il être mince ?  C’est la question qu’on se pose en voyant la mise en scène de <strong>Barrie Kosky</strong>, qui est reprise pour huit représentations à l’Opéra de Lyon après avoir été créée à Aix-en-Provence l’été dernier (et qui sera ensuite donnée au Komische Oper de Berlin puis au Bolshoi de Moscou, mais avec une toute autre distribution). Christophe Rizoud <a href="https://www.forumopera.com/falstaff-aix-en-provence-a-table-avec-barrie-kosky">avait dit ici sa réticence</a> et on voulait voir si on était du même avis que lui (la réponse est oui).</p>
<p>Le parti pris de Barrie Kosky, c’est que Falstaff n’est pas le client de l’Auberge de la Jarretière à Windsor, mais son cuistot-tenancier. Dont l’amour de la vie  se manifeste sous la forme de l’amour de la chère autant que de la chair. Le premier tableau le montre le couteau à éplucher à la main face à une montagne de légumes, et on verra tout à l’heure qu’il est cul nul sous son tablier. Il soulèvera son Marcel pour montrer son torse et son ventre et on constatera qu’il n’est même pas enveloppé.</p>
<p>Sans ventre donc et hors sol : le décor (?) n’est situable ni dans le temps ni dans l’espace. Des panneaux recouverts d’un papier-peint à motifs verts, genre azulejos. Au-dessus de ces motifs les panneaux sont d’un morne gris-beige jusqu’aux cintres. Toute référence à l’époque élisabéthaine a, faut-il le dire, été jetée à la Tamise.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="234" src="/sites/default/files/styles/large/public/6821b20_410387009-falstaff-aix-157-1.jpg?itok=GtYaRF43" title="Christopher Purves © D.R." width="468" /><br />
	Christopher Purves © D.R.</p>
<p><strong>Christopher Purves</strong> voici quelques années chantait le même rôle à Glyndebourne dans un énorme costume-édredon, avec faux triple-menton, fausse bedaine, cuisses énormes et démarche à l’avenant. Ici délesté de tous ses bourrelets, il pourra sautiller, gambader, gesticuler tout son saoul et davantage encore. Gestique évoquant la <em>commedia dell’arte</em>, de même que celle de ses complices-valets-hommes à tout faire, Bardolfo et Pistola, et du docteur Cajus qui vient se plaindre d’avoir été molesté par eux. Scène d’ouverture qui donne le ton d’emblée : ce sera agité, excessif, burlesque.</p>
<p>Le Falstaff conçu par Boito et Verdi est un gros vieux bonhomme concupiscent, ivrogne, mais finalement touchant de suffisance et de naïveté, gardant d’un beau passé militaire une manière de grandeur, des airs importants assez ridicules, une candeur de vieil enfant. Celui de Barrie Kosky est un ludion survolté, un lapin Duracell à la pile inusable.<br />
	Le problème, c’est que le personnage vocal passe à l’as en même temps que le surpoids. Plus de rondeur vocale non plus. Et l’ombrageux monologue, « L’onore », tellement amer, sera quasi escamoté, comme seront escamotés d’autres moments délicieux du rôle, le grandiose « Va, vecchio John, va per la tua via », ou l’aérien « Quand’ero paggio del Duca di Norfolk, ero sottile, sottile, sottile…. – J’étais mince, mince, mince… », tous ces moments qui donnent de l’humanité au personnage, en suggèrent la noblesse, certes déchue et décrépite, derrière la bouffonnerie. Et on aura constamment l’impression que Christopher Purves choisit de surjouer, pour ne pas dire cabotiner, pour estomper une méforme vocale et un timbre en berne.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/600_falstaff_aix_035.jpg?itok=MTH9sJ4K" title="© D.R." width="468" /><br />
	© D.R.</p>
<p>Mais il n’est pas seul à s’agiter : les quatre dames, costumées en <em>desperate housewifes</em>, courent dans tous les sens, et une bonne partie de la marqueterie musicale de Verdi, les ensembles virtuoses qu’il leur réserve sembleront claudicants et mal fichus, la responsabilité en incombant sans doute à <strong>Daniele Rustioni</strong> qui privilégie lui aussi la vitesse, le tonus d’ensemble, plutôt que le détail. L’opéra, c’est la fusion du chant et du théâtre. On a l’impression que le chant est ici un peu sacrifié au profit d’une verve artificielle.</p>
<p>Peut-on chanter à la perfection et jouer la comédie en même temps ? Oui, on le peut, et on en a la preuve avec le triomphateur de la soirée : <strong>Stéphane Degout</strong> compose un Ford d’anthologie. Ligne vocale impeccable, phrasé idéal, puissance et superbe de la voix, richesse du timbre (et ce si joli mélisme sur le mot <em>madrigal</em>)…. Et en même temps netteté du geste, déplacements en rythme, ironie, et un sens du comique d’autant plus étonnant qu’il y a quelques jours on le voyait dans <a href="https://www.forumopera.com/stephane-degout-en-recital-a-geneve-geneve-le-choix-de-la-gravite">un récital de lieder et de mélodies</a> où il était d’une gravité, d’une austérité, d’une minéralité inébranlables). Pas d’agitation chez lui, juste un timing à la Chaplin. Son apparition en costume blanc, sous l’apparence du signor Fontana, parodie mi-mafioso mi-danseur mondain, avec perruque noir corbeau et moustache calamistrée, est particulièrement réjouissante. Sa grande scène avec Falstaff mérite à elle seule le voyage, d’autant que le monologue qui la suit, est d’un ton résolument différent… « E sogno, o realtà ? » Sa perruque rageusement arrachée, c’est un sombre désespoir qui éclate jusqu’à culminer de façon saisissante sur le mot <em>gelosia</em>. Derrière le personnage ridicule, il y a le malheur d’un homme, et cette ambiguïté, c’est tout Verdi.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="300" src="/sites/default/files/styles/large/public/falstaff_aix_191_.jpg?itok=B0-qyzim" title="Stéphane Degout © D.R." width="450" /><br />
	Stéphane Degout © D.R.</p>
<p>On connaît l’intrigue : plus un penny en bourse, l’idée vient à Falstaff de courtiser deux dames de Windsor, richement mariées, et de surcroît de donner sa fille Nanetta en mariage au cacochyme Docteur Cajus. Cette entreprise entraînera une double offensive des femmes : contre Falstaff et contre leurs maris. Alice Ford et Meg Page enverront la robuste Mrs Quickly en entremetteuse pour tendre un piège au vieux bonhomme. C’est le fameux <em>Reverenza</em>, où <strong>Daniella Barcelona</strong> est très drôle dans un rôle qu’elle a chanté déjà dans plusieurs productions, elle que sa voix porte à chanter plutôt les Ulrica, Amneris ou Eboli. Mais on pourrait souhaiter un peu plus de soin au chant proprement dit, très sacrifié au jeu théâtral, et on en dirait autant de <strong>Carmen Giannattasio</strong> (Alice Ford) ou <strong>Antoinette Dennefeld</strong> (Meg Page). Mention particulière à <strong>Giulia Semenzato </strong>(Nanetta) au joli timbre plein de lumière (notamment dans « Sul fil d’un soffio etesio » , au dernier acte), et à <strong>Juan Francisco Gattel</strong> au phrasé belcantiste. Si <strong>Rodolphe Briand</strong>, comédien-chanteur, bouffonne sans complexe, de même que <strong>Francesco Pittari</strong> (Cajus) – mais il vrai que Verdi ne leur laisse que la portion congrue, on remarque le puissance  et les graves d’<strong>Antonio di Matteo</strong> (Pistola).</p>
<p>Barrie Kosky ne manque pas de talent ni de savoir-faire. On a récemment dit ici le plus grand bien de son <a href="https://www.forumopera.com/der-rosenkavalier-munich-le-temps-sen-va-madamestreaming"><em>Rosenkavalier</em> de Munich</a>, sans parler de ses <a href="https://www.forumopera.com/die-meistersinger-von-nurnberg-bayreuth-drole-et-profond"><em>Meistersinger</em> de Bayreuth</a>. Il est ici plutôt dans sa veine comédie musicale et cabaret. La scène de la panière à linge qui voit Falstaff précipité dans la Tamise tutoie le mauvais goût, le héros revêtant pour l’occasion un total look dans le même imprimé vert que les murs, au milieu d’une profusion de pâtisseries crémeuses envahissant la scène (sans qu’elles soient intégrées au jeu d’ailleurs).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/xxl_falstaff_aix-en-provence_2021-4.jpg?itok=F1s55GuH" title="© D.R." width="468" /><br />
	© D.R.</p>
<p>La scène de la forêt est encore plus ratée, – et là c’est quand même très dommage : en fond, les panneaux grisâtres qu’on a décrits, la pénombre, aucune poésie dans les douze coups de minuit ; en guise de nymphes, elfes, sylphes, esprits, sirènes, une escouade de silhouettes noires, alignées comme un vol de corbeaux ; évidemment le fameux chêne de Herne est aux abonnés absents, de même que la féérie inspirée du Songe d’une nuit d’été. Au contraire, une violence qui semble hors de propos ici (ce n’est tout de même pas la fin de Don Giovanni…) et une humiliation qui détonne dans cette comédie. Mais Falstaff s’en sort avec élégance : « Son io che vi fa scaltri, l’arguzia mia crea l’arguzia degli altri,  –  c’est moi qui vous fais rusés, c’est mon esprit qui vous donne de l’esprit ». La pantomime du mariage de Cajus et de Bardolpho, pour le coup très shakespearienne, détendra l’atmosphère.</p>
<p>On a émis pas mal de réserves sur les ensembles, passablement flottants (et qui d’ailleurs flottaient moins dès que Stéphane Degout y entrait en lice, nous pensons au nonette virtuose de la fin du premier acte), raison de plus pour dire à quel point la fugue finale « Tutto nel mondo è burla » est, elle, précise et impeccable, tout le monde faisant face au chef et ne souciant plus que de musique, solistes et chœur.</p>
<p>Cela faisait dix-sept ans que l’Opéra de Lyon n’avait pas monté <em>Falstaff</em>. La dernière fois en 2004, c’était par un trio Noseda/Peter Stein/Laurent Naouri (et auparavant on avait vu Claudio Desderi, Jean-Philippe Lafont ou José van Dam dans le rôle-titre). Richard Brunel dans une petite adresse au public avait dit quelle joie c’était que cette première Première lyrique sans restriction de jauge, et d’ailleurs devant une salle comble, qui fit à la fin un triomphe à toute la troupe.</p>
<p> </p>
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		<title>VERDI, Falstaff — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-aix-en-provence-a-table-avec-barrie-kosky/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 02:26:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prenez un artiste dans la force de l’âge – Christopher Purves –, ventripotent mais pas trop, cabotin forcément, comédien autant que chanteur même si mis en difficulté par une partition qui exige aussi un format héroïque, mais doué de cette « capacité très anglaise à être simultanément très sérieux et très drôle »* ; travestissez-le en chef cuisinier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prenez un artiste dans la force de l’âge – <strong>Christopher Purves</strong> –, ventripotent mais pas trop, cabotin forcément, comédien autant que chanteur même si mis en difficulté par une partition qui exige aussi un format héroïque, mais doué de cette « capacité très anglaise à être simultanément très sérieux et très drôle »* ; travestissez-le en chef cuisinier pour le présenter moins gourmand que gourmet, plus sympathique que clownesque sans pour autant renoncer à l’accoutrer de costumes et perruques ridicules ; plongez-le dans des décors aux couleurs acidulées, entre Fortuny et Pink Floyd ; bardez-le d’un adversaire atrabilaire – <strong>Stéphane Degout </strong>(appréciez au passage la manière hargneuse mais néanmoins comique dont le baryton, moustache en berne, croque à pleine dents, du grave jusqu’à l’aigu, de la rage contenue jusqu’à l’éclat, le long monologue de Ford) – ; fourrez-le de deux jeunes premiers à la silhouette et la typologie vocale idéales en dépit d’une moindre puissance – <strong>Giulia Semenzato</strong>, soprano dont la légèreté sied aux volutes aériennes de Nannetta et <strong>Juan Francisco Gatell</strong>, ténor avant tout rossinien mais Fenton veut plus de grâce que de muscle – ; arrosez-le d’une mezzo dont on ne soupçonnait pas l’inénarrable <em>vis comica</em> – <strong>Daniela Barcellona</strong>, longtemps abonnée aux grands rôles de travesti dans les opéras de Rossini – ; saupoudrez en vrac d’autres artistes irréprochables bien que moins mémorables ou moins avantagés par la partition – <strong>Carmen Giannattasio</strong> (Alice), <strong>Antoinette Dennefeld</strong> (Meg), <strong>Gregory Bonfatti</strong> (Cajus), <strong>Rodolphe Briand</strong> (Bartolo), <strong>Antonio di Matteo</strong> (Pistola) – ; versez l’ensemble dans une fosse peut-être trop étroite pour que scintillent autant qu’on l’aimerait les prodiges d’une orchestration éblouissante ; confiez ce mécanisme d’horlogerie diabolique à une  baguette dont l&rsquo;efficacité prime sur la poésie –<strong> Daniele Rustioni</strong>, chef permanent de l’Opéra national de Lyon, mis à rude épreuve par certains ensembles mais dont le réglage de la fugue finale, exaltée par un chœur enfin sollicité à part entière, s’affirme comme un modèle jubilatoire de précision – ; puis montez vigoureusement la comédie en neige, tout en veillant soigneusement à ce que le mouvement épouse les humeurs d’une musique virevoltante, jusqu’à ce que le public hilare applaudisse à tout rompre. Telle est la recette du <em>Falstaff </em>proposé par Barrie Kosky sur la scène du Théâtre de l’Archevêché.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/51285569590_2be9180084_b.jpg?itok=XOPghQQ6" title="© Monika Rittershaus" width="468" /><br />
	© Monika Rittershaus</p>
<p>S’il est savoureux, le plat ainsi mijoté gagnerait à être moins assaisonné. Les gags ne sont jamais aussi percutants que lorsqu’ils obéissent à la lettre du livret. Qu’ils s’en écartent, ne serait-ce que d’un soupçon, et l’effet tombe à l’eau, tel le panier de linge sale dans la Tamise à la fin du 2<sup>e</sup> acte, qui en l’occurrence fait moins plouf que flop. Entre chaque tableau, des voix enregistrées récitent de longues recettes de cuisine. L’idée, si elle facilite les changements de décor, retombe à la vitesse d’un soufflé. Elle est d’ailleurs abandonnée dans la deuxième partie sans que nul ne le déplore. « J’adore les comédies hyper-structurées comme celle-là »*, s’enflamme Barry Koskie. On s’en serait douté. Ne dit-on pas le cuisinier amoureux lorsque le plat est trop salé.    </p>
<p> * Barry Kosky dans un entretien réalisé par Timothée Picard en mai 2021</p>
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		<title>VERDI, Ernani — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ernani-paris-tce-un-vaillant-trio-masculin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 11:17:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ernani , cinquième opéra de Verdi créé en 1842, s’ouvre une ère nouvelle dans le cheminement musical du compositeur. L&#8217;œuvre impose des forces dramatiques inédites qui ne vont cesser de s’affirmer dans tous les opéras ultérieurs du Maître de Busseto. Et Les typologies vocales verdiennes se dessinent déjà ici avec netteté, Ernani préfigure incontestablement  Macbeth, Don &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <em>Ernani</em> , cinquième opéra de Verdi créé en 1842, s’ouvre une ère nouvelle dans le cheminement musical du compositeur. L&rsquo;œuvre<em> </em>impose des forces dramatiques inédites qui ne vont cesser de s’affirmer dans tous les opéras ultérieurs du Maître de Busseto. Et Les typologies vocales verdiennes se dessinent déjà ici avec netteté, <em>Ernani </em>préfigure incontestablement  <em>Macbeth</em>, <em>Don Carlo</em> », <em>Le Trouvère</em> ou encore <em>La Force du Destin</em> de par le panache vocal des cabalettes, l’intensité du drame allant crescendo, et la vaillance de ses chœurs. Et c’est précisément sur les desseins dramatiques de l&rsquo;œuvre qu&rsquo;il a été mis l&rsquo;accent dans le concert de ce soir au Théatre des Champs Elysées, par une direction survitaminée et une puissance de feu des chœurs.</p>
<p>Egalement présenté à l&rsquo;Auditorium de Lyon mercredi soir, cet <em>Ernani</em> avait de quoi d’emblée capter le regard, par la présence notamment de <strong>Francesco Meli</strong> dans la distribution, qui s’est imposé, à Marseille notamment, comme un Ernani de référence. On attendait donc Meli et, au final, c’est non pas une voix masculine mais un trio au cœur vaillant qui s’est distingué. Irrésistible par sa posture et sa générosité vocale, Francesco Meli campe un héroïque  Ernani. Cultivant l’art consommé des nuances dans un souci constant de la ligne vocale, le ténor italien possède un instrument qui se coule avec aisance dans le répertoire verdien de cette période. Mais, la révélation, ou plutôt la confirmation de cette soirée, est sans nul doute <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong> qui s’était déjà fait remarquer en Nabucco sur la scène de l’auditorium de Lyon l’année dernière. La voix est puissante, d&rsquo;une parfaite homogénéité sur toute la tessiture, d&rsquo;une grande musicalité qui fait écho à un certain Renato Bruson, mais avec une plus grande aisance dans l&rsquo;aigu. Sa prestance naturelle lui permet d&rsquo;interpréter un Don Carlos d’une grande noblesse qui en impose sans histrionisme. Les acclamations  dont l’a gratifié le public du Théâtre des Champs-Elysées à la fin du spectacle, étaient amplement méritées. La troisième voix masculine est celle de <strong>Roberto Tagliavini</strong>, qui distille dans cette prise de rôle toute la profondeur et l’élégance qu’on lui connaît. La recherche de la nuance, des couleurs, davantage que la puissance, fait de son interprétation de Don Ruy Gomez de Silva un modèle d’intériorité des émotions. La basse italienne possède un timbre homogène aux couleurs chaudes et un grave profond qui fait de son incarnation une approche extrêmement subtile de son personnage.</p>
<p>Côté féminin, en revanche, <strong>Carmen Giannattasio</strong> peine à convaincre en Elvira. Si elle se distingue d’emblée par un registre grave aux couleurs pénétrantes qui suscite l’émotion, elle tend en revanche à se réfugier dans les cris pour les notes les plus hautes, l&rsquo;obligeant à détimbrer dès la cabalette d’entrée. Et même si elle se reprendra par la suite, donnant une belle prestation dans les ensembles, son entrée en demi-teintes laissera une empreinte négative qui lui vaudra au final les réactions désapprobatrices de quelques spectateurs. Les seconds rôles tirent quant à eux bien mieux leur épingle du jeu. Le Riccardo de <strong>Kaëlig Boché</strong> a fière allure, le baryton-basse <strong>Matthew Buswell</strong> interprète Jago avec panache et <strong>Margot Genet</strong>, en Giovanna, complète avec talent le plateau vocal avec une belle voix cristalline.</p>
<p>Les chœurs de l’Opéra de Lyon donnent leur pleine puissance pour habiter cette partition verdienne pleine de fougue et puissamment lyrique. Dans une gestuelle expressive et une posture bondissante sur l’estrade, <strong>Daniele Rustioni</strong> tente d’exploiter au mieux les belles ressources  de l’orchestre national de Lyon et notamment la brillance de ses cuivres. Mais cette débauche d&rsquo;énergie finit par être contreproductive, et la force vivifiante de l’opulence musicale verdienne se perd in fine dans les effets superfétatoires d’une emphase inutile. Heureusement il reste le vaillant trio masculin, et c’est dans le cœur des hommes que cet Ernani a puisé ce soir sa force.</p>
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		<title>DONIZETTI, Maria Stuarda — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/maria-stuarda-paris-tce-une-reine-en-pleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:09:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle n’aurait pas dû être là. Jusqu’à la veille,  Joyce di Donato était la tête d’affiche de cette Maria Stuarda au Théâtre des Champs Élysées. C’est pourtant elle qui, à la suite de problèmes de santé de la mezzo américaine, se trouve ce jeudi soir, en larmes, sous les bravos enthousiastes du public. Pleurs d’épuisement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle n’aurait pas dû être là. Jusqu’à la veille,  Joyce di Donato était la tête d’affiche de cette <em>Maria Stuarda </em>au Théâtre des Champs Élysées. C’est pourtant elle qui, à la suite de problèmes de santé de la mezzo américaine, se trouve ce jeudi soir, en larmes, sous les bravos enthousiastes du public. Pleurs d’épuisement ? Pleurs de joie ? Peut-être un peu tout cela.</p>
<p>Car <strong>Patrizia Ciofi</strong> ne triche pas, ne s’économise pas et c’est pour cela que son chant parfois douloureux nous touche autant. Elle qui connaît sa voix sur le bout des doigts, joue de ses limites en termes de chair, de couleurs ou de dynamique. Les graves sont habilement escamotés, les allègements se multiplient, et la technique répond présent (avec de très belles <em>messa di voce</em>). Nulle lumière dans ce soprano feutré, le « O nume » du premier acte n’a rien d’un moment d’abandon. Jusqu’au finale déchirant « Ah! Se un giorno da queste ritorte », on suit les tourments de Maria Stuarda, l’accompagnant dans ses gouffres et ses élans brisés. La Ciofi est une grande reine tragique.</p>
<p>Sa rivale du soir, l’Elisabetta de <strong>Carmen Giannattasio</strong>, pourrait être sa parfaite antithèse. La voix, plus corsée, saine et sonore, ne manque pas d’autorité, tout en conservant une certaine souplesse. Le duel, un des sommets de l’œuvre, autant par les noms d’oiseaux échangés que pour son acmé dramatique, en fonctionne d’autant mieux. L’incarnation de la souveraine anglaise manque toutefois d’ombres et certaines vulgarités nous ont semblé déplacées chez une personne de son rang.</p>
<p>Le timbre et les nasalités en particulier dans l’aigu forte d’<strong>Enea Scala</strong> (surtout au début du concert) peuvent rebuter. Le ténor n’en délivre pas moins une performance remarquable : il parvient à cumuler ardeur et un certain style, permettant de faire exister ce personnage pourtant bien peu gâté par le librettiste.</p>
<p>Les clefs de fa sont moins à la fête. <strong>Marc Barrard</strong> est un Lord Cecil bien grisonnant, ce qui ne va finalement pas si mal à cette odieuse personne. La basse de <strong>Nicola Ulivieri</strong> a d’autres séductions en Talbot, mais le chanteur peine lorsque l’écriture se fait tendue et manque d’autorité dans la scène de confession.</p>
<p>La direction de <strong>Speranza Scapucci</strong> séduit par son équilibre et sa grande attention aux chanteurs, au risque parfois de perdre la ligne par excès de rubato. Certains choix de tempo nous ont toutefois paru étranges : la prière de Maria Stuarda prise à vive allure perd de son élévation et de son pouvoir d’émotion. Le tempo n’est cependant pas le seul responsable du ratage de la prière : l’Ensemble Lyrique Champagne-Ardenne, peu homogène et à la justesse parfois incertaine, a également sa part de responsabilité.</p>
<p>L’Orchestre de chambre de Paris ne mériterait que des compliments, notamment avec de belles interventions des vents, ne serait un manque patent de brillant, imputable sans doute, au moins en partie, à l&rsquo;acoustique de la salle.</p>
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		<title>Première Traviata d&#8217;Olga Peretyatko au Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/premiere-traviata-dolga-peretyatko-au-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2017 05:21:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les chanteurs n’étant pas des machines, toute maison d’opéra doit régulièrement gérer des annulations de dernière minute, le Met comme les autres. Là où New York se distingue des autres institutions lyriques, c’est que souvent le prestige des remplaçants n’a rien à envier à celui des titulaires. Ainsi Carmen Giannattasio, souffrante, a offert hier soir, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les chanteurs n’étant pas des machines, toute maison d’opéra doit régulièrement gérer des annulations de dernière minute, le Met comme les autres. Là où New York se distingue des autres institutions lyriques, c’est que souvent le prestige des remplaçants n’a rien à envier à celui des titulaires. Ainsi <strong>Carmen Giannattasio</strong>, souffrante, a offert hier soir, 11 avril, à <strong>Olga Peretyatko</strong> l’occasion de chanter sa première Traviata sur la scène du Metropolitan Opera. Prochainement à l’affiche de <em>Rigoletto </em>dans ce même théâtre, la soprano est familière du rôle de Violetta qu’elle a interprété notamment à <a href="http://www.forumopera.com/la-traviata-baden-baden-la-devoyee-aux-pieds-nus">Baden Baden en 2015</a> et qu’elle doit d’ailleurs reprendre à Moscou le mois prochain. Il n’en demeure pas moins qu’une première à New York fait toujours son petit effet.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">That was the most crazy evening in my life!!!!!!!<br />
		I am immensely happy!!!!!!!!!!!!!!</p>
<p>	— O.PeretyatkoMariotti (@Olgaperetyatko) <a href="https://twitter.com/Olgaperetyatko/status/851990627193692161">12 avril 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<item>
		<title>VERDI, Falstaff — Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-milan-enterrement-de-premiere-classe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 04:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a été reproché à Alexander Pereira d’importer à la Scala les recettes de ce qui lui a valu succès et estime à Salzbourg. Recettes… et productions car dès le lendemain d’un Don Carlo italien en cinq actes signé Peter Stein, c’est au tour de Falstaff dans la mise de Damiano Michieletto d’être nouvellement introduite &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-18824746-1739-6247-f36f-a64a908a4a3c" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;text-align: justify">Il a été reproché à Alexander Pereira d’importer à la Scala les recettes de ce qui lui a valu succès et estime à Salzbourg. Recettes… et productions car dès le lendemain d’un <em>Don Carlo</em> italien en cinq actes signé Peter Stein, c’est au tour de <em>Falstaff </em>dans la mise de <strong>Damiano Michieletto</strong> d’être nouvellement introduite in loco. Deux productions déjà vues à Salzbourg en 2013. Si, pour la première l’intérêt « musicologique » ne fait guère de doute (<a href="http://www.forumopera.com/don-carlo-milan-le-roi-prend-la-reine">voir notre recension</a>), on s’interroge sur ce nouveau <em>Falstaff </em>quand la Scala bénéficiait depuis 2013 de la production de Robert Carsen, acclamée en Europe et à New York.</p>
<p dir="ltr">Ne boudons pas trop notre plaisir, la proposition du metteur en scène italien stimule l’imagination et l’intellect toute une soirée. <a href="http://www.forumopera.com/dvd/falstaff-comprenne-qui-pourra">Si l’on entend les réserves de Laurent Bury</a>, surement dues à la captation vidéo, en salle, le spectacle est parfaitement lisible et fluide, servi par une direction d’acteur précise, fine et naturelle. Dans la Casa Verdi, hospice pour artistes retraités, fondé par Verdi lui-même, se joue le drame de la vieillesse d’un John irascible et subissant tant les farces de son esprit que de ses compagnons de fin de vie. Impossible de ne pas faire le parallèle avec le film <em>Quartet </em>(<a href="http://www.forumopera.com/breve/troisieme-age-troisieme-acte-quartet-de-dustin-hoffman">nous en avions parlé ici</a>) sorti cette même année, tant le procédé est similaire. Falstaff feuillette les albums photos de sa gloire scénique passée, se rêve sur scène à nouveau en facétieux chevalier. Il finira enterré vivant sur le canapé du salon commun alors qu’il rêve toute la scène du Parc de Windsor. A l’opposé donc de la vis comica habituelle, Damiano Michieletto nous interroge sur l’autre versant plus noir et morbide de Falstaff. D’une part celui du chef d’œuvre ultime d’un compositeur à la fin de sa vie, et celui d’un homme laid et détesté que la décrépitude rend pathétique d’autre part.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="258" src="/sites/default/files/styles/large/public/241_k65a9715.jpg?itok=siy-iEm_" title="© Teatro alla Scala" width="468" /><br />
	© Teatro alla Scala</p>
<p><em>Cambio felice</em> sur les planches, mais un peu moins en dessous, où le piquant commentaire et le soutien constant de Daniele Gatti (en 2015) font défaut à <strong>Zubin Mehta</strong>. Le chef indien dirige élégamment les troupes de la Scala, qui rivalisent de belles sonorités, mais l’ensemble est beaucoup trop monocorde et surtout les tempi sont systématiquement trop lents. Autant dire que dans la scène finale on cherche encore nymphes et dryades qui pizziquètent et stuzziquètent…<br />
	Le plateau est pour le moins contrasté et les hommes dament le pion à ces joyeuses commères. <strong>Ambrogio Maestri</strong>, qu&rsquo;on ne présente plus en Falstaff, est tout à son affaire. L&rsquo;écriture et les intentions verdiennes lui tombent si bien dans la voix qu’il peut se concentrer pour donner corps à cette lecture pitoyable du personnage voulue par la mise en scène. Il est bien suivi par <strong>Massimo Cavalletti</strong> (Ford), frais baryton à la projection idéale. <strong>Francesco Demuro</strong> gagne en assurance au fil de la soirée, et le chant rayonne enfin au dernier tableau faisant oublier un duo quelque peu aigre avec Nanetta. Pistola et Bardolfo sont bien caractérisés par <strong>Gabriele Sagona </strong>et <strong>Francesco Castoro</strong>. Seul <strong>Carlo Bosi</strong> (Caius), pourtant pilier solide de la « troupe » scaligère, fait défaut : voix aigrie et souvent en mal de justesse. Chez les femmes on retrouve avec émotion<strong> Yvonne Naef </strong>sous les traits de Quickly. Le chant accuse quelques fatigues que l’aisance scénique compense sans mal. <strong>Annalisa Stroppa</strong> campe une belle Meg autour d’un mezzo chaud, <strong>Giulia Semenzato</strong> pétille en Nanetta mais n’en a pas tout à fait tout le fruit. <strong>Carmen Giannattasio</strong> (Alice) enfin déçoit malgré à un vrai sens de la scène, la faute à des aigus trop bas (souvent) et une projection confidentielle dans les ensembles.</p>
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		<item>
		<title>Cavalleria rusticana &#8211; Pagliacci</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cavalleria-rusticana-pagliacci-tchao-pantins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Nov 2016 05:08:10 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on donne le diptyque <em>Cav/Pag</em> (dont jamais leurs concepteurs n’ont imaginé qu’il deviendrait un diptyque), il est désormais courant d’unifier ces deux histoires d’adultère et de jalousie meurtrière, en les situant dans un seul et même village. De ce point de vue, rarement un metteur en scène sera allé aussi loin que <strong>Damiano Micheletto</strong>, qui pratique l’exercice avec une virtuosité assez remarquable. Dès les premières scènes de <em>Cavallerie Rusticana</em>, on découvre d’emblée Silvio de <em>Pagliacci</em>, devenu le boulanger du village, et on le voit pendant l’intermezzo s’éprendre de Nedda. Par symétrie, durant l’intermezzo de <em>Pagliacci</em>, on retrouve Santuzza venue se confesser au curé et, visiblement enceinte du défunt Turiddu, se réconciliant avec Mamma Lucia. Pourtant, et de manière assez paradoxale, jamais la différence d’ambition entre les deux œuvres ne sera apparue de manière aussi éclatante. Autant <em>Pagliacci</em> se confirme comme réflexion sur les liens entre illusion théâtrale et réalité, autant <em>Cavalleria </em>paraît platement mélodramatique. Autant la tournette montrant tour à tour un couloir, la salle paroissiale où se donne le spectacle et la loge où les artistes se maquillent, se justifie totalement pour <em>Pagliacci</em>, réflexion sur l’envers du décor, autant le système tourne à vide pour <em>Cavalleria</em>, où les personnages vont et viennent à travers une boulangerie qui ne cesse de tourbillonner sans véritable nécessité. Alors que <em>Pagliacci</em> s’affranchit du naturalisme en montrant les hallucinations de Canio, <em>Cavalleria </em>multiplie – délibérément, on le souhaite – les postures de pseudo-tragédie grecque, ou du moins sicilienne. Durant la procession de Pâques, la statue de la Vierge s’anime même pour pointer du doigt Santuzza la pécheresse ! Ces gesticulations grandiloquentes cohabitent avec une gestuelle différente autour de la thématique du pain, qui fait hélas sourire, voire rire, plus qu’elle n’émeut : pendant « Voi lo sapete, o Mamma », Mamma Lucia pétrit la pâte dans la douleur… Le pire est sans doute le déguisement infligé à Turiddu (il le fallait bien, dans la mesure où le même ténor revient ensuite en Pagliaccio) : ces rouflaquettes, cette banane un peu raplatie, c’est l’Elvis Presley des dernières années, ou plutôt Coluche dans <em>Tchao Pantin</em>.</p>
<p>Bref, tout s’acharne contre <em>Cav</em>, tandis que <em>Pag</em> est une brillante réussite. Musicalement, la direction d’<strong>Antonio Pappano</strong> se montre sensible au drame, même si, là aussi, Leoncavallo offre à l’orchestre une écriture bien plus élégante et inventive. Le <strong>Chœur du Royal Opera House</strong> en grande forme participe à fond au jeu scénique, campant les personnages voulus par Michieletto, habitants d’un petit village italien des années 1970 où la religion rythme le quotidien (il y a des crucifix dans toutes les pièces) et où les religieuses organisent la distribution d’œufs en chocolat et une représentation de la Passion de Jésus par des enfants pour le jour de Pâques.</p>
<p>Vocalement, Covent Garden a toujours l’art d’assembler des distributions impressionantes. Présent dans les deux volets du diptyque, <strong>Aleksandrs Antonenko </strong>surprend d’abord par un timbre dépourvu de séduction immédiate, mais s’impose bientôt par la puissance de son organe, et se montre tout à fait capable de camper un Canio tourmenté, hanté par ses démons. Egalement titulaire d’un rôle dans chacune des deux œuvres, après avoir été Tonio seulement à Salzbourg aux côtés de Jonas Kaufmann, <strong>Dimitri Platanias </strong>peut compter sur une voix extrêmement solide, dont le timbre n’a rien d’exceptionnel, mais qui convainc par son adhésion totale à ses personnages successifs. <strong>Eva Maria Westbroek</strong>, métamorphosée en jeune Italienne par une perruque brune, ne rencontre aucun problème dans les graves de Santuzza ; le vibrato de l’aigu, conséquence inévitable de l’alternance de rôles lourdes, reste malgré tout maîtrisé. Cheveux courts teint en blond platine, <strong>Carmen Giannattasio </strong>est une Nedda au bord de la crise de nerfs, sans que la beauté de son chant en soit le moins du monde entachée. Acteur muet pendant toute la première partie de la soirée, <strong>Dionysios Sourbis</strong> est un Silvio dépassé par les événements. Durant le peu de temps où on la voit, <strong>Martina Belli </strong>est parfaite en enjôleuse. <strong>Elena Zilio</strong> a désormais l’âge de Mamma Lucia, ce qui ne confère que plus de vérité à son incarnation, malgré les réserves formulées sur la mise en scène de <em>Cavallerie rusticana</em>, seul véritable handicap de ce <em>double bill</em>.</p>
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