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	<title>Václav LUKS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Václav LUKS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Cinq questions à Petr Vaclav, réalisateur du film « Il Boemo »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cinq-questions-a-petr-vaclav-realisateur-du-film-il-boemo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Edouard Brane]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 16:07:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partenaire de la sortie du film Il Boemo qui retrace la vie du compositeur tchèque Josef Mysliveček et qui sort sur les écrans français ce 21 juin, Forumopera.com a rencontré son réalisateur Petr Vaclav qui revient pour nous sur la genèse de son film afin de nous éclairer davantage sur son processus de création et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Partenaire de la sortie du film <em>Il Boemo</em> qui retrace la vie du compositeur tchèque Josef Mysliveček et qui sort sur les écrans français ce 21 juin, <em>Forumopera.com</em> a rencontré son réalisateur Petr Vaclav qui revient pour nous sur la genèse de son film afin de nous éclairer davantage sur son processus de création et sa passion pour ce compositeur trop injustement oublié. </strong></p>
<h4><strong>Quelle est la genèse du film <em>Il Boemo&nbsp;</em>?</strong></h4>
<p>L&rsquo;histoire de Josef Mysliveček m’a tout de suite interpelé. Celle d’un homme qui renonce à tous les acquis de bourgeois de province, va vers l&rsquo;inconnu, se rend en Italie où la vie musicale est la plus active afin d&rsquo;assouvir son désir : devenir compositeur d&rsquo;opéra. Après avoir trouvé les premières informations liées à Mysliveček, il était devenu évident que je devais lui consacrer un film. En découvrant son histoire, je me suis efforcé de comprendre aussi son caractère. Mais ce qui me manquait cruellement, ce fut l&rsquo;accès à sa musique. Ses opéras n&rsquo;ont jamais été représentés après sa mort. J&rsquo;ai trouvé quelques excellents enregistrements par Magdalena Kožená, trois enregistrements de ses opéras enregistrés dans les années 70/80&nbsp; mais d&rsquo;une qualité si médiocre qu&rsquo;elles desservaient leur auteur et me faisaient douter en vérité… de son talent.</p>
<h4><strong>Comment avez-vous procédé pour redécouvrir son œuvre&nbsp;?</strong></h4>
<p>J&rsquo;ai rencontré l’historien américain Daniel Freeman qui a publié aux Etats-Unis <em>Josef Mysliveček, Il Boemo, The Man and His Music</em> et surtout Vaclav Luks, le chef d&rsquo;orchestre et fondateur de l&rsquo;ensemble <em>Collegium 1704</em>. Nous sommes allés ensemble dans les archives, nous avons photocopié plusieurs opéras de Mysliveček. Il me les a ensuite joués et chantés au piano. J’ai alors découvert la force de cette musique, même si encore trop théorique. Ce n&rsquo;est qu’en 2013, quand Luks a redécouvert son opéra <em>L’Olimpiade</em>, que nous avons eu pour la première fois la possibilité d&rsquo;entendre un de ses opéras et d’en découvrir toute sa force et sa beauté. J’ai alors profité des répétitions pour tourner <em>Confessions d&rsquo;un disparu</em>, un portrait documentaire de Josef Mysliveček qui était une sorte de préparation au film de fiction.&nbsp; Je suis ensuite allé à l&rsquo;Arsenal et à la BNF pour consulter tous les documents possibles imprimés au XVIIIe. J&rsquo;ai parcouru toute la littérature disponible, toutes les correspondances possibles et imaginables, ainsi que les récits de voyage de Sade, Vivant Denon et évidemment Charles Burney.</p>
<h4><strong>Avez-vous pensé votre film comme un opéra à part entière&nbsp;?</strong></h4>
<p>Oui, il fallait que la vie de ce compositeur fasse corps avec sa musique. Que la musique que l’on entend dans le film corresponde aux sentiments et aux thèmes qui caractérisent les péripéties vécues par Mysliveček. Certaines scènes ont été écrites en pensant directement à la musique. D’autres morceaux ont été trouvés lors du montage. Pour pouvoir procéder ainsi, j&rsquo;ai dû enregistrer la musique en amont du tournage. La plus grande partie de la musique que l&rsquo;on entend dans le film est diégétique (<em>Ensemble des sons qui font parties de l’action et/ou entendus par les personnages du film &#8211; NDLR</em>). Il n&rsquo;y a pas beaucoup de musique extradiégétique ; celle que l’on entend est soit la musique de Mysliveček, soit celle des compositeurs qui ont marqué cette époque : Galuppi, Haydn, Boccherini, Vivaldi. La production du film a été assez difficile. Nous nous sommes retrouvés la veille du tournage sans argent. Le film a été arrêté. Il risquait d&rsquo;être abandonné pour toujours. In extremis, nous avons réuni les fonds pour tourner au moins les scènes musicales. Nous risquions autrement de ne plus jamais être en mesure de réunir les meilleurs chanteurs européens qui ont été bloqués une année en avance pour le projet. Il en était de même avec les décors déjà à moitié construits. Nous avons tourné les scènes d&rsquo;opéra au Teatro Sociale de Côme en son direct. Je me suis ainsi retrouvé avec la musique enregistrée dans le studio et avec les scènes d&rsquo;opéra tournées en live. Avec ce matériel, nous avons monté toute sorte d&rsquo;extraits et nous avons continué à chercher de l&rsquo;argent pour tourner les 80% du reste du film.&nbsp; Finalement, nous avons tourné tout le film en 39 jours, mais sur une période étalée, entre Prague, Venise, Naples, Genova et Palermo et en plein COVID.</p>
<h4><strong>Pourquoi avoir choisi de filmer les chanteurs face-caméra et à l’épaule&nbsp;?</strong></h4>
<p>J&rsquo;ai voulu échapper à l&rsquo;académisme, à un certain conformisme qui pourrait rebuter le public plus jeune, afin qu’il découvre cette musique à sa juste valeur, et peut-être même susciter des vocations chez certains. J&rsquo;ai montré l&rsquo;opéra simplement, sans fioritures. Etre au plus proche des acteurs avec la caméra m’a permis de capter leur incroyable effort et présence sur scène. Rendre leur état de stress, de nervosité qui font partie intégrante de leur travail. Pour incarner la Gabrielli, ma rencontre avec l’actrice italienne Barbara Ronchi fut essentielle. Elle a immédiatement pris le rôle à bras le corps avec une capacité d’écoute inouïe et un don d’imitation sans égale. Le choix de la soprano Simona Saturová, qui lui a prêté sa voix, s’est aussi imposée naturellement à nous. Selon Vaclav Luks, sa voix se rapproche le plus de ce que pouvait être celle de la Gabrielli.</p>
<h4><strong>Souhaiteriez-vous mettre en scène un opéra&nbsp;?</strong></h4>
<p>Absolument. Nous parlons en ce moment même avec Vaclav Luks de l’opéra de Mysliveček <em>Il Demetrio</em>. L’idée serait de le présenter également à l’endroit même où il fut créé, au Teatro Fraschini de la ville de Pavie en 1773. Nous rechercherons bientôt des coproducteurs en France, en Allemagne et en République tchèque.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="IL BOEMO de Petr Vaclav - Bande-annonce" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/HQIAkU9DeFw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Belshazzar — Göttingen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/belshazzar-gottingen-babylone-qui-rit-babylone-qui-pleure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 13:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir intronisé George Petrou (héros du concert d’ouverture et maître d’œuvre de Giulio Cesare), l’Internationale Händel-Festspiele Göttingen s’offrait le luxe de confier Belshazzar à Vaclav Luks. Nous aurions préféré qu’il soit invité avec les forces vives de son Collegium 1704, qui viennent de nous offrir une éblouissante lecture d’Alcina à Versailles et à Caen. Néanmoins, force est de reconnaître que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir intronisé George Petrou (héros du <a href="/aminta-e-fillide-gottingen-magistral-coup-denvoi-de-lere-petrou-a-gottingen">concert d’ouverture</a> et maître d’œuvre de <a href="https://www.forumopera.com/giulio-cesare-in-egitto-gottingen-deux-fois-miracule-et-souvent-miraculeux"><em>Giulio Cesare</em></a>), l’Internationale Händel-Festspiele Göttingen s’offrait le luxe de confier <em>Belshazzar </em>à <strong>Vaclav Luks. </strong>Nous aurions préféré qu’il soit invité avec les forces vives de son Collegium 1704, qui viennent de nous offrir une éblouissante lecture d’<a href="https://www.forumopera.com/alcina-caen-karina-gauvin-dans-le-role-de-sa-vie"><em>Alcina</em> </a>à Versailles et à Caen. Néanmoins, force est de reconnaître que le musicien a réalisé un travail remarquable tant à la tête du <strong>Concerto Köln</strong> que du <strong>NDR Vokalensemble. </strong></p>
<p>L’orchestre se montre à la hauteur de sa réputation, n’était un flottement passager en seconde partie, suppléant même, sous la conduite visionnaire de Luks, le déficit de caractérisation de l’un ou l’autre soliste. Le chef brosse large et peint à fresque, sans toutefois rien sacrifier à la précision du détail et de l’articulation, exaltant le dramatisme de cet opéra qui n’ose pas dire son nom. Et le théâtre de s’inviter à l’église, dans cette même St. Johannis-Kirche où <em>Belshazzar </em>fut joué en 1959. Certains festivaliers se seront peut-être souvenus, avec nostalgie, du spectacle monté pour le bicentenaire de la mort de Haendel. Les indications scéniques contenues dans le livret, mais aussi les fastueux décors du <em>Giulio Cesare </em>créé la veille, avaient de quoi exciter l’imagination de spectateurs frustrés par une version de concert. Si le Blasphemy Act de 1605 n’avait interdit sur le sol britannique toute représentation scénique du texte biblique, il y a fort à parier que <em>Belshazzar </em>aurait été mis en scène et n&rsquo;aurait pas fait un four – sinon lors de la création, compromise par des aléas artistiques, du moins lors de reprises. L’oratorio  fit, dès 1927, à Breslau, l’objet de productions parfois très réussies et il faudrait faire preuve de mauvaise foi pour nier le potentiel que recèlent le banquet pour la fête de Sesach ou le siège de Babylone. Même le point de basculement du drame, ce tableau saisissant où une main spectrale trace les mots de l’oracle sous le regard affolé de Belshazzar a de quoi stimuler la créativité des scénographes modernes.</p>
<p>Ni spectateur, ni commentateur, le chœur agit comme un véritable moteur de l&rsquo;action en campant tour à tour les peuples babylonien, juif et perse, dans la diversité de leurs affects et de leurs ambitions. Sans avoir développé la rhétorique affûtée de formations spécialisées, le NDR Vokalensemble affronte avec brio une partie assez lourde et techniquement ardue. De l&rsquo;arrogance des assiégés à la foi conquérante des Perses, aucun enjeu ne lui échappe et sa performance culmine dans l&rsquo;entrée <i>a cappella</i> des Juifs qui mettent en garde le tyran (« Recall, oh King ! that rash command »), véritable climax dont l&rsquo;intensité nous donne la chair de poule. Nous nous prenons d&rsquo;ailleurs à rêver du souffle salutaire que des chœurs auraient apporté à certains opéras moins inspirés du Saxon, prisonnier des contraintes du seria et des habitudes du public.</p>
<p>	<img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dor6204f.jpg?itok=HnS66TZJ" width="468" /><br />
	© Dorothea Heise</p>
<p>« <a href="https://www.forumopera.com/breve/jeanine-de-bique-toujours-plus-haendelienne"><strong>Jeanine De Bique</strong> toujours plus haendélienne</a> », titrions-nous après avoir applaudi sa Bellezza à Essen. « Encore plus de Jeanine, s’il vous plaît » pourrions-nous implorer aujourd’hui et si ce cri du cœur exalté prête à sourire, nous assumons sa candeur. Chaque nouvelle apparition de la diva caribéenne confirme de précieuses affinités avec la musique du Saxon et un talent rare. Admirable de concentration, elle nous captive dès son <em>accompagnato </em>liminaire, ciselant au fil de ses interventions une composition à la fois sensible et très fouillée. Si Nitocris bénéficiait de l’agilité perlée d’Élisabeth Duparc (la Francesina), celle-ci avait, si on en croit les témoignages, une voix d’essence légère. L&rsquo;étoffe, les riches couleurs du timbre de<a href="https://www.forumopera.com/actu/jeanine-de-bique-quand-jai-entendu-mon-premier-opera-je-suis-restee-sans-voix"> Jeanine de Bique</a> siéent mieux à la noblesse de la reine de Babylone, dont elle souligne aussi bien la gravité que le désarroi maternel. Le modelé de la ligne, la délicatesse des nuances et ce que, faute de pouvoir nommer l’indicible, nous appellerons la grâce transforment « Regard, O son, my flowing tears » en un de ces moments suspendus qui s’inscrivent à jamais dans notre mémoire et nous arrachent aux contingences de ce bas monde.</p>
<p><strong>Juan Sancho</strong> incarne d’entrée de jeu la superbe d’un Belshazzar plus vrai que nature (« Let festal joy triumphant reign ! »), crâneur et jouisseur que tout, absolument tout oppose au hiératisme de sa mère. Pas besoin de mise en scène ni même de mise en espace pour croire à la vérité du personnage. Cette partie relativement centrale flatte le métal du ténor, sonore et brillant. Rencontre idéale de deux tempéraments, de deux énergies, le duo de Nitocris et Belshazzar au I se déroule sous haute tension et cristallise un conflit insoluble.</p>
<p>	Quelques raucités semblent trahir une légère indisposition, mais <a href="https://www.forumopera.com/actu/questionnaire-de-proust-raffaele-pe"><strong>Raffaele Pe</strong></a> gère admirablement un instrument que nous découvrons pour la première fois en <em>live </em>et dont la dynamique ne laisse pas d’impressionner. De la puissance, mais aussi et surtout une grande finesse dans l’expression, avec une imparable justesse de ton, de l’autorité sereine (« O sacred oracles of truth ») à l’ironie enjouée (« Can the black Ethiop change his skin »). Le contre-ténor au grain satiné s’autorise des mélopées rappelant le chant des rabbins sur les fameuses paroles de la prophétie « MENE, TEKEL, PERES » qu’il élucide pour Nitocris.  Un cran en-dessous, avec tout le respect que nous devons à cette artiste stylée et au parcours estimable, le Cyrus de <strong>Mary-Ellen Nesi</strong> peine à animer des récitatifs qui nous inclineraient presque à penser que Haendel n&rsquo;a pas assez coupé dans la matière profuse de Jennens. Les éclats martiaux mettent en valeur son mezzo svelte et incisif, mais elle ne nous convainc pas dans le registre de la compassion. Les constats s’inversent pour le Cobrias de <strong>Stephan MacLeod</strong>. Les accents du père affligé désarment par leur tendresse, mais faute de mordant et de noirceur, sa colère n’a pas le relief attendu (« Behold the monstrous human beast »).</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Alcina — Caen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-caen-karina-gauvin-dans-le-role-de-sa-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les blasés, les peine-à-jouir auront probablement froncé les sourcils en découvrant l’excitation de notre confrère devant les débuts scéniques de Karina Gauvin en Alcina. Ils l’auront sans doute mise sur le compte de cette admiration béate et frénétique que suscitent, à l’instar des stars de la pop ou du rock, certaines divas. Or, quelques semaines après la création &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les blasés, les peine-à-jouir auront probablement froncé les sourcils en découvrant l’excitation de<a href="https://www.forumopera.com/alcina-versailles-17-ans-de-reflexion"> notre confrère</a> devant les débuts scéniques de <strong>Karina Gauvin</strong> en Alcina. Ils l’auront sans doute mise sur le compte de cette admiration béate et frénétique que suscitent, à l’instar des stars de la pop ou du rock, certaines divas. Or, quelques semaines après la création de l’<em>Alcina</em> montée par<strong> Jiří Heřman</strong> à Brno puis sa reprise à Versailles, le public du Théâtre de Caen réservait vendredi dernier de longues ovations à l’artiste québécoise. Nous n’avons jamais été bouleversé par l’art de Karina Gauvin, qui nous a souvent paru trop lisse, trop égal, mais cette fois nous rendons les armes : elle éclipse véritablement tout le monde. Exister face à cette Alcina constitue un vrai challenge – et même un double défi. D’abord, parce que le rôle est d’une richesse et d’une profondeur incomparables, Haendel lui conférant une dimension supplémentaire qui achève d’isoler cette femme  « toujours seule et abandonnée » (Jiří Heřman) des autres personnages. Ensuite, parce que l’interprète s’en approprie chaque note, chaque syllabe pour développer une lecture aussi personnelle et irréductible que celle d’une<a href="https://www.forumopera.com/alcina-bruxelles-la-monnaie-la-piau-une-legende-vivante"> Sandrine Piau</a>. Notre cœur se révèle incapable d’élire une Alcina plutôt qu’une autre. C’est peut-être sinon le rôle de sa vie, du moins celui que la postérité retiendra plus que tout autre dans le parcours de Karina Gauvin. </p>
<p>La dynamique s’est légèrement réduite, l’aigu manque parfois de plénitude, les traits sont moins acérés (« Ma quando tornerai »), mais l’opulence nacrée du médium impose d’emblée (« Di’, cor mio ») la beauté lasse de la magicienne dont les pouvoirs commencent de s’estomper et que l’amour rend tragiquement vulnérable. Sublimé par une pénombre infiniment suggestive, « Ah ! mio cor ! » est le climax espéré, grandiose et pourtant subtilisé jusqu’au murmure, soutenu par la pulsation quasi organique du <strong>Collegium 1704</strong>. Nous partageons sans réserve l’enthousiasme de Guillaume Saintagne à l’endroit de <strong>Václav Luks</strong> et de son ensemble, y compris dans les interventions solistes. A-t-on déjà entendu pareille effusion du violoncelle dans « Credete il mio dolor » ? Sans surprise, Morgana échoit à un soprano d’essence légère, en l’occurrence acidulé mais relativement agile (<strong>Mirella Hagen</strong>), bien que certains suraigus détonnent. Un autre choix était pourtant possible, la présence de Karina Gauvin durant son <em>lamento</em> nous rappelant qu’elle campa aussi la sœur d’Alcina sous la direction d’Alan Curtis. La sensibilité de Mirella Hagen fait mouche, mais le chant du violoncelle nous étreint tout autant sinon davantage. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/xl_alcina_1.jpeg?itok=IfqIZlFh" title="Alcina © Marek Olbrzymek" width="468" /><br />
	Alcina © Marek Olbrzymek</p>
<p>Difficile d’exister, écrivions-nous, face à une telle Alcina : Karina Gauvin domine largement ses partenaires, à commencer par <strong>Ray Chenez</strong>. Si Ariodante sollicitait davantage la virtuosité de Carestini, au grand dam du castrat, Ruggiero requiert d’autres moyens que ceux du contre-ténor, si prometteur<a href="https://www.forumopera.com/mitridate-schwetzingen-porpora-bien-plus-que-de-la-haute-voltige"> il y a quelques années</a>. Certains <em>forte</em> exposent les fêlures du timbre et l’ornementation révèle les limites d’un aigu désormais moins étendu et facile. Néanmoins, « Mi lusinga il dolce affetto » exhale une mélancolie délicate et le chanteur fait montre d’un bel abattage dans « Sta nell’ircana » où, ceci dit, l’orchestre lui volerait presque la vedette. Une tessiture piégeuse entrave irrémédiablement la projection de <strong>Václava Krejcí Housková</strong>, Bradamante à la vocalisation trop souvent inaudible (« Vorrei vendicarmi »). Alors que Haendel avait conçu la figure d’Oberto pour mettre en valeur le soprano juvénile de William Savage (précédemment Joas dans <em>Athalia</em>), il connaît un sort moins heureux avec celui, pourtant adulte, mais frêle et sourd d’<strong>Andrea Široká</strong>. En revanche, bien qu’il n’ait pas les assises d’une basse, <strong>Tomáš Král </strong>(Melisso) livre une lecture très stylée de son seul air, la méditative sicilienne « Pensa a chi geme d’amor ». Emblématique d’un spectacle qui cherche un peu trop souvent à dérider l’auditoire – craignant peut-être que la gravité du drame ne le rebute –, l’Oronte de <strong>Krystian Adam</strong> fanfaronne à l’envi. Or, pour peu que le personnage oublie de gesticuler, son ridicule s&rsquo;efface, l’émission s’assouplit et l’élégance du ténor nous ravit (« Un momento di contento », ruisselant de tendresse et où le moelleux des cordes le dispute à la suavité du soliste). </p>
<p>Nous n’allons pas nous étendre sur les options dramaturgiques et scénographiques, déjà commentées ici même au lendemain de la création versaillaise. Une faune – forcément chimérique  – peuple l’île d’Alcina et s’ébroue avec plus ou moins de bonheur et de pertinence. Le torse nu et coiffés de tête de fauves (superbes réalisation d’<strong>Alexandra Grusková</strong>), certains danseurs incarnent les sortilèges cruels infligés par Alcina à ses amants, tandis qu’une autruche et un manchot, bientôt rejoints par un poisson, apportent une touche comique. D&rsquo;abord plaisante, cette drôlerie devient parfois envahissante quand elle ne parasite pas l’action principale. Mettons plutôt en exergue le travail éminemment poétique de <strong>Daniel Tesar</strong> sur les éclairages ou encore ces jeux d&rsquo;ombres que les miroirs de la villa d’Alcina, décor modulable, projettent sur le fond de scène. Flots marins, dédale de palais ou labyrinthe végétal, les images en viennent à évoquer aussi les errances d’Alcina et son paysage mental, Jiří Heřman n’hésitant pas également à dépouiller le plateau dont la nudité traduit alors l’immense vide intérieur où s’abîme l’enchanteresse. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-passion-selon-saint-jean-paris-radio-france-luks-larchitecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;imminente Semaine Sainte amène nécessairement son lot de festivités musicales leipzigoises. A Paris, on se presse à l&#8217;auditorium de Radio France pour la Saint Jean, avant d&#8217;aller à la Philharmonie pour la Saint Matthieu. Il était sage de la part des deux salles de programmer deux artistes aussi différents que Vaclav Luks et Philippe Herreweghe &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;imminente Semaine Sainte amène nécessairement son lot de festivités musicales leipzigoises. A Paris, on se presse à l&rsquo;auditorium de Radio France pour la <em>Saint Jean</em>, avant d&rsquo;aller à la Philharmonie pour la <em>Saint Matthieu</em>. Il était sage de la part des deux salles de programmer deux artistes aussi différents que Vaclav Luks et Philippe Herreweghe lors de ces deux soirées.</p>
<p>C&rsquo;est donc à Václav Luks, et à son Collegium 1704 que revient la primeur de la<em> Saint Jean</em>, devant un auditorium de Radio France quasi comble. On a beaucoup glosé sur les différences entre les deux passions de Bach. La<em> Saint Jean</em> est celle d&rsquo;un homme de théâtre, d&rsquo;un cantor cherchant encore à affirmer auprès des autorités de la ville ce format encore nouveau qu&rsquo;est celui d&rsquo;une passion. Il ne s&rsquo;y refuse aucun effet dramatique, et coule le livret anonyme dans un format compact : on juge, crucifie et enterre le Christ en moins de deux heures.</p>
<p>C&rsquo;est une lecture charpentée et énergique que livre ici <strong>Václav Luks</strong>. La battue est nette et précise, redoutablement efficace dans les chœurs, où l&rsquo;on suit le contrepoint avec aisance. Il sait néanmoins rester attentif au besoin de ses solistes, proposant une direction plus souple dans les airs et les chorals. Peut-être que le texte est laissé un peu de côté dans ces derniers : le son collectif du Collegium vocale 1704 est d&rsquo;une plastique irréprochable, mais les correspondances texte/musique qui font toute la saveur des chorals semblent gommées par endroits. Ce léger manque est compensé par un orchestre tiré au cordeau, duquel on retiendra avant tout les pupitres de traverso et de viole de gambe.</p>
<p>A défaut de présenter des artistes tchèques, le plateau réunit ce soir quelques noms familiers du chant baroque. Les premiers honneurs vont d&#8217;emblée à <strong>Sophie Junker</strong>, qui gratifie le public d&rsquo;un « Ich folge dir gleichfalls » rayonnant de bonté. Autre succès de la soirée : celui de <strong>Christian Immler</strong> en Ponce Pilate, qui croque en quelques phrases à peine toute l&rsquo;ambivalence du personnage. <strong>Sebastian Kohlhepp</strong> est un Evangéliste vigoureux, dont on comprend chaque traître-mot. La voix se couvre légèrement dans l&rsquo;aigu, mais la prestation est d&rsquo;une musicalité à toute épreuve. Passons en revanche rapidement sur la prestation fragile de <strong>Tobias Hunger</strong>, qui peine à arriver au bout de ses deux airs, sans proposer de lecture musicale convaincante. L&rsquo;alto de <strong>Benno Schachtner</strong> est plus ambivalent : la voix est parfois mise en difficulté (médium et grave peu sonores), mais ses qualités de musicien lui permettent de livrer un « Es ist vollbracht » sur le fil. <strong>Matthias Winckhler</strong> a tout pour incarner le Christ, et les années à venir permettront à la tierce aiguë de gagner en présence.</p>
<p>C&rsquo;est avant tout par la netteté et la vigueur de son trait que s&rsquo;impose cette Passion, et les quelques fragilités dans le plateau vocal ne feront pas non plus oublier une prestation musicale de qualité.</p>
<p> </p>
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		<title>HAENDEL, Alcina — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-versailles-17-ans-de-reflexion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>17 ans que nous l’attendions ! Voir enfin Karina Gauvin incarner son rôle fétiche dans une production mise en scène. Depuis la retransmission radio du concert de Beaune de 2005, et malgré ses enregistrements des principaux airs, il y a bien eu quelques rares versions de concerts (notamment une à Versailles déjà en 2012), mais qu’aucun &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm">17 ans que nous l’attendions ! Voir enfin <strong>Karina Gauvin</strong> incarner son rôle fétiche dans une production mise en scène. Depuis la retransmission radio du concert de Beaune de 2005, et malgré ses enregistrements des principaux airs, il y a bien eu quelques rares versions de concerts (notamment une à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/karina-calcinee">Versailles déjà en 2012</a>), mais qu’aucun directeur de théâtre ne l’ait invitée à jouer la magicienne restera sans doute comme l&rsquo;un des grands gâchis de l’histoire handelienne moderne. Rendons donc grâce à Brno, Caen et Versailles pour cette coproduction, même si elle arrive un peu tard pour la diva québecoise. Après plus de 30 ans de carrière, la projection, l’agilité des vocalises et l’éclat du timbre ne sont forcément plus les mêmes. Toutefois, Karina Gauvin démontre encore ce soir qu’elle reste l’Alcina du siècle : la science du mot, des contrastes, l’art bel cantiste consommé alliés à une expressivité aussi puissante que juste, tout reste exemplaire. Alors bien sûr, son air d’entrée la prends un peu à froid et la voix peine à se plier à ses délicates intentions, au travers desquelles percent déjà une certaine inquiétude, pourtant dès le « Si son quella » écorché, on est sidérés par la déclamation de la tragédienne. « Ah mio cor » n’a rien perdu de son désespoir ravageur, même si le sursaut de la reine à la partie B n’est plus aussi féroce. Son lent retour vers l’avant-scène au da capo accompagne un crescendo glaçant qu&rsquo;aucune version de concert n&rsquo;avait pu nous offrir. « Ombre pallide » et le saisissant récitatif qui précède sont toujours avec elle une fantasmagorie cauchemardesque et entropique. « Mi restano le lagrime » pris à un tempo inhabituellement lent aurait englouti n’importe quelle autre interprète, mais Karina Gauvin en fait l’air d’une colère froide et méthodique. Seul le trio de l’acte III déçoit : bizarrement tordue sur son fauteuil, il lui manque la rage des derniers emportements de la femme à terre, aussi jalouse qu’elle se prétend Cassandre. Si Handel fait disparaître en silence la sorcière, cette production lui permet au moins de hanter le plateau de sa solitude finale, et le spectateur d&rsquo;admirer la dignité et le regard pénétrant de la plus grande chanteuse baroque nord-américaine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/xl_alcina_1.jpg?itok=lXQBGuO4" width="468" /><br />
	© Marek Olbrzymek</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Pour continuer à époustoufler son auditoire, il lui fallait néanmoins l’attention d’un vrai chef de théâtre. C’est le cas de <strong>Václav Luks</strong> qui porte une attention maniaque à ne jamais couvrir les chanteurs, tout en libérant dès que possible les forces de son époustouflant <strong>Collegium 1704</strong> et de ses 40 musiciens et choristes. Magicien des rythmes et du drame, chaque air semble un chef-d’œuvre, jusqu&rsquo;au <em>lieto fine </em>obligé (très convenu) qui nous a, sous sa baguette, ravi. Le dramaturge va jusqu’à ragaillardir des chœurs que l’on n’avait jamais entendu si militaires. Au-delà du théâtre, les textures et les harmoniques sont proches de l’idéal. Le critique pinailleur que nous sommes a eu le frisson sur plus d’une ritournelle. Comme pour le dernier <a href="https://www.forumopera.com/ariodante-paris-quand-lorchestre-vole-la-vedette"><i>Ariodante </i>des Musiciens du Louvre</a>, on se surprend même parfois à ne plus écouter que l’orchestre (« Sta nell’ircana » proprement renversant, le meilleur que nous ayons jamais entendu !). Il n’est qu’à regarder les œillades complices que les musiciens s’adressent entre eux pour constater le plaisir qu’ils ont à faire honneur à cette partition. N’oublions enfin de pas de mentionner les excellents solistes : le premier violon d’Helena Zemanovà et le violoncelle solo d’Hana Flekovà, tout autant méritantes que la soprano dans « Ama, sospira » et « Credete al mio dolore ».<br />
	 </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">En Morgana justement, <strong>Mirella Hagen</strong> avait mal débuté : son air d’entrée, tout comme le célèbre « Tornami a vagheggiar » souffraient d’un timbre ingrat et d’une émission très minérale. La technicienne se signalait déjà certes par des trilles soignés et des vocalises précises, mais c’est vraiment dans ses deux airs concertants, qu’elle devient sœur de la magicienne. L’âpreté de son émission devient une force au service du texte, et son art apparaît étonnamment jumelé à celui de Karina Gauvin.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Même si la production en fait un benêt craneur, <strong>Krystian Adam</strong> campe un Oronte aussi classieux vocalement qu’attachant scéniquement. A regretter qu’on ait coupé le da capo de son « Semplicetto » mené avec esprit et justesse. « Un momento di contento » est bouleversant de simplicité et d’élégance.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Tomáš Král</strong> manque de graves pour incarner Melisso, mais c&rsquo;est tant mieux  car il transforme son unique air habituellement moralisateur et sévère en complainte empathique et délicate, en renouvelant complètement notre perception.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Le reste de la distribution est hélas moins intéressant : aussi expressif soit-il <strong>Kangmin Justin Kim</strong> n&rsquo;a pas les moyens d&rsquo;aborder un rôle écrit pour Carestini. Le timbre monochrome, les aigus acides, les cadences décevantes et le soutien irrégulier rendant parfois la voix inaudible. Restent de beaux graves ponctuels, une attention dramatique certaine, et une grammaire bel cantiste indéniable qui lui permettent de livrer un très efficace « La bocca vaga ». Nous n&rsquo;avons jamais été convaincus par des contre-ténors dans ce rôle, le chanteur américano-coréen ne nous fera pas changer d&rsquo;avis. La Bradamante de <strong>Monica Jägerova</strong> brille par un bel ambitus, mais ses airs virtuoses sont lestés par des vocalises empesées et sourdes. Les variations au da capo, généralement écrites pour être plus dans les cordes de l’interprète, signalent également un manque d&rsquo;aisance, sans doute dû au fait qu&rsquo;elle remplaçait tardivement la chanteuse initialement prévue. <strong>Andrea Široká</strong> enfin joue habilement les petits garçons, mais son « Barbara » la montre clairement dépassée. Ces deux dernières voient d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un de leurs airs coupé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">La mise en scène de<strong> Jiří Heřman</strong> enfin est assez heureusement littérale. L&rsquo;île enchantée semble située dans la baltique, mais les costumes hauts en couleur ne se seraient pas vus dans un film de Bergman. Les danseurs à tête de fauve peuplent régulièrement la scène, parfois avec humour (le pingouin, l&rsquo;autruche), quelque fois en parasitant l&rsquo;émotion hélas (le premier air d&rsquo;Oberto pleurant son père) ; le kitsch semble aussi parfaitement assumé (ces ailes d&rsquo;ange qui feraient fureur dans une Marche des Fiertés LGBT, pour l&rsquo;entrée d&rsquo;Alcina assise dans son gros coquillage). Une grande maison occupe le plus clair du plateau et se scinde en grandes surfaces miroitantes, qui viennent élargir la scène et créer l&rsquo;illusion d&rsquo;un palais ou d&rsquo;une mer infinis, plus qu&rsquo;ils ne font échos à un livret questionnant sans cesse les apparences. Torses et nudités pudiques renforcent également la sensualité de l&rsquo;action. Faiblesse de l&rsquo;ensemble : cette animation distrait et permet une bonne lisibilité de l&rsquo;action (les danses ont même été redistribuées pour permettre une entrée d&rsquo;Alcina spectaculaire) mais reste en surface sur l&rsquo;un des rares livrets bien construit et sans doute le plus riche du Saxon. De plus l&rsquo;alternance de décors n&rsquo;est pas assez rigoureuse : au début du II, grâce à l&rsquo;anneau de Melisso, Ruggiero voit que l&rsquo;île au milieu des flots n&rsquo;est en fait qu&rsquo;un immense désert, mais ce désert revient trop vite ensuite, et l&rsquo;urne/perle brisée du dernier acte n&rsquo;entraine plus aucune conséquence visuelle. On retiendra néamoins quelques très belles images : Alcina entièrement dans l&rsquo;obscurité pour la reprise du « Ah ! mio cor », déjà l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-même, se découpant sur les dunes ; Morgana dans son dernier air quittant sa perruque, ses atours, et rejointe par une sœur compatissante et elle aussi humiliée ; la solitude de l&rsquo;héroïne enfin cernée par 3 couples (Morgana-Oronte ; Ruggiero-Alcina ; Oberto et son père) et qui rentre dans sa maison vide, fixant du regard le public à travers sa fenêtre. Ce regard-là valait bien 17 ans d&rsquo;attente !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
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		<title>MOZART, Requiem — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-de-mozart-tours-un-joyeux-requiem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-joyeux-requiem/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nul n’est propriétaire de l’âme de Mozart. Mozart est universel. Il appartient à tous. Mais lorsqu’on a entendu, samedi à Tours, le concert jubilatoire de l’ensemble Collegium 1704 de Prague, on se demande si les Pragois n’ont pas hérité un peu plus que les autres de l’esprit de Mozart. Mozart, d’ailleurs, avait une douce affection &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nul n’est propriétaire de l’âme de Mozart. Mozart est universel. Il appartient à tous. Mais lorsqu’on a entendu, samedi à Tours, le concert jubilatoire de l’ensemble Collegium 1704 de Prague, on se demande si les Pragois n’ont pas hérité un peu plus que les autres de l’esprit de Mozart.</p>
<p>Mozart, d’ailleurs, avait une douce affection pour Prague, ville où il créa son <em>Don Giovanni</em> et à laquelle il dédia une symphonie.</p>
<p>L’esprit malicieux, joyeux, espiègle de Mozart a imprégné tout le concert – et cela même si l’œuvre principale du programme était son <em>Requiem</em>. Nous avons entendu en effet, un… joyeux Requiem, un Requiem vraiment&#8230; vivant!</p>
<p>Le Collegium 1704 est un ensemble de musique ancienne. Ses instruments d’époque le plongent dans une sonorité feutrée. <strong>Václav Luks</strong> qui le dirige avec une allégresse piaffante obtient de ses musiciens une précision et finesse exemplaires. L’ensemble est sans défaut, ses contours sont sains, vibrants mais jamais flous, nets et sans bavure.</p>
<p>La célèbre 40e Symphonie en sol mineur, qu’il présenta avant le <em>Requiem</em> eut un chic fou, le menuet étant dirigé à 1 temps (et non trois) pour stimuler son allégresse.</p>
<p>Dans le Requiem on eut droit à un « Kyrie » de fête, un « Lacrymosa » dansant, un « Libera me » souriant, un « Sanctus » débridé. Peu importe si des applaudissements intempestifs se glissaient entre les mouvements, Vaclav Luks ne se laissait pas troubler et caracolait dans son <em>Requiem</em> comme dans un champ de béatitude.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/20211009_212130.jpg?itok=WvKcLQLj" title="L'orchestre et le cboeur Collegium 1704 (Photo A.P.)" width="468" /><br />
	L&rsquo;orchestre et le cboeur Collegium 1704 (Photo A.P.)</p>
<p>Le chœur n’était composé de quatre choristes par voix – soit seize en tout, au lieu des 40 ou 60 qu’on a l’habitude d’entendre. Mais le volume était suffisant, chaque choriste étant un soliste en soi, l’ensemble vocalisant avec une étonnante virtuosité collective.</p>
<p>Les quatre « vrais » solistes étaient de première qualité – avec, toutefois, une réserve sur le ténor. La basse <strong>Tobias Berndt</strong> avait la gravité d’un Commandeur qui aurait ressuscité pour venir participer au concert, la soprano <strong>Marie-Sophie Pollak</strong> faisait joliment tinter le cristal de son timbre.</p>
<p>Ce Requiem n’était pas un Requiem pour pleurer. C’était un hymne à la vie. A la vie dans l’Au delà. Le résultat fut un total régal musical.</p>
<p>On se souvient de l’appréciation de Bernard Shaw ayant assisté à l’exécution d’un Requiem : « Il n’y a que le mort qui ne s’est pas ennuyé ! »</p>
<p>Ici, ce ne fut pas le cas. Avec cet exaltant Requiem, les Concerts d’automne de Tours, qui se poursuivent jusqu’au 17 octobre, nous ont offert un moment plein de vie.</p>
<p> </p>
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		<title>Les Boréades</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-boreades-un-rameau-bouleversant-dhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 05:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce coffret est le deuxième enregistrement discographique de l’opéra Les Boréades de Jean Philippe Rameau. Il fait suite à celui réalisé en 1982 au Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de John Elliot Gardiner. Cette nouvelle version a été enregistrée en janvier 2020, lors du concert donné à l’Opéra Royal de Versailles par le « Collegium 1704 » &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Ce coffret est le deuxième enregistrement discographique de l’opéra <i>Les Boréades</i> de Jean Philippe Rameau. Il fait suite à celui réalisé en 1982 au Festival d’Aix-en-Provence sous la direction de John Elliot Gardiner. Cette nouvelle version a été enregistrée en janvier 2020, lors du concert donné à l’Opéra Royal de Versailles par le « <b>Collegium 1704 </b>» sous la direction du tchèque <b>Václav Luks</b>, et c’est un émerveillement. Les solistes ne déméritent pas face aux stars de la version Gardiner.  Ils sont tous formidables et leur diction est remarquable. </p>
<p class="MsoNormal">La tragédie lyrique, <i>Les Boréades</i>, a été composée par Rameau à l’âge de 80 ans, peu avant sa mort, et n’a jamais été représentée de son vivant. Rameau qui n’avait abordé le théâtre lyrique qu’à l’âge de 50 ans est hélas vite tombé dans l’oubli après son décès. Au XXe siècle, Debussy a beaucoup fait pour sa « renaissance », jusqu’à la révélation, des années plus tard, de ses<i style="normal"> Indes Galantes</i> à l’Opéra de Paris (1953) et de <i>Platée</i> au Festival d’Aix-en-Provence (1956). La création des <i>Boréades</i> a eu lieu en 1964, dans une révision de Vaubourgoin, lors d’un concert à la Maison de la Radio à Paris, avec notamment la lumineuse Christiane Eda-Pierre. Plusieurs musicologues se passionnent alors pour cette œuvre jusqu’aux représentations inoubliables du Théâtre de l’Archevêché à Aix-en-Provence.</p>
<p class="MsoNormal">Cette nouvelle version du théâtre Royal de Versailles est enthousiasmante. Václav Luks fait sonner l’orchestre de Rameau comme on l’entend rarement. Pas un seul moment de relâche dans la successions des scènes tant ce chef semble porté par la puissance théâtrale de l’œuvre. Il faut entendre par exemple le déferlement des vents souterrains au début de l’acte V pour saisir l’exceptionnelle énergie dramatique déployée par les musiciens. Et l’entrée-ballet bucolique de la scène 4 (acte II), comme un  temps suspendu, au sein de la tragédie. Toute la modernité des orchestrations de Rameau est là.</p>
<p class="MsoNormal">A l’instar de Luks, les chanteurs déploient un large spectre d’expressions (de la plus grande douceur à l’imprécation lyrique de grand opéra) au gré d’un livret exemplaire tant par l’architecture de ses cinq actes que par sa progression dramatique. A la pastorale dansée du premier acte, répond en écho la scène apollinienne finale, quand les personnages trouvent enfin la paix, suite aux épreuves initiatiques qu’ils ont subies. On en oublie la mythologie : ce sont ici des être de chair et de sang. La princesse Alphise se voit contrainte d’épouser Calisis, un prince Boréade, fils du Dieu des vents du Nord, alors qu’elle aime le jeune Abaris, confié enfant au grand prêtre d’ Apollon. Borée menace de déchainer ses vents et de détruire le royaume d’Alphise. Apollon charge alors l&rsquo;Amour de confier à la jeune femme une flèche d’or qu’elle donne à celui qu’elle aime avant son départ aux combats. La tempête aura bien lieu, mais le courage et l’amour d’Abaris vaincront tous les obstacles. La soprano belge <b>Deborah Cachet</b> est  une Alphise de rêve. Calisis trouve dans le ténor islandais <b>Benedikt Christjánson</b> un interprète idéal, aérien et capable d’accents dramatiques. Abaris c’est le ténor français <b>Mathias Vidal</b>, magistral. A l’acte II, son air « Tout cède aux efforts de l’orage », aux pianissimi sur le fil, est miraculeux d’émotion contenue et dans ses stances de défi aux orages il fait entendre une voix très lyrique, aux aigus puissants et brillants. <b>Bernard Arnould</b> (Adamas) et  <b>Nicolas Brooymans</b> (Borée) sont excellents, sans parler des  chanteurs tchèques : citons l’Apollon de <strong>Lukáš Zeman </strong>et la nymphe d’<b>Anna Zawisa</b>. Bravo à l&rsquo;Opéra Royal : ce coffret complète avec panache la magnifique collection du Label « Château de Versailles ».</p>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Cantate sur la mort de l&#039;Empereur Joseph II&#124;Cantate pour l&#039;accession au trône de l&#039;Empereur Leopold II — Paris (Maison de la Radio)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cantate-sur-la-mort-de-lempereur-joseph-ii-paris-maison-de-la-radio-lempereur-est-mort-vive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On sait peu qu’avant de devenir le surnom de son ultime Concerto pour piano, « l’Empereur » fut, pour Ludwig van Beethoven, la source d’inspiration de deux œuvres de jeunesse. Des pièces qui, tout en restant largement tributaires d’inspirations où domine la figure de Haydn, laissent crépiter les premières étincelles d’un romantisme qui ne cessera de se &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On sait peu qu’avant de devenir le surnom de son ultime Concerto pour piano, « l’Empereur » fut, pour Ludwig van Beethoven, la source d’inspiration de deux œuvres de jeunesse. Des pièces qui, tout en restant largement tributaires d’inspirations où domine la figure de Haydn, laissent crépiter les premières étincelles d’un romantisme qui ne cessera de se faire plus flamboyant à mesure que le compositeur affirmera son style.</p>
<p>Beethoven n’a pas encore déménagé à Vienne quand l’empereur Joseph II y décède, en 1790. C’est dans sa ville natale de Bonn que le compositeur reçoit commande d’une cantate célébrant la mémoire du grand homme. Probablement jamais jouée à l’époque, retrouvée et peut-être complétée par Hummel, finalement créée sous la direction du chef wagnérien Hans Richter en 1884, l’œuvre dispose d’une cousine, une autre cantate dédiée, cette fois, à l’accession au trône du nouvel Empereur, Leopold II.  Beethoven a 20 ans, son librettiste présumé, Severin Anton Averdonk, en a 22, l’esprit des Lumières les illumine et attise leur enthousiasme.</p>
<p>De ces œuvres méconnues qu’il dirige l’une après l’autre, <strong>Vá</strong><strong>clav Luks</strong> entend restituer toute la fièvre philosophique et patriotique. Dès l’introduction de la <em>Cantate sur la Mort de l’Empereur Joseph II</em>, où la noirceur des mystérieux aplats de cordes se laisse percer par l’inquiétante lumière des vents – une trouvaille que Beethoven réutilisera, des années plus tard, au début du IIe acte de son <em>Fidelio </em>– l’Orchestre National de France frappe ainsi par son engagement. Le placement des instrumentistes, loin au fond du plateau et presque en « ligne droite » plutôt qu’en arc de cercle, ne favorise certes pas l’articulation des timbres ni la netteté des contrastes ; pour autant, du désespoir du chœur initial, repris dans le final, à la chaleur des épisodes centraux qui saluent le combat de Joseph II contre le fanatisme, l’énergie de l’orchestre séduit, comme celle des chœurs, dispersés autour de la scène.</p>
<p>Il n’en va pas tout à fait de même des solistes de ce soir : sollicitée dans une longue intervention que Beethoven reprendra dans le final de <em>Leonore</em>, la première mouture de <em>Fidelio</em>, la soprano <strong>Simona Saturova</strong> ne manque ni de séductions vocales ni d’agilité, mais plutôt de volume. La basse <strong>Kresimir Stra</strong><strong style="font-size: 14px">ž</strong><strong>anac</strong>, de son côté, pourrait se montrer plus investi dans des pages dont la tonalité héroïque ne fait aucun doute. Plus courte, la <em>Cantate pour l’accession au trône de l’Empereur Leopold II</em>, contient les mêmes forces et faiblesses. Dans « Fliesse, Wonnezähre, fliesse ! », aria avec violoncelle et flûte obligés dans lequel Beethoven regarde clairement vers Mozart et le « Martern aller Arten » de <em>L’Enlèvement au Sérail</em>, Simona Saturova montre une solide virtuosité à peine occultée par quelques reprises de souffle un peu délicates. Plus apaisé, le trio qui suit permet d’apprécier les qualités de timbre de <strong>Maximilian Schmitt</strong>, en proie, ce soir, à de menus problèmes d’intonation.</p>
<p>En 1790, il restait à Beethoven 37 ans à vivre et l’immense majorité de ses œuvres à composer, pourtant son rapport à la voix semblait déjà bien installé : encore classique et déjà romantique, expressif et virtuose, parfois ingrat, et capables de fulgurances qui, en cette année de commémorations contrariées, méritent bien d’être exhumées.</p>
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		<title>Prague pense Printemps</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/prague-pense-printemps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2020 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival du Printemps de Prague se replie mais n’abdique pas face au Covid-19. Impossible d’ouvrir les portes au public ? Qu’à cela ne tienne : tout se fera (gratuitement) en ligne. Pour ce qui est des concerts en direct, les amateurs de voix noteront que Bernarda Fink et Dagmar Pecková souffleront les soixante-quinze bougies de la manifestation ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival du Printemps de Prague se replie mais n’abdique pas face au Covid-19. Impossible d’ouvrir les portes au public ? Qu’à cela ne tienne : <a href="https://festival.cz/">tout se fera (gratuitement) en ligne</a>. Pour ce qui est des concerts en direct, les amateurs de voix noteront que<strong> Bernarda Fink</strong> et <strong>Dagmar Pecková</strong> souffleront les soixante-quinze bougies de la manifestation ce mardi 12 mai. <strong>Hana Blažiková</strong> et le Collegium 1704 de <strong>Václav Luks</strong> ont sinon rendez-vous avec Bach, Zelenka et Haendel le 18, tandis qu’<strong>Adam Plachetka</strong> se lancera dans un <em>Voyage d’hiver </em>au départ du Rudolfinum le 25. Côté rediffusions, retour trente ans en arrière pour une <em>Neuvième </em>de Beethoven dirigée par <strong>Leonard Bernstein</strong>, avec <strong>Lucia Popp</strong>, <strong>Ute Trekel-Burckhardt</strong>, <strong>Wiesław Ochman</strong>, <strong>Sergej Kopčák</strong>, le Chœur Philharmonique de Prague et l’Orchestre Philharmonique Tchèque (le 3 juin). Ô joie! </p>
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		<title>STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2020 19:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chef-d’œuvre méconnu : le titre pourrait être décerné au San Giovanni Battista de Stradella (1675), si peu joué alors qu’il recèle tant d’invention et de beautés saisissantes. La saison dernière, elles retrouvaient leur lustre et leur vibrante théâtralité grâce à Damien Guillon et à son Banquet Céleste. Nous attendions sans doute trop de Václav Luks et de l’excellent Collegium 1704 qui étaient &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chef-d’œuvre méconnu : le titre pourrait être décerné au <em>San Giovanni Battista</em> de Stradella (1675), si peu joué alors qu’il recèle tant d’invention et de beautés saisissantes. La saison dernière, elles retrouvaient leur lustre et leur vibrante théâtralité grâce à <a href="https://www.forumopera.com/san-giovanni-battista-nantes-lincandescence-retrouvee-de-stradella">Damien Guillon</a> et à son Banquet Céleste. Nous attendions sans doute trop de <strong>Václav Luks</strong> et de l’excellent Collegium 1704 qui étaient invités au Concertgebouw d’Amsterdam samedi dernier.</p>
<p>Tout est en place, mais le souffle du théâtre vient trop souvent à manquer qui transformerait la lecture en interprétation et l&rsquo;énergie, en urgence. Force est de reconnaître que sur le plan des solistes, avec le forfait d’Arianna Venditelli, tombée malade quelques jours après avoir incarné Salomé au Rudolfinum de Pragues, la version de concert perdait un de ses principaux attraits. De fait, toute anti-héroïne qu’elle soit, la fille d’Hérodiade domine nettement ses partenaires, à la fois musicalement et vocalement. Doté d’un large ambitus et assez virtuose pour l’époque, le rôle ne fraie pas seulement la voie aux développements belcantistes, il exige aussi un organe pénétrant et charnel pour donner corps à la volupté comme à l’empire que l’intrigante exerce sur un monarque à la merci de ses pulsions.</p>
<p>L’étoffe, les couleurs, le mordant, la présence d’Arianna Venditelli promettaient beaucoup quand le soprano précis, mais étroit et excessivement prudent de <strong>Giulia Semenzato</strong> nous prive de l’essentiel : la passion, qui dévore cette créature détestable et en même temps fascinante. La rhétorique affûtée, la sensibilité et l&rsquo;engagement dramatique que nous avions appréciés dans le répertoire du Seicento (<a href="https://www.forumopera.com/lorfeo-paris-tce-mieux-quune-creme-de-beaute">Monteverdi</a>, <a href="https://www.forumopera.com/leritrea-venise-lequivoco-stravagante">Cavalli,</a> <a href="https://www.forumopera.com/orfeo-versailles-lorfeo-ou-leuridice-de-rossi">Rossi)</a> comme chez <a href="https://www.forumopera.com/saul-vienne-theater-an-der-wien-ceci-nest-pas-saul">Haendel</a> ont laissé place à un quant-à-soit déroutant. Le remplacement de dernière minute pourrait expliquer le manque d’audace, sinon d’imagination, mais en partie seulement, car l’artiste chantait le rôle à Salzbourg en 2018, sous la direction de Luks et avec ses musiciens. Faire-valoir de luxe véritablement sous-employé, <strong>Gaia Petrone</strong> n&rsquo;a que quelques répliques à donner en Hérodiade qu&rsquo;elle tenait déjà pour Damien Guillon et participe aux magnifiques chœurs dévolus aux solistes.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/orlando-paris-tce-dumaux-furioso">Roland furieux</a> ou <a href="https://www.forumopera.com/ariodante-paris-philharmonie-un-salaud-magnifique">salaud magnifique</a>, <strong><a href="https://www.forumopera.com/actu/christophe-dumaux-je-nai-plus-envie-de-faire-mes-preuves-quon-aime-ou-pas-ce-que-je-fais-tant">Christophe Dumaux</a></strong> a les moyens de ses ambitions et une vocalité à l’image de son tempérament : ardente. Même dans le rôle-titre nettement moins spectaculaire de <em>San Giovanni Battista</em>, le feu couve, d’une intensité idoine pour exprimer toute la ferveur du Baptiste. Elle n’en jure que davantage avec la tiédeur du suave mais fragile tenorino de <strong>Luca Cervoni</strong> (le Conseiller d’Hérode) et la relative mollesse du tétrarque de Galilée et de Pérée, décidément veule et trop humain, de <strong>Krešimir Stražanac</strong>. En revanche, si les coloratures s’avèrent appliquées, le baryton-basse rend palpables, au gré de récits très investis, le désarroi puis les remords qui s’emparent du roi dans son duo final avec Salomé.</p>
<p>Mais c’est la profession de foi de Jean en prison, joyau absolu de la partition (« Io per me, non cangerei »), qui nous ravit littéralement aux contingences de ce monde : l’alto dense et corsé de Christophe Dumaux s’éclaire et s’allège jusqu’au murmure, jusqu’au frémissement, inflexions irréelles et rubato souverain. Gérard Lesne, <a href="https://www.forumopera.com/actu/paul-antoine-benos-djian-je-ne-me-fixerai-aucune-limite-de-repertoire">Paul-Antoine Bénos-Djian</a>, Christophe Dumaux : il était écrit que l’interprète moderne de <em>San Giovanni Battista</em> serait français ou ne serait pas. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/san-giovanni-battista-amsterdam-christophe-dumaux-fend-larmure-et-nous-etreint/">STRADELLA, San Giovanni Battista — Amsterdam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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