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	<title>Margarita POLONSKAYA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Margarita POLONSKAYA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 06:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des Noces de Figaro selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de la première du 15 novembre, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des <em>Noces de Figaro</em> selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-paris-garnier/"> la première du 15 novembre</a>, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement l’intérêt du spectateur. Force est de reconnaître que cette nouvelle vision met en lumière certains éléments qui finissent par paraître répétitifs, comme ces extraits de la pièce de Beaumarchais écrits sur le rideau de scène, ou d’autres qui s’avèrent superflus comme le dispositif du premier acte qui représente trois loges d’artistes côte à côte. L’action principale se joue à l’intérieur de la loge centrale, tandis que, sur les côtés, nous assistons à des actions secondaires, censées éclairer le comportement des personnages, alors qu’en fait elles détournent l’attention du public. Malgré tout, ce spectacle conserve son aspect original et distrayant jusqu’à l’apparition éblouissante en fond de scène, du foyer de la danse durant l’ensemble final</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9-Franck-Ferville-OnP-2-1294x600.jpg" />© Franck Ferville / OnP</pre>
<p>Pour les deux dernières représentations, la distribution a partiellement changé, accueillant de nouveaux interprètes pour les rôles principaux dont certains sont issus de la troupe de l’Opéra de Paris. <strong>Franck Leguérinel</strong> amuse toujours autant l’auditoire avec son Antonio buté et cocasse. <strong>Monica Bacelli</strong> est égale à elle-même dans son numéro d’<em>executive woman </em>affairée, de même que <strong>James Creswell</strong>, imposant Bartolo à la voix sonore et aux graves profonds. <strong>Eric Huchet</strong>, habitué du personnage, campe un Basile obséquieux et médisant à souhait. Le timbre juvénile de <strong>Boglárka Brindás</strong> ne passe pas inaperçu dans son air « L’ho perduta, me meschina », chanté avec une naïveté touchante. <strong>Seray Pinar </strong>campe un délicieux Cherubino à tout point de vue. Scéniquement convaincante dans son jogging rouge, la mezzo-soprano turque, chante avec une voix assurée et agile « Non so più » au premier acte avant de proposer à l’acte suivant un « Voi che sapete » délicatement nuancé. Montée en grade pour <strong>Ilanah Lobel-Torres</strong> qui après avoir chanté Barberine lors des premières représentations incarne à présent une Susanne piquante, dotée d’un medium consistant, qui livre au dernier acte un « Deh vieni non tardar » irréprochable. <strong>Margarita Polonskaia</strong> aborde son « Porgi amor » avec une voix solide et une belle projection, cependant le registre aigu n’est pas exempt de duretés. Il faut dire qu’aborder cet air sans que la voix ait eu le temps de se chauffer est un exercice périlleux. Elle se montre plus à son aise dans « Dove sono i bei momenti » dont on aura apprécié la reprise en demi-teintes. Si les premières représentations tournaient autour du comte Almaviva bouillonnant et totalement déjanté de Christian Gerhaher, le centre de gravité du spectacle s’est déplacé sur le personnage de Figaro. Non que <strong>Jérôme Boutillier</strong> ait démérité de quelque manière que ce soit, bien au contraire. Très à l’aise sur le plateau, le baryton français incarne un comte plus introverti, souvent sur la réserve, dont les colères froides ne sont pas moins convaincantes. Le timbre est somptueux et le style tout à fait accompli. Triomphateur de la soirée à l’applaudimètre, <strong>Vartan Gabrielian</strong>, campe un Figaro éblouissant. Doté d’une voix d’airain, sonore et bien projetée, le baryton arménien séduit le public dès son premier air « Non più andrai », enjoué et tendrement moqueur. Tout au long de la soirée, son Figaro jovial et rusé capte durablement l’attention. Le récitatif de son air du quatrième acte « Aprite un po’ quegl’ occhi » est théâtralement habité et l’air impeccablement interprété. <br />Toujours aussi respectueux du style de cette musique, <strong>Antonio Manacorda</strong> n’a pas évité pour autant quelques décalages. Sa direction soignée lui a cependant valu un bel accueil du public au salut final</p>
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		<title>VERDI, Aida – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Aida de Lotte de Beer n’ayant pas survécu à son unique tour de scène en temps de Covid, l’Opéra de Paris accueille la production de la plasticienne Shirin Neshat, créée à Salzbourg en 2022, reprise en coproduction avec le Liceu de Barcelone. La mise en scène statique et bien peu expressive se cherche un propos &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’<em>Aida</em> de Lotte de Beer n’ayant pas survécu à son unique tour de scène en temps de Covid, l’Opéra de Paris accueille la production de la plasticienne <strong>Shirin Neshat</strong>, créée à Salzbourg en 2022, reprise en coproduction avec le Liceu de Barcelone. La mise en scène statique et bien peu expressive se cherche un propos et croit trouver dans le recours à la photographie et à la vidéo un palliatif qui dessert le drame, laissant un goût d&rsquo;inachevé à l&rsquo;issue de la première.</p>
<p>Dans un monde de béton austère et froid, où l’individu n’a physiquement pas sa place puisque tout y est à la mesure du groupe, règne un autoritarisme religieux avide de sang et de conquête qui écrase les liens familiaux et amoureux. Sur le papier, la lecture de Shirin Neshat n’est pas sans pertinence, ni sans (nombreux) précédents. Sa production a été plusieurs fois amendée : la première version de cette <em>Aida</em> remonte à 2017, dans un format sensiblement différent, largement remanié en 2022 pour Salzbourg. C’est peu ou prou cette version que l’on retrouve à Paris, avec quelques ajustements qui visent à atténuer les références à des régimes et religions précis pour proposer un vague Orient qui se réduit à des costumes et à des vidéos figurant un désert. La scénographie a peu de charme : un bloc de béton texturé et creux qui peut se scinder en deux, posé sur l’éternelle tournette. Les lumières accentuent la pâleur sépulcrale de la scénographie en plongeant l’essentiel de l’opéra dans un pénombre dont les chanteurs émergent par des jeux de poursuite lumineuse.</p>
<p>L’introduction d’œuvres de la photographe et cinéaste qu’est avant tout Shirin Neshat ne convainc guère. Certaines de ces œuvres sont antérieures et n’ont simplement rien à voir avec la production, d’autres sont très vaguement reliées à un univers oriental (sables, mer, canot) et tyrannique (lutte entre des hommes armés et de simples citoyens). Ces diversions n’ont qu’un temps et on voit mal l’intérêt, par exemple, de projet la vidéo d’un canot voguant sur la mer au moment de « O terra addio ». Plus gênant peut-être, pendant de longues minutes lors des changements de décor où le public, le chef et l’orchestre patientent, de grands portraits sont projetés sur fond sonore de chuchotements. L’attente est bien longue, et elle est même redoublée, à une occasion, par une procession au pas de figures encapuchonnées, toujours dans le silence. Le public reste perplexe.</p>
<p>Ce qui surtout fait défaut à cette <em>Aida</em>, c’est le théâtre et le sens du drame. La direction d’acteur est pour le moins discrète : les chanteurs sont livrés à des poncifs d’un autre âge, chantant face au public (et même fixant le chef pendant de longues minutes), main sur le cœur ou brandie en l’air, se regardant rarement. Aïda et Amneris n’ont de cesse de se plaquer plus ou moins violemment contre le mur, de dos ou de face, les bras en croix, pour signifier leur malheur et leur trouble. Peut-être parce qu’elle est le personnage le plus dramatiquement complexe de l’opéra, c’est l’Amneris d’Ève-Maud Hubeaux qui pâtit le plus de cette absence de théâtre, et la chanteuse s’agite d’un bord à l’autre de la scène en balançant son immense traîne de gaze tantôt fièrement, tantôt rageusement.</p>
<p>S’il est vrai que le statisme est un mal qui guette toute <em>Aida</em>, la stérilité théâtrale du plateau est particulièrement marquante dans cette production. La scène se résume pendant l’immense majorité de la soirée à un tableau figé, sans autre composition que l’alignement ou l’étagement soigneux des choristes. On excepte une unique scène qui nous a semblé assez bien fonctionner, celle du jugement de Radamès, où la projection inquiétante des immenses silhouettes de pseudo-mollahs vêtus de rouge écrasant Amnéris introduisait enfin une dynamique visuelle.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/28229-Bernd_Uhlig___Opera_national_de_Paris-Aida-25-26-Bernd-Uhlig-OnP-29--1294x600.jpg" alt="" />© Bernd Uhlig</pre>
<p>Côté musical, <strong>Michele Mariotti</strong> demeure une valeur sûre de l’opéra verdien, mais on l’a trouvé moins percutant que lors de l’<em>Aida</em> en streaming de 2021. Il est même possible de se demander à quel point la mise en scène n’anesthésie pas un peu le drame à l’orchestre. Le troisième acte a trouvé le chef plus engagé et plus nerveux, trop peut-être : le finale de l’opéra, un peu pressé et aux accents très marqués, n’avait pas les funestes teintes de crépuscule qu’on aime y trouver. <strong>L&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra de Paris</strong> semblait lui-même dans une relative méforme, affichant certaines latences de réaction aux mouvements du chef et quelques problèmes d&rsquo;intonation, notamment du côté des cordes. Ce n&rsquo;était pas le cas des chœurs, très sollicités, qui affichaient de belles dynamiques et quelques moments de grâce, avec des couleurs intérieures très bien trouvées dans les chœurs alternés de la deuxième scène du premier acte.</p>
<p>Le Ramfis d’<strong>Alexander Köpeczi</strong> et le Roi de <strong>Krzysztof Bączyk</strong> avaient des qualités semblables : les deux basses ont un timbre charnu, une belle projection jamais forcée, avec en outre pour Alexander Köpeczi un agréable legato et une intelligence scénique évidente qui lui permettait d’incarner avec brio ce rôle mineur. On aime beaucoup le timbre de <strong>Margarita Polonskaya</strong> en Sacerdotessa, profond et riche, agile dans les quelques ornements de la ligne qui lui est confiée. Le messager de <strong>Manase Latu</strong> est musicalement anecdotique et sa projection limitée ne permettait pas de se faire une idée des capacités de sa voix. En Amonasro, <strong>Roman Burdenko</strong> est un peu brusque mais comme cela n‘est pas sans coller au rôle, on retiendra surtout l’engagement scénique du baryton russe, tout à fait crédible en chef de guerre humilié et obsédé par la vengeance.</p>
<p>C’est dans la grande scène du jugement qu’on prend la mesure de l’Amneris d’<strong>Ève-Maud Hubeaux</strong>. On trouvait jusque-là que le rôle excédait un peu ses moyens, pourtant exceptionnels, notamment en raison d’un bas-medium étouffé et de graves forcés, ainsi que d’attaques imprécises et souvent tendues dans l’aigu. Mais il faut reconnaître qu’au quatrième acte la voix a chauffé, ne souffre plus d’engorgements dans certains registres et se déploie avec un héroïsme expressif qui emporte l’adhésion.</p>
<p><strong>Saioa Hernández</strong> possède toutes les notes du rôle d’Aida, ce qui n’est pas rien. On lui reconnaît une émission assurée, un timbre agréable plutôt métallique sans rien d’excessif et une belle homogénéité sur tous les registres. Mais cette voix puissante ne fait pas entendre d’inflexions et de nuances, et les sons se contentent d’exister pendant la durée prévue par la partition. Le souffle est un peu court, le legato fait défaut et finalement l’émotion nous manque, surtout dans des passages aussi chargés de drame que l’imprécation pitoyable « Numi, pietà » ou la prière nostalgique « O patria mia » (certes assumé jusqu’à son contre-ut redoutable).</p>
<p><strong>Piotr Beczała</strong> domine sans aucun doute le plateau vocal. Dès les premières notes, il impose la projection facile et le timbre solaire de son Radamès scéniquement engagé. Il triomphe en détente des difficultés de « Celeste Aida », offrant le luxe d’un très beau crescendo sur le si aigu. Il est martial sans être matador, tient tête dans les duos au soprano affirmé de Saioa Hernández, nous offre un « Sacerdote, io resto a te » crânement tenu, moire les dernières mesures de « O terra addio » de couleurs émouvantes et, de façon générale, insuffle au général égyptien une dose d’émotion et de crédibilité qui lui vaut une juste ovation au moment des saluts.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Il Trittico &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-il-trittico-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le&#160;Triptyque&#160;de Puccini n&#8217;est pas joué si souvent dans nos contrées, et encore moins dans le désordre : à rebours d&#8217;une tradition plaçant la farce après les drames, Christoph Loy a préféré commencer son spectacle, déjà présenté à l’été 2022 au Festival de Salzbourg, par&#160;Gianni Schicchi, avant de poursuivre avec le mélodrame naturaliste du&#160;Tabarro et de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le&nbsp;Triptyque</em>&nbsp;de Puccini n&rsquo;est pas joué si souvent dans nos contrées, et encore moins dans le désordre : à rebours d&rsquo;une tradition plaçant la farce après les drames, <strong>Christoph Loy</strong> a préféré commencer son spectacle, déjà présenté à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-salzbourg-le-triomphe-dasmik-grigorian/">l’été 2022 au Festival de Salzbourg</a>, par&nbsp;<em>Gianni Schicchi</em>, avant de poursuivre avec le mélodrame naturaliste du&nbsp;<em>Tabarro</em> et de conclure par la tragique et <em>mystique Suor Angelica</em>. Pourquoi ? Imaginer, au prix de quelques licences avec les livrets, un fil rouge faisant de la principale figure féminine de chaque pièce une seule et même héroïne ? Proposer une continuité dramaturgique ou esthétique justifiant ce renversement ? Même pas. Les décors, d&rsquo;une pièce à l&rsquo;autre, jouent la carte d&rsquo;un réalisme contemporain de bon aloi, et le metteur en scène règle une direction d&rsquo;acteurs à l&rsquo;avenant, habile et cohérente, sans excès d&rsquo;imagination. Tournant le dos à l&rsquo;absurde et au fantasque, <em>Gianni Schicchi</em>&nbsp;paraîtra presque timide, pour ceux qui gardent en mémoire le spectacle très fellinien proposé dans la même maison par Laurent Pelly. <em>Il Tabarro</em> s&rsquo;affirme davantage, qui distille une atmosphère à la fois poisseuse et familière de film noir. <em>Suor Angelica</em>, pour finir, évacue avec subtilité ce que la dernière scène peut avoir de grandiloquent, braque un projecteur sur la protagoniste, qui nous montre sans artifice son infinie douleur et bouleverse d&rsquo;autant plus. Le rideau baissé, une question nous vient : et si Christophe Loy avait décidé de l&rsquo;ordre des pièces après avoir réglé sa mise en scène, tout simplement pour finir par ce qu&rsquo;elle propose de plus fort, à l&rsquo;issue d&rsquo;un long crescendo émotionnel ?</p>
<p>Crescendo aussi va la triple prestation d&rsquo;<strong>Asmik Grigorian</strong>. Non qu&rsquo;elle commence en retrait : sa Lauretta est d&rsquo;un naturel confondant, et offre, de sa voix iridescente, un «&nbsp;Babbino caro&nbsp;» si lyrique et si intense qu&rsquo;on en oublierait presque qu&rsquo;on l&rsquo;entend pour la dix-millième fois. Mais à cette frêle jeune fille succède une Giorgetta sensuelle, qui s’enracine dans son Paris laborieux comme elle enlace son amant, corps et âme. Et vient <em>Suor Angelica</em>, où la soprano lituanienne réussit une interprétation qu’on peut qualifier d’historique&nbsp;; des accents de renoncement apparemment bienheureux qui émanent de ses premières répliques à la rage qui la pousse à affronter sa tante, jusqu’à la détresse terrifiante de la mère qui, au moment de son suicide, croit revoir son enfant, tout sonne juste dans cette incarnation qui tire les larmes et fait rendre les armes. «&nbsp;Senza mamma&nbsp;» semble murmuré du bout des lèvres, mais quelle projection&nbsp;! On croit n’y entendre que l’expression de l’humanité dans ce qu’elle a de plus essentiel et de plus simple, et pourtant quels trésors de nuances, de phrasé, de <em>legato&nbsp;</em>! La clarté du timbre est de celles qu’on destine aux héroïnes juvéniles, mais quelle capacité à le moduler, à l’ombrer, à le parer de teintes pourpres ou noires. En somme, tout au long de ces trois opéras&nbsp;: quelle chanteuse, et quelle actrice&nbsp;!</p>
<p>Le plus beau est qu’autour d’elle, personne ne joue les faire-valoir. Au milieu d’une impeccable bande de cousins et de neveux, <strong>Misha Kiria</strong> impose, de sa voix percutante et de sa vaste silhouette, un Schicchi qui amuse et séduit autant qu’il inquiète. Si l’instrument d’<strong>Alexey Neklyudov</strong> semble encore mal chauffé dans «&nbsp;Firenze è come un albero&nbsp;», il gagne en puissance dans de beaux duos enamourés, et l’autre ténor de la soirée, <strong>Joshua Guerrero</strong>, dessine, dès un «&nbsp;Hai ben ragione&nbsp;» prêt à exploser de colère, un Luigi hargneux, qui vaut à peine mieux que Michele dans cet univers de violence. Michele, justement, trouve en <strong>Roman Burdenko</strong> un interprète idéalement rocailleux, muré dans des silences que viennent taillader de terrifiants éclats de voix. Couple abîmé par la vie et relié par une étonnante tendresse,<strong> Scott Wilde</strong> (Talpa) et <strong>Enkelejda Shkosa</strong> (La Frugola) offrent un répit d’humanité bienvenu. Le casting entièrement féminin de <em>Suor Angelica </em>permet, enfin, d’entendre la Genovieffa ductile et gracieuse de <strong>Margarita Polonskaya</strong>, de scruter avec émotion la silhouette de <strong>Hanna Schwarz</strong>, figure wagnérienne et straussienne bien connue des années 1970-1980, qui garde en Badessa une belle présence vocale, et d’attendre en frémissant la confrontation entre Asmik Grigorian et <strong>Karita Mattila</strong>&nbsp;: certes, celle-ci n’a jamais été contralto et ne peut se permettre, à ce stade de sa carrière, les graves qu’elle n’avait déjà pas il y a trente ans. Mais les reflets moirés du timbre, la présence féline, l’agressivité rentrée sont autant de coups de griffes qui, en déchiquetant un peu plus l’héroïne, achèvent de nous la rendre poignante.</p>
<p>Les Chœurs de l’Opéra, en grande forme, et l’Orchestre, d’une précision perfectible en début de soirée, auraient certes gagné à la présence d’une baguette plus alerte et plus impliquée que celle de <strong>Carlo Rizzi</strong>&nbsp;; au fil des représentations, ils devraient tous se laisser contaminer par la fièvre théâtrale qui émane de la scène.</p>
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		<item>
		<title>Margarita Polonskaya et Adrien Mathonat, 29e Prix Lyrique du Cercle Carpeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/margarita-polonskaya-et-adrien-mathonat-29e-prix-lyrique-du-cercle-carpeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 05:19:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cercle Carpeaux, siégeant au Palais Garnier depuis 1948, entend accroître le rayonnement du chant lyrique et décerne un prix chaque année à un ou deux artistes de l&#8217;Académie ou en résidence à l&#8217;Opéra national de Paris. Ce prix récompense « un jeune chanteur (ou une chanteuse) ayant fait preuve, au cours de la saison, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Cercle Carpeaux</strong>, siégeant au Palais Garnier depuis 1948, entend accroître le rayonnement du chant lyrique et décerne un prix chaque année à un ou deux artistes de l&rsquo;<strong>Académie</strong> ou en résidence à l&rsquo;<strong>Opéra national de Paris</strong>. Ce prix récompense « un jeune chanteur (ou une chanteuse) ayant fait preuve, au cours de la saison, des meilleures qualités techniques et artistiques ainsi que d&rsquo;une présence scénique certaine ». Des chanteurs comme <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong>, <strong>Adriana Gonzalez</strong> ou <strong>Marianne Crebassa</strong> sont à titre d&rsquo;exemple d&rsquo;anciens primés. En ce lundi 13 mai 2024, après un récital de grands airs extraits d&rsquo;opéras célèbres donné au Studio Bastille réunissant donc la crème des jeunes artistes de l&rsquo;Académie, le comité spécial des Mécènes du Cercle a remis sa récompense à la soprano russe <strong>Margarita Polonskaya</strong> et à la basse française <strong>Adrien Mathonat</strong>. Deux chanteurs qui ont encore impressionné en effet en ce lundi soir de mai, l&rsquo;une en Ellen Orford (« Embroidery Aria ») et l&rsquo;autre en Gremin (« Lyubvi vsy vozrasti pokorni »).</p>
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		<item>
		<title>WEILL, Street Scene &#8211; Bobigny</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/weill-street-scene-bobigny/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 04:24:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Académie de l’Opéra de Paris présente des extraits de Street Scene à Bobigny, une décennie après avoir monté une version pour deux pianos du même ouvrage à l’Amphithéâtre Bastille. Cyrille Dubois interprétait alors Sam Kaplan. L’opéra américain de Kurt Weil formerait-il la jeunesse ? C’est selon. La partition, écrite à l’intention de chanteurs expérimentés, touche &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Académie de l’Opéra de Paris présente des extraits de <em>Street Scene</em> à Bobigny, une décennie après avoir monté une version pour deux pianos <a href="https://www.forumopera.com/breve/street-scene-enfin-a-paris/">du même ouvrage à l’Amphithéâtre Bastille</a>. Cyrille Dubois interprétait alors Sam Kaplan. L’opéra américain de Kurt Weil formerait-il la jeunesse ?</p>
<p>C’est selon. La partition, écrite à l’intention de chanteurs expérimentés, touche aux limites de certains des artistes en résidence. La parodie de bel canto qu’est l’Ice-Cream Sextet voudrait plus d’agilité dans les vocalises, d’aisance dans l’aigu, et l’écriture des airs autoriserait souvent plus d’ampleur. La crédibilité scénique des personnages adultes souffre de leur jeunesse. En l’absence de maquillage et de costumes spécifiques, parents et enfants s&rsquo;avèrent difficiles à différencier parmi la vingtaine de rôles que compte la pièce.</p>
<p>Pourtant, l’approche de <strong>Ted Huffman</strong> finit par balayer les réserves. L’espace scénique est aménagé autour de la fosse d’orchestre, de part et d’autre des gradins. Cette disposition s’accompagne d’un travail sur la lumière et sur le mouvement qui fait le spectacle immersif. La volonté de caractérisation aide à repérer les éléments clés d’une intrigue d’abord confuse. Le jeu des entrées et des sorties oblige l’œil à un travelling permanent qui maintient l’attention en éveil et projette le spectateur au cœur du drame. La salle tressaille lorsque les coups de feu libèrent la tension accumulée au fil des scènes.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/24006-Vincent_Lappartient__Studio_j_adore_ce_que_vous_faites-Street-Scenes-23-24-Vincent-Lappartient-Studio-J-adore-ce-que-vous-faites-OnP-12-1600px-1294x600.jpg" />
Vincent Lappartient © Studio j'adore ce que vous faites</pre>
<p>Puis il y a au centre du dispositif le moteur dramatique qu’est l’orchestre. Connue pour ses affinités avec la comédie musicale et son engagement en faveur de la création, <strong>Yshani Perinpanayagam</strong> dirige à vive allure une partition dont elle souligne les multiples influences sans les dissocier. Le récit alterne dialogue et musique avec naturel. La sonorisation discrète des chanteurs évite les problèmes d’équilibre inhérents à leurs déplacements et leur position vis-à-vis du public. La construction complexe des numéros n’est jamais prise en défaut. Cette précision horlogère est le fruit d’un travail d’équipe. Les ensembles en forment la partie la plus audible. Comment ne pas frissonner lors de la lamentation chorale qui accompagne le transport du corps de Mrs Maurrant.</p>
<p>Trac de première aidant, les jeunes artistes de l’Académie devraient gagner en confiance au fil des représentations. Déjà, les voix s’affermissent après l’entracte. Le soprano d’abord fluet de <strong>Teona Todua</strong> (Rose) s’étoffe. Sans se départir du <em>vibratello</em> qui distend sa ligne de chant, <strong>Kevin Punnackal</strong> (Sam) est un amoureux transi d’une sincérité émouvante et <strong>Ihor Mostovoi</strong> (Franck Maurrant) trouve dans le trio du 2e acte puis dans son aveu final la dimension tragique qui échappait à « It’s time we got back », son premier air. Se détache <strong>Margarita Polonskaya</strong> (Anna Maurrant), soprano au medium charnu, aux notes liées et égales, destinée aux plus grands rôles du répertoire si elle sait conserver la probité et l’intensité avec lesquelles elle conduit chacune de ses interventions, dont un « Somehow I never could believe » empli de promesses pucciniennes.</p>
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		<title>Concert des artistes de l&#8217;Académie de l&#8217;Opéra national de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-des-artistes-de-lacademie-de-lopera-national-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les artistes de l’Académie de l’Opéra de Paris ont offert dans un Palais Garnier comble une belle soirée dédiée aux airs et ensembles d’opéras particulièrement appréciés du public. Magnifiquement accompagnés par un orchestre maison dirigé par le fougueux Thomas Hengelbrock, les académiciens ont pu faire montre de leurs nombreux talents – même si certains ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
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<p>Les artistes de l’Académie de l’Opéra de Paris ont offert dans un Palais Garnier comble une belle soirée dédiée aux airs et ensembles d’opéras particulièrement appréciés du public. Magnifiquement accompagnés par un orchestre maison dirigé par le fougueux <strong>Thomas Hengelbrock</strong>, les académiciens ont pu faire montre de leurs nombreux talents – même si certains ont davantage convaincu, en termes de qualité vocale et de personnalité.</p>
<p>Dans une première partie entièrement consacrée à Mozart, mesdemoiselles et messieurs les Académiciens ont tous déployé de belles capacités, augurant ou confirmant pour la plupart une belle jeune carrière. Après une Ouverture au dramatisme tendu idoine d’<em>Idomeneo, re di Creta </em>à l’orchestre, la soprano hongroise <strong>Boglàrka Brindàs</strong> a illuminé le récit des malheurs d‘Ilia, la princesse troyenne (« Quando avran fine omai&#8230; Padre Germani ») de sa blondeur, de la pureté de son timbre et sa déclaration d’amour à Idamante de la grâce de ses mélismes (l’agilité est perfectible avec une meilleure gestion du souffle).<br />
La mezzo ukrainienne <strong>Sofiia Anisimova</strong> à la personnalité bien trempée a vraiment impressionné dans <em>La Finta Giardiniera</em>. Ses vocalises et ses regards pleins de feu ont dardé de beaux éclats, nous persuadant sans peine que Ramiro ne se lancerait décidément plus dans une nouvelle aventure amoureuse.</p>
<p>Le Figaro d<strong>’Ihor Mostovoi</strong> lui aussi ukrainien n’a pas moins régalé l’assistance. Son grand air (« Se vuoi Ballare ») extrait des <em>Nozze</em> a offert la variété attendue des sentiments du valet (surprise, colère, désir de vengeance) à qui son maître veut faire porter des cornes. Son superbe baryton aux graves menaçants et aux accents drolatiques a campé un personnage aussi riche que marquant.<br />
La soprano d’origine irano-marocaine <strong>Sima Ouahman</strong> et la mezzo turque <strong>Seray Pinar</strong> ont montré leur complicité, leur sens du drame et de l’effusion en duo ( «Ah perdona al primo afetto ») dans <em>La Clemenza di Tito. </em>Mais la performance de l’interprète d’Annio (<strong>Seray Pinar</strong>) semblait en demi-teinte face à l’impeccable Servilia de <strong>Sima Ouahman</strong>. Pourrait-elle vraiment nous persuader que son personnage va résister au choix de Titus ?</p>
<p>Auparavant l’aria de Sesto (« Parto, parto ») a dessiné un amoureux (<strong>Seray</strong> <strong>Pinar</strong>) aux aigus parfois un peu forcés, un personnage un peu éclipsé par le contrechant somptueux de la clarinette solo, <strong>Véronique Cottet</strong>.<br />
La Servilia de <strong>Sima Ouahman</strong> a décidément été de bonne facture donnant une leçon bien sentie à Vitellia grâce à son phrasé legato, de belles nuances et des passages en voix de tête artistes (« S’altro che le lagrime »).<br />
Cette première partie de concert s’est conclue avec un ensemble d’anthologie ; celui de l’acte II de <em>Don Giovanni</em> (« Sola sola in buio loco ») où les chanteurs déjà évoqués ont été rejoints par le Leporello du baryton-basse <strong>Luis Felipe Sousa</strong> plutôt réussi quoique la voix ne paraisse guère étendue dans le registre grave, et par le ténor texan <strong>Kevin Punnackal</strong> dont la vocalité n’offre que peu d’agréments en Don Ottavio. Il ne nous séduira pas davantage ensuite en Rodolfo de <em>Luisa Miller </em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">avec un vibrato aussi laid qu’envahissant. </span></p>
<p><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Teona Todua</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">, une Donna Elvira à la noblesse incontestable dans Mozart, est un peu moins appréciable en Fée de la </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Cendrillon</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> de Pauline Viardot. Pour ouvrir la deuxième partie du concert, son joli air (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Je viens de te rendre à l’espérance </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">») dénote un léger problème de prononciation des syllabes vocaliques et des aigus peu agréables, donnant à penser que la tessiture du rôle est peut-être un peu trop exigeante pour elle. Elle est cependant très applaudie plus tard à juste titre avec sa Liù (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Signore ascolta </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">») très sensible (mais au vibrato évitable dans certains passages de registres). </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Par contre la Norina de </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Lisa Chaïb-Auriol</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> convainc absolument. La soprano française rend justice au grand air de l’acte III du </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Don Pasquale</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> de Donizetti (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Quel guardo il cavaliere </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">»). La soprano toulousaine a le tempérament qu’il faut mais la brune incendiaire pourrait encore affiner sa diction. En Daland du </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Vaisseau</em> <em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">fantôme</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> (</span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">« Mögst du mein Kind </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">»), la basse </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Adrien Mathonat</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> se taille un franc succès. Ses moyens impressionnants le destinent évidemment à chanter des personnages plus nobles, mais il réussit sans peine ici à donner au discours destiné à Senta les quasi-ornements à l’italienne voulus par Wagner.</span></p>
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<p>La soirée se termine avec <em>Eugène Onéguine</em>. D’abord l’air de Lenski (« Kuda, kuda ») par le ténor français <strong>Thomas Ricart</strong> ouvre ici l’opéra de Tchaïkovski. Les plaintes et méditation du personnage avant son duel sont un peu surinterprétées en une débauche de puissance exagérée qui empêche l’émotion d’advenir. Un défaut dû sans doute au trac ; nul doute que l’expérience fera son office.<br />
Le duo final de l’opéra met en scène l’excellente Tatiana de la soprano russe <strong>Margarita Polonskaya</strong> et le baryton <strong>Andres Cascante</strong>. Le grand air en ré bémol de Tatiana devenue Princesse Gremine domine comme attendu ce final tragique, et ce grâce aussi à la magnifique étoffe d’une voix lyrique sans défaut. La <strong>Polonskaya</strong> est bien une Tatiana idéale. L’Onéguine du baryton né au Costa-Rica ne démérite pas (sans enthousiasmer) au son d’un somptueux orchestre manifestement entraîné par la verve du chef allemand – <strong>Thomas Hengelbrock</strong>, qui aura chanté tous les airs avec ses jeunes chanteurs autant pour les soutenir que pour les aider à respecter les entrées justes et tempis.</p>
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		<title>SCARLATTI, La Giuditta &#8211; Paris (Musée du Louvre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/scarlatti-la-giuditta-paris-musee-du-louvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2023 06:22:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En couverture du programme de salle, figure le magnifique tableau « Judith décapitant Holopherne » de la peintre Artemisia Gentileschi, conservé au Musée de Capodimonte à Naples et actuellement au Louvre pour quelques semaines. C’est en effet l’un des chefs-d&#8217;œuvre qu’il est possible d’admirer dans le cadre de l’exposition « Naples à Paris ». Dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En couverture du programme de salle, figure le magnifique tableau « Judith décapitant Holopherne » de la peintre Artemisia Gentileschi, conservé au Musée de Capodimonte à Naples et actuellement au Louvre pour quelques semaines. C’est en effet l’un des chefs-d&rsquo;œuvre qu’il est possible d’admirer dans le cadre de l’exposition « Naples à Paris ».</p>
<p>Dans le cadre de ces festivités, l’Auditorium du Musée présente ce soir la <em>Giuditta</em> d’Alessandro Scarlatti, dans sa version à cinq personnages, déjà donnée en août 2022 au Festival de la Chaise-Dieu par les mêmes interprètes. On doit probablement le texte de cet oratorio au cardinal Benedetto Pamphili, protecteur des arts, et également librettiste du célèbre <em>Il Trionfo del Tempo e del Disinganno</em> de Haendel. Le récit biblique de Judith sauvant sa ville assiégée par Holopherne, a été de nombreuses fois mis en musique, à commencer par Mozart (<em>La Betulia liberata</em>) ou Vivaldi (<em>Juditha triumphans</em>). La version de Scarlatti, probablement créée en 1693 à Rome, en est l’un des plus beaux exemples, dont se détache par exemple l&rsquo;impressionnant récitatif et duo entre Judith et Holopherne  (« Mio conforto / Mia speranza ») en deuxième partie.</p>
<p>La jeune troupe de l’Académie de l’Opéra national de Paris fait une belle impression d’ensemble, même si aucune des incarnations n’est aussi marquante qu’on pourrait le souhaiter. Dans le rôle-titre, <strong>Marine Chagnon</strong> excelle dans la déclamation et la virtuosité, notamment dans son aria d’entrée « Trombe guerrier ». La mezzo est en revanche un peu trop réservée dans la scène du meurtre d’Holopherne. Ce dernier est incarné par <strong>Fernando Escalona</strong>, scéniquement fascinant et percutant, à l’image de son Nerone il y a quelques mois <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-nerone-lincoronazione-di-poppea-paris-athenee-rejouissant-et-rafraichissant/" target="_blank" rel="noopener">au Théâtre de l’Athénée</a>. Vocalement, le contre-ténor est quelque peu gêné par la tessiture plutôt grave du rôle, qui le met parfois en difficulté. En Prince Ozia, la soprano <strong>Margarita Polonskaya</strong> livre une belle incarnation, même si la voix semble déjà presque trop mûre pour ce répertoire. Son aria « Addio, cara libertà », magnifié par de très beaux aigus, n’en reste pas moins le plus beau moment musical de cette soirée. Le ténor <strong>Kiup Lee</strong>, au timbre subtil et à la belle musicalité, et la basse <strong>Adrien Mathonat</strong>, à la voix large et aisée dans la grave, complètent cette distribution toujours investie.</p>
<p>De son violon, <strong>Thibault Noally</strong> mène l’ensemble avec brio. Du violoncelle d’<strong>Elisa Joglar</strong>, à la viole de gambe d’<strong>Anne Garance Fabre dit Garrus</strong>, au clavecin de <strong>Camille Delaforge</strong>, le continuo déborde de vitalité et d’inventivité, habitant les récitatifs. Les instrumentistes de l’ensemble <strong>Les Accents</strong> brillent quant à eux dans les <em>soli</em> et apportent les contrastes et la tension dramatique qui font parfois défaut à l’équipe vocale. Thibault Noally confirme avec cette <em>Giuditta </em>son rôle d’inlassable découvreur de la musique d’Alessandro Scarlatti. On annonce pour la saison prochaine un <em>Mitridate Eupatore</em> avec rien moins que Julia Lezhneva, Paul-Antoine Bénos-Dijan et Vivica Genaux. Vivement !</p>
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		<title>ROSSINI, La scala di seta &#8211; Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-scala-di-seta-paris-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 May 2023 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=130810</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque nuit, Dorvil rejoint Giulia, à laquelle il est secrètement marié, dans sa chambre par une échelle de soie. Sur un argument imité du Mariage secret de Cimarosa, Rossini à l’âge de 20 ans fourbit ses premières armes. La scala di seta appartient à la série des cinq farces composées entre 1810 et 1813 pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque nuit, Dorvil rejoint Giulia, à laquelle il est secrètement marié, dans sa chambre par une échelle de soie. Sur un argument imité du <em>Mariage secret</em> de Cimarosa, Rossini à l’âge de 20 ans fourbit ses premières armes. <em>La scala di seta</em> appartient à la série des cinq farces composées entre 1810 et 1813 pour le Teatro San Moisè à Venise. Des œuvres faciles à monter car courtes – un acte seulement – et économiques – peu de décors, pas de chœur –, idéales pour accompagner la formation des artistes en résidence à l’Opéra national de Paris. Si Rossini n’avait ses exigences&#8230; Que le Festival de Pesaro se soit doté d’une académie destinée à exercer les jeunes chanteurs au style rossinien ne relève pas d’un concours de circonstances.</p>
<p>Des deux distributions en alternance sur la scène de l’Athénée jusqu’au 6 mai, la première consacre l’excellent Germano de <strong>Yiorgio Ioannou</strong>. Le baryton chypriote maîtrise à merveille la volubilité bouffe, l’art de débiter des notes en rafale avec une netteté appréciable, une clarté d’émission et un sens de la comédie essentiel à ce rôle de Zanni (le valet stupide de la Commedia dell’Arte). En Dorvil, le ténor britannique <strong>Laurence Kilsby</strong> démontre aussi des affinités rossiniennes à consolider, ou non selon l’orientation qu’il souhaite donner à sa carrière. La couleur, l’agilité, l’imagination dans les variations, l’aisance dans le suraigu (moins dans l&rsquo;aigu) révèlent le contraltino tel qu’associé à la musique de Rossini. Forts d’un engagement à toute épreuve (y compris du ridicule) et une indéniable santé vocale, les autres larrons de la farce – <strong>Margarita Polonskaya</strong> (Giulia), <strong>Alejandro Baliñas Vieites </strong>(Blanzac), <strong>Marina Chagnon</strong> (Lucilla) – trouveront matière à s’épanouir dans des répertoires moins belcantistes.</p>
<p>Est-ce l’adaptation de la partition à un effectif instrumental réduit ou la direction trop appliquée d’<strong>Elizabeth Askren</strong>&nbsp;? Pour un peu, Rossini nous paraîtrait avoir usurpé sa réputation d’amuseur et son surnom de <em>Tedeschino </em>(«&nbsp;le petit allemand&nbsp;» en référence à la primauté accordée à l’orchestre par les compositeurs germaniques).</p>
<p>Deux pans de décors mobiles percés de multiples portes et un lit transformable offrent à <strong>Pascal Neyron</strong> un cadre de scène idéal pour tirer les ficelles de la farce. Nécessaires à la caractérisation, perruques choucroutesques et costumes bibendumesques ajoutent au comique des situations. A défaut de style, la bonne humeur reste de mise.</p>
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		<title>Carte blanche à Gustavo Dudamel — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carte-blanche-a-gustavo-dudamel-paris-garnier-la-carte-du-monde-de-gustavo-dudamel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gustavo Dudamel, qui a surgi sur la scène internationale il y a déjà près de 20 ans en électrisant les salles avec le « Mambo » de West Side Story, bis échevelé du Simon Bolivar Youth Orchestra au sein duquel il s’est formé, est bien placé pour connaître les beautés et les subtilités de tout un corpus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gustavo Dudamel</strong>, qui a surgi sur la scène internationale il y a déjà près de 20 ans en électrisant les salles avec le « Mambo » de <em>West Side Story</em>, bis échevelé du Simon Bolivar Youth Orchestra au sein duquel il s’est formé, est bien placé pour connaître les beautés et les subtilités de tout un corpus issu du nord et du sud du continent américain, et qui reste, en Europe, largement méconnu. Cette « Carte blanche » donnée au Palais Garnier, et diffusée en direct sur Arte Live Web, affichait clairement une double ambition : combler un peu de cet oubli, grâce à l’aura d’un ambassadeur idéal pour cette tâche, et donner la vedette à de jeunes chanteurs de l’Académie Lyrique de l’Opéra de Paris. Peut-être par souci de présenter différentes facettes de la musique espagnole, argentine ou brésilienne, peut-être pour montrer que ce répertoire ne se résume pas aux maracas et aux rythmes endiablés, Gustavo Dudamel fait le choix, en première partie, de pièces volontiers mélancoliques, qui se succèdent dans le plus grand calme. Commencer par les très chambristes <em>Bachianas brasileiras n°5</em>, où Villa-Lobos réduit l’accompagnement à douze violoncellistes constitue, à cet égard, une entrée en matière très éloquente, à laquelle<strong> Martina Russomanno</strong> prête son soprano souple et soyeux. Si son collègue <strong>Alejandro Balinas Vieites</strong> pâtit, dans le ténébreux « Oblivion » de Piazzolla, d’une sonorisation défectueuse, il montre une intégrité vocale et une projection impressionnante dans la belle et pathétique « barca vieja » de Salvador Codina. <strong>Margarita Polonskaya</strong> montre, dans « La Rosa y es Sauce » de Guastavino, un legato de très belle tenue, et Martina Russomanno revient pour un air des <em>Goyescas </em>de Granados, où la ligne de chant, sans atteindre à l’immatérialité qu’y trouvait naguère la jeune Natalie Dessay, s’épanouit avec délicatesse.</p>
<p>Surprise, cette première partie langoureuse se termine sur le tumulte farceur de l&rsquo;« Ice cream sextett » de Kurt Weill, porté par l’abattage du ténor <strong>Thomas Ricart </strong>et l&rsquo;énergie d&rsquo;<strong>Andres Cascante</strong>. Après l’entracte, la même énergie anime <strong>Marine Chagnon</strong>, nommée parmi les Révélations des prochaines Victoires de la Musique classique : faire s’esclaffer la salle dans la scène de Dinah issue du <em>Trouble in Tahiti </em>de Bernstein est une chose, ne pas perdre son souffle dans cette avalanche de paroles et de sauts d’octaves en est une autre, mais elle réussit les deux. Comme elle réussit, un peu plus tard, un déchirant « A boy like that » en duo avec Margarita Polonskaya. Dudamel accompagne le tout en technicolor, à grands aplats de cordes onctueuses et de bois scintillants. C’est somptueux, mais ça manque quelquefois de nerfs et d’arêtes. Les rugosités de <em>A fuego lento </em>de Salgan et le spectaculaire « Times Square : 1944 » de Bernstein permettent cependant à l’orchestre de retrouver la vedette, avant que toute la troupe se retrouve pour <em>Youkali </em>de Kurt Weill – cette île qui, comme on le sait, n’existe pas, comme un pays qui rassemblerait l’Allemagne des cabarets, le Manhattan de l’entre-deux-guerres, l&rsquo;Espagne de la zarzuela et le tango argentin…</p>
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