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	<title>Alain PERROUX - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alain PERROUX - Auteur - Forum Opéra</title>
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		<title>Alain Perroux : « Le théâtre permet de nous dessiller les yeux pour voir les vérités universelles »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 05:52:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alain Perroux, directeur de l’Opéra national du Rhin, vient de présenter son ultime saison 2025-26, intitulée « Le monde est un théâtre », avec la scène comme miroir du monde. Avant de prendre la direction du Grand Théâtre de Genève, il tire sa révérence avec notamment des œuvres shakespeariennes, de nombreuses raretés, mais aussi des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alain Perroux, directeur de l’Opéra national du Rhin, <a href="https://www.forumopera.com/breve/alain-perroux-fait-ses-adieux-a-lopera-du-rhin-avec-une-saison-2025-26-placee-sous-le-signe-du-theatre/?utm_source=refresh&amp;utm_content=1747510009&amp;utm_medium=self&amp;utm_term=age-108016&amp;utm_campaign=auto-refresh-stale-content">vient de présenter</a> son ultime saison 2025-26, intitulée « Le monde est un théâtre », avec la scène comme miroir du monde. Avant de prendre la direction du Grand Théâtre de Genève, il tire sa révérence avec notamment des œuvres shakespeariennes, de nombreuses raretés, mais aussi des valeurs sures. Le programme oscille entre oratorio, opéras et comédie musicale de Mozart, Verdi, Korngold, Lalo, Poulenc ou encore Sondheim.&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Vous terminez votre programmation en beauté. D’où vient l’idée du thème&nbsp;?</strong></p>
<p>Plusieurs projets de la saison 2025-26 mettent le théâtre en scène. Nous avons par exemple un nouveau ballet d’après <em>Hamlet</em>. La force du jeu y est mise en avant avec ce personnage qui simule la folie pour mieux connaître la vérité et démasquer un traître. Le côté factice du théâtre permet d’atteindre à une vérité supérieure&nbsp;: les fous disent la vérité et le masque révèle, c’est la grande idée shakespearienne. Or l’ombre de Shakespeare se porte sur une partie de cette saison&nbsp;: il y a le ballet <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/dance/hamlet"><em>Hamlet</em></a>, puis <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/opera/otello"><em>Otello</em></a>, l’opéra de Verdi, mais également la reprise de la comédie musicale <em>Les</em> <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/comedie-musicale/les-fantasticks-1"><em>Fantasticks</em></a>, qui est un lointain dérivé de <em>Roméo et Juliette</em>.</p>
<p>Dans notre version de <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/opera/hansel-et-gretel"><em>Hansel et Gretel</em></a>, qui est une reprise d’un spectacle supprimé à cause du Covid, mais monté à l’époque par Pierre-Emmanuel Rousseau et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/hansel-et-gretel-strasbourg-vision-desesperee-dune-enfance-sacrifiee-streaming/">filmé</a>, la sorcière est une vedette de music-hall transformiste s’ébattant dans une sorte de palais des glaces très Broadway. Nous avons aussi une comédie musicale, <em>Follies</em>, située dans un théâtre promis à la destruction. En prolongement de cette idée que le monde est un théâtre, on en arrive à la pensée très baroque mais en fait intemporelle que le monde est empli d’illusions, la vie consistant souvent à essayer de s’en débarrasser. C’est ce que je retiens de la <em>Recherche</em> de Proust, grand roman de la désillusion, mot dont le sens n’est pas forcément négatif. La désillusion, c’est se dessiller les yeux pour voir les vérités permanentes, universelles et durables, contrairement aux choses fugaces, qui ne sont que vanité. Et j’en parle parce que nous commencerons la saison avec le <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/oratorio/le-triomphe-du-temps-et-de-la-desillusion"><em>Triomphe du Temps et de la Désillusion</em></a> de Haendel – une vanité scénique du début du xviii<sup>e</sup> siècle&nbsp;; et la saison se terminera avec <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/comedie-musicale/follies"><em>Follies</em></a>, où des artistes se retrouvent après quarante ans, réalisant que leur vie n’a pas pris forcément le tour souhaité –&nbsp;une vanité scénique de la fin du xx<sup>e</sup> siècle…</p>
<p><strong>Ne ressentez-vous pas quelques regrets au terme de votre second mandat&nbsp;?</strong></p>
<p>Les directeurs passent, la maison demeure. C’est dans l’ordre des choses. Ce que l’on vit sur une saison ou un mandat n’est pas très différent de ce que l’on vit sur un spectacle. Une production dure près de deux mois, avec des artistes qui vont vivre des moments intenses, puis ils repartent. L’expérience du spectateur, qui vit quelque chose de très fort pendant deux ou trois heures avant de repartir, est similaire. C’est à peu près pareil à tous les niveaux au cours d’une vie humaine. Le monde est un théâtre…</p>
<p>Par ailleurs la question du temps qui passe m’a toujours fasciné. Cela tombait bien, au moment de tirer ma révérence avec cette dernière saison, de mettre en avant le théâtre et les artistes, et cette petite réflexion sur le temps et la désillusion, sertie d’une pointe de mélancolie. C’est tout le sens des arts de la représentation, qui sont essentiels et nous permettent de toucher à la quintessence des choses.</p>
<p><strong>On pourrait prendre ces choix pour des commentaires très désabusés de la situation actuelle…</strong></p>
<p>Justement pas. Il est vrai que l’état du monde est préoccupant, que ce soit sur le plan géopolitique, très anxiogène, comme sur le plan national, notamment dans le monde de la culture en France&nbsp;: on ne sait pas où l’on va et les signaux sont plutôt préoccupants. Mais c’est dans ces moments-là qu’il est important de trouver des points d’ancrage dans des lieux où l’on va pouvoir retrouver un centre de gravité, au sens physique du terme. Ces lieux vont nous remettre en contact avec de grandes idées, des valeurs qui nous sont chères, qui nous font rire ou pleurer et nous ramènent à notre humanité. Nos lieux de culture ont une importance fondamentale dans ce contexte.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/AlainPerroux-0275HD1pressec-Klara-Beck-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-191125"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Alain Perroux © Klara Beck</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Votre programmation ratisse large, de l’oratorio à de très grandes formations…</strong></p>
<p>Oui, notamment pour <em>Otello</em> ou encore <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/opera/le-miracle-dheliane"><em>Le Miracle d’Héliane</em></a> de Korngold, dont l’orchestre dans sa formation originale ne rentre pas dans la fosse de l’Opéra du Rhin. Nous reprenons une production créée la saison dernière par la Reisopera, une compagnie qui fait tourner des opéras dans une dizaine de villes aux Pays-Bas, y compris à Amsterdam. Afin de pouvoir s’installer dans les différentes fosses, ils ont commandé une légère réduction de l’orchestration qui ne change pas les couleurs de l’original&nbsp;: la différence ne se perçoit pas à l’oreille. Cela se fait de plus en plus avec les grands opéras de Wagner, Strauss ou Schreker, et permet de programmer leurs ouvrages dans des théâtres qui ont une fosse de taille moyenne. Pour cet ouvrage postérieur à <em>La Ville morte</em>, ce sera une première française. C’est une œuvre que je connais depuis longtemps car elle avait été enregistrée dans les années 1990 par Decca dans la collection «&nbsp;Entartete Musik&nbsp;». Il s’agit d’une musique extraordinaire dotée d’un livret très «&nbsp;fin-de-siècle&nbsp;». Nous reprendrons la production de Jakob Peters-Messer pour cette histoire située dans un Moyen Âge imaginaire où un souverain despotique a banni la joie. Nous aurons également un grand orchestre dans le <em><a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/opera/le-roi-dys">Roi d’Ys</a></em>, rareté française qui a eu son heure de gloire mais n’avait pas été donnée à Strasbourg depuis 1954. Ce spectacle marque le retour d’Olivier Py à Strasbourg, avec un jeune chef français très talentueux dans la fosse, Samy Rachid, qui était notre chef en résidence à l’Opéra Studio il y a deux ans. Nous invitons aussi pour la première fois, dans <em>Otello</em>, la cheffe d’orchestre Speranza Scappucci, disciple de Riccardo Muti. La dernière production d’<em>Otello</em> à Strasbourg remonte à la saison 1977-1978, à l’époque d’Alain Lombard, dans une mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle.</p>
<p><strong>Qu’en est-il des archives, justement&nbsp;?</strong></p>
<p>On travaille à un inventaire et les photos sont en cours de classement. Nous avons également des archives bien plus anciennes, notamment des partitions, qui sont dans les sous-sols du théâtre. L’idée est de les mettre en lieu sûr, dans la perspective des travaux. Nous sommes en discussion avec la Bibliothèque nationale Universitaire et les Archives de la Ville pour des dépôts dans l’une et l’autre institutions. À partir du moment où ces archives seront inventoriées, elles seront plus facilement accessibles, notamment aux chercheurs.</p>
<p><strong>Et présentes sur le site internet de l’institution&nbsp;?</strong></p>
<p>Les numériser et les rendre accessibles à tout le monde, ce serait formidable, mais il faut trouver un mécène pour cela…</p>
<p><strong>Comment se porte le mécénat, à ce propos&nbsp;?</strong></p>
<p>Nous progressons chaque année, et nous avons presque doublé les recettes de mécénat entre 2023 et 2024. En 2024, on a atteint des records en termes de mécénat et de billetterie, avec 5,2 millions de recettes propres, soit + 26% (sur un budget de près de 25 millions). Un quart de recettes propres en plus, c’est énorme&nbsp;! Et nous continuons de progresser&nbsp;: le taux de fréquentation moyen était de 90&nbsp;% la saison dernière, il est de 92&nbsp;% sur la saison en cours.</p>
<p><strong>Êtes-vous particulièrement préoccupé par le spectateur qui vient pour la première fois&nbsp;?</strong></p>
<p>C’est une question centrale. J’insiste toujours sur l’accessibilité de nos spectacles, afin que tout un chacun, même sans rien connaître à l’ouvrage, puisse y trouver son chemin. Les spectacles de la saison prochaine répondent à ce besoin. Ce sont des histoires et des musiques très lisibles. Notre <em>Hänsel et Gretel</em>, évidemment programmé au moment des fêtes de fin d’année, offre une lecture intéressante&nbsp;: la maison de la sorcière trône au milieu d’une fête foraine avec des clowns un peu étranges, des acrobates et une sorcière en vedette de music-hall. Mais, conformément au conte originel, sa transformation est assez effrayante. Raison pour laquelle nous recommandons ce spectacle aux spectateurs à partir de huit ans&nbsp;: cette sorcière peut vraiment faire peur, mieux vaut le savoir…</p>
<p>Pour les <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526/opera/les-noces-de-figaro"><em>Noces de Figaro</em></a>, il m’a semblé intéressant de connaître le regard que la nouvelle génération pose sur ce titre. Je l’ai donc proposé à Mathilda du Tillieul McNicol, jeune metteuse en scène anglaise très talentueuse, et à la cheffe d’orchestre <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/les-artistes/details/corinna-niemeyer">Corinna Niemeyer</a>, avec un certain nombre de chanteurs en début de carrière côtoyant les personnages plus âgés de l’histoire.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/HanseetGretelPiano4150HDNpresse-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-191126"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Hansel et Gretel © HDN Press</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Vous avez fait des liens avec les saisons précédentes, avec notamment Sondheim comme fil conducteur…</strong></p>
<p>Effectivement, à <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2425/opera/sweeney-todd"><em>Sweeney Todd</em></a> en cette fin de saison répondra <em>Follies </em>à la fin de la saison prochaine. Ce dernier titre n’a eu droit qu’à une seule production en France, à <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/follies-reflexions-sur-un-age-dor/">Toulon en 2013</a>. Le Châtelet ne l’avait pas encore programmé, c’est la raison pour laquelle ils le coproduisent avec nous. <em>Follies</em> est un chef-d’œuvre absolu. C’est un projet ambitieux avec beaucoup de monde sur scène, donc beaucoup de costumes. Il nous permettra notamment de retrouver Dame Felicity Lott, qui incarne une chanteuse des années 1920 interprétant une valse dans le style de Lehár. Sa participation a beaucoup de sens, car non seulement elle a interprété ce rôle en 2018 dans la dernière reprise londonienne, mais aussi parce qu’elle a un lien ancien et fort avec Laurent Pelly, qui met en scène notre spectacle. Laurent est littéralement obsédé par cette œuvre&nbsp;; c’était un rêve pour lui et pour moi de la monter.</p>
<p><strong>Votre égérie commune, c’est Natalie Dessay&nbsp;?</strong></p>
<p>Natalie Dessay est quelqu’un que j’admire énormément. Je suis suffisamment âgé pour avoir pu connaître toutes les étapes de sa carrière&nbsp;: de la jeune chanteuse du début des années 1990, quand elle incarnait Adele ou Blondchen à Genève ou Lausanne, à la star internationale des années 2000, vedette du Met ou de l’Opéra de Vienne dans ses grands rôles de colorature, avant qu’elle ne s’oriente vers des rôles plus larges (nous avons travaillé ensemble à Aix sur <em>La</em> <em>Traviata</em>, par exemple). J’ai assisté ensuite à sa reconversion au théâtre, où je l’ai trouvée époustouflante, et maintenant à sa nouvelle carrière dans la comédie musicale&nbsp;: elle a retravaillé sa technique pour pouvoir chanter <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/styne-gypsy-nancy/"><em>Gypsy</em></a> et bientôt ici Mrs Lovett dans<em> Sweeney Todd</em>. Je respecte énormément l’artiste et la personne. Natalie est une femme totalement passionnée, très sérieuse et véritable bourreau de travail. Elle a un immense talent et, pour Laurent Pelly comme pour moi, il était évident qu’elle devait figurer dans <em>Follies</em>. Nous aurons d’ailleurs une distribution de premier ordre, avec des artistes anglo-saxons réputés dans le monde de la comédie musicale. Ce sera mon dernier spectacle ici, et il rassemblera toutes les forces vives de la maison puisqu’il y aura le chœur et le ballet, avec un grand chorégraphe spécialiste du <em>musical</em>, l’Anglais Stephen Mear. Le chef, David Charles Abell, a dirigé <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/west-side-story-strasbourg-universal-story/"><em>West Side Story</em> ici</a>. C’était l’un des derniers disciples de Bernstein et il a très bien connu Sondheim. L’intrigue se déploie, en 1971, l’année de la création de l’œuvre, dans un théâtre qui a connu son heure de gloire avec des revues dont le nom évoque immanquablement les fameuses Ziegfeld Follies. Après la guerre, cette salle est devenue un théâtre parlé, puis un cinéma, et elle va être finalement transformée en… parking&nbsp;! Avant cette destruction, le vieux producteur des Follies a rappelé les stars de l’époque pour faire la fête une dernière fois. Cela donne le prétexte à Sondheim de pasticher tous les grands auteurs de l’«&nbsp;âge d’or&nbsp;» à Broadway (Cole Porter, Gershwin, Kern, etc.).</p>
<p><strong>Peut-on y voir une mise en abyme cynique du sort qui va être réservé à l’Opéra de Strasbourg&nbsp;? On va enterrer le théâtre… </strong></p>
<p>On ne va pas l’enterrer, on va le transformer… Et pas en parking&nbsp;!</p>
<p><strong>Certaines rumeurs parlent pourtant de tout raser à l’intérieur, puisque le théâtre n’est classé que pour ses éléments extérieurs…</strong></p>
<p>Ce n’est pas exact. Le foyer du public (salle Bastide) ne va pas disparaître, mais il sera au contraire restauré, tout comme l’escalier dit «&nbsp;de l’Empereur&nbsp;».</p>

<p><strong>Mais qu’adviendra-t-il de la salle à l’italienne à laquelle sont attachés les amateurs de patrimoine&nbsp;?</strong></p>
<p>La salle gardera son arrondi, en forme d’arc de cercle. En revanche on restructurera cet espace qui pose aujourd’hui trois problèmes principaux&nbsp;: l’acoustique, le confort et la visibilité. L’acoustique est très sèche. Le programmiste des travaux a collaboré notamment avec des acousticiens qui estiment que cette salle est adéquate pour le théâtre parlé, mais pas du tout adaptée à l’opéra et ce, dès sa construction en 1821. Autre problème, le confort physique&nbsp;: dans les galeries on se cogne la tête et les genoux. Problème principal&nbsp;: la visibilité. Sur 1112 places, environ 500 sont à visibilité partielle, biaisée ou nulle, ce qui constitue 45&nbsp;% de la jauge. Certains élus de l’opposition municipale se plaignent de voir disparaître cette salle à l’italienne. Ils prétendent que c’est parce qu’ils ont le souci de la «&nbsp;démocratisation de la culture&nbsp;», car la restructuration annoncée aura pour conséquence une jauge légèrement réduite par rapport à la jauge actuelle. Mais cet argument ne tient pas, et je vais vous expliquer pourquoi.</p>
<p>L’idée est d’agir sur les trois plans. Pour bien voir de partout, on ne peut pas garder la forme des galeries en «&nbsp;fer à cheval&nbsp;» sur quatre niveaux. Il faut un arc de cercle plus ouvert, des galeries plus profondes et pentues pour une bonne visibilité et davantage d’espace pour les jambes. Certes, la jauge de la salle va passer de 1112 à 950 places, mais cela permettra de faire en sorte que la <em>totalité</em> des places offre une visibilité optimale&nbsp;: on passera de 650 «&nbsp;bonnes&nbsp;» places à 950&nbsp;! Voilà une manière concrète de démocratiser la culture – ou de pratiquer «&nbsp;l’élite pour tous&nbsp;», comme disait Antoine Vitez. Par ailleurs, la scène sera abaissée pour être au niveau de la rue, ce qui permettra de supprimer le monte-charge et ses contraintes. On va surélever le plafond et créer plus de volume dans la salle, ce qui sera favorable à l’acoustique. On agira aussi sur l’acoustique grâce aux matériaux.</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="638" height="478" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/xl_opera-national-du-rhin-plan-de-coupe-renovations.jpg" alt="" class="wp-image-191145"/></figure>


<p><strong>Ne risque-t-on pas de voir une augmentation du tarif des places&nbsp;?</strong></p>
<p>Non, car la Ville tient à ce que l’on puisse garder des billets à tarif très abordable. Un autre cabinet d’étude a travaillé sur le modèle économique. Dans l’opération, on ne perdra pas en recettes propres, car on pourra revaloriser les meilleures places tout en gardant des places à tarif abordable au moment du retour dans les murs, y compris pour les jeunes qui paient 6 euros à l’heure actuelle.</p>
<p><strong>La durée des travaux est également un problème. Une restauration <em>a minima</em> aurait été moins coûteuse (70 millions au lieu de 120) et moins longue (trois ans de travaux). Avec une transformation presque totale, «&nbsp;on sait quand ça commence…&nbsp;»</strong></p>
<p>Les chiffrages ont été fait avec une réelle prudence. Je crois que, tant pour le budget que pour la durée des travaux (de 2028 à 2033), les estimations sont réalistes et que l’on peut vraiment les tenir.</p>
<p><strong>Que vont devenir les moulures, dorures et l’ensemble de la décoration de la salle actuelle&nbsp;? Allons-nous avoir une autre salle comme celle du Palais de la Musique et des Congrès, franchement peu glamour&nbsp;?</strong></p>
<p>Tout dépend de ce que va proposer l’architecte. Ma recommandation – et je la crois partagée par les représentants de la Ville ainsi que les responsables du projet – c’est de demander à l’architecte qui sera choisi de veiller à ce que le décor de la salle soit beau et attractif, puisque c’est aussi ce que les spectateurs viennent chercher à l’opéra. Faut-il pour autant reconstituer les moulures et les angelots avec l’apparence actuelle néoclassique&nbsp;? Vous savez, il y a des gestes d’art contemporain qui plaisent beaucoup, comme dans l’Aalto-Theater à Essen, qui date des années 1980, très sobre, avec un beau travail sur les bleus par le grand architecte finnois Alvar Aalto. Pensons aussi au plafond du Palais Garnier, à la pyramide du Louvre…</p>
<p>Dans la phase qui commence en juin 2025, il faudra être attentif à cet aspect. Il s’agira non pas d’un concours à proprement parler mais d’un dialogue compétitif, procédure un peu plus lente mais plus adéquate, parce que les architectes en lice discuteront à chaque étape avec les commanditaires et les futurs usagers. Cela permet de faire un choix bien informé, et d’éviter que l’on se retrouve avec un bâtiment entaché d’aberrations architecturales. Le processus prend un peu plus de temps qu’un concours traditionnel, mais cela vaut le coup. Indépendamment de toute opinion politique, j’ai été rassuré au cours de la procédure en voyant que l’équipe municipale faisait les choses dans le bon ordre, en consultant beaucoup et en ne mettant pas la charrue avant les bœufs.</p>
<p><strong>Après votre départ, va-t-on maintenir un poste de dramaturge et pérenniser le travail pédagogique et didactique entrepris pendant vos deux mandats&nbsp;?</strong></p>
<p>L’équipe de l’action culturelle restera, et il y aura un dramaturge attitré. Je suis fier de nos programmes et de notre magazine. C’est justement là que l’on peut prolonger le moment que le spectateur a passé dans nos salles, parce qu’il peut se replonger dans les textes, prolonger la réflexion. Pour en revenir à mon propos initial, les théâtres sont des lieux qui permettent de se réancrer dans notre réalité et les publications servent aussi à cela.</p>
<p><strong>Pourquoi nos productions ne sont-elles pas enregistrées pour une diffusion en DVD&nbsp;?</strong></p>
<p>Les DVD sont en train de disparaître, car ils ne rapportent plus grand chose aux labels, les spectateurs privilégiant les plateformes de streaming. Il existe toutefois des éditeurs tels que Naxos qui sont suffisamment courageux pour sortir encore des raretés en DVD. Ils ont notamment fait paraître les mises en scène de Christof Loy d’œuvres rares comme <em>Francesca da Rimini, Der Schatzgräber </em>ou <em>Königskinder</em>. Ils souhaitaient éditer la captation de notre <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/magnard-guercoeur-strasbourg/"><em>Guercœur</em></a>. Mais les droits de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg sont tellement élevés que nous avons dû y renoncer. Aucun éditeur ne peut plus accepter de telles conditions. Donc, malheureusement, alors qu’il y avait un réel intérêt, <em>Guercœur</em> ne sortira pas en DVD.</p>
<p><strong>Et comment se passe la transmission de direction&nbsp;?</strong></p>
<p>Très bien&nbsp;! Je connais <a href="https://www.forumopera.com/breve/chrysoline-dupont-en-passe-de-diriger-lopera-national-du-rhin/">Chrysoline Dupont</a> depuis longtemps. Quand je suis arrivé à Aix-en-Provence en 2009, elle venait de commencer à y travailler en tant qu’administratrice de production. On ne s’est jamais perdus de vue, d’autant qu’elle travaille à l’Opéra-Comique avec lequel nous avons régulièrement coproduit des spectacles. Nous nous parlons souvent et j’essaie de l’aider autant que possible. Je vois que les choses se passent bien également avec les équipes. J’entends parler de certains projets que je trouve beaux et stimulants… Mais vous en saurez plus dans un an&nbsp;!</p>
<p>La programmation de la saison 2025-2026 est consultable <a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2526">sur le site</a> de l’Opéra national du Rhin.</p>
<p style="text-align: right;">Propos recueillis par Catherine Jordy</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="SAISON 25&#039;26 | Le monde est un théâtre | PRESENTATION | Alain Perroux, Bruno Bouché, Sandrine Abello" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/Xz5swZav4cQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/alain-perroux-le-theatre-permet-de-nous-dessiller-les-yeux-pour-voir-les-verites-universelles/">Alain Perroux : « Le théâtre permet de nous dessiller les yeux pour voir les vérités universelles »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Les cadeaux de Noël de la rédaction</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-5/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-5/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 06:29:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&#8217;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. Laurent Bury A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&#8217;il n&#8217;obtint jamais. Un compositeur de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&rsquo;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. </strong></p>
<hr />
<p><strong>Laurent Bury</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91jaxjhcpbl_sl1500_.jpg?itok=8M7EjTcl" style="width: 100px; height: 155px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&rsquo;il n&rsquo;obtint jamais. Un compositeur de génie, qui a trop peu écrit pour la voix, des interprètes à la hauteur, avec Hervé Niquet à la baguette et quelques-uns de nos meilleurs chanteurs français et francophones. Preuve qu’on peut encore croire au Père Noël. </p>
<p><strong>Paul Dukas : <em>Cantates, chœurs et musique symphonique – </em>Brussels Philharmonic, Hervé Niquet (direction) – Palazzetto Bru Zane </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/paul-dukas-cantates-choeurs-et-musique-symphonique-le-moins-prime-mais-le-plus-gate">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61hdw0fjyvl_sl1050_.jpg?itok=gRNnq7Sn" style="width: 100px; height: 137px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ennemi, impitoyable baroqueux qui ne tolère que la reconstitution à la chandelle de suif (la bougie, c’est trop moderne), j’offrirai innocemment le DVD de la magnifique production des <em>Indes galantes</em>, montée par Laura Scozzi à Bordeaux puis reprise <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/amour-gloire-et-laideur">à Toulouse</a>. Ni perruques ni robes à panier ? Zut, j’étais pourtant sûr d’avoir fait le bon choix avec Rameau…</p>
<p><strong>Jean-Philippe Rameau : </strong><em><strong>Les Indes galantes</strong></em><strong> – Les Talens lyriques, Christophe Rousset (direction) &#8211; Alpha</strong></p>
<hr />
<p><strong>Brigitte Cormier</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/podles_0_0.jpg?itok=sZ7zk4W_" style="width: 100px; height: 140px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Toujours un casse-tête de choisir un cadeau lyrique pour mon meilleur ami ! Cette année, pas besoin d’aller chercher loin, je lui offrirai <a href="/livre/ewa-podles-contralto-assoluto-le-sacre-du-monstre">mon livre sur Ewa Podleś</a>, la légendaire contralto polonaise, paru chez Symétrie. Pour se le procurer, rien de plus simple : <a href="http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto">http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto</a></p>
<p><strong>Brigitte Cormier, <em>Ewa Podleś, contralto assoluto</em> &#8211; Editions Symétrie</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jvd_0.jpg?itok=nqfwey4_" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi est épris de perfection. Même les plus grands trouvent rarement grâce à ses yeux. Je lui ai choisi un « <a href="http://www.forumopera.com/cd/jose-van-dam-coffret-des-75-ans-collection-autograph-jose-van-dam-monument-vivant">monument vivant </a>» devant lequel, pour changer, il ne pourra que s’incliner.</p>
<p><strong>José van Dam : <em>Coffret autographe du 75<sup>e</sup> anniversaire</em> &#8211; 10 CD : Opéra, Oratorio, Mélodies, Lieder &#8211;  Erato, Warner classics</strong></p>
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<p><strong>Tania Bracq</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kissmekate_400.jpg?itok=4GD_f6mq" style="width: 100px; height: 62px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Je choisirai le thème léger des amours à scènes de ménage en invitant ma meilleure amie à une représentation de <em>Kiss me Kate </em>au théâtre du Châtelet. Cole Porter et ses clins d&rsquo;oeil à la <em>Mégère Apprivoisée</em> nous offriront sans aucun doute une soirée revigorante.</p>
<p><strong><em>Kiss me Kate </em></strong><strong>de Cole Porter &#8211; Théâtre du Châtelet du 3 au 12 février 2016 (<a href="http://chatelet-theatre.com/fr/les-actualites/spectacle-kiss-me-kate">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/imf_thumb_9488_149_encart-lyrique-5-110x110px.jpg?itok=GfUz6BCL" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j&rsquo;offrirai deux billets pour la soirée Guitry/Bernstein de l&rsquo;Opéra de Tours, parce que passer le périphérique et sortir de sa trinité Mozart-Verdi-Wagner lui ouvrira doublement l&rsquo;esprit.</p>
<p><strong><em>La Société Anonyme des Messieurs Prudents</em></strong><strong> de Louis Beydts et <em>Trouble in Tahiti</em> de Léonard Bernstein – Opéra de Tours, 25, 27, 29 mars 2016 (<a href="http://www.operadetours.fr/la-s-a-d-m-p">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
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<p><strong>Stéphane Longeot</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/haendel_messiah_haim_erato_cover5.jpg?itok=Zn3dF6zm" style="width: 100px; height: 104px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j&rsquo;offrirai<em> </em><a href="http://www.forumopera.com/cd/messiah-mais-si-un-messie-de-plus"><em>Le Messie</em> de Haendel</a>, Noël oblige ! Oui mais quelle version ? A la monumentalité de la version de Covent Garden, Emmanuelle Haïm préfère la version chambriste de la création. Cette lecture souple et poétique, au plus près du texte, réserve des surprises à chaque instant. Les chœurs prennent en retour du relief, tour à tour puissants et dépouillés, toujours animés d&rsquo;une grande générosité, délivrant avec coeur une joie lumineuse et communicative. </p>
<p><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Messiah</em> &#8211; Concert d&rsquo;Astrée, Emmanuelle Haïm (direction) &#8211; Erato</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/8_3760106030000-11.jpg?itok=61w0V6f1" style="width: 100px; height: 136px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi qui ne jure que par la générosité flamboyante du bel canto rossinien, j’offrirai <em>L’Autre Monde</em> de Cyrano de Bergerac. Je l’invite à changer d’échelle et à se mettre à l’écoute de l’art de la déclamation baroque d&rsquo;un Benjamin Lazar, qui sait si bien rendre le clair obscur et les chatoiements de la langue française. Ici se révèle à la lumière des bougies un autre monde. Question d&rsquo;échelle !</p>
<p><strong>Cyrano de Bergerac, <em>L’Autre Monde</em> &#8211; La Rêveuse, Benjamin Lazar &#8211; BelAir</strong></p>
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<p><strong>Sonia Hossein-Pour</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/51ciwxhtul.jpg?itok=FUA0Tfsk" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A ma meilleure amie, que ni le charme et la beauté de Jonas Kaufmann, ni la noirceur du timbre ou la sensibilité des interprétations n’indiffèrent, j’offre mon disque de chevet, les <em>Lieder</em> de Strauss interprétés par le ténor allemand et accompagné du pianiste Helmut Deutsch chez Harmonia Mundi.</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Lieder</em> &#8211; Jonas Kaufmann, Helmut Deutsch &#8211; Harmonia Mundi</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/le-roi-carotte-ok2.jpg?itok=nyfDNlg2" style="width: 100px; height: 125px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui prend en otage la beauté du monde, et qui ne sait certainement pas l’injurier comme le faisait Rimbaud, je voudrais offrir une place pour la hardiesse et l’effronterie d’une opérette de Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em>, dans la mise en scène de Laurent Pelly à l’Opéra de Lyon.</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em> – Opéra de Lyon – Mise en scène : Laurent Pelly &#8211; Avec : Christophe Mortagne, Yann Beuron, Jean-Sébastien Bou, Chloé Briot &#8211; Du 12 au 29 décembre 2015 (<a href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/opera/le-roi-carotte">plus d&rsquo;informations</a>).</strong></p>
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<p><strong>Thierry Bonal</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/90617-boule-de-noel-notes-de-musique.jpg?itok=ozzI7xG5" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="VIGNETTE" />Je surprends mon meilleur ami en substituant à la décoration traditionnelle et impersonnelle de son sapin un assortiment de boules de Noël « Notes de musique » du meilleur goût pour être en totale harmonie avec les chants de Noël qu&rsquo;il ne manque pas de diffuser dès le premier dimanche de l&rsquo;Avent.</p>
<p><strong>Boules de Noël « Notes de musique » edelman chez <a href="http://www.jardiland.com/ma-maison/32755-decorations-de-noel/32756-decorations-de-noel-pour-le-sapin/140835-boule-de-noel-notes-de-musique">jardiland.com</a></strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2ec16zyge9s7hjdgbrle2oqhqg60_57.jpg?itok=ZtGVWrNq" style="width: 100px; height: 97px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi j&rsquo;offre un tee-shirt « note de musique » afin qu&rsquo;il puisse se rendre aux festivals de musique en plein air de l&rsquo;été prochain en toute décontraction, sa couleur noire assurant un minimum de sobriété&#8230;</p>
<p><strong>Tee-shirt « note de musique », 10,9€, <a href="http://www.ebay.fr/itm/T-shirt-Cle-de-Sol-et-Notes-de-Musique-RocknRoll-Rockabilly-Pin-Up-Tattoo-/121111797756">ebay.fr</a></strong></p>
<hr />
<p align="left"><strong>Antoine Brunetto</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devereux.jpg?itok=R9Yq4Ioj" style="width: 100px; height: 105px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, amateur de bel canto, j’offre une place pour <em>Roberto Devereux</em> à Gènes en mars prochain. Il a encore du mal à se remettre d’avoir raté Mariella Devia dans le rôle d’Elisabetta <a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">à Madrid en octobre dernier</a>. Qu’à cela ne tienne, je lui propose une séance de rattrapage afin qu’il puisse admirer la soprano que le temps semble miraculeusement épargner, dans une incarnation majeure. Si la chanteuse est aussi en forme qu’à Madrid, il va y avoir du frisson dans la salle ! D’autant que l’entourage pour cette production est plutôt attrayant, avec en particulier Sonia Ganassi.</p>
<p align="left"><strong>Gaetano Donizetti<em>, Roberto Devereux</em> – Mariella Devia, Sonia Ganassi, Teatro Carlo Felice, Gènes, du 17 au 29 mars 2016 (<a href="http://www.carlofelicegenova.it/index.php/index.php/index.php?mod=pages_details&amp;page_id=455&amp;date_timestamp=14582555992030">plus d’informations</a>)</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cua4xmpwuaaliux.jpg_large_0.jpg?itok=1zzfja6a" style="width: 100px; height: 143px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, amateur de brumes bavaroises et de blondes walkyries, j’offre des places pour un festival autour du 15 août. Mais s’il espérait gravir la colline sacrée à genoux, c’est raté ! Il aura en lieu et place les plages bondées et bétonnées des Marches, et à défaut du graal, le cygne de Pesaro, avec une cure de Rossini intensive, midi et soir. Je jubile par avance du chant virtuose qui lui écorchera les oreilles, des coloratures qui le feront bondir. Et sait-on jamais, au vu du feu d’artifice promis cet été en termes d’œuvres (<em>La Donna del Lago, Ciro in Babilonia, Il Turco in Italia</em>) et d’interprètes (Juan Diego Florez, Olga Peretyatko, Ewa Podles, Michael Spyres ou encore Nicola Alaimo), finira-t-il par se convertir ?</p>
<p align="left"><strong>Rossini Opera Festival, Pesaro, du 8 au 20 août 2016 (<a href="http://www.rossinioperafestival.it/?IDC=506&amp;ID=686">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<hr />
<p align="left"><strong>Guillaume Saintagne</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/28947881032.jpg?itok=AYkGhu5w" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, toujours curieux d&rsquo;inédits baroques et d&rsquo;artistes à la hauteur du défi, j&rsquo;offre le très beau <em><a href="http://www.parnassus.at/index.php?id=20&amp;L=1&amp;tx_artistsdb_productions%5Bproduction%5D=34&amp;tx_artistsdb_productions%5Baction%5D=show&amp;tx_artistsdb_productions%5Bcontroller%5D=Production&amp;cHash=74901d253f1fb9301307f62971e19faa" target="_blank" rel="noopener">Baroque divas</a></em>, qui voit un florilège d&rsquo;airs de Gluck, Veracini, Caldara, Vinci,Vivaldi et Sarro, interprété par rien moins que Vivica Genaux, Sonia Prina, Romina Basso et Mary-Ellen Nesi. C&rsquo;est le Noël des mezzos !</p>
<p><b>Baroque Divas &#8211; Genaux, Basso, Prina, Nesi &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b><br />
 <br />
<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/4788094.jpg?itok=GHh4QC9P" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon pire ennemi, qui pense que toutes les voix de contre-ténors se ressemblent, j&rsquo;offre l&rsquo;exact pendant de ce disque, produit lui aussi par Parnassus Arts, <a href="http://www.forumopera.com/cd/the-5-countertenors-the-countertenor-pride"><em>The 5 countertenors</em></a>. Il pourra juger par lui-même que leurs timbres vont du vinaigré au velours le plus doux et qu&rsquo;ici comme chez les wagnériens, c&rsquo;est finalement le sens du drame qui distingue les meilleurs.<br />
 <br />
<b>The 5 countertenors &#8211; Cencic, Sabata, Minenko, Yi, Sabadus &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b></p>
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<p><strong>Cédric Manuel</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782213630786-x.jpg?itok=34Zemrc4" style="width: 100px; height: 154px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami qui voudrait rencontrer un peu plus d’un siècle après sa mort un monument mais qui craindrait d’escalader une montagne, j’offre ce condensé virtuose de l’immense biographie consacrée par Henry-Louis de la Grange à Gustav Mahler il y a une bonne vingtaine d’années. Seul l’auteur lui-même pouvait mener à bien cette gageure et c’est une parfaite réussite. Il se laissera emporter par le fleuve Mahler, qui le mènera tout droit à un océan. L’un des plus grands chefs d’opéras, sinon le plus grand de son temps, directeur intransigeant de la Hofoper de Vienne, créateur tourmenté et violemment secoué par une critique aboyeuse, qui n’a jamais composé d’oeuvres lyriques bien qu’ayant corrigé<em> Die Drei Pintos</em> de Weber, mais dont les lieder sont des mondes en eux-mêmes ; avec cet ouvrage, il aura le sentiment de vivre jour après jour auprès de lui. Une lecture incontournable.</p>
<p><strong>Henry-Louis de la Grange, </strong><strong><em>Gustav Mahler</em> – Fayard</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cd_boxberg_sardanapalus_pan-classics_anaclase.jpg?itok=KsFCh4ZF" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, pas encore perdu pour la cause de l’opéra, mais qu’il faudrait convaincre d’évacuer définitivement notre voisinage immédiat, j’offre ce disque qui aura le double effet de le faire fuir durablement, non sans l’avoir endormi plus sûrement que le coup de massue qu’il mériterait par ailleurs. Les bornes de l’ennui le plus mortel sont franchies allègrement par l’obscur Christian-Ludwig Boxberg : une armée de mouches tsé-tsé n’obtiendraient pas un meilleur effet. Notre confrère Claude Jottrand ne s’y était d’ailleurs pas trompé, qui <a href="http://www.forumopera.com/cd/sardanapalus-justement-oublie">écrivait en janvier dernier</a> : « <em>Dans l’immense corpus des œuvres oubliées, certaines ont très justement trouvé leur place ; ne les dérangeons pas, et laissons les dormir en paix </em>».</p>
<p><strong>Christian Ludwig Boxberg,</strong><strong><em> Sardanapalus</em> <em>– </em>3CD Pan Classics &#8211; PC10315</strong></p>
<hr />
<p><strong>Christian Peter</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/roberto-alagna-jbm-09244cjean-baptiste-millot2_0.jpg?itok=OJQ5QktS" style="width: 100px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j’offrirai un billet pour assister à une représentation de <em>La Juive</em> à l’Opéra de Munich avec Roberto Alagna dans le rôle d’Éléazar. Après <a href="http://www.forumopera.com/le-cid-paris-garnier-le-retour-en-fanfare-du-cid"><em>Le Cid</em> à Garnier</a>, <a href="http://www.forumopera.com/le-roi-arthus-paris-bastille-bronca-et-ola"><em>Le Roi Arthus</em> à Bastille</a>, où il fut un bouleversant Lancelot, et tout récemment <a href="http://www.forumopera.com/vasco-de-gama-berlin-perils-en-haute-mer"><em>Vasco de Gama</em> à Berlin</a>, voici que notre ténor aborde un nouveau rôle emblématique de l’opéra français aux côtés de Kristine Opolais, John Osborn, Aleksandra Kurzak, sous la direction de Bertrand de Billy, dans un nouvelle production signée Calixto Bieito. Nul doute que si Roberto Alagna affiche une forme vocale aussi insolente que lors des <a href="/lelisir-damore-paris-bastille-un-elixir-de-jouvence">représentations triomphales de <em>L’elisir d’amore</em></a> qui viennent de s’achever à l’ONP, cette <em>Juive</em> s’annonce prometteuse, voire anthologique.</p>
<p><strong>Jacques Fromental Halévy, <em>La Juive</em> &#8211; Bayerische staatsoper Munich, du 26 juin au 8 juillet 2016 (</strong><a href="https://www.staatsoper.de/en/productioninfo/la-juive.html?type=0Claudia&amp;cHash=5ec57c7a40b5eb058b24809e10d40040"><strong>plus d’informations</strong></a><strong>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pucciniturandot_0.jpg?itok=qtoJXBIT" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />L’opéra préféré de mon meilleur ennemi est <em>Turandot</em>. Il en possède d’innombrables versions mais c’est celle de Zubin Mehta avec Sutherland, Pavarotti et Caballé qu’il chérit le plus. A lui qui aime les Calaf à l’aigu insolent, les Liù au timbre pur et aux pianissimi lumineux et les Turandot à la voix solide et tranchante, j’offrirai <a href="http://www.forumopera.com/cd/puccini-turandot-hors-format">la toute nouvelle version dirigée à nouveau par Zubin Mehta</a> avec Andrea Bocelli, Jessica Nuccio et Jennifer Wilson parue sous le label Decca, je suis sûr qu’il sera comblé.</p>
<p><strong>Puccini, <em>Turandot</em>  &#8211; Zubin Mehta (direction) &#8211; 2 CD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Nicolas Derny</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka_0_0.jpg?itok=AkOlOgNj" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon ami, depuis vingt ans que tu admires Renée Fleming en Rusalka, réjouis-toi : toi qui n’a pas pu te rendre à New York en 2014 pour l’y entendre, tu la retrouveras drapée en nymphe dvořákienne au pied du sapin et, surtout, au milieu d’un plateau presqu’idéal dominé par Piotr Beczala, Prince sans véritable rival sur la scène actuelle. Côté fosse, on ne prendra jamais Yannick Nézet-Séguin en défaut d’intelligence théâtrale. Du grand art ! Mieux vaut tout de même fermer les yeux.  </p>
<p>Mon ennemi, je te somme en revanche d’ouvrir grand les mirettes : tu t’écorcheras la rétine là où l’oreille de mon ami jubilait. C’est que, fidèle au pire de lui-même, Otto Schenk transpose grosso modo le livret de Kvapil dans le monde de Blanche Neige version Disneyland (en plus poussiéreux). Plus grave que l’absence totale d’idées originales, la direction d’acteur sombre dans le ridicule – le pompon au rôle-titre, dont les minauderies grotesques nous font pouffer  en même temps que son chant nous touche. Le public du Met, lui, semble adorer. C’est dire…</p>
<p><strong>Antonín Dvořák, <em>Rusalka</em> – Yannick Nézet-Séguin (direction) – DVD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Catherine Jordy</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1540-1_0.jpg?itok=fC7UPiFw" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, le coffret Jonas Kaufmann proposé par Decca, parce qu’il s’agit d’une valeur sûre et qu’à ce prix-là, on aurait tort de se priver de quatre productions déjà mythiques&#8230;</p>
<p><strong>Coffret Jonas Kaufmann, 4 DVD, <em>Tosca</em> (Zürich),<em> Carmen</em> (Zürich), <em>Faust </em>(Metropolitan) et <em>Werther</em> (Paris), Decca</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/les-plus-beaux-operas-du-monde.jpg?itok=-rARJ2Vq" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, avec délectation, j’offre <a href="http://www.forumopera.com/livre/cest-bientot-noel"><em>Les plus beaux Opéras du Monde</em></a> qui présente trente opéras d’exception. À lui qui déteste tout ce qui brille, je le laisse déballer ce cadeau puis ranger le livre au fond de sa bibliothèque, peut-être même sans l’ouvrir.</p>
<p><strong>Antoine Pecqueur, Guillaume de Laubier, <em>Les plus beaux Opéras du monde</em>, Éditions de la Martinière</strong></p>
<hr />
<p><strong>Bernard Schreuders</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/francesca_aspromonte.jpg?itok=UpvcNb89" style="width: 100px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Si, pour un adolescent, <a href="http://www.forumopera.com/breve/faites-votre-coming-out-lyrique-grace-a-joyce-didonato">affirmer son amour de l’opéra s’apparente à un coming-out</a>, il en va de même pour le cavallien, souvent isolé dans l’univers impitoyable des lyricomanes. J’emmènerai donc mon meilleur ami à Marseille la saison prochaine : il pourra y afficher sa passion grandissante pour Cavalli en applaudissant la recréation mondiale de <em>L’Oristeo </em>(1651), confiée à Jean-Marc Aymes et Olivier Lexa. Ce sera aussi l’occasion pour lui de découvrir Francesca Aspromonte (<em>Cf. photo</em>), révélation de <a href="http://www.forumopera.com/leritrea-venise-lequivoco-stravagante">l’<em>Eritrea</em></a>, et de s’assurer que le ramage de Romain Dayez se rapporte à son joli plumage&#8230;</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>L’Oristeo</em>. A la Criée – Théâtre National de Marseille, 11 et 13 mars 2016 (<a href="http://opera.marseille.fr/saison-15-16/opera/loristeo">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cavalli_ricercar.jpg?itok=wobW0bvI" style="width: 100px; height: 155px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cavalli ennuie prodigieusement mon meilleur ennemi, du moins le croit-il, après avoir écouté distraitement quelques extraits en ligne. Je le mets au défi de plonger dans l’anthologie – historique, dans tous les sens du terme – publiée par Ricercar et d’en ressortir indemne. De ses héroïnes, le Vénitien, à l’égal des poètes qu’il habille de musique, met l’âme à nu et exacerbe les passions, dont Mariana Flores épouse la plus infime nuance. Le disque crée une tout autre intimité que <a href="http://www.forumopera.com/grands-airs-de-cavalli-leonardo-garcia-alarcon-ambronay-entrez-dans-le-siecle-cavalli">le concert</a> et son chant ultrasensible s’insinue au creux de l’oreille pour mieux atteindre le coeur.</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>Heroines of the venetian baroque</em>. Mariana Flores, Anna Reinhold, Cappella Mediterranea, Leonardo Garcia Alarcon (direction). Ricercar.</strong></p>
<hr />
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hymel2_0.jpg?itok=Q7aL5p-_" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/cd/heroique-french-opera-arias-bryan-hymel-superheros"><em>Héroïque</em></a>, album musclé composé d&rsquo;extraits rares et choisis d&rsquo;opéras français, Bryan Hymel pulvérise sans ciller et sans une pointe d&rsquo;accent yankee les sommets de la portée – 19 contre-ut, 2 contre-ut dièse et 1 contre-ré tout de même ! De joie, mon meilleur ami défaillira.</p>
<p><strong><em>Héroïque</em></strong><strong>, French Opera Arias &#8211; Bryan Hymel (Warner Classics)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/204_0.jpg?itok=oCi1BQ9a" style="width: 100px; height: 139px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/livre/lopera-mode-demploi-jamais-foi-de-cicerone">la nouvelle édition d&rsquo;<em>Opéra, mode d&#8217;emploi</em></a>, vade-mecum docte et malicieux destiné à tous les amateurs d&rsquo;art lyrique, qu&rsquo;ils soient profanes ou initiés, <em>Forum Opéra</em> figure en tête des sites Internet recommandés avec cette définition : « <em>Magazine très bien renseigné et souvent impertinent </em>». De rage, mon meilleur ennemi s&rsquo;étranglera.</p>
<p><strong>Alain Perroux, <em>L&rsquo;Opéra, mode d&#8217;emploi</em> – <a href="http://www.asopera.fr/opera-l-opera-mode-d-emploi-perroux-alain-s204.htm">L’Avant-Scène Opéra</a></strong></p>
<hr />
<p><strong>Julien Marion</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fricsay_opera-choral-editio_0.jpg?itok=zkCTNOS-" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, je n&rsquo;offrirai pas, pour la deuxième année de suite, une nouvelle preuve du talent de Jonas Kaufmann. Pourtant, d&rsquo;<em>Aïda</em> à Puccini, les occasions ne manqueraient pas, mais enfin, évitons la surdose. Je lui offrirai plutôt un cadeau certes moins glamour, sans aucun doute plus marginal, mais sans doute plus essentiel :  je lui offrirai, pour tout dire, l&rsquo;occasion de ne pas succomber aux sirènes parfois pesantes de la nouveauté, en se replongeant dans le leg vocal et choral inestimable de Ferenc Fricsay, <a href="http://www.forumopera.com/cd/ferenc-fricsay-enregistrements-complets-vol2-oeuvres-chorales-et-operas-de-miracle-en-miracle">opportunément rassemblé par Deutsche Grammophon en un coffret à chérir</a>. Il y découvrira des interprétations d&rsquo;une modernité saisissante, notamment en Mozart (une <em>Flûte </em>d&rsquo;île déserte) ou en Verdi. C&rsquo;est souvent bouleversant d&rsquo;humilité et de vérité. Et comme mon meilleur ami sait, mieux que beaucoup, faire preuve de discernement, je sais qu&rsquo;il y reviendra souvent.</p>
<p><strong>Ferenc Fricsay &#8211; Enregistrements complets, vol.2 : Oeuvres chorales et Opéras &#8211; Deutsche Frammophon</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/777_0.jpg?itok=C9sM6Wjt" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi n&rsquo;aime pas la musique. Qui plus est, il n&rsquo;a aucun humour. Pour être certain de lui infliger le pire des supplices, je lui offrirai donc un enregistrement offenbachien récent, par exemple cette trop rare <a href="http://www.forumopera.com/cd/genevieve-de-brabant-au-pas-saccade-de-son-cheval-golo-plein-dun-affreux-dessein"><em>Geneviève de Brabant</em>, récemment rééditée</a>, reflet d&rsquo;une production de l&rsquo;ORTF. Il y souffrira mille morts en écoutant les couplets de la poule, le duo des gendarmes ou le boléro de Charles Martel (auquel l&rsquo;actualité donne une résonnance troublante&#8230;).</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, Geneviève de Brabant &#8211; Marcel Cariven (direction) &#8211; Malibran</strong></p>
<hr />
<p><strong>Mélanie Defize</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kapralova_0_0.jpg?itok=U5Bm0P-i" style="width: 100px; height: 156px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A toi, mon meilleur ami, j’offre l’éloge d’une compositrice Morave oubliée, <a href="http://www.forumopera.com/livre/vitezslava-kapralova-portrait-musical-et-amoureux-portrait-de-femme"><em>Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux</em></a>. Une question te brûle sans doute déjà les lèvres : qui était cette femme fatale de santé fragile qui choisit l’« impossible » carrière de compositrice et de chef d’orchestre dès sa plus tendre enfance dans les Tatras slovaques des années 1920 ?</p>
<p><strong>Nicolas Derny, Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux. Le Jardin d&rsquo;essai</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/edison_0.jpg?itok=zLQa2gvj" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cher pire ennemi, je t’offre les crachins feutrés des <a href="http://www.forumopera.com/cd/les-cylindres-edison-vol-3-le-disque-des-records">Cylindres Edison</a> afin que tu puisses conforter tes préjugés : l’opéra est bien un genre séculaire, aux voix sculptées d’accents « ringards » et à la  prononciation exagérée. Je te défie de te délecter à l’écoute de ce disque-mémoire exquis et vintage à souhait. Si tu y parviens, plus douce qu’amère sera ta victoire.</p>
<p><strong>Les Cylindres Edison &#8211; Malibran</strong></p>
<hr />
<p><strong>Jean-Michel Pennetier </strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/isis_1_0_0.jpg?itok=eBzmYs6u" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ami trouve Mozart particulièrement rasoir, et en particulier<em> La Flûte enchantée</em>. Mais ce n’est pas de sa faute : enfant, ses parents lui ont infligé cet ouvrage comme premier opéra, précisant, avec un air gourmand « tu verras, il y a un dragon ! ». Ils avaient juste oublié de préciser que ledit dragon était en carton-pâte ou en peluche et qu’il mourrait sans combat dès le premier quart d’heure. Depuis ce triste jour, mon meilleur ami n’approche plus le divin Wolfgang, dans la peur de longs dialogues parlés en allemand, de récitatifs interminables en italien, et de livrets insipides où de vieux barytons courtisent des sopranos obèses. A celui-ci j’offrirai les délicieux <em><a href="/cd/les-mysteres-disis-un-cadeau-du-ciel">Mystères d’Isis</a> </em>: c’est en français, ce n&rsquo;est pas vraiment de Mozart, il n’y a pas de dialogues parlés et l’histoire, quoique bancale, est mieux ficelée que celle de <em>La Flûte enchantée</em> qui l’a inspirée. On retrouve dans ce patchwork, assemblé pour l’Opéra de Paris des années après la mort de Mozart, l’essentiel de la partition de <em>Die Zauberflöte</em>, mais aussi des extraits de <em>Don Giovanni</em>, des <em>Nozze di Figaro</em>, de <em>La Clemenza di Tito</em> … Un « best of » en quelque sorte : si après ça mon ami n’est pas réconcilié avec Mozart, c’est à désespérer.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart : <em>Les Mystères d&rsquo;Isis</em> &#8211; Le Concert Spirtiuel, Diego Fasolis (direction) &#8211; Glossa / Palazzetto Bru Zane</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/orfeo_fagioli_0.jpg?itok=DebA0825" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ennemi est un baroqueux de la première heure, amateur de ces timides voix blanches supposées ressusciter l’art des castrats : à celui-ci j’offre <a href="/cd/orfeo-ed-euridice-une-nouvelle-grande-reference">l’<em>Orfeo ed Euridice</em> </a>enregistré par l’extraordinaire <strong>Franco Fagioli</strong>. Ce sera un peu comme jeter de l’eau bénite sur un vampire, car si un artiste peut vraiment rappeler les castrats, c’est bien le contre-ténor argentin !</p>
<p><strong>Christof Willibald Gluck : <em>Orfeo ed Euridice</em> &#8211; Insula Orchestra, Laurence Equilbey (direction) &#8211; Archiv.</strong></p>
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		<title>L&#039;Opéra, mode d&#039;emploi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lopera-mode-demploi-jamais-foi-de-cicerone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 05:43:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra, soit on est tombé dans la marmite enfant, seul, poussé par un inexplicable instinct, ou contaminé par un membre de sa famille ; soit la découverte, plus tardive, demande d&#8217;être accompagnée. Comme pour l&#8217;apprentissage des langues, passé un certain âge, il devient difficile d&#8217;apprendre par soi-même. Un ami connaisseur, fait alors office de cicérone &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra, soit on est tombé dans la marmite enfant, seul, poussé par un inexplicable instinct, ou contaminé par un membre de sa famille ; soit la découverte, plus tardive, demande d&rsquo;être accompagnée. Comme pour l&rsquo;apprentissage des langues, passé un certain âge, il devient difficile d&rsquo;apprendre par soi-même. Un ami connaisseur, fait alors office de cicérone ou, à défaut, un livre. Mais peu d&rsquo;ouvrages sont à même de remplir cet office pédagogique car, face à un art que cent volumes ne suffiraient à embrasser, les livres s&rsquo;avèrent trop savants, trop théoriques, trop complets ou au contraire trop succincts, trop partiels et trop partiaux (rayer, selon les cas, la ou les mentions inutiles).</p>
<p>Pour répondre à la nécessité d&rsquo;un guide capable de donner en un minimum de pages les principales clés d&rsquo;un genre complexe, l&rsquo;Avant-Scène Opéra confiait en 2000 à <strong>Alain Perroux</strong>, critique musical et depuis une poignée d&rsquo;année conseiller artistique au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence, l&rsquo;écriture d&rsquo;un mode d&#8217;emploi. Bingo ! Quinze ans après, ce manuel à l&rsquo;usage des néophytes – mais pas seulement – connaît sa cinquième édition. Pour l&rsquo;occasion l&rsquo;ouvrage a été entièrement actualisé tout en gardant sa structure initiale en quatre parties, un premier chapitre sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra, un deuxième sur les œuvres, un troisième sur les artisans du genre et un dernier, pratique avec notamment des conseils pour «<em> y aller sans se ruiner </em>».</p>
<p>Trente deux pages s&rsquo;ajoutent à la version originale avec plus d&rsquo;informations et surtout une iconographie en couleurs proposant des images de productions récentes (c&rsquo;est par exemple Jonas Kaufmann et Kate Aldrich dans <a href="/carmen-orange-pas-de-bras-pas-de-chocolat"><em>Carmen</em> cet été à Orange</a> qui illustrent la couverture). Le ton reste simple, abordable, amical voire malicieux lorsqu&rsquo;il s&rsquo;autorise des titres facétieux qui n&rsquo;ont d&rsquo;autres intentions que d&rsquo;alléger un propos vite docte si l&rsquo;on n&rsquo;y prenait garde (« <em>Le bon grain du livret</em> », « <em>Ne tirez pas sur le metteur en scène</em> »&#8230;). Pour autant, tout est dit, ou presque, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de raconter « <em>quatre siècles en dix minutes</em> », de détailler les différentes formes d&rsquo;opéra existant – buffa, seria, vénitien, romantique, wagnérien&#8230; –, de passer en revue les piliers du répertoire – auxquels en toute subjectivité, Alain Perroux a ajouté quelques raretés (Vivaldi passe à la trappe mais il y a <em>Le roi Arthus</em> et <em>La Gioconda</em>), de se pencher sur l&rsquo;art du chant, de présenter brièvement les grands chanteurs d&rsquo;hier ou d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les spectacles inoubliables (vingt-et-un au total, de  <em>La traviata</em> par Visconti en 1955 à Milan à <em>Alcina</em> selon Christof Loy en 2014 à Zurich en passant par <em>Written on skin</em> en 2012, Aix oblige), les enregistrements historiques, les DVD incontournables ou les grandes maisons d&rsquo;opéra et festivals du monde entier.  </p>
<p>Puis comment ne pas souscrire à un ouvrage qui, dans les sites Internet recommandés, place en pole position <a href="http://www.forumopera.com" target="_blank" rel="noopener">www.forumopera.com</a>, assorti de cette définition que l&rsquo;on ne peut résister au plaisir de reproduire intégralement : « <em>Magazine très bien renseigné et souvent impertinent. On y trouve des interviews, dossiers, critiques de spectacles, de livres et de CD, et surtout les éditoriaux forts en gueule et en style de Sylvain Fort</em> ».<br />
	 </p>
<p>_____</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2843853087/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2843853087&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21" rel="nofollow">&gt; Commandez ce numéro de l&rsquo;Avant-Scène Opéra :  « L&rsquo;Opéra mode d&#8217;emploi »</a><img loading="lazy" decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2843853087" style="border:none !important; margin:0px !important;" width="1" /></p>
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		<item>
		<title>Grand Théâtre de Genève 2001-2009</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/livre-dor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 04:21:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le métier d’un directeur d’opéra, c’est de permettre au public de découvrir ou d’entendre des œuvres que l’on croit importantes, avec le souci de s’adresser à lui en respectant la diversité de ses goûts ». Fort de ce credo, Jean-Marie Blanchard a dirigé le Grand Théâtre de Genève de 2001 à 2009. Des années fastes qui &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          « <em>Le métier d’un directeur d’opéra, c’est de permettre au public de découvrir ou d’entendre des œuvres que l’on croit importantes, avec le souci de s’adresser à lui en respectant la diversité de ses goûts</em> ». Fort de ce <em>credo</em>, Jean-Marie Blanchard a dirigé le Grand Théâtre de Genève de 2001 à 2009. Des années fastes qui ont vu l’institution genevoise se placer au premier plan des scènes lyriques internationales. Quelques titres suffiront à raviver les mémoires incrédules : <em>Lady Macbeth de Mzensk</em> en ouverture de mandat qui plaçait sous les feux de la rampe une cantatrice dont la carrière se limitait alors à l’Allemagne et la Suède : Nina Stemme ; <em>Les Contes d’Hoffmann</em> mis en scène par Olivier Py, le premier scandale et le début d’une collaboration qui culminera lors d’un <em>Tristan und Isolde</em> devenu mythique ; D<em>ie Vogels</em> de Walter Braunfels, la révélation d’une œuvre inconnue qui au bout de trois représentations affichait complet ; etc.</p>
<p> </p>
<p>De ces huit saisons glorieuses, il ne serait resté que des souvenirs semblables à ceux que nous venons d’évoquer – des images, des anecdotes, des noms épars – si les éditions La Baconnière ne les avaient tous rassemblés en un seul volume. Un ouvrage de poids, au sens propre comme au figuré, l’un de ceux que l’on expose sur la table basse du salon ou que l’on dispose en évidence dans sa bibliothèque : un livre d’art sur un art pas comme les autres : l’opéra. Cinq cent pages richement illustrées, qui balayent chronologiquement l’ensemble des productions présentées au Grand Théâtre de Genève de septembre 2001 à juin 2009, de la <em>Lady Macbeth de Mzensk</em> que nous évoquions plus haut (avec ce portrait magnifique de Nina Stemme dressée comme une torche dans une robe carmin) jusqu’au <em>Trovatore</em> mis en scène par Stephen Taylor (qui fera mentir l’adage selon lequel on garde le meilleur pour la fin). Cent spectacles, si l’on en croit l’accroche du livre (nous n’avons pas compté), avec pour chacun d’eux, quelques photos dont plus d’une font rêver quand on découvre leur légende. Un exemple, un seul : Faust assis à une table ;  derrière lui sur fond noir éclairé par deux taches de feu, trois hommes crucifiés qui évoquent évidemment le Christ et les deux brigands au Golgotha. Il s’agit d’une scène de <em>La Damnation de Faust</em> mise en scène par Olivier Py en juin 2003. La légende ? « <em>Jonas Kaufmann (Faust)</em> ».</p>
<p> </p>
<p>Lettres, poèmes, témoignages dispersés au fil des pages et signés par cinquante coéquipiers – philosophes, écrivains, compositeurs, metteurs en scène, chorégraphes, interprètes – apportent un sens supplémentaire à cette galerie d’images. L’histoire du Grand-Théâtre, un bilan économique de ces huit saisons, une interview de Jean-Marie Blanchard, la reproduction de toutes les affiches (avec, en 2008-2009, le magnifique travail sur le noir et le blanc réalisé par Jean-Charles Blais) et les distributions de tous les spectacles complètent le panorama.</p>
<p> </p>
<p>« <em>J’étais bienheureux à Genève</em> » écrit Patrick Davin, qui dirigea sept opéras au Grand-Théâtre de janvier 2002 à novembre 2008. Nous le fûmes aussi. Mais si le mandat genevois de Jean-Marie Blanchard est achevé, sa mission de directeur d’opéra n’est pas terminée. Nous attendons la suite, impatiemment.</p>
<p> </p>
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>A lire aussi <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=963&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29">l’entretien sous forme de <em>best of</em></a> que Jean-Marie Blanchard nous a accordé en mai 2009 à l’issue de son mandat genevois.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La comédie musicale mode d&#039;emploi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/passionnant-et-savoureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 20:12:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici un livre qui fait du bien : un sujet passionnant pour ces temps de Fêtes et une étude brillante et superbement documentée. Après Wagner, Mozart, Richard Strauss et L’Opéra, la collection « Mode d’emploi » de l’Avant Scène Opéra nous propose cet ouvrage d’Alain Perroux sur la Comédie Musicale. Vaste sujet que l’auteur se doit de condenser &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Voici un livre qui fait du bien : un sujet passionnant pour ces temps de Fêtes et une étude brillante et superbement documentée. Après <em>Wagner, Mozart, Richard Strauss et L’Opéra</em>, la collection « Mode d’emploi » de l’<strong>Avant Scène Opéra</strong> nous propose cet ouvrage d’<strong>Alain Perroux</strong> sur la Comédie Musicale. Vaste sujet que l’auteur se doit de condenser au maximum en un volume de 256 pages agrémenté de superbes photos. Mission accomplie avec brio par l’auteur sans jamais sacrifier à la superficialité.<br />
Alors que Paris se convertit plus que jamais à la Comédie musicale, il fallait sans doute que XXe siècle se passe pour qu’on se rende compte de l’apport essentiel de ce genre au théâtre lyrique de notre temps. Ce livre est très précieux en ce sens car il le place en cette perspective.<br />
Alain Perroux sait de quoi il parle. Musicologue, critique musical, spécialiste d’art lyrique, il ose à peine avouer la passion qui l’anime : le théâtre musical sous toutes ses formes et, plus particulièrement, la Comédie musicale américaine. Il s’est même frotté à la mise en scène au Festival de la Bâtie à Genève en 2008, avec succès: sa réalisation de <em>Sweeney Todd </em>de Stephen Sondheim a été saluée unanimement par le public et la critique. Le spectacle est repris au Théâtre du Loup et l’Opéra de Poche de Genève tout ce mois de décembre. Le Festival d’Aix-en-Provence a su s’attacher là un collaborateur hors pair.</p>
<p>Comme dans les ouvrages de cette collection, ce livre peut être lu de bout en bout ou consulté comme un dictionnaire ou une petite encyclopédie. Le lecteur peut d’emblée se laisser guider par Alain Perroux. Il vous parle en ami avec un style bon enfant, raffiné et concis, il vous prend par la main jusqu’à vous inviter à tourner les pages à chaque fin de chapitre en ménageant un suspens en clin d’œil comme dans un feuilleton ! C’est toujours intelligent et jamais démagogue. C’est grâce à un travail de fourmi qu’Alain Perroux a réuni toutes ces informations, les a laissées décanter avant de raconter cette histoire avec autant de précision et de claire simplicité. Il n’est pas aisé de définir ce qu’est une comédie musicale et Alain Perroux a raison de se référer à la longue histoire du théâtre musical en occident, même si après avoir puisé ses sources en Europe ce genre s’est surtout épanoui en Amérique. De même il précise qu’il s’agit bien d’un genre avant tout théâtral et non pas cinématographique comme on le croit encore trop souvent. Passionnante aussi cette préhistoire de la Comédie musicale telle que contée par Perroux : il y met en parallèle le théâtre musical populaire depuis l’ancienne Grèce jusqu’à Mozart et l’opérette et l’opéra-comique français du XIXe siècle ou la zarzuela espagnole. Il met évidemment l’accent sur la grande époque des années 30 quand, suite à la crise de 29, les comédies musicales mettent en scène de simples quidams en butte aux difficultés quotidiennes jusqu’à ces années 60 où le genre a montré un dynamisme et un renouvellement permanents. Force est de constater qu’après les grands chefs d’œuvres de Stephen Sondheim, la relève tarde à venir aujourd’hui.</p>
<p>Ce livre est un joli manuel auquel il est aisé de revenir à l’occasion. Vous avez oublié le synopsis d’une œuvre ? 86 comédies y sont analysées. Qui était Richard Rodgers ? un <em>Who’s Who</em> de Broadway vous renseigne sur les grandes figures qui ont fait la comédie musicale. Enfin un chapitre intitulé « Ce que dit la chanson » est un modèle du genre. Loin d’une analyse musicologique assommante, Alain Perroux décrypte (ou radiographie, comme il dit) certains des songs les plus célèbres. Le décryptage de « Send in the clowns » extrait de Little Night Music de Sondheim (à l’affiche du Châtelet en février 2010) est un modèle du genre. C’est savoureux et vous n’écouterez plus cet air ensuite de la même manière.<br />
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<strong>Marcel Quillévéré</strong></p>
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