<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Tania Bracq, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/auteurs/taniabracq/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/auteurs/taniabracq/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 01 Jun 2026 07:39:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Tania Bracq, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/auteurs/taniabracq/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>VERDI, Aida &#8211; Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=213940</guid>

					<description><![CDATA[<p>En visite à Palerme, au sortir de la villa Malfitano, dont la première propriétaire, Tina Scalia Whitaker, fut elle-même cantatrice à la fin du XIXe siècle, l&#8217;on se surprend à remonter le temps dans le riche écrin du Teatro Massimo alors que le rideau se lève sur une Aida qui n’aurait pas démérité à l&#8217;époque &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-palerme/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Aida &#8211; Palerme</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-palerme/">VERDI, Aida &#8211; Palerme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En visite à Palerme, au sortir de la villa Malfitano, dont la première propriétaire, Tina Scalia Whitaker, fut elle-même cantatrice à la fin du XIXe siècle, l&rsquo;on se surprend à remonter le temps dans le riche écrin du Teatro Massimo alors que le rideau se lève sur une <em>Aida</em> qui n’aurait pas démérité à l&rsquo;époque ou encore une génération plus tard dans le catalogue de la Metro Goldwyn Mayer.</p>
<p>Le choix d&rsquo;une production totalement classique à l&rsquo;orientalisme aussi assumé pourrait effrayer, mais ici, pas de naphtaline tant l&rsquo;équipe artistique a concerté ses talents au service d&rsquo;un plateau lyrique de haute volée. Les costumes étonnement évocateurs de l&rsquo;âge d&rsquo;or d&rsquo;Hollywood, créés par<strong> Ilaria Ariemme</strong> comme la scénographie d&rsquo;<strong>Antonella Conte</strong> sont sublimés par les lumières subtiles imaginées par <strong>Andrea Ledda</strong>, sans oublier les chorégraphies vivantes et joyeuses dues à <strong>Luigia Frattaroli</strong>.</p>
<p>Le choix étrange des pyramides de Gizeh en toile de fond est, espérons-le, simple clin d&rsquo;œil à la création de l&rsquo;opéra au Caire plutôt qu&rsquo;une erreur, puisque à côté de Memphis, prévaut la pyramide à degrés.</p>
<p>Cet ancrage pré-<em>Regietheater</em> pique finalement la curiosité du spectateur hexagonal. Ici, la mise en scène est ni plus ni moins qu&rsquo;une mise en images sans autre propos que celui de l&rsquo;histoire, sans thèse ni métaphores. Voilà qui s&rsquo;avère aussi littéral que troublant, mais pas déplaisant tant tout ici est fait avec panache.</p>
<p>Les Palermitains sont sur leur trente-et-un, les sièges du parterre incroyablement larges, rembourrés et le spectacle a tout d&rsquo;une superproduction hollywoodienne. Le <strong>chœur</strong> pléthorique – fort sollicité dans cet opus verdien – est d&rsquo;une formidable qualité tout comme l&rsquo;excellent <strong>orchestre du Teatro Massimo</strong>. Tous suivent comme un seul homme la battue étonnement sobre de<strong> Daniele Callegari</strong>. Si le chef n&rsquo;accumule pas les effets de manche, en revanche, il sait parfaitement doser les couleurs, les nuances : en dépit de l&rsquo;impressionnante masse sonore présente sur scène, l&rsquo;art consommé du pianissimo porte tout autant au frisson.</p>
<p>Autre hommage à l’école de chant italienne, la distribution vocale est dominée par l’exceptionnelle Amnéris de <strong>Daniela Barcellona</strong> : l&rsquo;abattage est proverbial, le focus exceptionnel, la technique parfaite avec une agilité dans le passage en voix mixte proprement époustouflante. L&rsquo;étoffe damassée du timbre régale tout autant que l&rsquo;incarnation prenante, profondément émouvante. L&rsquo;on vibre avec Amnéris, on adhère à son déchirement.</p>
<p>Face à elle, <strong>Maria José Siri</strong> pour sa cent dixième Aïda (!) accuse plus de fatigue vocale. Si l&rsquo;ambition est fort grande, les aigus glorieux, le travail des nuances se heurte parfois à des limites techniques bien que l&rsquo;intention soit sans reproche. Déjà applaudie à la Scala à plusieurs reprises, notamment dans ce même rôle, elle y a également été appréciée l&rsquo;an dernier dans les colossales arènes Vérone en remplacement de Marina Rebeka. C&rsquo;est dire si ses moyens sont importants. La cantarice n&rsquo;en abuse pourtant pas, avec des demi-teintes de toute beauté dès « Ritorna Vincitor » auquel les jolis <em>piani</em>, délicatement posés apportent une grande élégance tandis que « Numi, Pietà » en dépit de pianissimi fragiles n&rsquo;en demeure pas moins fort touchant tout comme « O patria mia », éminemment raffiné.</p>
<p>La confrontation des deux femmes, vocalement splendide, se trouve néanmoins desservie par le jeu de la soprano, un peu en dessous. Les deux femmes partagent avec <strong>Angelo Villari</strong> – l&rsquo;objet de leur désir – expressivité et sens de la ligne vocale. Les ensembles portent d&rsquo;ailleurs les qualités des solistes à leur meilleur et les voix s&rsquo;accordent idéalement.</p>
<p>Le ténor sicilien s&rsquo;enorgueillit d&rsquo;un instrument tout de brillant et de vaillance, qui pour autant connaît la valeur de sons plus retenus et apporte beaucoup d&rsquo;humanité à son Radamès, car c&rsquo;est un excellent comédien. Bravoure de la projection, beauté du timbre sont patents dès le « Celeste Aïda ». Dommage que les aigus soient souvent interrompus d&rsquo;un coup de glotte, mais quelle richesse dans les harmoniques !</p>
<p>Le père de notre esclave éthiopienne est incarné par <strong>Claudio Segura</strong>, que les auditeurs français connaissent puisque, outre une importante carrière internationale, il a notamment été apprécié à Paris et à Lyon en 2024, dans la <em>Fanciulla del West</em>. On pourra lui reprocher une légère tendance au surjeu qui risque de faire basculer le personnage de la noirceur méphistophélique à un certain ridicule. Il offre en revanche un intéressant contraste avec le souverain d’Égypte tout de noblesse et de retenue proposé par <strong>Manuel Fuentès</strong>.</p>
<p>Après neuf représentations palermitaines, cette importante coproduction avec le Théâtre National Croate de Zagreb, où elle a été jouée en février et mars, sera reprise la saison prochaine en Hongrie, au Théâtre National de Debrecen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-palerme/">VERDI, Aida &#8211; Palerme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Stockholm</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-stockholm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212863</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fait assez rare pour être souligné, depuis le début du printemps, l&#8217;Opéra de Stockholm ne propose pas un mais deux Puccini en alternance avec des choix dramaturgiques fort différents. Après une Turandot de fantaisie hier, c&#8217;est une Madame Butterfly très littérale que nous découvrons ce soir, un choix auquel nous ne sommes plus si habitués. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-stockholm/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Stockholm</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-stockholm/">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fait assez rare pour être souligné, depuis le début du printemps, l&rsquo;Opéra de Stockholm ne propose pas un mais deux Puccini en alternance avec des choix dramaturgiques fort différents. Après une <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/">Turandot</a></em> de fantaisie hier, c&rsquo;est une <em>Madame Butterfly</em> très littérale que nous découvrons ce soir, un choix auquel nous ne sommes plus si habitués.</p>
<p>La très belle scénographie d&rsquo;<strong>Erlend Birkeland</strong> nous transporte dans une artère traditionnelle de Maruyama, le quartier des maisons closes de Nagasaki. Cette rue est projetée en avant-scène, privant l&rsquo;espace de perspective, de toute issue. Cio Cio San évolue donc pendant toute la représentation dans une boîte où elle est déjà enfermée, avant même que Pinkerton ne l&rsquo;épingle à son tableau de chasse d’entomologiste. Les maisons voisines permettent de découvrir le quotidien trivial de ces femmes soumises aux désirs lubriques des étrangers. Ainsi, même sans actualisation de la mise en scène, la double domination sexuelle et colonialiste dont est victime Butterfly se trouve-t-elle parfaitement rendue.</p>
<p>Dans le même temps, l&rsquo;architecture des maisons traditionnelles japonaises, leurs panneaux coulissants, les ombres qu&rsquo;on y devine, favorisent naturellement les jeux de dedans/dehors, de caché/dévoilé et partant, l&rsquo;exposition de l&rsquo;intime dont <strong>Sofia Adrian Jupither</strong> use avec un talent consommé. Le rendu final s&rsquo;avère extrêmement esthétique, mais sans ostentation, avec, plutôt, un certain réalisme y compris dans les kimonos aux couleurs passées.</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Madama-Butterfly-2026.-Foto_-Kungliga-Operan-_Soren-Vilks-1-1294x600.jpg" /></pre>
<pre style="text-align: center;">© Kungliga Operan/Sören Vilks</pre>
<p>Hormis l&rsquo;apparition de Kate Pinkerton, aussi obscure que la présence d<strong>&lsquo;Alice Sjölin</strong> est lumineuse avec ses manches gigot et sa jupe à cerceau (tellement 1820), nous nous trouvons au cœur d&rsquo;une estampe quelque peu surannée, embellie par de très jolies harmonies lumineuses et colorées. Cet espace clos, fané, dit bien le monde en déliquescence où Pinkerton s&rsquo;impose en conquérant. <strong>Dmytro Popov</strong>, son interprète, porte beau son odieuse confiance en lui, nous faisant profiter d&rsquo;une émission nette, d&rsquo;un phrasé intelligent au beau métal. Son duo avec Cio Cio San est superbe et glaçant tant la concupiscence de l&rsquo;homme est évidente face à la pudeur de la jeune fille.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Madama-Butterfly-2026.-Foto_-Kungliga-Operan_Soren-Vilks-1-1-1294x600.jpg" alt="" />© Kungliga Operan/Sören Vilks</pre>
<p>C&rsquo;est elle, naturellement, en la personne d&rsquo;Izabela Matuła, qui occupe l&rsquo;espace du début à la fin de l&rsquo;œuvre, avec une montée en puissance vocale formidablement maîtrisée. Technique impeccable, la soprano joue des couleurs en virtuose pour donner une dimension tour à tour juvénile ou déchirante à son personnage. Les notes poitrinées sont prenantes, le focus de l&rsquo;aigu excellent.</p>
<p>Comme la veille, il faut saluer la direction d&rsquo;acteurs au cordeau qui individualise chaque membre du chœur, chaque figurant ; qui donne aux personnages principaux une épaisseur, une justesse scénique évidente. Si la voix si large de <strong>Katarina Leoson</strong> manque de focus pour une Suzuki un peu en retrait, Sharpless, bellement interprété par <strong>Karl-Magnus Fredriksson</strong>, bénéficie d&rsquo;une progression émotionnelle hautement convaincante tandis que Jonas Degerfeldt campe un Goro odieux à souhait. Comme l&rsquo;ensemble de la distribution, il jouit d&rsquo;une excellente diction qui rend le texte totalement audible.</p>
<p>L&rsquo;orchestre, enfin, est à son meilleur sous la direction voluptueuse d&rsquo;<strong>André Callegaro</strong>. Là encore, soulignons – comme chez les solistes – le superbe travail des nuances, des couleurs et un art consommé de l&rsquo;installation des atmosphères qui culmine dans le somptueux passage orchestral de l&rsquo;acte III, magnifié par cette nuit qui passe, par l&rsquo;immobilité des personnages. Toute la pulsation de la vie réside alors dans la musique et le spectateur en est profondément touché.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-stockholm/">PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Turandot &#8211; Stockholm</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212861</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avant de fermer pour travaux en décembre prochain, l&#8217;Opéra de Stockholm reprend une version de Turandot créée en 2013 avec Nina Stemme. La chanteuse avait confié à Forumopera deux ans plus tard que cette prise de rôle – confirmé ensuite à la Scala – avait changé sa tessiture, facilitant ensuite l&#8217;abord de rôles plus dramatiques. La &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Turandot &#8211; Stockholm</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/">PUCCINI, Turandot &#8211; Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de fermer pour travaux en décembre prochain, l&rsquo;Opéra de Stockholm reprend une version de <em>Turandot</em> créée en 2013 avec Nina Stemme. La chanteuse avait confié à <a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-je-peux-etre-coriace/">Forumopera</a> deux ans plus tard que cette prise de rôle – confirmé ensuite à la Scala – avait changé sa tessiture, facilitant ensuite l&rsquo;abord de rôles plus dramatiques.</p>
<p>La reprise d&rsquo;une mise en scène vieille de près de quinze ans pourrait se révéler périlleuse, mais force est de constater que les choix de <strong>Marco Arturo Marelli</strong>, également en charge de la scénographie et des lumières, n&rsquo;ont guère pris de rides.</p>
<p>La Première a eu lieu le 26 avril dernier, comme un clin d&rsquo;oeil, cent ans jour pour jour après la création milanaise. Le rideau se lève sur un Puccini malade qui trouve l&rsquo;inspiration à son ultime chef-d’œuvre à l&rsquo;écoute d&rsquo;une boite à musique chinoise.</p>
<p>Le jeu de miroir entre l&rsquo;Orient et de l&rsquo;Occident sert de fil rouge à toute la représentation. C&rsquo;est l&rsquo;interprète de Calaf qui endosse le rôle du compositeur. Tout comme son père, Liù et le choeur – aux oripeaux nettement sixties –, il porte un costume occidental, contrairement à Turandot et sa suite.</p>
<p>Les décors suivent la même dichotomie, avec un fond de scène flanqué de grandes fenêtres d&rsquo;hôtel particulier, alors que Turandot, elle, entre côté jardin, par d&rsquo;immenses portes bleues chinoises à la dimension sexuelle parlante. Elles évoquent la Nana géante de Niki de Saint Phalle, <em>Elle – Une Cathédrale</em> exposée en1966 au Moderna Museet de la capitale suédoise.<br />
D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est par cet accès que le couple part consommer son amour avant de revenir s&rsquo;asseoir sur une table éminemment bourgeoise. Nous comprenons alors que ce n&rsquo;est plus Calaf et Turandot qui sont unis dans le final, mais bien Puccini et son héroïne.</p>
<p>Les ruptures de ton sont constantes et nourrissent le plaisir du spectateur : au choeur de la lune tout de poésie, éclairé aux lanternes succède danse et acrobaties ; un jeu de panneaux coulissants latéraux, fort habile, fait entrer et sortir le chœur de ce monde tout de guingois tandis que des accessoires, eux, sortent du sol&#8230; La palme revient aux trouvailles hilarantes du trio Ping, Pang Pong qui se font laborantins pour plonger les têtes des prétendants malheureux dans le formol.</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Turandot-Kungliga-Operan-2026.-Foto_-Kungliga-Operan_Soren-Vilks-2-1294x600.jpg" /></pre>
<pre style="text-align: center;"> © Kungliga Operan/Sören Vilks</pre>
<p>L&rsquo;agrément est redoublé par une direction d&rsquo;acteurs extrêmement soignée qui donne relief et profondeur au cast réuni avec une intelligence parfaite tant les voix sont en adéquation avec leurs rôles.<br />
Si l&rsquo;on peut reprocher dans la première partie à <strong>Daniel Johansson</strong> des aigus qui reculent, cela s&rsquo;explique ensuite puisqu&rsquo;en début de seconde partie, il est annoncé souffrant. Il s&rsquo;en trouve comme libéré, assumant splendidement le <em>Nessun Dorma</em>. Il faut dire que ce chanteur jouit d&rsquo;un timbre superbe déjà salué en France par nos <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-cologne-2/">confrères</a>, d&rsquo;une excellente projection dont il abuse parfois au détriment des nuances.</p>
<p>Face à lui, <strong>Elisabet Strid</strong> compose une Turandot absolument magnifique, au timbre somptueux, pleine d&rsquo;autorité et de puissance, touchante dans ses doutes, main tremblante mais voix assurée et comme son compagnon, excellente comédienne. Elle est seulement desservie par une robe à la coupe fort peu seyante, qu&rsquo;en treize ans l&rsquo;on aurait pu remplacer !</p>
<p>Liu. Interprétée par <strong>Magdalena Risberg</strong>, complète ce trio en remplacement d&rsquo;Ida Falk Winland, malade. La soprano bénéficie d&rsquo;une jolie voix bien projetée et d&rsquo;une grande pureté. Quel dommage qu&rsquo;elle ne puisse s&#8217;empêcher d&rsquo;osciller d&rsquo;un pied sur l&rsquo;autre. Un ancrage physique supplémentaire lui donnerait tellement plus de force émotionnelle ! Ceci dit, ses airs sont émouvants et fort bien interprétées.</p>
<p>Le réjouissant contrepoint formé par les Ping, Pang, Pong d&rsquo;<strong>Ola Eliasson, Wiktor Sundqvist et Niklas Björling Rygert</strong> fonctionne idéalement. A la fois d&rsquo;excellents chanteurs et comédiens, entre tasse de thé et saké bien bien tassé, leurs interventions sont très précisément chorégraphiées, avec des jeux ternaires en cascades calés sur la musique. <strong>Kristian Flor</strong>, le roi des tartares tout comme <strong>Johan Edholm</strong> en mandarin, complètent avantageusement la distribution pour une soirée d&rsquo;un beau classicisme.</p>
<p>Sous la direction survitaminée de <strong>Tobias Ringborg</strong>, le <strong>choeur et l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Suède</strong> sont très en place, équilibrés, impeccables de textures et d&rsquo;engagement. Certains passages gagneraient en finesse avec moins de volume mais l&rsquo;intensité du bain sonore reste tout de même assez jouissif pour l&rsquo;auditeur.</p>
<p>Une reprise sans usure, donc, brodée au petit point, à découvrir jusqu&rsquo;au 9 juin en même temps qu&rsquo;une ville passionnante à quelques encablures de la France.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/">PUCCINI, Turandot &#8211; Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NIKODIJEVIĆ- BRITTEN, I Didn&#8217;t Know Where To Put All My Tears / Curlew River &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nikodijevic-britten-i-didnt-know-where-to-put-all-my-tears-curlew-river-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212683</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;audace n&#8217;est pas l&#8217;apanage exclusif des capitales, ni des plus imposantes maisons : Pour trois représentations, l&#8217;Opéra de Rennes, en coproduction avec celui de Nancy-Lorraine, propose une affiche hardie avec la poignante Curlew River de Benjamin Britten associée à une création contemporaine, I didn&#8217;t know where to put all my tears. Silvia Costa, qui met &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/nikodijevic-britten-i-didnt-know-where-to-put-all-my-tears-curlew-river-rennes/"> <span class="screen-reader-text">NIKODIJEVIĆ- BRITTEN, I Didn&#8217;t Know Where To Put All My Tears / Curlew River &#8211; Rennes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/nikodijevic-britten-i-didnt-know-where-to-put-all-my-tears-curlew-river-rennes/">NIKODIJEVIĆ- BRITTEN, I Didn&rsquo;t Know Where To Put All My Tears / Curlew River &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;audace n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage exclusif des capitales, ni des plus imposantes maisons : Pour trois représentations, l&rsquo;Opéra de Rennes, en coproduction avec celui de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/nikodijevic-britten-i-didnt-know-where-to-put-all-my-tears-curlew-river-nancy/">Nancy-Lorraine</a>, propose une affiche hardie avec la poignante <em>Curlew River</em> de Benjamin Britten associée à une création contemporaine, <em>I didn&rsquo;t know where to put all my tears</em>.</p>
<p><strong>Silvia Costa</strong>, qui met en scène le spectacle, signe également le livret de cette œuvre dont elle a confiée la musique à <strong>Marko Nikodijević</strong>. La continuité est parfaite entre ce premier épisode, qui raconte la genèse d&rsquo;un drame intime et pourtant universel, celui d&rsquo;une mère dont l&rsquo;enfant disparaît et dont le cœur déchiré laisse couler tant de larmes qu&rsquo;elles en viennent à former une rivière. C&rsquo;est ce même cours d&rsquo;eau qu&rsquo;un an plus tard, il lui faut traverser pour découvrir le destin de son petit et enfin s&rsquo;incliner sur sa tombe. Qu&rsquo;il convoque l&rsquo;imaginaire du Styx, du Nil ou du fleuve des trois chemins de la tradition bouddhique, l&rsquo;élément liquide est ici également une voie vers la paix intérieure, d&rsquo;un chagrin inconsolable – aux confins de la folie – jusqu&rsquo;au deuil enfin possible.</p>
<p>La brillante Silvia Costa construit une soirée formidablement homogène, visuellement saisissante et émotionnellement bouleversante. Le syncrétisme du grégorien, du contemporain dans ce contexte inspiré du théâtre Nô et de l&rsquo;esthétique des « images du monde flottant » s&rsquo;avère étonnement opérant. À la fluidité de la narration répond une grande cohérence musicale dans les choix faits par le compositeur serbe, qui se coulent aisément dans l&rsquo;esthétique de son illustre prédécesseur.</p>
<p>La direction très rythmique d&rsquo;<strong>Alphonse Cemin</strong> tire le meilleur des six musiciens de l&rsquo;<strong>orchestre de l&rsquo;Opéra national de Nancy-Lorraine</strong>. Les atmosphères sont sublimement décrites, la délicatesse des évocations naturelles enchante. Le chef aurait pu soutenir plus précisément le <strong>chœur d&rsquo;hommes</strong> dont les finales manquent de précision, mais l&rsquo;essentiel est ailleurs puisque le travail de couleurs, de textures – tant vocal que musical – est très réussi.</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LJ4A8284-1294x600.jpg" /></pre>
<pre style="text-align: center;">© Laurent Guizard</pre>
<p>Dans ce diptyque, le balancier du temps est complété par un équilibre des genres, comme un Yin et Yang inversés puisqu&rsquo;aux femmes habillées de blanc de la première partie – excellentes solistes de<strong> l&rsquo;ensemble Le Balcon</strong> – , répondent les hommes de la seconde, vêtus de noir ; à ces costumes féminins qui ne sont pas sans rappeler les Delphos de Fortuny et donc ceux de prêtresses de l&rsquo;Antiquité, répondent des tenues de moines.</p>
<p>Contrebalançant ce manichéisme assumé du chœur, les personnages principaux, eux, sont porteurs de somptueux costumes de soie  tirés de l&rsquo;univers de l&rsquo;ukiyo-e  : les trois femmes de la première partie se font doubles silencieux et colorés des hommes qui interprètent la seconde avec une même gestique stylisée.</p>
<p>La « parabole d&rsquo;église » de Britten n&rsquo;est interprétée que par des voix masculines, y compris pour ce qui est du personnage de la mère à qui le formidable ténor <strong>Zhengyi Bai</strong> prête la rondeur de son timbre, l&rsquo;autorité de sa projection et la ciselure de sa diction. Touchant, émouvant, à la fois sobre et intense, il fait écho au Lamento obsessionnel et déchirant de <strong>Chelsea Lehnea</strong> dans la première partie.</p>
<p>Avec une appétence prononcée pour les lumières contrées ou les ombres chinoises, <strong>Marco Giusti</strong> utilise toutes les techniques à sa disposition pour transformer l&rsquo;histoire en un conte initiatique universel d&rsquo;une beauté poignante.<br />
La scénographie de <strong>Michele Taborelli</strong> n&rsquo;est pas en reste avec des jeux de brume et d&rsquo;eau toujours hypnotiques à observer sur scène, comme cela avait été le cas à Rennes il y a quelques années avec le <em>Vaisseau Fantôme</em>.</p>
<p>Le cast, homogène, solide, est de très bonne tenue. Mention spéciale à <strong>Mark Stone</strong> qui donne une singulière sensibilité au rôle du passeur. Partageant avec <strong>Michael Mofidian</strong> un timbre de baryton riche et bellement maîtrisé, il révèle à la mère éplorée le sort de son fils ; la libère de la folie pour qu&rsquo;elle accède à la paix, au temps d&rsquo;un deuil enfin accepté. Cette expérience profondément universelle, portée par un visuel magnifique, une remarquable efficacité dramatique et musicale, font de cette soirée un moment exceptionnel qui mérite indéniablement une reprise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/nikodijevic-britten-i-didnt-know-where-to-put-all-my-tears-curlew-river-rennes/">NIKODIJEVIĆ- BRITTEN, I Didn&rsquo;t Know Where To Put All My Tears / Curlew River &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Camille Poul : Ni muses ni soumises, compositrices ! &#8211; Saint-Malo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-camille-poul-ni-muses-ni-soumises-compositrices-saint-malo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212447</guid>

					<description><![CDATA[<p>En cet après-midi radieux, le Palais du Grand Large offre le panorama exceptionnel d&#8217;une salle entièrement vitrée sur la mer. Quel délice que d&#8217;y écouter en duo Camille Poul et Maude Gratton autour des compositrices de la période baroque, tout en se laissant porter par le ressac de la mer, un peu comme au festival &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-camille-poul-ni-muses-ni-soumises-compositrices-saint-malo/"> <span class="screen-reader-text">Récital Camille Poul : Ni muses ni soumises, compositrices ! &#8211; Saint-Malo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-camille-poul-ni-muses-ni-soumises-compositrices-saint-malo/">Récital Camille Poul : Ni muses ni soumises, compositrices ! &#8211; Saint-Malo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En cet après-midi radieux, le Palais du Grand Large offre le panorama exceptionnel d&rsquo;une salle entièrement vitrée sur la mer. Quel délice que d&rsquo;y écouter en duo <strong>Camille Poul</strong> et <strong>Maude Gratton</strong> autour des compositrices de la période baroque, tout en se laissant porter par le ressac de la mer, un peu comme au festival de piano de La Roque d&rsquo;Anthéron lorsque s&rsquo;y s&rsquo;invitent les cigales. Il y a là quelque chose qui rend assez unique l&rsquo;expérience du concert.</p>
<p>L&rsquo;opéra de Rennes, sensible à la place des femmes dans la musique, a soutenu le projet d&rsquo;aujourd&rsquo;hui par le biais d&rsquo;une résidence comme il l&rsquo;avait fait cet hiver avec le fort réussi <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/julie-m-en-garde-et-en-scene"><em>Julie en garde et en scène</em></a>. Il avait démontré le même intérêt en 2024 avec un temps fort « femmes compositrices » qui donnait à entendre<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gail-serenade-rennes/"><em> La Sérénade</em></a> de Sophie Gail alors exhumée par le Palazetto Bru Zane ainsi qu&rsquo;un programme de<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-mailys-de-villoutreys-clara-izambert-jarry-paris-grevin/"> <em>Romances</em> </a>de cette même remarquable figure de la Restauration, gravé au <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/romances-dempire-sophie-gail-rendre-sa-chance-a-la-romance/">disque</a> par Maïlys de Villoutreys et la harpiste Clara Izambert. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le délicieux « Je sais bien que la jeunesse », entendu à cette occasion, qui clôt l&rsquo;après-midi.</p>
<p>La déambulation est construite avec une notable intelligence pour nous faire cheminer de la gravité vers la légèreté. Un choix habile à une époque de composition où le sexe « faible » – comme dans les Beaux-Arts – se trouvait cantonné aux genres mineurs. Les citations pleines de verve et de piquant qui ponctuent le concert, disent bien cette frustration des femmes du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle de la place qui leur était assignée.</p>
<p>Le féminisme, toutefois, si il apparaît de façon récurrente avec ces textes brefs ne s&rsquo;affiche jamais dans les œuvres elles-mêmes. D&rsquo;une grande variété, ces dernières nous font voyager d&rsquo;Italie en France en passant par l&rsquo;Angleterre avec trois langues dont la diction, si elle est fort honorable, n&rsquo;est pas aussi affûtée pour la cantatrice hors de sa langue maternelle, le français, dont le phrasé et le legato sont alors particulièrement soignés.<br />
Camille Poul est une remarquable « diseuse » qui rend limpide les passages parlés. Ce talent pourrait enrichir encore le concept avec des échanges plus directs avec le public pour introduire les différents numéros.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9Laurent-Guizard-1-1125x600.jpg" alt="" />
© Laurent Guizard</pre>
<p>L&rsquo;italien occupe une part importante de l&rsquo;ensemble avec des morceaux plus ou moins connus et parfois d&rsquo;une grande ampleur, comme le « Lamento della Vergine » de la fameuse Antonia Bembo.<br />
Cette prière désespérée lancée vers le créateur, page ambitieuse tirée d&rsquo;une importante cantate, constitue l&rsquo;acmé de ce moment musical. Magnifique et merveilleusement servie par les interprètes, elle clôt superbement la première partie dont le crescendo dramatique est extrêmement bien mené.</p>
<p>Déjà avec « Appresso ai molli argenti » de Barbara Strozzi, Camille Poul permettait d&rsquo;apprécier son grand sens de la narration, tout aussi net dans l&rsquo;impertinence légère du<em> Rondeau</em> de Mademoiselle Duval. La voix est bien timbrée lorsqu&rsquo;elle est dans sa zone de confort, ce qui est moins le cas en tout début de concert, « Sopra gli occhi » de Claudia Sessa s&rsquo;avérant sans doute un peu grave pour elle. La soprano déploie par ailleurs une très jolie présence, naturelle, un timbre rond et chaud qui sait travailler les sons droits et longs pour nous embarquer dans l&rsquo;émotion.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9Laurent-Guizard-1294x600.jpg" />© Laurent Guizard</pre>
<p>Dissonances finement amenées, contrastes expressifs et rythmiques, les deux artistes servent avec sensibilité ce répertoire de grande qualité, en partie méconnu. Car Maude Gratton, déjà accueillie par le festival Classique au Large dans le cinquième<em> Concerto</em> <em>brandebourgeois</em> de J.S Bach, s&rsquo;affirme comme une claveciniste inventive, très à l&rsquo;écoute, qui construit son interprétation avec beaucoup de clarté. Cela est d&rsquo;autant plus prégnant lorsqu&rsquo;elle intervient en soliste dans le <em>prélude</em> de la grande Élisabeth Jacquet de la Guerre ou encore avec les très belles <em>sonates pour clavecin</em> d&rsquo;Elisabeth Turner et Mariana Martinez.</p>
<p>Toutes ces compositrices ont fort bien fait d&rsquo;écouter l&rsquo;appel de Louise Labé dans son Épître dédicatoire à Mademoiselle Clémence de Bourges, dès le XVIe siècle : « Je ne puis faire autre chose que prier les vertueuses Dames d’eslever un peu leurs esprits par-dessus leurs quenoilles et fuseaus, et s’employer à faire entendre au monde que si nous ne sommes faites pour commander, si ne devons nous estre desdaignees pour compagnes tant es afaires domestiques que publiques, de ceus qui gouvernent et se font obeïr. »</p>
<p>Ce programme baroque est le premier opus d&rsquo;un récital origami qui devrait s&rsquo;enrichir ensuite d&rsquo;une seconde partie plus moderne. Il est à découvrir le 2 août prochain au <a href="https://www.lesepopees.org/fr/festival/">festival des Épopées</a> et le 6 août au <a href="https://www.chateau-bournazel.fr">château de Bournazel</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-camille-poul-ni-muses-ni-soumises-compositrices-saint-malo/">Récital Camille Poul : Ni muses ni soumises, compositrices ! &#8211; Saint-Malo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Natalie Dessay chante Broadway &#8211; Saint-Malo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/natalie-dessay-chante-broadway-saint-malo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212444</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un bien plaisant choc des cultures que propose le festival Classique au Large pour sa journée d&#8217;ouverture. Après un beau – et fort baroque – concert « Ni muses ni soumises » face à la mer, la famille Dessay-Naouri met le feu au Palais du Grand Large. Leur programme autour des comédies musicales de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/natalie-dessay-chante-broadway-saint-malo/"> <span class="screen-reader-text">Natalie Dessay chante Broadway &#8211; Saint-Malo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/natalie-dessay-chante-broadway-saint-malo/">Natalie Dessay chante Broadway &#8211; Saint-Malo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un bien plaisant choc des cultures que propose le festival Classique au Large pour sa journée d&rsquo;ouverture. Après un beau – et fort baroque – concert « Ni muses ni soumises » face à la mer, la famille Dessay-Naouri met le feu au Palais du Grand Large. Leur programme autour des comédies musicales de Broadway connaissant un tel engouement qu&rsquo;il a fallu – fait suffisamment rare pour être noté  ouvrir le troisième balcon à la location.</p>
<p>Si <strong>Natalie Dessay</strong> connait parfaitement l&rsquo;univers de Michel Legrand, elle est également, depuis l&rsquo;an dernier, à l&rsquo;affiche de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/styne-gypsy-paris-philharmonie/"><em>Gypsy</em></a> de Styne avec sa fille. Le répertoire de la comédie musicale leur est donc familier. Ce spectacle survolté et pétillant, qui tourne depuis sa présentation à la Seine Musicale en 2019 avec les quatre membres de la famille, est proposé ce soir sans le père, Laurent Naouri.</p>
<p><strong>Neima Naouri</strong> y épanouit une voix jazzy assez sublime qui s&rsquo;adapte parfaitement aux accents de Barbara Streisand ou des <em>Demoiselles</em> <em>de Rochefort</em>. Forte d&rsquo;une double formation lyrique et jazz, d&rsquo;une technique au cordeau, la jeune femme possède également un formidable abattage. À elle, les morceaux exprimant la puissance féminine, la joie, la passion. C&rsquo;est une véritable tornade qui embarque le spectateur en quelques mesures de « What you don&rsquo;t know about women » de Cy Coleman ou « Everybody says don&rsquo;t » de Stephen Sondheim.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9Laurent-Guizard-B-1294x600.jpg" />© Laurent Guizard</pre>
<p>Dans la famille <strong>Naouri</strong>, demandons ensuite le fils,<strong> Tom</strong>, qui, en homme déconstruit de sa génération, préfère les ballades sentimentales. Il développe un timbre suave, une présence douce et et intime qui charme notamment dans « Alone again » de Gilbert O&rsquo;Sullivan.</p>
<p>La mère de ces deux talentueux musiciens, Natalie Dessay, fait montre du professionnalisme sans faille qu&rsquo;on lui connaît. De très jolis moments pleins de délicatesse comme « Somewhere » extrait du <em>West Side Story</em> de Leonard Bernstein ou « Between yesterday and tomorrow » de Michel Legrand alternent avec un volcanisme qui est tout autant dans son tempérament.<br />
Seul bémol, elle reste un peu cauteleuse avec les aigus dont elle restreint la puissance sans doute volontairement, pour aller au bout de cette soirée extrêmement généreuse.</p>
<p>Les moments de duos et trios sont particulièrement touchants, parce que nous nous reconnaissons tous dans ce microcosme familial universel comme enfant, père, mère, frère ou sœur et que la symbiose, l&rsquo;évidente connivence, la tendresse qui se dégagent de ces moments musicaux partagés sautent aux yeux. « Come on, get happy » s&rsquo;encouragent mère et fille dans un duo craquant. « I&rsquo;ve got a friend » affirment le frère et la sœur, plein d&rsquo;affection. Tous, nous voudrions ainsi chanter avec nos proches, pour le moins métaphoriquement, partager avec eux des moments de complicité comparables.</p>
<p>En dépit de l&rsquo;absence du père, rien ne manque à la soirée, d&rsquo;autant plus que le trio de jazz qui les accompagne apporte beaucoup. Contrebasse et batterie bénéficient des arrangements de l&rsquo;excellent <strong>Yvan Cassar</strong> au piano. La balance son, les micros voix sont impeccablement gérés à la technique et les vingt-six numéros passent comme l&rsquo;éclair, expression d&rsquo;un « family business » tout de joie et de sensibilité. Le plaisir est total et la salle retrouve la brise marine des remparts de Saint-Malo le sourire aux lèvres.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/natalie-dessay-chante-broadway-saint-malo/">Natalie Dessay chante Broadway &#8211; Saint-Malo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PERGOLESE, Stabat Mater &#8211; Deauville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pergolese-stabat-mater-deauville/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=212029</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jusqu&#8217;au 2 mai prochain, le Festival de Pâques de Deauville fête le trentième anniversaire d&#8217;un concept remarquable, celui de la cooptation artistique entre générations de musiciens. En effet, depuis l&#8217;époque de Renaud Capuçon ou Julien Chauvin, ce sont huit générations de jeunes artistes qui se sont succédé, accueillies pendant l&#8217;année au sein de la Fondation &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/pergolese-stabat-mater-deauville/"> <span class="screen-reader-text">PERGOLESE, Stabat Mater &#8211; Deauville</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pergolese-stabat-mater-deauville/">PERGOLESE, Stabat Mater &#8211; Deauville</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu&rsquo;au 2 mai prochain, le Festival de Pâques de Deauville fête le trentième anniversaire d&rsquo;un concept remarquable, celui de la cooptation artistique entre générations de musiciens.<br />
En effet, depuis l&rsquo;époque de Renaud Capuçon ou <strong>Julien Chauvin</strong>, ce sont huit générations de jeunes artistes qui se sont succédé, accueillies pendant l&rsquo;année au sein de la Fondation Singer-Polignac afin de se rencontrer, de polir leur répertoire comme leurs affinités de chambristes avant de se produire sous le regard bienveillant de leurs aînés, à un jet de pierre des célèbres planches normandes.</p>
<p>Yves Petit de Voize, le directeur artistique du festival se félicite que le festival soit cette « maison commune joyeuse et studieuse » où les artistes, accompagnés pendant plusieurs années, osent « passer entre les genres et les styles ». Il décrit Julien Chauvin – tenant de cette première génération – comme « une figure emblématique du festival ». Le violoniste et chef d&rsquo;orchestre, pour sa part, souligne combien « le soutien et l&rsquo;exigence du lieu ont été précieux » dans son parcours de musicien, au point qu&rsquo;il se dit « né musicalement à Deauville » où il a vécu des « mues successives [&#8230;] depuis les premières années où [il] dormait dans les écuries ! »</p>
<p><strong>Le Concert de la Loge</strong> ouvre donc le bal de cette nouvelle édition avec un programme dédié à la musique du début XVIIIe siècle. Une superbe première partie propose un <em>cinquième concerto Brandebourgeois</em> de Jean-Sébastien Bach où la tendresse et la légèreté du phrasé ne se limitent pas au second mouvement « Affettuoso » mais infusent toute la pièce.</p>
<p>Délicatesse et joie prévalent dans le magnifique<em> concerto pour flûte à bec, traverso et continuo</em> de Georg Philipp Telemann. Les deux jeunes flûtistes <strong>Sibylle Roth</strong> et <strong>Anna Besson</strong> y dialoguent avec une verve confondante non dénuée d&rsquo;humour comme dans l&rsquo;ébouriffant « Allegro ».<br />
Il faut dire que, fidèle à lui-même, Julien Chauvin mène la soirée tambour battant avec des tempi qui brutaliseraient presque certains passages du <em>Stabat Mater</em> de Pergolèse proposé en seconde partie. C&rsquo;est le cas par exemple du « Quis est homo ».</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1000197504_edited-1294x600.jpeg" /></pre>
<pre style="text-align: center;">© Musique à Deauville</pre>
<p>Le Concert de la Loge, habitué depuis plus de dix ans à la flamme de son chef, suit avec fougue et l&rsquo;incroyable Sibylle Roth, fait assez rare pour être souligné, délaisse à cette occasion la flûte à bec pour le clavecin !<br />
Raffinement des nuances, intelligence de la ligne, goût de la surprise comme dans l&rsquo;introduction de « Fac ut portem Christi mortem », équilibre des pupitres et des effets sont patents tout au long de l&rsquo;œuvre et culminent dans « Quando corpus morietur » tandis que le « Cujus animam » fait sonner voluptueusement les cordes graves.</p>
<p>L&rsquo;effectif réduit ne nuit aucunement à la plénitude sonore et permet aux deux solistes de déployer les harmoniques graves de leurs timbres respectifs. En effet, même si elles sont classiquement annoncées soprano et mezzo dans le programme, les deux chanteuses sont en réalité mezzo avec un indéniable tropisme vers l&rsquo;alto pour Anouk Defontenay. L&rsquo;équilibre des voix se trouve donc maintenu mais avec une dimension charnelle particulièrement séduisante.</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1000197400_edited-1294x600.jpeg" /></pre>
<pre style="text-align: center;">© Musique à Deauville</pre>
<p><strong>Ambroisine Bré </strong>incarne donc la voix de Dessus et prend de l&rsquo;assurance au fil de l&rsquo;œuvre jusqu&rsquo;au « Sancta Mater », souverain. Elle aborde l’œuvre avec une certaine distance, comme une froideur, peu dans sa nature. C&rsquo;est parfois pour le meilleur comme dans « Vidit suum dulcem natum » où la voix blanchit, tétanisée par l&rsquo;angoisse, mais la Bretonne semble quelque peu en retrait face à la formidable proposition d&rsquo;<strong>Anouk Defontenay</strong>, révélation de la soirée.</p>
<p>Nous avions déjà souligné le talent de cette dernière à Cracovie dans les<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-monteverdi-testamento-cracovie/"><em> Vêpres de la Vierge</em> de Monteverdi </a>avec le Poème Harmonique. Ici éclatent pleinement l&rsquo;intelligence de la narration – évidente dans « Quae moerebat et dolebat » -, une palette au cuivre sublimement diapré sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ambitus et un phrasé proprement exceptionnel dans chacun des airs solistes. La générosité et la justesse de l&rsquo;interprétation n&rsquo;appellent que des éloges et culminent en duo avec « Fac ut ardeat cor meum » et « Sancta Mater » qui ébranlent l&rsquo;auditeur, balayé par l&rsquo;émotion.</p>
<p>Julien Chauvin avait créé son premier <em>Stabat Mater</em> au festival de Deauville en 2005 avec le jeune Philippe Jaroussky. Avec ce programme il rend donc hommage au festival en dépit d&rsquo;un intense début d&rsquo;année pour l&rsquo;ensemble auréolé de récents succès comme <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cherubini-medee-paris-theatre-des-champs-elysees/">la <em>Médée</em> de Chérubini </a>au TCE en février, et ce mois-ci la parution d&rsquo;un enregistrement de <em>la<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haydn-la-creation-du-monde/"> Création du Monde</a></em> de Haydn en français, ou d&rsquo;une réception plus mitigée de la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-paris-tce/">version allemande</a> au TCE pour nos collègues Antoine Brunetto, Charles Sigel et Guillaume Picard.</p>
<p>Il reste deux week-end pour profiter de la belle programmation du festival de Pâques dont il faut saluer la politique tarifaire volontariste avec des billets de 10€* à 35€ qui se transforment en gratuité une heure avant le concert ! À noter pour les amateurs de lyrique que nous sommes, les <em>Sept Lieder de jeunesse</em> d&rsquo;Alban Berg interprétés par Margaux Poguet complétés par la quatrième symphonie de Mahler transcrits pour ensemble de chambre le vendredi 1er mai.</p>
<p>*pour les demandeurs d’emploi, étudiants et moins de 18 ans.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pergolese-stabat-mater-deauville/">PERGOLESE, Stabat Mater &#8211; Deauville</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=211551</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra de Rennes, dans le cadre foisonnant du festival Mythos, accompagne en ce début de printemps, le projet tout à fait original autour du métier d&#8217;artiste lyrique de la compagnie l’unijambiste : Soprane. David Gauchard, son directeur artistique, connaît bien le monde de l&#8217;opéra qu&#8217;il a mis en scène à plusieurs reprises. Il s&#8217;oriente depuis &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/"> <span class="screen-reader-text">Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/">Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra de Rennes, dans le cadre foisonnant du festival Mythos, accompagne en ce début de printemps, le projet tout à fait original autour du métier d&rsquo;artiste lyrique de la compagnie l’unijambiste : <em>Soprane</em>.</p>
<p><strong>David Gauchard</strong>, son directeur artistique, connaît bien le monde de l&rsquo;opéra qu&rsquo;il a mis en scène à plusieurs reprises. Il s&rsquo;oriente depuis quelques années vers un théâtre documentaire qui fonctionne par collectage. L&rsquo;univers des modèles vivants avec <em>Nu</em>, le parcours d&rsquo;artiste et de malade du jongleur Martin Palisse atteint de mucoviscidose avec <em>Time to tell</em>. Ce nouvel opus s&rsquo;inscrit dans le même cheminement.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Soprane_DanRamaen-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211553"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Dan Ramaen</sup></figcaption></figure>


<p>Sur un plateau dépouillé se détache un tapis rond aux efflorescences abstraites à la Sonia Delaunay crée par <strong>Eva Taulois</strong>, écho flou et inversé du plafond peint de l&rsquo;opéra. Un cube miroir accentue ce jeu de reflet. Dans cette sobre scénographie se dit déjà l&rsquo;essence du spectacle : passer à travers le miroir, derrière les ors et le décorum pour donner à entendre la parole de ces divas qui sont femmes, artistes pétries de doute, au parcours parfois chaotique et souvent courageux.</p>
<p>Seule en scène, un casque sur les oreilles pour écouter avant de restituer en direct les témoignages qu&rsquo;<strong>Emmanuelle Hiron</strong> a recueilli depuis deux ans, <strong>Jeanne Crousaud</strong> prête sa belle présence à toutes ces chanteuses choristes ou solistes, célèbres ou non, en début ou en fin de carrière. Elle donne à entendre codes, clichés, ivresses comme difficultés de cet emploi exigeant. Elle ne cherche pas à singer une personnalité ou une autre, mais avec beaucoup de naturel et de sobriété, souligne plutôt combien, dans ce kaléidoscope de parcours et de sensibilités, s&rsquo;impose une humanité commune, forte et blessée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/446A9354-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211557"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Dan Ramaen</sup></figcaption></figure>


<p>C&rsquo;est dans ce même esprit que la chanteuse interprète à cappella des extraits musicaux traversant quatre siècles du répertoire de Claudio Monteverdi à Isabelle Aboulker. Délicatesse des nuances, du flamboyant jusqu&rsquo;au murmure, l&rsquo;auditeur voudrait écouter plus longuement le timbre « nacré »  de l&rsquo;interprète qui s&rsquo;offre même le plaisir de lancer quelques mesures d&rsquo;un rôle dont elle rêve mais qui n&rsquo;est pas tout à fait dans sa tessiture, laissant le public octavier à sa place les contre-fa de la Reine de la Nuit.<br />Car tout n&rsquo;est pas sombre dans<em> Soprane</em> et l&rsquo;ironie affleure souvent comme lorsque le « je t&rsquo;aime » d&rsquo;Isabelle Aboulker illustre la cruelle hypocrisie du milieu.</p>
<p>L&rsquo;essentiel des contrepoints musicaux, dépouillés dans leur exposition sans accompagnement, disent surtout combien tout est fragile, intime dans la technique lyrique ; souffle, justesse dans leurs limites deviennent outils pour évoquer cet art de funambule qu&rsquo;est le chant. « Glitter and be gay », « Lascia ch&rsquo;io pianga » ne semblent plus porter les émotions d&rsquo;un personnage mais exprimer les affects de l&rsquo;artiste elle-même.</p>
<p>Jeanne Crousaud sert merveilleusement un propos intelligent et nuancé, qui dépeint, sans démonstration outrancière, l&rsquo;envers du décor de ce métier « collectif et solitaire, grisant et éreintant, glorieux et précaire, magnifique et dérisoire » évoqué par Matthieu Rietzler dans le programme de salle.</p>
<p>Après sa création l’opéra de Rennes, <em>Soprane</em> est à découvrir au théâtre du train bleu tout au long du festival Avignon off 2026 avant de multiples reprises déjà programmées dans le réseau des Scènes nationales. l’Estive, Scène nationale de Foix et de l’Ariège ouvrira le bal les 5 et 6 novembre, avant l’Archipel, Scène nationale de Perpignan le 8, le Cratère, Scène nationale d’Alès les 17 et 18 novembre, le MA, Scène nationale de Montbéliard les 2, 3 et 4 décembre, le théâtre Molière, Scène nationale Archipel de Tau le 6. En 2027 prendront leur tour, le théâtre de Saint Quentin en Yvelines les 5, 6 et 7 janvier, le théâtre de Saint Lô le 9 et enfin le Parvis, Scène nationale de Tarbes-Pyrénées le 20 avril 2027.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/">Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GASPARINI, L’avare – Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=210175</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Caen, Rennes accueille la nouvelle création du Poème Harmonique, amorce d&#8217;une large tournée dans l&#8217;hexagone. L&#8217;Avare de Molière se dore ici de lumière italienne par le truchement du livret d’Antonio Salvi dont s&#8217;empare Francesco Gasparini en 1720. Vincent Dumestre a le goût des œuvres imaginaires, souvent pour le meilleur comme les extraordinaires Vespro de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/"> <span class="screen-reader-text">GASPARINI, L’avare – Rennes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/">GASPARINI, L’avare – Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Caen, Rennes accueille la nouvelle création du <strong>Poème Harmonique</strong>, amorce d&rsquo;une large tournée dans l&rsquo;hexagone.<em> L&rsquo;Avare</em> de Molière se dore ici de lumière italienne par le truchement du livret d’Antonio Salvi dont s&#8217;empare Francesco Gasparini en 1720.</p>
<p><strong>Vincent Dumestre</strong> a le goût des œuvres imaginaires, souvent pour le meilleur comme les extraordinaires <em>Vespro de la Madonna,</em> 1643 découvertes à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-monteverdi-testamento-cracovie/">Cracovie</a> et pressées au <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/monteverdi-vespro-della-madonna-1643-vincent-dumestre-le-poeme-harmonique/">disque</a> l&rsquo;an passé.</p>
<p>A partir de trois intermezzi morcelés conçus pour ponctuer une représentation d&rsquo;Opera Seria – comme l&rsquo;impose la tradition – il choisit de créer un spectacle cohérent et d&rsquo;un seul tenant.<br />Ces trois moments musicaux, accessoires dans une soirée du XVIIIe siècle deviennent ici le cœur du spectacle. Une recette déjà validée par Pergolèse avec <em>la Serva Padrona</em>.<br />Dans une plaisante mise en abyme, tous trois se trouvent à leur tour entrelacés de nouveaux intermèdes écrits et mis en musique par les soins du chef à partir de canzone napolitaines.</p>
<p>Voilà qui impose d&rsquo;adjoindre aux trois personnages traditionnels un nouveau venu, nourrice travestie « nourrissant » précisément la représentation. Le timbre clair et l&rsquo;interprétation sensible de <strong>Serge Goubioud</strong> apportent un naturel confondant à ces ajouts qui s&rsquo;intègrent parfaitement à l&rsquo;ensemble et en marquent quelques temps forts comme « chi non ha non è » accompagné à la harpe et illustrant fort à propos un proverbe calabrais.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Ph.Delval-Theatre-de-Caen-l_Avare-0082-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-210294"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Ph.Delval-Théâtre de Caen</sup></figcaption></figure>


<p>« Zanno » directement issu de la <em>commedia dell&rsquo;arte</em>,<strong> Stefano Amori</strong> ne prononce pas un mot mais nourrit l&rsquo;action de ses farces, tour à tour témoin et soutien des manigances de Fiammetta qui entend bien voler le vieil avare incarné par <strong>Victor Sicard</strong>. Le baryton se saisit avec maestria du rôle difficile de Pancrazio à l&rsquo;ambitus vertigineux. Il y apporte son timbre incisif, homogène sur l&rsquo;ensemble de la tessiture, son talent pour la prosodie et son formidable sens de bouffon.<br />Les rennais n&rsquo;avaient pas entendu le chanteur angevin depuis 2017 dans <em>Les amants magnifiques</em> de Lully. Ils découvrent ce soir la talentueuse <strong>Éva Zaïcik</strong>, dotée de la même aisance scénique et d&rsquo;une diction tout aussi impeccable. Sensuelle, ductile, la ligne musicale est d&rsquo;une grande clarté. Son dernier air permet d&rsquo;apprécier pleinement ses qualités de vocalistes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une « aria di baule » qui pourrait se traduire par « air-valise » issus du répertoire du Primo Uomo et de la Prima Donna qu&rsquo;ils pouvaient – dans le grand genre – imposer à la production en guise d&rsquo;air de sortie. Ici « Agitata » tiré de<em> Griselda</em> de Vivaldi – légèrement postérieur – se trouve pastiché en « Agitato » pour décrire la folie dans laquelle plonge le barbon dépouillé de sa précieuse cassette.</p>
<p>Si la musique de Gasparini n&rsquo;est pas impérissable, les douze musiciens du Poème Harmonique y sont parfaitement à leur aise. Vincent Dumestre les dirige à peine depuis son poste de guitariste : Attaques rythmiques, tempi allants, humour musical, large palette des timbres, des couleurs, des nuances, goût de la surprise&#8230; Tout y est !</p>
<p>Jouant des codes du burlesque jusqu&rsquo;au clin d&rsquo;oeil au cartoon, <strong>Théophile Gasselin</strong> fait montre d&rsquo;un grand sens du rythme, d&rsquo;amusantes trouvailles, d&rsquo;une louable précision dans la direction d&rsquo;acteur au service de l&rsquo;efficacité narrative.<br />Les somptueuses lumières de <strong>Christophe Naillet</strong> apportent une singulière poésie aux costumes d&rsquo;<strong>Alain Blanchot</strong> comme à la scénographie toute aussi réussie de <strong>Louise Caron</strong>. Un magnifique rideau sert à différencier les trois « actes », jouant d&rsquo;abord en avant-scène, ne dévoilant ensuite qu&rsquo;une partie du plateau où l&rsquo;orchestre est installé fort à son aise et en tenue, les épaules blanchies par la poudre. Enfin, l&rsquo;univers décati de notre Harpagon se trouve pleinement exposé. Il se délite au fil de la soirée, métaphore d&rsquo;un état mental de plus en plus erratique.</p>
<p>Une réjouissante curiosité, donc, qui se double d&rsquo;un sentiment de familiarité puisque c&rsquo;est un monument du théâtre français qui se trouve ici passé à la moulinette transalpine.<br />Le spectacle ne fait que débuter une tournée nationale de près de trente dates qui le mènera cette saison de l’Athénée -Théâtre Louis Jouvet au festival de Beaune en passant par l&rsquo;Opéra de Reims ; la Coursive, scène nationale de La Rochelle ; la maison de la culture à Amiens ; l&rsquo;Opéra royal du Château de Versailles avant d&rsquo;autres reprises la saison prochaine.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gasparini-lavare-rennes/">GASPARINI, L’avare – Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=210087</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre époustouflant du Musée océanographique, le printemps des Arts accueille un amusant concept de « Battle Vivaldi », clin d’œil à l&#8217;univers du rap comme aux célèbres joutes musicales de l&#8217;histoire. En effet, étudiant Farnace, Mathilde Étienne et son complice Emiliano Gonzalez Toro ont découvert qu&#8217;un même rôle pouvait être attribué à des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/"> <span class="screen-reader-text">VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/">VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre époustouflant du Musée océanographique, le printemps des Arts accueille un amusant concept de « Battle Vivaldi », clin d’œil à l&rsquo;univers du rap comme aux célèbres joutes musicales de l&rsquo;histoire.</p>
<p>En effet, étudiant <em>Farnace</em>, <strong>Mathilde Étienne</strong> et son complice Emiliano Gonzalez Toro ont découvert qu&rsquo;un même rôle pouvait être attribué à des chanteurs aux tessitures différentes, parfois sans en changer les tonalités. Ainsi est née l&rsquo;idée d&rsquo;une « battle » entre ténor et contre-ténor.</p>
<p>Les deux interprètes, <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> et <strong>Jake Arditti</strong>, dégagent une énergie peu commune. Alors qu&rsquo;ils s&rsquo;amusent à surjouer le conflit, le spectateur a le sentiment d&rsquo;assister au combat de deux ogres tant les timbres sont charpentés et généreux.<br />Ce duel, naturellement, n&rsquo;appelle pas d&rsquo;autre vainqueur que la musique, comme le souligne la récitante-arbitre, Mathilde Étienne, après avoir fait du public le juge – à l&rsquo;applaudimètre – de ce réjouissant combat des chefs.</p>
<p>L&rsquo;exploration des affects vivaldiens est structurée en trois moments vocaux – fureur, loyauté, soupirs – avec des airs chantés intégralement ou au contraire partagés entre les deux hommes. Cette configuration inhabituelle donne à entendre, de manière saisissante, combien chaque personnalité colore une même ligne vocale de manière unique.</p>
<p>Avec « Ricordati che sei » les intentions théâtrales sont lancées avec tant de conviction que l&rsquo;on croit assister à un dialogue, comme si s&rsquo;exprimaient tours à tours les deux faces d&rsquo;un même affect.</p>
<p>« Gelido in ogni vena » également extrait de <em>Farnace</em>, dégage une atmosphère aux antipodes avec une sublime introduction instrumentale tout en forte/piano, une mélodie déchirante qui met en valeur les sauts d&rsquo;octaves de Jake Arditti comme la voix toute de larmes d&rsquo;Emiliano Gonzalez Toro.</p>
<p>Le troisième duo tiré de l&rsquo;<em>Orlando Furioso</em>, « Nel profondo oscuro e cieco mondo », parachève la soirée dans une pyrotechnie étourdissante où parfois, une même vocalise est partagée par les deux artistes. Leurs deux techniques sont très différentes, mais l&rsquo;interprétation pareillement électrisante.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026.03.14_La-grande-battle_Musee-oceanographique-_DSC2348©-Alice-Blangero-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-210122"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©  Alice Blangero</sup></figcaption></figure>


<p>Les mélismes du contre-ténor s&rsquo;enrichissent d&rsquo;un swing qui contamine jusqu&rsquo;à son corps qui danse dès son premier solo « Farà la mia spada ». Précision, agilité, maîtrise des registres se confirment lorsque <em>Il Giustino</em> prend le relais de <em>Tigrane</em> avec « vedrò con mio diletto ». Le propos s&rsquo;y affirme plus impérieux que fragile en dépit du texte et « Lo seguitai felice », tiré de <em>l’Olimpiade,</em> nous donne enfin à entendre un être touchant car désemparé.</p>
<p>Pour sa part, la sensibilité d&rsquo;Emiliano Gonzalez Toro comme l&rsquo;opulence, le velouté du timbre font merveille dès « Il piacer de la vendetta » d&rsquo;<em>Il Giustino</em>. Les graves sont bien timbrés, les aigus brillants, les couleurs variées dans « Tu vorresti col tuo pianto » tout comme dans « Cessa tiranno amor », respectivement tirés de <em>Griselda</em> et <em>l’Incoronazione di Dario</em>.</p>
<p>Le ténor italo-suisse dirige alternativement l&rsquo;Ensemble I Gemelli avec une fougue presque rageuse ou leur laisse la parole pour des interventions pleines de verve et de créativité où la chatoyance des couleurs et des timbres réjouit l&rsquo;oreille. La pâte sonore est aussi ductile que généreuse, l&rsquo;interprétation fine et enlevée tout ensemble.</p>
<p>Le duel vocal se fait tournoi avec l&rsquo;amicale confrontation entre hautbois baroque, moderne et virtuel. <strong>François Salès</strong> fait montre d&rsquo;une maestria particulièrement convaincante en créant <em>Spenta Mainyu</em> de Michel Petrossian.</p>
<p>Si le prétexte de ce programme est le conflit, la joie domine en réalité la soirée avec une prodigalité aussi proverbiale que contagieuse. A juger sur pièce au festival de Froville le 29 mai prochain avec un nouveau belligérant en la personne de Key&rsquo;Mon Murrah. Le Printemps des Arts de Monte-Carlo, pour sa part, poursuit la fête jusqu&rsquo;au 19 avril avec une <a href="https://www.printempsdesarts.mc">programmation</a> exigeante au tarif de 20 euros par concert, faisant preuve d&rsquo;un volontarisme qui mérite d&rsquo;être souligné.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/">VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
