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Les Opéras de Iași et Timișoara rejoignent Opera Europa

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Brève
6 octobre 2026

Maria Cebotari, Viorica Ursuleac, Viorica Cortez, Ileana Cotrubaș, Leontina Văduva, Virginia Zeani, Angela Gheorghiu, Nelly Miricioiu, Elena Moșuc, Nicolae Herlea, Alexandru Agache, Ludovic Spiess, George Petean, Teodor Ilincăi…. la Roumanie a toujours été un terreau particulièrement fertile pour les chanteuses et chanteurs d’opéra.

Le pays d’Enescu et de Brâncuși s’implique aussi beaucoup dans la production lyrique et entend bien le faire savoir. Les Opéras nationaux de Iași et de Timișoara viennent de rejoindre Opera Europa, le grand réseau professionnel européen qui compte aujourd’hui plus de 250 membres dans 44 pays.

Ce n’est pas tout à fait une surprise : derrière ces maisons, il existe une véritable tradition lyrique, et surtout un public qui n’a pas renoncé au plaisir très simple d’aller écouter Verdi, Puccini ou Donizetti. À Timișoara, le directeur Cristian Rudic (mandat terminé en février 2026) reconnaît même un public « plutôt conservateur » dans ses goûts, tout en constatant qu’il s’est rajeuni et diversifié. L’Opéra revendique ainsi un attachement assumé au grand répertoire du XIXᵉ siècle  tout en continuant à défendre l’opérette et la comédie musicale.

Et ce goût pour le lyrique ne date pas d’hier. Timișoara possède une véritable histoire musicale avant même la création de son Opéra : Mozart y était déjà joué au XVIIIᵉ siècle et La Flûte enchantée y aurait été donnée à guichets fermés en 1796. L’Opéra national, fondé en 1946, inaugura sa première saison le 27 avril 1947 avec Aida de Verdi. Le public était alors si nombreux que des haut-parleurs furent installés sur la place de l’Opéra pour permettre à des milliers de personnes de suivre la représentation.

En rejoignant Opera Europa, Iași et Timișoara s’offrent de nouvelles perspectives : une visibilité internationale accrue, le partage de coproductions d’envergure et la circulation facilitée des artistes. Une manière de rappeler que, dans ce pays où la doina côtoie le divin salzbourgeois, Bizet, Tchaïkovski et les grands maîtres italiens, l’amour du chant lyrique est décidément loin d’être une affaire de musée !

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