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	<title>La Martinière - Editeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>La Martinière - Editeur - Forum Opéra</title>
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		<title>La redoutable veuve Mozart</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2019 17:29:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis Guy de Pourtalès, les biographies romancées de musiciens se sont raréfiées. Isabelle Duquesnoy fréquente intimement Constance Mozart depuis vingt ans, et son histoire lui est familière. L’ouvrage, d’une lecture aisée, se présente sous forme de confession ou témoignage à l’adresse de l’un de ses deux garçons survivants. Il s’ouvre par le récit de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis Guy de Pourtalès, les biographies romancées de musiciens se sont raréfiées. Isabelle Duquesnoy fréquente intimement Constance Mozart depuis vingt ans, et son histoire lui est familière. L’ouvrage, d’une lecture aisée, se présente sous forme de confession ou témoignage à l’adresse de l’un de ses deux garçons survivants. Il s’ouvre par le récit de la mort de son mari, pour s’achever cinquante et un ans plus tard par le couronnement de l’œuvre de Constance : la reconnaissance unanime du génie de Mozart comme son culte durablement installé à Salzbourg. On y croise évidemment les principaux témoins de cette brève existence, mais aussi nombre de figures de son temps, sans relation directe à Mozart. C’est aussi l’occasion de voir évoluer tel ou tel dans une société en mutation. Les turbulences de la Révolution, les victoires de l’Empire sont relatées avec justesse. En Constance nous découvrons une femme résolue, clairvoyante, habile, passionnée tant par l’amour qu’elle ne cesse de porter à son mari (qu’elle ne connut que moins de neuf ans) que par la haine portée à sa belle-sœur, Nannerl. Loin de l’image d’une jeune femme frivole, insouciante, quelque peu infantile, Constance apparaît ici comme lucide, calculatrice, construisant sa fortune au profit du culte de Mozart à Salzbourg, où elle lui fait prendre sa revanche. Attachante par cette volonté, par le souci, l’amour qu’elle porte à ses enfants, elle est ici trop souvent anachronique (l’expression « mâle dominant », le projet prêté à Mozart de créer la mixité au sein des loges maçonniques, la prétendue homosexualité de son second mari, Georg Nissen…). Une femme étonnamment moderne, trop sans doute.</p>
<p>Le roman, bien qu’habilement construit, n’échappe pas à la juxtaposition de scènes – parfois artificielles – destinées à rappeler le contexte, le décor, à présenter tel ou tel personnage illustre, tout en amoindrissant ou taisant certaines relations. Ainsi les Duschek (la villa Betramka de Prague, bien oubliée) ne sont signalés qu’au détour d’une phrase et pour l’hypothèque que prend la veuve sur leur bien. Que viennent faire dans cette galère, comme locataire libidineux de la veuve, Fabre d’Eglantine, et, plus loin, un disciple d’Hahnemann, inventeur de l’homéopathie ? Pourquoi attribuer à Constance la recherche et la découverte du crâne de Mozart, formellement identifié, alors que c’est le frère d’un anatomiste (Hyrtl) qui le récupéra auprès d’un fossoyeur ? Le parti-pris romanesque l’emporte trop souvent sur la vérité.  Malgré le souci documentaire de l’auteure, les propos prêtés à Constance, sont souvent entachés d’erreurs, portant sur des détails, trahissant la fiction. On s’étonne ainsi qu’un ancien conservateur du Mozarteum écrive « Isabelle Duquesnoy n’invente rien ».  Même si la plupart des faits importants sont avérés, cet essai participe au dogme de la religion mozartienne, à l’hagiographie que Constance a patiemment édifiés. Ainsi, le Requiem et sa légende occultent totalement l’activité intense et les magistrales productions de Mozart durant sa dernière année, où il se soucia fort peu de cette commande.  Jamais elle ne fut passée par un mystérieux émissaire (O.E.Deutsch a démontré le caractère apocryphe de la lettre fondatrice), l’acte fut signé devant un homme de loi… Le contexte politique autrichien est gommé (fin des Lumières de Joseph II, puis règnes de Léopold, et de Marie-Thérèse), qui va trouver dans l’ultime œuvre inachevée de moyen de réconcilier l’image de Mozart avec la réaction conservatrice et cléricale qui a gagné l’empire vacillant. Ici, contre toute vraisemblance, Constance conteste l’ordre social, les injustices, exprime son mépris de la noblesse, alors que sa quête de fortune, de reconnaissance, de protection dément les pensées qui lui sont prêtées.</p>
<p>Le lecteur non-averti pourra s’en divertir, la plume est alerte, le métier est là. Pour autant, on reste quelque peu sur sa faim, même en laissant l’esprit critique sous le boisseau. On se souvient du <em>Dernier des Mozart</em>, que Jacques Tournier prenait pour personnage, en 2000. Franz-Xaver, que l’on retrouvera tout au long des pages, y laissait un portrait en filigrane de son père auquel on ne pouvait rester indifférent, dans un style inimitable. On y reviendra avec bonheur.</p>
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		<title>Callas Confidential</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/callas-confidential-maria-pour-les-intimes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2018 09:50:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tom Volf n’a pas chômé, et l’on peut dire que sa jeune passion pour Maria Callas a été fertile ! Après l’exposition à la Seine Musicale et avant le film Maria by Callas sorti en décembre, paraissait ce livre Callas Conditential. Devaient aussi paraître les mémoires inachevés de la diva, sans doute le document le plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Tom Volf n’a pas chômé, et l’on peut dire que sa jeune passion pour Maria Callas a été fertile ! Après <a href="https://www.forumopera.com/breve/maria-by-callas-a-la-seine-musicale-inedits-et-revelations">l’exposition à la Seine Musicale</a> et avant le <a href="https://www.forumopera.com/breve/maria-by-callas-pourquoi-pour-qui">film Maria by Callas</a> sorti en décembre, paraissait ce livre <em>Callas Conditential</em>. Devaient aussi paraître les mémoires inachevés de la diva, sans doute le document le plus intriguant, mais la publication en est pour le moment reportée <em>sine die</em>. Même le fan le plus ardent de la Divina a de quoi se perdre dans cette abondance.</p>
<p class="rtejustify">Où sont vraiment les nouveautés, les inédits que l’on nous promet? Si l’on comprend bien que la variété des documents découverts par Tom Volf nécessitait divers médias (exposition, film, livre), ces mêmes documents n’ont-ils pas été saupoudrés? Un peu hélas et l’on trouve dans ce livre des inédits qui ne figuraient ni dans le film, ni dans l’exposition, mais mélangés à des photos archi-connues, ou à d’autres que l’on voyait justement déjà dans le film ou l’exposition. Pourtant ce livre ne saurait être considéré comme le catalogue de cette dernière. C’est sans doute là que le bât blesse, nous y reviendrons.</p>
<p class="rtejustify">Comment Tom Volf a-t-il eu accès à ses documents ? Avant tout grâce à la confiance acquise auprès de Ferrucio et Bruna, derniers majordome et femme de chambre de Maria Callas, qu’elle considérait comme sa seule vraie famille et qui s’expriment dans ce livre pour la première fois. Des propos simples et touchants, même si très courts. Dans sa préface, Tom volf dit vouloir proposer une vision réflexive de Maria par Callas et Callas par Maria. Le propos n’est pas nouveau (<em>Callas in her own words</em> était une émission de radio de John Ardoin ; <em>Callas by Callas</em>, un livre de Renzo et Roberto Allegri, paru chez Universe), mais une bonne partie des éléments proposés le sont. La limite de l’exercice s’aperçoit vite, c’est une vision plus intime qu’artistique qui nous est présentée. Comme pour le film où ne leur était réservées qu’une dizaine de minutes (aussi riches d’inédits soient-elles), les années de ses plus grands succès sur scène (1952-1958) sont évacuées en 60 pages, là où celles de la femme épanouie puis trahie en ont droit à 150. Même dans la sélection des lettres et interviews de la diva, Tom Volf s’est concentré sur ce qui éclaire sa personnalité humaine bien plus que son talent artistique. C’est donc clairement un livre pour fétichistes de la diva, dont nous sommes, voilà qui tombe bien. Mais à l’amateur qui souhaiterait un beau-livre plus complet et tourné sur son apport artistique, on recommandera plutôt le <em>Callas Sacred Monster</em> de Stelios Galatopolous (Fourth Estate, en anglais) ou bien le <em>Callas, les images d’une voix</em> de Sergio Segalini (Van de Velde). Celui qui chercherait davantage de texte se tournera vers le biographique et définitif <a href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-diva-assoluta-jour-apres-jour">livre de Jean-Jacques Hanine-Roussel</a>, ou vers <em>L’art de Maria Callas</em> de Jacques Lorcey (Atlantic) pour une analyse exhaustive et détaillée de ses enregistrements de studio ou live. Néanmoins, à part l’également très recommandable <em>Callas, The Life of a Diva in Unseen pictures</em> de Karl H. van Zoggel (Roads, en anglais), le créateur du <em>Callas International Club</em>, dont fait aussi partie Tom Volf d’ailleurs, les beaux-livres sur la vie privée de la Callas sont rares. Celui-ci comble donc un vide pour le marché français. On notera également que son grand frère anglo-saxon est sorti quelques mois plus tôt : <em>Maria by Callas – Callas in her own words </em>(Assouline) du même auteur propose le même genre de parcours, en présentant toutefois moins de documents.</p>
<p class="rtejustify">Finalement, on ne sait pas bien ce que l’on tient entre les mains et où l’éditeur a voulu en venir. Car ce livre manque avant tout d’un vrai travail éditorial, et non de passion. Ont été réunis des documents aux sources trop diverses : certains éléments sont tirés des albums personnels de la diva d’une part, que ce soit les photos du quotidien ou de vacances, ou bien les clichés amateurs envoyés par des fans, qu’elle thésaurisait minutieusement. D’autres sont tirés de « scrapbooks », collections de coupures de presse, réalisées soit par la diva, soit par ses fans. Malheureusement, on ne sait jamais ce qui vient d’où. Il aurait mieux valu soit trancher pour une publication en fac-simile de ces carnets et ainsi pouvoir analyser le regard que la diva portait sur elle-même et sur son passé, soit n’en extraire que les véritables inédits. C’est comme si, tout à sa passion et à l’excitation de partager ses découvertes, Tom Volf avait lui-même arrangé chronologiquement sa propre collection, glanée avec ferveur pendant trois ans, mais nécessairement disparate étant donnée la variété de ses sources, et que deux éditeurs concurrents s’étaient partagés le trésor en l’arrangeant pour que leur livre puisse attirer l’amateur comme le passionné. Mais il est difficile d’être à la fois pointu et pédagogue pour le plus grand nombre.</p>
<p class="rtejustify">Néanmoins toutes les photos sont légendées avec beaucoup de méticulosité, contrairement au récent catalogue de l’<a href="https://www.forumopera.com/livre/maria-callas-quand-le-rideau-tombe-le-choc-des-photos-peut-etre-mais-sans-le-poids-des-mots">exposition de Bordeaux </a>; on regrettera juste que les annotations manuelles de la diva ne soient pas traduites. Les interviews sélectionnées sont vraiment éclairantes et certaines photographies très intéressantes (celles de la Butterfly de Chicago tout autant que celles où Maria s’adonne au snorkeling en compagnie de son caniche, un peu de légèreté dans ce monde lyrique !). Enfin, 5 lettres présentées sont d&rsquo;absolus inédits, mais c&rsquo;est le communiqué de presse qui le dit, détaillant tantôt ses actualités, tantôt son mariage, tantôt ses collègues. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une lettre à Meneghini datée de  1947, une à son professeur de chant (Elvira de Hidalgo) de 1949, une à un ami musicologue américain (1959), une réconfortante à la nièce de Visconti (1963) et une destinée à une admiratrice en 1971 où elle évoque un projet d&rsquo;autobiographie. En résumé, un livre de passionné pour passionnés.</p>
<p> </p>
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		<title>Les cadeaux de Noël de la rédaction</title>
		<link>https://www.forumopera.com/les-cadeaux-de-noel-de-la-redaction-5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 06:29:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&#8217;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. Laurent Bury A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&#8217;il n&#8217;obtint jamais. Un compositeur de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petit Papa Noël de Forum Opéra, quand tu descendras du ciel, n&rsquo;oublie pas le petit soulier de mon meilleur ami, et de mon meilleur ennemi. </strong></p>
<hr />
<p><strong>Laurent Bury</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91jaxjhcpbl_sl1500_.jpg?itok=8M7EjTcl" style="width: 100px; height: 155px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, j’offre le cadeau d’une découverte enchanteresse, avec les cantates composées par Paul Dukas pour ce Prix de Rome qu&rsquo;il n&rsquo;obtint jamais. Un compositeur de génie, qui a trop peu écrit pour la voix, des interprètes à la hauteur, avec Hervé Niquet à la baguette et quelques-uns de nos meilleurs chanteurs français et francophones. Preuve qu’on peut encore croire au Père Noël. </p>
<p><strong>Paul Dukas : <em>Cantates, chœurs et musique symphonique – </em>Brussels Philharmonic, Hervé Niquet (direction) – Palazzetto Bru Zane </strong>(<a href="http://www.forumopera.com/cd/paul-dukas-cantates-choeurs-et-musique-symphonique-le-moins-prime-mais-le-plus-gate">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61hdw0fjyvl_sl1050_.jpg?itok=gRNnq7Sn" style="width: 100px; height: 137px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" />A mon meilleur ennemi, impitoyable baroqueux qui ne tolère que la reconstitution à la chandelle de suif (la bougie, c’est trop moderne), j’offrirai innocemment le DVD de la magnifique production des <em>Indes galantes</em>, montée par Laura Scozzi à Bordeaux puis reprise <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/amour-gloire-et-laideur">à Toulouse</a>. Ni perruques ni robes à panier ? Zut, j’étais pourtant sûr d’avoir fait le bon choix avec Rameau…</p>
<p><strong>Jean-Philippe Rameau : </strong><em><strong>Les Indes galantes</strong></em><strong> – Les Talens lyriques, Christophe Rousset (direction) &#8211; Alpha</strong></p>
<hr />
<p><strong>Brigitte Cormier</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/podles_0_0.jpg?itok=sZ7zk4W_" style="width: 100px; height: 140px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Toujours un casse-tête de choisir un cadeau lyrique pour mon meilleur ami ! Cette année, pas besoin d’aller chercher loin, je lui offrirai <a href="/livre/ewa-podles-contralto-assoluto-le-sacre-du-monstre">mon livre sur Ewa Podleś</a>, la légendaire contralto polonaise, paru chez Symétrie. Pour se le procurer, rien de plus simple : <a href="http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto">http://symetrie.com/fr/titres/ewa-podles-contralto-assoluto</a></p>
<p><strong>Brigitte Cormier, <em>Ewa Podleś, contralto assoluto</em> &#8211; Editions Symétrie</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jvd_0.jpg?itok=nqfwey4_" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi est épris de perfection. Même les plus grands trouvent rarement grâce à ses yeux. Je lui ai choisi un « <a href="http://www.forumopera.com/cd/jose-van-dam-coffret-des-75-ans-collection-autograph-jose-van-dam-monument-vivant">monument vivant </a>» devant lequel, pour changer, il ne pourra que s’incliner.</p>
<p><strong>José van Dam : <em>Coffret autographe du 75<sup>e</sup> anniversaire</em> &#8211; 10 CD : Opéra, Oratorio, Mélodies, Lieder &#8211;  Erato, Warner classics</strong></p>
<hr />
<p><strong>Tania Bracq</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kissmekate_400.jpg?itok=4GD_f6mq" style="width: 100px; height: 62px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Je choisirai le thème léger des amours à scènes de ménage en invitant ma meilleure amie à une représentation de <em>Kiss me Kate </em>au théâtre du Châtelet. Cole Porter et ses clins d&rsquo;oeil à la <em>Mégère Apprivoisée</em> nous offriront sans aucun doute une soirée revigorante.</p>
<p><strong><em>Kiss me Kate </em></strong><strong>de Cole Porter &#8211; Théâtre du Châtelet du 3 au 12 février 2016 (<a href="http://chatelet-theatre.com/fr/les-actualites/spectacle-kiss-me-kate">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/imf_thumb_9488_149_encart-lyrique-5-110x110px.jpg?itok=GfUz6BCL" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, j&rsquo;offrirai deux billets pour la soirée Guitry/Bernstein de l&rsquo;Opéra de Tours, parce que passer le périphérique et sortir de sa trinité Mozart-Verdi-Wagner lui ouvrira doublement l&rsquo;esprit.</p>
<p><strong><em>La Société Anonyme des Messieurs Prudents</em></strong><strong> de Louis Beydts et <em>Trouble in Tahiti</em> de Léonard Bernstein – Opéra de Tours, 25, 27, 29 mars 2016 (<a href="http://www.operadetours.fr/la-s-a-d-m-p">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<hr />
<p><strong>Stéphane Longeot</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/haendel_messiah_haim_erato_cover5.jpg?itok=Zn3dF6zm" style="width: 100px; height: 104px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, j&rsquo;offrirai<em> </em><a href="http://www.forumopera.com/cd/messiah-mais-si-un-messie-de-plus"><em>Le Messie</em> de Haendel</a>, Noël oblige ! Oui mais quelle version ? A la monumentalité de la version de Covent Garden, Emmanuelle Haïm préfère la version chambriste de la création. Cette lecture souple et poétique, au plus près du texte, réserve des surprises à chaque instant. Les chœurs prennent en retour du relief, tour à tour puissants et dépouillés, toujours animés d&rsquo;une grande générosité, délivrant avec coeur une joie lumineuse et communicative. </p>
<p><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Messiah</em> &#8211; Concert d&rsquo;Astrée, Emmanuelle Haïm (direction) &#8211; Erato</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/8_3760106030000-11.jpg?itok=61w0V6f1" style="width: 100px; height: 136px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi qui ne jure que par la générosité flamboyante du bel canto rossinien, j’offrirai <em>L’Autre Monde</em> de Cyrano de Bergerac. Je l’invite à changer d’échelle et à se mettre à l’écoute de l’art de la déclamation baroque d&rsquo;un Benjamin Lazar, qui sait si bien rendre le clair obscur et les chatoiements de la langue française. Ici se révèle à la lumière des bougies un autre monde. Question d&rsquo;échelle !</p>
<p><strong>Cyrano de Bergerac, <em>L’Autre Monde</em> &#8211; La Rêveuse, Benjamin Lazar &#8211; BelAir</strong></p>
<hr />
<p><strong>Sonia Hossein-Pour</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/51ciwxhtul.jpg?itok=FUA0Tfsk" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A ma meilleure amie, que ni le charme et la beauté de Jonas Kaufmann, ni la noirceur du timbre ou la sensibilité des interprétations n’indiffèrent, j’offre mon disque de chevet, les <em>Lieder</em> de Strauss interprétés par le ténor allemand et accompagné du pianiste Helmut Deutsch chez Harmonia Mundi.</p>
<p><strong>Richard Strauss, <em>Lieder</em> &#8211; Jonas Kaufmann, Helmut Deutsch &#8211; Harmonia Mundi</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/le-roi-carotte-ok2.jpg?itok=nyfDNlg2" style="width: 100px; height: 125px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, qui prend en otage la beauté du monde, et qui ne sait certainement pas l’injurier comme le faisait Rimbaud, je voudrais offrir une place pour la hardiesse et l’effronterie d’une opérette de Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em>, dans la mise en scène de Laurent Pelly à l’Opéra de Lyon.</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, <em>Le Roi Carotte</em> – Opéra de Lyon – Mise en scène : Laurent Pelly &#8211; Avec : Christophe Mortagne, Yann Beuron, Jean-Sébastien Bou, Chloé Briot &#8211; Du 12 au 29 décembre 2015 (<a href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/opera/le-roi-carotte">plus d&rsquo;informations</a>).</strong></p>
<hr />
<p><strong>Thierry Bonal</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/90617-boule-de-noel-notes-de-musique.jpg?itok=ozzI7xG5" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="VIGNETTE" />Je surprends mon meilleur ami en substituant à la décoration traditionnelle et impersonnelle de son sapin un assortiment de boules de Noël « Notes de musique » du meilleur goût pour être en totale harmonie avec les chants de Noël qu&rsquo;il ne manque pas de diffuser dès le premier dimanche de l&rsquo;Avent.</p>
<p><strong>Boules de Noël « Notes de musique » edelman chez <a href="http://www.jardiland.com/ma-maison/32755-decorations-de-noel/32756-decorations-de-noel-pour-le-sapin/140835-boule-de-noel-notes-de-musique">jardiland.com</a></strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2ec16zyge9s7hjdgbrle2oqhqg60_57.jpg?itok=ZtGVWrNq" style="width: 100px; height: 97px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi j&rsquo;offre un tee-shirt « note de musique » afin qu&rsquo;il puisse se rendre aux festivals de musique en plein air de l&rsquo;été prochain en toute décontraction, sa couleur noire assurant un minimum de sobriété&#8230;</p>
<p><strong>Tee-shirt « note de musique », 10,9€, <a href="http://www.ebay.fr/itm/T-shirt-Cle-de-Sol-et-Notes-de-Musique-RocknRoll-Rockabilly-Pin-Up-Tattoo-/121111797756">ebay.fr</a></strong></p>
<hr />
<p align="left"><strong>Antoine Brunetto</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/devereux.jpg?itok=R9Yq4Ioj" style="width: 100px; height: 105px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, amateur de bel canto, j’offre une place pour <em>Roberto Devereux</em> à Gènes en mars prochain. Il a encore du mal à se remettre d’avoir raté Mariella Devia dans le rôle d’Elisabetta <a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">à Madrid en octobre dernier</a>. Qu’à cela ne tienne, je lui propose une séance de rattrapage afin qu’il puisse admirer la soprano que le temps semble miraculeusement épargner, dans une incarnation majeure. Si la chanteuse est aussi en forme qu’à Madrid, il va y avoir du frisson dans la salle ! D’autant que l’entourage pour cette production est plutôt attrayant, avec en particulier Sonia Ganassi.</p>
<p align="left"><strong>Gaetano Donizetti<em>, Roberto Devereux</em> – Mariella Devia, Sonia Ganassi, Teatro Carlo Felice, Gènes, du 17 au 29 mars 2016 (<a href="http://www.carlofelicegenova.it/index.php/index.php/index.php?mod=pages_details&amp;page_id=455&amp;date_timestamp=14582555992030">plus d’informations</a>)</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cua4xmpwuaaliux.jpg_large_0.jpg?itok=1zzfja6a" style="width: 100px; height: 143px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, amateur de brumes bavaroises et de blondes walkyries, j’offre des places pour un festival autour du 15 août. Mais s’il espérait gravir la colline sacrée à genoux, c’est raté ! Il aura en lieu et place les plages bondées et bétonnées des Marches, et à défaut du graal, le cygne de Pesaro, avec une cure de Rossini intensive, midi et soir. Je jubile par avance du chant virtuose qui lui écorchera les oreilles, des coloratures qui le feront bondir. Et sait-on jamais, au vu du feu d’artifice promis cet été en termes d’œuvres (<em>La Donna del Lago, Ciro in Babilonia, Il Turco in Italia</em>) et d’interprètes (Juan Diego Florez, Olga Peretyatko, Ewa Podles, Michael Spyres ou encore Nicola Alaimo), finira-t-il par se convertir ?</p>
<p align="left"><strong>Rossini Opera Festival, Pesaro, du 8 au 20 août 2016 (<a href="http://www.rossinioperafestival.it/?IDC=506&amp;ID=686">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
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<p align="left"><strong>Guillaume Saintagne</strong></p>
<p align="left"><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/28947881032.jpg?itok=AYkGhu5w" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, toujours curieux d&rsquo;inédits baroques et d&rsquo;artistes à la hauteur du défi, j&rsquo;offre le très beau <em><a href="http://www.parnassus.at/index.php?id=20&amp;L=1&amp;tx_artistsdb_productions%5Bproduction%5D=34&amp;tx_artistsdb_productions%5Baction%5D=show&amp;tx_artistsdb_productions%5Bcontroller%5D=Production&amp;cHash=74901d253f1fb9301307f62971e19faa" target="_blank" rel="noopener">Baroque divas</a></em>, qui voit un florilège d&rsquo;airs de Gluck, Veracini, Caldara, Vinci,Vivaldi et Sarro, interprété par rien moins que Vivica Genaux, Sonia Prina, Romina Basso et Mary-Ellen Nesi. C&rsquo;est le Noël des mezzos !</p>
<p><b>Baroque Divas &#8211; Genaux, Basso, Prina, Nesi &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b><br />
 <br />
<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/4788094.jpg?itok=GHh4QC9P" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon pire ennemi, qui pense que toutes les voix de contre-ténors se ressemblent, j&rsquo;offre l&rsquo;exact pendant de ce disque, produit lui aussi par Parnassus Arts, <a href="http://www.forumopera.com/cd/the-5-countertenors-the-countertenor-pride"><em>The 5 countertenors</em></a>. Il pourra juger par lui-même que leurs timbres vont du vinaigré au velours le plus doux et qu&rsquo;ici comme chez les wagnériens, c&rsquo;est finalement le sens du drame qui distingue les meilleurs.<br />
 <br />
<b>The 5 countertenors &#8211; Cencic, Sabata, Minenko, Yi, Sabadus &#8211; Armonia Atenea, George Petrou (direction) &#8211; Decca</b></p>
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<p><strong>Cédric Manuel</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782213630786-x.jpg?itok=34Zemrc4" style="width: 100px; height: 154px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami qui voudrait rencontrer un peu plus d’un siècle après sa mort un monument mais qui craindrait d’escalader une montagne, j’offre ce condensé virtuose de l’immense biographie consacrée par Henry-Louis de la Grange à Gustav Mahler il y a une bonne vingtaine d’années. Seul l’auteur lui-même pouvait mener à bien cette gageure et c’est une parfaite réussite. Il se laissera emporter par le fleuve Mahler, qui le mènera tout droit à un océan. L’un des plus grands chefs d’opéras, sinon le plus grand de son temps, directeur intransigeant de la Hofoper de Vienne, créateur tourmenté et violemment secoué par une critique aboyeuse, qui n’a jamais composé d’oeuvres lyriques bien qu’ayant corrigé<em> Die Drei Pintos</em> de Weber, mais dont les lieder sont des mondes en eux-mêmes ; avec cet ouvrage, il aura le sentiment de vivre jour après jour auprès de lui. Une lecture incontournable.</p>
<p><strong>Henry-Louis de la Grange, </strong><strong><em>Gustav Mahler</em> – Fayard</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cd_boxberg_sardanapalus_pan-classics_anaclase.jpg?itok=KsFCh4ZF" style="width: 100px; height: 89px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, pas encore perdu pour la cause de l’opéra, mais qu’il faudrait convaincre d’évacuer définitivement notre voisinage immédiat, j’offre ce disque qui aura le double effet de le faire fuir durablement, non sans l’avoir endormi plus sûrement que le coup de massue qu’il mériterait par ailleurs. Les bornes de l’ennui le plus mortel sont franchies allègrement par l’obscur Christian-Ludwig Boxberg : une armée de mouches tsé-tsé n’obtiendraient pas un meilleur effet. Notre confrère Claude Jottrand ne s’y était d’ailleurs pas trompé, qui <a href="http://www.forumopera.com/cd/sardanapalus-justement-oublie">écrivait en janvier dernier</a> : « <em>Dans l’immense corpus des œuvres oubliées, certaines ont très justement trouvé leur place ; ne les dérangeons pas, et laissons les dormir en paix </em>».</p>
<p><strong>Christian Ludwig Boxberg,</strong><strong><em> Sardanapalus</em> <em>– </em>3CD Pan Classics &#8211; PC10315</strong></p>
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<p><strong>Christian Peter</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/roberto-alagna-jbm-09244cjean-baptiste-millot2_0.jpg?itok=OJQ5QktS" style="width: 100px; height: 150px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami j’offrirai un billet pour assister à une représentation de <em>La Juive</em> à l’Opéra de Munich avec Roberto Alagna dans le rôle d’Éléazar. Après <a href="http://www.forumopera.com/le-cid-paris-garnier-le-retour-en-fanfare-du-cid"><em>Le Cid</em> à Garnier</a>, <a href="http://www.forumopera.com/le-roi-arthus-paris-bastille-bronca-et-ola"><em>Le Roi Arthus</em> à Bastille</a>, où il fut un bouleversant Lancelot, et tout récemment <a href="http://www.forumopera.com/vasco-de-gama-berlin-perils-en-haute-mer"><em>Vasco de Gama</em> à Berlin</a>, voici que notre ténor aborde un nouveau rôle emblématique de l’opéra français aux côtés de Kristine Opolais, John Osborn, Aleksandra Kurzak, sous la direction de Bertrand de Billy, dans un nouvelle production signée Calixto Bieito. Nul doute que si Roberto Alagna affiche une forme vocale aussi insolente que lors des <a href="/lelisir-damore-paris-bastille-un-elixir-de-jouvence">représentations triomphales de <em>L’elisir d’amore</em></a> qui viennent de s’achever à l’ONP, cette <em>Juive</em> s’annonce prometteuse, voire anthologique.</p>
<p><strong>Jacques Fromental Halévy, <em>La Juive</em> &#8211; Bayerische staatsoper Munich, du 26 juin au 8 juillet 2016 (</strong><a href="https://www.staatsoper.de/en/productioninfo/la-juive.html?type=0Claudia&amp;cHash=5ec57c7a40b5eb058b24809e10d40040"><strong>plus d’informations</strong></a><strong>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pucciniturandot_0.jpg?itok=qtoJXBIT" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />L’opéra préféré de mon meilleur ennemi est <em>Turandot</em>. Il en possède d’innombrables versions mais c’est celle de Zubin Mehta avec Sutherland, Pavarotti et Caballé qu’il chérit le plus. A lui qui aime les Calaf à l’aigu insolent, les Liù au timbre pur et aux pianissimi lumineux et les Turandot à la voix solide et tranchante, j’offrirai <a href="http://www.forumopera.com/cd/puccini-turandot-hors-format">la toute nouvelle version dirigée à nouveau par Zubin Mehta</a> avec Andrea Bocelli, Jessica Nuccio et Jennifer Wilson parue sous le label Decca, je suis sûr qu’il sera comblé.</p>
<p><strong>Puccini, <em>Turandot</em>  &#8211; Zubin Mehta (direction) &#8211; 2 CD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Nicolas Derny</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka_0_0.jpg?itok=AkOlOgNj" style="width: 100px; height: 141px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Mon ami, depuis vingt ans que tu admires Renée Fleming en Rusalka, réjouis-toi : toi qui n’a pas pu te rendre à New York en 2014 pour l’y entendre, tu la retrouveras drapée en nymphe dvořákienne au pied du sapin et, surtout, au milieu d’un plateau presqu’idéal dominé par Piotr Beczala, Prince sans véritable rival sur la scène actuelle. Côté fosse, on ne prendra jamais Yannick Nézet-Séguin en défaut d’intelligence théâtrale. Du grand art ! Mieux vaut tout de même fermer les yeux.  </p>
<p>Mon ennemi, je te somme en revanche d’ouvrir grand les mirettes : tu t’écorcheras la rétine là où l’oreille de mon ami jubilait. C’est que, fidèle au pire de lui-même, Otto Schenk transpose grosso modo le livret de Kvapil dans le monde de Blanche Neige version Disneyland (en plus poussiéreux). Plus grave que l’absence totale d’idées originales, la direction d’acteur sombre dans le ridicule – le pompon au rôle-titre, dont les minauderies grotesques nous font pouffer  en même temps que son chant nous touche. Le public du Met, lui, semble adorer. C’est dire…</p>
<p><strong>Antonín Dvořák, <em>Rusalka</em> – Yannick Nézet-Séguin (direction) – DVD Decca</strong></p>
<hr />
<p><strong>Catherine Jordy</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1540-1_0.jpg?itok=fC7UPiFw" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ami, le coffret Jonas Kaufmann proposé par Decca, parce qu’il s’agit d’une valeur sûre et qu’à ce prix-là, on aurait tort de se priver de quatre productions déjà mythiques&#8230;</p>
<p><strong>Coffret Jonas Kaufmann, 4 DVD, <em>Tosca</em> (Zürich),<em> Carmen</em> (Zürich), <em>Faust </em>(Metropolitan) et <em>Werther</em> (Paris), Decca</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/les-plus-beaux-operas-du-monde.jpg?itok=-rARJ2Vq" style="width: 100px; height: 102px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A mon meilleur ennemi, avec délectation, j’offre <a href="http://www.forumopera.com/livre/cest-bientot-noel"><em>Les plus beaux Opéras du Monde</em></a> qui présente trente opéras d’exception. À lui qui déteste tout ce qui brille, je le laisse déballer ce cadeau puis ranger le livre au fond de sa bibliothèque, peut-être même sans l’ouvrir.</p>
<p><strong>Antoine Pecqueur, Guillaume de Laubier, <em>Les plus beaux Opéras du monde</em>, Éditions de la Martinière</strong></p>
<hr />
<p><strong>Bernard Schreuders</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/francesca_aspromonte.jpg?itok=UpvcNb89" style="width: 100px; height: 150px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />Si, pour un adolescent, <a href="http://www.forumopera.com/breve/faites-votre-coming-out-lyrique-grace-a-joyce-didonato">affirmer son amour de l’opéra s’apparente à un coming-out</a>, il en va de même pour le cavallien, souvent isolé dans l’univers impitoyable des lyricomanes. J’emmènerai donc mon meilleur ami à Marseille la saison prochaine : il pourra y afficher sa passion grandissante pour Cavalli en applaudissant la recréation mondiale de <em>L’Oristeo </em>(1651), confiée à Jean-Marc Aymes et Olivier Lexa. Ce sera aussi l’occasion pour lui de découvrir Francesca Aspromonte (<em>Cf. photo</em>), révélation de <a href="http://www.forumopera.com/leritrea-venise-lequivoco-stravagante">l’<em>Eritrea</em></a>, et de s’assurer que le ramage de Romain Dayez se rapporte à son joli plumage&#8230;</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>L’Oristeo</em>. A la Criée – Théâtre National de Marseille, 11 et 13 mars 2016 (<a href="http://opera.marseille.fr/saison-15-16/opera/loristeo">plus d&rsquo;informations</a>)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cavalli_ricercar.jpg?itok=wobW0bvI" style="width: 100px; height: 155px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cavalli ennuie prodigieusement mon meilleur ennemi, du moins le croit-il, après avoir écouté distraitement quelques extraits en ligne. Je le mets au défi de plonger dans l’anthologie – historique, dans tous les sens du terme – publiée par Ricercar et d’en ressortir indemne. De ses héroïnes, le Vénitien, à l’égal des poètes qu’il habille de musique, met l’âme à nu et exacerbe les passions, dont Mariana Flores épouse la plus infime nuance. Le disque crée une tout autre intimité que <a href="http://www.forumopera.com/grands-airs-de-cavalli-leonardo-garcia-alarcon-ambronay-entrez-dans-le-siecle-cavalli">le concert</a> et son chant ultrasensible s’insinue au creux de l’oreille pour mieux atteindre le coeur.</p>
<p><strong>Francesco Cavalli, <em>Heroines of the venetian baroque</em>. Mariana Flores, Anna Reinhold, Cappella Mediterranea, Leonardo Garcia Alarcon (direction). Ricercar.</strong></p>
<hr />
<p><strong>Christophe Rizoud</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hymel2_0.jpg?itok=Q7aL5p-_" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/cd/heroique-french-opera-arias-bryan-hymel-superheros"><em>Héroïque</em></a>, album musclé composé d&rsquo;extraits rares et choisis d&rsquo;opéras français, Bryan Hymel pulvérise sans ciller et sans une pointe d&rsquo;accent yankee les sommets de la portée – 19 contre-ut, 2 contre-ut dièse et 1 contre-ré tout de même ! De joie, mon meilleur ami défaillira.</p>
<p><strong><em>Héroïque</em></strong><strong>, French Opera Arias &#8211; Bryan Hymel (Warner Classics)</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/204_0.jpg?itok=oCi1BQ9a" style="width: 100px; height: 139px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Dans <a href="http://www.forumopera.com/livre/lopera-mode-demploi-jamais-foi-de-cicerone">la nouvelle édition d&rsquo;<em>Opéra, mode d&#8217;emploi</em></a>, vade-mecum docte et malicieux destiné à tous les amateurs d&rsquo;art lyrique, qu&rsquo;ils soient profanes ou initiés, <em>Forum Opéra</em> figure en tête des sites Internet recommandés avec cette définition : « <em>Magazine très bien renseigné et souvent impertinent </em>». De rage, mon meilleur ennemi s&rsquo;étranglera.</p>
<p><strong>Alain Perroux, <em>L&rsquo;Opéra, mode d&#8217;emploi</em> – <a href="http://www.asopera.fr/opera-l-opera-mode-d-emploi-perroux-alain-s204.htm">L’Avant-Scène Opéra</a></strong></p>
<hr />
<p><strong>Julien Marion</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fricsay_opera-choral-editio_0.jpg?itok=zkCTNOS-" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />A mon meilleur ami, je n&rsquo;offrirai pas, pour la deuxième année de suite, une nouvelle preuve du talent de Jonas Kaufmann. Pourtant, d&rsquo;<em>Aïda</em> à Puccini, les occasions ne manqueraient pas, mais enfin, évitons la surdose. Je lui offrirai plutôt un cadeau certes moins glamour, sans aucun doute plus marginal, mais sans doute plus essentiel :  je lui offrirai, pour tout dire, l&rsquo;occasion de ne pas succomber aux sirènes parfois pesantes de la nouveauté, en se replongeant dans le leg vocal et choral inestimable de Ferenc Fricsay, <a href="http://www.forumopera.com/cd/ferenc-fricsay-enregistrements-complets-vol2-oeuvres-chorales-et-operas-de-miracle-en-miracle">opportunément rassemblé par Deutsche Grammophon en un coffret à chérir</a>. Il y découvrira des interprétations d&rsquo;une modernité saisissante, notamment en Mozart (une <em>Flûte </em>d&rsquo;île déserte) ou en Verdi. C&rsquo;est souvent bouleversant d&rsquo;humilité et de vérité. Et comme mon meilleur ami sait, mieux que beaucoup, faire preuve de discernement, je sais qu&rsquo;il y reviendra souvent.</p>
<p><strong>Ferenc Fricsay &#8211; Enregistrements complets, vol.2 : Oeuvres chorales et Opéras &#8211; Deutsche Frammophon</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/777_0.jpg?itok=C9sM6Wjt" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Mon meilleur ennemi n&rsquo;aime pas la musique. Qui plus est, il n&rsquo;a aucun humour. Pour être certain de lui infliger le pire des supplices, je lui offrirai donc un enregistrement offenbachien récent, par exemple cette trop rare <a href="http://www.forumopera.com/cd/genevieve-de-brabant-au-pas-saccade-de-son-cheval-golo-plein-dun-affreux-dessein"><em>Geneviève de Brabant</em>, récemment rééditée</a>, reflet d&rsquo;une production de l&rsquo;ORTF. Il y souffrira mille morts en écoutant les couplets de la poule, le duo des gendarmes ou le boléro de Charles Martel (auquel l&rsquo;actualité donne une résonnance troublante&#8230;).</p>
<p><strong>Jacques Offenbach, Geneviève de Brabant &#8211; Marcel Cariven (direction) &#8211; Malibran</strong></p>
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<p><strong>Mélanie Defize</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kapralova_0_0.jpg?itok=U5Bm0P-i" style="width: 100px; height: 156px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" />A toi, mon meilleur ami, j’offre l’éloge d’une compositrice Morave oubliée, <a href="http://www.forumopera.com/livre/vitezslava-kapralova-portrait-musical-et-amoureux-portrait-de-femme"><em>Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux</em></a>. Une question te brûle sans doute déjà les lèvres : qui était cette femme fatale de santé fragile qui choisit l’« impossible » carrière de compositrice et de chef d’orchestre dès sa plus tendre enfance dans les Tatras slovaques des années 1920 ?</p>
<p><strong>Nicolas Derny, Vítězslava Kaprálová &#8211; Portrait musical et amoureux. Le Jardin d&rsquo;essai</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/edison_0.jpg?itok=zLQa2gvj" style="width: 100px; height: 99px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" />Cher pire ennemi, je t’offre les crachins feutrés des <a href="http://www.forumopera.com/cd/les-cylindres-edison-vol-3-le-disque-des-records">Cylindres Edison</a> afin que tu puisses conforter tes préjugés : l’opéra est bien un genre séculaire, aux voix sculptées d’accents « ringards » et à la  prononciation exagérée. Je te défie de te délecter à l’écoute de ce disque-mémoire exquis et vintage à souhait. Si tu y parviens, plus douce qu’amère sera ta victoire.</p>
<p><strong>Les Cylindres Edison &#8211; Malibran</strong></p>
<hr />
<p><strong>Jean-Michel Pennetier </strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/isis_1_0_0.jpg?itok=eBzmYs6u" style="width: 100px; height: 89px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ami trouve Mozart particulièrement rasoir, et en particulier<em> La Flûte enchantée</em>. Mais ce n’est pas de sa faute : enfant, ses parents lui ont infligé cet ouvrage comme premier opéra, précisant, avec un air gourmand « tu verras, il y a un dragon ! ». Ils avaient juste oublié de préciser que ledit dragon était en carton-pâte ou en peluche et qu’il mourrait sans combat dès le premier quart d’heure. Depuis ce triste jour, mon meilleur ami n’approche plus le divin Wolfgang, dans la peur de longs dialogues parlés en allemand, de récitatifs interminables en italien, et de livrets insipides où de vieux barytons courtisent des sopranos obèses. A celui-ci j’offrirai les délicieux <em><a href="/cd/les-mysteres-disis-un-cadeau-du-ciel">Mystères d’Isis</a> </em>: c’est en français, ce n&rsquo;est pas vraiment de Mozart, il n’y a pas de dialogues parlés et l’histoire, quoique bancale, est mieux ficelée que celle de <em>La Flûte enchantée</em> qui l’a inspirée. On retrouve dans ce patchwork, assemblé pour l’Opéra de Paris des années après la mort de Mozart, l’essentiel de la partition de <em>Die Zauberflöte</em>, mais aussi des extraits de <em>Don Giovanni</em>, des <em>Nozze di Figaro</em>, de <em>La Clemenza di Tito</em> … Un « best of » en quelque sorte : si après ça mon ami n’est pas réconcilié avec Mozart, c’est à désespérer.</p>
<p><strong>Wolfgang Amadeus Mozart : <em>Les Mystères d&rsquo;Isis</em> &#8211; Le Concert Spirtiuel, Diego Fasolis (direction) &#8211; Glossa / Palazzetto Bru Zane</strong></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/orfeo_fagioli_0.jpg?itok=DebA0825" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" />Mon meilleur ennemi est un baroqueux de la première heure, amateur de ces timides voix blanches supposées ressusciter l’art des castrats : à celui-ci j’offre <a href="/cd/orfeo-ed-euridice-une-nouvelle-grande-reference">l’<em>Orfeo ed Euridice</em> </a>enregistré par l’extraordinaire <strong>Franco Fagioli</strong>. Ce sera un peu comme jeter de l’eau bénite sur un vampire, car si un artiste peut vraiment rappeler les castrats, c’est bien le contre-ténor argentin !</p>
<p><strong>Christof Willibald Gluck : <em>Orfeo ed Euridice</em> &#8211; Insula Orchestra, Laurence Equilbey (direction) &#8211; Archiv.</strong></p>
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		<title>Entre au Panthéon, Germaine Tillion !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/entre-au-pantheon-germaine-tillion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2015 13:37:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît désormais bien Brundibar, de Hans Krasa (programmé à l’Opéra de Caen le mois prochain) ou L’Empereur d’Atlantis, de Viktor Ullmann (voir le disque récemment chroniqué), mais à ces deux œuvres lyriques composées dans les camps on pourrait ajouter Le Verfügbar aux enfers, à cela près que cette « opérette-revue » conçue à Ravensbrück durant l’hiver &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît désormais bien <em>Brundibar</em>, de Hans Krasa (programmé à l’Opéra de Caen le mois prochain) ou <em>L’Empereur d’Atlantis</em>, de Viktor Ullmann (voir le disque <a href="http://www.forumopera.com/cd/der-kaiser-von-atlantis-degenere-regenere">récemment chroniqué</a>), mais à ces deux œuvres lyriques composées dans les camps on pourrait ajouter <em>Le Verfügbar aux enfers</em>, à cela près que cette « opérette-revue » conçue à Ravensbrück durant l’hiver 1944-45 ne fit pas l’objet d’une composition musicale spécifique, mais réemployait des airs connus, de Bizet, Duparc Reynaldo Hahn, et bien d’autres, avec des paroles nouvelles. Créé en 2007 au Théâtre du Châtelet, <em>Le Verfügbar aux enfers</em> fut l’œuvre collective de plusieurs détenues, mais on a coutume d’en attribuer la paternité à la résistante Germaine Tillion (1907-2008). Et pour accompagner l’entrée au Panthéon de l’ethnologue française (ou plutôt de son cercueil vide, la famille s’étant opposée au transfert de sa dépouille, tout comme pour Geneviève Anthonioz-De Gaulle) prévue le 27 mai, les éditions de La Martinière proposent aujourd’hui un fac-similé du manuscrit de cette opérette, commenté par Anise Postel-Vinay, compagne de détention de Germaine Tillion, avec un avant-propos dû à Tzvetan Todorov. Au fait, qu’est-ce qu’un Verfügbar ? Littéralement, un(e) détenu(e) « disponible », bon-à-tout-faire.</p>
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		<title>Arnold Schönberg, une vie de héros</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/arnold-schonberg-une-vie-de-heros/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2014 05:16:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Consacrer un roman au père du dodécaphonisme, il fallait y penser. Non que la vie d’Arnold Schönberg soit exempte de péripéties : sa première épouse pour qui le peintre Richard Gerstl se suicida, son exil aux Etats-Unis afin de fuir le nazisme. Et le milieu dans lequel il évolua est riche en personnalités fortes, à commencer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Consacrer un roman au père du dodécaphonisme, il fallait y penser. Non que la vie d’Arnold Schönberg soit exempte de péripéties : sa première épouse pour qui le peintre Richard Gerstl se suicida, son exil aux Etats-Unis afin de fuir le nazisme. Et le milieu dans lequel il évolua est riche en personnalités fortes, à commencer par ses deux élèves chéris, ceux qui sont simplement appelés « Alban » et « Anton » dans <em>Harmonie, Harmonie</em>, de Vincent Jolit. Ce roman publié par les éditions La Martinière doit son titre aux derniers mots qu’aurait prononcé Schönberg sur son lit de mort. Pour son deuxième fiction après <em>Clichy</em>, qui évoquait la figure de Céline (2013), l’auteur a adopté un ton très libre qui contraste agréablement avec l’austérité des compositions dont il est question, notamment le <em>Pierrot lunaire</em> ou les <em>Gurrelieder</em> ; il ose même à plusieurs reprises faire dialoguer Schönberg avec Moïse. On relève ici et là quelques formules bien senties : Milhaud et Poulenc, « <em>les Dupond et Dupont ambassadeurs de la musique française</em> », ou Alma Mahler, « <em>toujours prompte à créer la zizanie, cette vieille peau qui survit à tout</em> ».</p>
<p><em>Harmonie, Harmonie</em>, roman de Vincent Jolit, Editions La Martinière, août 2014, 15,90, 978-2-7324-6679-8</p>
<table border="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Opéra Garnier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/opera-garnier-eleve-au-cube/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2014 05:49:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nombreux sont les livres qui proposent de parcourir l’Opéra Garnier, en long, en large et en travers. Le bâtiment, édifié à la demande de Napoléon III afin de se prémunir contre les risques d’attentat, est considéré aujourd’hui comme un des plus beaux théâtres lyriques au monde – le plus beau, oserions nous dire si nous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nombreux sont les livres qui proposent de parcourir l’Opéra Garnier, en long, en large et en travers. Le bâtiment, édifié à la demande de Napoléon III afin de se prémunir contre les risques d’attentat, est considéré aujourd’hui comme un des plus beaux théâtres lyriques au monde – le plus beau, oserions nous dire si nous ne craignions d’être taxé de chauvinisme. Du concours d’architecture qui voit en 1860 Charles Garnier emporter la compétition à l’ouverture de l’Opéra Restaurant, un siècle et demi après, l’histoire est connue. <strong>Aurélien Poidevin</strong> nous la rappelle dans un nouvel ouvrage proposé par Les Editions de La Martinière, le cinquième de la collection « Cube » (après <em>Louvre</em>, <em>Orsay</em>, <em>Versailles</em>, <em>Musée du quai Branly</em> et <em>Musée Hergé</em>). Ce jeune professeur agrégé d’histoire et auteur de <em><a href="http://www.forumopera.com/livre/eloquence-distinction-et-verite">La scène lyrique autour de 1900</a></em>, sait ne pas céder à un lyrisme qui dans le cas présent, serait pléonastique. Les textes qui ponctuent les 448 pages du volume, cubique – 21 cm x 21 cm – comme le nom de la collection l’indique, sont circonstanciés. Etait-il utile d’adjoindre aux trois premiers chapitres – « Le nouvel Opéra de Paris » ; « Le temple de l’art lyrique » ; « Le rituel de la sortie au spectacle » –, un quatrième – « Le palais Garnier de 1875 à nos jours » –, balayant l’histoire de l’institution, qui nécessiterait à lui seul un – voire plusieurs – ouvrages ? Survoler en 11 feuilles, 18 images et moins de 1500 mots, 150 ans de créations et de représentations est inévitablement frustrant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/garnier.jpg?itok=FgJXaPZx" title="MASQUER" width="468" /><br />
	© Jean-Pierre Delagarde</p>
<p>N’aurait-il pas fallu utiliser ces pages pour proposer encore plus de photos ? Le livre en contient déjà près de 300, signées pour l’essentiel par <strong>Jean-Pierre Delagarde</strong>. C’est beaucoup et c’est à peine assez, tant le photographe est doué, tant son regard est intelligent et tant l’édifice est magnifique. La salle, les toits, les plafonds, les cheminées, les fauteuils, les balcons, les peintures, les sculptures, l’escalier dont Garnier disait « <em>L’Opéra, c’est l’escalier, comme les Invalides, c’est le dôme !</em> », les perspectives, les marbres, les torchères, les rotondes, les foyers, vus d’en haut, d’en bas, de loin, de près… Tout est objet d’émerveillement. Deux cahiers noirs et blancs, à l’origine du projet, complètent la visite. Un tutu suspendu dans le central costumes semble une fleur posée sur l’eau. L’armoire de la coiffure aligne les cranes et les masques comme des ossements dans les catacombes. La fenêtre d’un des studios de danse est un œil ouvert sur Paris. Devenu poète, le photographe réussit l’exploit de s&rsquo;élever à la hauteur – monumentale – de son sujet. </p>
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		<title>Les plus beaux Opéras du monde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cest-bientot-noel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2013 16:18:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    C’est un livre de poids. Deux cent quarante pages d’un papier glacé, reliées à une couverture en carton épais. On l’ouvre comme on pénètre dans un sanctuaire, avec précaution et respect, en prenant garde d’avoir les mains propres pour ne pas laisser de traces sur une – ou, horreur, plusieurs ! – des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			 </p>
<p>			C’est un livre de poids. Deux cent quarante pages d’un papier glacé, reliées à une couverture en carton épais. On l’ouvre comme on pénètre dans un sanctuaire, avec précaution et respect, en prenant garde d’avoir les mains propres pour ne pas laisser de traces sur une – ou, horreur, plusieurs ! – des 275 photographies de <strong>Guillaume de Labier</strong> qui illustrent en couleurs le texte d’<strong>Antoine Pecqueur</strong>.</p>
<p>			A l’intérieur trente maisons d’opéras classées par ordre alphabétique, les plus belles du monde si l’on en croit le titre de l’ouvrage. Evidemment, le choix prête à discussion. Où sont Buenos Aires, Barcelone – le Liceu, tout de même ! –, Parme – non pas le Teatro Farnese, dont la présence est ici contestable, ne serait-ce que parce qu’il fut édifié en 1585 avant l’invention du genre opéra et accueillit peu de représentations lyriques, la dernière <a href="//www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3027&amp;cntnt01returnid=54"><em>Falstaff</em> en 2011</a> s’étant soldée par un échec acoustique, mais le Teatro Regio, l’une des scènes les plus prestigieuses d’Italie et la première en terre verdienne –, le délicieux Teatro Rossini à Pesaro, le Théâtre Royal de Wallonie à Liège, récemment modernisé et rendu à sa splendeur passée, l’Opéra de Gand et son enfilade de salles des fêtes dont la longueur atteint 90 mètres, et en France, ce joyau de style Art nouveau qu’est l’Opéra de Vichy. Et Nantes, Nancy et Strasbourg ? Et la Salle Favart ! Puisqu’on s’autorise le Théâtre de Chimay en Belgique parce qu’il servit de décor au film de Gérard Corbiau, <em>Le Maître de musique</em>, pourquoi pas L’Athénée à Paris, surnommée par ses admirateurs « Le Petit Garnier » qui accueille chaque saison des représentations lyriques ?<br />
			En examinant les trente édifices retenus, on se demande finalement quels critères ont présidé à la sélection. Bayreuth doit sans doute plus à son histoire qu’à la beauté intrinsèque de son architecture, de figurer dans la liste. D’ailleurs, Wagner n’a-t-il pas voulu son Festspielhaus sobre, volontairement dépourvu de décorations pour ne pas distraire le regard du spectateur ? Pouvait-on envisager de faire l’impasse sur La Scala, même s’il faut bien reconnaître que l’édifice, sévèrement endommagé par les bombardements alliés et hâtivement reconstruit – symbole national oblige – présente peu d’intérêts architecturaux et décoratifs. Bref, il faut accepter la subjectivité de la démarche pour apprécier ce voyage dans ces trente temples de l’art lyrique.</p>
<p>			A la caméra, Guillaume de Labier privilégie l’intérieur à l’extérieur, pénètre parfois même dans la coulisse et use autant du grand angle que du zoom, offrant sur chaque salle à la fois un regard d’ensemble et de détail. Au micro, Antoine Pecqueur réussit en peu de mots, 4000 signes à vue de nez par opéra, à résumer l’histoire du bâtiment et de l’institution qu’il abrite. C’est trop peu pour instruire mais suffisant pour initier. Le propos de toute façon n’est pas de flatter l’esprit mais l’œil. Il s’agit aussi, quelques semaines avant les fêtes de fin d’année, d&rsquo;offrir matière à garnir le pied du sapin. Avec trente des plus beaux opéras du monde, l’objectif ne peut qu&rsquo;être atteint.</p>
<p>			 <br />
			 </p>
<p>			 </p>
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