Sophie Junker est une des reines actuelles du baroque, comme en témoigne notamment une superbe Theodora de Haendel au disque cette année. Avant la reprise, la soprano franco-belge nous présente son programme de l’été.
– Votre programme estival sur scène ?
J’ai un été bien rempli mais… pas de scène, pas de concert ! L’année dernière j’ai enchaîné des contrats au Canada, en Grèce, en Allemagne et puis en Irlande de juin à octobre, sans mettre un pied chez moi… je me suis dit que je méritais de me ménager un peu cette fois-ci.
– Vos vacances, si vous avez la possibilité d’en prendre ?
Je passe beaucoup de temps en Normandie près de Dieppe, dans la vieille bicoque de ma grand-mère, que nous venons de racheter. Au programme : vélo, châteaux de sable, cousinades et feux de camp. Et beaucoup de débroussaillage. Le chant, on verra si j’ai le temps !
– Un festival que vous recommandez ?
Il y a un très joli festival de musique ancienne à Arques-la-Bataille, c’est juste à côté. Sinon le festival de musique ancienne d’Innsbruck, pour la beauté du lieu et l’ambiance.
– Un livre que vous aimeriez lire cet été ?
Lire sur la plage, c’est ambitieux : je cours plutôt après mes enfants ! Si j’en ai le loisir, je lis le dernier Gestern, ou de Vigan, ou sinon un policier qui traîne pour me vider la tête.
– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
« As steals the morn » de l’Allegro, il Penseroso ed il Moderato de Haendel : détente absolue. Mais en vérité, peu de musique ; je tangue entre des podcasts sur la parentalité positive (j’en ai bien besoin) et l’intégrale des « 2 minutes du peuple » (cela évidemment après la trois-cent-cinquante-troisième écoute du « Casse-Noisette » raconté par Élodie Fondacci sur la mini radio des enfants).
– Votre plus beau souvenir estival ?
Je me souviens d’un été complètement dingue, et pas si lointain, où j’ai enchaîné une initiation sur l’anatomie du chant, un stage de jazz, un pèlerinage et enfin un festival de danse swing au fin fond du Cantal, où j’ai rencontré mon mari. Les étés sont toujours beaux depuis.

