La Veuve sera-t-elle aussi joyeuse que prévu ? À l’Opéra de Nice, les trois représentations de l’opérette de Franz Lehár, programmées les 11, 12 et 13 novembre, pourraient être perturbées par un préavis de grève déposé par la CGT. Celui-ci couvre l’ensemble des agents de la maison pendant ces trois journées.
Le mécontentement s’est exprimé publiquement le 30 octobre, à l’issue d’un concert Brahms/Strauss. Musiciens de l’orchestre et artistes du chœur ont pris la parole devant les spectateurs pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et de rémunération. Selon la CGT, les jeunes choristes et danseurs débuteraient à environ 1 600 euros nets mensuels, une somme difficilement compatible avec le coût du logement sur la Côte d’Azur. Le syndicat évoque des démissions, des difficultés de recrutement et une vingtaine de postes de musiciens gelés en dix ans. Les instrumentistes dénoncent également le coût de l’achat et de l’entretien de leurs instruments, qui peut entraîner un lourd endettement.
Le ballet conteste les conditions de renouvellement des contrats, tandis que le chœur s’inquiète de son avenir. Selon la CGT, les alertes lancées dès décembre 2025 n’ont pas reçu de réponse concrète de la direction et de la municipalité. Le syndicat déplore également l’absence de reprise formelle des négociations.
La Veuve joyeuse, mise en scène par Benoît Bénichou et dirigée par Nicolas André, doit réunir Perrine Madoeuf et Semyon Antakov dans les rôles principaux. Pour l’heure, les trois représentations restent annoncées. Un préavis n’étant pas une annulation, il reste à savoir si la fête aura bien lieu.