<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Seokjong BAEK - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/baek-seokjong/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/baek-seokjong/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 15 May 2026 22:08:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Seokjong BAEK - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/baek-seokjong/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Inauguration du nouveau rideau du Covent Garden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/inauguration-du-nouveau-rideau-de-covent-garden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 13:41:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=213651</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme nous l&#8217;avions détaillé il y a quelques mois, le rideau de scène du Royal Opera se doit de rendre hommage au monarque britannique régnant. Ce n&#8217;était pas le cas jusqu&#8217;à présent mais les nouveaux volants, intégrant le monogramme de Charles III, ont été finalement dévoilés à l&#8217;occasion d&#8217;un Spring Gala, le 14 mai dernier, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/inauguration-du-nouveau-rideau-de-covent-garden/"> <span class="screen-reader-text">Inauguration du nouveau rideau du Covent Garden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/inauguration-du-nouveau-rideau-de-covent-garden/">Inauguration du nouveau rideau du Covent Garden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/un-nouveau-rideau-a-covent-garden/">Comme nous l&rsquo;avions détaillé il y a quelques mois</a>, le rideau de scène du Royal Opera se doit de rendre hommage au monarque britannique régnant. Ce n&rsquo;était pas le cas jusqu&rsquo;à présent mais les nouveaux volants, intégrant le monogramme de Charles III, ont été finalement dévoilés à l&rsquo;occasion d&rsquo;un <em>Spring Gala, </em>le 14 mai dernier, en présence du souverain. Après le vibrant « God save the King » de rigueur, le nouveau rideau est apparu en musique, sous les applaudissements. La soirée était introduite par l&rsquo;acteur Ian McKellen. Le vénérable Sir Ian (86 ans) a évoqué le souvenir de Margot Fonteyn et Rudolf Noureev qu&rsquo;il avait découverts sur cette scène 56 ans plus tôt quand il n&rsquo;était encore qu&rsquo;un jeune acteur. Après avoir précisé qu&rsquo;il se sentait un peu comme un intrus ou un imposteur en comparaison des talents qui attendaient de se produire pour le gala, il a fait remarquer avec humour qu&rsquo;il resterait néanmoins le premier artiste à être publiquement passé entre les nouveaux volants. McKellen a ensuite félicité le travail des divers artisans (un million de points de broderie ont été nécessaires) et a rappelé que, si les rideaux de scène avaient tendance à disparaître (donnant quelques exemples comme les trois salles de la très shakespearienne ville de Stratford-upon-Avon), la  tradition était ici respectée, témoignant par ailleurs du soutien du souverain et de l&rsquo;assistance. Enfin, McKellen a entonné « Curtain up, light the lights / You got nothing to hit but the heights » (extraits de la comédie musicale <em>Gypsy</em> de Stephen Sondheim et Jule Styne), concluant : « Je serai donc le premier à avoir chanté devant le nouveau rideau ! » </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/GALA-3-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-213690"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Laura Aziz</sup></figcaption></figure>


<p>Les 3h15 de gala faisaient la part belle au ballet. Il faut dire que la compagnie est aujourd&rsquo;hui considérée comme l&rsquo;une des meilleures au monde, si ce n&rsquo;est la meilleure, comme l&rsquo;a démontré un copieux programme alternant classique et création. L&rsquo;institution a d&rsquo;ailleurs changé son nom il y a peu de temps, devenant officiellement le <em>Royal Ballet and Opera</em> (incluant le <em>Royal</em> <em>Opera</em> et le <em>Royal Ballet</em>) et non plus le simple <em>Royal Opera</em>.</p>
<p>Le lyrique était représenté essentiellement par des fidèles de l&rsquo;institution, jeunes ou aguerris. Arrivé de Berlin où il chante Pollione, <strong>Freddie de Tommaso</strong> interprète avec aplomb le bref « Ch&rsquo;ella mi creda » de <em>La Fanciulla del West</em> (l&rsquo;air est tellement court que, le temps que ma voisine cherche désespérément dans son programme de quoi il s&rsquo;agissait, c&rsquo;était déjà fini). Rappelons que le jeune ténor <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/tosca-a-covent-garden-la-revelation-de-tommaso/">a pour ainsi dire été découvert à Covent Garden</a>. Moins habituée des lieux, <strong>Pretty Yende</strong> offre une valse de Juliette un peu tendue. <strong>Simon Keenlyside</strong> (66 ans) est épatant dans le Prologue de <em>Pagliacci</em>, offrant même d&rsquo;ailleurs les aigus non écrits. Avec humour, il joue de la présence royale, feignant par exemple la surprise en voyant le monarque et ne regardant plus alors le reste de la salle ! Le baryton britannique terminait <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/debussy-pelleas-et-melisande-milan/">une série de <em>Pelléas et Mélisande</em> à la Scala</a>. Le chœur est mis à l&rsquo;honneur avec l&rsquo;acte II du <em>Trovatore </em>(un effet de mise en scène vient contredire les paroles un brin phallocrates du livret). Autre habituée des lieux, <strong>Aigul Akhmetshina</strong> a chanté somptueusement le rare air de <em>La Pucelle d&rsquo;Orléans</em> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/">elle avait été Dalila la veille</a>). <strong>Bryn Terfel</strong> a interprété avec son humanité coutumière le monologue de Sachs à l&rsquo;acte II des <em>Meistersinger</em> (on avait pu l&rsquo;apprécier l&rsquo;avant-veille <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/britten-peter-grimes-londres-rbo/">dans <em>Peter</em> <em>Grimes</em></a>). <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/">Samson</a> la soirée précédente, <strong>SeokJong Baek</strong> a soulevé l&rsquo;enthousiasme avec « Nessun dorma ». Le ténor sud-coréen est également une « découverte » de l&rsquo;institution et il avait triomphé dans <em>Turandot</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">la saison précédente</a>. Afin d&rsquo;éviter un défilé fastidieux de chanteurs, le spectacle est astucieusement mis en scène : ainsi, après un chœur en coulisses, SeokJong Baek apparait progressivement au milieu de brumes pour attaquer l&rsquo;air de Calaf. Enfin, les solistes sont rejoints par le chœur et d&rsquo;autres artistes pour la fugue finale de <em>Falstaff</em>, Bryn Terfel interprétant bien entendu le chevalier. L&rsquo;orchestre était alternativement dirigé par <strong>Martin Georgiev</strong> pour le ballet, et <strong>Jakub Hrůša</strong> pour le reste.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="690" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/GALA-7-1024x690.jpg" alt="" class="wp-image-213691"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Tristan Kenton</sup></figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/inauguration-du-nouveau-rideau-de-covent-garden/">Inauguration du nouveau rideau du Covent Garden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SAINT-SAËNS, Samson et Dalila – Londres (RBO)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=213492</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors qu’il vient de fêter ses 40 ans il y a quelques semaines, SeokJong Baek reste encore inexplicablement peu connu ce ce côté-ci de la Manche. Après des débuts aux États-Unis dans des rôles de baryton (Gregorio, Moralès), le chanteur sud-coréen avait, en 2019, décidé de retravailler sa voix en ténor (1) : la pandémie &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/"> <span class="screen-reader-text">SAINT-SAËNS, Samson et Dalila – Londres (RBO)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/">SAINT-SAËNS, Samson et Dalila – Londres (RBO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’il vient de fêter ses 40 ans il y a quelques semaines, <strong>SeokJong Baek</strong> reste encore inexplicablement peu connu ce ce côté-ci de la Manche. Après des débuts aux États-Unis dans des rôles de baryton (Gregorio, Moralès), le chanteur sud-coréen avait, en 2019, décidé de retravailler sa voix en ténor (1) : la pandémie du COVID lui en avait donné le temps, et il avait même obtenu un troisième prix à la 59e édition du concours Francisco Viñas en janvier 2022. En mai de cette même année, à Londres, il fait ses nouveaux débuts en Samson aux côtés de la Dalila d&rsquo;Elīna Garanča, dans une nouvelle production de Richard Jones : débuts impromptus puisque, pour l’occasion, il remplaçait Nicky Spence pour toute la série. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/tosca-a-covent-garden-la-revelation-de-tommaso/">Comme Freddie de Tommaso l’année précédente et dans des conditions un peu similaires</a>, le chanteur fait sensation et reviendra régulièrement sur la scène de Covent Garden (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">la dernière fois, en Calaf</a>). On retrouve ici les grandes qualités du chanteur : une émission homogène, avec un médium puissant et bien corsé associé à un aigu vaillant, une voix qui se projette aisément par dessus l’orchestre sans jamais donner la moindre impression d’effort. Le phrasé est élégant, mais l’articulation de la langue française gagnera à être travaillée. Son Samson est plutôt raffiné, avec un soupçon de fragilité, sans la rudesse brutale de beaucoup de titulaires du rôle : le chanteur sait au contraire colorer les moments de doute ou de douleur, avec un usage bienvenu de la voix mixte et des notes piano bien timbrées, campant un personnage plus subtil qu’à l&rsquo;ordinaire. <strong>Aigul Akhmetshina</strong> est une belle Dalila, d’une grande sensualité, au timbre riche et chaleureux. La voix est homogène, puissante sur toute la tessiture même si l’on sent qu’elle n’est pas ici dans son répertoire naturel, « Mon cœur s’ouvre à ta voix » la trouve ainsi un peu courte de souffle dans le grave même si la projection reste toujours très sonore. La chanteuse impressionne également par ses aigus dardés. On regrettera toutefois un français perfectible, d’autant que le mezzo-russe a été à plusieurs reprises une Carmen d’exception sur cette même scène. Scéniquement, sa composition est particulièrement réussie, mélange de séduction et de perversion manipulatrice. Enfin, l’alchimie entre les deux partenaires est impeccable, résultat d’autant plus remarquable qu’il s’agissait là de la première représentation de la série. En Grand Prêtre de Dagon, <strong>Łukasz Goliński</strong> offre une voix puissante et une interprétation véhémente. Le baryton polonais en fait d&rsquo;ailleurs un peu trop et, la voix ainsi poussée, il chante souvent trop haut les notes aiguës, au point qu&rsquo;il n&rsquo;est pas certain que Saint-Saëns reconnaitrait sa musique. <strong>Ossian Huskinson</strong> est un Abimélech idéal, avec une voix puissante et bien timbrée, un français impeccable et un excellent jeu théâtral (la mise en scène étant exigeante de ce point de vue). Même constat avec le vieillard hébreu de <strong>William Thomas</strong> : la voix est idéalement sombre, bien projetée et le français est parfaitement compréhensible. <strong>Emmanuel Fonoti-Fuimaono</strong> (premier philistin), <strong>Siphe Kwani</strong> (second philistin) et <strong>Emyr Lloyd Jones</strong> (un messager) complètent impeccablement la distribution, avec des voix bien posées, un français soigné et de vraies présences scéniques. Ces trois artistes, ainsi qu&rsquo;Ossian Huskinson, sont membres du programme <em>Jette Parker Artists</em>. Destiné au développement de jeunes artistes en résidence, le programme s&rsquo;est révélé très efficace depuis sa création en 2001.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ROH-Samson-et-Dalila-©2026-Mihaela-Bodlovic-180-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-213515"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Mihaela Bodlovic</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Alexander Soddy</strong> offre une direction vive et élégante, contrastée et dramatique, faisant ressortir les richesses de l&rsquo;orchestration. Dépourvue de vulgarité, la <em>Bacchanale</em> du dernier acte est notamment une réussite : globalement, le chef est plutôt sur une légère réserve (qui sied davantage au style français) que dans des excès dramatiques peut-être plus racoleurs mais hors-styles. Le chef britannique est également très attentif au plateau. Au vu de la versatilité de son répertoire et de ses nombreuses réussites dans des styles très variés, on espère le voir nommer rapidement à la tête d&rsquo;une grande institution lyrique. L&rsquo;orchestre est irréprochable et semble en harmonie avec sa direction. Très sollicités par la mise en scène, les chœurs sont excellents : puissants, bien chantants et au français correct. </p>
<p>La production de <strong>Richard Jones</strong> évite toute reconstitution pseudo-réaliste, tournant ainsi le dos à la vision classique très occidentale d&rsquo;un orient sensuel et exotique. Le metteur en scène semble avoir voulu montrer une société philistine décadente, adoratrice de l&rsquo;argent (Dagon est figuré comme une sorte de Schtroumpf qui vient de remporter la mise au casino), et un fanatisme religieux également réparti entre les deux factions. Certaines modifications aux didascalies nous ont semblé peu probantes (Samson perd ses moyens à la vue du corps du vieillard hébreux fraichement assassiné et non après être passé à la tondeuse, Dalila échappe à la destruction du temple&#8230;). D&rsquo;un intense dramatisme, la scène de la tempête à la fin de l&rsquo;acte II est très réussie. Globalement, les personnages sont bien caractérisés et la direction d&rsquo;acteur est précise. Avec leurs structures stylisées froides, géométriques et minimalistes, les décors de <strong>Hyemi Shin</strong> ne sont pas exactement un régal pour l&rsquo;œil mais délimitent efficacement les lieux de l&rsquo;action. Très athlétique et exclusivement masculine (y compris pour un pas de deux), la chorégraphie de<strong> Lucy Burge</strong> est convaincante et bien exécutée, et la <em>Bacchanale</em>, qui inclut les artistes du chœurs, quoique simple, produit son effet.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ROH-Samson-et-Dalila-©2026-Mihaela-Bodlovic-277-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-213509"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© 2026 Mihaela Bodlovic</sup></figcaption></figure>


<ol>
<li>
<pre>Les cas d'artistes lyriques ayant démarré en baryton avant de « transitionner » restent rares mais pas exceptionnels. On citera, sans chercher l'exhaustivité, Renato Zanelli, Ramón Vinay, Jean de Reszke, Set Svanholm, Lauritz Melchior ou, plus près de nous, Carlo Bergonzi et bien sûr Plácido Domingo (qui aura même fait l'aller-retour). Pour ceux qui penserait que ce type de voix reste contrainte dans le suraigu, nous avons gardé pour la fin Angelo Lo Forese, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=ogWdRFrJmWM">qui chantait encore les contre-ut du « Di quella pira » à 90 ans passés</a>.</pre>
</li>
</ol><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-samson-et-dalila-londres-rbo/">SAINT-SAËNS, Samson et Dalila – Londres (RBO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Avec Les Vêpres siciliennes, Speranza Scappucci fait ses débuts comme Chef principal invité à Covent Garden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/avec-les-vepres-sicielienne-speranza-scappucci-fait-ses-debuts-comme-chef-principal-invitee-a-covent-garden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 16:30:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=198035</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est avec Les Vêpres siciliennes de Giuseppe Verdi (dans la version originale en français) que Speranza Scappucci fera ses débuts comme Chef principal invité au Royal Opera, poste auquel elle a été nommée en juin 2023. Speranza Scappucci avait précédemment fait ses débuts avec l&#8217;orchestre en 2022 en dirigeant une version concert d&#8217;Attila. Le Royal &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/avec-les-vepres-sicielienne-speranza-scappucci-fait-ses-debuts-comme-chef-principal-invitee-a-covent-garden/"> <span class="screen-reader-text">Avec Les Vêpres siciliennes, Speranza Scappucci fait ses débuts comme Chef principal invité à Covent Garden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/avec-les-vepres-sicielienne-speranza-scappucci-fait-ses-debuts-comme-chef-principal-invitee-a-covent-garden/">Avec Les Vêpres siciliennes, Speranza Scappucci fait ses débuts comme Chef principal invité à Covent Garden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est avec<em> Les Vêpres siciliennes</em> de Giuseppe Verdi (dans la version originale en français) que <strong>Speranza Scappucci</strong> fera ses débuts comme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/edito/chef-ou-cheffe/">Chef</a> principal invité au Royal Opera, poste auquel elle a été nommée en juin 2023. Speranza Scappucci avait précédemment fait ses débuts avec l&rsquo;orchestre en 2022 en dirigeant une version concert d&rsquo;<em>Attila</em>. Le Royal Opera n&rsquo;avait plus connu de Chef principal invité depuis 1997. Crée en 2013, la spectaculaire production de <strong>Stefan Herheim</strong> a été donnée en ces lieux en 2013, et notre confrère Dominique Joucken concluait « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-vepres-siciliennes-verdi-decapite/">qu&rsquo;il est probablement impossible de faire mieux</a> » : un avis que nous partageons, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-vepres-siciliennes-londres-roh-reprise-affadie/">la production offrant deux niveaux de lecture</a> : l&rsquo;une fidèle globalement à l&rsquo;intrigue, l&rsquo;autre des relations entre artistes et public bourgeois au XIXe siècle. On regrettera le désistement de Marina Rebeka (pour raison de santé) qui sera remplacée dans le rôle d&rsquo;Hélène par <strong>Joyce El-Khoury</strong> (dont on pu apprécier le français impeccable <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cherubini-medee-paris-opera-comique/">en Médée à Favart</a>) et <strong>Sara</strong> <strong>Cortolezzis</strong>, 1er prix du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/sara-cortolezzis-1er-prix-du-concours-international-des-voix-verdiennes/"><em>Concours international des voix verdiennes</em></a> de Busseto en 2022. On attend avec impatience les débuts de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">l&rsquo;excellent <strong>SeokJong Baek</strong></a> dans le rôle meurtrier d&rsquo;Henri. La distribution comprend également <strong>Ildebrando D’Arcangelo</strong> (Jean Procida) and<strong> Quinn Kelsey</strong> (Guy de Montfort).</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.rbo.org.uk/tickets-and-events/the-sicilian-vespers-stefan-herheim-dates">Informations sur les représentations (du 19 septembre au 6 octobre) ici</a>.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="The Royal Opera: The Sicilian Vespers trailer" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/cyQtiGMk2dY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/avec-les-vepres-sicielienne-speranza-scappucci-fait-ses-debuts-comme-chef-principal-invitee-a-covent-garden/">Avec Les Vêpres siciliennes, Speranza Scappucci fait ses débuts comme Chef principal invité à Covent Garden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Turandot — Londres (RBO)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=185673</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de sa dernière reprise en 2017, nous avions pu écrire que la la production de Turandot d&#8217;Andrei Șerban, étrennée en 1984, n&#8217;avait pas pris une ride (voir ici et ici). Plus de 40 ans après sa création, nous ne pouvons que confirmer cette impression : la vision noire et pessimiste du metteur en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Turandot — Londres (RBO)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">PUCCINI, Turandot — Londres (RBO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="691" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Turandot-17-03-25-RBO-5616-1024x691.jpg" alt="" class="wp-image-185701"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Tristram Kenton</sup></figcaption></figure>


<p>A l&rsquo;occasion de sa dernière reprise en 2017, nous avions pu écrire que la la production de <em>Turandot</em> d&rsquo;<strong>Andrei Șerban</strong>, étrennée en 1984, n&rsquo;avait pas pris une ride (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-londres-roh-lendemain-qui-chante/">ici</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-londres-roh-trente-trois-ans-mais-pas-une-ride/">ici</a>). Plus de 40 ans après sa création, nous ne pouvons que confirmer cette impression : la vision noire et pessimiste du metteur en scène roumain, remontée avec fidélité, &nbsp;reste l&rsquo;une des plus remarquables productions de l&rsquo;ultime chef-d&rsquo;œuvre de Giacomo Puccini, fourmillant d&rsquo;images sombres : le Prince de Perse, enfant, est exécuté sans pitié ; Liu subit les tortures des trois ministres avant même d&rsquo;être confiée au bourreau ; Calaf reste indifférent envers la jeune fille et même envers Timur, son propre père aveugle, celui-ci tirant le corbillard de Liu au finale, tandis que les nouveaux amants s&rsquo;étreignent sur un chœur enjoué&#8230; Le metteur en scène assume une ambiance chinoise spectaculaire et colorée, sans caricature et culturellement respectueuse. Nous ne pouvons que souhaiter de belles années à cette production, d&rsquo;autant plus que, comme le dit l&rsquo;adage, c&rsquo;est dans les vieux pots qu&rsquo;on fait les meilleurs soupes !</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="664" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Turandot-17-03-25-RBO-5973-1024x664.jpg" alt="" class="wp-image-185706"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Tristram Kenton</sup></figcaption></figure>


<p>Le cru de cette reprise est particulièrement convaincant.&nbsp;<strong>Sondra Radvanovsky</strong> campe une princesse névrosée avec une insolence vocale confondante, assumant crânement les aigus terrifiants du rôle avec une puissance surhumaine. Mais on ne saurait réduire sa caractérisation à un simple étalage de décibels : le soprano canadien offre surtout un chant d&rsquo;une subtilité certaine, colorant avec intelligence dès son air d’entrée, appuyant chaque mot, et modulant avec finesse la puissance de sa voix, avant de monter en puissance dans une sorte d&rsquo;exaltation qui n&rsquo;arrive plus à se contenir. En dépit d&rsquo;un timbre qui n&rsquo;est pas immédiatement séduisant, la chanteuse sait communiquer la chaleur qui l&rsquo;anime et rend ainsi davantage crédible le retournement amoureux final (précisons que l&rsquo;ouvrage est donné ici dans version traditionnelle, avec le finale écourté de Franco Alfano). Au global, Sandra Radvanovsky offre une incarnation particulièrement aboutie, l’une des plus captivantes toutes époques confondues. Encore peu connu en Europe continentale, <strong>SeokJong Baek</strong> a fait ses débuts à Londres en 2022 en Samson et il y chante depuis régulièrement (<em>Cavalleria rusticana</em>, <em>Tosca</em>, <em>Aida</em>). En Calaf, le jeune ténor sud-coréen&nbsp;offre des qualités similaires à celles de sa partenaire. Si le timbre est un brin banal, il est bien apparié avec celui de sa partenaire. L&rsquo;émission est confondante de facilité, rivalisant presque avec celle de sa consœur. Le médium est solide et le grave assuré (signalons que, comme d’autres ténors avant lui, Baek a fait sa transition de baryton à ténor). En dépit d’une voix plutôt centrale, l’aigu n&rsquo;est qu&rsquo;une formalité : le chanteur opte d&rsquo;ailleurs pour <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-fous-chantants-9-le-plus-fou-de-tous/">l’extrapolation favorite du regretté Franco Bonisolli</a>, offrant, à la fin de la scène des énigmes, quatre contre-ut là où Puccini n’en demandait qu’un seul, et encore, optionnel. Le souffle est impressionnant, avec un si naturel interminable à la fin de son « Nessun dorma » (le chef refusant d’interrompre la musique en dépit du tonnerre d’applaudissements). Liù est incarnée par la jeune <strong>Anna Princeva</strong>, qui fit ses débuts <em>in loco</em> en 2021 en Mimi. Le soprano russe offre une voix corsée, aux couleurs sombres, bien projetée, au souffle inépuisable dans les piani les plus délicats (là encore, le chef refusera de laisser les applaudissements s’épanouir à la fin de son premier air). <strong>Adam Palka</strong> est un Timur émouvant, belle voix de basse homogène sur toute la tessiture. Le trio des ministres, théâtralement très sollicité (danses, pirouettes, prouesses équilibristes&#8230;) est amplement satisfaisant. Si les ténors<strong> Aled Hall</strong> (Pang) et <strong>Michael Gibson </strong>(Pong) exploitent plutôt le côté comique de leurs rôles, le Ping de <strong>Hansung Yoo</strong> est d&rsquo;une sobre dignité. Le baryton coréen fait forte impression par sa voix puissante et l’élégance de son chant au legato impeccable. On découvre avec surprise qu&rsquo;il se produit depuis plus de vingt ans, essentiellement dans des troupes allemandes, quand ses qualités devraient le destiner aux grands rôles et aux grandes salles… <strong>Paul Hopwood</strong> est un Empereur Altoum impeccable. Son parcours atypique vaut qu’on s’y arrête : professeur d’anglais à Eton, il laisse tout tomber en 2001 pour suivre les cours de Guildhall School of Music &amp; Drama. Il débute dans les chœurs de Glyndebourne, et devient… doublure. Non sans humour, sa biographie précise qu’il a réussira à couvrir 365 représentations sans jamais monter sur scène pour faire un remplacement ! Amis chanteurs : ne perdez donc jamais espoir. Le ténor britannique faisait des débuts au Royal Opera à l&rsquo;occasion de cette série de <em>Turandot</em>. Enfin, <strong>Ossian Huskinson</strong> campe un mandarin imposant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="692" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Turandot-17-03-25-RBO-8590-1024x692.jpg" alt="" class="wp-image-185710"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Tristram Kenton</sub></figcaption></figure>


<p>Passé par le programme d&rsquo;éducation artistique vénézuélien <em>El Sistema</em>,<strong> Rafael Payare</strong> intègre l&rsquo;Orchestre symphonique Simón Bolívar en tant que cor principal. Poursuivant parallèlement une formation dans la direction musicale, il gagne le premier prix au Concours Nicolai Malko pour jeunes chefs d&rsquo;orchestre en mai 2012. Il est nommé chef principal de l&rsquo;Orchestre d&rsquo;Ulster en 2014, &nbsp;devient directeur musical de l&rsquo;Orchestre symphonique de San Diego en 2019 et celui de l&rsquo;Orchestre symphonique de Montréal. Malgré ses impressionnants états de service, essentiellement dans le domaine symphonique (avec quelques rares incursions lyriques), sa direction laisse ce soir perplexe (mais il est de toute façon quasiment impossible de rater orchestralement <em>Turandot</em>) : le chef ne bat pas la mesure, ne donne pas souvent les départs (d&rsquo;où quelques décalages) et fait virevolter sensuellement ses bras en suivant ou précédant les envolées musicales. Les couleurs orchestrales restent assez classiques, à l&rsquo;exception de certains passages un peu glauques, dont l&rsquo;ambiance est particulièrement bien rendue. Visuellement impressionnant (en particulier grâce à une massive chevelure bouclée à faire pâlir Gustavo Dudamel), il est salué par une ovation enthousiaste du public, visiblement séduit.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-londres-rbo/">PUCCINI, Turandot — Londres (RBO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jan 2024 08:22:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=153853</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée en 2001, la production de Nabucco signée Elijah Moshinsky avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les cinémas en janvier 2017 avec la même soprano et la même basse. La présence de Placido Domingo dans le rôle-titre qui lui avait valu quatre ans plus tôt un triomphe à Londres où il avait déjà Ludmilla &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/">VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2001, la production de Nabucco signée <strong>Elijah Moshinsky</strong> avait déjà fait l’objet d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-infatigable-dans-nabucco-a-new-york/">une diffusion</a> dans les cinémas en janvier 2017 avec la même soprano et la même basse. La présence de Placido Domingo dans le rôle-titre qui lui avait valu quatre ans plus tôt un triomphe à Londres où il avait déjà Ludmilla Monastyrska comme partenaire, constituait l’intérêt majeur de cette retransmission. Cette fois, on peut se demander ce qui justifie ce choix puisqu’il ne s’agit pas d’une nouvelle production et qu’il n’y a parmi les personnages principaux aucune prise de rôle susceptible d’attirer les foules. Le Met nous propose donc une soirée de routine qui distille un sentiment de déjà vu et surtout de déjà entendu, après les magnifiques découvertes qu’il nous a offertes à l’automne dernier. Mais au Met, même la routine n’est pas dénuée d’intérêt. Si aucun des rôles de premier plan ne réserve de véritable surprise, c’est parmi les personnages secondaires que nous aurons découvert une révélation prometteuse.</p>
<p>L’intrigue est située dans l’antiquité, les costumes d’<strong>Andreane Neofitou </strong>n’évoquent aucune époque précise, les choristes sont vêtus de couleurs claires, tuniques et pantalons larges pour les hommes, robes modestes pour les femmes, certaines portent bizarrement une charlotte sur la tête. Abigaille arbore des tenues bien plus seyantes qu’en 2017. En revanche on se demande pourquoi lorsqu’elle s’installe sur le trône elle tient dans ses mains les attributs dévolus aux pharaons d’Egypte. Placés sur une tournette, les décors de John Napier représentent d’un côté le temple de Jérusalem figuré par d’énormes blocs de granit de couleur claire, de l’autre le palais de Nabucco constitué d’un grand escalier surmonté d’une statue dorée représentant une idole païenne. La direction d’acteurs, minimaliste, se contente de propoposer aux protagonistes des gestes convenus.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="606" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nabucco.-Marty-Sohl.-Met-Opera-.2-1024x606.jpg" alt="" class="wp-image-153854"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Nabucco, © Marty Sohl / Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>Familier du rôle de Nabucco qu’il a déjà chanté à Orange et Vérone notamment, <strong>George Gagnidze</strong> propose une vision monolithique du roi de Babylone. Les moyens semblent importants, la ligne vocale soignée, le legato impeccable mais l’interprète demeure placide et ses accès de colère n’impressionnent pas. Seules ses interventions au dernier tableau où il clame son repentir et son amour paternel distillent une émotion palpable. En 2013 à Londres, <strong>Liudmyla Monastyrska</strong> avait fait sensation en incarnant une flamboyante Abigaille qui semblait se jouer des difficultés d’une partition réputée périlleuse. Au Met, en 2017, les moyens étaient toujours là mais la soprano ukrainienne avait paru gênée aux extrémités de la tessiture. Cette fois, si elle parvient encore à rendre justice à la partition en dépit de quelques vocalises savonnées, l’effort est palpable dans le suraigu et le grave est exagérément poitriné. Reste un beau legato dans son grand air du deuxième acte « Anch&rsquo;io dischiuso » et une incarnation toujours convaincante comme en témoignent les gros plans d’<strong>Habib Azar</strong>. <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> incarne un Zaccaria imposant et solennel. Le timbre est profond et le legato souverain dans son air « Vieni o levita ». Il affronte crânement les difficultés de sa grande scène du premier acte « Sperate o figli » mais se trouve à cours de grave dans « O chi piange ». Soulignons, les interventions pleinement convaincantes de <strong>Scott Scully</strong> en Abdallo, ainsi que de <strong>Brittany Olivia Logan</strong> et <strong>Le Blu</strong>, respectivement Anna et Le Grand prêtre de Baal, tous deux membres du <em>Lindemann Young Artist Development Program</em> et gardons pour la fin, les prestations captivantes de <strong>Seokiong Baek</strong> et <strong>Maria Barakova.</strong> Le ténor sud-coréen effectuait des débuts remarqués sur la scène du Met. Le timbre est clair, la projection apparemment idéale et le style adéquat. Son interprétation tout à fait émouvante d’Ismaël lui a valu de chaleureux applaudissements au rideau final. Dotée d’un physique de jeune première, la mezzo-soprano russe a constitué la révélation de la soirée. Son indéniable présence, la beauté de son timbre délicatement fruité et la justesse de son incarnation ont été saluées par une ovation méritée de la part du public.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre du Met en grande forme, <strong>Daniele Callegari</strong> a proposé une direction magistrale, à la fois précise et énergique. Le chef italien se plait à accélérer le tempo dans les scènes de foule afin de produire un effet spectaculaire et à ralentir dans les airs où les personnages s’épanche pour mieux souligner leurs émotions.</p>
<p>Le samedi 27 janvier prochain le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, une nouvelle production de <em>Carmen</em> signée Carrie Cracknell avec Aigul Akhmetshina et Piotr Beczala.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-new-york-streaming/">VERDI, Nabucco &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cavalleria rusticana&#124;I pagliacci — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cavalleria-rusticana-i-pagliacci-londres-roh-contre-vents-et-marees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 06:30:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/contre-vents-et-mares/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les annulations sont le casse-tête des théâtres. Cette nouvelle série de Cavalleria rusticana / Pagliacci en aura particulièrement fait les frais. Initialement prévue en Turiddu (Cavalleria rusticana) et en Canio (Pagliacci), Jonas Kaufmann annonce d&#8217;abord l&#8217;annulation de sa participation au second opéra (remplacé par SeokJong Baek) puis, quelques semaines plus tard, au premier également (remplacé par Fabio Sartori).  &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cavalleria-rusticana-i-pagliacci-londres-roh-contre-vents-et-marees/"> <span class="screen-reader-text">Cavalleria rusticana&#124;I pagliacci — Londres (ROH)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cavalleria-rusticana-i-pagliacci-londres-roh-contre-vents-et-marees/">Cavalleria rusticana|I pagliacci — Londres (ROH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les annulations sont le casse-tête des théâtres. Cette nouvelle série de <em>Cavalleria rusticana</em> / <em>Pagliacci</em> en aura particulièrement fait les frais. Initialement prévue en Turiddu (<em>Cavalleria rusticana</em>) et en Canio (<em>Pagliacci</em>), Jonas Kaufmann annonce d&rsquo;abord l&rsquo;annulation de sa participation au second opéra (remplacé par SeokJong Baek) puis, quelques semaines plus tard, au premier également (remplacé par Fabio Sartori).  En Santuzza (<em>Cavalleria rusticana</em>) Anita Rachvelishvili est remplacée par Aleksandra Kurzak (elle-même remplacée par Jessica Pratt en Rosina du <em>Barbiere di Seviglia</em> à Naples). Ermonela Jaho renonce à Nedda (<em>Pagliacci</em>) et elle aussi remplacée par Aleksandra Kurzak. Toutefois, Fabio Sartori, insuffisamment rétabli de son COVID laisse la place finalement la place à Roberto Alagna pour 3 représentations, puis à Marco Berti. Enfin, testée positive au COVID, Aigul Akhmetshina (Lola dans <em>Cavalleria rusticana</em>) est remplacée pour deux représentations par Martina Belli. En dépit de ces rebondissements improbables, la représentation à laquelle nous avons assisté s&rsquo;est révélée en tous points remarquable. Le Royal Opera pourrait faire sienne la devise de Sarah Berhnardt :  « Quand même ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="255" src="/sites/default/files/styles/large/public/cavalleria_rusticana_the_royal_opera_c_2022_roh_ph_by_tristram_kenton.jpg?itok=1vAEi-IT" title="© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton" width="468" /><br />
	© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton</p>
<p>Créée en 2015 (et reprises de nombreuses fois <em>in loco</em>, ainsi notamment qu&rsquo;à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cavalleria-rusticana-pagliacci-bruxelles-la-monnaie-triple-meutre-a-bruxelles">Bruxelles </a>en 2018), la production de<strong> </strong><strong>Damiano Michieletto</strong> est une réussite, liant les deux œuvres de manière un peu artificielle mais très efficace dans une unité de lieu et de temps : les deux actions se situent ici la même journée dans un même village. Le drame de <em>Cavalleria rusticana</em> se tient le matin de Pâques, conformément au livret. Il s&rsquo;ouvre avec l&rsquo;image du cadavre de Turiddu sur lequel pleure sa mère, Mamma Lucia. Au centre d&rsquo;un plateau tournant, figure une boulangerie dont on verra l&rsquo;intérieur ou l&rsquo;extérieur au fil des scènes. Aux personnages traditionnels s&rsquo;ajoutent quelques apparitions muettes : un boulanger qui prépare les pains de Pâques et deux colleurs d&rsquo;affiches (un homme mûr et une jeune femme) annonçant le spectacle du soir : <em>Pagliacci. </em>Le jeune boulanger est séduit par la jeune femme : on comprendra plus tard qu&rsquo;il s&rsquo;agit des personnages de <em>Pagliacci,</em> Silvio et Nedda, flanquée de Tonio. L&rsquo;action est transposée dans l&rsquo;Italie des années 80-90 et fourmille de petits détails réalistes, souvent charmants, qui donnent vie à cette petite communauté, et qui accompagnent le long démarrage de l&rsquo;action. Alfio débarque sur scène dans une voiture d&rsquo;époque dont le coffre est rempli de présents pour les villageois (le boulanger récupèrera un foulard orangé).  Les chœurs participent ensuite à une procession (suivant le livret, il chante la résurrection dans l&rsquo;église) :  dans une hallucination, Santuzza voit la statue de la Vierge s&rsquo;animer et lui tendre un doigt accusateur (ce qui est un peu absurde religieusement parlant). Puis Santuzza et Turridu se déchirent à l&rsquo;intérieur de la boulangerie désertée, tandis que Lola les provoquent devant la devanture. Pendant l&rsquo;intermezzo, Silvio flirte avec Nedda et lui offre le foulard. Après le duel (au pistolet), les villageois ramènent le corps de Turiddu à sa mère, reconstituant ainsi la scène initiale. Pour l&rsquo;ouvrage suivant, le plateau tournant représente une salle des fêtes : la salle elle-même, l&rsquo;accès extérieur, une loge. Tonio chante le prologue depuis celle-ci. Les enfants et leurs parents préparent un spectacle. Les différentes scènes se suivent dans ce huis clos. Quand Canio découvre son malheur, on comprend qu&rsquo;il force aussi sur la bouteille. Pendant l&rsquo;intermezzo nous retrouvons les personnages de la première partie : Santuzza se confesse à l&rsquo;extérieur de la salle des fêtes. A cette vue, Mamma Lucia comprend que la jeune femme porte l&rsquo;enfant de son fils mort et les deux femmes s&rsquo;étreignent dans les larmes et la joie. Alors que le spectacle final a commencé à l&rsquo;intérieur, Canio le vit à de l&rsquo;autre côté du mur, dans une hallucination, avant de rentrer lui-même sur sur scène et de tuer Nedda et Silvio. On pourra bien sûr exprimer certaines réserves sur la transposition : dans les années 90, les villageois auraient probablement préféré une soirée TV Berlusconi à un spectacle clowns, les filles-mères convaincues d&rsquo;être maudites commençaient sans doute à se faire rares, et, de tout temps, il est peu probable qu&rsquo;un spectacle se tienne le jour de Pâques, surtout après un duel mortel. il n&rsquo;en reste pas moins que le spectacle est parfaitement huilé, cohérent, passionnant. Nombre de scènes sont mêmes carrément bouleversantes. Cette mise en scène impose toutefois une lourde contrainte en termes de distribution : le ténor interprétant Turridu mourant dans <em>Cavalleria rusticana</em>, il est incongru de le voir revivre en Canio dans <em>Pagliacci </em>pour tuer sa veuve de la première partie, poussé au crime par l&rsquo;interprète d&rsquo;Alfio. Pour être totalement crédible, l&rsquo;unité de lieu et de temps impose que Tirridu, Santuzza et Alfio d&rsquo;une part, Canio, Nedda et Tonio d&rsquo;autre part, soient interprétés par des artistes différents. Ce ne fut pas toujours le cas dans les éditions précédentes, et la version actuelle ne répond pas complètement à cette attente puisqu&rsquo;Aleksandra Kurzak et Dimitri Platanias apparaissent dans les deux ouvrages.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="336" src="/sites/default/files/styles/large/public/seokjong_baek_turiddu_aleksandra_kurzak_santuzza_-_cavalleria_the_royal_opera_c_2022_roh_ph_by_tristram_kenton.jpg?itok=3AxbNjYy" title="© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton" width="468" /><br />
	© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton</p>
<p>On a l&rsquo;habitude de voir le rôle de Santuzza distribuée à des voix plutôt lourdes (sopranos dramatiques, voire mezzos). Néanmoins, le rôle fut créé par Gemma Bellincioni qui, avant de faire carrière dans le vérisme grâce à ses talents dramatiques, chantait également <em>La Traviata</em>. La typologie vocale d&rsquo;<strong>Aleksandra Kurzak</strong> la rapproche sans doute de l&rsquo;interprète de la création. Ici, la fraîcheur du timbre, la souplesse de la voix nous semblent mieux adaptée à la jeunesse de Santuzza que celles des nombreuses matrones qui se sont souvent succédé dans le rôle. Cette relative légèreté vocale ne nuit aucunement à l&rsquo;interprétation dramatique d&rsquo;un vérisme assumé quand il le faut (on reste scotché par une terrifiante malédiction à la fin du duo avec Turridu). Le personnage est complexe, d&rsquo;une triste humanité, avec des accents déchirants dans les scènes les plus dramatiques : une réussite totale. Le public londonien a découvert <strong>SeokJong Baek</strong> il y a à peine deux mois lorsqu&rsquo;il a remplacé Nicky Spence dans<em> Samson et Dalila </em>(décidémment). Le jeune ténor offre une voix bien projetée, au timbre clair mais pas très caractérisé, à mi-chemin entre le ténor lyrique et le ténor dramatique. L&rsquo;aigu est puissant, plus naturel que celui d&rsquo;un spinto. Le jeu dramatique est excellent. Il sera intéressant de suivre l&rsquo;évolution de ce chanteur qui aborde plutôt précocement des ouvrages réputés lourds. <strong>Dimitri Platanias</strong> est un Alfio plus massif dramatiquement que vocalement, un peu en retrait en matière de projection. Dans le court rôle de Lola, <strong>Martina Belli </strong>est impeccable. A 81 ans passés (?), <strong>Elena Zilio </strong>est une Mamma Lucia d&rsquo;une stupéfiante fraîcheur vocale. Particulièrement sollicitée par la mise en scène, elle campe une <em>Mater dolorosa </em>absolument bouleversante à faire pleurer les pierres (y compris dans son rôle muet durant l&rsquo;intermezzo de <em>Pagliacci</em>). </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="348" src="/sites/default/files/styles/large/public/elena_zilio_mamma_elena_seokjong_baek_turiddu_cavalleria_the_royal_opera_c_2022_roh_ph_by_tristram_kenton.jpg?itok=jrdIg6kb" title="© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton" width="468" /><br />
	© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton</p>
<p><strong>Marco Berti</strong> frappe par son efficacité dramatique. Son Canio est d&rsquo;une violence froide, contenue, palbable mais sans aucun histrionisme. La projection est phénoménale et nous rappelle combien les authentiques <em>spinto </em>sont désormais rares sur les scènes modernes. Si, par le passé, on avait pu regretter des attaques pas toujours très justes, l&rsquo;émission est ici parfaitement contrôlée. On pourra certes regretter une relative absence de nuances, mais ce Canio d&rsquo;un bloc, tant vocalement que dramatiquement, est tout de même très efficace. En Nedda, on retrouve <strong>Aleksandra Kurzak </strong>avec les mêmes qualités vocales, mais dans une composition très différente et parfaitement caractérisée jouant à la foi sur le jeu théâtral et sur les variations de couleurs de la voix. La jeune femme soumise de la première partie se mue ainsi en un personnage à la Carmen, épris de liberté au risque de la mort. <strong>Dimitri Platanias</strong> réussit particulièrement son prologue qu&rsquo;il couronne d&rsquo;un suraigu décoiffant. Moyennement chantée, la grande scène avec Sivio peut parfois faire figure de tunnel, mais <strong>Mattia Olivieri</strong> y est absolument phénoménal de beau chant et d&rsquo;émotion, campant un amoureux un peu godiche : une composition d&rsquo;une puissante humanité. En Beppe, le jeune <strong>Egor Zhuravskii</strong>, du  Jette Parker Young Artists Programme, peine encore à convaincre, avec une émission un peu engorgée et une faible projection.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="401" src="/sites/default/files/styles/large/public/aleksandra_kurzak_nedda_pagliacci_the_royal_opera_c_2022_roh_ph_by_tristram_kenton.jpg?itok=6MiDhlEr" title="© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton" width="468" /><br />
	© 2022 ROH Ph by Tristram Kenton</p>
<p>Dans les deux ouvrages, le chœur se révèle absolument splendide. Côté fosse, on retrouve les problèmes récurrents côté vents, mais les cordes sont désormais somptueuses. <strong>Antonio Pappano</strong> a mûri sa direction. Le chef britannique est toujours aussi attentif au plateau, la tension dramatique est encore plus exacerbée qu&rsquo;en 2015, avec davantage de poésie dans les deux intermezzos (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs dans l&rsquo;attaque de celui de <em>Pagliacci </em>que les cordes se révèlent exceptionnelles). Au final, une réussite inattendue compte tenu des circonstances pour laquelle on ne peut que saluer l&rsquo;incroyable professionalisme de tous ces artistes : c&rsquo;est ça aussi le miracle de l&rsquo;opéra.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cavalleria-rusticana-i-pagliacci-londres-roh-contre-vents-et-marees/">Cavalleria rusticana|I pagliacci — Londres (ROH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
