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	<title>José CARRERAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>José CARRERAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>José et Katia, duos d&#8217;amour dans l&#8217;opéra (Robert Rourret)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jose-et-katia-duos-damour-dans-lopera-robert-rourret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’ouvrage d’un amateur. Au beau sens du terme. L’ouvrage de celui qui aime passionnément. Comme le concède Robert Rourret, l&#8217;auteur, cet ouvrage « s’adresse à un univers de passionnés, d’inconditionnels, de puristes, voire de fanatiques, qui ont tout vu, tout entendu, capables d’en venir aux mains pour une note ou un chanteur, prêts à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’ouvrage d’un amateur.<br />
Au beau sens du terme. L’ouvrage de celui qui aime passionnément. Comme le concède Robert Rourret, l&rsquo;auteur, cet ouvrage « s’adresse à un univers de passionnés, d’inconditionnels, de puristes, voire de fanatiques, qui ont tout vu, tout entendu, capables d’en venir aux mains pour une note ou un chanteur, prêts à faire des centaines de kilomètres pour entendre une œuvre, prêts à remuer ciel et terre pour dénicher un enregistrement rare ». Un auto-portrait sans doute, et c’est très bien ainsi.<br />
L’opéra donc, et deux de ses éminents représentants des années 1970 et 1980 : <strong>José Carréras</strong> et <strong>Katia Ricciarelli</strong> qui ont formé un couple glamour et chanté de magnifiques duos d’amour. Des duos/couples comme le public les a toujours adorés : Callas et di Stefano, Tebaldi et del Monaco, Sutherland et Pavarotti, Gheorghiu et Alagna, Netrebko et Yvazov. Et, donc, pendant une douzaine d’années (de 1972 à 1985), il y eut le couple Ricciarelli et Carreras.<br />
Après une description rapide de l’enfance de chacun des deux chanteurs, l’ouvrage couvre la partie de la carrière de Carreras et Ricciarelli qui débute à Parme en janvier 1972, date de leur coup de foudre jusqu’au milieu des années 1980. Robert Rourret a épluché l’autobiographie de Carreras <em>Cantor con el alma</em>, traduite en anglais, pas en français malheureusement (1989) et le <em>Da donna a donna </em>de Ricciarelli (2015). Mais il a aussi répertorié un nombre considérable de critiques des spectacles où tous deux sont apparus, ensemble ou séparément. Ainsi de larges extraits sont cités de <em>L’avant-scène</em>, <em>Opéra international</em>, <em>Opéra</em>, <em>Lyrica</em>, où l’on retrouve de délicieuses ou redoutables critiques d’André Tubeuf ou Sergio Segalini, entre autres.<br />
Katia dira et écrira qu’avec José Carreras, elle a vécu des « années de passion extraordinaire. (…) C’était José Carreras avec qui j’allais partager l’expérience sentimentale la plus profonde de mon existence. (…) ce fut tout de suite le grand amour et une passion irrésistible, (…) nous n’arrivions pas à comprendre où finissait la fiction scénique et où commençait la réalité ». Pour préserver la clandestinité de leur histoire, ils devaient brouiller les pistes. Ce furent aussi des années de jalousie folle et incontrôlable. Carreras était très courtisé et Ricciarelli reconnaît avoir été très possessive, exclusive et donc jalouse. Elle finira par épouser, en 1986, le jour de ses 40 ans, Pippo Baudo, animateur à la télé italienne. En 1985, elle avait mis fin à sa liaison avec Carreras, lassée par son incapacité à faire un choix de vie clair. Mais ce mariage ne satisfera pas ses attentes et elle finira par se séparer puis par divorcer.<br />
Robert Rourret prend bien soin de conserver un regard critique sur la carrière des deux et revient notamment longuement sur les mauvais choix de rôles qui contribueront au rapide déclin de leurs capacités vocales et au final de leurs carrières : « Tous deux ont chanté très longtemps. Ce que j’ai pu entendre de leurs prestations n’incite guère à en écouter davantage. On ne peut qu’éprouver une certaine gêne devant les exhibitions d’artistes en fin de carrière que l’on a connu à leur sommet ».<br />
L’ouvrage relate nombre d’anecdotes concernant les deux chanteurs, comme cette cabale à La Scala (3 avril 1973) pour les débuts de Katia Ricciarelli (<em>Suor Angelica</em>), jusqu’à la catastrophique représentation de <em>Luisa Miller</em> le 2 mai 1989, où sa voix lui joue déjà de bien mauvais tours. Ce soir-là, rien ne lui sera pardonné (rideau de fer descendu au premier acte), elle refusera de saluer au deuxième, « elle payait les erreurs d’une carrière inconsidérée ». Trente-cinq ans plus tard, Katia Ricciarelli considèrera qu’il s’était agi d’une cabale dirigée contre son mari.<br />
Mais sans le témoignage de Katia Ricciarelli, nous ne saurions quasiment rien de leur histoire. Dans son autobiographie de 1989 Carreras est beaucoup moins prolixe que Ricciarelli. Il se limite à des banalités, évitant toutes les questions plus sensibles. Dans cette autobiographie, il se présente comme un personnage sans faille, bon fils, bon père de famille, mais ne donne pas de détails sur sa femme ou sa famille. Il cite deux ou trois fois Ricciarelli sans le moindre commentaire. Il préférera parler d’Agnes Baltsa, sa « partenaire préférée ». Quant à Mercedes, son épouse de 1971 à 1991, il l’évoque à peine.<br />
On notera aussi des détails intéressants sur leurs premières rencontres avec Herbert von Karajan où il apparaît que le maestro autrichien les a poussés à endosser des rôles trop lourds pour leurs voix : Aïda ou Tosca (« Il y a 40 ans que j’attendais une Tosca pareille », dixit Karajan) pour Katia ou Radames (« il aurait fallu être fort pour résister à Karajan », dixit Carreras), pour José. On imagine volontiers qu’ils n’ont pas su dire non à celui qui était leur idole.<br />
Un ouvrage attachant donc, remarquablement documenté, que ce soit des critiques de représentations ou d’enregistrement sur deux chanteurs dont les trajectoires fulgurantes ont coïncidé avec la vie de jeune adulte de l’auteur.<br />
Robert Rourret publie à compte d’auteur ce <em>José et Katia, Duos d’amour à l’opéra</em>. Il nous autorise à indiquer l’adresse ( robertrourret@aol.com ) où se procurer cet ouvrage.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Puccini &#8211; The Warner Classics Edition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/puccini-the-warner-classics-edition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Momal]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 16:54:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion du centenaire de la mort de Giacomo Puccini, Warner Classics publie, à une distance judicieuse des fêtes de fin d’année, un coffret réunissant la majeure partie de son œuvre vocale. Avec des distributions rassemblant les grands pucciniens du XXe siècle, cette réédition offre un beau panorama du paysage puccinien du siècle dernier. Seul &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion du centenaire de la mort de Giacomo Puccini, Warner Classics publie, à une distance judicieuse des fêtes de fin d’année, un coffret réunissant la majeure partie de son œuvre vocale. Avec des distributions rassemblant les grands pucciniens du XXe siècle, cette réédition offre un beau panorama du paysage puccinien du siècle dernier.</p>
<p>Seul bémol de cette édition : l’absence d’intégrale de <em>Le Villi </em>et d’<em>Edgar</em>, premiers opéras du maître de Lucques qui ne figurent pas au catalogue Warner Classics, et dont il faut se contenter d’extraits, certes forts réussis, enregistrés par<strong> Roberto Alagna</strong> en 1996. Pour le reste, tous les opéras de Puccini sont là, certains dans des versions superlatives, d’autres dans des enregistrements plus anecdotiques. <em>La Bohème</em> de 1987 sous la baguette de <strong>James Conlon</strong> manque ainsi significativement d’<em>italianità</em>, chose assez regrettable dans un opéra si connu et rebattu, mais elle vaut tout de même pour le Rodolfo charismatique de <strong>José Carreras</strong>. De même, avouons ne pas être pleinement séduit par la Ciò-Ciò-San de Renata Scotto, émouvante, mais sans les splendeurs plastiques d’autres titulaires du rôle. À ses côtés en revanche, le Pinkerton solaire et fougueux &nbsp;de <strong>Carlo Bergonzi</strong> et le Sharpless tout en rondeur de <strong>Rolando Panerai</strong> donnent un éclat irrésistible à ces rôles plus secondaires.</p>
<p>Dans l’excellent, notons le couple explosif formé par <strong>Montserrat Caballé</strong> et <strong>Plácido Domingo</strong>, emportant tout sur leur passage dans <em>Manon Lescaut</em>, et celui, au charme plus discret, d’<strong>Angela Gheorghiu</strong> et Robert Alagna dans <em>La rondine</em>, elle déroulant des legati dans lesquels son timbre moiré se reflète avec élégance, lui brillant par une projection franche et claire conférant une fougue juvénile à son Ruggero. Parmi le meilleur de ce coffret également, la <em>Turandot</em> de 1977 dirigée par <strong>Alain Lombard</strong>, dans laquelle le Calaf lumineux de José Carreras affronte la Turandot glacée de Montserrat Caballé. Surtout, on y retrouve avec délice la Liù idéale de <strong>Mirella Freni</strong>, au timbre rond, chaud, velouté qui semble créé spécialement pour les délicates volutes vocales de la mort de la petite esclave.</p>
<p>Mais le protagoniste le plus saillant de cette intégrale, de manière peut-être quelque peu inattendue, c’est <strong>Tito Gobbi</strong>, qui y apparaît en Scarpia, Michele d’<em>Il Tabarro</em> et <em>Gianni Schicchi</em>. Dans Scarpia, rôle iconique, il affronte évidemment la Tosca de <strong>Callas</strong>, tous deux incandescents, d’une violence théâtrale viscérale, mythiques. On retrouve l’art du mot incisif de Gobbi, sa capacité fascinante à créer un personnage entier en quelques inflexions de voix, dans les deux ouvrages du <em>Trittico</em> qu’il interprète. Son Michele d’<em>Il Tabarro</em> est terrifiant, troublant dans son monologue grinçant précédent le meurtre de Luigi. Quant à son Gianni Schicchi, entouré d’un excellent groupe de chanteurs de caractère en parents avides, il brille par son humour, tirant là aussi parti d’une diction toujours au service du théâtre, dont la scène du faux testament est l’apogée.</p>
<p>Quelques récitals en solo viennent compléter ces intégrales d’opéra. Montserrat Caballé, dans un enregistrement de 1970, y interprète notamment un « Donde lieta uscite » absolument enchanteur, étirant des crescendi et decrescendi sans aucune limite apparente. Quant à Maria Callas, son récital de 1954 brille par son art théâtral, chaque personnage prenant corps en un ou deux airs. Son « Sola, perduta, abandonatta » (<em>Manon Lescaut</em>) est frémissant de sensualité et d’émotion, un condensé de tout son art en quelques minutes.</p>
<p>Large panorama puccinien alternant indispensables de la discographie et enregistrements moins connus, parfois à tort, ce coffret remplit donc tout à fait ses promesses, et peut tout aussi bien compléter une discothèque déjà bien fournie que servir de première pierre à un néophyte.</p>
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		<title>Encyclopédie subjective du ténor</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/encyclopedie-subjective-du-tenor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 04:09:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce dossier, nos lecteurs retrouveront, au compte goutte, des portraits de grands ténors. Les géants, évidemment, mais aussi les discrets, les timides, les baryténors, les ténors sans contre-ut, les ténors à poils ras. Bref, tout ce que la lyricosphère a compté d&#8217;intéressant en la matière. A Agustarello Affre (1858-1931), le Tamagno français par Laurent &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce dossier, nos lecteurs retrouveront, au compte goutte, des portraits de grands ténors. Les géants, évidemment, mais aussi les discrets, les timides, les baryténors, les ténors sans contre-ut, les ténors à poils ras. Bref, tout ce que la lyricosphère a compté d&rsquo;intéressant en la matière.</p>
<p><strong>A</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/agustarello-affre-1858-1931-le-tamagno-francais"><strong>Agustarello Affre</strong> (1858-1931), le Tamagno français</a> par Laurent Bury</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5997&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Francisco Araiza</strong> (1950), rossinien, vous êtes sûr ?</a> par Christophe Rizoud</li>
</ul>
<p><strong>B</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3359&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Piotr Beczala</strong> (1966), le ténor que l&rsquo;on n&rsquo;attendait pas</a> par Christophe Rizoud</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/actu/carlo-bergonzi-verdien-devant-leternel"><strong>Carlo Bergonzi </strong>(1924-2014), Verdien devant l&rsquo;Eternel</a>, par Laurent Bury</li>
<li><a href="/actu/yann-beuron-ou-rien-nest-grave"><strong>Yann Beuron</strong> (1969), ou « rien n’est grave »</a> par Sonia Hossein-Pour</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1476&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Rockwell Blake </strong>(1951), l&rsquo;absolue technique</a>  par Jean-Philippe Thiellay</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3686&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Franco Bonisolli</strong> (1938-2003) ou l&rsquo;immense gâchis</a> par Julien Marion</li>
</ul>
<p><strong>C</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/jose-carreras-le-troisieme-dieu-du-stade"><strong>José Carreras</strong> (1946), le troisième dieu du stade</a> par Christophe Rizoud</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5728&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Franco Corelli</strong> (1921-2003), le prince triste</a> par Sylvain Fort</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6151&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Guy Chauvet </strong>(1933-2007), le dernier Enée français</a> par Laurent Bury</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/actu/richard-croft-le-noble-eclat-du-tourment"><strong>Richard Croft</strong>, le noble éclat du tourment</a> par Guillaume Saintagne</li>
<li><a href="/actu/jose-cura-le-tenor-qui-est-aussi-chef-dorchestre-metteur-en-scene-decorateur-costumier"><strong>José Cura</strong> (1962), le ténor qui est aussi chef d’orchestre, metteur en scène, décorateur, costumier, éclairagiste…</a> par Laurent Bury</li>
</ul>
<p><strong>D</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.forumopera.com/mario-del-monaco-le-lion-de-pesaro/"><strong>Mario Del Monaco</strong> (1915-1982), le lion de Pesaro</a> par Yvan Beuvard<br />
<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2768&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Anton Dermota </strong>(1910-1989) ou les mystères d’une voix unique</a> par Clément Taillia</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/giuseppe-di-stefano-le-panache-a-perdre-tete"><strong>Giuseppe Di Stefano</strong> (1921-2008) ou le panache à perdre tête</a> par Camille De Rijck</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1093&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Placido Domingo</strong> (1941), if I rest I rust</a> par Christian Peter</li>
</ul>
<p><strong>G</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2146&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Nicolaï Gedda</strong> (1925-2017), le ténor universel</a> par Antoine Brunetto<br />
<a href="https://www.forumopera.com/stephen-gould-1962-2023-le-geant-a-pas-de-velours/"><strong>Stefen Gould</strong> (1962-2023), le géant à pas de velours</a> par Clément Taillia</li>
</ul>
<p><strong>K</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/jonas-kaufmann-la-sensualite-pure"><strong>Jonas Kaufmann</strong> (1969), la sensualité pure</a> par Roselyne Bachelot</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2852&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Gregory Kunde</strong> (1954), le ténor pluriel</a> par Christophe Rizoud</li>
</ul>
<p><strong>L</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/mario-lanza-le-meilleur-en-tout"><strong>Mario Lanza</strong> (1921-1959), le meilleur en tout</a> par Christophe Rizoud</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2969&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Salvatore Licitra </strong>(1968-2011), putain de scooter</a> par Jean-Philippe Thiellay</li>
</ul>
<p><strong>M</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3041&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Lauritz Melchior</strong> (1890-1947)</a> par Jean-Jacques Groleau</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4113&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Lucien Muratore</strong> (1876-1954), le ténorissimo marseillais</a> par Laurent Bury</li>
</ul>
<p><strong>P</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/so-long-big-lulu"><strong>Luciano Pavarotti</strong></a> (1935-2007), So long, Big Lulu par Camille De Rijck<br />
<a href="https://www.forumopera.com/saimir-pirgu-1981-le-tenor-in-process/"><strong>Saimir Pirgu</strong> (1981), le ténor in process</a> par Maxime de Brogniez</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1522&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Tony Poncet</strong> (1918-1979), le bombardier basque</a> par Christophe Rizoud<br />
<a href="https://www.forumopera.com/julian-pregardien-lhote-et-le-voyageur/"><strong>Julian Prégardien</strong> (1984), l&rsquo;hôte et le voyageur</a> par Sylvain Fort</li>
</ul>
<p><strong>R</strong></p>
<ul>
<li><strong><a href="/actu/kobie-van-rensburg-le-cap-de-la-virilite">Kobie van Reisburg</a></strong><a href="/actu/kobie-van-rensburg-le-cap-de-la-virilite"> (1969), le cap de la virilité</a> par Guillaume Saintagne</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2146&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Anthony Rolfe Johnson</strong> (1940-2010), un ténor britannique</a> par Christophe Rizoud</li>
</ul>
<p><strong>S</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/ludwig-schnorr-von-carolsfeld-tristan-la-tuer"><strong>Ludwig Schnorr von Carolsfeld</strong> (1836-1865) : Tristan l’a tuer</a> par Christophe Rizoud</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/hommage-a-peter-schreier"><strong>Peter Schreier</strong> (1935-2019), l&rsquo;Evangéliste s&rsquo;est tu</a> par Julien Marion</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/michel-senechal-1927-2018-limmortelle-grenouille"><strong>Michel Sénéchal</strong> (1927-2018), l&rsquo;immortelle grenouille</a> par Laurent Bury</li>
<li><a href="/actu/michael-spyres-le-tenor-qui-marchait-dans-les-pas-des-geants"><strong>Michael Spyres</strong> (1980), le ténor qui marchait dans les pas des géants</a> et <a href="/actu/michael-spyres-ou-la-renaissance-du-barytenor">la renaissance du baryténor</a> par Christophe Rizoud</li>
</ul>
<p><strong>T</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/francesco-tamagno-le-premier-otello"><strong>Francesco Tamagno</strong> (1850-1905),</a> le premier Otello par Jean-Jacques Groleau</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1110&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Georges Thill </strong>(1897-1984), le phrasé du dandy</a> par Jean-Jacques Groleau</li>
<li><a href="/actu/richard-tucker-sa-foi-la-sauve"><strong>Richard Tucker </strong>(1913-1975), sa foi l&rsquo;a sauvé</a> par Christophe Rizoud</li>
</ul>
<p><strong>V</strong></p>
<ul>
<li><a href="/actu/ramon-vargas-ou-le-soleil-nimbe-de-melancolie"><strong>Ramón Vargas</strong> (1960), ou le soleil nimbé de nostalgie</a> par Antoine Brunetto</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1246&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>César Vezzani </strong>(1888-1951), le prisonnier d&rsquo;une école</a> par Hugues Schmitt</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1275&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Jon Vickers </strong>(1926-2015), l&rsquo;intensité du prêcheur</a> par François Lesueur</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/actu/miguel-villabella-pillier-de-lopera-comique"><strong>Miguel Villabella</strong> (1892-1954), pilier de l&rsquo;Opéra-Comique</a> par Laurent Bury</li>
<li><a href="/actu/rolando-villazon-le-tenor-rattrape-par-mozart"><strong>Rolando Villazón (1972)</strong>, le ténor rattrapé par Mozart</a> par Christophe Rizoud</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/actu/klaus-florian-vogt-le-juvenile-controverse"><strong>Klaus Florian Vogt</strong> (1970), le juvénile controversé</a> par Laurent Bury</li>
</ul>
<p><strong>W</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1078&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Wolfgang Windgassen</strong> (1914-1974), held légendaire et artiste héroïque</a> par Christophe Schuwey</li>
<li><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1033&amp;cntnt01returnid=29"><strong>Fritz Wunderlich</strong> (1930-1966) ou l&rsquo;absence du soleil</a> par Nicolas Derny</li>
</ul>
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		<title>Verdi : Messa da Requiem</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-le-requiem-bavarois-de-muti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beau cadeau de la Radio bavaroise, pour les 80 ans du maître, que la réédition d&#8217;un concert de Riccardo Muti, tout juste quadragénaire, les 8 et 9 octobre 1981 à la Herkulessaal de Munich. Beau cadeau pour nous surtout.&#160; En chroniquant ici le gros coffret édité par Warner au printemps dernier, reprenant les enregistrements symphoniques &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/swag_1.jpg?itok=L3WL7JQK" style="width: 100px; height: 100px; margin: 5px; float: left;" title="MASQUER">Beau cadeau de la Radio bavaroise, pour les 80 ans du maître, que la réédition d&rsquo;un concert de <strong>Riccardo Muti</strong>, tout juste quadragénaire, les 8 et 9 octobre 1981 à la Herkulessaal de Munich. Beau cadeau pour nous surtout.&nbsp;</p>
<p>En chroniquant <a href="https://www.forumopera.com/cd/riccardo-muti-the-complete-warner-symphonic-recordings-muti-chef-de-coeur"><strong>ici</strong></a> le gros coffret édité par Warner au printemps dernier, reprenant les enregistrements symphoniques du chef napolitain, j&rsquo;écrivais :&nbsp;«&nbsp;Verdi ne pouvait pas être absent d&rsquo;une telle somme ! D&rsquo;abord la seule version gravée par Muti&#8230; à Berlin des&nbsp;<em>Quattro pezzi sacri&nbsp;</em>(avec des choristes suédois !) et l&rsquo;aérienne Arleen Auger. Mais surtout deux <em>Requiem</em>, l&rsquo;un gravé à Londres en 1979 avec un cast assez hétérogène (Scotto, Baltsa, Lucchetti bien vulgaire, Nesterenko), l&rsquo;autre capté « live » à la Scala en 1987 avec une équipe grand format (Studer, Zajick, Pavarotti, Ramey), des tempi plus contrastés, une ferveur palpable.&nbsp;»</p>
<p>On retrouve dans l&rsquo;équipe réunie à Munich deux ans après l&rsquo;enregistrement de studio du <em>Requiem </em>de Verdi&nbsp;(1979) deux de ses solistes –&nbsp;<strong>Agnes Baltsa</strong> et <strong>Evgueni Nesterenko</strong> –. on y reviendra. On gagne considérablement au change en 1981 avec la présence de <strong>Jessye Norman</strong> (au lieu de Renata Scotto) et de <strong>José Carreras </strong>(la vulgarité de Lucchetti était le point faible de la première version Muti).&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la quatrième version au disque, si nos comptes sont exacts, du <em>Requiem</em> de Verdi pour RIccardo Muti, la dernière remontant à 2010 à Chicago.</p>
<p><strong>Le meilleur <em>Requiem</em> de Muti</strong></p>
<p>On était resté sur l&rsquo;impression désagréable que nous a laissée la <em>Missa Solemnis</em> de Beethoven que Muti a dirigée l&rsquo;été dernier à Salzbourg : solennité oui mais sans élan, gravité oui mais figée dans le marbre. Déjà de récents concerts viennois de Nouvel an nous avaient alerté sur le poids et l&#8217;empois des ans chez un maître de l&rsquo;orchestre jadis fier et fringant.</p>
<p>Et voici que surgit ce témoignage qu&rsquo;on n&rsquo;attendait plus d&rsquo;un Muti tout juste quadragénaire, dans une œuvre dont il connaît tous les secrets. Le livret (en anglais et en allemand seulement) nous apprend que les preneurs de son ont eu maille à partir avec l&rsquo;exiguité du plateau de la Herkulessaal de Munich, où ce <em>R</em><em>equiem</em>&nbsp;de Verdi a été donné les 8 et 9 octobre 1981. Il n&rsquo;en paraît rien à l&rsquo;écoute.&nbsp;</p>
<p>D&rsquo;abord un mot sur la conception –&nbsp;constante au fil des décennies –&nbsp;du chef napolitain quant au chef-d&rsquo;œuvre de Verdi. Il n&rsquo;en fait pas un faux opéra. Il tient la bride courte à ses solistes qui ne font pas concours de décibels. Il creuse la masse orchestrale, révélant mille détails de l&rsquo;orchestre verdien. Il donne au texte subtilité et puissance.</p>
<p>Mais il y a bien plus en ces soirs d&rsquo;automne d&rsquo;il y a quarante ans : le sentiment de vivre une soirée exceptionnelle, grâce d&rsquo;abord au meilleur chœur qu&rsquo;ait jamais eu Muti dans ses quatre versions du Requiem. Celui de la radio bavaroise (qu&rsquo;il sollicitera à plusieurs reprises pour sa fabuleuse intégrale des messes et requiems de Cherubini) est indépassable tant dans l&rsquo;effusion que dans la fureur, dans la ferveur comme dans la terreur.&nbsp;</p>
<p><strong>Hommage à Jessye Norman</strong></p>
<p>Cette nouvelle version est aussi un magnifique hommage à Jessye Norman. A la même époque, la soprano américaine disparue en 2019, est visible sur une vidéo dirigée par Claudio Abbado &#8211; mais comme alto aux côtés de Margaret Price ! &#8211; Ce sont ses seuls enregistrements du<em>&nbsp;Requiem</em> de Verdi. D&rsquo;un bout à l&rsquo;autre, et bien sûr dans le «&nbsp;Libera me », elle est admirable, rayonnante, dans la plénitude des moyens d&rsquo;une voix qu&rsquo;elle plie aux intentions du chef et aux inflexions du texte. Son «&nbsp;Libera me&nbsp;»&nbsp;bouleverse.</p>
<p>Agnes Baltsa à ses côtés paraît presque sous-dimensionnée, dans le timbre et la chair de la voix. José Carreras fait déjà entendre les failles d&rsquo;une voix que la maladie viendra bientôt fragiliser. Mais ces faiblesses, ou supposées telles, n&rsquo;en rendent que plus humaines et touchantes ses interventions –&nbsp;un «&nbsp;Ingemisco »&nbsp;d&rsquo;anthologie –&nbsp;Evgueni Nesterenko ne force pas la noirceur de son timbre ni la puissance de sa basse. La pudeur contre l&rsquo;exhibition.</p>
<p>Cette version est &nbsp;certainement la meilleure version du <em>Requiem</em> de Verdi que Riccardo Muti nous ait livrée, la quintessence d&rsquo;un art où le respect du texte n&rsquo;excluait ni la fougue ni la ferveur, où le spectaculaire ne prenait jamais le pas sur la spiritualité.&nbsp;</p>
<p>Si le mot galvaudé de «&nbsp;référence&nbsp;» a encore un sens, c&rsquo;est bien ici et pour cette version qu&rsquo;il peut s&rsquo;appliquer pleinement.</p>
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		<title>10 reprises de Noël qui nous foutent les boules&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/10-reprises-de-noel-qui-nous-foutent-les-boules/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/10-reprises-de-noel-qui-nous-foutent-les-boules/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 06:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Noël, c&#8217;est la fête, les retrouvailles et la communion familiales, les repas copieux et les cadeaux. Mais pour d&#8217;autres, impatients de montrer qu&#8217;ils sont trop malins pour se laisser prendre au piège de cette joie sur commande et qu&#8217;ils ne deviendront pas les dindons de la farce de ces fêtes si commerciales, Noël, c&#8217;est plutôt &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px;">Noël, c&rsquo;est la fête, les retrouvailles et la communion familiales, les repas copieux et les cadeaux. Mais pour d&rsquo;autres, impatients de montrer qu&rsquo;ils sont trop malins pour se laisser prendre au piège de cette joie sur commande et qu&rsquo;ils ne deviendront pas les dindons de la farce de ces fêtes si commerciales, Noël, c&rsquo;est plutôt l&rsquo;enfer&#8230; Le Grinch qui sommeille en chacun de nous – surtout à l&rsquo;issue de cette année 2020 impossible – verra son mauvais esprit comblé de joie face aux errances de nos plus grands artistes qui ont, rarement pour le meilleur, parfois pour le pire, cédé aux sirènes des chants de Noël revisités. Joyeux Noël à tous : la migraine est au pied du sapin&#8230; </p>
<hr />
<p style="font-size: 14px;"><strong>1. Roberto Alagna, <em>Gentil Père Noël</em></strong></p>
<p style="font-size: 14px;">En 2000 à Londres, en prévision d&rsquo;un album de chants de Noël, Roberto Alagna enregistrait, entre deux <em>Christmas carols </em>de circonstance, « Gentil Père Noël », une chanson dont il signait paroles et musique, inspiré sans doute par le succès planétaire de Tino Rossi. Inspiré&#8230; ?</p>
<p>d<br />
<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="90%" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7tqkx" style="width:90%;height:90%;position:absolute;left:0px;top:0px;overflow:hidden" type="text/html" width="90%"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;"> </p>
<p style="font-size: 14px;"><strong>2. Peter Hofmann, <em>Adeste Fideles</em></strong></p>
<p>Etonnante carrière que celle de Peter Hofmann. D&rsquo;abord chanteur dans un groupe rock (sans formation musicale classique), il sert sept ans dans l&rsquo;armée ouest-allemande et commence à prendre des cours de musique privés. Il poursuit une formation lyrique  au Conservatoire de musique de Karlsruhe et fait ses débuts en Tamino en 1972. Devenu un ténor wagnérien recherché (d&rsquo;abord parce que lesdits ténors wagnériens sont toujours rares, ensuite parce que sa crinière blonde affolait les érotomanes bayreuthiens), il garda toujours un pied dans la musique populaire, interprétant Elvis Presley par exemple. A la fin des années 80, il abandonne l&rsquo;opéra. Enfin, pas tout à fait puisqu&rsquo;il interprète le rôle-titre de la comédie musicale <em>Phantom of the Opera</em>, en version allemande, qu&rsquo;il chanta 300 fois à Hambourg !</p>
<p style="font-size: 14px;"> </p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/HE4rEWXTI_I" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>3. Edita Gruberova, <em>O du fröhliche</em></strong></p>
<p>« O du fröhliche » est un chant que l’on entonne outre-Rhin au moment de Noël, une larme à l’œil. Son auteur Johannes Daniel Falk dédia cette comptine aux orphelins de l&rsquo;hospice qu’il avait fondé après la mort de quatre de ses sept enfants, foudroyés par la fièvre typhoïde. Chantée par un rossignol slovaque dans sa langue maternelle, cette scie musicale est de celles avec lesquelles on aimerait débiter en tranches le tronc du sapin pour rompre au plus vite la trêve des confiseurs. </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/swcR9HAqNzQ" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>4. Robert Merrill, <em>Joy to the world</em></strong></p>
<p>Robert Merrill, c&rsquo;est l&rsquo;un des grands barytons du siècle dernier, un pilier du Met, un infatigable laboureur des terres verdiennes qui a su tout faire tout de suite. Plus de 900 représentations à New York jusqu&rsquo;à ses 58 ans en 1975, et pas un brin de fatigue. La classe américaine avec les plus grands rôles au compteur, Germont père, Rigoletto, Posa, Amonasro et j&rsquo;en passe. En 1974, en pré-retraite lyrique, voilà pourtant qu&rsquo;il il jette ses forces dans un disque de Noël dont le titre est un vieux chant populaire anglais qui ne se félicite pas qu&rsquo;un peu de la naissance du Divin Enfant, « Hark ! The Herald Angels sing ». Dans ce disque, le baryton Merrill chante sans doute dans une citerne car même la cathédrale de Reims n&rsquo;a pas une telle réverbération. Et puis il est accompagné, si l&rsquo;on en croit la pochette à peine dorée au toc fin, par l&rsquo;Orchestre Philharmonique Royal, dans le même halo brouillardeux propice à l&rsquo;arrivée du Père Noël. On le sent très concerné, mais de loin. Comme le remarque l&rsquo;internaute qui a posté cet extrait sur You Tube, on ne s&rsquo;explique pas l&rsquo;absence du nom du chef d&rsquo;orchestre. On s&rsquo;en voudrait de penser que Merrill ait pu vouloir tirer toute la couverture apportée par les Rois mages à lui&#8230; </p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/AHjY3EWhiSM" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>5. Montserrat Caballé et Montserrat Marti, <em>White Christmas</em></strong></p>
<p>Dans un subtil et délicat récital à deux voix intitulé « Unsere Weihnachtslieder », sorti en 1996, Montserrat et Montserrat mère et fille, ont fondu à gorges déployées sur les plus grands tubes de Noël. Le pauvre Irving Berlin et son incontournable <em>White Christmas</em> ne pouvait y échapper, dans une reprise légèrement moins sotto voce, mais encore plus suave, que celles de Frank Sinatra ou de Bing Crosby. Il y a plus du sucre que de fruit : en fin de soirée, sur un Sauterne, ça envoie tout le monde au lit avec une redoutable efficacité ! </p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ejh7_ESpRKw" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p>
	<strong>6. Jonas Kaufmann, <em>All I want for Christmas</em></strong></p>
<p>Immense artiste, dont le Lohengrin, le Werther, le Florestan, l&rsquo;Otello ou la Belle Meunière sont de ces interprétations qui marquent à vie nos mémoires de mélomanes, Jonas Kaufmann ne saurait nous en vouloir de relever que le répertoire de Mariah Carey lui sied légèrement moins que celui de Mahler, de Wagner ou de Schubert. Un peu comme si Isabelle Huppert reprenait le rôle de Zézette dans le Père Noël est une ordure. </p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nUAbmKY-Vhc" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>7. Renata Tebaldi, <em>O holy night</em></strong></p>
<p>En anglais, « Minuit Chrétiens » devient « O Holy Night ». Qui mieux que la « voix d’ange » pour chanter la venue du Rédempteur ? Hélas, Renata Tebaldi, aveuglée par la lumière de Noël sans doute, confond Adolphe Adam et Giacomo Puccini tandis que l’orchestre, ivre de Champomy, enroule autour du sapin un ruban poisseux de crème au beurre. Vraiment, vous ne reprendrez pas un peu de bûche ?</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NeQhwBRzgew" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>8. Renée Fleming, <em>Have yourself a Merry little Christmas</em></strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Le feu dans la cheminée, la dinde aux marrons, une bûche à la (double) crème et la voix suave de Renée Fleming :  la formule d’un réveillon presque parfait ? Oui, à condition qu’un invité surprise ne joue pas les trouble-fêtes, tel Gregory Porter dans « Have Yourself a Merry Little Christmas » une chanson de Noël interprétée pour la première fois par Judy Garland dans le film <i style="-webkit-font-smoothing: antialiased; color: rgb(32, 31, 30); font-family: &quot;Segoe UI&quot;, &quot;Segoe UI Web (West European)&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, -apple-system, BlinkMacSystemFont, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, sans-serif; font-size: 15px;">Meet Me in St. Louis</i>, reprise par Renée Fleming en 2014 dans son album <i style="-webkit-font-smoothing: antialiased; color: rgb(32, 31, 30); font-family: &quot;Segoe UI&quot;, &quot;Segoe UI Web (West European)&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, -apple-system, BlinkMacSystemFont, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, sans-serif; font-size: 15px;">Christmas in New York</i>. Tout fêtard en fait un jour la migraineuse expérience : à l’exemple des mélanges d’alcools, certaines associations sont vivement déconseillées si l’on veut le lendemain éviter la gueule de bois. </p>
<p style="font-size: 14px;">
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/fThf1EO_A5o" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>9. Ivan Rebrof, <em>Docteur Jivago</em></strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Fausse basse russe, Ivan Rebroff était un authentique chanteur lyrique allemand qui débuta dans les années 60 en Don Basilio du <i style="font-size: inherit; color: inherit; font-family: inherit; font-variant-ligatures: inherit; font-variant-caps: inherit; font-weight: inherit; -webkit-font-smoothing: antialiased;">Barbiere di Siviglia</i>.   Il passe à la variété par accident, au sens propre du terme : victime d&rsquo;une rupture du tendon d&rsquo;Achille alors qu&rsquo;il interprétait Jupiter dans <em>Orphée et Eurydice</em> (<em>La Belle Hélène </em>aurait été plus indiquée), il profite de son repos forcé pour enregistrer un premier disque qui est un grand succès, notamment en France. C&rsquo;est à Paris qu&rsquo;il connait son premier triomphe international, avec <i style="font-size: inherit; color: inherit; font-family: inherit; font-variant-ligatures: inherit; font-variant-caps: inherit; font-weight: inherit; -webkit-font-smoothing: antialiased;">Un violon sur le toit</i>, à Marigny (plus de 650 représentations à Paris). S&rsquo;il passe le plus clair de son temps à chanter des mélodies folkloriques russes déguisé en boyard, Ivan Rebroff a toutefois enregistré un album lyrique intéressant où Boris Godounov côtoie Philippe II et Sarastro. Ivan Rebroff fut toujours le tsar (ou le kaiser) du bon goût. Il nous le prouve avec cet extrait du <i style="font-size: inherit; color: inherit; font-family: inherit; font-variant-ligatures: inherit; font-variant-caps: inherit; font-weight: inherit; -webkit-font-smoothing: antialiased;">Docteur Jivago,</i> particulièrement hivernal.</p>
<p style="font-size: 14px;">
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Kka3MTiVEDE" width="560"></iframe></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Kka3MTiVEDE&amp;feature=youtu.be"> </a></p>
<hr />
<p>
	<strong>10. Les Trois Ténors, <em>Silent night</em></strong></p>
<p>Champions toutes catégories du cross-over, il ne faut pas oublier que les 3 ténors ont uni leurs forces très lucratives pour soutenir la fondation créée par Carreras à la suite de sa grave maladie. Le succès planétaire rencontré après le premier concert donné à l&rsquo;occasion de la coupe du monde de football en Italie en 1990 a donc conduit à multiplier les exercices, devenus bientôt une tarte à la crème insupportable pour les uns et un moyen plus facile d&rsquo;accéder à la musique classique et à l&rsquo;opéra pour les autres. Deux camps à peu près irréconciliables, même pour Noël. Car évidemment, les 3 ténors n&rsquo;ont pas pu s&#8217;empêcher (sans doute avec l&rsquo;amicale pression de leurs agents et maisons de disques) de chanter Noël ensemble ou séparément. Les voici donc en 1999 au Konzerthaus de Vienne, décoré avec des avatars de sabres laser, pour un concert avec l&rsquo;orchestre symphonique de Vienne aux cordes doublées avec du sucre et le choeur d&rsquo;enfants Gumpoldskirchner Spatzen, pour promouvoir leur nouvel album. En est issu de <i style="-webkit-font-smoothing: antialiased; color: rgb(32, 31, 30); font-family: &quot;Segoe UI&quot;, &quot;Segoe UI Web (West European)&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, -apple-system, BlinkMacSystemFont, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, sans-serif; font-size: 15px;">Silent night</i> à la fois sirupeux et sépulcral, à voir la mine crispée des héros de la soirée. Le tout en 4 langues : allemand (Carreras), espagnol (Domingo), italien (Pavarotti) et anglais (les 3). Peut-on croire encore au Père Noël après ça ? </p>
</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/XJ3kyGQKoq8" width="560"></iframe></p>
<hr style="font-size: 14px;" />
<p style="font-size: 14px;">
	<strong>Bonus furieusement post-moderne : Alfred Schnittke (arrang.), <em>Stille Nacht</em></strong></p>
<p style="font-size: 14px;">Petit bonus sans voix : un remix du trop célèbre <i style="-webkit-font-smoothing: antialiased; color: rgb(32, 31, 30); font-family: &quot;Segoe UI&quot;, &quot;Segoe UI Web (West European)&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, -apple-system, BlinkMacSystemFont, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, sans-serif; font-size: 15px;">Stille Nacht</i> de Franz Xaver Gruber, passé au crible du langage fait de citations, de collages et de d&rsquo;humour pince-sans-rire du compositeur russe Alfred Schnittke. C&rsquo;est sans regret que l&rsquo;on abandonne le cadre soporifique d&rsquo;un chant de Noël trop longtemps rabâché par des chorales paroissiales de troisième catégorie pour plonger dans un univers qui anticipe Tim Burton. La mélodie est éclatée aux différents modes de jeu du violon, tandis que résonnent d&rsquo;inquiétantes cloches qui tiennent plus du glas que du joyeux carillon niais sauce Messiaen. Si Noël 2020 devait être résumé en une chanson, il s&rsquo;agirait sans doute de celle-ci.</p>
<p style="font-size: 14px;">
<iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/oJhs0dS61tI" width="560"></iframe></p>
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		<title>Offenbach, The Operas &#038; Operettas Collection</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-the-operas-operettas-collection-aimer-ce-que-lon-a/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2019 14:42:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a » : cette réplique de la Grande-Duchesse résume l’état d’esprit avec lequel on conseille d’appréhender le coffret proposé par Warner Classics à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. Autrement dit par Julien Marion : faire l’apprentissage de la frustration. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a</em> » : cette réplique de la Grande-Duchesse résume l’état d’esprit avec lequel on conseille d’appréhender le coffret proposé par Warner Classics à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. Autrement dit par Julien Marion : <a href="https://www.forumopera.com/actu/offenbach-au-disque-ou-lapprentissage-de-la-frustration">faire l’apprentissage de la frustration</a>. D’une manière générale, <em>Les Contes d’Hoffmann</em> et les cinq grands opéras bouffes (<em>Orphée aux Enfers</em>, <em>La Belle Hélène</em>, <em>La Vie parisienne</em>, <em>La Grande-Duchesse de Gérolstein</em>, <em>La Périchole</em>) résument l’essentiel de la discographie offenbachienne. Et les quelques enregistrements hors des sentiers battus datent au mieux de Mathusalem ou, au pire, ont été réalisés avec des bouts de chandelle, pour un résultat souvent inégal.</p>
<p>A la décharge des labels, l’alternance de parlé/chanté propre à la majorité des œuvres lyriques d’Offenbach se prête mal à l’exercice du disque. Enregistrés, les dialogues, pourtant indispensables à la compréhension du livret et à la respiration de la musique, deviennent rapidement envahissants et peuvent représenter un frein à l’achat, encore plus si l’on maîtrise mal la langue française. Ceci explique en partie un catalogue qui peut sembler chétif quand on le rapporte à la popularité du compositeur et à la longue liste de ses pièces lyriques (une centaine au total).</p>
<p>Puisqu’il faut se contenter de ce que l’on a, réjouissons-nous de retrouver dans un coffret à la présentation soignée mais, comme souvent dans ce genre d’entreprise, au livret sommaire, quelques trésors discographiques et, à défaut d’inédits, plusieurs raretés. A commencer par ces petits joyaux que sont <em>Ba-ta-clan</em>, <em>Les Bavards</em> et <em>La Fille du tambour-major</em>, témoignages courageux d’un temps – la fin des années 60 –, où l’on enfouissait la musique d’Offenbach à l’étable sous le tas de fumier. L’auteur de ces lignes, alors jeune lyricomane, se souvient avoir longtemps caché son goût pour Offenbach comme la plus inavouable des perversions.</p>
<p>Opérette, opéra-comique ou chinoiserie musicale ? Si la dénomination de ces trois ouvrages est <a href="/actu/offenbach-et-loperette-ou-la-confusion-des-genres">source de confusion</a>, leur musique se consomme sans modération, y compris dans une interprétation que nos oreilles jugent aujourd’hui maniérée. D’une ambition supérieure aux deux autres, <em>La Fille du tambour-major</em> n’a droit qu’à des extraits dirigés par <strong>Félix Nuvolone</strong>, d’où se détache le Robert charpenté de <strong>Michel Dens</strong>, le tout complété par un échantillon suranné de <em>La Grande-Duchesse</em>. Pourquoi ne pas avoir préféré pour cette dernière œuvre l’enregistrement intégral réalisé par <strong>Michel Plasson</strong> ? Tout comme le cœur, les compilations ont leurs raisons que la raison ne connaît pas.</p>
<p>Dans les années 1970, Plasson est en effet l’artisan d’une « Offenbach renaissance » dont<em>, La Grande-Duchesse</em> exceptée, on retrouve ici tous les jalons. Enfin, cette musique était prise au sérieux. Un peu trop à la limite. Il y a dans l’approche de celui qui, plus largement, s’attelait alors au dépoussiérage du répertoire romantique français, une ambition musicale parfois inappropriée aux enjeux du genre. On ne prête qu’aux riches. Plus opéra que bouffe, cette lecture luxueuse est servie par une pléiade de grands chanteurs, <strong>Régine Crespin</strong> en tête, Metella de référence dans <em>La Vie parisienne</em> par la largeur ambiguë d’une voix capable de se couler dans le format imposé par Hortense Schneider (qui ne chanta jamais ce rôle). Il suffit que l’âge aidant, la reine Régine passe son sceptre à Jessye Norman dans <em>La Belle Hélène</em> pour que l’on mesure a contrario la distance amusée et le chic canaille avec lesquels la soprano française aborde ce que certains considérèrent à l’époque comme un contre-emploi. Autour d’elle, la fine fleur du chant français. <strong>Michel Trempont</strong>, <strong>Mady Mesplé</strong> dont le timbre pointu peut désagréablement piquer ou encore <strong>Michel Sénéchal,</strong> délicieux Gardefeu, Orphée facétieux, Don Pedro d’une préciosité hilarante, pas si éloigné à certains égards de sa désormais légendaire nymphe Platée (il existe d’ailleurs plus d’une passerelle entre Rameau et Offenbach). <em>Orphée aux Enfers</em> particulièrement se pose en référence. Seul témoignage intégral à notre connaissance de la version de 1874, sa dimension féerique – comprendre grand spectacle – convient particulièrement aux ambitions musicales de Michel Plasson. Ailleurs, l’approche trouve ses limites dans le choix de stars internationales –  <strong>Jessye Norman</strong> en Hélène donc, <strong>John Aler</strong> en Pâris, <strong>Teresa Berganza</strong> et <strong>José Carreras</strong> en Périchole et Piquillo&#8230; – tous égarés dans un répertoire qu’ils contribuent à fâcheusement endimancher. Faut-il être français pour bien chanter Offenbach ? La réponse serait oui si, plus tard, Felicity Lott ne nous avait démontré le contraire, à contre-voix. </p>
<p>A défaut de francité, il existe dans les pays germaniques — Vienne notamment où Offenbach fut fêté de son vivant et certains de ses ouvrages créés avant Paris – une tradition offenbachienne. Datés de la fin des années 1970, des enregistrements d’<em>Orpheus in der Unterwelt</em>, <em>Die schöne Helena</em>, <em>Pariser Leben</em> et <em>Die Groβherzogin von Gerolstein</em> le rappellent, à titre anecdotique pour l’auditeur francophone qui ne trouvera là-dedans rien de mieux que ce qu’il a dans sa propre langue.</p>
<p>Seule exception, <em>Les Contes d’Hoffmann</em> par <strong>Dietrich Fischer-Dieskau</strong> et <strong>Julia Varady</strong>, jamais à court d’arguments ici comme ailleurs. A comparer pour les philologues de la partition avec la version Oeser enregistrée par <strong>Sylvain Cambreling</strong> et présentée à l’époque de l’enregistrement (1988) comme la mouture définitive de l’œuvre. Abandonnée depuis, son acte de Venise s’avère pourtant d’une consistance supérieure à ce que l’on trouve dans les autres avatars d’une partition condamnée pour l’éternité aux supputations musicologiques. Fidèle à ses habitudes, <strong>Neil Shicoff</strong> dans le rôle-titre fait valoir l’engagement jusqu’au-boutiste que l’on est en droit d’attendre du poète maudit. </p>
<p>Dans le sillage des hommages monumentaux érigés par Plasson, L<em>es Brigands </em>et la drôle de trilogie formée par <em>Pomme d’Api</em>, <em>Monsieur Choufleri</em> et <em>Mesdames de La Halle</em> résolvent dans les années 1980 cette impossible équation entre musique et théâtre, entre rire et, cachée derrière la bouffonnerie, prête à affleurer, cette absurde mélancolie qui apporte un relief particulier à la musique d’Offenbach (et fait cruellement défaut à Hervé – là est peut-être la raison du succès du premier quand le second peine à sortir de l’ombre). </p>
<p>En bonus, les six Fables de la Fontaine par ce prince de la mélodie française qu’est <strong>François Le Roux</strong>, <em>G</em><em>aîté parisienne</em>, ballet en forme de pot-pourri arrangé par <strong>Manuel Rosenthal</strong>, qui connut son heure de gloire avant que l’<em>Offenbach Renaissance</em> ne le remise au placard, et un récital de <strong>Jane Rhodes</strong>. Dirigée par son époux <strong>Roberto Benzi</strong>, la première Carmen du Palais Garnier est ici à Offenbach ce que Bartoli fut à Vivaldi : le porte-drapeau du renouveau d’une musique alors méjugée. Avant Crespin, dont on entend à l’écoute de ce florilège combien elle l’inspira, la diction, le timbre pourpre, le port royal de la voix, les inflexions coquines raniment la flamme vive d’Hortense Schneider, diva et divette, passage des princes et princesse des boulevards, dont Offenbach en signe d’allégeance reconnaissait n’être que le « <em>compositeur ordinaire</em> ». </p>
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		<title>Poliuto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/poliuto-fauves-qui-peut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 06:20:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enregistrements de Poliuto restent rares, et on ne peut que se féliciter de la réédition de cette version qui réunit un trio de stars devant les micros, enregistrée en direct en 1986. José Carreras est ici un Poliuto ardent, au timbre argenté, d&#8217;une immédiate séduction, très investi dans la défense de ce rôle dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les enregistrements de <em>Poliuto</em> restent rares, et on ne peut que se féliciter de la réédition de cette version qui réunit un trio de stars devant les micros, enregistrée en direct en 1986. <strong>José Carreras</strong> est ici un Poliuto ardent, au timbre argenté, d&rsquo;une immédiate séduction, très investi dans la défense de ce rôle dont il n&rsquo;a pourtant plus toutes les ressources. L&rsquo;aigu et le haut médium, très sollicités, sont en effet constamment tendus, exposant les limites de la voix. Sans doute le ténor espagnol aurait-il été plus à l&rsquo;aise, capté quelques années plus tôt, avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;attaque à des rôles plus lourds. On pense par exemple à <em>La forza del destino</em> (1978), <em>Andrea Chénier, Aida </em>et<em> La Gioconda </em>(1979), <em>La Juive </em>(1981)&#8230; bien éloignés de son territoire naturel de ténor lyrique. Les reprises sont par ailleurs systématiquement coupées (et ce sera le cas pour tous les interprètes), nous privant des ornementations de rigueur dans le répertoire belcantiste. Tout suraigu est bien entendu absent. Un Poliuto plutôt en muscles, mais au timbre ensoleillé.<br />
	On pourra faire le même constat avec <strong>Katia Ricciarelli </strong>qui elle aussi interpréta trop tôt des rôles trop lourds<strong>. </strong>Le timbre est encore superbe, voluptueux même, mais la voix manque d&rsquo;homogénéité : le bas médium est confidentiel, les aigus sont exagérément <em>forte</em>, et le médium davantage maîtrisé. Au cours d&rsquo;une même envolée, on peut ainsi entendre ces trois types d&rsquo;émission, ce qui ne laisse pas de surprendre ! Le soprano vénitien reste en revanche une authentique belcantiste quand il s&rsquo;agit de colorer les sons pour offrir toute une gamme d&rsquo;émotions.<br />
	Dans sa grande scène d&rsquo;entrée, <strong>Juan Pons </strong>témoigne lui aussi d&rsquo;une véritable technique donizettienne, avec un <em>legato</em> parfait, une magnifique maîtrise des demi-teintes, et un suraigu rayonnant. Il est dommage que le baryton espagnol n&rsquo;ait pas persévéré dans ce répertoire, moins demandé il est vrai que le répertoire verdien qui fut le sien par la suite. <b style="font-family: sans-serif;font-size: 14px">László Polgár</b> est un Callistene sans grand relief mais le rôle est anecdotique. Les seconds rôles sont impeccables, mais les choeurs de la <strong>Singakademie</strong> de Vienne manquent un peu d&rsquo;ardeur, avec des ténors à la férocité peu crédible en raison de l&rsquo;abus de voix mixte dans les aigus.</p>
<p>A la tête de l&rsquo;excellent <strong>Orchestre Symphonique de Vienne</strong>, <strong>Oleg Caetani </strong>défend l&rsquo;oeuvre avec enthousiasme, mais sans réelle compréhension de l&rsquo;oeuvre de Donizetti, dirigée ici comme du jeune Verdi. Les coupures sont nombreuses (un bon quart d&rsquo;heure de musique) : reprises des cabalettes donc, mais aussi reprises en général (ainsi de la première exposition du thème « Al suon dell&rsquo;arpe angeliche », tube que l&rsquo;on réentendra au finale de l&rsquo;ouvrage quand les deux chrétiens sont jetés aux lions), et quelques mesures un peu partout. La battue est souvent trop martiale. Ainsi, dans le finale, on a du mal à imaginer les « harpes angéliques » qu&rsquo;évoquent Paolina et Poliuto quand on entend plutôt une fanfare militaire.</p>
<p>Enregistré en concert public en 1986 à Vienne, le CD bénéficie d&rsquo;une excellente prise de son, quoiqu&rsquo;avec un peu de réverbération, captant l&rsquo;ambiance électrique de cette soirée. Le public n&rsquo;est quasiment pas audible, sauf par ses applaudissement nourris en fin d&rsquo;actes. Sans être une référence incontournable, ce disque s&rsquo;écoute finalement avec plaisir.</p>
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		<title>Dix raisons de rester devant sa TV durant les Fêtes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-raisons-de-rester-devant-sa-tv-durant-les-fetes/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-raisons-de-rester-devant-sa-tv-durant-les-fetes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2017 06:29:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Magie de Noël : à l’occasion des fêtes de fin d’année, les chaines de télévision françaises réservent à la musique classique une part (un peu) plus large. Sélection* de dix programmes à l’intention des lyricomanes téléphages. 1. Vendredi 22 décembre, 0h20, France 2 Giuseppe Verdi, Rigoletto (Opéra national de Paris, 2016) Si La Bohème spatiale de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Magie de Noël : à l’occasion des fêtes de fin d’année, les chaines de télévision françaises réservent à la musique classique une part (un peu) plus large. Sélection* de dix programmes à l’intention des lyricomanes téléphages.</strong></p>
<hr />
<p><strong>1. <img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv1.jpg?itok=I_SIyGL8" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong><a href="http://www.programme-television.org/musique/classique/rigoletto#168601694">Vendredi 22 décembre, 0h20, France 2</a><br />
	Giuseppe Verdi, <em>Rigoletto</em> (Opéra national de Paris, 2016)</strong></strong></p>
<p>Si <a href="/la-boheme-paris-bastille-trahison"><em>La Bohème</em> spatiale de <strong>Claus Guth</strong></a>, actuellement à l’affiche de l’Opéra national de Paris, est loin de faire l’unanimité, <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-paris-bastille-un-carton">sa mise en scène encartonnée de <em>Rigoletto</em> l’an passé</a> nous avait semblé plus recommandable. Bien que minimaliste, l’approche n’est pas dénuée de réflexion. Dirigée d’une baguette nerveuse par <strong>Nicola Luisotti</strong>, la distribution est dominée par le couple que forment <strong>Olga Peretyatko </strong>(Gilda) et <strong>Quinn Kelsey</strong> (Rigoletto).</p>
<p> </p>
<p><strong>2. </strong><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv2.jpg?itok=Zi5sHuCI" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/078182-000-A/pavarotti-hommage-aux-arenes-de-verone/">Samedi 23 décembre, 18h10, Arte</a></strong><br /><strong>Pavarotti, hommage aux arènes de Vérone</strong></p>
<p>Le 6 septembre dernier, dix ans exactement après sa disparition, un concert dans les arènes de Vérone rendait hommage à Luciano Pavarotti. Aux côtés de stars de la pop, on relève les noms d’<strong>Angela Gheorghiu</strong>, de <strong>Vittorio Grigolo</strong>, de <strong>Francesco Meli</strong> et surtout les deux autres ténors de la sainte trinité : <strong>Placido Domingo</strong> et<strong> José Carreras</strong>. Ex-fan des 90’s, ne pas s’abstenir.</p>
<p> </p>
<p><strong>3. </strong><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv3.jpg?itok=VZPWHHqn" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong><a href="http://www.programme-television.org/musique/concerts/roberto-alagna-chante-a-versailles#168949344">Dimanche 24 décembre, 0h30, France 3</a><br />
	Roberto Alagna chante à Versailles</strong></p>
<p>France 3 offre une deuxième chance à ceux qui n’étaient pas devant leur petit écran samedi 16 décembre 2016 en rediffusant le concert de <strong>Roberto Alagna</strong> enregistré dans le cadre exceptionnel de l’Opéra royal de Versailles. Entre deux siciliâneries, le ténor français et ses amis chanteurs –<strong> Natalie Dessay</strong>, <strong>Aleksandra Kurzak</strong>, <strong>Pretty Yende</strong>, <strong>Béatrice Uria Monzon</strong>, <strong>Laurent Naouri</strong>, <strong>Francesco Demuro</strong>, etc. –, dirigés par <strong>Yvan Cassar</strong>, interprètent quelques airs d’opéra. A ne pas manquer, ne serait-ce que pour le spectaculaire « A tanto duol&#8230; Ascolta, o padre », extrait de <em>Bianca e Fernando</em> de Bellini, où la voix de <strong>Michael Spyres</strong> s’envole jusqu’au contre fa.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv4.jpg?itok=akdXSwHe" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>4. <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/078180-000-A/christmas-in-vienna-2017/">Lundi 25 Décembre, 18h40, Arte</a><br />
	Christmas in Vienna </strong></p>
<p>Durant les fêtes de fin d’année, impossible d’échapper aux chants de Noël, surtout le jour de la Nativité. Qu’ils soient interprétés à Vienne par quelques-uns des meilleurs chanteurs d’opéra – dont <strong>Anne Sofie Von Otter</strong>, <strong>Olga Peretyatko</strong>, <strong>Juan Diego Flórez</strong> – offre à l’incontournable exercice un attrait supplémentaire.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv5.jpg?itok=k_mM42Oa" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>5. <a href="http://www.programme-television.org/musique/classique/don-quichotte-chez-la-duchesse#168954769">Vendredi 29 décembre, 1h10, France 2</a></strong><br /><strong>Joseph Bodin de Boismortier, <em>Don Quichotte chez la Duchesse</em> (Versailles, 2015)</strong></p>
<p>Pour remonter <em><a href="https://www.forumopera.com/oeuvre/don-quichotte-chez-la-duchesse">Don Quichotte chez la duchesse</a></em>, partition fétiche de son Concert Spirituel, <strong>Hervé Niquet</strong> a naturellement fait appel à ses complices du <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/trop-de-gags-tuent-le-gag-et-la-musique">Roi Arthur, à Versailles déjà, en 2013</a></em> : le duo comique <strong>Shirley</strong> et <strong>Dino</strong>. Tout ce petit monde s’en donne à cœur joie, peut-être trop lourdement grogneront certains, mais, entre Noël et le Jour de l’An, la morosité n’est pas de circonstance.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv6.jpg?itok=Dorfa5vf" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>6. <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/079951-000-A/le-barbier-de-seville-de-rossini-au-theatre-des-champs-elysees/">Vendredi 29 décembre, 22h45, Arte</a><br />
	Gioachino Rossini, <em>Il barbiere di Siviglia</em> (Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 2017)</strong></p>
<p>« <em>Eblouissant et virtuose</em> » titrait en début de mois notre confrère Christian Peter à la sortie de <a href="https://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-tce-eblouissant-et-virtuose">ce <em>Barbier de Seville</em> mis en scène de manière intelligemment stylisée par <strong>Laurent Pelly</strong></a>. Des deux distributions proposées en alternance, Arte a privilégié la première menée par <strong>Florian Sempey</strong> en Figaro survitaminé, peut-être à tort, <a href="https://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-jeunes-talents-paris-tce-profitons-bien-de-la-jeunesse">la seconde</a> nous paraissant plus équilibrée. Puis sans jouer les rabat-joie, pourquoi lorqu’un spectacle est aussi réjouissant, ne pas avoir osé le <em>prime time</em> ?</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv7.jpg?itok=N3pOKV0X" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>7. <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/077390-001-A/concert-de-la-saint-sylvestre-de-l-orchestre-philharmonique-de-berlin/">Dimanche 31 décembre, 17h20, Arte</a></strong><br /><strong>Concert de la Saint-Sylvestre de l&rsquo;Orchestre philharmonique de Berlin</strong></p>
<p>Depuis quelques années, les concerts de la Saint Sylvestre ne tournent plus seulement sur trois temps. Si à Vienne la valse continue de régner sans partage, les autres capitales d’Europe n’hésitent pas à s’ouvrir à d’autres répertoires, notamment lyriques. Ainsi à Berlin cette année, l’Orchestre Philharmonique, dirigé par <strong>Sir Simon Rattle</strong>, invite <strong>Joyce DiDonato </strong>dans un programme de lieder de Richard Strauss auxquels « Take part of the new house » extrait de <em>A White House Cantata</em>, une adaptation concertante par Leonard Bernstein de sa comédie musicale <em>1600 Pennsylvania Avenue</em>, apportera un contrepoint festif.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv8.jpg?itok=mwtPirsH" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: right" title="MASQUER" /><strong>8. <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/078186-001-A/concert-du-nouvel-an-2018-a-la-fenice-de-venise/">Lundi 1<sup>er</sup> janvier, 18h40, Arte</a><br />
	Concert du Nouvel An 2018 à la Fenice de Venise</strong></p>
<p>Comme Berlin, Venise fête le Nouvel An en chantant. En direct de la Fenice, <strong>Myung Whun Chung </strong>dirige <strong>Maria Agresta</strong> et <strong>Michael Fabiano</strong> dans un florilège d’airs d’opéras italiens conclu sans l’ombre d’un doute par l’inévitable brindisi de <em>La traviata</em>.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv9.jpg?itok=fcnpyuk8" style="width: 150px;height: 150px;float: right;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>9. <a href="http://www.programme-television.org/divertissement/spectacle/la-folie-offenbach#169329573">Lundi 1<sup>er</sup> janvier, 20h55, France 3</a><br />
	La Folie Offenbach</strong></p>
<p>Comme le champagne, le foie gras, la dinde et les marrons, Offenbach est indissociable des fêtes de fin d’année. Et c’est à un festin que nous convie France 3 dans le cadre affolé des Folies Bergère. <strong>Didier Benetti</strong> dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Rouen tandis que froufrous, cancans et cotillons coloreront les plus belles pages du petit Mozart des Champs-Elysées interprétées par une quinzaine de chanteurs rompus au style endiablé de cette musique. Impossible de tous les citer mais on s’en voudrait de passer sous silence le trio patriotique de <em>La belle Hélène</em> – parodie de celui de <em>Guillaume tell</em> – pouffé par <strong>Marc Barrard</strong>, <strong>Ugo Rabec</strong> et <strong>Eric Huchet</strong> ; l’air de la migraine extrait de la trop rare <em>Fille du Tambour-Major</em> trépigné par <strong>Eleonore Pancrazi</strong> ; ou, plus sérieux, la chanson de Kleinzach par <strong>Florian Laconi</strong>, encore habité par ce rôle d’Hoffmann qu’il chantait déjà avec un naturel confondant et une diction exemplaire sur <a href="https://www.forumopera.com/les-contes-dhoffmann-saint-etienne-etrangete-du-familier">la scène de l’Opéra de Saint-Etienne pas plus tard que le mois dernier</a>.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/tv10.jpg?itok=sdD2mimV" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: right" title="MASQUER" /><strong>10. <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/060195-000-A/florence-foster-jenkins/">Mercredi 3 janvier, 22h45, Arte</a><br />
	Florence Foster Jenkins</strong>, <strong>La vraie histoire de la soprano qui chantait faux</strong></p>
<p>Désormais connue du grand public depuis que deux biopics – <em>Marguerite </em>avec Catherine Frot et <em>Florence Foster Jenkins</em> avec Meryl Streep –, l’ont propulsée sur le devant de la scène, Florence Foster Jenkins n’en finit pas d’intriguer. Quel mystère se cache derrière cette prétendue soprano qui chantait comme une casserole ? Un documentaire allemand de 90 minutes tente de percer la personnalité énigmatique de celle qui affirmait non sans aplomb « <em>Les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra jamais dire que je n&rsquo;ai pas chanté</em> ». Ironie de l’histoire, le rôle de la plus mauvaise soprano de tous les temps a été confié à l’une de nos meilleures chanteuses aujourd’hui : <strong>Joyce DiDonato</strong><strong>. </strong></p>
<p> <br />
* Cette sélection a été réalisée avec l’aide de Marie-Laure Machado, à laquelle nous adressons nos remerciements.</p>
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		<title>Callas en septembre, Pavarotti aussi&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/callas-en-septembre-pavarotti-aussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2017 05:28:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le 16 septembre prochain marque les 40 ans de la disparition de Maria Callas avec pas mal de commémorations en perspective, le 6 septembre, dix jours auparavant,  sera lui entièrement consacré à une autre grande voix du 20e siècle. Ce jour-là, il y aura exactement dix années que Luciano Pavarotti nous aura quittés. Pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le 16 septembre prochain marque les 40 ans de la disparition de <strong>Maria Callas</strong> avec <a href="/breve/maria-by-callas-bientot-a-la-seine-musicale">pas mal de commémorations en perspective</a>, le 6 septembre, dix jours auparavant,  sera lui entièrement consacré à une autre grande voix du 20e siècle. Ce jour-là, il y aura exactement dix années que <strong>Luciano Pavarotti </strong>nous aura quittés. Pour célébrer l&rsquo;anniversaire, Decca le label discographique du tenorissimo annonce plusieurs publications. Tout d&rsquo;abord, paraitra le 1<sup>er</sup> septembre une anthologie en 3CD suivie de quatre coffrets prestigieux réunissant respectivement l’intégrale des opéras en 100 disques (95 CD + 5 Blu-ray audio), l’intégrale des récitals (25 CD + 5 DVD), l’intégrale des captations au MET issues des catalogues Decca et Deutsche Grammophon (13 DVD) et enfin l’intégrale des albums studio en vinyle (12 LP + 1 7’’). Outre ces compilations, un concert en forme d&rsquo;hommage est prévu le jour anniversaire de sa disparition, le 6 septembre donc, à Vérone avec la participation exceptionnelle des deux autres ténors de la sainte trinité : <strong>Placido Domingo</strong> et<strong> José Carreras</strong>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="443" src="/sites/default/files/styles/large/public/07m.png?itok=PCkB1Psb" width="468" /></p>
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		<title>Thaïs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/thais-lidole-trop-fragile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 06:13:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, Anna Moffo fut en son temps une idole, et pas seulement des mélomanes. Sa carrière cinématographique, portée par un physique de star, lui permit de toucher un très large public, bien au-delà de celui des théâtres d’opéra. L’an dernier, RCA rééditait ses récitals, et Sony nous restitue à présent ceux de ses enregistrements qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, <strong>Anna Moffo</strong> fut en son temps une idole, et pas seulement des mélomanes. Sa carrière cinématographique, portée par un physique de star, lui permit de toucher un très large public, bien au-delà de celui des théâtres d’opéra. L’an dernier, <a href="http://www.forumopera.com/cd/anna-moffo-the-complete-rca-recital-albums-redecouvrir-anna-moffo">RCA rééditait ses récitals</a>, et Sony nous restitue à présent ceux de ses enregistrements qui n’avaient pas encore été repris en CD : les extraits de <em>La Juive</em>, où elle était Eudoxie, ont récemment fait l’objet d’un <a href="http://www.forumopera.com/cd/la-juive-highlights-le-testament-de-richard-tucker">compte rendu ici-même</a>, et la même livraison inclut l’intégrale de <em>Thaïs</em>, qu’une étiquette collée sur le boîtier nous présente comme « <em>La première parution officielle, très attendue, de la </em>Thaïs<em> d’Anna Moffo en CD</em> ». Et quelques lignes supplémentaires de préciser qu’il s’agit d’un « <em>collector’s item</em> » réalisé à partir des bandes analogiques originales. Après, tout dépend de ce qu’on entend par <em>collector</em>…</p>
<p>Restée longtemps l’œuvre préférée des spectateurs de l’Opéra de Paris, <em>Thaïs </em>fait en France l’objet d’un relatif désamour : Paris ne l’a plus tolérée qu’en concert, ces dernières années, et il fallait aller à Tours ou à Avignon pour la voir en scène au cours de la saison 2011-2012. Au disque, Renée Fleming est la dernière grande titulaire du rôle-titre, immortalisée par le CD et le DVD ; peut-être Placido Domingo convaincra-t-il un jour un label de graver son incarnation d’Athanaël. En 1974, la version dirigée par <strong>Julius Rudel</strong> avait le grand mérite d’inclure la totalité de la partition, ce qui n’était alors pas si courant : les « intégrales » enregistrées dans les années 1950 ou 1960 par des artistes français faisaient généralement l’impasse sur tel ou tel morceau, avec pour résultat une durée inférieure d’au moins vingt minutes, parfois bien davantage. Le ballet est ici complet, avec l’intervention de la Charmeuse. Le travail de studio a été soigné, avec rires, cris et mugissements durant la « Vision » du premier acte, et effets spéciaux pour les hallucinations auditives d’Athanaël au deuxième tableau du troisième acte. Le chef ne manque pas d’énergie, surtout dans les scènes de « foule », Mais bizarrement, la fameuse Méditation est complètement ratée, flasque et laborieusement ânonnée…</p>
<p>Deux ans plus tard, en 1976, Beverly Sills devait enregistrer pour EMI une <em>Thaïs</em> tout aussi complète. Et même si la soprano, pilier du New York City Opera, avait exactement trois ans de plus qu’Anna Moffo, sa prestation est autrement plus digne. En effet, le gros point noir de la <em>Thaïs</em> RCA, c’est Thaïs. Au début des années 1970, le français d’Anna Moffo était infiniment meilleur que <a href="http://www.forumopera.com/cd/manon-pour-reparer-une-injustice">dix ans auparavant dans <em>Manon</em></a>, mais si la soprano pouvait encore se montrer bluffante sur les scènes, la voix était hélas en pleine décadence, ce que les micros ne pouvaient que cruellement souligner. Avec son timbre sensuel et ces intonations canailles qui donnent à la courtisane un côté Gavroche, la chanteuse serait tout à fait crédible en cocotte soudain tourmentée par la conscience du péché, elle s’offre même le luxe du contre-ré (nimbé par la prise de son d’un léger flou artistique) à la fin de l’air du miroir, mais l’horreur survient dans toutes les phrases déclamées plus que chantées : dans la nuance piano, les syllabes chevrotent horriblement, détonnent, comme si Thaïs était ivre, incapable d’aligner trois notes sans commettre de glissandos à faire frémir. L’héroïne se qualifie d’ « idole fragile », mais celle-ci l’est décidément trop.</p>
<p>Dommage, car l’entourage n’est pas si mal. Certes, <strong>Gabriel Bacquier</strong> a un peu tendance à en rajouter, cénobite emporté dont on croit volontiers qu’il est né « dans le péché » à Alexandrie, mais malgré la comédie un peu trop perceptible, la voix possède la noirceur nécessaire à Athanaël. <strong>José Carreras</strong> est un Nicias fougueux, qui s’exprime dans un français très acceptable, et le Palémon de <strong>Justino Díaz</strong> est bien la basse qu’exige le rôle.</p>
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