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	<title>Gerald FINLEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gerald FINLEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BEETHOVEN, Missa Solemnis &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-missa-solemnis-paris-philharmonie-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 06:19:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux concerts consacrés par l’Orchestre de Paris à la Missa solemnis de Beethoven ont fait salle comble à la Philharmonie et ont reçus un accueil particulièrement enthousiaste du public. L’œuvre avait été présentée, dans cette même salle, en avril 2024 dans une belle interprétation du Cercle de l’Harmonie, dirigé par Jérémie Rohrer, formation qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les deux concerts consacrés par l’Orchestre de Paris à la <em>Missa solemnis</em> de Beethoven ont fait salle comble à la Philharmonie et ont reçus un accueil particulièrement enthousiaste du public. L’œuvre avait été présentée, dans cette même salle, en avril 2024 dans une belle interprétation du Cercle de l’Harmonie, dirigé par Jérémie Rohrer, formation qui aborde le répertoire du XVIIIème et XIXème siècle avec des instruments d’époque. C’est donc, sans doute, ce type de formation qui avait créé l’œuvre. Les musicologues Brigitte et Jean Massin ont insisté, à ce sujet, sur le fait que Beethoven, toujours insatisfait, était toujours à l’aguet des innovations concernant les factures d’instruments (notamment le piano) afin d’en augmenter les possibilités expressives. Ils ajoutaient que « Richard Wagner estimait que l&rsquo;orchestration de la 9e symphonie dépassait vraiment les possibilités des instruments du début du XIXème siècle ». Les grands orchestres symphoniques d’Autriche et d’Allemagne au début du XXème correspondraient-ils donc d’avantage à ce que recherchait Beethoven ? On peut l&rsquo;imaginer! Dans le public, la plupart des mélomanes qui ont découvert la <em>Missa Solemnis</em> grâce à ces ensembles dirigés par d’éminents chefs tels que Klemperer, Karajan ou Karl Böhm, attendaient avec impatience l’interprétation de l’Orchestre de Paris qui ne l’avait pas jouée depuis 2008. Ce 29 janvier, le spectacle était saisissant à l’arrivée de l’imposante formation et du chœur au grand complet dont les pupitres de ténors et de basses avaient dû être placés sur le balcon réservé d’ordinaire au public.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/21_MATHIAS_BENGUIGUI_DSCF6013-1294x600.jpg" />© Mathias Benguigui</pre>
<p>Le jeune chef <strong>Klaus Mäkelë </strong>très à l’écoute de ses musiciens et aimé du public, notamment pour son investissement, sa fougue et sa sympathie, dirige le prélude du <em>Kyrie </em>et l’entrée du chœur avec la gravité et la lenteur requise et aussi une certaine retenue. Par contre, dès l’introduction énergique du <em>Gloria, </em>il nous entraîne avec fougue dans cet hymne à l’humanité, dans cette foi en son combat pour conquérir la liberté et la joie au sens le plus noble du terme. C’est dans le <em>Gratias agimus tibi</em> que se détache le merveilleux quatuor vocal qui sera si émouvant toute la soirée. Un quatuor de grandes voix, aussi homogène qu’un ensemble de musique de chambre, qui nous va droit au cœur. La soprano <strong>Chen Reiss</strong>, que Jérémie Rohrer avait déjà engagée à la Philharmonie, est sublime. Sa voix possède un timbre chaleureux et peut passer de la douceur aux suraigus vaillants sans jamais perdre cette couleur magnifique. Quelle égalité sur toute la tessiture ! Et c’est le cas de tous les chanteurs. La voix de la mezzo <strong>Wiebke Lehmkulh </strong>qu’on a pu entendre déjà à Paris, notamment dans le rôle d’Erda de la Tétralogie de Wagner, se marie à merveille avec elle tout comme avec celle du ténor <strong>Andrew Staple</strong> capable de tant de couleurs, aux aigus brillants, tantôt héroïques et tantôt filés jusqu’aux piani les plus subtils. Son intervention dans le déchirant <em>Et homo factus</em> <em>est </em>du <em>Credo </em>est bouleversante. L&rsquo;engagement et la puissance du chœur sont impressionnants tout au long du concert et particulièrement ici dans la fugue <em>Et vitam</em> et l’<em>Amen</em> final martelé avec force. Dans le <em>Benedictus</em> du <em>Sanctus</em> qui suit, c’est la voix de la soprano qui domine le quatuor dans de longues phrases au aigus lumineux<em>. </em>C’est alors que s’élève  le chant particulièrement poignant du violon interprété avec un lyrisme puissant par <strong>Sarah Nemtanu</strong>, nommée premier violon de l’orchestre le 1<sup>er</sup> janvier dernier. Son solo, tel un message de paix, parcourt toute la fin du Sanctus. Quant au baryton <strong>Gerald Finley</strong>, qu’on ne présente plus, sa voix large et profonde s’épanouit vraiment au début de <em>l’Agnus Dei</em> avec une largeur et un dramatisme inhabituels donnant plus de force encore au recueillement qui suit et surtout au mot <em>Pacem </em>scandé énergiquement par le chœur jusqu’à la fin, sous la direction vigoureuse de Mäkelë, tel un appel déterminé à l’humanité tout entière. Et le message est fort par les temps qui courent! L’émotion était palpable dans le public qui s&rsquo;est levé pour faire un triomphe à l’orchestre et aux chanteurs.</p>
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		<title>Gramophone publie son palmarès des meilleurs enregistrements 2025</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/gramophone-publie-son-palmares-des-meilleurs-enregistrements-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 16:26:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La revue britannique Gramophone a annoncé ses Classical Music Awards 2025. Parmi les lauréats peu ou prou liés à l&#8217;art vocal, on citera : Enregistrement de l&#8217;année et enregistrement choral de l&#8217;année : Messe en si mineur de J.S. Bach par l’ensemble Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon, chez Harmonia Mundi (notre critique ici). &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">La revue britannique <em>Gramophone</em> a annoncé ses <em>Classical Music Awards 2025</em>. Parmi les lauréats peu ou prou liés à l&rsquo;art vocal, on citera :</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Enregistrement de l&rsquo;année et enregistrement choral de l&rsquo;année</strong> : <em>Messe en si mineur</em> de J.S. Bach par l’ensemble Pygmalion sous la direction de <strong>Raphaël Pichon</strong>, chez Harmonia Mundi (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-messe-en-si-mineur-raphael-pichon/">notre critique ici</a>).</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Voix et Ensemble</strong> : <strong>Huw Montague Rendall</strong> avec l’Opéra Orchestre Normandie Rouen sous la direction de <strong>Ben Glassberg</strong>, chez Erato (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/huw-montague-rendall-contemplation/">notre critique ici</a>).</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Musique contemporaine</strong> :  <em>Picture a day like this</em> de George Benjamin par le Mahler Chamber Orchestra sous la direction du compositeur, chez Nimbus</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Opéra</strong> : <em>Der fliegende Holländer</em> de Richard Wagner, avec <strong>Lise Davidsen</strong> et <strong>Gerald Finley</strong>, <strong>Edward Gardner</strong> dirigeant les Chœurs et Orchestre de l’Opéra de Norvège, chez Decca (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-der-fliegende-hollander/">notre critique ici</a>)</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Mélodies</strong> : <em>Songs for Peter Pears</em>, avec <strong>Robin Tritschler</strong> et <strong>Malcolm Martineau, </strong>chez Signum</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Editeur de l’année</strong> : Palazzetto Bru Zane</li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Artiste de l’année</strong> :<strong> Sir Simon Rattle</strong></li>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Lifetime Achievement </strong>:<strong> Sir Thomas Allen</strong></li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Étant donné la présence de quelques français au palmarès, on évitera cette fois de parler <a href="https://www.forumopera.com/wp-admin/post.php?post=199833&amp;action=edit">des biais nationalistes anglo-saxons</a>&#8230;</p>
<p style="font-weight: 400;"><a href="https://www.gramophone.co.uk/awards/gramophone-classical-music-awards-2025">Résultats complets des courses ici.</a></p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Tosca &#8211; Londres (RBO)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-londres-rbo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Était-il nécessaire de proposer une nouvelle Tosca au Covent Garden ? Créée en 2006 et dépassant les 100 représentations étalées sur une douzaine de saisons, l&#8217;ancienne production de Jonathan Kent, plutôt traditionnelle, était devenue un classique de la maison, reprise à chaque fois avec succès. Il fallait donc une audace certaine pour chercher à la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Était-il nécessaire de proposer une nouvelle <em>Tosca</em> au Covent Garden ? Créée en 2006 et dépassant les 100 représentations étalées sur une douzaine de saisons, l&rsquo;ancienne production de Jonathan Kent, plutôt traditionnelle, était devenue un classique de la maison, reprise à chaque fois avec succès. Il fallait donc une audace certaine pour chercher à la remplacer, qui plus est par une version résolument moderne. Patron de l&rsquo;institution depuis 2017, <strong>Oliver Mears</strong> n&rsquo;en a pas pour autant abandonné son métier de metteur en scène (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-semele-paris-tce/">comme on a pu l&rsquo;apprécier récemment avec sa <em>Semele</em> au Théâtre des Champs-Élysées</a>, coproduite et reprise au Royal Opera). Son ambition est ici de renouveler pour le public actuel le choc qu&rsquo;ont pu ressentir les spectateurs contemporains de la création de l&rsquo;ouvrage, en 1900. Il faut en effet bien le reconnaitre, en un siècle et quart, les sensibilités ont été passablement émoussées. <em>Tosca</em> est sans doute resté un ouvrage émouvant (surtout quand il est bien chanté), mais plus vraiment terrifiant. On peut faire la même observation avec le cinéma : on ne verra plus des spectateurs <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BQjh8z9ioEw">quitter précipitamment leur siège à l&rsquo;arrivée d&rsquo;un train</a>. Plus près de nous, on voit bien ce phénomène dans l&rsquo;évolution de beaucoup de séries Netflix et cie : celles-ci dégénèrent en général dès la troisième saison, cherchant à conserver l&rsquo;audimat d&rsquo;un public mithridatisé par une surenchère croissante d&rsquo;horreurs. Pour redonner ce choc original, il fallait donc frapper un grand coup. C<span style="font-size: revert;">ette <em>Tosca</em> devant être diffusée prochainement dans les salles de cinéma (en direct le 18 septembre), nous resterons concis sur les détails de la mise en scène afin </span><span style="font-size: revert;">d&rsquo;en laisser la surprise aux futurs spectateurs. L&rsquo;action est transposée à une époque moderne dystopique indéfinie (on pense quand même un peu aux <em>Années de plomb</em> en Italie). Le premier acte, s&rsquo;ouvre sur le décor spectaculaire d&rsquo;une église en ruine. Les coups de canon du finale évoquent ici des bombardements plutôt que les réjouissances devant suivre la défaite des troupes napoléoniennes, des débris tombant sur les chœurs. Le décor de l&rsquo;acte II rappelle la froideur monumentale des constructions mussoliniennes (le Palazzo delle Poste de Naples, notamment) et on ne détaillera pas ici </span>la stupéfiante scène du meurtre<span style="font-size: revert;"> de Scarpia qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une scénographie renouvelée par rapport à la version originale inspirée de Sarah Bernhardt. Le troisième acte est à la fois glaçant et désespérant, <em>malaisant</em> comme disent si justement les québécois (au grand dam de l&rsquo;Académie française). On y retrouve des éléments de la froide paperasserie bureaucratique, développés par exemple par Claus Guth </span><a style="font-size: revert;" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-vienne-staatsoper/">dans sa <em>Turandot</em> viennoise,</a><span style="font-size: revert;"> mais dans un cadre infiniment plus proche de nous : ici, un bourreau n&rsquo;est pas le fonctionnaire impersonnel d&rsquo;une dictature asiatique, ça pourrait être le flic sympa que l&rsquo;on croise à la boulangerie quand on achète sa baguette.</span></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/4-Tosca-Nebrenko-ROH-PROD-05274-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-199531"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>The Royal Opera ©2025 Marc Brenner</sup></figcaption></figure>


<p><span style="font-size: revert;"> Comme on le sait, il est </span>quasiment impossible<span style="font-size: revert;"> qu&rsquo;une transposition colle parfaitement au livret original, et celle-ci n&rsquo;échappe pas à la règle. Le principal </span>écueil est <span style="font-size: revert;">le célèbre « Vittoria ! » lancé par Mario à l&rsquo;acte II, privé ici de contexte historique. Mais </span>l&rsquo;honnêteté<span style="font-size: revert;"> intellectuelle nous pousse à </span>rappeler que les raisons de ce cri <span style="font-size: revert;">échappent aujourd&rsquo;hui à la majorité des spectateurs</span> : <span style="font-size: revert;">pour l&rsquo;essentiel, le public, même français, ne connait pas </span><a style="font-size: revert;" href="https://www.forumopera.com/pourquoi-vittoria-dans-tosca/">les déboires du feld-maréchal Melas ni l&rsquo;origine de la recette du <em>Poulet à la Marengo</em></a><span style="font-size: revert;">. Dans ce type de démarche, l&rsquo;essentiel est toutefois que ce que l&rsquo;on perd dans la transposition soit compensé par ce que l&rsquo;on y gagne : or le bilan est ici très </span>largement<span style="font-size: revert;"> positif. Le pari de Mears est donc parfaitement tenu, même si certains </span>pourront<span style="font-size: revert;"> regretter une vision dépourvue de sentimentalisme et d&rsquo;une </span>inhumanité<span style="font-size: revert;"> </span>glaçante<span style="font-size: revert;">. Ajoutons à cela une direction d&rsquo;acteur </span>millimétrée, quasi cinématographique, qui ajoute au réalisme de la production. Les détails de mise en scène sont nombreux et impossible à repérer en une seule représentation. Pour l&rsquo;exemple, on signalera des horloges qui fonctionnent : à l&rsquo;acte II, celle du bureau de Scarpia approchera minuit à la mort du chef de la police ; à l&rsquo;acte III, celle des gardiens affichera 4 heures au moment de l&rsquo;arrivée de Tosca, instant effectivement fixé par Scarpia pour autoriser celle-ci à voir Mario (<span style="font-size: revert;">« </span>Bada: all&rsquo;ora quarta&#8230;<span style="font-size: revert;"> »</span>). Les décors de <strong>Simon</strong> <strong>Lima Holdsworth</strong> sont splendides et adaptés à la voix, les costumes de <strong>Ilona Karas</strong> sont parfaitement adaptés au propos et les éclairages de <strong>Fabiana</strong> <strong>Piccioli</strong> contribuent à l&rsquo;atmosphère oppressante de la mise en scène.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="555" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2-Tosca-Nebrenko-ROH-PROD-02100-1024x555.jpg" alt="" class="wp-image-199529"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>The Royal Opera ©2025 Marc Brenner</sup></figcaption></figure>


<p>Pour son retour sur la scène londonienne après six années d&rsquo;absence, <strong>Anna Netrebko</strong> se révèle dans une forme exceptionnelle. La projection est toujours aussi puissante et le timbre magnifique, sans vibrato excessif ni faussetés. Les différents registres ont retrouvé leur homogénéité, la largeur de la voix correspondant parfaitement aux exigences du rôle. Netrebko sait aussi alléger son instrument pour se faire à l&rsquo;occasion minaudante, plaintive ou suppliante, jouant intelligemment sur les couleurs de la voix. Excellemment dirigée, le soprano est parfaitement à l&rsquo;aise dans ce personnage de diva, sans histrionisme néanmoins : on penserait presque voir Callas dans son intimité au temps de sa splendeur. Les intentions vocales sont pleines de finesse. Tout une série de points de passage obligé est ainsi exprimée avec une palette sans cesse variée (<span style="font-size: revert;">« Assassino! Voglio vederlo », « Quanto? Il prezzo », « E avanti a lui tremava tutta Roma! », etc.), le soprano ayant essentiellement recours au chant quand beaucoup d&rsquo;interprètes du rôle choisissent un registre parlé traditionnel. Sa prestation n&rsquo;est pas non plus maniérée à l&rsquo;excès : le chant est essentiellement naturel et son « Vissi d&rsquo;arte » est d&rsquo;une belle simplicité, avec des notes finales suspendues comme hors du temps. La chanteuse ne cherche pas à tirer la couverture à elle et offre une belle osmose avec son partenaire.</span></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1-Tosca-Nebrenko-ROH-PROD-00164-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-199528"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>The Royal Opera ©2025 Marc Brenner</sup></figcaption></figure>


<p><span style="font-size: revert;"><strong>Freddie De Tommaso</strong> campe un Mario attachant, assez fin dans son jeu. La voix est celle d&rsquo;un authentique <em>lirico-spinto</em>, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il offre à la fois les qualités d&rsquo;un ténor lyrique pour la partie centrale de la tessiture (agilité, variations de souffle, de couleurs, de registres, tout en gardant l&rsquo;homogénéité de la voix), et les qualités d&rsquo;un bon <em>spinto,</em> avec un aigu percutant. Le timbre est un peu impersonnel mais agréable, et sa projection est adaptée à celle de sa partenaire.</span></p>
<p><strong>Gerald Finley</strong> est un Scarpia tout en finesse. Les moyens naturels du baryton sont plus limités que ceux de ses partenaires (on le remarque dès son entrée), mais adaptés à sa caractérisation dramatique. Le chanteur sait à merveille exprimer (par le chant et par le jeu théâtral) tout une gamme d&rsquo;émotions, de la persuasion insinuante à l&rsquo;éructation brutale en passant par les passions les plus viciées. Il occupe remarquablement l&rsquo;espace, notamment à l&rsquo;acte II quand il virevolte sur sa chaise à roulettes. Son interprétation est d&rsquo;autant plus troublante qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien d&rsquo;excessif : c&rsquo;est Monsieur Tout-le-monde qui fait professionnellement son job, à qui ça ne déplait pas et qui essaie d&rsquo;en tirer quelques avantages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="592" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Tosca-Nebrenko-ROH-PROD-00901-1024x592.jpg" alt="" class="wp-image-199539"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>The Royal Opera ©2025 Marc Brenner</sup></figcaption></figure>


<p>Les seconds rôles sont parfaitement distribués. En Sacristain, on appréciera le vétéran <strong>Alessandro Corbelli</strong> (73 ans le 21 septembre prochain), recyclé dans les <em>comprimari</em>, et à la <em>vis comica</em> inentamée. <strong>Ossian Huskinson</strong> est un Cesare Angelotti à la voix bien timbrée, excellent acteur qui semble véritablement échappé d&rsquo;une séance de torture. <strong>Carlo Bosi</strong> est un Spoletta idéal, subtil et sonore. Dans leurs petits rôles respectifs, <strong>Siphe Kwani</strong> (Sciarrone) et <strong>Olle Zetterström</strong> (un carciere) savent se faire remarquer. Le pâtre est confié à une belle voix d&rsquo;enfant, la jeune <strong>Esmae Froud</strong> (qui alterne avec l&rsquo;excellent <strong>Raphi Laming</strong> qui assurait la première).</p>
<p>Dans un autre contexte, la direction de <strong>Jakub Hrůša</strong> pourrait apparaitre un brin insuffisamment dramatique, mais cette discrétion évite un mélo excessif qui viendrait contredite la mise en scène. Le chef fait attention au plateau et laisse le public applaudir aux endroits traditionnels. Le court échange entre Scarpia et Tosca à la fin du <span style="font-size: revert;"> « </span>Vissi d&rsquo;arte <span style="font-size: revert;">»</span> est ici rétabli (sa coupure, traditionnelle, est incompréhensible). L&rsquo;orchestre est en bonne forme et les chœurs sont excellents. Le Royal Opera inaugure sa nouvelle saison avec une réussite incontestable.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-londres-rbo/">PUCCINI, Tosca &#8211; Londres (RBO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Der fliegende Holländer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-der-fliegende-hollander/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur le nom de Lise Davidsen que Decca fonde toute la communication autour de cet enregistrement du Vaisseau fantôme. Le grand soprano norvégien, aux moyens spectaculaires, n’a jamais chanté Senta à la scène, et, dit-elle, ne le chantera peut-être jamais, requise qu’elle est par d’autres grands rôles wagnériens (on devine lesquels). Elle y est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est sur le nom de<strong> Lise Davidsen</strong> que Decca fonde toute la communication autour de cet enregistrement du <em>Vaisseau fantôme</em>. Le grand soprano norvégien, aux moyens spectaculaires, n’a jamais chanté Senta à la scène, et, dit-elle, ne le chantera peut-être jamais, requise qu’elle est par d’autres grands rôles wagnériens (on devine lesquels).</p>
<p>Elle y est évidemment remarquable, mais pas seulement elle. Toute la distribution est de premier ordre. De surcroît cette version présente l’avantage d’avoir été saisie sur le vif au fil de deux exécutions en concert (et vraisemblablement de deux répétitions aussi) dans des conditions acoustiques idéales, dans la salle de l’Opéra National de Norvège, pour inaugurer la prise de fonction du chef britannique <strong>Edward Gardner</strong> comme directeur musical de cette maison d’opéra.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1080x800-Flying-Dutchman-2024-Foto-Erik-Berg-0555-1024x759.jpg" alt="" class="wp-image-188662"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<p>Un Gardner dont, dès l’ouverture, prise sur un tempo rapide, on remarque la fougue et la poigne, et l’attention constante aux textures et au dosage des couleurs orchestrales (les bois dans l’épisode <em>andante</em>) avant un développement d’une énergie foudroyante et constamment clair (les superpositions de thèmes), et une fin éclatante (les ténèbres vaincues par la lumière c’est toute l’histoire de cet opéra).</p>
<h4><strong>L&rsquo;humanité du Hollandais</strong></h4>
<p>Certains critiques ont émis quelques réserves sur la prestation de <strong>Gerald Finley</strong> dans le rôle du Hollandais, qu’il a chanté sur maintes scènes, estimant qu’une dimension héroïque lui manquait désormais. Il nous semble, au contraire, qu’il pose ici un éclairage particulièrement intéressant sur ce rôle, quelque chose qui tient sans doute aussi à la maturité du timbre. Le baryton-basse anglais, styliste s’il en est, et grand <em>liedersänger</em>, a soixante-quatre ans. Et ce qu’on entend, c’est tout un poids de vie, quelque chose de profondément réfléchi, de dense, qui s’ajoutant au velouté des phrasés confère au Hollandais une épaisseur humaine, et surtout une douleur, une blessure insondables, qui sont l’esprit même du personnage.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Flyng-Finley-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188660"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Gerald Finley © Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<p>Son récit d’entrée « Die Frist ist um » est particulièrement magnifique, par la palette de couleurs vocales qu’il met en jeu, l’attention à chaque mot, à chaque nuance de sentiment, du désespoir profond jusqu’à l’insurrection contre son destin – et alors quel puissance ! La progression est superbement conduite : l’accablement de fatigue initial, la sombre évocation des errances sans espoir, le jeu sinistre avec la mort, et Finley construit cela à la manière des ballades romantiques de Schumann ou de Loewe, porté par les vagues que soulève Gardner à l’orchestre.</p>
<p>Un peu après, son récit à Daland, « Durch Sturm und bösen Wind », sera d’un troublante et enjôleuse noblesse à laquelle le rugueux marin se laissera prendre, autant qu’aux trésors qu’il lui fera miroiter. Les suavités de Finley contrastent ironiquement avec les rudesses du brave Daland. Brave ? <strong>Brindley Sherratt</strong>, qui est de la même génération que Finley, accentue savoureusement la roublardise un peu naïve du personnage, dans un duo dont Gardner souligne le côté Donizetti.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="759" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1080x800-Flying-Dutchman-2024-Foto-Erik-Berg-0520-1024x759.jpg" alt="" class="wp-image-188661"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Lise Davidsen, Edward Gardner, Gerald Filnley © Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Marmoréenne</strong></h4>
<p>Mais c’est bien sûr l’acte II qu’on attend et l’apparition de la fille de Daland.</p>
<p>La ballade de Senta est une nouvelle démonstration des possibilités vocales extravagantes dont la nature a gratifié Lise Davidsen. Des aigus en acier, une sûreté d’intonation à toute épreuve, une clarté de cristal, une projection cinglante, des sauts de notes dans la deuxième partie, « Bei bösen Wind », dont elle ne fait qu’une bouchée, et même des pianissimos et des trilles, quelque chose de surhumain et de prodigieux, de marmoréen, mais aussi de polaire ! Si on salue l’athlète du chant, évidemment, osera-t-on avouer rester extérieur à ces exploits. Et se souvenir avec nostalgie d’une Senta de la même génération, Norvégienne elle aussi, Elisabeth Teige, dans la même séquence à Bayreuth il y a trois ans, non moins à l’aise avec la partition de Wagner, mais combien troublante et émouvante. Senta est habitée par une vision, qui va s’avérer une prémonition de sa destinée. Nulle trace ici de la mystérieuse attirance de la jeune fille pour le pâle capitaine (<em>bleicher Seemann</em>) qu’elle n’a encore rencontré que dans son rêve éveillé. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Flyng-Barbayrac-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188658"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Stanislas de Barbeyrac © Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Le virage vers Wagner de Barbeyrac</strong></h4>
<p>En revanche <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong>, en plein virage wagnérien, dessine un Erik vibrant de lyrisme. Il venait alors de le chanter au Staatsoper de Berlin et lui prête une voix qui s’est enrichie dans le grave sans rien perdre de son éclat dans les aigus. Le duo « Bleib, Senta ! Bleib nur einen Augenblick ! » met en évidence deux manières d’envisager Wagner, celle ardente, fougueuse, charnelle, de Barbeyrac, et celle attentive d’abord à la pureté vocale de Davidsen (et son « Ach, was dir Ruhe für ewig ihm nahm » est pur bel canto <em>spianato</em>…, comme sa reprise de la ballade, « Ach, möchteste du, bleicher Seemann, sie finden ! »)</p>
<p>Cette scène est aussi une belle démonstration de la manière de Gardner, très souple dans les passages élégiaques (la rêverie d’Erik, « Auf hohem felsen », où Barbeyrac est superbe de largeur, d’effusion et d’opulence vocale), et ailleurs d’une énergie presque violente – cf. la batterie d’accords avant cette rêverie).</p>
<p>Souplesse à nouveau et vivacité pleine de panache dans sa conduite de l’air de Daland, « Mögst du, mein Kind », qui met en valeur le timbre assez noir de Brindley Sherratt, dont la faconde rendrait presque sympathique le bonhomme. <br />Mais le sommet de cet acte et peut-être de l’opéra, c’est bien sûr le duo entre le Hollandais et Senta. Avec d’abord une aria, « Wie aus der Ferne », où Gerald Finley est d’une douceur de phrasé, d’une langueur mélancolique, d’un velouté, et d’une beauté de ligne irrésistibles. Et d’ailleurs Senta ne lui résistera pas.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Flyind-Daland-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188656"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Brindley Sherratt © Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>La transfiguration de Senta</strong></h4>
<p>Le duo proprement dit est impressionnant. On ne peut pas ne pas avoir en mémoire le duo Birgit Nilsson-Hans Hotter. On est dans un paysage vocal de cette couleur et de cette hauteur. Seule réserve, la puissance de Mme Davidsen a tendance à couvrir les subtilités de Gerald Finley, qui gomme le côté démoniaque qu’on prête souvent au personnage, pour n’en éclairer que mieux la souffrance.<br>Mais le chant marmoréen de cette Senta surdimensionnée prend ici toute sa valeur, pour exprimer la transfiguration de la jeune femme, acceptant son destin et le puissant sortilège (<em>mächtiger Zauber</em>) qui l’emporte.</p>
<p>La vaste scène confrontant les marins norvégiens aux jeunes filles du village, puis aux marins du Hollandais met en valeur la solidité du <strong>Chœur de l’Opéra de Norvège</strong> (et au passage la virtuosité de Wagner, passant d’une atmosphère de fête à une formidable tempête). Les brèves interventions du Pilote sont ici l’occasion de réentendre <strong>Eirik Grøtvedt</strong>, ténor lyrique, dont l’air d’entrée « Mit Gewitter und Sturm » avait été particulièrement remarquable, avec dans sa deuxième partie des effets d’allègements et une beauté de ligne rappelant tout ce que Wagner doit à l’école italienne…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Flyng-davidsen-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188659"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Lise Davidsen © Erik Berg</sub></figcaption></figure>


<p>Introduit par une très belle cavatine d’Erik où Stanislas de Barbeyrac sera à nouveau superbe d’ampleur et de chaleur (avec un judicieux passage en voix mixte sur <em>mir Liebe</em>), le final de l’opéra, dans son efficacité (la fulgurance des finals sera désormais une spécialité de Wagner), sera mené par Gardner d’une main résolue.</p>
<h4><strong>Noblesse</strong></h4>
<p>Avec un autre grand moment de Gerald Finley, le récit « Vom Fluch eun Weib » : l’heure est venue pour lui d’avouer qu’il est le Hollandais volant et d’avertir Senta que, si elle le trahissait, elle serait vouée à la damnation éternelle. À nouveau c’est la noblesse du personnage que Finley fait rayonner, avec une puissance montant du plus profond de lui-même. <br>Les précautions du marin maudit seront inutiles : Senta savait depuis longtemps qu’elle le suivrait jusqu’au bout et les deux <em>si</em> aigus sur <em>Treu</em> puis sur <em>treu</em> (fidélité et fidèle) seront l’apothéose de Davidsen, décidément à son aise dans le registre héroïque.</p>
<p>Et tout s’apaisera dans un bienfaisant accord de <em>ré</em> majeur, en guise de point d’orgue à cette très belle version d’un opéra qui en somme revient à son port de départ ou presque, puisque c’est lors d’une escale forcée en Norvège que Wagner entendit en juillet 1839 sur le port de Sandwike interpeller une certaine « tjenta »… Le mot qui signifie « servante » allait devenir quatre ans plus tard le nom de son héroïne.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-der-fliegende-hollander/">WAGNER, Der fliegende Holländer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>WAGNER, Parsifal &#8211; Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-parsifal-munich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 05:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour de cette production du dernier opéra de Wagner à Munich, 6 ans après sa création. Si la mise en scène convainc toujours aussi peu, la distribution presque entièrement renouvelée atteint la même excellence qu’en 2018. Associer un artiste aussi célèbre à un metteur en scène, c’est courir le risque que l’un phagocyte l’autre. Pierre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retour de cette production du dernier opéra de Wagner à Munich, 6 ans après<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-munich-de-haut-en-bas/"> sa création</a>. Si la mise en scène convainc toujours aussi peu, la distribution presque entièrement renouvelée atteint la même excellence qu’en 2018.</p>
<p>Associer un artiste aussi célèbre à un metteur en scène, c’est courir le risque que l’un phagocyte l’autre. <strong>Pierre Audi</strong> semble en effet avoir abandonné le plateau à un <strong>Georg Baselitz</strong> peu inspiré, au moins au premier acte où la direction d’acteur est quasi inexistante, sans que le propos ne soit lisible. Pourquoi cette forêt post apocalyptique et cette carcasse de dinosaure qui abrite une Kundry échevelée ? Pourquoi ce faux torse ridicule de Parsifal ? Pourquoi l’absence de Graal (Amfortas semble saisir un œuf puis présente sa main vide à l’assistance) ? Pourquoi le décor s’affaisse ou s’élève mollement ? Pourquoi ces filles fleurs enlaidies, sans parler de la fausse nudité chiffonnée de la communauté ou de ce cygne boudiné ? Et ce décor du dernier acte qui renverse celui du premier ? Cessons de lister ce que nous n’avons pas compris et détaillons quelques réussites : l’évolution du personnage de Kundry à travers sa coiffure, Amfortas qui cherche en vain à donner sa couronne pour qu’un autre officie à sa place, le lent retrait du heaume, le retour de la confrérie depuis un fond de scène incliné qui donne le sentiment de voir surgir une armée des morts, le tombeau de Titurel à l’avant-scène masquant le trou du souffleur, le suicide raté d’Amfortas. Cela fait tout de même bien peu sur 4 heures d’une œuvre si riche. Ce sont finalement les rideaux de scène que nous avons préférés, avec ces cadavres noueux et torturés qui présentent un bel écho au propos du drame.</p>
<p>Le véritable exploit de cette soirée est d’avoir réuni une telle palette d’artistes exceptionnels&nbsp;: pour ce qui sera sans doute sa dernière Kundry, <strong>Nina Stemme</strong> saisit l’intégralité de l’héroïne avec une rage dévastatrice. Tantôt sauvage, puis caressante et maternelle, toujours féline, prête à griffer. Vous attendiez le si suraigu lors de son récit, vous l’avez, immense, suivi d’un assassin et tout aussi sonore do dièse qui semble enfoncer ce « lachte » comme une nouvelle lance dans le flanc du Christ. Certes elle fait parfois passer la puissance avant le maintien de la ligne vocale (ces aigus forte sur « Gott » ou « ewig » précédés d’un silence tremplin). On pourra aussi regretter des accents trop sincères lorsqu’elle supplie Parsifal de lui accorder une étreinte salvatrice, alors qu’il s’agit d’une nouvelle ruse. Mais bon, chanter ainsi après une telle carrière, elle doit avoir été touchée par l’éclat du vrai Graal !</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Parsifal_2024_G.Finley_c_Wilfried_Hoesl__2_-1294x600.jpg" alt="">© Wilfried Hoesl</pre>
<p><strong>Clay Hilley</strong> aussi n’hésite pas à souligner l&rsquo;évolution de son personnage : de l’ignorant initial que son timbre clair rapproche immédiatement de Siegfried, la métamorphose est spectaculaire après le baiser de Kundry. S’il n’offre jamais les moirures d’un Siegmund, la vérité et la solidité technique de son chant font jouer à plein les ressorts de la partition pour émouvoir au terme de la représentation et faire du héros le photophore de l’avenir.</p>
<p>Quand <strong>Jochen Schmeckenbecher</strong> tire trop son Klingsor vers le bouffe et le méchant de pacotille,<strong> Tareq Nazmi</strong> est un Gurnemanz resplendissant, aussi endurant qu’intense et grand conteur. <strong>Bálint Szabó</strong> donne toute la profondeur caverneuse de son timbre vibrant à un Titurel invisible, fantomatique et panthéiste. <strong>Gerald Finley</strong> semble porter sur l’autel d’Amfortas autant son talent de diseur que ses moyens diminués mais non moins éloquents (ses « Erbarmern » résonnent encore dans nos oreilles). C’est de loin le plus à l’aise sur scène, avec Stemme, alors même que sa posture constamment souffrante limite beaucoup ses mouvements.</p>
<p>Nous avons d’abord été déçu par la direction d’<strong>Adam Fischer</strong> qui semble plaquer le désespoir moribond du dernier acte sur le premier, plombant le récit de Gurnemanz et n’offrant pas assez d’éclat à la cérémonie. A force de pesanteur, la douleur écrase l’espoir. Le contraste avec le deuxième acte furieux n’en est que plus saisissant. Le chef tire le meilleur de cet orchestre de prestige, autant dans la précision de dissonances raffinées que dans la tension des longues phrases, sans négliger l’intensité des harmoniques (le prélude) ou la violence de certains instants et accents. Aidé par un chœur stupéfiant, incarnant les filles fleurs et la confrérie avec autant d’investissement que si chacun tenait un premier rôle, l’ensemble atteint un équilibre et une puissance proches de l’idéal.</p>
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		<title>Gerald Finley, un nouveau Bayerischer Kammersänger</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/gerald-finley-un-nouveau-bayerischer-kammersanger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 03:53:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 20 juillet, Gerald Finley a été honoré du titre de Bayerischer Kammersänger par le Bayerische Staatsoper. Cette reconnaissance, attribuée après son interprétation du rôle d&#8217;Amfortas dans Parsifal, célèbre une collaboration régulière avec l&#8217;opéra munichois depuis ses débuts in loco en 2011 dans Don Giovanni. Né à Montréal en 1960, le baryton canadien a commencé sa &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce 20 juillet, <strong>Gerald Finley</strong> a été honoré du titre de Bayerischer Kammersänger par le Bayerische Staatsoper. Cette reconnaissance, attribuée après son interprétation du rôle d&rsquo;Amfortas dans <em>Parsifal</em>, célèbre une collaboration régulière avec l&rsquo;opéra munichois depuis ses débuts <em>in loco</em> en 2011 dans <em>Don Giovanni</em>. Né à Montréal en 1960, le baryton canadien a commencé sa carrière comme choriste à Ottawa avant de poursuivre ses études musicales au Royaume-Uni. Sa carrière exemplaire inclut de nombreuses distinctions et rôles prestigieux. Il continuera de se produire à Munich dans les saisons à venir, notamment dans <em>Le Vaisseau fantôme</em> et <em>Macbeth</em>.</p>
<p>Avec ce titre, Gérald Finley rejoint de célèbres artistes tels <strong>Nina Stemme, Plácido Domingo, Brigitte Fassbaender, Dietrich Fischer-Dieskau, Diana Damrau, Jonas Kaufmann, Waltraud Meier</strong>, ou encore <strong>Bo Skovhus</strong>.</p>
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		<title>Découvrez les Meistersinger du Teatro Real sur OperaVision</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/decouvrez-les-meistersinger-du-teatro-real-sur-operavision/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 03:26:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà plus de vingt ans que la maison d’opéra madrilène n’avait programmé les Maîtres chanteurs de Nuremberg, offrant à cette occasion au metteur en scène Laurent Pelly sa première production wagnérienne, tandis que le chef d’orchestre Pablo Heras-Casado dirigeait l’œuvre pour la première fois, après un Ring sur cette même scène et de tout récents débuts &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà plus de vingt ans que la maison d’opéra madrilène n’avait programmé les <i>Maîtres chanteurs de Nuremberg</i>, offrant à cette occasion au metteur en scène <strong>Laurent Pelly</strong> sa première production wagnérienne, tandis que le chef d’orchestre <strong>Pablo Heras-Casado</strong> dirigeait l’œuvre pour la première fois, après un <i>Ring</i> sur cette même scène et de tout récents débuts au festival de Bayreuth avec <i>Parsifal</i>. Alors, pari réussi ? Oui, à en croire notre collègue Thierry Verger dans son <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-meistersinger-von-nurnberg-madrid/">compte-rendu du spectacle</a> : <i>« </i>Laurent Pelly (…) offre une vision limpide, intelligente, dépoussiérée d’une œuvre dont il a tout compris, et dont l’humour n’est jamais absent<i>. »</i> Et cela tombe très bien puisque la production, <a href="https://operavision.eu/fr#">en streaming sur OperaVision</a> depuis le direct du 18 mai dernier, est à compter d’aujourd’hui accessible en version sous-titrée en français. Idéal pour profiter pleinement des cinq heures de cette production plébiscitée par le public et la presse. Avec, entre autres, l’immense <strong>Gerald Finley</strong> dans le rôle d’Hans Sachs, <strong>Leigh Melrose</strong> dans celui de Sixtus Beckmesser et <strong>Nicole Chevalier</strong> en Eva.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="DIE MEISTERSINGER VON NÜRNBERG Wagner – Teatro Real" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/AQ2VtHPbRd0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Gala d&#8217;adieux d&#8217;Antonio Pappano &#8211; Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-dadieux-dantonio-pappano-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 06:27:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&#8217;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&#8217;orchestre de l&#8217;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&rsquo;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York City Opera à seulement 21 ans, Antonio Pappano aura donc  consacré plus de quatre décennies essentiellement au théâtre, dont plus de 700 représentations à Covent Garden, et souhaitait légitimement passer à d&rsquo;autres défis. C&rsquo;est chose faite depuis sa nomination en 2021 à la tête du London Symphony Orchestra pour succéder à Simon Rattle, comme directeur musical désigné en 2023-24, et prochainement comme chef principal à partir de septembre 2024. Choisi en octobre 2022, Jakub Hrůša le remplacera en tant que directeur musical à compter de septembre 2025, <a href="https://www.forumopera.com/breve/2024-25-covent-garden-une-saison-de-transition/">la période intermédiaire servant de transition.</a> Antonio Pappano n&rsquo;abandonne pas totalement le lyrique pour autant puisqu&rsquo;il dirigera <em>La Rondine</em> en concert avec le LSO en décembre 2024 et reviendra au Royal Opera pour <em>Die Walküre</em> en mai 2025.</p>
<p>C&rsquo;est une salle surchauffée et enthousiaste qui a donc accueilli <strong>Antonio Pappano</strong> à son arrivée en fosse. La température a encore monté de quelques degrés lorsque l&rsquo;orchestre a entamé le <em>God Save the King</em>, repris par la salle à pleins poumons, l&rsquo;hymne signalant la présence du roi Charles III, présence espérée mais <a href="https://www.forumopera.com/breve/charles-iii-ovationne-au-gala-dadieux-dantonio-pappano/">confirmée très peu de temps avant le concert</a>. Antonio Pappano ouvre le bal avec l&rsquo;ouverture des <em>Nozze di Figaro</em>, alerte mais de style traditionnel comme on s&rsquo;en doute. Le ton est donc donné, celui d&rsquo;une « folle soirée ». En effet, à quelques exceptions près, le programme sera enjoué et la soirée placée sous le signe de la fête. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-londres/">Triomphatrice de récentes <em>Carmen</em> au Royal Opera</a> (un ouvrage qu&rsquo;elle reprendra la saison prochaine), <strong>Aigul Akhmetshina</strong> est tout aussi captivante en Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em>, un autre de ses rôles-signatures. Sa très belle contribution au trio final du <em>Rosenkavalier</em> laisse également présager une éventuelle carrière dans les pas d’une Frederica von Stade. Elle est accompagnée du jeune <strong>Huw Montague Rendall</strong>, baryton élégant et virevoltant, particulièrement remarquable dans le duo de <em>Don Pasquale</em> où il réussit à merveille le <em>canto silábico </em>(1) aux côtés d’un <strong>Carlos Álvarez </strong>un peu moins souple : une <em>vis comica </em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-rouen-un-chef-et-quatre-prises-de-role/">qu’on n’attendrait pas nécessairement d’un excellent Pelléas</a>. Le baryton espagnol est en revanche tout à fait à l’aise dans son autre scène de ce même opéra, aux côtés d’une délicieuse <strong>Lisette Oropesa</strong> en très grande forme et toujours aussi bête de scène. Le soprano sait également trouver des trésors de délicatesse pour le trio du <em>Rosenkavalier</em>. <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Xabier Anduaga </strong>q<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucia-di-lammermoor-londres-roh/">ui ont également triomphé récemment dans <em>Lucia di Lammermoor</em> </a>se retrouvent pour deux extraits de <em>Rigoletto</em> : le quatuor du dernier acte, « Bella figlia dell&rsquo;amore » (avec Aigul Akhmetshina et Amartuvshin Enkhbat) qui met particulièrement en valeur la voix claire et bien projetée du ténor basque, et surtout le duo « Signor né principe », donné sans coupures, et conclu par un impressionnant <em>ut</em> dièse à l’unisson. Une fois de plus le soprano américain sait faire montre d’une émotion à fleur de peau. On notera une très belle Giovana en la personne de <strong>Veena Akama-Makia </strong>et la belle voix de basse de <strong>Jeremy White</strong>. Très attendu, <strong>Jonas Kaufmann</strong> chante d’abord le duo de <em>Die Fledermaus </em>aux côtés d’une <strong>Diana Damrau</strong> totalement déjantée, rare occasion de voir ces deux artistes exceller dans le registre de la comédie. On retrouve Jonas Kaufmann dans le répertoire tragique pour le dernier duo de<em> La Forza del Destino, </em>« Le minaccie, i fieri accenti », <em> </em>avec le remarquable <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong>, modèle de chant verdien<em>. </em>Un peu précautionneux, le ténor allemand ne semble pas tout à fait remis de ses problèmes de santé, mais son interprétation reste toujours un grand moment de musicalité. Le duo est suivi du trio final, qui permet d’apprécier l’excellente basse, <strong>Insung Sim</strong>, chanteur racé injustement méconnu au regard de plus de vingt années de scène. En grande forme, <strong>Sondra Radvanovsky </strong>ne fait qu’une bouchée du trio, mais c’est surtout dans le duo « Teco io sto » d&rsquo;<em>Un Ballo in maschera</em>  qu&rsquo;elle se révèle le plus excitant, ce qui augure bien de ses prochaines Maddalena di Coigny d’<em>Andrea Chénier </em>dans ces mêmes lieux fin mai. Face à ce faste vocal, le ténor britannique<strong> Freddie De Tommaso</strong> n’est pas en reste et les deux partenaires concluent leur duo passionné avec un contre-ut d’une étonnante facilité pour des voix plutôt dramatiques. Les extraits d&rsquo;<em>I Lombardi alla prima crociata </em>valent en particulier pour le magnifique violon solo de <strong>Vasko Vassilev</strong>. <strong>Ermonela Jaho</strong> est tout aussi émouvante qu’incompréhensible dans son duo de <em>Thaïs</em> aux côtés d’un <strong>Gerald Finley </strong>au français parfaitement articulé et à l’interprétation vibrante. Enfin, le vétéran <strong>Bryn Terfel </strong>aborde le « Te Deum » de <em>Tosca</em> avec un histrionisme réjouissant. Outre le « Te Deum », les chœurs du Royal Opera House sont également mobilisés pour <em>Nabucco</em>, <em>Guillaume</em> <em>Tell</em> et, plus étonnamment, <em>I Pagliacci </em>: ils  démontrent le niveau d&rsquo;excellence auquel ils sont parvenus depuis quelques années. Seconde pièce entièrement orchestrale, l&rsquo;<em>Intermezzo</em> de <em>Manon</em> <em>Lescaut</em> est un des plus beaux qui soient avec une direction au scalpel et un orchestre totalement impliqué. Enfin, le programme s’achève sur le sublime finale de <em>Guillaume Tell</em> dont Antonio Pappano fait un puissant moment d’émotion. On pourra s’étonner toutefois de l’absence de Wagner dans ce programme : une Chevauchée des Walkyries ou un simple « Winterstürme » n’auraient pas refroidi l’ambiance.</p>
<p>Journaliste spécialisé dans la musique classique, présentateur télé (il anime la retransmission du concert du nouvel an viennois depuis 2011) et contributeur à de nombreuses œuvres en faveur de la diffusion de la musique, <strong>Petroc Trelawny</strong> anime la soirée en vrai professionnel, avec sobriété et intelligence. Deux séries de témoignages vidéos, un brin longuets, viennent également ponctuer l’hommage au maestro. Les extraits lyriques sont joués en version semi-scénique dans un décor unique, sans saluts individuels entre les différents morceaux, ce qui accentue la fluidité de la soirée. À la fin du spectacle, Antonio Pappano est acclamé sur scène, entouré de ses solistes, des chœurs et de l’orchestre. À la surprise générale, le roi Charles alors vient en personne se joindre à l’équipe, félicitant chaleureusement un maestro tout sourire, et déclenchant une tempête d’applaudissements hystériques. Une soirée unique à tous les sens du terme.</p>
<pre>1. Dans le <em>canto silábico</em>, chaque syllabe correspond à une note. Associé à un débit très rapide, <a href="https://youtu.be/cssPOwU1jNo?t=299">comme c'est le cas dans <em>Don Pasquale</em></a><a href="https://youtu.be/Aa2_FyYMPgk?t=268"><em>, </em></a>il est supposé produire  un effet comique.</pre>
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		<title>WAGNER, Die Meistersinger von Nürnberg &#8211; Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-meistersinger-von-nurnberg-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2024 05:37:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour en majesté des Maîtres chanteurs à Madrid, plus de vingt ans après les représentations dirigées par Daniel Barenboïm, qui sont restées dans les mémoires. Cette nouvelle production fait appel à Laurent Pelly, décidément à l’aise dans tous les genres, et qui offre une vision limpide, intelligente, dépoussiérée d&#8217;une œuvre dont il a tout compris, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retour en majesté des <em>Maîtres chanteurs</em> à Madrid, plus de vingt ans après les représentations dirigées par Daniel Barenboïm, qui sont restées dans les mémoires. Cette nouvelle production fait appel à Laurent Pelly, décidément à l’aise dans tous les genres, et qui offre une vision limpide, intelligente, dépoussiérée d&rsquo;une œuvre dont il a tout compris, et dont l’humour n’est jamais absent.<br>
Pour universaliser son propos qui vise à condamner les règles obscures que les hommes s’imposent à eux-mêmes, Pelly décide de totalement décontextualiser l’action dans le temps et l’espace. Ni les décors, gigantesques pour couvrir l’immense scène du Teatro Real, ni les costumes, sobres et intemporels, ne figent le propos dans tel ou tel espace-temps, et c’est bien vu. Le plateau est encombré d’immenses plans inclinés (qui pourront tourner au fil des actes) qui figurent l’instabilité du monde. Tout autour, les murs de la ville sont eux aussi bancals, les maisons du village, au II, figurées en cartons pâtes, évoquent un monde en proie à tous les séismes (culturels&nbsp;?) possibles. Le tréteau est branlant sur lequel Beckmesser va lamentablement échouer dans sa tentative d’entonner le poème de Walther. Bref nous sommes en face d’un monde à bout de course, qui vacille à force de vouloir rester immobile et sourd aux appels au renouveau, à la grâce et à la poésie.<br>
Les douze maîtres chanteurs, apôtres pour la plupart d’un rigide quant-à-soi, sont remarquablement mis en scène. Tous vêtus et coiffés d’un noir assommant, interchangeables dans leur étroitesse d’esprit, ils apparaissent, lorsqu’ils siègent pour délibérer ou converser, au travers d’un immense cadre d’un tableau de maître monumental. Mais ce cadre est, à l’image du monde alentour, branlant et en passe de se désintégrer ; on aura compris qu’il représente les règles étroites dont ils se veulent les intraitables garants. Et lorsque, au III, alors qu’il a gagné haut la main son duel face à Beckmesser, Walther s’adresse aux maîtres chanteurs qui s’apprêtent à l’introniser comme l’un des leurs, il leur fait face sans jamais franchir ce cadre. Et malgré l’ultime plaidoyer de Sachs, censé convaincre Walther de rejoindre la confrérie, celui-ci choisit la fuite avec Eva et, chacun d’eux s’échappe sur cour et jardin pour aller tirer le rideau final, histoire de tourner définitivement le dos à ce monde du passé.<br>
Il n’y en a qu’un, parmi les maîtres chanteurs, qui comprend très vite l’excessive rigidité des règles imposées par la guilde&nbsp;: Hans Sachs vit dans une pièce où se côtoient les deux univers qui le nourrissent&nbsp;: son atelier de cordonnier et sa bibliothèque. Belle image, en ouverture du III, où Sachs apparaît plongé dans ses livres, comme à la recherche de son oxygène.</p>
<pre style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MaestrosCantores3127-1294x600.jpg" alt="" width="725" height="336">
© Javier del Real</pre>
<p>L’orchestre du Teatro Real est dirigé par <strong>Pablo Heras-Casado</strong>&nbsp;; c’est un très bel orchestre, rompu à ce répertoire. Le discours musical est clair mais les équilibres sont un peu instables. Aux débuts des I et III la balance penche un peu trop vers l’orchestre et, au sein de celui-ci, les cuivres prennent souvent le dessus sur les cordes. Quant à la mandoline désaccordée de Beckmesser, il fallait tendre l’oreille pour en percevoir les gémissements. Chœur et chœur d’enfants imposants. Tant la diction que la vigueur sont irréprochables.<br>
Le plateau vocal est de premier ordre et il faut d’emblée rendre hommage à la prestation de <strong>Gerald Finley</strong>, qui peint un Hans Sachs plein d’humanité et de chaleur. Cette humanité (avec ses faiblesses donc) et cette chaleur, nous les retrouvons dans le discours musical parcouru d’intelligence. Il lui manque aujourd’hui la puissance qui a pu être la sienne naguère et cela s’est ressenti surtout au I, mais son expressivité est intacte&nbsp;: «&nbsp;Was duftet doch der Flieder&nbsp;» au II et surtout son «&nbsp;Wahn, Wahn&nbsp;» du III, d’une sidérante intensité, forcent l’admiration. Walther est tenu par <strong>Tomislav Mužek</strong>, Prince (<em>Rusalka</em>) <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-bordeaux/">convaincant à Bordeaux</a>, qui s’attaque ici à un rôle d’une toute autre dimension. Le charme opère toujours, la voix est claire, parfois éclatante et les innombrables répétitions de son « Morgenlicht leuchtend » ne viennent pas à bout de son endurance, même si les efforts, pour rendre justice à cette envoutante rengaine, sont perceptibles.<br>
L’américaine <strong>Nicole Chevalier</strong> est une Eva décidément bien docile. On aurait pensé qu’elle incarnerait avec plus de personnalité ce rôle qui méritait d’être dépoussiéré. Toutefois, la voix n’est pas en cause ; sûre, expressive et capable de faire face aux exigences de la partition. <strong><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-nancy-texte-de-commentaire-duree-5h/">Jongmin Park</a></strong>, plusieurs fois König Marke en France, tient le rôle de Pogner, le père d’Eva. La basse chante et montre toute son aisance dans les quelques tréfonds de sa partie. L’autre grand Maître chanteur est le Sixtus Beckmesser incarné par <strong>Leigh Melrose</strong>&nbsp;; à l’aise dans bien des répertoires, il livre une prestation hors norme, saluée à juste titre par le public. C’est autant l’acteur, figurant un Beckmesser tordu par la malice, que le chanteur au baryton efficace qui a été ovationné. <strong>Sebastien Kohlhepp</strong> est un David valeureux&nbsp;; il lui revient le rude privilège de concentrer l’essentiel de son rôle en début de pièce, dans son initiation aux règles du bien-chanté qu’il dispense à Walther. Son «&nbsp;Fanget an&nbsp;» est remarquablement porté d’un bout à l’autre. Sa promise Magdalena est tenue par <strong>Anna</strong> <strong>Lapkovskaja</strong> dont on apprécie plus le timbre dans le medium que dans les <em>forte</em> plus aigus.<br>
Et puis il y a aussi la belle cohésion des autres maitres chanteurs, dont les rôles sont moins exigeants mais qui forment une équipe fort homogène dans la volonté de ne surtout rien changer&nbsp;! <strong>Paul</strong> <strong>Schweinester</strong> (Vogelgesang), <strong>Barnaby</strong> <strong>Rea</strong> (Nachtigal), <strong>Jose</strong> <strong>Antonio</strong> <strong>López</strong> (Kothner), <strong>Albert</strong> <strong>Casals</strong> (Zorn), <strong>Kyle van Schoonhoven</strong> (Eisslinger), <strong>Jorge Rodriguez Norton</strong> (Moser), <strong>Bjorn</strong> <strong>Waag</strong> (Ortel), <strong>Valeriano</strong> <strong>Lanchas</strong> (Schwarz) et <strong>Frederic</strong> <strong>Jost</strong> (Foltz), brillent tant par le chant que par le jeu.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="DIE MEISTERSINGER VON NÜRNBERG Wagner – Teatro Real" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/AQ2VtHPbRd0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><em>Diffusion live prévue le 18 mai à 18h CET et disponible jusqu&rsquo;au 18 novembre 2024</em></figcaption></figure>
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		<title>Munich 2024-25 : un nouveau Ring s&#8217;annonce</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/munich-2024-25-un-nouveau-ring-sannonce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue ; Das Rheingold a été confié à Tobias Kratzer et Vladimir Jurowski pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue<em> ; Das Rheingold</em> a été confié à <strong>Tobias Kratzer</strong> et <strong>Vladimir Jurowski</strong> pour la direction d’orchestre. Parmi les autres nouvelles productions, <em>La Fille du régiment</em>, coproduction du San Carlo dans la mise en scène de <strong>Damiano</strong> <strong>Michieletto</strong> avec en alternance <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> et <strong>Lisette</strong> <strong>Oropesa</strong>. Il ne faudra pas manquer non plus le rare <em>Die Liebe der Danae</em>, mis en scène par <strong>Claus Guth</strong>, avec <strong>Malin</strong> <strong>Byström</strong> dans le rôle-titre et le Midas d’<strong>Andreas</strong> <strong>Schager</strong>. Pas plus que le nouveau <em>Don Giovanni</em>, le <em>Pénélope</em> de Gabriel Fauré mais avec <strong>Loïc Félix</strong> (Antonoüs) et <strong>Hélène Carpentier</strong> (Alkandre) comme seuls chanteurs français.<br />
Comme chaque année le festival d’été, les Münchner Opernfestspiele 2025 du 27 juin au 31 juillet. Le festival proposera la trilogie Da Ponte, <em>Katia</em> <em>Kabanova</em>, le dyptique <em>Cavalleria</em>/<em>Pagliacci</em> (<strong>Semenschuk</strong>, <strong>Kaufmann</strong>, <strong>Grigolo</strong>) ou encore <em>I Masnadieri</em> somptueusement servi (<strong>Schrott</strong>, <strong>Castronovo</strong>, <strong>Oropesa</strong>). <em>Lohengrin</em> sera aussi à l’honneur avec <strong>Pape</strong>, <strong>Beczala</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>, <strong>Kampe.</strong><br />
Parmi les reprises une <em>Tosca</em> avec <strong>Lise Davidsen </strong>et <em>Turandot</em> avec <strong>Sondra</strong> <strong>Radvanovsky</strong>. Celle-ci sera aussi Lady Macbeth dans <em>Macbeth</em> (avec <strong>Gerald Finley</strong> dans le rôle-titre) <em>Die Tote Stadt</em> avec <strong>Klaus-</strong> <strong>Florian</strong> <strong>Vogt</strong> en Paul, <em>Aida</em> avec <strong>Elīna Garanča</strong> en Amneris et <strong>Arsen Soghomonyan</strong> en Radamès. A noter aussi une <em>Bohème</em> avec <strong>Angel Blue</strong> et<strong> Pene Pati</strong> ou encore un <em>Don Carlo</em> dirigé par <strong>Zubin Mehta</strong> (<strong>Schrott</strong>, <strong>Costello</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>.<br />
Le programme est à retrouver <a href="https://www.staatsoper.de/spielzeit-2024-25">ici</a>.</p>
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