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	<title>Andris NELSONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Mar 2026 15:19:00 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Andris NELSONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Nelsons-BSO : divorce à l&#8217;amiable</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nelsons-bso-divorce-a-lamiable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 15:18:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La décision de ne pas prolonger le contrat d’Andris Nelsons au-delà de l’été 2027 a été prise par le conseil d&#8217;administration du BSO, l&#8217;orchestre et Andris Nelsons n&#8217;étant plus d&#8217;accord sur leur orientation future », tel est le communiqué que Chad Smith, le directeur général du BSO, vient de publier. Le letton Andris Nelsons, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« La décision de ne pas prolonger le contrat d’<strong>Andris Nelsons</strong> au-delà de l’été 2027 a été prise par le conseil d&rsquo;administration du BSO, l&rsquo;orchestre et Andris Nelsons n&rsquo;étant plus d&rsquo;accord sur leur orientation future », tel est le communiqué que<strong> Chad Smith</strong>, le directeur général du BSO, vient de publier.<br />
Le letton Andris Nelsons, 47 ans, cinq fois lauréat d&rsquo;un Grammy Award, est depuis 13 ans directeur musical du Boston Symphony Orchestra et dirige actuellement l&rsquo;Orchestre philharmonique de Vienne lors d&rsquo;une tournée aux États-Unis. Dans une lettre adressée aux musiciens du BSO, il s&rsquo;est montré déçu de cette décision, tout en soulignant vouloir « protéger la musique, préserver la stabilité de l&rsquo;orchestre et continuer à travailler avec les musiciens au plus haut niveau artistique ».<br />
Nelsons avait fait ses débuts avec le Boston Symphony Orchestra au Carnegie Hall en 2011 et  officiellement pris ses fonctions de directeur musical en 2014. Au cours des années suivantes, son contrat a été prolongé à plusieurs reprises, avant d&rsquo;être transformé en 2024 en un contrat à durée indéterminée dit « Evergreen ». Le chef d&rsquo;orchestre, dont le nom avait circulé il y a quelques semaines pour prendre la tête du Gewandhaus Leipzig, porte également le titre de « Head of Conducting » de la résidence d&rsquo;été de l&rsquo;orchestre à Tanglewood.</p>
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		<title>MOZART, BEETHOVEN, Airs de Concert &#8211; Saint-Denis (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-beethoven-airs-de-concert-saint-denis-festival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 06:30:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les airs de concert seraient-ils les enfants mal aimés de l’art lyrique ? Dénués à la fois de la force dramatique d’un extrait d’opéra ou de la dimension poétique d’un Lied, ils sont le plus souvent décrits comme des œuvres de circonstance, composées sur des textes faits pour être passe-partout, destinées à varier un peu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les airs de concert seraient-ils les enfants mal aimés de l’art lyrique ? Dénués à la fois de la force dramatique d’un extrait d’opéra ou de la dimension poétique d’un Lied, ils sont le plus souvent décrits comme des œuvres de circonstance, composées sur des textes faits pour être passe-partout, destinées à varier un peu le programme d’une soirée musicale donnée chez tel ou tel aristocrate du XVIIIe siècle. Il n’est pas jusqu’à ceux de Mozart qui n’échappent à la critique, tant ils semblent éloignés de l’urgence qui traverse la moindre mesure de <em>Cosi fan tutte </em>ou de <em>Don Giovanni. </em>La richesse des mélodies, l’inventivité de l’orchestration, le savant dosage des climats musicaux, méritent pourtant mieux que cette grise réputation, ce qu’ont bien compris plusieurs chanteuses qui, de Gruberova à Ruth Ziesak en passant par Bartoli ou Janowitz, ont su interpréter ces pages avec tout l’engagement qu’elles méritent. <strong>Christiane Karg</strong> fait clairement partie de cette catégorie d’artistes : elle qui a déjà consacré un disque entier aux airs de concerts, de Haydn à Mendelssohn en passant par Mozart (le très beau « Scene ! »), se saisit de <em>« </em>Bella mia fiamma, addio <em>»</em> avec une véhémence qui ne s’égare jamais dans le trop-plein d’effets. Rien ne vient perturber le déploiement de la ligne de chant, la coloration des phrasés, l’éclairage fin des nuances – pas même les redoutables difficultés dont Mozart a hérissé cette partition destinée à la cantatrice Josepha Duschek. La même créa, neuf ans plus tard, le <em>« </em>Ah ! Perfido <em>»</em> de Beethoven, qui ne manque pas de difficultés non plus : sous l’influence encore patente du classicisme viennois couve une expressivité déjà fortement romantique, qui se matérialise par un impressionnant ambitus et des sauts d’octave meurtriers. Là encore, c’est pourtant une certaine unité de ton qui domine dans l’interprétation de Christiane Karg, qui préfère nous émouvoir devant les tourments de l’amoureuse délaissée plutôt que de nous faire frémir face aux exhortations de la femme vengeresse.</p>
<p>Accompagnateur scrupuleux que l’on aimerait parfois un peu plus vif, <strong>Andris Nelsons</strong> privilégie les couleurs et les atmosphères aux nerfs et aux arêtes. Ce parti pris nous vaut une <em>Nuit transfigurée </em>particulièrement voluptueuse, d’une densité de timbres telle qu’on ne soupçonnerait que l’œuvre du jeune Schoenberg fut d’abord destinée à un sextuor – mais qu’importe : ainsi assumé, ce langage post-wagnérien libère ses sortilèges avec un souffle captivant. La <em>5<sup>e</sup> Symphonie</em> de Beethoven, quant à elle, surprend d’emblée : il n’est plus si courant d’entendre cette œuvre jouée par une importante masse instrumentale, avec une relative égalité de tempi – et ce n’est pas du <strong>Mahler Chamber Orchestra</strong>, marqué par ses collaborations avec Abbado ou Harding, que l’on aurait attendu un tel retour à une sorte de grande tradition symphonique. Pour de telles options, la basilique de Saint-Denis est un piège de première classe, qui peut réverbérer les sons à l’infini sous ses immenses voûtes de pierre. Andris Nelsons, qui a évidemment assez de savoir-faire pour éviter l’écueil (au moins partiellement, car les notes répétées et les points d’orgues du premier mouvement mettent un peu de temps à s’ajuster), compte sur les pauses et les silences ; ainsi menée, cette <em>5<sup>e </sup></em> se conclut par un dernier mouvement résolument grandiose, à l’image des lieux.</p>
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		<title>Strauss : Four last songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strauss-four-last-songs-rachel-willis-sorensen-en-quete-de-lessentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son premier album solo, paru au printemps dernier, Rachel Willis-Sørensen réussissait un coup de maître en proposant un vaste tour d’horizon, de Mozart à Lehár, en passant par Dvořák. Elle se concentre pour son deuxième opus discographique sur un seul compositeur : Richard Strauss, ses Quatre derniers lieder et son dernier opéra Capriccio, avec la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son premier album solo, paru au printemps dernier, <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> réussissait un <a href="https://www.forumopera.com/cd/rachel-willis-sorensen-album-solo-tout-terrain-tout-confort">coup de maître</a> en proposant un vaste tour d’horizon, de Mozart à Lehár, en passant par Dvořák. Elle se concentre pour son deuxième opus discographique sur un seul compositeur : Richard Strauss, ses <em>Quatre derniers lieder</em> et son dernier opéra <em>Capriccio,</em> avec la scène finale.</p>
<p>Elle connaît bien Strauss pour avoir abordé la Maréchale au ROH sous la direction d’<strong>Andris</strong> <strong>Nelsons</strong> (qu’elle retrouve pour cet enregistrement, à la tête cette fois du Gewandhausorchester Leipzig). Elle a repris le rôle au Semperoper de Dresde dont elle a été membre de la troupe de 2012 à 2015, puis à Munich. Et elle ajoutera une nouvelle héroïne straussienne à son tableau de chasse, Arabella, dans la nouvelle production du Deutsche Oper de Berlin à partir du 18 mars 2023.</p>
<p>Les cinq pièces proposées sont parfaitement assorties. Elles parlent en effet de la même chose, ou plutôt elles portent en elles la même quête de l&rsquo;essentiel, les mêmes interrogations intérieures ; celles ayant trait à la vanité de nos vies, à la fin d’un monde, à l’impossibilité tout à la fois de s’y retrouver totalement et de s’en détacher. Depuis le <em>Chevalier</em>, la question du temps qui file hante Strauss et traverse nombre de ses œuvres. Strauss est le témoin d’un monde qui s’écroule et dans lequel, à la fin de sa vie (l’époque de <em>Capriccio</em> et des <em>Vier letzte Lieder</em>), il ne se reconnaîtra plus. Dans cette perspective, on aurait appécié que Rachel Willis-Sørensen nous gratifie de sa propre  vision du monologue de la Maréchale « Da geht er hin… » suivi de « Die Zeit, die ist ein sonderbar’ Ding », ce qui aurait fait sens et …rendu le minutage de cet opus un peu moins chiche.</p>
<p>Il existe au moins deux façons d’aborder les héroïnes straussiennes – et donc les problématiques existentielles qu’elles véhiculent : la fragilité et la maîtrise. Ce sont alors deux visions qui sont proposées et opposées, face à l’adversité et son caractère inéluctable : soit on se résigne, soit on s’efforce, sans en être obligatoirement convaincu, de rester maître du cours des choses. Anne Schwanewilms est une parfaite illustration de la première option, Rachel Willis-Sørensen de la seconde. Trancher relèvera de la question de goût.</p>
<p>Le Gewandhausorchester de Leipzig est à son aise dans ce répertoire ; les tempi choisis sont parfaits, les cordes sont lumineuses (le cor un peu moins), l’écrin est soigné pour accompagner la voix de Rachel Willis-Sørensen. </p>
<p>Il y a beaucoup de choses à admirer dans la prestation de la soprano américaine ; la moindre n’est pas sa quasi parfaite maîtrise de la langue originale.</p>
<p>Elle aborde le redoutable <em>Frühling</em> avec une vaillance crâne, sans laisser de place au doute, ni au rêve toutefois, dont il est question.</p>
<p>Dans <em>September</em>, la magie opère totalement ; elle noircit le médium (dernière strophe), entre enfin dans cette zone d’ombre qui sied tant à ces quatre pièces.</p>
<p>Avec <em>Beim Schlafengehen</em>, la palette des couleurs s’élargit, l’émotion affleure et la tension devient sensible. Tout cela tient à si peu : l’intelligence fine du texte, la capacité à briser la glace et laisser libre cours au lyrisme tout à la fois fervent et maîtrisé. Les moyens vocaux sont immenses.</p>
<p><em>Im Abendrot</em> est un splendide regard vers le passé ; la nostalgie, cette fois, est bien là, servie par un mezzo voce de toute beauté, un équilibre parfait avec les cordes, en support continu.</p>
<p>Quant à la Madeleine présentée ici, disons qu’il nous tarde de voir Rachel Willis-Sørensen l’incarner sur scène dans l’intégralité du rôle. L’avant-goût proposé est magnifique. Amplitude de la voix, habitée de haut en bas, longueur de souffle et puis cette ligne de chant, tantôt détachée, tantôt investie jusqu’aux entrailles et qui fait de Madeleine une Comtesse qui conserve sa part de mystère. Et que tout cela est  juste ! <em>Capriccio</em>, on le sait bien, ne se termine pas vraiment. On passe au « Souper » qui est servi ; en fait on passe à autre chose sans avoir répondu à la seule  question qui compte : non pas tant la primauté de la musique ou du texte mais les interrogations sur sa propre vie, ses affres, et ce qui, au final, en restera.</p>
<p>   </p>
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		<item>
		<title>Annulation de la tournée européenne de l&#8217;Orchestre Symphonique de Boston</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/annulation-de-la-tournee-europeenne-de-lorchestre-symphonique-de-boston/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 13:03:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En raison des  « inquiétudes croissantes concernant l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 en Europe et aux Etats-Unis », le Boston Symphony Orchestra annule sa tournée européenne. La formation devait ainsi se produire à la Philharmonie de Paris sous la baguette d’Andris Nelsons les lundi 23 et mardi 24 mai prochain. Le premier concert affichait entre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En raison des  « inquiétudes croissantes concernant l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 en Europe et aux Etats-Unis », le Boston Symphony Orchestra annule sa tournée européenne. La formation devait ainsi se produire à la Philharmonie de Paris sous la baguette d’Andris Nelsons les lundi 23 et mardi 24 mai prochain. Le premier concert affichait entre autres les <em>Quatre derniers lieder </em>de Richard Strauss interprétés par le soprano Lise Davidsen.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Paul, Tristan et maintenant Tannhaüser pour Jonas Kaufmann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paul-tristan-et-maintenant-tannhauser-pour-jonas-kaufmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 07:59:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on est mordu d’alpinisme, on veut monter à tous les sommets. Si Tristan était l’Everest, Paul l’Aconcagua, Tannhaüser serait surement le K2000 des rôles pour Heldentenor. Jonas Kaufmann parle de le gravir depuis quelques années dans ses interviews ; ce sera chose faite à la Pâques 2023 au festival de Salzbourg (désormais dirigé par &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on est mordu d’alpinisme, on veut monter à tous les sommets. Si Tristan était l’Everest, Paul l’Aconcagua, Tannhaüser serait surement le K2000 des rôles pour Heldentenor. <strong>Jonas Kaufmann</strong> parle de le gravir depuis quelques années dans ses interviews ; ce sera chose faite à la Pâques 2023 au festival de Salzbourg (désormais dirigé par Nikolaus Bachler, l’ancien directeur de Munich, ce qui explique que ce soit l<a href="https://www.forumopera.com/tannhauser-munich-au-dela-du-temps-et-de-la-matiere">a production de Romeo Castellucci qui soit invitée</a>). <strong>Andris Nelsons</strong> assurera la direction et <strong>Elina Garanča</strong>, <strong>Georg Zeppenfeld</strong> et <strong>Christian Gerhare</strong>r épauleront le ténor allemand dans cette nouvelle ascension.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Concert Andris Nelsons — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-andris-nelsons-bayreuth-nelsons-lamiral-wagnerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Aug 2021 02:30:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux concerts dirigés par Andris Nelson marquent, cette année, la fin du festival de Bayreuth. Deux vrais concerts avec orchestre et chanteurs sur scène – et non cette « Walkyrie en concert », donnée quelques jours plus tôt, au cours de laquelle on s’est lancé des pots de peinture à la figure sur scène et des insultes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux concerts dirigés par <strong>Andris Nelson</strong> marquent, cette année, la fin du festival de Bayreuth. Deux vrais concerts avec orchestre et chanteurs sur scène – et non cette « Walkyrie en concert », donnée quelques jours plus tôt, au cours de laquelle on s’est lancé des pots de peinture à la figure sur scène et des insultes dans la salle ! (Voir <a href="/la-walkyrie-bayreuth-les-barbouilleurs-de-bayreuth">notre compte-rendu</a>).</p>
<p>Le concert nous permet d’être en tête à tête avec le compositeur, face à sa seule musique sans qu’aucun metteur en scène ne vienne s’interposer entre lui et nous.</p>
<p>L&rsquo;orchestre du Festival de Bayreuth – celui qu’on ne voit jamais, caché dans la fosse – était déployé sur scène dans toute sa splendeur sous la direction d’Andris Nelson. Avec des gestes d’ensorceleur, ce chef faisait autre chose que diriger la musique : il cherchait à faire monter de l’orchestre ces forces telluriques que contiennent les partitions de Wagner. Il y parvint admirablement. Il fallait le voir, courbé au dessus de ses musiciens comme un sorcier au dessus de sa potion.</p>
<p>Et l’orchestre, magnifique dans sa cohésion et dans toutes ses interventions solistes, faisait grandir ces immenses crescendos wagnériens qui, partis d’un frémissement des cordes, gagnent peu à peu tous les pupitres, donnent mille couleurs à la rangée des bois, enflamment le bataillon des cuivres, déchaînent le tonnerre des timbales et s’achèvent sur un monumental coup de cymbales. Là-haut, au dernier rang de l’orchestre, un homme debout écartait spectaculairement les bras pour faire résonner les deux disques dorés de ses cymbales. Sur le ciel bleu du rideau de fond de scène, ceux-ci ressemblaient à deux soleils..</p>
<p>Il y a, chez Wagner, dans la marche de l’orchestre quelque chose d’inexorable et d’envoûtant, qui vous envahit, à quoi on s’abandonne. Les musiciens de Bayreuth et leur chef Nelsons en ont été les traducteurs admirables, plongeant le Festspiehaus dans un silence religieux si caractéristique de cette salle.</p>
<p>Au programme figuraient l’entièreté du premier acte de <em>la Walkryie</em>, ainsi que des pages symphoniques et des airs de <em>Lohengrin</em> et <em>Parsifal</em>.</p>
<p>Le soliste principal était <strong>Klaus Florian Vogt</strong>. On connaît depuis plusieurs années son interprétation remarquable de Lohengrin. Sa voix est à la fois puissante et lumineuse et a – s’il est permis d’employer un terme qui peut sembler incongru dans ce contexte – quelque chose de… « mozartien ». Qu’il ajoute à son Lohengrin un peu de vaillance et il devient Siegmund. Qu’il mette un surcroît d’exaltation et le voilà Parsifal. Le public l’a ovationné dans ces trois rôles.</p>
<p>A ses côtés, une autre wagnérienne bien connue lui donnait la réplique en Sieglinde : c’était cette ensorceleuse de <strong>Catherine Goerke</strong>, au chant volumineux et corsé. Avec sa voix grave, puissante, autoritaire, <strong>Gunther Groissböck</strong> assumait le rôle de Hunding . On croyait, parfois, entendre Wotan. C’est d’ailleurs lui qui était pressenti pour ce rôle dans le Ring de l’année prochaine. Mais il aurait décliné l’offre.</p>
<p>Un jour, on dit à un chef d’orchestre : « Oh, maître comme vous conduisez bien Wagner ! ». Il répondit : « Mais non, c’est Wagner qui me conduit ! » Et c’est ainsi que, chaque été, artistes et publics se retrouvent à Bayreuth à partager cette ferveur contagieuse qu’on ne rencontre peut-être nulle part ailleurs&#8230;</p>
<p>
	 </p>
<p style="margin-left: 0.6cm;margin-right: 0.6cm">
	 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>MAHLER, Symphonie n° 3 en ré mineur — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-3e-symphonie-paris-hymne-a-la-concentration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 05:00:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/hymne-la-concentration/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Le fait que je l’appelle Symphonie ne signifie pas grand-chose, car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants. » C’est en ces mots que Mahler décrit le travail autour de sa 3e Symphonie, œuvre à part à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Le fait que je l’appelle <em>Symphonie</em> ne signifie pas grand-chose, car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants. » C’est en ces mots que Mahler décrit le travail autour de sa <em>3e Symphonie</em>, œuvre à part à bien des titres dans la production du compositeur. Tout d’abord, c’est la longueur de cet édifice qui frappe l’auditeur : avec près de deux heures pour les baguettes les plus lentes, elle dépasse de loin le reste de la production symphonique du compositeur. Découpée en six mouvement, faisant coexister menuet et scherzo, alternant mouvements instrumentaux et vocaux, elle est un véritable pied de nez à la tradition symphonique classique. Mahler se sert en effet à merveille de « tous les moyens techniques existants » pour créer une œuvre-monde, dont la source se situe à la fois dans la religion et la métaphysique, dans les forêts autrichiennes ou encore dans la musique populaire.</p>
<p>Pour servir un tel monument, la Philharmonie de Paris avait réussi à capter la tournée internationale du Boston Symphony Orchestra, emmené par son directeur musical <strong>Andris Nelsons</strong>. Alternant ce programme mahlérien et un dyptique Bernstein / Chostakovich, cette tournée semble s’inscrire dans un hommage à la naissance de « Lenny », dont la relation avec l’orchestre dura près de cinquante ans.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/andris-nelsons-borggreve049-2000x1333.jpg?itok=gjODI2BK" title="© Marco Borggreve" width="468" /><br />
	© Marco Borggreve</p>
<p>Dès les premières mesures, l’orchestre impose par la clarté du son et la brillance des timbres, Andris Nelsons menant l’introduction d’une main ferme. Pourtant passée cette ouverture toute en noblesse, une sorte de routine semble s’installer entre le chef et les instrumentistes. Celui-ci n’est pas exempt de musicalité, puisque les solos de trombone et de trompette sont admirables, mais il faut attendre une bonne dizaine de minutes  pour que le premier grand tutti réveille l’étincelle de génie du chef d’orchestre. Celui-ci s’amuse alors à souligner le piquant de l’orchestre mahlérien, fait de canards humoristiques et de « Naturlaute », rappelant la Bohème d’enfance du compositeur. Le deuxième mouvement, « Ce que me content les fleurs des champs », permet à Andris Nelsons de faire étalage de toute sa technique, le montrant aussi à l’aise dans la pompe du mouvement précédent que dans la dentelle de ce charmant menuet. Il en va de même pour un scherzo, mené avec autant de richesse d’idées dans le dialogue entre le coucou et le rossignol, que de grâce et de retenue dans les (fort belles) interventions solistes du cor de postillon.</p>
<p>Pour cette tournée, l’orchestre s’est offert la présence de <strong>Susan Graham</strong>, mezzo mahlérienne s’il en est. A bientôt soixante ans, on constate que la voix est toujours aussi saine, le lied « O Mensch » de cette symphonie ne laissant pas passer la moindre imperfection vocale. Malgré les quelques graves qui lui font défaut, l’excellente musicienne qu’est Susan Graham tire son épingle du jeu en chargeant chaque mot d’une tension expressive impressionnante. A cette concentration répond celle du chef, qui articule chaque note de ce mouvement comme s’il s’agissait d’un évènement hors du commun. Enfin, le magnifique solo de la konzertmeisterin <strong>Tamara Smirnova</strong> complète ce quatrième mouvement en suspens entre deux mondes. </p>
<p>A la voix de la mezzo se joignent celle du chœur de femmes et de la maîtrise de Radio France, dans l’étonnante cantate profane du cinquième mouvement. Préparées respectivement par <strong>Johannes Prinz</strong> et <strong>Victor Jacob</strong>, les deux phalanges brillent à la fois par la justesse de l’intonation et par leur capacité d’adaptation à la battue du chef letton. On savoure ainsi de véritables triple-pianos, à l’image de ce dernier « Bimm », qui résonne longtemps dans les vignobles de la Philharmonie.</p>
<p>L’hymne à l’amour que constitue le dernier mouvement se transforme au fur et à mesure en hymne à la concentration. La section des cordes, jusqu’ici relativement discrète, s’expose sous son meilleur jour, avec une tension qui se construit sans discontinuer jusqu’à la rayonnante entrée des cuivres. Nelsons l’enthousiaste conduit ce grand crescendo avec une maîtrise des équilibres remarquable, qui n’empêche aucunement un lyrisme débonnaire, indispensable pour restituer pleinement l’esprit féérique qui habite chacune des symphonies de Mahler.</p>
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		<title>WAGNER, Lohengrin — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lohengrin-londres-roh-lohengrin-enigme-insoluble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2018 08:35:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Faites-nous rêver… plus facile à dire qu’à faire d’autant que certaines œuvres sont bien précises sur les atours qui permettent de déclencher l’onirisme. Au même titre qu’on voit mal une Tosca se déroulant dans la Cité Interdite, on peine à imaginer Lohengrin dépouillé des attributs d’une chevalerie idéalisée par le romantisme wagnérien. Passe encore l’absence &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><a href="https://www.forumopera.com/la-boheme-londres-roh-faites-nous-rever">Faites-nous rêver</a>… plus facile à dire qu’à faire d’autant que certaines œuvres sont bien précises sur les atours qui permettent de déclencher l’onirisme. Au même titre qu’on voit mal une Tosca se déroulant dans la Cité Interdite, on peine à imaginer Lohengrin dépouillé des attributs d’une chevalerie idéalisée par le romantisme wagnérien. Passe encore l’absence de cygne, un cadre temporel revu (ici dans l’Allemagne de l’entre-deux guerre, ce qui est déjà d’une originalité folle…) la forme importe peu à nos yeux contemporains tant qu’on n&rsquo;a pas résolu l’énigme de fond. Qui est Lohengrin, ce héros envoyé par une puissance supérieure pour redresser les torts et soumis à un interdit terrible ? Que signifie cet interdit ? Que faire d’Ortrud et de ses invocations maléfiques ? Qu’est-ce qui se joue dans cet affrontement entre paganisme et monothéisme ? Voici donc nos dramaturges, toujours <a href="https://www.forumopera.com/edito/laissez-moi-rever">prompts à revitaliser les œuvres à l’aune de la Modernité</a> – celle qui doit nous parler parce que actuelle – qui s’y essaient à qui mieux mieux… et qui achoppent tous sur ces mêmes questions. Après Claus Guth, <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-paris-bastille-jonas-kaufmann-le-chevalier-phenix">psychologisant à la Scala et à Paris</a>, voici que <strong>David Alden</strong> à Londres n’y parvient pas davantage. Pourtant le métier du britannique ne souffre aucun blâme : belles lumières, dispositif scénique fait de façades d’immeuble en briques rouges aussi impressionnant qu’ingénieux, direction d’acteur plutôt habile – sauf cette gestuelle ridicule imposée au chœurs des soldats brabançons dans le deuxième acte. La forme encore, mais toujours pas le fond. Lohengrin vient et repart sans qu’on sache pourquoi ; Ortrud perpètre des holocaustes et c’est tout. Précisons d’ailleurs qu’une mise en scène dite traditionnelle, <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-dresde-princesse-et-prince-consorts">comme celle de Dresde par exemple</a>, ne convainc pas davantage. Au contraire, la narration fidèle du conte lui suffisant, elle se garde bien d’interroger et encore moins de répondre à quoi que ce soit. Lohengrin reste donc cette énigme insoluble et en définitive peut-être parce que ce qui nous transporte dans l’œuvre, c’est moins le fatras chevaleresque que sa musique divine. Tant mieux donc s’il faut user tous les metteurs en scène, cela nous donnera moultes occasions de franchir les portes d’un théâtre.</p>
<p>	Il fallait pousser celles du Royal Opera House qui réunissait un plateau de haute volée sous la baguette subtile et poétique d’<strong>Andris Nelsons</strong>. La voilà la baguette magique qui enrobe chaque phrase de l’ouverture d’une douceur élégiaque, peint la noirceur des vilains à grands renforts de claquements de cordes et de percussions contondantes. Le chef letton adopte pourtant des tempi lents voire très lents tout en maintenant l’orchestre dans une cohésion parfaite. La narration ne souffre en conséquence d’aucune longueur, la tension flue et reflue selon les scènes et surtout le plateau n’est jamais mis en difficulté, gageure quand il faut avoir un geste pour plus de 200 musiciens.</p>
<p dir="ltr">Hormis un allemand peu ciselé, les choeurs du Royal Opera House sont dans une forme éclatante. Cette énergie se communique à la distribution, à commencer par le Hérault de <strong>Kostas Smoriginas</strong> puissant et noir de timbre. <strong>Georg Zeppenfeld</strong> impressionne toujours autant par sa prosodie impeccable et l’autorité naturelle d’un chant souverain dans le phrasé et ses couleurs. Annoncé victime d’une allergie au retour du premier entracte, <strong>Thomas J. Mayer</strong> (qui fait ses débuts outre-Manche) se défend vaillamment au deuxième acte même si sa voix blanchit jusqu’à l’extinction dans la scène devant la cathédrale. <strong>Christine Goerke</strong> ensorcelle : volume phénoménal et contrôle du souffle nous valent une invocation démoniaque avant le duo avec Elsa. Si le timbre n’a pas de beauté plastique, l’intelligence de la soprano américaine sait en manier les nasalités et les rugosités pour construire une Ortrud tout à fait retorse. On a sûrement <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-berlin-la-recette-dune-soiree-de-repertoire">déjà tout écrit sur les Lohengrin</a> de <strong>Klaus Florian Vogt</strong>, combien <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-berlin-deutsche-oper-klaus-florian-vogt-toujours-au-firmament-des-lohengrin">la juvénilité du timbre</a> épouse le portrait du chevalier blanc, <a href="https://www.forumopera.com/lohengrin-berlin-klaus-florian-vogt-un-lohengrin-de-legende">combien la douceur des attaques</a> et les piano projetés de manière remarquable rendent son interprétation peut-être sans égale. Pourtant ce dimanche, il nous semble un peu sur la réserve. Enfin, pour sa prise de rôle en Elsa et première incursion chez Wagner, <strong>Jennifer Davis </strong>fait déjà montre d’une grande maturité. Elle soutient sans mal la comparaison avec ses émérites comparses, même si la prononciation allemande pourra se perfectionner. Surtout, la voix dispose de la lumière nécessaire pour résister à son entourage maléfique et brille aux côtés de son preux chevalier.</p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-acte-ii-new-york-premiers-pas-de-jonas-kaufmann-en-tristan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2018 05:32:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Boston quelques jours auparavant et pour deux soirées, Jonas Kaufmann retrouvait Tristan pour un concert unique de l&#8217;acte II à Carnegie Hall. Il faudra encore attendre quelques années (trois, semble-t-il) pour pouvoir entendre le ténor allemand dans l&#8217;opéra intégral, mais ces premiers pas constituaient une étape importante dans l&#8217;appropriation de ce rôle difficile entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Boston quelques jours auparavant et pour deux soirées, <strong>Jonas Kaufmann </strong>retrouvait Tristan pour un concert unique de l&rsquo;acte II à Carnegie Hall. Il faudra encore attendre quelques années (trois, semble-t-il) pour pouvoir entendre le ténor allemand dans l&rsquo;opéra intégral, mais ces premiers pas constituaient une étape importante dans l&rsquo;appropriation de ce rôle difficile entre tous. Très en voix, Jonas Kaufmann offre une interprétation tout en finesse, avec une grande intelligence du texte, et sans maniérisme. Le chanteur semble plus à l&rsquo;aise que lors du premier concert radiodiffusé. La projection est bien gérée, afin de tenir la distance, et le ténor est toujours audible même s&rsquo;il faut parfois que l&rsquo;auditeur aille chercher un son qui ne remplit pas naturellement le vaste auditorium. Kaufmann n&rsquo;est vraiment héroïque et libéré que pour le finale de l&rsquo;acte. Précisons que la partie habituellement coupée qui précède le duo de la <em>Liebesnacht</em> est ici rétablie. Dans les conditions actuelles, Kaufmann aurait-il pu enchaîner avec l&rsquo;acte III ? Rien n&rsquo;est moins sûr, mais au studio le résultat pourrait être somptueux. Dramatiquement, le chanteur nous a aussi laissé un peu sur notre faim : comme pour son Don José, on a encore l&rsquo;impression d&rsquo;entendre le brave type qui n&rsquo;a pas de bol.  Rome ne s&rsquo;est pas faite en un jour. </p>
<p><strong>Camilla Nylund </strong>faisait semble-il également ses premiers pas en Isolde. La voix est lyrique et le timbre est agréable. Mais nous entendons une Elsa von Brabant, une Elisabeth de <em>Tannhäuser</em>,  à la limite une Sieglinde. Pour Isolde, la voix manque de corps. Certains aigus sont même un peu truqués, émis en arrière sans projection, privant le chant d&rsquo;impact. Pris comme une page isolée, leur duo est néanmoins sublime de beauté. Mais il y manque cette angoisse sourde propre à la menace qui plane et qui est clairement exprimée par la musique : Tristan et Isolde ne sont pas deux jeunes Roméo et Juliette insouciants. Il y manque également l&rsquo;expression de cette tension implacable qui monte vers le <em>coitus interruptus</em>. Il est toutefois difficile ici de faire la part des choses entre l&rsquo;interprétation des chanteurs et celle du chef.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ch1379249_original.jpg?itok=sKJGeY5w" title="© Chris Lee" width="468" /><br />
	© Chris Lee</p>
<p><strong>Andris Nelsons </strong>offre ici en effet une lecture plutôt hédoniste de la partition, sans chercher à théâtraliser la musique. Les voix baignent dans le son plutôt qu&rsquo;elles ne dialoguent avec l&rsquo;orchestre (une approche qui rappelle le Karajan tardif). Fidèles à leur réputation, les cordes sont magnifiques, en cohérence avec l&rsquo;interprétation musicale, mais l&rsquo;orchestre n&rsquo;est pas parfait (les cors en particulier) avec quelquefois de minuscules décalages.</p>
<p>Les émotions les plus authentiquement wagnériennes viennent de là où on ne les attendait pas nécessairement. Le roi Marke de  <strong>Georg Zeppenfeld </strong>est impressionnant de puissance. L&rsquo;incarnation dramatique est justement équilibrée, renforcée par la relative jeunesse de l&rsquo;interprète, rival crédible de Tristan. Son intervention lui vaudra une formidable ovation aux saluts. <strong>Mihoko</strong> <strong>Fujimura</strong> apporte à Brangäne l&rsquo;urgence voulue. La voix est puissante (voire très puissante à certaines occasions !) avec un timbre riche. <strong>Andrew Rees</strong> offre un Melot impeccablement projeté et dramatiquement engagé : pendant quelques minutes on se serait crû à la scène et non plus au concert !</p>
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		<title>Tosca décidément malchanceuse au Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tosca-decidement-malchanceuse-au-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 09:33:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quel embrouillamini ! Reprenons : la nouvelle production de Tosca au Met était présentée en début d’année comme un des événements phares de la saison avec dans les trois rôles principaux Jonas Kaufmann, Kristine Opolais et Bryn Terfel dirigés par Andris Nelsons. A peine cette distribution annoncée, le ténor allemand déclarait forfait pour pouvoir passer Noël en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel embrouillamini ! Reprenons : la nouvelle production de <em>Tosca</em> au Met était présentée en début d’année comme un des événements phares de la saison avec dans les trois rôles principaux <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Kristine Opolais et Bryn Terfel</strong> dirigés par <strong>Andris Nelsons</strong>. A peine cette distribution annoncée, <a href="https://www.forumopera.com/breve/kaufmann-dans-tosca-au-met-a-peine-annonce-deja-annule">le ténor allemand déclarait forfait</a> pour pouvoir passer Noël en famille. Il était remplacé par <strong>Vittorio Grigolo</strong>. En juin, <a href="https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-sera-tosca-a-new-york">Kristine Opolais cédait sa place à <strong>Sonya Yoncheva</strong></a> puis <a href="https://www.forumopera.com/breve/tosca-au-metropolitan-jamais-deux-sans-trois">Andris Nelsons à <strong>James Levine</strong></a>, lui-même <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-metropolitan-opera-suspend-ses-relations-avec-james-levine">contraint de passer sa baguette il y a quelques jours</a> à <strong>Emmanuel Villaume</strong> puis <strong>Bertrand de Billy</strong>. C’est à présent <strong>Bryn Terfel</strong> qui est contraint d’abandonner le navire pour cause de fatigue vocale. « <em>Je suis extrêmement déçu d’annuler ces représentations</em> », a déclaré le baryton-basse gallois, « <em>J’étais particulièrement heureux de revenir au Metropolitan Opera avec cette nouvelle mise en scène excitante et c’est un grand regret de ne pas en faire partie</em> ». <strong>Željko Lučić</strong> chantera donc Scarpia et, par un de ses jeux de chaises musicales dont l’opéra est coutumier, sera lui-même remplacé par <strong>George Gagnidze</strong> dans <em>Cavalleria Rusticana</em> début janvier, toujours à New York, où il aurait dû interpréter le rôle d’Alfio. Pour le moment, seul le nom du metteur en scène – <strong>David Mc Vicar</strong> – reste en haut de l’affiche initiale mais des petits rigolos disent qu’il pourrait être remplacé par Claus Guth, chassé de Paris suite à <a href="/la-boheme-paris-bastille-trahison">une <em>Bohème</em> plus sidérale que sidérante</a>.</p>
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