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	<title>José VAN DAM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>José VAN DAM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>José Van Dam, ou l’autorité</title>
		<link>https://www.forumopera.com/jose-van-dam-ou-lautorite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 15:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[José VAN DAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Son chant était d’une telle plénitude qu’en l’écoutant on sentait réellement qu’on ne pouvait faire mieux. Sans doute pouvait-on faire différemment. Mais cette finition, cette présence, cette musicalité, cette gravitas – qui d’autre pouvait y prétendre ? De fait, sur scène comme au disque, on ne croit pas avoir vu Boris, Sachs, Leporello, Philippe II, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Son chant était d’une telle plénitude qu’en l’écoutant on sentait réellement qu’on ne pouvait faire mieux. Sans doute pouvait-on faire différemment. Mais cette finition, cette présence, cette musicalité, cette <em>gravitas</em> – qui d’autre pouvait y prétendre ? De fait, sur scène comme au disque, on ne croit pas avoir vu Boris, Sachs, Leporello, Philippe II, diables d’Offenbach, Amfortas, Golaud et tant d’autres, plus aboutis, plus immédiatement convaincants. Et pourtant, il est une vérité qu’il faut bien avouer, et que Van Dam lui-même soulignait à l’occasion : il n’eut jamais vraiment la voix de ses rôles. Le grave manquait de creux, et l’aigu plafonnait au fa dièse (le sol si aisé à Ramey et Siepi était arraché). Il n’eut pas la voix du Méphisto de Gounod ni celle de Boris – pas assez noire, pas assez tranchante. Il n’eut pas la profondeur de Sarastro, qu’il se reprocha d’avoir concédé à Karajan (au disque). De Leporello ou de Figaro, il n’eut pas la faconde latine. De plus, il ne disposait pas de ces impressionnants tromblons qui font trembler les lustres. La projection était certaine, mais limitée. Mais José Van Dam eut dans la voix des dons autrement miraculeux. Et d’abord, son timbre.</p>
<p style="font-weight: 400;">Gabriel Dussurget, qui le fit débuter à Aix, était intarissable à ce sujet. Un timbre sombre et chaleureux, égal sur tout le registre, coulée d’or liquide au legato parfait. Toute cantilène chantée par Van Dam se gravait dans la mémoire par cette alliance de consistance et de tenue, de puissance et de sérieux. Et puis, il eut aussi – et cela également ne fut qu’à lui – l’humanité. De très fameux collègues et rivaux de Van Dam eurent trois fois plus de voix et cent fois moins de fibre humaine. Écouter Van Dam, c’était entrer en contact avec la part humble et grande de la condition humaine. Losey perçut cela dans son Don Giovanni : Van Dam n’est pas le comique de service, mais un clown blanc effaré, une sorte de témoin éperdu de la progression du Mal (Don Juan). Le répertoire de Van Dam est plein de ces rôles héroïques si aisés à tourner en reîtres bougons ou en demi-dieux indifférents. On a entendu des Hollandais, des Philippe, des Golaud extrêmement bien chantés et franchement odieux. Avec Van Dam, nous entrions dans le secret d’une incarnation où la faiblesse, le regret, la tendresse pétrissaient le chant. Toujours il trouvait dans ces personnages la fissure par où passe la lumière – une compassion étrange qui fait tomber l’armure.</p>
<p style="font-weight: 400;">Après la troupe de l’Opéra de Paris, il fut engagé dans la troupe de l’Opéra de Berlin. Pas étonnant que Karajan l’ait pris sous son aile : Karajan voulait précisément sentir chez les héros d’opéra une pâte humaine, et pour cela il fallait que ses chanteurs affrontent chaque partition comme un défi personnel, non comme une routine. De là des propositions parfois exotiques : Van Dam se préserva de Wotan. Non pas seulement parce qu’il y était vocalement mal assis, mais aussi parce que de ce dieu il ne saisissait pas la part humaine.  Il n&rsquo;est guère de grand chef qui n’ait fait appel à Van Dam, de Solti à Muti en passant par Abbado. Ce qu’il fit avec Michel Plasson représente peut-être le sommet de son legs. Par le répertoire, bien sûr, parfois rare (l’Œdipe d’Enesco), mais aussi par cette certitude partagée que la langue française portait en elle des merveilles de sentiment et de pénétration dont un chant idoine devait révéler le trésor. De là des enregistrements devenus des pierres angulaires de l’opéra français.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est un domaine où, me semble-t-il, le legs de Van Dam fut un peu sous-estimé : la mélodie et le lied. Certes son agenda de chanteur d’opéra ne lui offrit pas la possibilité de mener une carrière de récitaliste de plein exercice. Et lui-même l’admettait : il ne possédait pas d’un Fischer-Dieskau la fameuse voix de tête réputée indispensable dans ce répertoire. Il n’avait pas non plus le goût du mot délicatement frictionné, à la Souzay. Aussi ne retint-il de ce répertoire que ce qu’il chérissait, et il le chantait avec la franchise de sa manière et la vérité de son être. Avouons que, depuis toujours, on revient constamment à ses enregistrements, parce que quelque chose s’y trouve que nul autre n’offre : comme une ingénuité blessée, une grandeur déchue, comme une solitude grave – et je ne crois pas que ses Mahler avec Casadesus, ses Quichotte avec Nagano, ses Nuits d’Eté avec Collard, ses Schumann avec Baldwin, ses Duparc et ses Brahms avec Pikulski soient marginaux dans les discographies : ils en occupent le sommet, mais un sommet isolé, rien qu’à lui.</p>
<p style="font-weight: 400;">Au fond, l’autorité de Van Dam vient de ce qu’il ne tricha jamais ni avec sa voix, ni avec la musique. Il passa son temps à nous faire croire qu’il était un humble artisan, comme pour se dispenser des ridicules du grand artiste. Tous les chanteurs connus ou moins connus qui faisaient le voyage de Bruxelles pour lui demander conseil étaient reçus avec l’affabilité du bon faiseur, avec l’humour et la camaraderie de bon aloi qui lui étaient naturels, mais qui, lorsqu’il leur chantait un exemple, les mettait à genoux. <em>Verus incessu patuit deus</em>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Parler de José Van Dam <em>sub specie aeternitatis </em>ne nous oblige plus – c’est déjà cela &#8211; à ménager sa modestie. Oui, cet homme était un monument, et rien de ce qu’il nous laisse n’a pris une ride, parce que tout porte la marque d’une intégrité étrangère aux modes et aux saisons. Plus encore qu’une dette (immense), il nous laisse un exemple. Le voici qui nous quitte, mais nous ne le quitterons pas.</p>
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		<item>
		<title>Mort de José van Dam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-jose-van-dam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 11:56:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous apprenons le décès à l’âge de 85 ans du baryton-basse belge José van Dam. La Chapelle Musicale Reine Elisabeth, qui a annoncé la nouvelle, souligne que « La Belgique perd son plus grand ambassadeur de l’art lyrique; le monde perd une légende qui a, par son génie, marqué l&#8217;histoire de l&#8217;opéra des XXe et XXIe &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous apprenons le décès à l’âge de 85 ans du baryton-basse belge <strong>José van Dam</strong>. La Chapelle Musicale Reine Elisabeth, qui a annoncé la nouvelle, souligne que « La Belgique perd son plus grand ambassadeur de l’art lyrique; le monde perd une légende qui a, par son génie, marqué l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra des XXe et XXIe siècles ».<br />
José van Dam était né le 25 août 1940 et il aura marqué son siècle par l’interprétation de rôles comme Don Alfonso, Leporello, Escamillo, Don Quichotte, Golaud, et bien sûr en créant le <em>Saint-François d’Assise.<br />
</em>En mai 2010, à l’occasion de ses 70 ans, Forum Opéra donnait la parole <a href="https://www.forumopera.com/jose-van-dam-vu-par-quelques-amis/">à quelques-uns de ses amis.</a><br />
Nous rendrons bien sûr hommage à José van Dam sur notre site, dans les toutes prochaines heures.</p>
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		<item>
		<title>Regards sur Béatrice Uria Monzon : « Elle était solaire »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 10:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Béatrice URIA-MONZON]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roberto ALAGNA, ténor « Béatrice est mon amie, ma complice, ma Chimène, ma Didon, ma Santuzza , ma Carmen et tant d’autres héroïnes.Elle est ma jeunesse, elle est là, près de moi et en moi, compagne et artiste de rêve, symbole et protagoniste de nos espoirs, de notre devenir. Elle est la symbiose parfaite d’une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Roberto ALAGNA, ténor</strong></p>
<p>« Béatrice est mon amie, ma complice, ma Chimène, ma Didon, ma Santuzza , ma Carmen et tant d’autres héroïnes.<br>Elle est ma jeunesse, elle est là, près de moi et en moi, compagne et artiste de rêve, symbole et protagoniste de nos espoirs, de notre devenir. Elle est la symbiose parfaite d’une interprète et son personnage. Pas besoin de mots pour expliquer cette fusion. <br>Elle est ma Carmen et ma Béa pour toujours. »</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Roberto Alagna &amp; Béatrice Uria-Monzon | TV &quot;300 CHOEURS&quot; - Extraits de CARMEN (Bizet) France 3" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/m-sjJJWy_Wo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p><strong>Roselyne BACHELOT, ancienne Ministre de la Culture</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Quand une artiste de l’envergure de Béatrice Uria-Monzon part pour le grand voyage, vous revient alors en un chagrin insondable et une gratitude vibrante les héroïnes qu’elle a transfigurées de sa magnifique personnalité, Carmen, Charlotte, Chimène, Dalila, Sarah, Eboli, Tosca pour ne citer que celles pour lesquelles je l’ai applaudie. Puis, comme une dague plantée en plein cœur, c’est la Santuzza déchirante de ce soir d’aout 2009 au Théâtre antique d’Orange qui envahit tout l’espace de l’émotion.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce n’est sans doute pas le personnage que Béatrice aurait choisi si un critique lui avait demandé de dresser le palmarès de ses rôles. Mais il est des moments où la communion est si forte que l’on comprend au plus profond ce qui fait la pâte humaine d’un interprète.</p>
<p style="font-weight: 400;">Je l’ai rencontrée sur le mode amical, joyeuse et chaleureuse, en gala caritatif où sa générosité n’était jamais prise en défaut, en compagnonnage lors de jurys de concours expliquant aux concurrents avec humanité et sans démagogie comment ils ou elles pouvaient progresser, et&nbsp; en sortie de scène après tant de triomphes qui nous avaient transportés.&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était d’abord le respect absolu de l’œuvre. Pas d’échappatoire, de trucage, de ces facilités que ne détectent que les spécialistes. Au moment où l’on croit sauver l’art lyrique par la politique du grand n’importe quoi, sa rigueur devrait servir de fil conducteur aux barbares qui le martyrisent.</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était aussi la certitude qu’on sert l’œuvre et le personnage non pas en se moulant dans un académisme réducteur, mais en fouillant les tréfonds de sa sensibilité pour mieux les cerner. «&nbsp;Je veux &nbsp;faire bouger les choses&nbsp;» nous disait-elle pour la sortie de son album <em>Assoluta. </em>Le respect pour elle n’était pas de l’immobilisme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était aussi une dignité absolue sans morgue et sans facilité populacière. C’est sans doute cette dimension que j’avais intimement comprise en cette nuit d’aout&nbsp;: interpréter une simple paysanne en lui donnant la stature d’une aristocrate, donner à une fille du peuple la grandeur d’un destin brisé.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2021, comme ministre de la Culture, j’avais fait Béatrice commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres. Si la dignité de Grand-Croix avait existé dans cet Ordre, c’est bien ceinte de cette écharpe qu’elle serait au paradis.</span></p>


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<p><strong>Bertrand DE BILLY, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p>J&rsquo;ai travaillé pour la première fois avec Béatrice Uria-Monzon à l&rsquo;occasion d&rsquo;une production de <em>Hamlet</em>, d&rsquo;Ambroise Thomas, au Liceu de Barcelone, avec Natalie Dessay et Simon Keenlyside. Elle interprétait la Reine Gertrude, et donnait à ce personnage une dimension dramatique captivante. Mais en coulisses, c&rsquo;est par son sens de l&rsquo;auto-dérision qu&rsquo;elle se distinguait. J&rsquo;ai compris dès ce moment-là que Béatrice faisait partie de ces artistes qui prennent leur travail très au sérieux sans se prendre eux-mêmes au sérieux. Une qualité rare et précieuse ! En travaillant Carmen avec elle, j&rsquo;ai aussi découvert un autre aspect de sa personnalité artistique : sa capacité à se remettre en question, sa volonté d&rsquo;essayer de nouvelles choses. Avoir été l&rsquo;une des plus grandes interprètes de Carmen ne l&#8217;empêchait pas de rester curieuse et ouverte, à l&rsquo;écoute. Enfin, un autre souvenir marquant me revient en mémoire, celui de son Eboli, dans le<em> Don Carlos</em> de Verdi, en version française, à l&rsquo;Opéra de Vienne. Ce rôle constituait un vrai défi pour elle, défi qu&rsquo;elle a relevé avec panache, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas cherché à travestir sa voix. Elle a gardé ce qu&rsquo;elle avait de mieux en elle, et qu&rsquo;elle pouvait apporter à ce rôle : son timbre chaud et capiteux, « Samt und Seide » comme on dit en Allemagne (« velours et soie »), sa superbe présence scénique, et son format vocal, d&rsquo;essence profondément lyrique. Et elle a obtenu, à Vienne, dans ce rôle si difficile, un grand succès, grâce à son talent, son intelligence et son humilité. Autant de qualités dont, avec son humour, nous nous souviendrons toujours lorsque nous penserons à Béatrice.</p>


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<p><strong>Jean-François BORRAS, ténor</strong></p>
<p>Je suis très ému par sa disparition. J’ai eu le privilège de faire son dernier opéra <em>Mefistofele</em> de Boito à Toulouse en juin 2023. Elle était en pleine forme, souriante et espiègle. J’ai connu Béatrice relativement tard sur <em>La Vestale</em> de Spontini au Théâtre des Champs-Elysées. Lors de la présentation du metteur en scène, nous nous sommes regardés et nous nous sommes directement parlé comme si nous nous connaissions depuis des années. C’était une très belle femme, une immense artiste avec son caractère mais toujours le sourire aux lèvres. Elle fut ma Marguerite aux Chorégies d’Orange. C’était aussi une artiste généreuse avec les jeunes et une amatrice de bon vin et de la vie.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-francois-borras-souvenirs-de-monte-carlo/"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/mefistofele_Jean-Francois-Borras-Faust-Beatrice-Uria-Monzon-Marguerite-©-Philippe-Gromelle-2018-18-c-philippe-gromelle.jpg" alt=""/></a><figcaption class="wp-element-caption">Avec Béatrice Uria-Monzon dans Mefistofele en 2018 © Philippe Gromelle</figcaption></figure>


<p><strong>Jean-Sébastien BOU, baryton</strong></p>
<p>Ce qui était fascinant chez Béatrice, c’était sa capacité à se livrer telle qu’elle était sur scène dans toute sa vérité et toute son humanité. Lorsqu’elle chantait, lorsqu’elle jouait, lorsqu’elle évoluait sur un plateau, le temps s’arrêtait et nous partagions émotionnellement son histoire. C’était une magnifique artiste parce que c’était une magnifique personne. Il est rare de rencontrer quelqu’un d’aussi généreux dans une vie. Je vous envoie également une photo d’elle que j’ai faite alors que nous étions en pause à l’Opera de Paris. <em>Le soulier de satin</em> est la dernière production où nous avons partagé la scène. C’était en 2021.<br>Jean-Sébastien</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="472" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/57792ee7-6d1d-45bc-85cb-75ee9d3156d4-472x1024.jpg" alt="" class="wp-image-195308"/><figcaption class="wp-element-caption">Béatrice Uria Monzon par Jean-Sébastien Bou, Paris.</figcaption></figure>


<p><strong>Yann BEURON, ténor</strong></p>
<p>J’ai connu Béatrice sur <em>Così fan tutte</em> en 1996, la seule Dorabella de sa carrière je pense. Magnifique de mon point de vue. De timbre surtout. Puis nous nous sommes retrouvés la dernière fois sur la création du <em>Soulier de satin</em> en 2021. Je serai économe. Elle était solaire, cela la définissait essentiellement à mes yeux. Et adorait rire. Et j’adorais la faire rire. Elle était bon public…suis profondément peiné.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2021/06/54eccbf9-59ee-4256-8f2e-86be5ec51b8f/640x340_1_2_le_soulier_de_satin_opera_national_de_paris-20-21-c-elisa_haberer_onp-41-.jpg" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Soulier de Satin de Marc-André Dalbavie, 2021, Opéra de Paris.</em></figcaption></figure>


<p><strong>Laurent CAMPELLONE, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p>Béatrice faisait partie de ces artistes qui entrent en scène et nous saisissent immédiatement d’un état bouleversant : être à la fois pleinement un personnage et demeurer la vérité de soi-même. Béatrice épousait chaque incarnation de tout son être, avec une sincérité et un engagement sans limite. Mais, elle le faisait toujours du haut de toute son élégance et de toute son intelligence. Pour cela, on ressortait chaque fois d’une représentation chantée par Béatrice en ayant appris des choses fondamentales sur un rôle qu’on connaissait pourtant déjà.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Un souvenir de Béatrice au Festival Berlioz de 2006. Elle interprétait&nbsp; <em>La Mort de Cléopâtre</em>.</p>
<p>Nous avions eu une séance de travail passionnante au piano avant que de répéter avec l’orchestre. Alors qu’elle était encore une fois sublime de justesse, son humilité face à cette partition et sa volonté d’aller toujours plus loin dans la compréhension des ressorts de chaque mot et de chaque note n’avaient pas de limite.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Je me souviens du concert. Et plus<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>particulièrement, de toute la palette de couleurs de sa voix dans la dernière partie de la cantate, lorsque le venin de la vipère commence à glacer le sang de Cléopâtre et que le rythme de son cœur (les contrebasses de l’orchestre) commence à défaillir, à devenir irrégulier jusqu’à cesser. Sous la voûte étoilée de ce mois d’août, tout le monde avait été saisi par tant de vérité : Cléopâtre était là. Et tous nos cœurs réunis devenaient, mesure après mesure, son cœur qui s’arrêta d’un seul coup de battre et nous laissa tous suspendus dans le néant.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Depuis l’annonce de sa mort, je repense à ce moment de musique inouï.</p>
<p>Moment de musique qui, parce que c’était cela aussi Béatrice, avait eu, bien entendu un prolongement humain de partage et de générosité tout aussi puissant.</p>
<p>De retour à l’hôtel après la fin du concert, très tard donc, alors que le service de restauration était terminé depuis longtemps, elle avait, en un seul sourire, fait chavirer le patron en lui disant simplement : «&nbsp;Même si je suis encore une fois morte sur scène, vous n’allez pas me laisser mourir de faim quand même !&nbsp;». Les frigos et celliers de cet établissement, renommé pour sa formidable cuisine, s’étaient ouverts instantanément. Et nous avions alors passé un moment extraordinaire à table, avec force pâtés en croûte, fromages et vins de la vallée du Rhône, à parler de la joie de vivre et du bonheur qui était le notre de pouvoir porter chaque soir vers le public les traits sublimes des compositeurs que nous admirons tant.</p>
<p>Laurent Campellone</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://cult.news/app/uploads/2025/07/Lecteur-spotify-1-e1752942364103.jpg" alt=""/></figure>


<p><strong>Marc-André DALBAVIE, compositeur</strong></p>
<p>Béatrice a été très importante pour la création de mon opéra le <em>Soulier de Satin</em> à l&rsquo;opéra de Paris en 2021. Elle chantait le rôle d&rsquo;Isabel et comme compositeur et comme chef d&rsquo;orchestre, notre collaboration a été formidable. Néanmoins, je n&rsquo;ai pas pu approfondir mes contacts avec Béatrice car c&rsquo;était pendant la période COVID et les rapports en dehors des répétitions étaient inexistants. Je ne suis pas assez proche de Béatrice pour écrire quelque chose sur elle dans cette circonstance. Je ne la connais pas assez et je le regrette. Je garde malgré tout un souvenir émerveillé de notre très courte mais très intense collaboration.</p>
<p>Marc-André Dalbavie</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/187867064_6283252065021856_6908073737013533791_n-1000x600.jpg?v=1753033033" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Soulier de Satin de Marc-André Dalbavie, 2021, Opéra de Paris.</em></figcaption></figure>



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<p><strong>Karine DESHAYES, mezzo-soprano</strong></p>
<p>BUM , parmi tous les grands rôles qu’elle a interprétés , était pour moi l’incarnation même de Carmen. Lorsque je l’ai entendue la première fois à L’Opéra de Paris à la fin des années 90, sa voix , son timbre chaud , sa présence scénique, sa classe et son élégance naturelle m’ont marquée à jamais. J’ai ensuite eu la chance de chanter à ses cotés dans <em>Carmen</em> aux Chorégies d’Orange en 2004 dans la production de Jérôme Savary. Alors que j’étais en prise de rôle pour Mercedes et que je faisais mes débuts à Orange, elle s’est montrée très généreuse avec moi, m’a beaucoup soutenue et même guidée. Dés lors nous sommes devenues des amies proches … elle a toujours suivi ma carrière jusqu’en avril dernier, où elle est venue m’écouter dans Norma à Toulouse. <br>Béatrice était une femme extraordinaire, qui aimait la vie, rire, les soirées entre amis… et qui a toujours été souriante et attentionnée.</p>
<p>Karine Deshayes</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/64d11e0ce7d6aa1f510d4dcd/large/image.jpg?v=1" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Béatrice Uria Monzon, Karine Deshayes et Chantal Perraud sont à l’affiche de l’édition 2023 du festival lyrique du Grand Villeneuvois./ DDM G.G.&nbsp;DDM G.G.</em></figcaption></figure>


<p><strong>Julien DRAN, ténor</strong></p>
<p>Selon moi, Béatrice, était tout ce qu’un.e artiste doit représenter : l’élégance, la classe, l’intégrité, la générosité et la simplicité dans la grandeur. Elle était perfectionniste et l’intensité avec laquelle elle montait sur scène était stupéfiante. Elle a, pour moi, toujours été un exemple du chemin que ceux qui désirent brûler les planches doivent suivre.<br>J’ai eu l’honneur et l’immense plaisir de partager la scène avec Béatrice quelques fois et la fierté que j’en éprouvais me marque encore maintenant, et pour le reste de ma vie.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span>En tant que femme, j’ai aussi eu la chance d’être touché par sa générosité, son écoute et son soutien indéfectible. Je lui en serai éternellement reconnaissant.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span>Une grande dame, une immense artiste qui va beaucoup manquer à toutes les personnes qu’elle a touché.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span></p>
<p>Julien DRAN</p>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<p><strong>Delphine HAIDAN, mezzo-soprano</strong></p>
<p>Un des plus beaux timbres de voix , une amie fidèle depuis plus de 30 ans ,une femme genereuse et courageuse<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>! Elle va me manquer</p>
<p>Delphine Haidan</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.olyrix.com/files/picture/photos/PhotoPage/46461/mickael-bardin-delphine-haidan-et-beatrice-uria-monzon.jpg" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Mickaël Bardin, Delphine Haidan et Beatrice Uria-Monzon © Vichy Culture</em></figcaption></figure>


<p><strong>Jean-François LAPOINTE, baryton</strong></p>
<p>Béatrice était une grande artiste et une femme d&rsquo;exception. Nous avons fait plusieurs <em>Carmen</em> ensemble. Elle transcendait l&rsquo;image qu&rsquo;on se faisait du rôle. Elle m&rsquo;a toujours impressionné. Je garde aussi en tête son petit côté rebelle presque rockeuse. Je la vois encore arriver sur sa grosse moto à Toulouse dans les années 90. Elle était belle, elle était libre, elle était magnifique!<br>Je crois que de toutes les productions que nous avons faites ensemble, c&rsquo;est <em>Cléopâtre</em> de Massenet à l&rsquo;Opéra de Marseille qui nous aura permis de développer notre plus grande complicité scénique. Je garderai toujours dans mon coeur ce souvenir merveilleux et précieux où nous avons incarné ces personnages mythiques. Béatrice était une reine magistrale, éblouissante. Elle est maintenant éternelle.</p>
<p>Jean-François Lapointe</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Massenet-Cléopâtre-photo-Christian-Dresse.jpg" alt=""/></figure>



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<p><strong>Antoine PALLOC, pianiste et chef de chant</strong></p>
<p>Il y a des chanteurs et il y a des artistes, des âmes, des êtres chantants avec qui il n&rsquo;est pas utile de répéter car la musique, la connexion et le partage se font naturellement.<br>Béa appartient à cette catégorie : en un clin d&rsquo;œil rieur et heureux, le partage, la connexion, la connivence sont là, simplement, joyeusement et tendrement. Le travail peut commencer pour aller au plus profond des émotions en quête de cette vérité, de sincérité que tout artiste recherche.<br>Cette force généreuse et créatrice, Béatrice, Béa, ma cocotte, BUM, LA BUM, l&rsquo;a toujours eue, avec classe et élégance, en humilité, en simplicité, en doutes, en questions, en travail, en rigueur, mais toujours en joie de vivre.</p>
<p>Antoine Palloc</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/BUM3.jpg" alt="" class="wp-image-195200"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>L&rsquo;Instant Lyrique de Béatrice Uria Monzon et Antoine Palloc, Paris, 2021</em></figcaption></figure>


<p><strong>Alexandra MARCELLIER, soprano</strong></p>
<p>Béatrice Uria-Monzon, c’était bien plus qu’une voix : c’était une présence, une lumière, une force tranquille. Dès notre première rencontre à Agen, elle a marqué ma vie. Elle était une artiste rare, une vraie, animée par une passion brûlante pour la musique, pour la vie, pour les autres et pour la nature. Elle avait ce lien profond avec la terre, avec ce qui est essentiel, vrai, vivant. Je la revois dans son jardin, rayonnante, enracinée, pleinement elle-même. Ce que j’aimais profondément chez elle, c’était cette alliance unique de grandeur et de douceur, de feu et de grâce, de générosité et de pudeur. Même face à la maladie, elle ne montrait jamais sa peur, préférant protéger ceux qu’elle aimait. Elle m’a transmis l’exigence, la liberté, le courage, et cette idée précieuse qu’il faut vivre pleinement. Aujourd’hui, chaque note que je chante lui est dédiée. Béatrice était, et restera, l’un des piliers de ma vie.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/94C89936-9014-435D-A98B-756180E2B1A7-1024x673.jpg" alt="" class="wp-image-195138" width="910" height="598"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Alexandra Marcellier et Béatrice Uria Monzon, collection privée</em></figcaption></figure>


<p><strong>Christophe GHRISTI, directeur du Capitole de Toulouse</strong></p>
<p class="elementToProof">De Béatrice Uria-Monzon, j&rsquo;ai évidemment beaucoup d&rsquo;images sur scène. J&rsquo;en évoquerai deux.</p>
<p class="elementToProof">La première dans mon souvenir, alors que j&rsquo;étais tout jeune dramaturge au Capitole : Béatrice chantait Carmen, Michel Plasson dirigeait. Elle faisait sa première entrée sur une passerelle à quelques mètres du sol (sublime décor de Frigerio), les bras nus, les cheveux négligeamment attachés, narguant le monde entier, d&rsquo;une beauté tranchante et irrésistible. Plasson l&rsquo;enveloppait de mille rayons de soleil. Et, je m&rsquo;en souviens extrêmement bien, je m&rsquo;étais dit du haut de ma jeunesse imprudente : « plus jamais je n&rsquo;entendrai Carmen comme ça ». Et en effet, j&rsquo;en ai entendu d&rsquo;autres, et des magnifiques, mais plus jamais ce sentiment de volupté et de vérité sans limite, absolument nietzschéen.</p>
<p class="elementToProof">La dernière, pendant <em>Mefistofele</em> au Capitole en juin 2023, ses derniers spectacles. Béatrice était très déprimée, sans doute déjà épuisée par le mal qui allait se déclarer peu après. Sublime en scène, elle éblouissait dans ce rôle pourtant si ingrat de Hélène de Troie, arrivant pour un seul tableau à la fin d&rsquo;un ouvrage si prolixe. A la dernière, elle m&rsquo;a dit avoir le triste sentiment qu&rsquo;elle venait de chanter là pour la dernière fois. J&rsquo;ai ri et j&rsquo;ai balayé ses craintes d&rsquo;un revers de la main, avec mes projets pour elle dans la tête.</p>
<div class="elementToProof">Les grands artistes sont bien des médiums, ils sentent les vérités auxquelles un simple humain n&rsquo;a pas accès.</div>
<p>Christophe GHRISTI</p>


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<p><strong>Olivier FREDJ, metteur-en-scène</strong></p>
<p>Béatrice était une magicienne. Rayonnante de bonheur quand elle s&rsquo;occupait de ses plants de tomates et dressait les grandes tables de sa maison, en haut de sa colline. Des vues peintes par son père, une colline sur laquelle trônait sa maison, toujours ouverte aux amis. J&rsquo;ai rencontré Béatrice à Bruxelles, elle était ma Lady Macbeth, y prenait le rôle. Elle travaillait d&rsquo;arrache pied ses « trois cerveaux » comme elle les appelait. Celui de la voix et de la musique, celui du texte et du sens, celui de la mise en scène et de ses partenaires de jeux. Elle irradiait, pourtant terrorisée à tout instant de ne pas être à la hauteur. Parce que c&rsquo;était elle, elle est devenue Lauren Bacall dans l&rsquo;acte I, Jackie Kennedy à l&rsquo;acte II, Nancy Reagan<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>au III&#8230; et sublime plus que tout dans la fragilité du somnambulisme. Comme état physique, je souhaitais qu&rsquo;elle se nourrisse de la fameuse scène de Pina Baush dans Café Muller. Elle la regarda, une fois, avec moi, puis répéta la scène. Dés la première tentative, devant une salle de répétition médusée, elle a lancé, inquiète, au jeune débutant que j&rsquo;étais : « ça va, comme ça, c&rsquo;est bien? ». C&rsquo;était bien. Et je comprenais dans son souci de bien faire qu&rsquo;elle ne savait pas, ne voulait pas sans doute savoir à quel point elle dégageait quelque chose qui transcendait les directions données. J&rsquo;ai essayé de longues années à le lui faire entendre, à ce qu&rsquo;elle ose cette confiance dans ce qu&rsquo;elle proposait. En vain, elle était au service d&rsquo;un tout, et l&rsquo;inquiétude de ne pas être assez ne s&rsquo;apaiserait qu&rsquo;aux pieds de ses tomates, plus tard, ailleurs. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;on s&rsquo;était reconnus. Parce qu&rsquo;on ne s&rsquo;attachait qu&rsquo;à l&rsquo;ensemble, qu&rsquo;au résultat global, bien au delà de nos enjeux personnels. Je garderai toujours deux images d&rsquo;elle, chez elle, un verre de vin et une cigarette si rarement<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>possible quand elle travaillait, à rire aux larmes sur la terrasse. Et celle empruntée à Blue Velvet, en Lady Macbeth, une lampe de chantier à la main en guise de micro, ouvrant la bouche d&rsquo;un hurlement muet, son corps entier disparu dans cette Lady. Adieu ma Lady, je suis sur que je ne suis pas le seul que tu as changé par ta présence.</p>
<p>Olivier FREDJ</p>


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<p><strong>Michel PLASSON, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p class="s6"><span class="s7">Béatrice… c’était le timbre et le charme&nbsp;!</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle avait ce charme, pas celui qu’on affiche, pas celui qu’on joue mais celui qui ne s’use pas, qui ne se montre pas, qui ne s’exploite pas. Elle portait le charme comme gravité. Comme les planètes, comme le magnétisme. Un mystère venu d’ailleurs. Elle ne l’utilisait pas, elle l’avait, tout simplement. Et c’est ça qui me bouleversait. Le charme, le vrai, est inexplicable. Ce n’est ni technique, ni scolaire. C’est au-delà. Et Béatrice l’avait, elle le portait comme une étoile brillante au firmament. </span><span class="s7"><br></span><span class="s7"><br></span><span class="s7">Elle n’était jamais dans l’artifice. Elle était vraie. Dérangeante de vérité parfois. Et cette vérité, je voulais la révéler, pas la diriger. Accompagner, oui mais indiquer, jamais. Car ce que je cherche, dans la musique, c’est la personne. Et avec Béatrice, il y avait une personne entière, grave, joyeuse, troublante.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle avait un timbre très particulier. Franco-espagnol peut-être ? Ni tout à fait espagnol, ni tout à fait français. Mais surtout un timbre à elle. Le timbre, c’est l’ADN du chanteur. On ne le change pas, il est inaltérable. Le sien était surtout singulier. Ce timbre racontait quelque chose. On sentait derrière lui un cœur qui n’était pas toujours heureux. Et moi, j’y sentais une fragilité, une absence de bonheur. Cette tristesse délicate mêlée à la lumière était bouleversante.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">J’ai eu pour elle une tendresse rare. Une tendresse que je n’ai pas eue pour beaucoup de chanteuses. Et je le dis sans détours car avec elle, il n’y avait pas de faux-semblants.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle est partie. Et je sens qu’elle n’a pas tout dit, pas tout chanté. Mais ce qu’elle a laissé, c’est cette vibration intérieure qui dépasse les rôles et les scènes. Elle était accordée à quelque chose de plus grand. Et ça, ça ne s’oublie pas.</span></p>
<p>Michel Plasson</p>


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<p><strong>José VAN DAM, baryton-basse</strong></p>
<p>Béatrice était une chanteuse unique. Une belle âme, une grande artiste, une superbe voix et une personnalité en dehors du commun avec qui il était toujours très agréable de partager la scène. <br>Quelle tristesse de la savoir partie….</p>
<p>José van Dam</p>


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<p><strong>Maurice XIBERRAS, directeur de l&rsquo;Opéra de Marseille</strong></p>
<p>Écrire quelques lignes sur Béatrice est difficile pour moi.</p>
<p>J&rsquo;avais beau m&rsquo;attendre à cette nouvelle, mais depuis je suis anéanti et pense à tous nos multiples souvenirs communs, amicaux et artistiques.</p>
<p>Mon « histoire » avec Béatrice, commence il y a fort longtemps lorsqu&rsquo;elle&nbsp; était stagiaire au Cnipal à Marseille dans la phalange consacrée aux apprentis choristes.</p>
<p>Je passais voir des amis chanteurs, et je suis interpellé par une voix que j’entendais derrière une porte. J&rsquo;écoute avec curiosité , la personne sort.&nbsp; C&rsquo;était Béatrice qui prenait un cours avec son professeur Pali Marinov. Je m&rsquo;enhardis en me présentant et en lui disant que la qualité de sa voix était plus que prometteuse et celle d&rsquo;une soliste. Depuis ce jour, nous sommes restés amis.</p>
<p>Le hasard des parcours a voulu que je devienne Directeur de l&rsquo;Opéra de Marseille et bien entendu j&rsquo;ai tout de suite appelé Béatrice. Elle m&rsquo;a fait le cadeau de venir à de nombreuses reprises à Marseille,, se sentant à la « maison » comme elle le disait.&nbsp; Je pense à <em>Carmen</em> bien sur, à <em>Hérodiade</em>, à <em>Roberto Devereux</em>, <em>Gioconda</em>, <em>Le Cid</em> et<em> Les Troyens</em> avec Roberto, <em>Le Roi d&rsquo;Ys</em>, <em>Cléopâtre</em>&#8230; A chaque fois c&rsquo;était un plaisir renouvelé. Tout d&rsquo;abord celui d&rsquo;amis qui se retrouvent, comme si ils s&rsquo;étaient quittés la veille , mais également un délice aux couleurs de bonheur musical et artistique.</p>
<p>Malgré son statut de star internationale , Béatrice était restée d&rsquo;une simplicité étonnante, avenante, à l&rsquo;écoute de jeunes chanteurs ou de la moindre personne qui avait envie de lui parler.</p>
<p>Elle laisse un grand vide, un gouffre dans mon cercle d&rsquo;amis. Je pense à sa fille, à son compagnon, aux personnes qui ont pu l&rsquo;aimer .</p>
<p>Il nous reste de nombreux témoignages où on la voit incandescente et investie. Mais il va me falloir du temps avant de pouvoir la réécouter ou la revoir.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/">Regards sur Béatrice Uria Monzon : « Elle était solaire »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Célébration à la Chapelle Reine Elisabeth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/celebration-a-la-chapelle-reine-elisabeth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 23:44:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aura lieu, le 23 novembre, une soirée d’exception à Waterloo, célébrant à la fois les vingt années de mentorat de José van Dam à la Chapelle&#160; Reine Elisabeth et la passation musicale entre ce dernier et son successeur Stéphane Degout. Le baryton français ainsi que Sophie Koch &#160;reprennent, en effet,&#160; le flambeau de l’enseignement au &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">
<div>Aura lieu, le 23 novembre, une soirée d’exception à Waterloo, célébrant à la fois les vingt années de mentorat de <strong>José van Dam</strong> à la Chapelle&nbsp; Reine Elisabeth et la passation musicale entre ce dernier et son successeur <strong>Stéphane Degout.</strong> Le baryton français ainsi que <strong>Sophie Koch</strong> &nbsp;reprennent, en effet,&nbsp; le flambeau de l’enseignement au sein du département de chant. José van Dam ne se retire toutefois pas complètement de l’enseignement. Il reviendra à la Chapelle, mais à un rythme moins soutenu.</div>
</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">Il continue d’ailleurs à poursuivre sa quête de talents notamment en Croatie, en repérant des jeunes voix susceptibles de venir nourrir les rangs des aspirants chanteurs de la Chapelle. Ainsi, nous avons pu entendre lors de la masterclass du 22 novembre de nouveaux artistes très prometteurs tels que le ténor <strong>Filip &nbsp;Filipovic,</strong> qui a déjà interprété Alfredo et le Duc de Mantoue sur scène à&nbsp; l&rsquo;Opéra de Zagreb, avec de belles dispositions également pour le répertoire mozartien, et la basse-baryton <strong>Oleg Volkov,</strong> autant excellent chanteur que comédien habité, qui sait déjà occuper pleinement la scène. José van Dam continue par ailleurs de distiller ses conseils à des artistes plus âgés dans la perspective d’auditions ou de préparation de rôles. Nous avons pu ainsi assister à une masterclass privée donnée à la basse profonde <strong>Adrian Wathec Salman</strong>.</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">Lors du concert du 23 novembre,&nbsp; les artistes en résidence et de nombreux artistes associés se joindront au public et à l’équipe de la Chapelle pour exprimer toute la reconnaissance de la prestigieuse Institution belge à José van Dam. Une soirée qui sera un hommage ainsi qu&rsquo;un trait d’union entre différentes générations d’artistes que la légendaire basse a inspirées.</div>
<div dir="ltr"></div>
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		<title>José van Dam ne chante plus, sauf sous la douche</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jose-van-dam-ne-chante-plus-sauf-sous-la-douche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 04:14:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode de La Conversation, sur Musiq3, le grand baryton-basse belge, José van Dam, a avoué qu’il ne chantait désormais plus du tout, sauf &#8211; de temps en temps &#8211; « sous la douche », notamment O sole mio. Il est par ailleurs revenu sur sa rencontre avec la claque milanaise, à l’occasion &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode de La Conversation, sur Musiq3, le grand baryton-basse belge, <strong>José van Dam</strong>, a avoué qu’il ne chantait désormais plus du tout, sauf &#8211; de temps en temps &#8211; « sous la douche », notamment <em>O sole mio</em>. Il est par ailleurs revenu sur sa rencontre avec la claque milanaise, à l’occasion d’un passage par La Scala. </p>






<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/CsQTgrCAkHX/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style="background:#FFF;border:0;border-radius:3px;margin: 1px;max-width:540px;min-width:326px;padding:0;width:99.375%;width:-webkit-calc(100% - 2px);width:calc(100% - 2px)"><div style="padding:16px"> <a href="https://www.instagram.com/reel/CsQTgrCAkHX/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener"> <div style="flex-direction: row;align-items: center"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;flex-grow: 0;height: 40px;margin-right: 14px;width: 40px"></div> <div style="flex-direction: column;flex-grow: 1;justify-content: center"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;margin-bottom: 6px;width: 100px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;width: 60px"></div></div></div><div style="padding: 19% 0"></div> <div style="height:50px;margin:0 auto 12px;width:50px"></div><div style="padding-top: 8px"> <div style="color:#3897f0;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:550;line-height:18px">Voir cette publication sur Instagram</div></div><div style="padding: 12.5% 0"></div> <div style="flex-direction: row;margin-bottom: 14px;align-items: center"><div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;height: 12.5px;width: 12.5px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;height: 12.5px;width: 12.5px;flex-grow: 0;margin-right: 14px;margin-left: 2px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;height: 12.5px;width: 12.5px"></div></div><div style="margin-left: 8px"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;flex-grow: 0;height: 20px;width: 20px"></div> <div style="width: 0;height: 0;border-top: 2px solid transparent;border-left: 6px solid #f4f4f4;border-bottom: 2px solid transparent"></div></div><div style="margin-left: auto"> <div style="width: 0px;border-top: 8px solid #F4F4F4;border-right: 8px solid transparent"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;flex-grow: 0;height: 12px;width: 16px"></div> <div style="width: 0;height: 0;border-top: 8px solid #F4F4F4;border-left: 8px solid transparent"></div></div></div> <div style="flex-direction: column;flex-grow: 1;justify-content: center;margin-bottom: 24px"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;margin-bottom: 6px;width: 224px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;width: 144px"></div></div></a><p style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;line-height:17px;margin-bottom:0;margin-top:8px;overflow:hidden;padding:8px 0 7px;text-align:center"><a href="https://www.instagram.com/reel/CsQTgrCAkHX/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:normal;line-height:17px;text-decoration:none" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Musiq3 &#8211; RTBF (@musiq3rtbf)</a></p></div></blockquote> 
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			</item>
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		<title>Les trésors secrets de José van Dam sur France Musique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-tresors-secrets-de-jose-van-dam-sur-france-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2022 05:35:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/les-tresors-secrets-de-jose-van-dam-sur-france-musique/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Poursuivant son excellente série sur les grandes voix (après notamment Martine Dupuy et Roberto Alagna), Jérémie Rousseau s&#8217;est penché sur la carrière de José van Dam. L&#8217;intérêt de l&#8217;émission Une heure / une voix réside dans le fait que, sortant des discographies officielles, France Musique exploite les trésors immémoriaux de ses archives et parfois même &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuivant son excellente série sur les grandes voix (après notamment <a href="https://www.forumopera.com/breve/france-musique-rend-hommage-a-martine-dupuy-qui-fetera-ses-70-ans-en-decembre">Martine Dupuy</a> et <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-heure-de-raretes-alagnesques-sur-france-musique">Roberto Alagna</a>), Jérémie Rousseau s&rsquo;est penché sur la carrière de <strong>José van Dam</strong>. L&rsquo;intérêt de l&rsquo;émission <em>Une heure / une voix</em> réside dans le fait que, sortant des discographies officielles, France Musique exploite les trésors immémoriaux de ses archives et parfois même de bandes pirates légèrement nettoyées (scepticisme quant à la légalité de l&rsquo;opération, mais personne ne s&rsquo;en plaindra, surtout pas nous). Ici, par exemple, on retrouve notre Maître de Musique, ardent et lumineux, dans un <em>Guillaume Tel</em>l parisien qui rappelle la superlativité de sa diction française et l&rsquo;intensité d&rsquo;une voix qui évoque les métaux en fusion (oui, rien que ça). À retrouver <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/une-heure-un-concert/une-heure-une-voix-jose-van-dam-6923041" rel="nofollow">sur le site de France Musique</a>. Émotion, aussi, à l&rsquo;évocation des noms de Dupuy, Alagna et van Dam, qui, en plus de se croiser dans cette brève, auraient pu se croiser sur scène dans le Don Carlos de Luc Bondy. Hélas, Martine Dupuy qui chantait Eboli à La Monnaie était opposée à Vinson Cole, alors qu&rsquo;au Châtelet, l&rsquo;infant de Roberto Alagna jouissait des caresses de l&rsquo;Eboli de Waltraud Meier.</p>
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		<title>Questionnaire de Proust : José van Dam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-jose-van-dam/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-jose-van-dam/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 05:06:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-jose-van-dam/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Légende vivante, pudique mais diserte, le baryton-basse José van Dam, retiré des scènes, se livre à l&#8217;exercice du Questionnaire de Proust lyrique.   Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ? L’ovation du public du Colón de Bueno Aires après un spectacle de Simon Boccanegra. Quel public ! Mon pire souvenir dans une salle d’opéra &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Légende vivante, pudique mais diserte, le baryton-basse José van Dam, retiré des scènes, se livre à l&rsquo;exercice du Questionnaire de Proust lyrique.</strong><br />
	 </p>
<hr />
<p>
	<strong>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ?</strong><br />
	L’ovation du public du Colón de Bueno Aires après un spectacle de Simon Boccanegra. Quel public !</p>
<p><strong>Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ? </strong><br />
	La mise en scène (et la réaction du public !) des <em>Maîtres Chanteurs</em> au Théâtre du Châtelet de Paris en 1991. Je voulais quitter la production durant les répétitions, mais cinq de mes collègues (dont la regrettée Lucia Popp) voulaient m’imiter si je partais et je suis donc resté.</p>
<p><strong>Le livre qui a changé ma vie ? </strong><br /><em>Cyrano de Bergerac</em> n’a pas changé ma vie, mais c’est devenu mon livre de chevet.</p>
<p><strong>Le chanteur mort que je voudrais ramener à la vie pour chanter avec ? </strong><br />
	Jussi Björling et sa voix si touchante et si reconnaissable.</p>
<p><strong>Mon plus grand moment de grâce dans un musée ? </strong><br />
	Musée Frick à New York devant les tableaux de Turner, peintre que j’adore.</p>
<p><strong>La ville où je me sens chez moi </strong><br />
	Bruxelles et mes amis ! Et son accent si savoureux …et ses frites délicieuses ! (et sa bière, son chocolat, sa Grand Place, sa Galerie de la Reine, ses restaurants et bistrots<strong>…) </strong></p>
<p><strong>La ville qui m’angoisse ? </strong><br />
	Paris que je qualifierais de ville brutale.</p>
<p><strong>Ce qui, dans mon pays, me rend le plus fier ? </strong><br />
	Je dois avouer qu’actuellement les sujets de fierté s’effacent de ma mémoire dans un marasme de pauvre politique et de contraintes sanitaires malheureusement nécessaires pour le moment. Heureusement, il me reste mon voisin…Manneken pis !</p>
<p><strong>Le metteur en scène dont je me sens le plus proche ? </strong><br />
	Peter Sellars, et sa drôlerie, sa sensibilité, sa musicalité. Jamais je n’oublierai sa mise en scène du <em>Saint François d’Assise</em> d’Olivier Messiaen à Salzbourg et Paris.</p>
<p><strong>Mon pire souvenir avec un chef ?</strong><br />
	Un chef anglais, bon musicien, mais <em>imbuvable</em> sur le plan humain. J’espère qu’il se reconnaîtra.</p>
<p><strong>Si j’étais une symphonie ?</strong><br />
	La 8e de Beethoven.</p>
<p>	<strong>Et une sonate ?</strong><br />
	Pratiquement toutes celles de Mozart.</p>
<p><strong>Et un quatuor à cordes ?</strong><br /><em>Der Tod und das Mädchen</em> de Schubert.</p>
<p><strong>Si je devais chanter à mes propres funérailles, quel serait le dernier extrait ? </strong><br /><em>Ich bin der Welt abhanden gekommen</em> de Gustav Mahler.</p>
<p><strong>Le chanteur du passé qui me rend fou ? </strong><br />
	Franco Corelli. </p>
<p><strong>Le chanteur du présent qui me rend fou ? </strong><br />
	Piotr Beczala.</p>
<p><strong>Si j’étais un personnage de Harry Potter ? </strong><br />
	Je n’ai jamais rien lu ou vu d’Harry Potter.</p>
<p><strong>Le compositeur auquel j’ai envie de dire « mon cher, ta musique n’est pas pour moi » ? </strong><br />
	Pierre Boulez.</p>
<p><strong>Si l’étais un Lied ou une Mélodie. </strong><br /><em>An Die Musik </em>de Schubert.</p>
<p><strong>Mon pire souvenir historique des 30 dernières années. </strong><br />
	11 septembre 2001.</p>
<p>	<strong>Le rôle que je ne chanterai plus jamais. </strong><br />
	Tous. Explication à la réponse de « Ma devise ».</p>
<p><strong>Ma devise</strong><br />
	Il vaut mieux s’arrêter de chanter tant que le public dit : quel dommage qu’il ne chante plus, plutôt que : quel dommage qu’il chante encore.</p>
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		<item>
		<title>Survivre au confinement : les conseils de la rédaction (3)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 22:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&#8217;édition du 14 mars et celle du 21 mars, voici une troisième salve de suggestions. Nos conseils &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&rsquo;édition <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-1">du 14 mars</a> et celle <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-2">du 21 mars</a>, voici une troisième salve de suggestions.</strong></p>
<hr />
<ul>
<li><strong>Nos conseils livres :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782330086312_0.jpg?itok=O5C6oJA5" style="width: 100px;height: 189px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><strong>Alain Duault</strong> <a href="https://www.forumopera.com/livre/johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-les-valseurs">retrace la vie des Strauss</a> sur le rythme virevoltant de leur art.  On suit au fil des mots le duel singulier que se livrent par valses interposée le père et le fils, qui atteindra son paroxysme sur fond politique. Mais au-delà du récit biographique, c’est l’influence de la valse sur les codes sociaux de l’époque qui est aussi mise en lumière. Avec la libération des corps et l’affirmation de l’individu, la valse se met au diapason des aspirations de liberté qui soufflent sur l’Europe en cette fin de siècle.</p>
<p>Aedam Musicae, 2018, 104 p.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91kf1ywgyrl.jpg?itok=YcMrgLh9" style="width: 100px;height: 127px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p dir="ltr"><strong>Michelle Friche</strong>, journaliste au <em>Soir </em>de Bruxelles, livre un portrait saisissant de <strong>José van Dam</strong>, dans l’écrin d’une écriture sublime. A travers divers entretiens, rôle après rôle, l’auteure retrace le parcours d’une des plus belles voix de l’art lyrique mais aussi d&rsquo;un artiste discret, qui a toujours préféré l’ombre de l’humilité à la lumière de la notoriété. Elle capte par les mots l’essence d’un homme qui ne vit pas pour ses heures de gloire passées mais le regard tourné vers l’avenir, celui des jeunes à qui il transmet l’art du beau chant.</p>
<p>Buchet Chastel, mars 1988, 192p.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91lbx78odl.jpg?itok=PWcRZaXC" style="width: 100px;height: 159px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p style="text-align:justify">Une passionnante enquête sur le <i>Sistema</i> qui doit en partie sa notoriété à <strong>Gustavo Dudamel</strong> et son orchestre Bolívar qui a brillé par sa versatilité et virtuosité. Sauver de la délinquance les jeunes des bidonvilles par la musique, est une noble cause. Mais le Sistema tout comme son fondateur, aussi adulé que décrié, est au cœur des questionnements. Œuvre altruiste, n’est-il pas aussi instrument de propagande politique ? Un livre qui se lit comme un roman à la fois bouleversant et intriguant.</p>
<p>Stock, mai 2018, 320 p.<br />
 </p>
<p> </p>
<ul>
<li><strong>Nos conseils CD :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/71ns82lyzvl._ss500__0.jpg?itok=xM9-hnxA" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p>Adèle Charvet est l’une des révélations vocales de l’année. <a href="https://www.forumopera.com/cd/long-time-ago-et-puis-quoi-encore">Son album <em>Long time ago</em></a> qui se balade en bord d’Hudson, est à l’image de l’artiste : une bouffée d’oxygène. Timbre chatoyant et velouté, diction impeccable, pétrie d’énergie, la jeune mezzo se fond avec une aisance sidérante dans tous les répertoires et nous fait voyager hors des sentiers balisés. L’éblouissant éclat de la jeunesse !</p>
<p>1 CD Alpha<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/arianna_richard_boll_0.jpg?itok=5YbHaAoV" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />L’éclectique <strong>Kate Lindsey</strong> fait revivre avec une belle poésie musicale, les tourments d’une héroïne déchirée, Ariane à Naxos, <a href="https://www.forumopera.com/cd/arianna-a-coeur-vaillant">vue par trois maîtres du baroque</a>. Dans autant de clairs-obscurs musicaux où se succèdent airs et récitatifs  tantôt lents, tantôt  rapides, l&rsquo;artiste donne corps aux tourments du personnage avec un engagement total.  Un disque à cœur vaillant dont on ne se lasse pas.</p>
<p>1 CD Alpha<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61bnqux6gdl._sl1200_.jpg?itok=5YeC0red" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Deux solistes, <strong>Andreas Scholl </strong>et <strong>Barbara Bonney</strong>, magnifient le récit de ce poème de la douleur. Leur complémentarité dans une lecture subtile s’illustre d’emblée dès le duo introductif où les deux voix se mêlent dans l’alchimie des timbres. Ils y distillent une tristesse lumineuse, comme une flamme qui vacille mais ne s’éteint pas. Un disque aux délicates et poignantes arabesques vocales qui laisse une empreinte d’éternité.</p>
<p>1 CD Decca<br />
 </p>
<ul>
<li><strong>Nos conseils DVD :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61krcptpg5l._sy445__0.jpg?itok=HZc6uwtQ" style="width: 100px;height: 142px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/dvd/madama-butterfly-a-quoi-sert-un-dvd">Une magnifique <em>Butterfly</em></a><em> </em>dominée par la présence incandescente d’<strong>Ermonela Jaho</strong> qui épouse de tout son être le destin de la geisha au crépuscule de sa vie. La voix se distingue non par sa puissance, mais par son sens inné des nuances qui porte au sublime les douleurs lancinantes du personnage.  La superbe Suzuki d&rsquo;<strong>Elisabeth DeShong</strong> et le Pinkerton de <strong>Marcelo Puente</strong> brillent aussi de leur présence sous la direction d’un <strong>Pappano </strong>survolté qui donne une amplitude presque épique à la partition puccinienne.</p>
<p>1 DVD Opus Arte<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/612mtxwitl._ac_sy879__0.jpg?itok=HelNf8pe" style="width: 100px;height: 136px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <a href="https://www.forumopera.com/dvd/haendel-le-messie-herve-niquet-rejoice">toute récente captation</a> dans la sublime chapelle de Versailles, donne toutes ses lettres de noblesses au <em>Messie </em>de Haendel. Sous la direction étincelante d’<strong>Hervé Niquet</strong> qui nous rappelle ici quel chef d’exception il est, les quatre solistes, tous fins musiciens, sont les émissaires du chant pur, dans les nuances les plus subtiles et une diction parfaite de la langue anglaise. Chacune de leurs interventions se transforme en moment de grâce. Un pur joyau.</p>
<p>1 DVD Château de Versailles Spectacles</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61s9y4qykql._ac_sl1200_.jpg?itok=qvv9IZGt" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <em>Bohème </em>atemporelle, captée à Zurich, poétise le drame et suscite le frisson. <strong>Cristina Gallardo Domâs</strong> est Mimì, par tous les pores de sa peau, dans ses joies simples et sa souffrance. Le regretté <strong>Marcello Giordani</strong> livre un Rodolfo bouleversant, avec cette voix solaire et ses aigus étincelants qui ont fait sa notoriété. A leur côté, <strong>Michael Volle</strong> et <strong>Elena Mosuc</strong> offrent, un duo Marcello/Musetta à la fois truculent et émouvant. <strong>László Polgár</strong> en Colline et <strong>Cheyne Davidson</strong> en Schaunard complètent magistralement cette belle distribution. Une perle.</p>
<p>1 DVD EMI Classics</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quand José van Dam et Leo Nucci firent un vol plané</title>
		<link>https://www.forumopera.com/podcast/quand-jose-van-dam-et-leo-nucci-firent-un-vol-plane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2018 09:00:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>José van Dam et Leo Nucci ont souvent campé sur scène des personnages de galants séducteurs. Or quand le destin les confronté à des dames apeurées dans un avion en déroute, la nécessité de faire face à leur avantageuse réputation se fait plus que jamais sentir. Témoignage audio exclusif de José van Dam. Durée : &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="rtejustify"><strong>José van Dam</strong> et <strong>Leo Nucci</strong> ont souvent campé sur scène des personnages de galants séducteurs. Or quand le destin les confronté à des dames apeurées dans un avion en déroute, la nécessité de faire face à leur avantageuse réputation se fait plus que jamais sentir. Témoignage audio exclusif de José van Dam.</p>
<p>	<em>Durée : 4&rsquo;40<br /> Enregistré au Dominican (Bruxelles) le 5 juin 2018<br /> Abonnez-vous à nos podcasts sur iTunes</em> </p>
<h2>Ecouter le podcast :</h2>
<p>                &nbsp;<br />
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-74762-2" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/podcasts/vandam.mp3?_=2" /><a href="https://www.forumopera.com/sites/default/files/podcasts/vandam.mp3">https://www.forumopera.com/sites/default/files/podcasts/vandam.mp3</a></audio></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Massenet Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 May 2018 05:04:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’avantage d&#8217;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/"> <span class="screen-reader-text">Massenet Operas</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’avantage d&rsquo;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret de 23 disques réalisé par Decca en 2012, où l’on trouvait notamment <em>Le Roi de Lahore</em>, <em>Esclarmonde</em> et <em>Thérèse</em> en plus des inévitables <em>Manon </em>et <em>Werther</em>. En 16 CD, Erato présente un peu moins de raretés, mais l’offre est alléchante, qui propose sept titres représentatifs de la carrière du compositeur, de ses débuts jusqu’à sa mort, ou presque, de 1881 pour <em>Hérodiade</em> à 1910 pour <em>Don Quichotte</em>. Après, reste à voir si l’objet tient toutes ses promesses.</p>
<p>Ce que ce coffret reflète avant tout, c’est l’inéluctable internationalisation du disque, à une époque où il était apparemment devenu impensable d’enregistrer un opéra français avec des chanteurs francophones. Des Français, il n’y en a pas beaucoup ici, et il y en a qu’on aurait peut-être préféré ne pas entendre. Ainsi, pourquoi être allé chercher <strong>Henry Legay</strong> pour interpréter Des Grieux ? Pourquoi <strong>Nadine Denize</strong> pour chanter Hérodiade ? Pour un <strong>Nicolaï Gedda</strong> qui se montre admirable en Werther ou en Nicias, pour un <strong>Sherrill Milnes</strong> à la diction très correcte, il faut aussi subir quelques accents très exotiques, avec le Palémon visqueux de <strong>Richard van Allan</strong>, par exemple. Mais reconnaissons que, dans l’ensemble, la qualité d’articulation est plutôt très bonne, avec le français toujours étonnamment pur de <strong>Cheryl Studer</strong>. Et puis, soyons juste, il y a dans ce coffret deux titres entièrement confiés à des francophones : dans <em>Le</em> <em>Jongleur de Notre-Dame</em> où l’on entend enfin celui qui aurait pu et dû être le héros de bien des intégrales : <strong>Alain Vanzo</strong>, qui fut sur les scènes un superbe Des Grieux et un somptueux Werther, mais auxquels les studios ne firent jamais appel dans Massenet, sauf pour ce rôle du Jongleur qui ne correspondait peut-être pas parfaitement à sa nature. Et <a href="https://www.forumopera.com/cd/lumiere-de-levidence">l’on a déjà dit</a> tout le bien qu’il fallait penser de la <em>Sapho</em> gravée en 1976-77 par une stupéfiante <strong>Renée Doria</strong>, et l’on aimerait que tous les artistes aient conservé la même vaillance à 60 ans. Pour <strong>Beverly Sills</strong>, l’enregistrement de <em>Thaïs</em>, en 1976, arrive un peu tard : comme l’écrivait Sylvain Fort dans <a href="https://www.forumopera.com/actu/la-reine-est-morte-hommage-a-beverly-sills">son hommage nécrologique</a>, « la voix de Sills commence à décliner dès le milieu des années 70 […] l’instrument se dérobe ».</p>
<p>Curieusement,<strong> Victoria de Los Angeles</strong> a été choisie pour deux intégrales majeures où sa présene étonne un peu. Malgré tout le bien que l’on pense de la soprano espagnole, était-elle la candidate idéale pour Charlotte, rôle de mezzo même si la créatrice viennoise, Marie Renard, avait un répertoire incluant aussi de vrais rôles de soprano (mais Marie Delna, la première Charlotte française, était carrément contralto). Et en Manon, où elle est plus à sa place, il lui manque l’aisance dans l’extrême aigu qui lui aurait permis de respecter tout à fait la partition dans « Profitons bien de la jeunesse ». Dans le même ordre d’idée, <strong>José van Dam</strong> n’est pas exactement la basse exigée par Don Quichotte, et son timbre ne se différencie pas assez nettement de celui d’<strong>Alain Fondary </strong>en Sancho.</p>
<p>Côté chefs, <strong>Georges Prêtre</strong> apporte à <em>Werther</em> toute la passion souhaitable, mais la direction de <strong>Michel Plasson </strong>n’est pas la plus enflammée qui soit. <strong>Lorin Maazel </strong>assume de manière enthousiasmante la dose de clinquant inévitable dans <em>Thaïs </em>(où il interprète aussi le solo de violon de la « Méditation »), mais <strong>Pierre Monteux</strong> n’arrache pas toujours <em>Manon</em> à une certaine routine.</p>
<p>Donc il y a là du bon et du moins bon, mais s&rsquo;il existait une intégrale parfaite de <em>Manon</em> et de <em>Werther</em>, ça se saurait&#8230;</p>
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