Depuis ses adieux à la scène en Orphée de Gluck, à Glyndebourne en juillet 1982, puis au public en 1989 après divers récitals, Dame Janet Baker s’est fait très discrète. Après avoir publié ses mémoires en 1982, elle fut Chancelier de l’université de York de 1991 à 2004, mais ne semble guère avoir pris publiquement la parole, en dehors d’un discours en conclusion du concours international de piano de Leeds en 2009. C’est donc avec surprise qu’on découvre son nom parmi la liste des signataires de la lettre ouverte adressée au Times par Sir Antonio Pappano. Il s’agissait de voler au secours de l’English National Opera, institution qui traverse depuis quelque temps une période de turbulences financières et administratives. Alors que le directeur artistique John Berry vient d’être remercié, les nouveaux responsables de la deuxième scène londonienne prévoient pour la saison prochaine une programmation réduite à huit productions (contre onze cette année) et remettent en cause l’existence d’un chœur et d’un orchestre permanents. Cette annonce a suscité un tollé dans le milieu lyrique britannique : outre la lettre parue dans le Times, The Guardian vient de publier un message dans lequel des personnalités aussi éminentes que John Eliot Gardiner, Sarah Connolly ou Richard Jones estiment que ces mesures sont une menace pour l’existence même de l’ENO.
Dame Janet Baker sort de sa réserve
Partager sur :
Brève
14 décembre 2015
Dame Janet Baker sort de sa réserve
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 23 février 2026
- 21 février 2026
Vous pourriez être intéressé par :
De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Si Les Troyens de Berlioz ont dû attendre une soixantaine d’années pour être joués dans leur intégralité, selon les intentions du compositeur, les maisons de disques n’ont jamais délaissé le magnus opus lyrique de l’enfant terrible du romantisme français.
[themoneytizer id="121707-28"]


