Hong Kong n’est pas seulement la ville de toutes les audaces, du cinéma de Wong Kar-wai, des gratte-ciel qui défient le ciel et des métamorphoses inattendues : même Puccini y change aujourd’hui de visage!
Créé ce 1er octobre, Sleepless Moon ose en effet une rencontre pour le moins inattendue entre Turandot, l’opéra cantonais, les arts martiaux chinois, la danse contemporaine… et l’intelligence artificielle. La compositrice Lora Chow, également soprano et directrice musicale, s’est associée à Tang Wai Kit pour la mise en scène. La distribution réunit chanteurs d’opéra occidental et artistes de l’opéra cantonais.
L’ambition est de faire dialoguer deux grandes traditions lyriques : celle de l’opéra occidental et celle du xiqu cantonais, à travers notamment le chant du cygne puccinien et The Flower Princess, l’un des classiques de l’opéra cantonais. À la musique s’ajoutent mouvements acrobatiques, arts martiaux et danse contemporaine, pour une œuvre qui entend abolir les frontières entre les formes scéniques.
Et puisque Hong Kong aime décidément les mélanges, l’histoire traverse elle aussi les siècles. Deux amants séparés dans une existence antérieure se retrouvent mille ans plus tard, réincarnés dans la ville contemporaine : lui est devenu scientifique spécialisé dans l’intelligence artificielle, elle est consacrée diva de l’opéra.
Présenté à l’East Kowloon Cultural Centre, nouveau pôle culturel de Hong Kong, le spectacle est donné en cinq représentations, du 1er au 4 octobre.

