Anna Bolena raconte la déchéance d’une reine. Pourtant hier soir, 11 avril, dans un Théâtre des Champs-Élysées si rempli que les places réservées à la presse avaient été accordées au compte-gouttes, c’est à un couronnement qu’il nous a été donné d’assister. Marina Rebeka avait étrenné le rôle à Bordeaux en 2018 ; elle le chantera dans quelques semaines à Amsterdam mais le public parisien découvrait pour la première fois dans l’opéra de Donizetti cette voix de feu et de glace, ces notes que l’on dit impalpables tant elles semblent légères, ces sons filés comme des cheveux d’anges, ces traits dardés, ces aigus fulgurants, tout un vocabulaire stylistique placé au service de l’expression. Avec un as dans chacune de ses manches – Karine Deshayes superlative et Erwin Schrott forcément royal –, avec des attitudes empruntées à Callas version Garnier 58, la soprano lettone a démontré qu’elle était aujourd’hui sans rivale dans ce répertoire. L’occasion lui est offerte d’en faire de nouveau la preuve en Julia de La Vestale dans cette même salle le 22 juin. Faut-il préciser que rendez-vous est pris ?
Marina Rebeka, Anna Bolena couronnée aux Champs-Elysées
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Brève
12 avril 2022
Marina Rebeka, Anna Bolena couronnée aux Champs-Elysées
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