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	<title>Manon - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Manon - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Discothèque idéale : MASSENET– Manon (Rudel, Deutsche Grammophon – 1970)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-massenet-manon-rudel-deutsche-grammophon-1970/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet enregistrement de 1970 est un petit miracle, déjà pour le rôle-titre : la soprane américaine possède toutes les facettes du personnage, l’artifice et la virtuosité de la jeune courtisane (ah, ces trilles, ces aigus flottants !) mais aussi toute la nostalgie et la fragilité de la jeune fille dans son timbre. Que demander de plus ? &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet enregistrement de 1970 est un petit miracle, déjà pour le rôle-titre : la soprane américaine possède toutes les facettes du personnage, l’artifice et la virtuosité de la jeune courtisane (ah, ces trilles, ces aigus flottants !) mais aussi toute la nostalgie et la fragilité de la jeune fille dans son timbre. Que demander de plus ?</p>
<p>Elle est entourée par la crème des chanteurs de l’époque, <strong>Gedda</strong>, <strong>Souzay</strong>, <strong>Bacquier</strong>, à la forte personnalité et à la diction superlative. Sans oublier la direction d’orchestre brillante de <strong>Julius Rudel </strong>– allié indéfectible de Sills –, qui rend justice aux multiples facettes de la partition.</p>
<p>On trouvera des bonheurs ailleurs (notamment avec le couple Alagna/Gheorghiou &#8211; Pappano &#8211; EMI), mais on reviendra sans faute à cette version qui a en plus l&rsquo;avantage d&rsquo;être ultra complète (avec ajout de versions alternatives de certaines scènes).</p>
<p><em>Beverly Sills (Manon), Nicolai Gedda (Le Chevalier des Grieux), Gabriel Bacquier (le Comte des Grieux), Gérard Souzay (Lescaut), Ambrosian Opera Chorus, New Philharmonia Orchestra, Julius Rudel (direction)</em><br /><em><span style="font-size: revert;">Enregistrement studio Deutsche Grammophon</span></em></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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		<item>
		<title>MASSENET, Manon &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-manon-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 02:28:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec cette reprise de Manon, L’Opéra de Paris entendait sans doute mettre à l’affiche le couple « de rêve » qui avait incarné Roméo et Juliette à New-York la saison passée avec un succès retentissant. Mais le sort en a décidé autrement. Nadine Sierra s’étant retirée de la production, c’est Amina Edris qui avait déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec cette reprise de <em>Manon</em>, L’Opéra de Paris entendait sans doute mettre à l’affiche le couple « de rêve » qui avait incarné <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/">Roméo et Juliette</a> à New-York la saison passée avec un succès retentissant. Mais le sort en a décidé autrement. Nadine Sierra s’étant retirée de la production, c’est <strong>Amina Edris</strong> qui avait déjà chanté le rôle lors d’<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/manon-paris-bastille-amina-edris-la-revelation/">une soirée unique</a> en mars 2020, juste avant la fermeture du théâtre pour cause de covid, qui a repris je flambeau. La soprano d’origine égyptienne ne manque pas d’atouts, elle possède un timbre clair qui évoque la jeunesse de l&rsquo;héroïne et dans la voix quelque chose de fragile qui émeut d’emblée l’auditeur. Elle parsème sa ligne de chant, élégante et nuancée, de délicats <em>piani </em>qui font merveille notamment dans la « Petite table » qu’elle interprète avec des accents particulièrement émouvants. Elle ne fait pas de sa grande scène du Cours la reine, « Je marche sur tous les chemins » un numéro d’esbroufe, elle interprète au contraire cette page avec un naturel confondant sans ajouter de suraigus qu’elle ne possède d’ailleurs pas, ce qui confère une certaine sincérité à son propos. Enfin, sa diction parfaitement intelligible et son physique adapté au personnage font d’elle une Manon accomplie. A ses côté, <strong>Benjamin Bernheim </strong>qui grimpe une à une les marches vers le sommet de son art, campe un des Grieux proche de l’idéal. Après ses sublimes Roméo à Paris en 2023 et au Met en 2024, son Werther miraculeux au Théâtre des Champs-Elysées en mars dernier, voilà qu’il nous offre un des Grieux d’anthologie, supérieur encore à celui qu’il avait incarné <em>in loco</em> en 2020. Le personnage est plus fouillé, l’interprétation plus nuancée et le jeu plus assuré, dès son entrée en scène au premier acte. Son interprétation du « songe » tout en demi-teinte est un modèle d’élégance et de beau chant associé à une diction exemplaire. Au trois il livre un « Ah fuyez douce image » à la fois poignant et spectaculaire avant de laisser s’épancher sa passion amoureuse dans le duo qui suit. Enfin sa prestation à l’hôtel de Transylvanie met particulièrement en valeur ses talents d’acteur. Il n’est pas aisé pour <strong>Andrzej Filończyk</strong> de passer après Ludovic Tézier dans le rôle de Lescaut. Le baryton polonais ne manque pas de qualités cependant. Son timbre agréable retient l’attention et il dispose d’un medium et d’un aigus solides mais en dépit de louables efforts sur le plan théâtral, son personnage demeure quelque peu en retrait, sans doute à cause d’une projection insuffisante et d’une diction perfectible. Tel n’est pas le cas de <strong>Nicolas Cavallier</strong> dont la projection et la diction sont souveraines. Il campe un Comte des Grieux à la fois autoritaire et paternel, tout à fait irréprochable. <strong>Régis Mengus</strong> propose un Brétigny excentrique et par moment ridicule, tandis que <strong>Nicholas Jones</strong> constitue une erreur de casting, ce ténor mince et fringant n’évoque en rien Guillot de Morfontaine que l’on imagine âgé et repoussant, à la limite du grotesque.<strong> Ilanah Lobel-Torres</strong>, <strong>Marine</strong> <strong>Chagnon</strong> et <strong>Maria Warenberg</strong> interprètent leurs rôles de courtisanes avec humour et fantaisie. Enfin notons l’hôtelier haut en couleur de <strong>Philippe Rouillon</strong>, déjà présent lors de la précédente reprise.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Pierre Dumoussaud</strong>, récemment nommé Directeur Musical de l’Opéra Orchestre de Normandie Rouen, propose une direction nette et précise, avec des tempi plutôt retenus qui laissent respirer les chanteurs.</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Manon-©-Sebastien-Mathe-.-OnP-3-1.jpg" alt="" class="wp-image-190954"/><figcaption class="wp-element-caption">Manon © Sébastien Mathé / OnP </figcaption></figure>


<p>Sur le plan visuel, la production de <strong>Vincent Huguet</strong> en impose grâce à ses magnifiques décors, dans le style art déco, imaginés par <strong>Aurélie Maestre</strong>. En effet, l’action est transposée dans les années 20 comme en témoignent les somptueux costumes dessinés par <strong>Clémence Pernoud</strong>. Lorsque le rideau se lève au début du troisième acte, le public applaudit le salon monumental et les costumes chatoyants des personnages. Transformer le Cours-la-Reine en une salle de bal où se déroule une soirée en costumes dix-huitième siècle s’avère une idée intéressante en harmonie avec la musique du ballet. En revanche l’omniprésence d’une pseudo-Joséphine Baker qui sert d’entremetteuse est parfaitement incongrue. D’autant plus que cette créature chante -en play-back- une chanson de la célèbre meneuse de revue. Plutôt que d’ajouter une page on ne peut plus éloignée musicalement de l’opéra, il aurait mieux valu rétablir certaines coupures comme la fin du premier acte voire le début du cinquième où dans cette production, Lescaut n’apparaît pas. C’est le comte des Grieux qui se charge des tractations avec les archets.   </p>
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		<item>
		<title>Manon, Manon, Manon &#8211; Turin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manon-manon-manon-turin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 04:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Manon, nymphe légère, sphynx étonnant, créature indéchiffrable. L’héroïne de l’Abbé Prévost a inspiré trois opéras majeurs qui la présentent chacun sous un jour différent : frivole (Auber,) tourmenté (Massenet), rebelle (Puccini). Trois femmes dans la même femme, pourrait-on écrire si Les Contes d’Hoffmann n’avaient déjà breveté la formule. Il Teatro Regio de Turin les réunit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Manon, nymphe légère, sphynx étonnant, créature indéchiffrable. L’héroïne de l’Abbé Prévost a inspiré trois opéras majeurs qui la présentent chacun sous un jour différent : frivole (Auber,) tourmenté (Massenet), rebelle (Puccini). Trois femmes dans la même femme, pourrait-on écrire si <em>Les Contes d’Hoffmann</em> n’avaient déjà breveté la formule. Il Teatro Regio de Turin les réunit pour la première fois. Trilogie improbable tant chaque ouvrage possède son caractère propre. Une source d’inspiration identique n’en justifie pas seule le rapprochement. Trilogie pourtant par l’effet d’une mise en scène commune et par la volonté du Teatro Regio de repousser les limites du possible. Qu’on en juge : vingt-et-une représentations concomitantes des trois opéras, du 26 septembre au 29 octobre, en soirée, en matinée avec les contraintes qu’une telle fréquence impose en termes de présence et d’engagement pour les forces vives de la maison : chœur, orchestre, techniciens, administratifs&#8230; Afin d’assurer la cohérence de l’ensemble, le metteur en scène, <strong>Arnaud Bernard</strong>, a utilisé comme dénominateur commun le cinéma français à travers trois de ses âges : le muet (Auber), le réalisme (Puccini), les années 60 (Massenet). L’idée tombe à pic dans une ville qui accueille un des plus grands musées dédiés au septième art.</p>
<p>De l’avis de Mathieu Jouvin, le surintendant du Teatro Regio à l’initiative du projet, c’est par Puccini qu’il est recommandé d’aborder le cycle, puis Massenet et Auber, à rebours de la chronologie. Les impératifs de notre calendrier en ont décidé autrement : Massenet, Auber puis Puccini avec pour conséquence le contre-pied de l’adage qui aurait voulu que le meilleur – scénique – soit gardé pour la fin.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Manon-Massenet-Foto-MattiaGaidoSimoneBorrasi-%C2%A9-Teatro-Regio-Torino_003-1294x600.jpg">© Mattia Gaido &amp; Simone Borrasi / Teatro Regio Torino </pre>
<h4><strong><em>Manon </em>de Massenet sous l&rsquo;oeil de Clouzot : la rencontre des arts</strong></h4>
<p></p>
<p>Car, pour commencer, le collage des images de <em>La Vérité</em> de Clouzot (1960) sur la <em>Manon </em>de Massenet relève d’une telle évidence que l’on pourrait croire que le cinéaste avait cet opéra en tête lorsqu’il a réalisé son film. Sur le plateau, les costumes et décors, en noir et blanc, se réfèrent à l’œuvre cinématographique avec pour toile de fond la réplique du tribunal dans lequel Dominique, l’héroïne de Clouzot, est jugée pour avoir tué son amant. Quelques libertés prises avec le livret – notamment l’assassinat de Guillot de Morfontaine par Manon à la fin de l’acte de Transylvanie – accentuent les correspondances entre les deux ouvrages. Mais pourquoi avoir supprimé le ballet, une des pages les plus célèbres de la partition, pastiche délicieux qui ne souffre d’aucune longueur, et rouage utile à la compréhension du drame&nbsp;?</p>
<p>Transmutée en clone de Bardot, la silhouette souple, la tignasse blonde, Manon chantée par <strong>Martina Russomanno</strong> – 2e distribution, la première étant assurée par Ekaterina Bakanova– nous entraîne à la confluence des arts. En plus de surmonter un parti pris scénique inconfortable – se mesurer au mythe Bardot –, la soprano possède un éventail de nuances et de couleurs qui lui permet de traduire avec le même à-propos l’introspection nostalgique de la « petite table » et les ornementations brillantes du Cours la Reine. L’aigu est précis même si prudemment écourté, l’articulation correcte et la voix duveteuse, riche de mille intentions distille textes parlés et chantés avec une égale justesse. Face à elle, <strong>Andrei Danilov</strong> apparaît exotique. D’école russe, son ténor musclé à l’émission centrale se montre avare des demi-teintes requises par l’opéra français, même si capable de sentiments dans le « rêve » de Des Grieux. Du foisonnement des seconds rôles, saillit <strong>Ugo Rabec</strong>, Comte Des Grieux à la diction limpide dont le cantabile de Saint-Sulpice «&nbsp;épouse quelque brave fille&nbsp;» voudrait plus d’étoffe, Guillot de Morfontaine confié à <strong>Thomas Morris</strong>, ténor de caractère veule et libidineux comme il se doit, et les trois grisettes chantées avec bonne humeur par <strong>Olivia Doray</strong>, <strong>Marie Kalinine</strong> et <strong>Lilia Istratii</strong>.</p>
<p>Attentive aux chanteurs mais crispée, la direction d’<strong>Evelino Pido </strong>peine à unifier un propos musical dont on sait combien il mélange les styles. C’est dans la conversation en musique, entre Manon et le Comte au deuxième acte notamment, et non dans le lyrisme éperdu de Saint-Sulpice que le chef d’orchestre se montre le plus convaincant.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Manon-Lescau-ph-Daniele-Ratti-%C2%A9-Teatro-Regio-Torino-7-1294x600.jpg">© Daniele Ratti / Teatro Regio Torino</pre>
<h4><strong><em>Manon Lescaut</em> d&rsquo;Auber : l&rsquo;opéra au temps du muet</strong></h4>
<p><em>Manon Lescaut</em> d’Auber conserve le cinéma pour fil rouge mais d’une manière différente. Il ne s’agit plus d’établir un parallèle troublant entre deux œuvres, l’une cinématographique, l’autre lyrique, mais de procéder à une mise en abyme judicieuse pour mettre en relief un livret qui n’est pas le meilleur de Scribe – la vénalité de Manon y est transmutée en une candeur proche de la sottise. Dans un décor inspiré par l’atelier de Méliès à Montreuil, se déroule le tournage de <em>La romance de Manon</em>, un film muet d’Alan Crosland (1927) dont sont projetés de larges extraits au début de chaque acte.</p>
<p>Comme la veille, la représentation est dominée par le rôle-titre dans un tout autre registre. Chez Auber, Manon ne prend corps qu’à la fin de l’opéra, dans le dernier tableau. Auparavant, elle n’est que coloratures, légèreté et vocalises perlées que <strong>Roc</strong><strong>ío Pérez</strong> surmonte avec une facilité déconcertante, sans tension ni acidité. Virtuose, la soprano peut aussi compter sur un médium substantiel pour ciseler le « Comme un doux rêve » final dans lequel s’exprime le meilleur de la partition. Le rôle du Marquis d&rsquo;Hérigny, développé car originellement dévolu au célèbre baryton Jean-Baptiste Faure, s’avère trop grave pour <strong>Armando Noguera</strong>, pris en défaut de projection dans ses airs. Égaré dans un répertoire qui n’est plus son genre depuis que son ténor a gagné en ampleur, <strong>Sébastien Guèze</strong> chante Des Grieux à la hussarde, d’une voix métallique à l’intonation souvent approximative. En arrière-plan, les seconds rôles font meilleure figure. L’émission haute et souple du ténor <strong>Anicio Zorzi Giustiani</strong> rappelle dans les couplets de Gervais la dette contractée par Auber à l’égard de Rossini. En Marguerite, <strong>Lamia Beuque</strong> fait valoir un soprano sain et articulé, à se demander pourquoi le personnage est absent des Manon de Massenet et Puccini ; <strong>Paolo Battaglia</strong> bougonne son Durozeau à bon escient ; et il suffit de quelques phrases pour qu’<strong>Albina Tonkikh</strong> en Zaby accroche l&rsquo;oreille.</p>
<p>Paradoxalement pour une partition moins flatteuse que celle de Massenet, l&rsquo;orchestre, dirigé par <strong>Guillaume Tourniaire</strong>, s’épanouit davantage. Idem pour le chœur, à son meilleur dans une scène de la guinguette que n’aurait pas reniée Offenbach, doté de plus d’une solennelle intervention à la fin de l’opéra qui anticipe « On est grand par les pleurs » des <em>Contes d’Hoffmann</em>. Sur cette déploration finale, Arnaud Bernard projette les trois visages cinématographiques de Manon : Brigitte Bardot, Michele Morgan et la ravissante Dolorès Castello – d&rsquo;où la recommandation d&rsquo;achever la trilogie par ce dernier opéra.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Manon-Puccini_Foto-Simone-Borrasi_DSC7571-1294x600.jpg">© Simone Borrasi / Teatro Regio Torino</pre>
<h4><strong><em>Manon Lescaut</em> de Puccini : la limite du procédé</strong></h4>
<p>A la manière d’un film d’avant-guerre, le générique de <em>Manon Lescaut</em> de Puccini défile sur les premières mesures de la partition avant qu’Edmondo ne crève l’écran de papier pour amorcer la scène de l’auberge. Dans les deux premiers actes, le rapport avec le cinéma se fait discret, suggéré par des trépieds de lumière de part et d’autre du décor, et par la projection des <em>Enfants du Paradis</em>, le film de Marcel Carné, dans l’appartement de Manon au deuxième acte. C’est de mouvement que se préoccupe d’abord Arnaud Bernard, soucieux de fluidifier entrés sorties et déplacement des artistes du choeur en un respect scrupuleux du livret que vient contredire le coup de revolver tiré par Manon sur Géronte – en écho à l’assassinat de Guillot de Morfontaine chez Massenet. Le retour des images se fait ensuite invasif. Illustré sur grand écran par les plus beaux baisers de Jean Gabin, l’<em>intermezzo</em> ne convainc pas de la valeur ajoutée du procédé, en décalage avec la musique de Puccini contrairement à Massenet l’avant-veille. D’envahissant, le dispositif devient carrément importun au dernier acte, parasité par la projection de la scène finale du <em>Manon</em> de Clouzot (1949) sur « Sola, perduta, abandonnata » (bien que les images du film possèdent un indéniable pouvoir évocateur). Si le parti pris scénique de ce dernier opéra ne se hisse pas à la hauteur des précédents, sa réalisation musicale le place en pole position.</p>
<p>Sous la baguette de <strong>Renato Palumbo</strong> dépurée de tentation vériste, impressionniste par son souci d’atmosphère mais épique par son sens de la narration, se confirme l’assertion qui veut un orchestre meilleur lorsque la partition lui est consanguine – l’occasion de rappeler en cette année de commémoration du centième anniversaire de la mort de Puccini que <em>Manon Lescaut</em> fut créée à Turin. Jamais dans les deux <em>Manon </em>précédentes, le dosage instrumental ne nous avait semblé aussi pertinent, les cordes aussi chatoyantes, les traits des bois dessinés avec autant de souplesse, le prisme des couleurs aussi large. Le constat s’étend au chœur qui s’ébat avec une aisance supérieure dans les premier et troisième actes, si exigeants en termes de polyphonie.</p>
<p>A l’instar des deux autres opéras, Manon dispose d’une interprète à la hauteur des enjeux de la partition. Nous avions perdu de vue <strong>Erika Grimaldi</strong> depuis Alice dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-verbier-enorme-terfel/"><em>Falstaff </em>à Verbier en 2018</a>. Son soprano possède à présent la maturité nécessaire pour triompher d’un rôle éprouvant ne serait-ce que par l’endurance demandée pour surmonter la longueur et les tensions de la scène finale. <em>Lirico spinto</em> donc, le médium étoffé, l’aigu puissant, l’émission égale sur l’étendue de la tessiture sans aucune de ces ruptures de registre qui feraient Manon matrone. Cette adéquation des moyens à l’écriture du rôle aide à composer un portrait juste, sur la réserve comme il convient dans le premier acte, espiègle puis ardent dans le deuxième avant de se hisser à la hauteur tragique imposée par son dernier air ovationné par le public sans même attendre la fin de l’opéra. <strong>Roberto Aronica</strong> est un Renato Des Grieux à sa mesure, héroïque, robuste, égal lui aussi sur la longueur, affrontant les notes les plus exposées sans reculer pour délivrer une interprétation dont l’excès de testostérone compense l’absence de velours. Du Musico de <strong>Reut Ventorero</strong> au ténor clair de <strong>Giuseppe Infantino</strong> en Edmundo, le reste de la distribution ne souffre d’aucune faiblesse, avec une mention spéciale pour <strong>Alessandro Luongo</strong>, Lescaut si élégant qu’il parvient à rendre sympathique un personnage pourtant trouble, et <strong>Carlo Lepore</strong> dont l’interprétation de Géronte n’a rien à envier à celle, fameuse, de ses barbons rossiniens.</p>
<p>Dans l’attente d’une diffusion à plus grande échelle, cette trilogie turinoise est retransmise sur Rai Cultura et Rai 5 les 24 (Auber), 25 (Massenet), 26 octobre (Puccini) à 21h15, et en direct sur Rai Radio 3 à 20h.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="MANON MANON MANON 1-29 ottobre" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/uVCHYLvrI0Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>Manon, Manon, Manon : une triple invitation à visiter Turin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/manon-manon-manon-une-triple-invitation-a-visiter-turin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois compositeurs, trois opéras pour une seule protagoniste : Manon Lescaut. La trilogie proposée cet automne par le Teatro Regio interroge la personnalité de l’héroïne du roman de l’Abbé Prévost à travers la sensibilité d’Auber, Massenet et Puccini, en même temps qu’elle rend hommage à ce dernier musicien à l’occasion du centenaire de sa mort – &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois compositeurs, trois opéras pour une seule protagoniste : Manon Lescaut. La <a href="https://youtu.be/uVCHYLvrI0Q">trilogie proposée cet automne par le Teatro Regio</a> interroge la personnalité de l’héroïne du roman de l’Abbé Prévost à travers la sensibilité d’Auber, Massenet et Puccini, en même temps qu’elle rend hommage à ce dernier musicien à l’occasion du centenaire de sa mort – <em>Manon Lescaut</em> et <em>La Bohème</em> furent créées à Turin. Confiée à un seul metteur en scène – <strong>Arnaud Bernard</strong> – mais à trois chefs d’orchestre et trois distributions différents, agendée de manière à permettre d’assister aux trois spectacles en un seul week-end, cette trilogie se veut aussi une invitation à découvrir Turin, une des plus belles villes d’Italie, comme l’explique Mathieu Jouvin, le surintendant du Teatro Regio, dans une courte vidéo.  </p>
<p>Informations et réservations sur <a href="https://manon.teatroregio.torino.it/">teatroregio.torino.it</a></p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Teatro Regio Torino - Manon Manon Manon FR" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/xSdznTOXvgQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Pene Pati, Nessun dorma</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pene-pati-nessun-dorma/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un magnifique album publié en 2022 enregistré alors qu&#8217;il était encore relativement peu connu, Pene Pati nous revient avec ce nouveau programme tout autant diversifié. Le ténor samoan nous offre ici un mélange de tubes du répertoire (dont certains un peu oubliés) et de véritables raretés. Le CD s&#8217;ouvre avec un superbe « Nessun dorma &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pene-pati-pene-pati-ou-le-soleil-du-pacifique/">un magnifique album publié en 2022</a> enregistré alors qu&rsquo;il était encore relativement peu connu, <strong>Pene Pati</strong> nous revient avec ce nouveau programme tout autant diversifié. Le ténor samoan nous offre ici un mélange de tubes du répertoire (dont certains un peu oubliés) et de véritables raretés. Le CD s&rsquo;ouvre avec un superbe « Nessun dorma » mettant parfaitement en valeur le timbre chaud et rayonnant du chanteur. La projection actuelle de la voix de Pene Pati lui interdirait de chanter <em>Turandot</em> à la scène, mais, face à un micro, le résultat est convaincant. L&rsquo;interprétation est d&rsquo;une belle poésie. Le phrasé est presque impeccable : on regrettera toutefois quelques libertés rythmiques (une note trop longue, une autre trop courte : ce ne sera pas le seul air concerné par cette observation), comme s&rsquo;il manquait une ou deux prises supplémentaires pour arriver à un résultat optimal. Pene Pati interprètera <em>Faust</em> à l&rsquo;Opéra-Bastille à compter du 25 septembre et il sera intéressant de comparer l&rsquo;expérience de la scène et celle du disque. Le français est quasiment parfait. La musicalité du chanteur est impeccable, usant à bon escient de la voix mixte et du registre de poitrine. Le contre-ut final de la cavatine est terminé d&rsquo;un magnifique <em>morendo</em>. Cette musicalité est doublée de celle d&rsquo;<strong>Emmanuel Villaume</strong> à la tête de l&rsquo;Orchestre national Bordeaux-Aquitaine, qui offre un accompagnement original et raffiné. Le chef français dirigera ce même ouvrage à l&rsquo;Opéra-Bastille. Toujours tiré de <em>Faust</em>, nous entendons ici pour la première fois l&rsquo;allegro (presque une cabalette) qui devait à l&rsquo;origine suivre la cavatine. Il s&rsquo;agit a priori du premier enregistrement mondial de cet air, particulièrement excitant, mais qui fut coupée lors des répétitions : objectivement, il aurait brisé l&rsquo;harmonie générale de l&rsquo;acte. Toutefois, la page en question, qui démarre avec la même musique que <a href="https://youtu.be/kkxV9I7DXdY?t=8690">celle qui accompagne l&rsquo;arrivée dans la prison de Faust et Mephisto au dernier acte</a> est <em>diablement</em> excitante et Pati en offre une interprétation énergique, couronnée d&rsquo;un long contre-ut. L&rsquo;air de Des Grieux de la <em>Manon</em> de Massenet est d&rsquo;une belle poésie, avec là encore un magnifique jeu sur la voix mixte et le registre de poitrine. Toutefois, les aigus manquent un peu de soutien. L&rsquo;intelligence donnée au mot est remarquable. Pour l&rsquo;anecdote, l&rsquo;intervention parlée du sacristain, effet typique d&rsquo;opéra-comique, est intelligemment rétablie (mais pas son intervention finale). Le Duo des cerises de <em>L&rsquo;Amico Fritz</em> fut longtemps une page célèbre, mais est tombée dans l&rsquo;oubli depuis quelques décennies, de même que l&rsquo;ouvrage : Pene Pati et <strong>Amina Edris</strong>, son épouse à la ville, l&rsquo;interprètent avec justesse et simplicité. Le duo de <em>Macbeth</em>, « Dove siam? (&#8230;) La patria tradita <span style="font-size: 16px;">», est l&rsquo;occasion pour Pene Pati d&rsquo;être rejoint cette fois par son frère <strong>Amitai Pati</strong> : le court morceau est plein d&rsquo;énergie grâce à l&rsquo;impulsion martiale d&rsquo;Emmanuel Villaume mais il y aurait peu de chance que le rendu soit aussi réussi à la scène, celle-ci réclamant des voix davantage projetées, celles de<em> lirico-spinto</em>. Fort bien chanté et parfaitement articulé, «<span style="font-size: 16px; font-style: normal;"> Nature immense</span> » extrait de <em>La damnation de Faust </em>manque un peu de romantisme. « Pourquoi me réveiller » de </span><em>Werther</em> est lui aussi chanté avec goût mais ses aigus sont un brin trémulants, Pati ayant clairement plus de difficultés à émettre un la dièse stable qu&rsquo;un contre-ut spectaculaire : on a déjà pu le constater à la scène, mais cela surprend dans un enregistrement commercial. Là encore on saluera le talent du chef qui ne se contente pas ici d&rsquo;un simple rôle d&rsquo;accompagnateur. Le délicieux « Seul sur la terre » extrait de <em>Dom Sébastien, roi du Portugal</em> est une autre pépite de cet enregistrement, interprété avec une belle musicalité, et des suraigus (ut et ut dièse) superbes. « Che gelida manina » de <em>La Bohème </em>est un peu expédié, alors qu&rsquo;on aurait imaginé le chanteur ici plutôt dans son élément : même le contre-ut final déçoit par son manque de stabilité. Autre pépite avec le duo de ténors, « Non sai tu che non avrai più del ciel » extrait du rare <em>Il Bravo</em> de l&rsquo;injustement oublié Saverio Mercadante, composition entre Donizetti et le Verdi de jeunesse, interprétée avec toute l&rsquo;urgence nécessaire. On ne se souvient plus guère d&rsquo;Ernest Guiraud, sinon en tant que compositeur des excellents récitatifs de <em>Carmen</em>, de l&rsquo;orchestration des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em>, voire des suites symphoniques de <em>L&rsquo;Arlésienne</em>. Ernest Guiraud était aussi compositeur mais, par une cruelle ironie de l&rsquo;histoire, il ne put achever son dernier ouvrage, <em>Frédégonde</em>. Camille Saint-Saëns se chargera des trois derniers actes, dans son style propre toutefois. Si la voix d&rsquo;Amina Edris manque un peu de largeur pour le rôle, cet exceptionnel duo tiré de l&rsquo;acte II donne clairement envie d&rsquo;entendre l&rsquo;ouvrage en entier ! Pati est décidément à son aise dans le Donizetti français, avec un extrait de <em>La Favorite</em> conjuguant les styles français et italien. Superbement chanté, « Tombe degli avi miei » de <em>Lucia di Lammermoor </em>souffre d&rsquo;un si naturel final peu stable. A ce stade de l&rsquo;écoute, on ressent aussi un certain sentiment de monotonie, comme si trop d&rsquo;intentions musicales finissaient par donner le sentiment d&rsquo;un chant un brin affecté, alors que les morceaux de bravoure se réécoutent avec de plus en plus de plaisir. Sans être véritablement verdienne, l&rsquo;interprétation de « Ah, la paterna mano » de <em>Macbeth</em> est d&rsquo;une belle émotion. Le trio de <em>La Juive</em>, « Tu possèdes, dit-on, un joyau magnifique » est une curieuse façon de terminer l&rsquo;album : Amina Edris est un peu dépassée et la voix de Pati est a priori plutôt celle du rival Léopold que celle d&rsquo;Éléazar, même si la typologie vocale du créateur, Adolphe Nourrit, reste difficile à imaginer. Les courtes interventions du chœur sont excellentes, l&rsquo;orchestre est impeccable et la direction d&rsquo;Emmanuel Villaume est un atout non négligeable à cet enregistrement, séduisant malgré quelques faiblesses. On apprécie de le réécouter plusieurs fois, en particulier pour les pages moins connues qu&rsquo;on aimerait entendre régulièrement sur les grandes scènes. La diversité, c&rsquo;est aussi la programmation.</p>
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		<title>Dix productions d’opéras à ne manquer pour rien au monde en 2024-25</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-productions-doperas-a-ne-manquer-pour-rien-au-monde-en-2024-25/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 03:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le guide Musique &#38; Opéra autour du monde présente chaque saison l’agenda détaillé de plus de 500 opéras, compagnies de danse et orchestres dans le monde avec, pour les plus importants d’entre eux, des photos et toutes les informations pratiques pour réserver ses places de spectacle (plans, site internet, téléphone). Plus d’informations sur music-opera.com. Jacques OFFENBACH, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le guide <em>Musique &amp; Opéra autour du monde</em> présente chaque saison l’agenda détaillé de plus de 500 opéras, compagnies de danse et orchestres dans le monde avec, pour les plus importants d’entre eux, des photos et toutes les informations pratiques pour réserver ses places de spectacle (plans, site internet, téléphone). Plus d’informations sur <a href="https://www.music-opera.com/fr/guide-musique-opera-2024-2025.html">music-opera.com</a>.</p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Garnier-2024-25.jpg" width="150" height="150" />Jacques OFFENBACH, <em>Les Brigands</em> – Paris (Garnier), 21 septembre-12 octobre 2024, puis 26 juin-12 juillet 2025<br />
</strong>Trente-et-un ans après son entrée à l’Opéra de Paris, un des ouvrages les plus loufoques d’Offenbach retourne sur notre première scène lyrique. <strong>Barry Kosky</strong> promet une mise en scène décapante, dans la tradition berlinoise. Autour de <strong>Marcel Beekman </strong>en Falsacappa – le chef des brigands –, gravitera une escouade de joyeux drilles coutumiers de ce répertoire – <strong>Marie Perbost</strong>, <strong>Antoinette Dennefeld</strong>, <strong>Laurent Naouri</strong>, <strong>Mathias Vidal</strong>, <strong>Eric Huchet</strong>, <strong>Franck Leguérinel</strong> – et plus inattendu, l’humoriste <strong>Sandrine Sarroche</strong> dans le rôle d’Antonio, le caissier corrompu qui a « mangé la grenouille ». [<a href="https://www.operadeparis.fr/saison-24-25/opera/les-brigands">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Parme2024-25.jpg" width="150" height="150" />Giuseppe VERDI, <em>La battaglia di Legnano</em> – Parme (Festival Verdi), du 29 septembre-20 octobre 2024<br />
</strong>Placée entre <em>Il Corsaro</em> et <em>Luisa Miller</em> dans la chronologie verdienne, L<em>a battaglia di Legnano</em> n’est pas ce chef d’œuvre méconnu qu’espère l’amateur d’opéra en mal de découvertes : livret clopinant qui trébuche (à l’image du héros dont un fleuve providentiel amortit la chute au 3<sup>e</sup> acte) ; mélodies ordinaires, caractères conventionnels… L’œuvre reste cependant suffisamment rare pour ne pas être négligée à condition de disposer d’artistes capables d’en transcender les faiblesses. Tel pourrait être le cas du Festival Verdi qui réunit, autour du chef d’orchestre <strong>Diego Cerretta</strong> et de la metteuse en scène <strong>Valentina Carrasco,</strong> une distribution d’où se détachent <strong>Marina Rebeka</strong> et <strong>Vladimir Stoyanov</strong>.<br />
[<a href="https://www.teatroregioparma.it/spettacolo/la-battaglia-di-legnano-3/">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><em><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Turin-2024-25.jpg" width="150" height="150" />Manon, Manon, Manon</em> – Turin, 1<sup> er</sup>-29 octobre 2024<br />
</strong>Quel est le point commun entre Auber, Massenet et Puccini ? Manon Lescaut, l’héroïne du roman de l’Abbé Prévost, mis en musique par ces trois compositeurs. Trois chefs d’orchestre – <strong>Guillaume Tourniaire</strong>, <strong>Evelino Pidò</strong>, <strong>Renato Palumbo</strong> –, trois interprètes pour un même personnage – <strong>Rocío Pérez</strong>, <strong>Ekaterina Bakanova</strong>, <strong>Erika Grimaldi</strong> –, trois distributions différentes mais un seul metteur en scène – <strong>Arnaud Bernard</strong> – se mesureront à ce triptyque, inédit en Italie – vingt-et-une représentations en moins d’un mois –, présenté comme un véritable défi artistique destiné à mettre en évidence les forces du Teatro Regio. [<a href="https://www.teatroregio.torino.it/manon-manon-manon-0">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ONR2024-25.jpg" width="150" height="150" />Georg Friedrich HAENDEL, <em>Ariodante</em> – Strasbourg, Mulhouse, Colmar, 6 novembre-1<sup>er</sup> décembre 2024<br />
</strong>Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Ecosse. Dans la mise en scène de <strong>Jetske Mijnssen</strong>, la cour du roi « devient une seule et même famille qui, placée sous la direction musicale de <strong>Christopher Moulds</strong>, « s’affronte et se déchire » à coup de vocalises d’autant plus virtuoses et de lamentations d’autant plus sublimes qu’elles seront confiées à des voix en or : <strong>Adèle Charvet</strong> dans le rôle-titre, <strong>Christophe Dumaux</strong> en Polinesseo et <strong>Emöke Baráth</strong> en Ginevra. [<a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2425/opera/ariodante">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Dijon2024-25.jpg" width="150" height="150" />Baldassare GALUPPI, <em>L&rsquo;uomo Femina</em> – Dijon, 7-9 novembre 2024 ; Caen, 15-16 novembre 2024 et Versailles, 13-15 décembre 2024<br />
</strong>Dramma giocoso créé en 1762 au Teatro San Moisè de Venise, cet <em>Uomo Femina</em> est une rare occasion d&rsquo;entendre un opéra du compositeur Baldassare Galuppi, dont la statue trône fièrement sur l&rsquo;île de Burano. Il y est question de genre, de travestissement et de domination féminine, tout un programme. Dans cette production mise en scène par <strong>Agnès Jaoui</strong> et dirigée par <strong>Vincent Dumestre</strong>, on retrouve une belle distribution tricolore : <strong>Eva Zaïcik</strong>, <strong>Lucile Richardot</strong>, <strong>Victoire Bunel</strong>, <strong>Anas Seguin</strong>. [<a href="https://opera-dijon.fr/fr/au-programme/calendrier/saison-24-25/l-uomo-femina/">plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Toulouse-2024-25.jpg" width="150" height="150" />Bruno MANTOVANI, <em>Voyage d&rsquo;automne</em> – Toulouse, 22-8 novembre 2024</strong><br />
Création mondiale du troisième opéra de Bruno Mantovani sur un livret de Dorian Astor. L’action, située à l’automne 1941, aborde le sujet brûlant des pièges de la compromission aveugle. Dans une mise en scène de <strong>Marie Lambert-Le Bihan</strong>, la distribution compte <strong>Pierre-Yves Pruvot</strong>, <strong>Stephen Genz</strong>, <strong>Emiliano Gonzales-Toro</strong>, <strong>Vincent Le Texier</strong> et <strong>Yann Beuron</strong>. Direction musicale : <strong>Pascal Rophé</strong>. [<a href="https://opera.toulouse.fr/voyage-dautomne-6732968/">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Vienne-2024-25.jpg" width="150" height="150" />Richard STRAUSS, <em>Ariadne auf Naxos</em> – Vienne, 21-31 janvier 2025<br />
</strong>La production de <strong>Sven-Eric Bechtolf</strong> n’est pas nouvelle ; elle a d’ailleurs laissé circonspecte la critique, mais au sein d’une des programmations les plus excitantes de la saison 2024-25, Vienne annonce deux prises de rôle sensationnelles : <strong>Anna Netrebko</strong> en Ariadne et <strong>Michael Spyres</strong> en Bacchus. Il ne faut jurer de rien : le répertoire germanique n’est pas le mieux adapté à la vocalité de la soprano, et l’intrépidité du (bary)ténor fait craindre des lendemains qui déchantent. Leur première réunion sur scène, stimulée par leur tempérament, sous la baguette experte de <strong>Cornelius Meister</strong>, pourrait faire des étincelles. <strong>Sarah Blanch</strong> en Zerbinetta et <strong>Kate Lindsey</strong> en compositeur ajoutent à l’intérêt de cette reprise. [<a href="https://kalender.wiener-staatsoper.at/kalender/detail/ariadne-aufnaxos/">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/TCE2024-25.jpg" width="150" height="150" />Jules MASSENET, <em>Werther</em> – Paris (TCE), 22 mars-6 avril 2025<br />
</strong>Pour la mise en scène intimiste de <strong>Christof Loy</strong> découverte à Milan en juin dernier ; pour la direction de <strong>Marc Leroy-Calatayud</strong>, jeune chef d’orchestre familier de l’opéra français ; et plus encore dans une œuvre réputée pour la beauté de ses airs, pour la rencontre entre <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Marina Viotti</strong>, le premier aujourd’hui sans rival dans le rôle de Werther, la seconde aux prises avec sa première Charlotte – rencontre olympique s’il en est, puisque la mezzo-soprano était invitée à la cérémonie d’ouverture des JO sur la Seine tandis que le ténor participait au spectacle de clôture au Stade de France. [<a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2024-2025/werther-2">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Milan2024-25.jpg" width="150" height="150" />Francesco FILIDEI, <em>Il nome della rosa</em>, Milan, 27 avril–10 mai 2025<br />
</strong>Chef d&rsquo;œuvre d&rsquo;Umberto Eco puis film envoûtant de Jean-Jacques Annaud, il ne manquait que les portes mythiques du Teatro alla Scala et une adaptation lyrique pour compléter le triptyque du <em>Nom de la Rose</em>. Si en plus vous confiez la composition à Francesco Filidei &#8211; dont <em>L&rsquo;Inondation</em> à l&rsquo;Opéra Comique hante encore la mémoire des Parisiens &#8211; et distribuez richement les rôles (<strong>Lucas Meachem</strong>, <strong>Daniela Barcellona</strong>, <strong>Kate Lindsey</strong>) sous la direction d&rsquo;<strong>Ingo Metzmacher</strong>, vous réunissez tous les astres pour une création marquante ! Si vous ne pouvez être scaligère fin avril 2025, le spectacle est co-commandé par l&rsquo;Opéra de Paris. Patience&#8230; [<a href="https://www.teatroallascala.org/it/stagione/2024-2025/opera/il-nome-della-rosa.html">Plus d’informations</a>]</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Rouen2024-25-1.jpg" width="150" height="150" />Gioachino ROSSINI, <em>Semiramide</em> – Rouen, 10-14 juin 2025<br />
</strong>Après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-tancredi-rouen/"><em>Tancredi</em> la saison dernière</a>, Rouen remet sur le métier un joyau du belcanto rossinien, le plus flamboyant de tous car souvent considéré comme le dernier des opéras <em>seria</em>. Nul doute que <strong>Karine </strong>Deshayes et Franco Fagioli y rivaliseront de prouesses, l’une et l’autre rompus à déjouer tous les pièges tendus par une écriture entre toutes virtuoses. <strong>Giorgi Manoshvili</strong> et <strong>Alasdair Kent</strong> complètent une distribution dirigée par <strong>Valentina Peleggi</strong> dans une mise en scène de <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>. [<a href="https://www.operaderouen.fr/programmation/semiramis/">Plus d’informations</a>]</p>
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		<title>Trois Manon à Turin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/trois-manon-a-turin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 15:02:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Regio de Turin proposera du 1e au 29 octobre prochain trois versions lyriques du personnage de l’Abbé Prévost : les célèbres Manon Lescaut de Puccini et la Manon de Massenet côtoieront la plus rare Manon Lescaut d’Auber (il ne manque que le Boulevard Solitude de Henze, également inspiré du roman). Les trois opéras sont proposées &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Regio de Turin <a href="https://www.teatroregio.torino.it/en/node/6184">proposera du 1e au 29 octobre prochain trois versions lyriques</a> du personnage de l’Abbé Prévost : les célèbres <em>Manon Lescaut</em> de Puccini et la <em>Manon</em> de Massenet côtoieront la plus rare <em>Manon Lescaut</em> d’Auber (il ne manque que le<em> Boulevard Solitude</em> de Henze, également inspiré du roman). Les trois opéras sont proposées avec une double distribution vocale. Autre originalité de la démarche, la production, signée d’<strong>Arnaud Bernard</strong>, sera commune aux trois ouvrages. On notera dans la distribution de la version d’Auber la présence de <strong>Sébastien Guèze</strong> <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/biopera-un-futur-pour-lopera-manifeste-pour-un-opera-decarbone/">qui milite justement depuis longtemps pour des approches plus économiques des coûts de production lyrique</a>.</p>
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		<title>MASSENET, Manon – Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-manon-barcelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=130019</guid>

					<description><![CDATA[<p>Faut-il ajouter une ligne encore aux forces, nombreuses, de la production de Manon conçue par Olivier Py et décrite déjà par nos confrères à Bordeaux, Genève et Paris&#160;? Ou bien s’attarder à en souligner les quelques impasses&#160;? En effet, on pourra regretter que la mèche soit vendue dès le premier changement de nuisette et que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Faut-il ajouter une ligne encore aux forces, nombreuses, de la production de <em>Manon</em> conçue par <strong>Olivier Py</strong> et décrite déjà par nos confrères à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme/">Bordeaux</a>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/manon-streaming-geneve-rousse-et-flamboyante-streaming/">Genève</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/manon-paris-opera-comique-je-consens-vu-que-je-suis-bonne/">Paris</a>&nbsp;? Ou bien s’attarder à en souligner les quelques impasses&nbsp;? En effet, on pourra regretter que la mèche soit vendue dès le premier changement de nuisette et que le comique des deux premiers actes passe globalement à la trappe de cette lecture mordante du commerce de la chair et de la réification des femmes. Elle a le mérite de la cohérence et s’avère parfaitement rodée, la même équipe accompagnant immanquablement le metteur en scène français. Depuis <em>Le Soulier de Satin</em> au Théâtre de la Ville en passant par <em>Aïda</em> à Paris jusqu’à cette <em>Manon</em>, tout fait système chez Py et l’on regrette finalement l&rsquo;absence de surprise.</p>
<p>Comme à Bordeaux,<strong> Mark Minkowski</strong> officie dans la fosse, à la tête d’une formation brillante dont il sait tirer le meilleur : soyeux des cordes pour souligner le lyrisme dès que nécessaire ; précision et mordant pour marteler le drame. Le chœur du Liceu, tout aussi irréprochable, porte avec bonheur les scènes de groupe en même temps qu’il se révèle très mobile.</p>
<p>Sur la Rambla, la deuxième distribution réunie fait la part belle aux chanteurs internationaux. Un refroidissement contraint Amina Edris à abandonner son époux à la ville et c’est <strong>Nadine Sierra</strong>, déjà dans les robes à lamés la veille, qui reprend le rôle. Voici donc trois chanteurs anglophones dans un classique du répertoire français. Et quels chanteurs&nbsp;! Pas un soupçon d’accent ou de voyelles exotiques, pas une faute de style et des incarnations proches de la perfection. <strong>Jarrett Ott</strong> se coule dans le costume de Lescaut, transformé en proxénète, avec autant d’aisance que son chant suit les méandres de cynisme du personnage, avec la pointe de comique qui l’accompagne. Ce baryton sombre sait gonfler les muscles et rendre le personnage aussi inquiétant qu’autoritaire si nécessaire. <strong>Pene Pati</strong> triomphe une fois encore dans un rôle lyrique français. Diction et phrasé, brillance de la quinte aiguë, legato portent le portrait vocal à ébullition. Nadine Sierra enfin fait chavirer la salle. Depuis Bordeaux, le rôle est désormais tout à fait sien : tant la cantilène de la Manon sensible, que les pirouettes de celle frivole du Cours de la Reine sont exécutées avec une perfection d’orfèvre. Un timbre rond et égal se déploie sur un l’ambitus qui culmine dans un ré aigu époustouflant à la fin du quatrième acte. Nadine Sierra brille vocalement et illumine la scène d’une présence magnétique.</p>
<p><strong>Jean-Vincent Blot</strong> en Comte des Grieux plein de morgue, <strong>Albert Casals</strong> risible à souhait en Guillot de Mortfontaine, ou encore nos trois coquettes… L’ensemble des seconds rôles réunis concourt à l’excellence de la représentation. Un succès éclatant de plus dans une saison riche qui achève d’installer Barcelone comme une scène lyrique européenne incontournable cette saison.</p>
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		<title>Sonya Yoncheva annonce son prochain CD</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-annonce-son-prochain-cd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 05:50:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sonya Yoncheva affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé The Courtesan et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de Siberia et les Mimì des deux Bohème, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&#8217;enregistrement a été réalisé à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sonya Yoncheva</strong> affiche sur les réseaux sociaux la couverture de son prochain album intitulé <em>The Courtesan</em> et consacré aux courtisanes, coquettes et autres grandes amoureuses. On y croisera Thaïs, Manon, Dalila, Traviata, Manon Lescaut, Madama Butterfly, Iris, Stephana de <em>Siberia </em>et les Mimì des deux <em>Bohème</em>, celle de Puccini et celle de Leoncavallo. L&rsquo;enregistrement a été réalisé à Gènes l&rsquo;année dernière avec les forces du Carlo Felice sous la direction de <strong>Marco Armiliato</strong>. <strong>Charles Castronovo </strong>accompagne le soprano pour deux duos, celui de l&rsquo;acte I de <em>Thaïs</em> et celui de l&rsquo;acte III de <em>La Traviata</em>. En bonus, <strong>Sonya</strong> <strong>Yoncheva</strong> interprète « In trutina » extrait de <em>Carmina Burana </em>qui reste dans le même esprit puisque le texte exprime le pouvoir de la sensualité. Tout en restant sous exclusivité chez Sony Classical, la chanteuse produit l&rsquo;album sous son propre label, SY11 Productions. La date de sortie de ce 5<sup>e</sup> récital est prévue au 9 février <a href="https://sy11events.com/store/" rel="nofollow">mais il peut déjà être commandé en ligne</a>.</p>
<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style="background:#FFF;border:0;border-radius:3px;margin: 1px;max-width:540px;min-width:326px;padding:0;width:99.375%;width:-webkit-calc(100% - 2px);width:calc(100% - 2px)">
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<a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener"><br /></a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener">Voir cette publication sur Instagram</a></p>
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<p style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;line-height:17px;margin-bottom:0;margin-top:8px;overflow:hidden;padding:8px 0 7px;text-align:center"><a href="https://www.instagram.com/p/CmHhHTStW2f/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:normal;line-height:17px;text-decoration:none" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Sonya Yoncheva (@sonyayoncheva)</a></p>
</blockquote>
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		<title>Dix opéras à ne pas manquer en 2022-23</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-operas-a-ne-pas-manquer-en-2022-23/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-operas-a-ne-pas-manquer-en-2022-23/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 10:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/dix-operas-a-ne-pas-manquer-en-2022-23/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Par ordre chronologique, dix spectacles phares de la saison 2022-23 (et pour chacun d&#8217;eux, une proposition alternative au cas où&#8230;). 1. Christoph Willibald GLUCK, Orfeo ed Euridice &#8211; Paris, TCE (21/9 &#8211; 1/10) Ce n&#8217;est pas la mise en scène de Robert Carsen, datée de 2011, qui rend cet Orfeo de Gluck incontournable mais les premiers pas &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 14px">Par ordre chronologique, dix spectacles phares de la saison 2022-23 (et pour chacun d&rsquo;eux, une proposition alternative au cas où&#8230;).</strong></p>
<hr />
<p>
	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp01_0.jpg?itok=oP2wEky-" style="width: 150px;height: 150px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>1. Christoph Willibald GLUCK, <em>Orfeo ed Euridice</em> &#8211; <a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2022-2023/opera-mis-en-scene/orphee-et-eurydice" rel="nofollow">Paris, TCE (21/9 &#8211; 1/10)</a></strong></p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la mise en scène de Robert Carsen, datée de 2011, qui rend cet <em>Orfeo </em>de Gluck incontournable mais les premiers pas dans le rôle-titre du contre-ténor vedette du moment,  Jakub Józef Orliński, dirigé par Thomas Hengelbrock à la tête du Balthasar Neumann Ensemble. Les débuts en Euridice de la soprano suisse Regula Mühlemann sont un autre argument à porter au crédit d&rsquo;un spectacle qui devrait déborder le cadre de la simple reprise. [Christophe Rizoud]  </p>
<p><strong>Antonio VIVALDI, <em>Orlando furioso &#8211;</em> <a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2022-2023/opera-en-concert-et-oratorio/orlando-furioso" rel="nofollow">Paris, TCE (25/5)</a></strong><br />
	Vingt ans après sa mémorable intégrale parue chez Naïve et douze ans après le spectacle mis en scène par Pierre Audi pour le TCE, Jean-Christophe Spinosi dirigera à nouveau Marie-Nicole Lemieux dans <i>Orlando furioso</i>, toujours avenue Montaigne, mais pour une version de concert. En outre, le flamboyant contralto incarnera cette fois Alcina, le rôle-titre revenant à l’un des contre-ténors les plus recherchés à l’heure actuelle: Carlo Vistoli. Au sein d’une distribution qui doit encore être complétée, notons également la présence d’Ana Maria Labin (Angelica), Filippo Mineccia (Ruggiero) et Luigi De Donato (Astolfo). [Bernard Schreuders]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp02_0.jpg?itok=EXtchVr1" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>2. Giuseppe VERDI, <em>Rigoletto</em> &#8211; <a href="https://www.operaderouen.fr/saison/saison-22-23/rigoletto-2223/" rel="nofollow">Rouen (22/9 &#8211; 1/10)</a></strong></p>
<p>Mieux que Rossini (<a href="https://www.forumopera.com/moise-et-pharaon-aix-en-provence-comme-a-la-tv"><em>Moïse et Pharaon</em> cet été au Festival d’Aix-en-Provence)</a>, Verdi met en valeur la voix d’or de Pene Pati, sa ligne, son éclat, son élan et – qui sait –, dans la cabalette de « Possente amor mi chiama », son contre-ré. D’autant que Le duc de Mantoue a marqué les débuts du ténor samoan en 2017, alors qu’il était un jeune artiste du Adler Program de l’Opéra de San Francisco. Dirigés à Rouen par Ben Glassberg dans <a href="https://www.forumopera.com/rigoletto-nancy-le-duc-mene-la-danse-et-les-masques-tombent">la mise en scène « magistrale » de Richard Brunel</a>, Sergio Vitale (Rigoletto) et Rosa Feola (Gilda) lui donneront la réplique. [CR]</p>
<p><strong>Gaetano DONIZETTI, La Favorite &#8211; <a href="https://www.opera-bordeaux.com/opera-la-favorite-donizetti-26512" rel="nofollow">Bordeaux (4/3-14/3)</a></strong><br />
	Pene Pati est aussi une des têtes d&rsquo;affiche, aux côtés de Florian Sempey et Varduhi Abrahamyan, de <em>La Favorite</em> de Donizetti que Bordeaux a le bon goût de proposer dans sa version originale, française donc – seul titre saillant d&rsquo;une saison que l&rsquo;on espère de transition. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp03_0.jpg?itok=CSuwmlcp" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>3. Giuseppe VERDI, <em>La forza del destino</em> &#8211; <a href="https://www.teatroregioparma.it/en/spettacolo/la-forza-del-destino/" rel="nofollow">Parme, Festival Verdi (22/9 &#8211; 16/10)</a></strong></p>
<p>Formidable Gregory Kunde, dont le seul nom suffit à rendre excitante la perspective d’une nouvelle production : <em>La forza del destino</em> en l’occurrence proposée par le Festival Verdi à Parme dans une mise en scène de Yannis Kokkos. Dirigé par Roberto Abbado, le ténor américain sera entouré de Liudmyla Monastyrska (Leonora), Marko Mimica (Padre Guardiano) et Amartuvshin Enkhbat (Don Carlo), entre autres. [CR]</p>
<p><strong>Giuseppe VERDI, <em>Quattro pezzi sacri </em>– Parme, Festival Verdi (15/10)</strong><br />
	Pourquoi ne pas opter pour un des autres opéras à l’affiche de l’édition 2022 du Festival Verdi : <em>Il trovatore</em>, <em>Simon Boccanegra</em>, <em>Rigoletto</em>. Ou, plus original – et conflictuel –, les <em>Quattro pezzi sacri</em> que Daniele Gatti confronte à des extraits de <em>Parsifal</em>. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp04_0.jpg?itok=3jxHKt-0" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>4. Léo DELIBES, <em>Lakmé</em> &#8211; <a href="https://www.opera-comique.com/fr/spectacles/lakme" rel="nofollow">Paris, Opéra Comique (28/9-8/10)</a> </strong></p>
<p>Plus de 1600 représentations Salle Favart depuis sa création en 1883 et on en redemande, surtout lorsque Lakmé est interprétée par Sabine Devieilhe dans une mise en scène de Laurent Pelly placée sous la direction musicale de Raphaël Pichon, avec Stéphane Degout en Nilankatha, Frédéric Antoun en Gérald (et Mireille Delunsch en Miss Bentson !). [CR]</p>
<p><strong>Léo DELIBES, <em>Lakmé</em> &#8211; <a href="https://www.opera.mc/fr/saison2021-2022/lakme-178" rel="nofollow">Monte-Carlo (9 et 11/12)</a> et </strong><a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2022-2023/opera-en-concert-et-oratorio/lakme" rel="nofollow"><strong>Paris, TCE (14/12)</strong></a><br />
	Sabine Devieilhe encore avec une distribution tout aussi engageante (Laurent Campellone, Cyrille Dubois, Lionel Lhote&#8230;) mais en version de concert. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp05_0.jpg?itok=v5Xv494U" style="width: 150px;height: 150px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>5. Philippe BOESMANS, <em>On purge bébé</em> &#8211; <a href="https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2312-on-purge-bebe" rel="nofollow">Bruxelles, La Monnaie (13/12 &#8211; 29/12)</a> et Opéra National de Lyon (5 au 17/12)</strong></p>
<p><em>On purge bébé </em>est l’avant dernière pièce de Georges Feydeau et le dernier opéra de Philippe Boesmans, mort en avril dernier alors qu’il était en train de l’achever. Sa création à La Monnaie permettra de se pencher sur la crise existentielle que traverse la famille Follavoine quand le jeune Toto présente un cas récalcitrant de constipation et que sa mère Julie, pendant une heure et demi, fait des pieds et des mains pour lui faire prendre sa purge. Jodie Devos, Jean-Sébastien Bou et Julien Behr donneront vie à cette unique comédie digestive de l’histoire de l’opéra. [Camille De Rijck]</p>
<p><strong>Philip Glass, <em>Satyagraha </em>– <a href="https://www.operaballet.be/nl/programma/seizoen-2022-2023/satyagraha#productionTickets" rel="nofollow">Anvers (15/2 – 4/3)</a></strong><br />
	Toujours en Belgique, en Flandre cette fois, dans une mise en scène de Sidi Larbi Cherkaoui<em> Satyagraha </em>de Philip Glass, compositeur contemporain de Philippe Boesmans (ils sont nés à une année d’intervalle) mais représentant d’une autre école de musique – preuve de la formidable diversité musicale de notre époque. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp06_0.jpg?itok=DqD2FaRR" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>6. Benjamin BRITTEN, <em>Peter Grimes</em> &#8211; <a href="https://www.operadeparis.fr/saison-22-23/opera/peter-grimes" rel="nofollow">Paris, ONP (23/1 &#8211; 24/2)</a></strong></p>
<p>Plus de 20 ans après la production de Graham Vick, <em>Peter Grimes</em> revient (enfin) à l’Opéra National de Paris dans une coproduction avec le Teatro Real de Madrid, le Teatro dell’Opera de Rome et le Royal Opera House de Londres. Premier événement dans l’événement, il s’agira des débuts de Deborah Warner dans la Grande boutique, mais aussi de ceux de la cheffe d’orchestre Joanna Mallwitz et du titulaire du rôle-titre, Allan Clayton, dont la prise de rôle coïncidait précisément avec la création madrilène en 2021 de cette mise en scène. Second événement : alors que la précédente production avait triomphé à Bastille, c’est au Palais Garnier que la nouvelle prendra ses quartiers. Un écrin qui s’annonce parfait pour ce drame intime, immense chef d’œuvre de Britten [Cédric Manuel]</p>
<p><strong>John Adams, <em>Nixon in China </em>– <a href="https://www.operadeparis.fr/saison-22-23/opera/nixon-in-china" rel="nofollow">Paris, ONP (22/3 – 16/4)</a></strong><br />Déjà joué au Châtelet, <em>Nixon in China </em>sera, au printemps prochain, la première oeuvre de John Adams à faire son entrée au répertoire de l&rsquo;Opéra de Paris. De Thomas Hampson, qui campera sans doute le Richard Nixon le plus torturé depuis Anthony Hopkins, de la <em>First Lady </em>de Renée Fleming, du livret intimiste d&rsquo;Alice Goodman, ou de la partition elle-même, qui emprunte autant au minimalisme qu&rsquo;au <em>Ring </em>et à la <em>Salome </em>de Strauss, nous ne saurions dire ce que nous attendons avec le plus d&rsquo;impatience ! [Clément Taillia]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp07_0.jpg?itok=clPGq6fb" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>7. Richard STRAUSS, <em>Daphne</em> &#8211; <a href="https://www.staatsoper-berlin.de/en/veranstaltungen/daphne.11079/#event-59513" rel="nofollow">Berlin, Staatsoper (19/2 &#8211; 18/3)</a></strong></p>
<p>Dans sa première mise en scène d’opéra (<em>Parsifal</em>, à La Monnaie), Romeo Castellucci avait plongé le premier acte dans une forêt obscure. Les arbres sont un élément central de sa grammaire théâtrale. Il n’est dès lors pas étonnant de le mythe de Daphné, femme transformée en arbre, intéresse le dramaturge italien. Sa lecture de l’œuvre de Strauss, dont la réalisation scénique pose de nombreux problèmes et suscite souvent l’ennui, devrait être l’un des temps forts de la saison. Ironiquement, c’est sous les tilleuls, qu’elle aura lieu, à la Staatsoper unter den Linden. [Camille De Rijck]</p>
<p><strong>Richard Wagner, <em>Der Ring des Nibelungen </em>– <a href="https://www.operaballet.be/nl/programma/seizoen-2022-2023/satyagraha#productionTickets" rel="nofollow">Berlin, Staatsoper (2/10 – 10/4)</a></strong><br />
	Bien que privé de la direction de Daniel Barenboim, <em>Der Ring des Nibelungen </em>mis en scène par Dmitri Tcherniakov promet, comme tout <em>Ring</em>, d&rsquo;être un des événements lyriques de l&rsquo;année. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp08_0.jpg?itok=oSMkNZBL" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><strong>8. Jules MASSENET, <em>Manon</em> &#8211; <a href="https://www.liceubarcelona.cat/en/2022-23-season/opera/manon" rel="nofollow">Barcelone (20/4 &#8211; 3/5)</a></strong></p>
<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/manon-geneve-rousse-et-flamboyante">Genève</a>, <a href="https://www.forumopera.com/manon-bordeaux-benjamin-bernheim-le-chevalier-supreme">Bordeaux</a> et <a href="https://www.forumopera.com/manon-paris-opera-comique-je-consens-vu-que-je-suis-bonne">Paris</a>, reprise de <em>Manon </em>mise en scène par Olivier Py. Une fois n’est pas coutume, c’est la seconde des deux distributions proposées que l’on retient. Non que la première (Nadine Sierra, Javier Camarena) soit négligeable mais Amina Edris et son époux Pene Pati forment aujourd’hui un de ces couples lyriques – à la scène et parfois à la ville – qui sont le gage de l&rsquo;alchimie nécessaire aux représentations des grands soirs [CR]  </p>
<p><strong>Jules Massenet, Ariane – </strong><strong><a href="https://www.rundfunkorchester.de/massenet-ariane-muenchen-29-01-2023/k27760/" rel="nofollow">Munich, Prinzringtheater (29/1)</a></strong><br />
	Une héroïne de Massenet moins connue que Manon, également interprétée par Amina Edris mais en version de concert sous la direction de Laurent Campellone, en prévision d’un nouvel enregistrement pour la collection Opéra français de Bru Zane Label. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp09_0.jpg?itok=YJ0qKFcy" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>9. Gaetano DONIZETTI, <em>Maria Stuarda</em> &#8211; <a href="https://www.operaballet.nl/en/dutch-national-opera/2022-2023/maria-stuarda?gclid=Cj0KCQjwjbyYBhCdARIsAArC6LK58I-SC05nR50bQEwMyUzqXlGzIZXAegmPPPXcHX6ahX2vTepGmo4aAh-nEALw_wcB" rel="nofollow">Amsterdam (6/5 &#8211; 28/5)</a></strong></p>
<p>Marina Rebeka était <a href="https://www.forumopera.com/anna-bolena-amsterdam-rebeka-jordi-lune-de-miel-a-amsterdam">Anna Bolena à Amsterdam</a> la saison dernière. Indispensable aujourd’hui dans ce répertoire, la soprano lettone coiffe sa deuxième couronne donizettienne sur cette même scène en compagnie des mêmes chevaliers servants : Enrique Mazzola (direction musicale), Jetske Mijnssen (mise en scène) et Ismael Jordi (Leicester). On ne change pas une équipe qui gagne !</p>
<p><strong>Gaetano DONIZETTI, <em>Maria Stuarda</em> – <a href="https://www.gtg.ch/saison-22-23/maria-stuarda/" rel="nofollow">Genève (17-29/12)</a></strong><br />
	Comme Amsterdam, Genève aligne les reines donizettiennes et, après <em>Anna Bolena</em> en 2021, propose également cette saison <em>Maria Stuarda</em>, avec Stéphanie d’Oustrac dans le rôle-titre. [CR]<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp10b.jpg?itok=s9hYFAr7" style="width: 150px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" /><strong>10. Antonio SARTORIO, <em>Orfeo</em> &#8211; <a href="https://www.opera-orchestre-montpellier.fr/evenements/orfeo/" rel="nofollow">Montpellier (7/6 &#8211; 10/6)</a></strong><br />
	Philippe Jaroussky poursuit sa nouvelle carrière de chef lyrique avec une rareté passionnante : l&rsquo;<i>Orfeo </i>d’Antonio Sartorio (1671). On peut compter sur Benjamin Lazar pour mettre en lumière la poésie de cet ouvrage de transition de l’opéra vénitien qui se détache du <i>stilo rappresentativo</i> en privilégiant les airs sur le récit. Belcantistes aguerris, Arianna Venditelli, Ana Quintans, Kangmin Justin Kim et Zachary Wilder partageront la scène avec Paul Figuier, jeune alto français parmi les plus prometteurs de sa génération. [BS]</p>
<p><strong>Christoph Willibald Gluck, <em>Iphigénie en Tauride</em> &#8211; <a href="https://www.opera-orchestre-montpellier.fr/evenements/iphigenie-en-tauride/" rel="nofollow">Montpellier (19/4 &#8211; 23/4)</a></strong><br />
	Dans un autre répertoire, toujours à Montpellier, une nouvelle production d&rsquo;<em>Iphigénie en Tauride</em> dirigée par Pierre Dumoussaud et interprétée par quelques uns de nos meilleurs chanteurs français. Cocorico ! [CR] </p>
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