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Récital de Marie-Laure Garnier et Tristan Raës – Paris

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Spectacle
23 mars 2023
Fanny, Mel, Clara, Nadia, Lili et les autres

Note ForumOpera.com

3

Infos sur l’œuvre

Détails

Fanny Mendelssohn (1805-1847)

Vorwuf

Abendbild

Im Herbste

Mel Bonis (1858 – 1937)

Pourriez-vous pas me dire ?

Chanson d’amour

Chanson de printemps

Immortelle tendresse

Alma Mahler (1879-1964)

In meines Vaters Garten

Nadia Boulanger (1887-1979)

Lili Boulanger (1893-1918)

Versailles

Soir d’hiver

Prière

Attente

Edith Canat de Chizy

El Grito, pour voix et piano

Clara Schumann (1898-1937)

Liebst du um Schönheit

Die stille Lotusblume

Pauline Viardot (1821-1910)

Madrid

Scène d’Hermione

 

Marie-Laure Garnier, soprano

Tristan Raës, piano

Hôtel des Invalides, Paris, le lundi 20 mars à 20h

 

Dans le cycle « Femmes compositrices, une plume pour seule arme » présenté en cette 29e Saison Musicale des Invalides, étaient invités la soprano Marie-Laure Garnier et le pianiste Tristan Raës. Tous deux évidemment réunis pour une belle action, celle de mettre à l’honneur lesdites femmes compositrices dont l’Histoire a trop souvent oublié les noms – ou les prénoms pour certaines d’entre elles. Sans vouloir trancher l’épineuse question de savoir si les compositeurs avaient quant à eux d’autres armes que la « plume », ou même de se demander si Robert Schumann ou Gustav Mahler étaient de vrais goujats, il est à noter que le programme est des plus intéressants, quoique classique.

Le public attendait la généreuse soprano guyanaise, Révélation Lyrique aux Victoires 2021, dans ce programme intimiste où elle n’est pas accompagnée par sa collaboratrice habituelle (Célia Oneto Bensaid) mais par le talentueux Tristan Raës, accompagnateur fidèle du ténor Cyrille Dubois. Ainsi, tous deux montrent une belle complicité dans une soirée où seront proposées des mélodies du XIXe au XXIe siècle – de Fanny Mendelssohn à Edith Canat de Chizy (ce  dernier « compositeur » étant en résidence in loco).

Dans les trois mélodies de Fanny Mendelssohn (Vorwurf, Abendbild, Im Herbste), la voix large de la chanteuse séduit par sa riche texture. Mais le chant déçoit un peu en terme de prononciation de l’allemand (les dentales) et dans certains passages de registres (avec des aigus un peu durs et, plus tard dans la soirée, d’acier trempé). La jeune chanteuse sert avec talent les intentions de la compositrice même si la Sehnsucht de ces images du soir et de l’automne (sur des poèmes de Nicholaus Lenau) n’est pas ici assez sensible. Les quatre chansons (dont Pourriez-vous pas me dire, Chanson d’Amour, Immortelle tendresse) de Mel Bonis mettent décidément en évidence la sensualité de cette voix bien ronde et au phrasé soigné. Dans la Chanson de printemps, Marie-Laure Garnier impressionne par l’énergie qu’elle livre sans effort. Elle étincelle même grâce à son sens du récit et à une parfaite articulation. La joie de vivre débordante irrigue comme attendu le lied d’Alma Mahler « In meines Vaters Garten » et le pittoresque « Madrid » de Pauline Viardot (à la fin du concert). Elle insuffle enfin au poème de Federico Garcia Lorca dans la pièce d’Edith Canat de Chizy un beau souffle que relaie le piano de Tristan Raës.

Les quatre mélodies de Nadia et Lili Boulanger (Versailles, Soir d’hiver, Prière, Attente) sont interprétées avec sensibilité mais la performance de la chanteuse (ici plutôt cantatrice) rappelle qu’on devrait actuellement moins « wagnériser » et davantage doser les effets du chant pour d’aussi subtiles harmonies. Le sens du théâtre de la soprano excelle par contre dans les dernières pièces du programme avec une magnifique partie consacrée aux « Liebst du um Schönheit »et « Die stille Lotusblume » de Clara Schumann, extraits des « Drei Lieder » (1841) et « Sechs Lieder » (1844), ainsi que dans la Scène d’Hermione de Pauline Viardot. Bien servie par le pianiste, Marie-Laure Garnier, enfin bouleversante, forge l’intensité de la tirade de Racine transcendée par l’art de Viardot, et se révèle une superbe tragédienne (Hermione).

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Fanny Mendelssohn (1805-1847)

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Im Herbste

Mel Bonis (1858 – 1937)

Pourriez-vous pas me dire ?

Chanson d’amour

Chanson de printemps

Immortelle tendresse

Alma Mahler (1879-1964)

In meines Vaters Garten

Nadia Boulanger (1887-1979)

Lili Boulanger (1893-1918)

Versailles

Soir d’hiver

Prière

Attente

Edith Canat de Chizy

El Grito, pour voix et piano

Clara Schumann (1898-1937)

Liebst du um Schönheit

Die stille Lotusblume

Pauline Viardot (1821-1910)

Madrid

Scène d’Hermione

 

Marie-Laure Garnier, soprano

Tristan Raës, piano

Hôtel des Invalides, Paris, le lundi 20 mars à 20h

 

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