Forum Opéra

Un été avec … Jérôme Boutillier

Partager sur :
Interview
8 juillet 2026
Deuxième épisode de notre feuilleton estival avec un baryton français en plein essor

Le baryton français Jérôme Boutillier avait marqué les esprits dans sa récente prise de rôle de Jochanaan (Salome) à Toulouse. Remarqué aussi en Lescaut (Manon Lescaut) à Lyon, celui qui avait été en 2016 révélation classique de l’ADAMI sera Escamillo (Carmen) à Bordeaux la saison prochaine ; on pourra aussi l’applaudir en Vestapor dans le Roma de Massenet en version concert donné au TCE, puis il incarnera Fernand dans Miroir de nos peines, création mondiale d’Hèctor Parra à l’Opéra de Paris.

– Votre programme de l’été ?
Le Nozze di Figaro au Festival de Savonlinna jusqu’au 25 Juillet. Et puis il y aura l’⁠enregistrement de Pelléas et Mélisande (Golaud) avec Kent Nagano et l’OSR pour la RTS/Sony en Août.
Mais aussi ⁠un petit peu de repos pour préparer la saison prochaine.

– Un festival que vous recommandez ?
Savonlinna pour l’avoir récemment découvert, pour son ambiance et son décor unique. Et ⁠les Chorégies d’Orange, pour le mur d’Auguste et dans l’espoir que sa programmation recouvre rapidement le prestige qui fit sa renommée.

– Votre livre sur la plage ?
(Je déteste la plage) ; La Messe sur le Monde de Teilhard de Chardin.

– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
Le Ring Centenaire de Boulez/Chéreau à Bayreuth.

– Votre plus beau souvenir estival… ?
Il y en a tellement ! Si je devais n’en citer qu’un, je crois que ce serait la découverte de mon premier festival lyrique, auquel je participai avec seulement une année d’études de chant à 24 ans, au château de Cormatin en Bourgogne. Nous jouions dans une grange attenante les Mamelles de Tirésias de Poulenc, avec la troupe du Studio-Théâtre d’Asnières alors dirigée et mise en scène par Hervé Van der Meulen. Le fait d’être ainsi, pendant plus de deux semaines, les uns sur les autres avec les comédiens, dans une atmosphère perpétuelle de partage, de convivialité autant que d’émulation artistique et culturelle… m’a instantanément soigné de mes années d’isolement en tant qu’enfant unique pianiste. J’avais enfin «trouvé le métier que je voulais faire plus tard ».

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

En attendant le bicentenaire…
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Lucie Leguay dirige la création mondiale d’Accabadora au Festival d’Aix-en-Provence.
Interview
La soprano chinoise chante actuellement Pamina dans Die Zauberflöte au Festival d’Aix-en-Provence.
Actualité
[themoneytizer id="121707-28"]