On se rappelle la polémique récente suscitée par la décision de ne pas noircir le visage d’Otello lors des dernières représentations données au Met. Cette fois, c’est un autre opéra de Verdi, Aida, qui fait débat dans le monde anglophone, où le politiquement correct n’en finit pas de triompher dans ses manifestations les plus absurdes. A cause d’une invraisemblable controverse, le Music Theatre de l’université de Bristol vient d’être contraint d’annuler les représentations prévues pour le printemps 2017. Cette décision n’est pourtant pas liée à la témérité d’étudiants britanniques qui auraient voulu se colleter avec quelques-uns des rôles les plus lourds du répertoire lyrique, puisqu’il n’était question que du musical conçu par Elton John et Tim Rice d’après Aida. Non, l’annulation est liée aux protestations d’autres étudiants qui dénoncent un cas scandaleux d’ « appropriation culturelle ». Comment ne pas s’indigner, indeed, en apprenant que des étudiants blancs allaient oser interpréter le rôle d’Egyptiens et de Nubiens ? On espère que ce genre de censure n’est pas près d’atteindre les plus grandes maisons d’opéra, mais le pire n’est jamais sûr…
Aida interdite à Bristol, jusqu’où ira le politiquement correct ?
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Brève
6 octobre 2016
Aida interdite à Bristol, jusqu’où ira le politiquement correct ?
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support vocal. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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