Ludovic Morlot vient d’annoncer sa démission du poste de chef permanent de l’Orchestre du Théâtre royal de La Monnaie. Est-ce la conséquence d’un Don Giovanni dont la critique s’est accordée à trouver la direction émolliente (« La même lenteur exaspérante envahit la direction musicale de Ludovic Morlot, autre grande déception de la soirée. » écrivait ici-même Claude Jottrand) ? C’est en tout cas ce que laissent supposer les déclarations du chef d’orchestre : « Je ne peux que constater que l’orchestre et moi-même n’avons pas réussi à partager une vision artistique commune, et c’est pourquoi, dans l’intérêt de leur avenir comme du mien, j’ai pris la décision de partir ». Cette déclation est à mettre en regard avec celle que Ludovic Morlot faisait à Nicolas Derny en début d’année* : « Même si aujourd’hui, on ne peut plus vraiment rêver d’une vie toute entière associée à une seule phalange, comme parfois par le passé […], pour moi, un cycle de dix à douze ans est idéal. Il en faut trois ou quatre pour vraiment connaître son instrument et commencer à avoir une influence sur lui. Ce travail portera ses fruits au cours des années supplémentaires ». Si la décision est courageuse, n’est-elle pas prématurée ?
Ludovic Morlot quitte La Monnaie
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Brève
12 décembre 2014
Ludovic Morlot quitte La Monnaie
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