Comme nous l’annoncions il y a quelques mois, Bryn Terfel a pris la direction artistique du New Oxford International Opera, un projet initié par le chef d’orchestre Marios Papadopoulos, fondateur de l’Oxford Philharmonic Orchestra (à ne pas confondre avec Michael Papadopopulos (1)). Oxford ne dispose en effet pas de compagnie lyrique résidente et accueille des tournées, notamment Opera North (et il y a seulement quelques années Glyndebourne on tour avant que les subventions du festival ne soient diminuées de moitié sous le gouvernement de Rishi Sunak). Pour la Tosca de lancement de la compagnie les 24 et 26 septembre dernier, le baryton-basse a repris un de ses rôles fétiches, et tenu son pari : remplir la grande et belle salle du New Theatre. Dans une excellente forme vocale, le chanteur gallois a campé un Scarpia toujours aussi démoniaque, aux côtés de Carmen Giannattasio et Saimir Pirgu. D’environ 1700 places en configuration lyrique, le New Theatre est dépourvu de fosse : les 7 premiers rangs de parterre sont démontés pour accueillir l’orchestre. L’acoustique semble problématique et l’amateur de lyrique restera sur sa faim : le spectacle semble en effet sonorisé. Spoletta chante comme Siegfried et le jeune berger comme un personnage d’Oliver!. Mais ce n’est pas le pire. Pour les trois rôles principaux, et pendant toute la soirée, on a l’impression qu’un technicien audio s’ingénie à corriger à la volée (et pas toujours au bon moment) les différences d’émission entre les registres. Ce qui donne quelque chose comme : « E lucevan le stelle » (impression d’amplification alors que le ténor est dans la partie basse de la tessiture, donc projette moins) puis « L’ora e fuggita e muoio disperato! » (impression de voix non sonorisée à partir de « gita » quand le ténor est au maximum de sa projection naturelle dans cette phrase aiguë). On a ainsi l’impression d’assister à un mauvais musical et non plus à un opéra.
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En décembre 2024, à l'occasion d'un concert anniversaire en l'honneur de Marios Papadopoulos, Michael Papadopoulos avait dirigé l'Oxford Philharmonic dans le concerto n°2 de Brahms avec Marios Papadopoulos au piano. Après l'entracte, Marios Papadopoulos avait dirigé la symphonie n°4 de Brahms. Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ?
