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Interview – Simone Kermes – Alignement des planètes

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Interview
19 octobre 2026
À l’occasion de La Luce, Simone Kermes revient sur les musiques qui l’ont façonnée et sur son désir de transmettre. De la liberté vocale à ses débuts de metteuse en scène, elle raconte une vie d’artiste guidée par la recherche d’authenticité. La conversation s’aventure aussi dans ses convictions spirituelles et sa passion pour l’astrologie, à travers lesquelles elle relit son parcours et envisage l’avenir.

Comment est né La Luce ?

Le projet est né pendant la pandémie. C’était pour moi une manière de garder espoir, de continuer à chanter et à faire de la musique. Je sentais que le moment était venu d’enregistrer des pièces que je n’avais encore jamais pu graver. Certaines m’accompagnaient depuis ma jeunesse, notamment des œuvres de compositeurs polonais découvertes au cinéma. Ces films m’avaient profondément émue et je rêvais depuis toujours d’enregistrer un jour leur musique.

Je voulais réunir ces pièces et en faire quelque chose de personnel. Certains journalistes ont été surpris : après le baroque, Mozart, puis la musique de film et enfin Bernstein ! Mais pourquoi pas ?

Les frontières entre les genres ne vous ont jamais beaucoup intéressée.

Je ne me suis jamais considérée exclusivement comme une chanteuse d’opéra. Je ne déteste pas l’opéra, mais j’ai souvent déploré la manière dont on le présente. Je l’ai critiquée tout au long de ma vie. Aujourd’hui, bien des choses me semblent faites au rabais. Nous avons la responsabilité de transmettre cet art aux jeunes générations, de leur donner envie d’écouter de la musique classique et de l’opéra. Il ne doit pas mourir.

Je crois aussi que nous entrons dans une ère nouvelle et que nous avons besoin de nouvelles sources d’inspiration. Pourquoi rester dans des catégories séparées : baroque, classique, jazz ? Lorsque j’ai enregistré Poker Face et de la musique de Sting pour Inferno e Paradiso, certains critiques se sont demandé ce qui me prenait. Allais-je devenir une chanteuse de crossover ? Ce n’est pas ainsi que je vois les choses. Je veux montrer ce que ces univers musicaux ont en commun. Une chanson de Sting ou de Led Zeppelin peut être aussi inspirée qu’une œuvre classique. Une grande partie de cette musique puise dans des traditions plus anciennes, notamment le baroque. Les liens existent déjà.

Que signifie cette liberté pour votre voix ?

Pour moi, la liberté, c’est l’authenticité. C’est maîtriser suffisamment la technique pour préserver la santé de sa voix tout en laissant résonner pleinement celle que l’on a reçue. À cet instant, on est nu : à travers sa voix, on révèle ce qu’on a de plus intime. C’est ainsi que l’on peut toucher et enchanter les gens.

J’ai besoin d’une maîtrise complète de ma voix, de pouvoir en faire ce que je veux à chaque instant. J’ai toujours refusé le chant artificiel, avec un vibrato exagéré : une sorte de cri dans lequel la voix ne fait que trembler. Ce n’est pas beau, cela ne touche personne et cela use la voix. Si je chantais la plainte de Didon de cette manière, elle n’émouvrait personne. Ce ne serait pas moi, et toute sa pureté disparaîtrait. Mais qui sait encore juger de la véritable qualité ? Sait-on encore vraiment écouter et percevoir ce qui est authentique et bon ?

Est-il difficile d’être Simone Kermes dans le monde musical actuel ?

Je me suis battue toute ma vie pour rester fidèle à moi-même. Je ne me suis jamais installée dans un juste milieu. Beaucoup me trouvent clivante : on aime ce que je fais ou on ne l’aime pas. Cela n’a pas été facile et la reconnaissance n’est pas toujours venue immédiatement. Mais je dois accomplir ce que je me sens appelée à faire.

Votre comparaison avec Céline Dion m’a beaucoup touchée : il n’y a qu’une Céline Dion et qu’une Simone Kermes. Bien sûr, je ne suis pas Céline Dion ; elle évolue à une tout autre échelle. Mais j’ai compris ce que vous vouliez dire. La perfection n’est pas toujours intéressante. Je n’ai jamais voulu être simplement une chanteuse d’opéra. Ce qui compte pour moi, c’est la musique, et il m’est nécessaire d’en faire.

Que peuvent apprendre les chanteurs d’opéra d’Elvis ou de Céline Dion ?

Beaucoup de choses. Vous évoquiez Peter Mattei, qui a énormément appris en écoutant Elvis. Je me souviens de l’avoir entendu dans Don Giovanni, à New York, il y a de nombreuses années. C’est un chanteur merveilleux, dont la voix ne semble pas prisonnière d’une manière de chanter propre à l’opéra.

Elvis savait toucher les cœurs. Freddie Mercury aussi : ce qu’il pouvait faire de sa voix était extraordinaire. J’ai entendu dire qu’il aurait étudié le chant classique, explorant même une émission proche de celle d’un contre-ténor. Il rêvait de chanter avec Montserrat Caballé. Pourquoi les musiciens ne se rencontreraient-ils pas pour créer ensemble ?

J’ai toujours été ouverte à cela. J’ai travaillé avec Roland Kaiser et Einstürzende Neubauten, et, tout récemment, je me suis tournée vers le jazz avec les Klazz Brothers. Cela me paraît parfaitement naturel. Quand on vient du baroque, on est habitué à la liberté de l’improvisation.

Avez-vous enregistré une chanson d’Elvis ?

Oui, il y a quelques semaines, avec le formidable guitariste classique Evgeny Beleninov. C’est ma version de Can’t Help Falling in Love. Je me sens très proche de cette chanson. À vrai dire, je la dédie à mon chien Dante, que j’aime plus que tout. Oui, vous avez le droit de sourire. J’ai envoyé l’enregistrement à quelques amis et leur réaction a été merveilleuse. Il n’est pas encore terminé, mais j’aimerais beaucoup vous le faire écouter.

Nous avons aussi Radiohead et Muse au programme. J’adore Muse, et leur chanteur est fantastique. Il y a également une pièce pour piano de Tchaïkovski avec de nouvelles paroles en allemand : on ne l’a encore jamais entendue sous cette forme. Puis des pièces de Manuel de Falla, de Ravel et de Villa-Lobos, ainsi que des chansons des Puhdys. L’une des chansons les plus personnelles est Papa, Can You Hear Me ?, interprétée par Barbra Streisand : je la dédie à mon père disparu. J’ai tant d’idées.

La Luce semble être le disque d’une femme heureuse. L’étiez-vous ?

Oui, absolument. C’est la vraie Simone. En général, les gens ne voient que la chanteuse. Mais ce disque contient aussi la jeune femme que j’ai été, et l’enfant en moi est toujours là. On y retrouve les expériences qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui. En ce sens, cet album raconte ma vie en musique. Mais être seulement chanteuse ne me suffit pas. Je veux inspirer, accompagner — ce que je fais déjà à l’École supérieure de musique de Leipzig —, susciter de nouvelles idées et ouvrir de nouvelles voies pour aborder une œuvre.

Prenez la musique de Zbigniew Preisner pour La Double Vie de Véronique, de Kieślowski. Le film m’a tellement émue que je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer. Pour moi, sa musique porte tous ces sentiments. Nous avons été très heureux d’obtenir l’autorisation de l’enregistrer. Il en allait de même pour Morricone et Bernstein : obtenir les droits n’est pas toujours simple. Mais, dans notre cas, cela devait se faire. Ce n’était pas une coïncidence, j’en suis convaincue. Merci, l’Univers.

Vous avez aussi abordé la mise en scène. Qu’est-ce qui a changé ?

Cette année, j’ai fait mes débuts de metteuse en scène avec Alcina de Haendel, à l’École supérieure de musique de Lübeck. C’était un nouveau départ, l’occasion de voir la scène de l’autre côté. Que puis-je faire pour que les chanteurs se sentent à l’aise, soutenus, et qu’ils osent explorer sur scène ? Qu’est-ce qui compte pour le public ? Que voulons-nous communiquer ? Comment lui transmettre le sens de l’opéra avec justesse et attention ? Pour moi, cela exige toujours de l’humilité devant l’œuvre.

Nous avions très peu d’argent pour cette production. Il fallait donc de l’imagination : comment raconter toute l’histoire avec si peu ? Parfois, la sobriété est plus éloquente. J’ai fait beaucoup de choses moi-même, y compris les lumières. Le décor se composait de dix matelas seulement et, pour les costumes, j’ai utilisé les robes de scène accumulées au fil des années. Travailler avec ces jeunes chanteurs a été une expérience merveilleuse. Tous se sont dépassés. Le respect et l’empathie ont joué un rôle essentiel. Étant moi-même chanteuse, je comprends mieux que jamais leur situation. Le soutien que je voulais leur apporter, je l’ai rarement reçu dans ma propre carrière. J’ai souvent rencontré des metteurs en scène désorganisés ou égocentriques qui, à mon sens, comprenaient trop peu la musique et l’opéra. Surtout, j’ai souvent regretté leur manque d’humilité devant l’œuvre originale et le livret. J’ai pris goût à la mise en scène et j’espère qu’elle occupera une place plus importante dans ma vie. J’ai encore tant de choses à partager et à transmettre.

Bien sûr, ma voix reste importante. Mais je sens que ce que j’ai à accomplir dépasse le chant : je veux donner aux jeunes musiciens de la liberté et de l’inspiration, à travers des mises en scène, des masterclasses et des projets où l’on puisse faire de la musique ensemble. J’ai beaucoup d’idées et je sens que le moment est venu de leur donner vie.

Que souhaitez-vous transmettre aux jeunes chanteurs ?

J’essaie de les aider à trouver leur voix naturelle. J’ai vu des étudiants, en Allemagne, arriver avec une idée arrêtée de ce que doit être une voix d’opéra. Ils ont souvent des modèles qu’ils veulent imiter. Je crois que c’est une mauvaise voie. J’essaie de les ouvrir à leur propre voix, de les écouter attentivement et de les aider à découvrir leur son personnel. Je les inspire, mais je suis aussi critique. Je leur parle des dangers du métier et de l’usure possible des voix. Ils doivent prendre soin de leur voix, de leur corps et de leur esprit s’ils veulent exercer longtemps cette profession. Souvent, quelques minutes de travail ensemble suffisent pour que quelque chose s’ouvre. On entend une voix nouvelle, fraîche et authentique. Les chanteurs font preuve d’audace et de joie ; soudain, ils se sentent beaucoup plus à l’aise dans leur corps et avec leur voix. C’est déjà beaucoup.

La technique et l’énergie comptent, bien sûr. Et si le succès suit, c’est qu’ils sont sur la bonne voie. Lorsque vous parlez des artistes qui rassemblent les gens et leur donnent de l’espoir, j’en ai la chair de poule. Je pense à Paris, où le pape s’est récemment rendu et où Céline Dion a chanté. De tels moments montrent le pouvoir fédérateur de l’art. Je sens que c’est précisément ce que notre époque attend de nous : nous rencontrer, nous inspirer mutuellement et créer ensemble de nouveaux projets.

Quelle place l’astrologie occupe-t-elle dans votre vie ?

Je l’étudie depuis un peu plus d’un an. Elle m’a aidée à comprendre pourquoi ma vie a suivi ce cours et pourquoi tant de choses sont ce qu’elles sont. La personne remarquable qui me guide a fondé une école d’astrologie. Je me sens pionnière et je prends ces études très au sérieux. Pour moi, l’astrologie n’est pas simplement quelque chose d’ésotérique : c’est une science. Je veux comprendre l’ensemble. La formation dure deux ans et demi et s’achève par un mémoire. Nous passons aussi régulièrement des examens dans les différentes matières. Votre image d’un voyage depuis les profondeurs de la terre — depuis Lava, le disque qui m’a fait connaître — jusqu’aux étoiles de La Luce me donne une idée pour mon mémoire.

Un thème natal montre la position des planètes à l’heure et au lieu exacts de la naissance. J’examine leur position dans les maisons et les signes du zodiaque, leurs aspects et la manière dont tous ces éléments s’articulent. La position des deux nœuds lunaires me parle également du sens et du but d’une vie : pourquoi nous sommes ici et ce que nous avons à accomplir. Avec le recul, je distingue des schémas que je ne pouvais pas voir à l’époque. Je perçois aussi un lien entre l’astrologie, le chant, l’âme et la voix.

Que voyez-vous dans votre propre thème ?

Récemment, avec la personne qui me guide et notre communauté, nous avons parlé de Chiron, le guérisseur entre les mondes. Pour moi, Chiron explique pourquoi nous traversons des expériences difficiles pour trouver la guérison. Dans mon thème, Chiron est intercepté dans la maison X. Je vois un lien en miroir entre les maisons X et IV. La quatrième représente la famille et, plus largement, la famille humaine ; la dixième concerne notre visibilité dans le monde. En tant que chanteuse, je dois me présenter devant un public. Trouver ma raison d’être et obtenir la reconnaissance de ce que j’accomplis a été un combat. Lorsqu’une maison est interceptée, on ne devient pas visible tout de suite. La reconnaissance que l’on pense mériter peut aussi ne pas venir : c’est là ma véritable douleur.

J’y vois aussi la responsabilité de transmettre mes expériences à la génération suivante, à travers des masterclasses, des mises en scène, des concerts et des ateliers où chacun puisse faire entendre sa voix avec les autres. Mon nouveau projet, Voce di Luce, s’inscrit dans cette démarche. L’astrologie m’a ouvert une voie pour comprendre pourquoi cela compte autant pour moi.

Mon nœud lunaire, que je considère comme un signe de ce que l’on a à accomplir dans la vie, se trouve dans la maison XII, celle de la spiritualité et de la paix intérieure. Michael Jackson avait une position semblable, même si sa vie a été très difficile. Je pense aussi à lui, à Marilyn Monroe et à Maria Callas, et je me demande pourquoi des êtres aussi extraordinaires ont dû autant souffrir. Que signifie cette souffrance ?

Pluton est dans ma maison IV. Pour moi, il représente la transformation et les nouveaux départs. Mars et Uranus sont également en conjonction très étroite avec lui. Je vois dans cette configuration une force et une énergie immenses, une capacité à bousculer les systèmes et une multitude d’idées nouvelles. Elle se situe dans le signe de la Vierge, que j’associe à l’ancrage dans le réel, au naturel et à ce qui est sain. Ma maison X est en Poissons, un signe que j’associe à la sensibilité, à la spiritualité et au désir d’apporter la paix. Ce que j’ai à accomplir va, à mes yeux, au-delà de la scène. Je veux parler avec les gens, les accompagner et apporter dans leur vie quelque chose de paisible et de beau.

Entrons-nous dans une ère nouvelle ?

Oui. Pour moi, nous sommes déjà en pleine ère du Verseau : une nouvelle époque qui apporte de l’inspiration, de nouvelles façons de penser et des rencontres avec les bonnes personnes. Je crois que les configurations planétaires que nous connaissons aujourd’hui sont inédites. Selon mon interprétation, elles sont liées aux crises et aux guerres auxquelles nous assistons. Je crois que cette phase sera terminée d’ici à 2029.

J’y vois une période d’évolution et je sens que j’ai un rôle à y jouer. C’est une autre raison pour laquelle l’enseignement et la mise en scène comptent tant pour moi. Je veux offrir de nouvelles sources d’inspiration à ceux qui sont prêts à écouter.

Ces convictions influencent-elles votre regard sur la société ?

Oui. Je crois que, dans cette période difficile, nous avons tous quelque chose à accomplir et un rôle à jouer pour façonner ce qui viendra ensuite. J’espère que nous pourrons aller vers un monde meilleur. Cela peut sembler peu probable aujourd’hui, mais j’ai le sentiment que les gens s’éveillent peu à peu.

Je ne crois pas que les anciens systèmes fonctionnent encore. J’ai grandi à Leipzig, en RDA, sous le socialisme, et j’ai vécu la chute du mur de Berlin en 1989, puis la réunification allemande. Pourtant, après toutes ces années, je n’ai pas le sentiment que le pays se soit véritablement uni. J’espère aujourd’hui un nouveau départ qui puisse rapprocher davantage les gens, partout dans le monde.

Une salle de concert peut-elle être un lieu qui rassemble ?

Oui, absolument. Chaque salle possède son énergie, façonnée par toutes les personnes qui s’y trouvent à cet instant précis. J’ai souvent chanté au Concertgebouw. Le moment où les portes s’ouvrent et où l’on se retrouve face à ce long escalier constitue déjà une expérience en soi. Descendre ce grand escalier pour entrer en scène n’est pas facile : on ne sait jamais exactement comment le public réagira.

Je me souviens d’un concert donné le matin au Concertgebouw. Je portais une robe décolletée qui laissait les épaules nues et l’on m’a dit que je ne pouvais pas la porter le matin. J’ai été un peu choquée : nous n’étions pas dans une église. Ensuite, j’ai fait beaucoup plus attention à mes tenues là-bas. À Paris ou à New York, c’était très différent. Chaque lieu a ses traditions et ses croyances, qu’il faut respecter avec empathie et considération.

Mais chanter au Concertgebouw a toujours été merveilleux. L’acoustique est magnifique et la salle possède une énergie très particulière. Elle a aussi une longue histoire : on ressent tout ce qui s’y est passé. On ne retrouve pas cette atmosphère partout.

Votre Didon avec Teodor Currentzis a remporté notre écoute comparée à l’aveugle. Quel souvenir gardez-vous de l’enregistrement ?

Nous avons enregistré de nuit à Novossibirsk. Teodor était encore au début de sa carrière. Chaque fois que nous interprétions cette musique, en répétition ou en concert, il se produisait quelque chose d’extraordinaire. Nous l’avons donnée dans beaucoup d’endroits. Ce n’était jamais une expérience ordinaire. « Mystique » est le mot qui convient le mieux. De telles expériences sont très rares.

Cet enregistrement a été très important pour sa carrière. Je l’ai aussi aidé à obtenir son contrat avec Sony. Nous avons ensuite travaillé ensemble sur de nombreux projets, notamment les enregistrements Mozart. Mais une autre histoire explique mon lien avec lui et avec la Russie.

Votre baptême ?

En 2013, j’ai décidé de me faire baptiser. C’était une décision très personnelle. Pour moi, ce n’était pas une question de religion. Je crois à l’énergie et j’avais parfois l’impression que le ciel n’était pas vraiment ouvert. J’ai décidé de me faire baptiser en Russie et j’ai demandé à Teodor d’être mon parrain. Il a accepté en disant que nous devions en faire un grand événement.

Je ne souhaite pas en dire davantage. C’est très personnel et je raconterai peut-être un jour cette histoire dans un livre. Mais je peux dire ceci : à partir de cet instant, ma vie a complètement changé.

Est-ce toujours ce qui vous lie à lui ?

Oui. Mon baptême nous lie toujours. Artistiquement, nos chemins se sont séparés. Mais je crois qu’un jour nous nous rapprocherons de nouveau, parce que ce baptême nous unit. Je sens qu’il a besoin de quelque chose de nouveau, de bon et de lumineux.

Que signifie la lumière pour vous ?

Je suis du côté de la lumière. La lumière, c’est l’espoir, c’est l’amour, et nous en avons besoin pour vivre. Là où il y a de la lumière, il y a aussi de l’ombre. Mais chaque jour, je peux me regarder dans le miroir en toute bonne conscience et me dire que je n’ai jamais fait de l’argent, de la célébrité ou de mon intérêt personnel un but. Ce qui a toujours compté pour moi, c’est la musique et l’humilité devant les compositeurs.

Je crois que l’humilité est particulièrement importante aujourd’hui et qu’elle le deviendra encore davantage.

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