De toutes les chanteur invités à la grande soirée du Met pour célébrer le 50e anniversaire du Lincoln Center, il est celui qui a sans doute été le plus ovationné. Et pour cause ! Atteint d’une tumeur au cerveau inopérable, Dmitri Hvorostovsky a, d’après Peter Gelb, « défié tous les obstacles et les dieux » pour être de la fête. C’est donc légitimement que son interprétation de « Cortigiani, vil razza », extrait de Rigoletto a soulevé une tempête d’applaudissements. La dernière apparition de Dmitri Hvorostovsky en public remontait à un gala aux côtés d’Anna Netrebko et de Yusif Eyvasov à Toronto le 25 avril dernier, après qu’il eut renoncé à toute représentation mise en scène pour raisons de vertiges liés à sa maladie. Selon Michael Cooper du New York Times, le succès de ce concert canadien a décidé le baryton russe de traverser l’Atlantique pour participer au gala du cinquantenaire. Compte tenu de son état de santé, imprévisible, il a cependant été décidé de ne pas annoncer sa présence, « juste pour s’assurer qu’il serait suffisamment bien pour apparaître en public », explique Peter Gelb. Bien que les rumeurs aillent bon train, l’orchestre lui-même n’a été prévenu que lors d’une répétition de dernière minute. Toujours dans le New York Times, la clarinettiste Jessica Philips raconte que même les musiciens qui ne jouaient pas se sont précipités dans la fosse pour lui rendre hommage, précisant que « l’orchestre l’adore ». Nous aussi !
Retour surprise de Dmitri Hvorostovsky au Met
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Brève
9 mai 2017
Retour surprise de Dmitri Hvorostovsky au Met
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