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	<title>Amanda MAJESKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:25:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Amanda MAJESKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Houston 2022-23 : classicisme, stars… et surprises</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/houston-2022-23-classicisme-stars-et-surprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 06:35:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le paysage lyrique américain opère une bascule vers le sud depuis une grosse décennie. La Californie, le festival de Santa Fé n’y sont pas étrangers. Mais c’est surtout l’irruption du Houston Grand Opera porté par le dynamisme de la ville texane sur la scène nationale et internationale qui porte ce mouvement. La prochaine saison en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le paysage lyrique américain opère une bascule vers le sud depuis une grosse décennie. La Californie, le festival de Santa Fé n’y sont pas étrangers. Mais c’est surtout l’irruption du Houston Grand Opera porté par le dynamisme de la ville texane sur la scène nationale et internationale qui porte ce mouvement.<a href="https://www.houstongrandopera.org/"> La prochaine saison en témoigne encore</a> : des classiques du répertoire bien distribués (<strong>Angel Blue</strong> chantera Violeta ; <strong>Nahuel di Piero</strong> en Figaro ;<strong> Jonathan Tetelman</strong> et <strong>Tamara Wilson</strong> côte à côte dans <em>Tosca</em> ; <strong>Amanda Majeski</strong> exigera la tête de <strong>Ryan McKinny</strong> dans <em>Salome</em> etc.) associés à quelques titres excitants. <em>El Milagro del Recuerdo</em>, création tournée vers le Mexique voisin, viendra fêter la famille avant les fêtes de fin d’année. Ethel Smyth, compositrice de l’opéra <em>The Wrecker</em>s (1906), sera mise à l’honneur en octobre 2022.</p>
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		<item>
		<title>MOZART, La clemenza di Tito — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-clemence-de-titus-paris-garnier-condamne-a-la-clemence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 09:40:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dernière production lyrique d&#8217;une année mouvementée, la Clémence de Titus était reprise hier soir dans la mise en scène de Willy Decker. Celle-ci fêtant bientôt ses vingt-cinq ans, elle a déjà été commentée de nombreuses fois par nos confrères. La Clémence reste un mal-aimé. Mozart a beau y être au comble de son art, rien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière production lyrique d&rsquo;une année mouvementée, <em>la Clémence de Titus</em> était reprise hier soir dans la mise en scène de Willy Decker. Celle-ci fêtant bientôt ses vingt-cinq ans, <a href="https://www.forumopera.com/la-clemenza-di-tito-paris-garnier-animer-les-pierres">elle a déjà été commentée de nombreuses fois par nos confrères</a>.</p>
<p>La <em>Clémence</em> reste un mal-aimé. Mozart a beau y être au comble de son art, rien n&rsquo;y fait, la sauce de cette <em>opera seria</em> ne prend pas. Soyons justes : il est difficile de rester pertinent après s&rsquo;être livré aussi intimement que dans <em>Don Giovanni</em> ou la <em>Flûte enchantée</em>. La distance qu&rsquo;impose l&rsquo;opera seria nous paraît d&rsquo;autant plus froide.</p>
<p><strong>Willy Decker</strong> a bien senti que l&rsquo;œuvre ne s&rsquo;imposerait pas dans la froideur. Non content des habituelles lectures indifférentes et olympiennes, il souhaite nous montrer l&rsquo;envers du décor de la <em>Clémence</em> : Titus rayonne d&rsquo;humanité et de sentiments véritables au travers des lézardes de son empire vacillant. Animé des mêmes passions que les autres personnages, il est condamné à son statut, lequel le condamne à la clémence. Le metteur en scène sait efficacement traduire les sentiments qui traversent les personnages, quitte à ce que le jeu de scène devienne un brin systématique. On est en revanche moins séduit par un décor peu original, qui vient muséifier une œuvre qui a pourtant déjà du marbre à revendre.</p>
<p><strong>Mark Wigglesworth</strong> dirige l&rsquo;œuvre avec souplesse et fluidité, mais sans insuffler de véritables accents dramatiques à la partition. De ce fait, l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Opéra de Paris nous paraît un peu terne ce soir. Difficile de juger avec objectivité la prestation du Chœur de l&rsquo;Opéra, contraint d&rsquo;apparaître masqué toute la soirée.</p>
<p>Sans que personne ne démérite véritablement, la distribution peine à convaincre dans son entièreté. Malgré la brièveté de son rôle, <strong>Christian Van Horn</strong> campe un Publio solide et bien en voix. Du duo candide entre <strong>Jeanne Ireland</strong> (Annio) et <strong>Anna El-Khashem</strong> (Servilia), nous retenons avant tout le timbre frais et juvénile de cette dernière. Jeanne Ireland dispose certes d&rsquo;un mezzo riche et fruité,  sa prestation semble encore un peu hésitante vocalement pour emporter l&rsquo;unanimité. Le Sesto lyrique mais humble et sincère de <strong>Michèle Losier</strong> est la véritable source de joie de cette soirée. La prestation suscite d&rsquo;autant plus notre enthousiasme que la chanteuse semble être la seule à s&rsquo;identifier pleinement avec la lecture de son personnage faite par Decker.</p>
<p><strong>Amanda Majeski</strong> était déjà Vitellia en 2017, expérience qui se manifeste par un naturel scénique enviable. La chanteuse possède indéniablement les graves nécessaires pour incarner celle qui calcule froidement dans l&rsquo;ombre, mais c&rsquo;est l&rsquo;aigu qui s&rsquo;amincit par endroits, et manque de lui faire défaut dans le trio du I. Le même constat mitigé vaut pour le tenant du rôle-titre. Est-ce la pourpre césarienne qui confère à <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> ce timbre de voix plus sombre qu&rsquo;à l&rsquo;ordinaire ? On sent que le ténor s&rsquo;attache à rendre audibles les tourments de son personnage, tout en asseyant sa supériorité. Dans la tessiture habituelle, et dans les scènes « autoritaires », le parti pris est du meilleur effet. La stratégie s&rsquo;avère moins efficace dans l&rsquo;aigu piano que l&rsquo;on perçoit fabriqué, et semble mettre notre chanteur en danger lors des quelques vocalises du rôle.</p>
<p>Invariablement débonnaire, désespérément clément, Titus est un personnage difficile à aimer et à faire aimer. Sans décevoir complètement, cette production accuse les faiblesses déjà imputables au compositeur lui-même.</p>
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		<item>
		<title>JANACEK, Kát&#039;a Kabanová — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/katia-kabanova-londres-roh-la-la-land-en-kit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Feb 2019 05:43:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Proposée en billetterie à moitié prix comparée aux autres productions du Royal Opera House, cette Katia Kabanova, deuxième volet du cycle Janacek, n’en est pas moins une solide et entière proposition. Certes, Richard Jones opte, contraint et forcé, pour la frugalité des décors : des côtés de scène en cartons percés de portes à cour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-75f732a0-7fff-cdcb-a8f9-804fe91ffd19">Proposée en billetterie à moitié prix comparée aux autres productions du Royal Opera House, cette <em>Katia Kabanova</em>, deuxième volet du cycle Janacek, n’en est pas moins une solide et entière proposition.</p>
<p dir="ltr">Certes, <strong>Richard Jones</strong> opte, contraint et forcé, pour la frugalité des décors : des côtés de scène en cartons percés de portes à cour et à jardin, par lesquelles défilent le chœur et une foule de figurants qui épient en permanence la pauvre Katia ; un pan de mur de maisons amovible, déco vieillotte, qui descend des cintres et se retourne pour montrer la façade ; et un abris bus vert&#8230; Les costumes pattes d’éléphant font eux pencher la balance vers une époque proche de nous mais d’avant la libération sexuelle, choix judicieux eu égard à l’ambiance « ordre moral » du livret. Dommage que, pour soignée qu’elle soit, notamment pour montrer scène après scène l’ambiance suspicieuse qui pousse Katia vers la folie et le suicide, la direction d’acteur s’affuble de quelques tics agaçants. Ainsi Katia se jette un peu trop souvent contre les murs qu’elle rencontre. Reste un deuxième acte nocturne sous un lampadaire, qui, costumes sixties et amourette réunis, fait penser à une sorte de <em>La La Land</em> des pays de l’est.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/1087_emily_edmonds_as_varvara_andrew_tortise_as_kudrjas_c_roh_2019_photograph_by_clive_barda.jpg?itok=ORwlZaZA" title="© Clive Barda" width="468" /><br />
	© Clive Barda</p>
<p dir="ltr">Dans la fosse <strong>Edward Gardner</strong> convainc malgré des bois et des cuivres pas toujours à leur affaire. Le chef britannique parvient tout de même à imposer contrastes et dynamisme à ses troupes. Si les couleurs, consubstantielles à ce répertoire, pâtissent de la méforme des pupitres suscités, le lyrisme et l’ironie de la partition sont bien mis en avant.</p>
<p dir="ltr">La distribution apporte son lot de satisfaction, à commencer par les petits rôles dont le Dikoï caractériel de <strong>Clive Bayley</strong> ou le Tichon impuissant d’<strong>Andrew Staple</strong>s. <strong>Pavel Cernoch</strong>, après son <a href="https://www.forumopera.com/jenufa-amsterdam-bis-repetita-non-placent">Laca brûlant d’Amsterdam</a> cette saison, réitère ici dans le rôle plus court de Boris : brillance des aigus et chaleur du timbre en font un amant idéal. Chez les femmes, on reste sur notre faim avec la Kabanicha de <strong>Susan Bickley</strong> à cause d&rsquo;un medium amenuisé mais on se régale du chant pétillant d’<strong>Emily Edmonds </strong>(Varvara). Enfin <strong>Amanda Majeski</strong>, loin des Mozart qu’elle défend sur les scènes du monde, effectue une prise de rôle réussie en Katia. Hallucinée et fragile en scène, elle déploie un chant pur et lumineux, d’une précision d’orfèvre, même si on peut toutefois préférer des timbres plus charnus pour incarner la jeune femme adultère.</p>
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		<title>MOZART, Così fan tutte — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-new-york-retour-de-balancier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2018 14:54:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque l’on envoie le balancier trop fort d’un côté, il revient avec une égale violence dans le sens inverse. Il en va ainsi ces dernières années des productions de Così fan tutte sur les scènes lyriques. Si l’on en a soupé des Così dépressifs, gavés d’un pessimisme noir dont le paroxysme aura été la production désabusée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Lorsque l’on envoie le balancier trop fort d’un côté, il revient avec une égale violence dans le sens inverse. Il en va ainsi ces dernières années des productions de <em>Così fan tutte</em> sur les scènes lyriques. Si l’on en a soupé des <em>Così </em>dépressifs, gavés d’un pessimisme noir dont le paroxysme aura été la production désabusée de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haneke-maitre-des-illusions-perdues">Michael Haneke à Madrid et Bruxelles</a>, il suffit de se rendre dans les pays anglo-saxons pour assister à de sages badinages amoureux qui n’interrogent pas l’oeuvre au-delà des gags et quiproquos. La proposition du <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-londres-roh-jeux-de-lamour-et-mauvaises-regles">Royal Opera House de Londres</a>, autour d’une mise en abyme, rejoint très largement celle proposée par <strong>Phelim McDermott</strong> à l’ENO et qui prend ses quartiers printaniers le long de l’Hudson River. A la différence que nous ne sommes point au théâtre mais dans une fête foraine envahie de circassiens comme le décrit avec force couleurs Christian Peter qui assistait <a href="https://www.forumopera.com/breve/cosi-fan-tutte-au-met-quel-cirque">à la retransmission au cinéma il y a quelques semaines</a>. Bien évidemment, dans une ville élevée à la mamelle du music hall, toutes ces acrobaties et ce décors d’un Coney Island des années 50 (les qualités techniques du spectacle sont vraiment remarquables, des lumières au moindre accessoire) déclenchent des salves d’applaudissements régulières. A tel point qu’il nous est difficile de dire ce que l’on a pensé de l’ouverture, tant rires et clap-clap en ont parasité l’écoute. Il est tout de même amusant de noter que le public new-yorkais, conservateur s’il en est, si prompt à conspuer les transpositions, est ici extatique devant ces « performances » <em>live </em>sur scène. Comme quoi, toute adaptation, tout concept de <em>Regie </em>peut faire mouche à partir du moment où il mobilise les référents culturels appropriés. Cela le justifie-t-il au regard des enjeux de l’œuvre ? La réponse est ici bien évidemment non. Très rapidement la grande roue de la fête foraine tourne à vide, tout comme la pauvre Fiordiligi, prisonnière d’une nacelle de la roue,  tente en vain d&rsquo;épancher le dilemme de son cœur trop amoureux… Car comme chez Jan Philipp Gloger, l’on s’arrête à la facétie et on représente la séduction peu ou prou comme du harcèlement sexuel. Dans l’Amérique embrasée à l’étincelle Weinstein, que n’a-t-on donné <em>Così fan tutte</em> à mettre en scène à une femme (<a href="https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-devrait-reflechir-avant-de-parler">Anna Netrebko ?</a>) pour enfin dépasser la misogynie de façade de l’œuvre et plonger dans une vraie et riante dissection des désirs et des sentiments, point d&rsquo;équilibre du balancier ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="307" src="/sites/default/files/styles/large/public/dsc_3907a.jpg?itok=JAJJehZP" title="© Marty Sohl/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl/Metropolitan Opera</p>
<p dir="ltr">La retransmission au cinéma gomme surement certaines disparités et en ce soir de dernière représentation il est difficile de parler d’un plateau homogène comme le faisait notre confrère, sauf probable fatigue pour certains. La Despina de <strong>Kelli O’Hara </strong>use de toute sa science de Broadway pour croquer la soubrette malicieuse. Les couleurs et accents de la voix sont parfaits pour composer un personnage complexe et retors. La projection est remarquable. Las, cela ne dure qu’un temps et le deuxième acte l’épuise jusqu’à rendre son notaire anecdotique. <strong>Serena Malfi</strong>, probable victime d’une méforme de dernière, attaque ses phrases trop bas bien souvent et doit redoubler d’efforts pour rattrapper ces mauvais départs. Dommage car le tempérament scénique n’appelle que des éloges. <strong>Amanda Majeski </strong>a fait des rôles de soprano <em>seria </em>mozartiens sa grande spécialité. Elle en a la voix longue et aisée, la science du legato. Il lui en manque encore l&rsquo;instinct tragique, sa Fiordiligi apparaissant bien pâle, la faute sûrement en partie à la mise en scène qui la fagotte comme une vieille fille de l’Upper East Side et l’enferme dans la fameuse nacelle pour son grand air du deuxième acte. Ces messieurs apportent davantage de satisfaction, à commencer par le Don Alfonso jovial de <strong>Christopher Maltman</strong>. La voix mate et sonore du baryton est un vrai pilier dans les scènes collectives. <strong>Adam Plachetka</strong> dispose d’une voix puissante et d’une belle musicalité. Il propose un Gugliemo assez sensible, plus colérique que taquin. Enfin <strong>Ben Bliss</strong>, lauréat d’Operalia et formé in loco dans le Lindemann Young Artist Program, se taille la part du lion. Il possède tout ce qu’il faut à un ténor mozartien de premier ordre : longueur de souffle, legato léché, bonne projection et surtout un timbre clair pour une voix qui est tout sauf fluette. Reste à polir encore quelques nuances et demi-teintes&#8230; mais l’immensité de Met décourage parfois les chanteurs dans leurs nuances.</p>
<p>	Cela ne pose aucun problème à <strong>David Robertson</strong> qui dirige l’orchestre du Metropolitan avec un rare raffinement. Les choix des tempi sont tous appropriés et aux possibilités des chanteurs et aux situations scéniques. Chaque reprise est l’occasion d’un piano, d’un crescendo, de contrepoint confié à un nouvel instrument. Toutes ces idées de direction enluminent ce <em>CosÌ fan tutte</em>.</p>
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		<title>Così fan tutte au Met : quel cirque !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cosi-fan-tutte-au-met-quel-cirque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Apr 2018 02:38:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 30 mars le Metropolitan Opera retransmettait dans les cinémas Così fan tutte de Mozart dans une nouvelle production de Phelim McDermott qui avait déjà signé in loco celle de The Enchanted island en 2011. Le metteur en scène britannique situe l’action au cœur des années 50, dans le célèbre parc d’attraction de Coney Island &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 30 mars le Metropolitan Opera retransmettait dans les cinémas <em>Così fan tutte</em> de Mozart dans une nouvelle production de <strong>Phelim McDermott</strong> qui avait déjà signé <em>in loco</em> celle de <em>The Enchanted island</em> en 2011. Le metteur en scène britannique situe l’action au cœur des années 50, dans le célèbre parc d’attraction de Coney Island à New-York. Ainsi l’on aperçoit en fond de scène une grande roue et des montagnes russes qui se détachent sur un magnifique coucher de soleil rouge orangé. Les décors aux couleurs vives de Tom Pye nous plongent dans cette atmosphère joyeuse et bariolée des fêtes foraines où tout n’est qu’artifice et faux-semblants comme dans le stratagème imaginé par Don Alfonso pour dessiller les yeux des deux jeunes militaires et, pour que l’illusion soit parfaite, de vrais artistes de cirque peuplent la scène, une avaleuse de sabre, une femme à barbe, une cracheuse de feu, des nains, une charmeuse de serpents… La maison des deux sœurs devient un motel où Despina est employée comme femme de chambre et au début de l’ouvrage, Alfonso et ses deux acolytes sont attablés dans un club Playboy peuplé de Bunny girls.</p>
<p>C’est une distribution essentiellement juvénile et homogène qui a été réunie autour de <strong>Christopher</strong> <strong>Maltman</strong>, Alfonso plus malicieux que foncièrement cynique qui, en véritable maître de cérémonie comme en témoigne son costume rouge à paillettes au tableau final, mène le jeu avec une implacable virtuosité. Vocalement le baryton anglais ne démérite pas, le style mozartien n’a pas de secret pour lui et sa voix sombre et sonore confère au personnage un ascendant certain sur ses deux amis.</p>
<p>Les jeunes hommes, qui portent des uniformes d’officiers de marine au lever du rideau, reviennent non pas déguisés en Albanais mais vêtus de jeans et d’un blouson de cuir avec une coiffure à la James Dean et une fine moustache. Lauréat du concours Operalia en 2013, <strong>Ben Bliss</strong> possède un timbre clair et homogène. Son « aura amorosa » phrasée avec élégance n’appelle que des éloges. Dans son duo du deuxième acte avec Fiordiligi, « Fra gli amplessi » sa voix se pare d’accents d’une suavité irrésistible. Voilà un ténor mozartien aux moyens prometteurs à qui l&rsquo;on pardonnera quelques aigus émis en arrière en début de soirée, sans doute à cause du trac. <strong>Adam Plachetka</strong> est un Guglielmo moins fanfaron et sûr de lui qu’à l’accoutumée, qui laisse entrevoir une certaine fragilité dans son duo avec Dorabella. Ce jeune baryton tchèque est doté d’une voix virile et solide qui ne manque pas d’agilité.</p>
<p>Les personnages féminins sont également bien servis, <strong>Serena Malfi</strong> campe une Dorabella mutine à souhait. Sa voix, délicieusement enjoué dans  « È amore un ladroncello », se fait sensuelle dans son duo « Il cor vi dono » au point de troubler son partenaire et son timbre délicatement ambré se marie fort bien avec le soprano limpide d’<strong>Amanda Majeski</strong>. La cantatrice américaine, que les Parisiens ont applaudie en Vitellia à Garnier à l’automne dernier, possède une voix longue qui lui permet de triompher des embûches du rôle de Fiordiligi, en particulier les graves de « Come scoglio » émis sans effort apparent. Cependant, c’est son « Per Pietà » tout en nuances et empreint de nostalgie qui lui vaudra une belle acclamation de la part du public. Cet air, qu’elle chante dans une montgolfière qui s’élève dans le ciel constitue l’un des temps forts de la soirée. Reine de Broadway, <strong>Kelli O’Hara</strong> s’est déjà produite au Met dans <em>La Veuve joyeuse </em>​en 2015. Elle aborde ici un répertoire plus ambitieux et s’en tire avec les honneurs. La voix paraît bien projetée, autant que l’on puisse en juger au cinéma, et le style n’appelle aucune réserve, ce qui constitue une manière d’exploit pour une chanteuse spécialisée dans la comédie musicale. Très à l’aise sur la scène, la soprano est irrésistible en faux médecin aussi bien qu’en notaire au timbre nasillard. Pour un peu elle volerait presque la vedette à ses partenaires.</p>
<p><strong>David Robertson</strong> propose une direction énergique avec des tempi globalement rapides, notamment dans les ensembles, qui n’excluent pas les moments de pure poésie comme le trio « Soave sia il vento » où la musique semble planer en apesanteur.</p>
<p>	Le 14 avril prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Luisa Miller</em> de Verdi avec Sonya Yoncheva, Piotr Beczala et Placido Domingo.<br />
	  </p>
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		<item>
		<title>MOZART, La clemenza di Tito — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-clemenza-di-tito-paris-garnier-animer-les-pierres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 02:15:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La clemenza di Tito dans la mise en scène de Willy Decker a deja amplement été commentée depuis les reprises de 2013 et 2011. Si le temps n&#8217;a pas de prise sur le marbre, il fissure pourtant à présent cette proposition froide, laide parfois et où les incongruités (comme ces costumes XVIIIe siècle ou cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><em>La clemenza di Tito</em> dans la mise en scène de <strong>Willy Decker</strong> a deja amplement été commentée depuis les reprises de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/une-reprise-de-marbre">2013</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/anti-mortierisme-primaire">2011</a>. Si le temps n&rsquo;a pas de prise sur le marbre, il fissure pourtant à présent cette proposition froide, laide parfois et où les incongruités (comme ces costumes XVIIIe siècle ou cette affreuse couronne en carton maronnasse) agacent rapidement.</p>
<p>	Pour habiter ces voûtes marmoréennes, il faut compter sur les interprètes. Ceux de la première distribution répondent présent. À commencer par <strong>Dan Ettinger </strong>que l&rsquo;on aura cantonné trop vite au répertoire romantique italien. Son Mozart se veut précis, vif et nuancé. Ancien chanteur, son attention au plateau est sans faille. L&rsquo;orchestre remarquablement bien préparé donne naissance à de vrais moments de poésie, notamment lors des deux solos qui accompagnent les grandes scènes de Sesto et de Vitellia. Le choeur, effacé au premier acte, finit par trouver une assurance collective au second.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/sebastien_mathe_opera_national_de_paris-la-clemence-de-titus-17.18-sebastien-mathe-onp-9-.jpg?itok=XzCvL6o7" title="© Sébastien Mathe" width="468" /><br />© Sébastien Mathe</p>
<p>C’est à <strong>Ramon Vargas</strong>, davantage connu à Paris pour ses héros romantiques, qu’échoient la toge impériale et quelques morceaux de bravoure. Le ténor mexicain en vient à bout avec un timbre viril et plaisant, des vocalises rondement menées, une ligne et un legato qui siéent parfaitement au répertoire mozartien. Seul un vibrato plus large qu’il ne faudrait entache quelque peu son chant. <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> revisite cette production aussi constamment qu’elle fait montre de grandes qualités et d’un art des nuances  pour dépeindre les affres de l&rsquo;infortuné Sesto. <strong>Amanda Majeski</strong> possède l’aigu tranchant et le grave puissant nécessaires au portrait de Vitellia, d’autant qu’elle se joue aisément des écarts de registres. Le timbre rond et chaud d’<strong>Antoinette Dennefeld</strong> (Annio) trouve un beau miroir dans la pulpe de celui de <strong>Valentina Nafornita</strong> (Servilia). Elles forment un beau couple qui rivalise de pianos disséminés avec science. <strong>Marko Mimica</strong> (Publio) complète la galerie avec les honneurs. En somme, à défaut de faire pleurer les pierres qui jonchent la scène du Palais Garnier, les interprètes de cette première distribution parviennent déjà à leur donner vie.</p>
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		<title>MOZART, Le nozze di Figaro — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-noces-de-figaro-new-york-james-levine-le-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 16:44:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>2014 est l’année du grand retour de James Levine, pilier de la fosse du Metropolitan Opera de New York avec plus de 2 500 représentations à son actif. Après quelques saisons en pointillés dues à des soucis de santé récurrents, c’est avec le premier opus de la trilogie Mozart-Da Ponte que le chef américain reprend &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>2014 est l’année du grand retour de <strong>James Levine</strong>, pilier de la fosse du Metropolitan Opera de New York avec plus de 2 500 représentations à son actif. Après quelques saisons en pointillés dues à des soucis de santé récurrents, c’est avec le premier opus de la trilogie Mozart-Da Ponte que le chef américain reprend de la baguette. A cette occasion une nouvelle production signée par <strong>Sir Richard Eyre</strong> (l’artisan du <em>Werther</em> avec Jonas Kaufmann en février dernier).</p>
<p>	Le Britannique a conçu cette folle journée dans un décor unique et pourtant multiple. Sur une tournette, de grandes colonnes de métal, aux motifs mauresques de l’Espagne andalouse du livret, sont disposées en triangle et délimitent les différentes pièces : là la chambre offerte au couple de serviteurs, ici celle de la comtesse avec sa grande fenêtre d’où sautera Chérubin et ailleurs une salle de bal etc.<br />
	Si ce décor est froid et austère, peu plaisant à l’œil, il s’avère ingénieux pour faire s’enchainer les scènes à un rythme rapide et ménager certains effets comiques : une course poursuite entre le Comte et le page, une cachette d’où les uns épient les autres… La panoplie en somme de <em>Nozze di Figaro</em> amusantes, mais un brin inoffensives quant à la dimension plus politique de l’œuvre. Pourtant, à en juger par l’habit, nos moines ont été transposés dans une époque victorienne où les rapports de classe auraient pu être interrogés plus avant. Il n’en sera rien. Le spectacle reste spectacle, un divertissement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/sans_titre2.png?itok=KQTFtDw7" title="Isabel Leonard et Marlis Petersen © Ken Howard / Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	Isabel Leonard et Marlis Petersen © Ken Howard / Metropolitan Opera</p>
<p>Les interprètes de la soirée prennent un plaisir manifeste sur scène toutefois, notamment dans les scènes de groupe que Richard Eyre réussit particulièrement. La direction d’acteur est au rendez-vous dans ces moments et fait merveille quand la distribution compte dans ses rangs le Comte de<strong> Peter Mattei </strong>toujours autant à l’aise sur scène qu’en voix. Le britannique semble en revanche bien moins inspiré lorsqu’il s’agit de diriger les arie et d’y insuffler un peu de théâtre. Au mieux la situation sera convenue, telle cette éternelle comtesse sur son lit en ouverture de l’acte II. Au pire le jeu sera inexistant pour les airs du 4e acte notamment ceux du Comte, de Figaro et de Suzanne. La final dans le jardin est étonnamment raté. Pas de cachettes (malgré le décor !) pas de faux-semblant non plus et même quelques contresens : Suzanne déguisée en Comtesse chantera son seul vrai air en face de Figaro, qui à ce moment de l’action n’est pas encore au courant de la supercherie.</p>
<p>Dès lors, l’art des interprètes prend toute son importance, <strong>Peter Mattei</strong> tire son épingle du jeu comme à son habitude. On se souvient de<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/mattei-the-ultimate-don-giovanni"> ses incarnations mozartiennes à Paris en particulier de son Don Giovanni</a>, son Almaviva new-yorkais expose d’emblée la richesse de son timbre qui lui font se glisser dans la peau de son personnage instantanément. Souffle, legato et sens du phrasé font le reste : il est un des meilleurs Comte actuel. Sa Rosine est interprétée par <strong>Amanda Majeski</strong>, élégant soprano, qui maitrise parfaitement le rôle tant dans la tessiture où elle se coule avec aisance que dans le phrasé. Un vibratello, cependant, est présent en permanence à tel point que l’incarnation en pâtit quelque peu. La mezzo soprane <strong>Ingeborg Gillebo</strong> (Chérubin), jeune norvégienne habituée de l’opéra d’Oslo, faisait ses débuts au Met ce soir-là en remplacement d’Isabel Leonard. Belle découverte et bonne surprise de la soirée elle déploie un phrasé remarquable et de belles nuances dans ses deux airs. Tout comme la Suzanne de <strong>Marlis Petersen</strong> dont le timbre épouse la malice du personnage. S’il faut quelques scènes pour que la voix prenne toute son ampleur, la chanteuse allemande assume discrètement mais avec beaucoup d’intelligence musicale ce rôle central de l’opéra. Elle brille enfin dans son seul air « deh vieni non tardar ».  <strong>Ildar Abdrazakov</strong> représente quant à lui l’entre deux de la soirée : il est vocalement irréprochable mais laisse un peu sur sa faim côté incarnation scénique et coloration du chant.</p>
<p>Les comprimari n’ont pas à rougir pour autant : truculent Bartolo quoiqu’un peu court vocalement de <strong>John del Carlo </strong>; <strong>Greg Fedderly</strong> beau ténor de caractère en Basilio et le reste de la distribution est à l’avenant.</p>
<p>La soirée aurait donc pu être une bonne soirée de répertoire dans une des grandes maisons d’opéra du monde. Elle prend une autre ampleur grâce à la direction simple et évidente de <strong>James Levine</strong>. Dans un style classique et méticuleux, il façonne un théâtre haut en couleurs aria après duo et trio, de scènes chorales en introductions orchestrales avec un style idoine tant au regard de la partition de Mozart que la situation théâtrale du moment. A l’inverse de la geste baroque, la vie de cette musique n’est pas tant dans des contrastes forts de rythmes ou de volumes, mais bien dans le déploiement savamment orchestré des pupitres, des chants et contrepoints.<br />
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