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	<title>Pascal NEYRON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pascal NEYRON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Ubu Roi à l’Athénée : ceci n’est pas une opérette</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ubu-roi-a-lathenee-ceci-nest-pas-une-operette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 08:04:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec une trentaine de titres à son catalogue, le nom de Claude Terrasse (1867-1923) est indissociable de l’opérette. Si aucune de ses œuvres n’a franchi la barre de la postérité, elles restent considérées pour leur caractère fantaisiste et satirique, dans la digne continuité d’Offenbach, à une époque où le genre préférait se diluer dans un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec une trentaine de titres à son catalogue, le nom de Claude Terrasse (1867-1923) est indissociable de l’opérette. Si aucune de ses œuvres n’a franchi la barre de la postérité, elles restent considérées pour leur caractère fantaisiste et satirique, dans la digne continuité d’Offenbach, à une époque où le genre préférait se diluer dans un sentimentalisme de convention.</p>
<p>Depuis leur fondation en 2012 par Benjamin El Arbi et Mathieu Franot, Les Frivolités Parisiennes sont reconnues – et appréciées – pour leur active contribution à la redécouverte du répertoire lyrique léger français, à travers l’exhumation réjouissante d’ouvrages oubliés. Le dernier en date&nbsp;? <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/yvain-gosse-de-riche-paris-athenee/">Gosse de riche</a></em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/yvain-gosse-de-riche-paris-athenee/"> de Maurice Yvain </a>&nbsp;en début d’année.</p>
<p>Bien que mis en musique par Claude Terrasse, <em>Ubu Roi</em>, leur nouveau spectacle à l’Athénée jusqu’au 20 octobre puis à Reims en novembre, n’a rien à voir avec l’opérette. Il s’agit de la pièce d’Alfred Jarry, créée au Nouveau-Théâtre (actuel Théâtre de Paris) en 1896, pour laquelle Terrasse avait composé une musique de scène jouée au piano par le compositeur lui-même. La partition fut confiée pour la première fois à un ensemble de seize instruments – cuivres, bois, contrebasse et percussion – en mars 1908 lors d’une représentation de gala en hommage à Jarry, décédé quelques mois auparavant. «&nbsp;La musique de M. Claude Terrasse est délicieuse de gras et robuste comique&nbsp;» s’ébaudissait le journal <em>Comoedia</em> lors d’une reprise de la pièce en février 1922. Depuis, la partition n’avait jamais été entendue dans sa version orchestrale.</p>
<p>C’est cette redécouverte que proposent Les Frivolités parisiennes, dans un spectacle qui ne relève que du genre théâtral. Dans un décor tubulaire, la mise en scène de <strong>Pascal Neyron</strong> impulse le rythme soutenu qu’appelle la succession de courtes scènes. Onze instrumentistes ponctuent la pièce des virgules musicales composées par Terrasse lorsqu’ils ne viennent pas en renfort de la troupe de comédiens menée bon train par <strong>Paul Janson</strong> et <strong>Sol Espeche</strong> en Père et Mère Ubu. Revit ainsi le chef-d&rsquo;œuvre de Jarry, absurde, sarcastique, déjà surréaliste avec son texte grinçant et sa musique pouet pouet tralala, sans chanteurs, ni chansons.</p>
<pre><em>Ubu roi</em>. Texte d'Alfred Jarry ; musique de Claude Terrasse ; mise en scène de Pascal Neyron ; Les Frivolités parisiennes ; jusqu'au 20 octobre à l'Athénée Théâtre Louis Jouvet (<a href="https://www.athenee-theatre.com/saison/spectacle/ubu-roi.htm">plus d'informations</a>).</pre>
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		<title>YVAIN, Gosse de riche &#8211; Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/yvain-gosse-de-riche-compiegne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 06:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout au long des Années folles, les petites filles sages lisaient La Semaine de Suzette, publication bien-pensante où tout était ordonné de manière carrée pour préparer les lectrices à leur destin de mère de famille et bonne ménagère. La Bretagne y était représentée par une héroïne maison, Bécassine, autour de qui gravitaient notamment la marquise &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout au long des Années folles, les petites filles sages lisaient <em>La Semaine de Suzette</em>, publication bien-pensante où tout était ordonné de manière carrée pour préparer les lectrices à leur destin de mère de famille et bonne ménagère. La Bretagne y était représentée par une héroïne maison, Bécassine, autour de qui gravitaient notamment la marquise de Grand-Air et sa fille adoptive Loulotte. Comme un coup de pied dans un jeu de cubes ou un éternuement sur un château de cartes, <em>Gosse de riche</em> vient bouleverser les règles convenues&nbsp;: Loulotte y est devenue Colette, une jeune femme libérée, et la marquise une entremetteuse louche, la baronne Skatinkolovitz.</p>
<p>Forte d’une dizaine de représentations à Paris (<a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">voir le compte rendu de Christophe Rizoud</a>) qui a permis de bien roder le spectacle, Les Frivolités parisiennes commencent avec Compiègne et Reims une tournée qui promet d’être mémorable, car ce soir, le théâtre impérial, plein à craquer, a fait un triomphe à la troupe venue défendre cette œuvre pour le moins atypique. En effet, dans cette opérette hors normes dont on fête le centenaire, Maurice Yvain, après les triomphes de <em>Ta bouche</em> (1922) et <em>Là-Haut</em> (1923), fait un sort à la société bourgeoise du temps avec ses secrets de familles, en même temps qu’aux parvenus et nouveaux riches, et à leur rapport avec l’art contemporain.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_2259-FO-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158899"/><figcaption class="wp-element-caption">© Camille Girault</figcaption></figure>


<p>Cette bombe jouissive fut saluée par la presse lors de sa création et connut un succès honorable, mais sera néanmoins relativement oubliée &#8211; sauf de l’ORTF* &#8211; comme beaucoup d’autres œuvres du compositeur, au profit notamment de <em>Pas sur la bouche</em> (1925). Et pourtant la musique est à la fois délicieuse, raffinée et accomplie, faisant sienne des réminiscences de Reynaldo Hahn (Ciboulette) en particulier dans le duo «&nbsp;Il faut briser les feux charmants de notre chaîne&nbsp;», André Messager (Véronique) et Franz Lehár, et bien sûr les rythmes américains de danses alors à la mode, foxtrot, tango ou shimmy. Quelques airs, même s’ils ne sont pas passés à la postérité, font mouche&nbsp;: «&nbsp;Quand on est chic, chic, chic…&nbsp;», «&nbsp;Vous m’trouvez peut-être un peu fantaisiste…&nbsp;», «&nbsp;On m’traite, et j’y consens, de sale gosse de riche&nbsp;», l’air des combines de la baronne «&nbsp;Faible et tendre femme sans soutien&nbsp;», et le savoureux «&nbsp;J’veux choisir c’qui m’fait plaisir&nbsp;».</p>
<p>L’intrigue est passablement embrouillée et difficile à raconter en quelques mots&nbsp;: au départ, un peintre est amoureux de Colette, la fille de l’amant de sa maîtresse, et suit tout ce petit monde en villégiature en Bretagne. Les péripéties se multiplient, un peu à la manière de Feydeau, avec pour toile de fond une critique acerbe de la société. Les caricatures burlesques de personnages amoraux constituent un tableau de famille monstrueux, qui fait d’autant plus rire. Le public, qui répond au quart de tour, est en effet conquis, et prouve que l’œuvre n’a pas vieilli d’un iota. La mise en scène de <strong>Pascal Neyron</strong>, malgré un dispositif scénique un peu minimalistes, fait la part belle à tous ces éléments, et est d’une redoutable efficacité. Entre déterminisme social et rébellion, on suit ainsi avec amusement la jeune et naïve Colette, avec son petit air d’Amélie Poulain, dans sa recherche de liberté́ et d’émancipation.</p>
<p>Les conditions de représentation au théâtre impérial sont évidemment très différentes de celles de l’Athénée, où l’opérette vient d’être reprise : salle de grandes dimensions et large plateau obligent la troupe à prendre de nouvelles marques. Il est un peu dommage que le jeu se concentre souvent en fond de scène, alors qu’il aurait pu utiliser davantage la vaste avant-scène le plus souvent délaissée. Les textes parlés auraient ainsi bénéficié d’une meilleure perception (ou bien il aurait fallu mettre les textes parlés en surtitre, comme pour les textes chantés). Les acteurs sont en tout cas tous épatants, dans les joyeux et parfois surprenant costumes de <strong>Sabine Schlemmer</strong>, agrémentés de perruques et de chapeaux à l’unisson. Aussi à l’aise dans le jeu de comédie que dans le lyrique et dans la danse, ils entraînent une totale adhésion. Ils savent comme personne égrener les chansons qui composent l’opérette, et dire les textes parlés à une cadence effrénée &#8211; pas un temps mort &#8211; même si c’est parfois au détriment de leur bonne compréhension.</p>
<p><strong>Lara Neumann</strong>, dont on connaît depuis longtemps la verve comique, campe une étonnante Suzanne Patarin, dont la parodie de danse bretonne restera un morceau d’anthologie. Affublée d’une coiffe bigoudine,<strong> Marie Lenormand</strong> est de son côté une truculente baronne Skatinkolowitz, dont on a du mal à mesurer l’insondable duplicité. Malgré les embûches qui les séparent,<strong> Amélie Tatti</strong> et <strong>Aurélien Gasse</strong> (Colette Patarin et André Sartène) roucoulent à l’unisson avec de jolies voix chantées. <strong>Philippe Brocard</strong> est pleinement convaincant en Achille Patarin, à qui il prête sa voix solide et musicale. <strong>Julie Mossay</strong> et <strong>Charles Mesrine</strong> composent enfin les savoureuses silhouettes de Nane et de Léon Mézaize. Le petit orchestre des Frivolités, dirigé par le premier violon, fait merveille dans l’excellente acoustique du théâtre impérial. Une belle réussite de plus à l’actif des Frivolités parisiennes&nbsp;!</p>
<pre>*Voir le remarquable site Internet de Jacques Gana «&nbsp;Encyclopédie multimédia de la comédie musicale théâtrale en France, 1918-1944&nbsp;», où il est possible d’écouter les enregistrements des œuvres répertoriées, et notamment pour ce <a href="http://www.ecmf.fr/cm/index01e0.html"><em>Gosse de riche</em></a> ceux de l’ORTF de 1968 et 1970.</pre>
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		<title>YVAIN, Gosse de riche &#8211; Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/yvain-gosse-de-riche-paris-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 06:44:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De la vingtaine d’opérettes composées par Maurice Yvain, Gosse de riche n’est la plus célèbre. L’œuvre connut un relatif insuccès comparé au triomphe de Ta bouche deux plus tôt, en 1922, et de Là-Haut l’année précédente (76 contre respectivement 582 et 260 représentations). Non qu’elle soit dépourvue de qualité, à commencer par une intrigue vaudevillesque &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De la vingtaine d’opérettes composées par Maurice Yvain, <em>Gosse de riche</em> n’est la plus célèbre. L’œuvre connut un relatif insuccès comparé au triomphe de <em>Ta bouche</em> deux plus tôt, en 1922, et de <em>Là-Haut</em> l’année précédente (76 contre respectivement 582 et 260 représentations). Non qu’elle soit dépourvue de qualité, à commencer par une intrigue vaudevillesque prétexte à quiproquos désopilants assortie d’une satire réjouissante de la société – on constate que peu de choses ont changé en un siècle. Mais les lyrics de Jacques Bousquet et Henri Falk, si spirituels soient-ils, ne peuvent rivaliser avec ceux d&rsquo;Albert Willemetz. Privée de tubes, la partition elle-même paraît inégale, parfois inspirée, parfois inaboutie avec des numéros qui tombent à plat ou si brefs qu’ils n’ont pas le temps de faire mouche, comme si le compositeur était à court d’idées ou cherchait son style.</p>
<p>Pour l’apprécier à sa juste mesure sur la scène de l’Athénée, il aurait fallu soigner davantage la prononciation du texte. Parlés, les dialogues sont débités à une vitesse qui empêche d’en saisir toujours le sens. Chantés, l’œil s’accroche aux écrans de surtitres de part et d’autre de la scène afin de comprendre les paroles et d&rsquo;en goûter l’esprit, au détriment de l&rsquo;attention portée aux chanteurs. Seule exception au volapük ambiant, <strong>Philippe Brocard</strong> campe un Achille Patarin toujours intelligible, servi par une voix de baryton timbrée et bien projetée. Se détachent les rôles de caractère – <strong>Marie Lenormand</strong> en Baronne, <strong>Lara Neumann</strong> en Suzanne Patarin et même, dans le rôle pourtant épisodique de Léon Mézaize, <strong>Charles Mesrine</strong> – tandis que les deux jeunes premiers – <strong>Amélie Tatti</strong> en Colette Patarin, <strong>Aurélien Gasse</strong> en André Sartène – se débattent avec des partitions plus lyriques, et donc plus exigeantes, qui semblent avoir pris Franz Lehár pour modèle. L’un des plus grands succès de Henry Defreyn, le créateur de Sartène, ne fut-il pas Danilo dans <em>La Veuve Joyeuse</em> ?</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/img_2261_1000_1000-1294x600.jpg" />© Camille Girault</pre>
<p>Les décors et les costumes sont réduits à l’essentiel avec quelques partis-pris surprenants. Etrange la chemise transparente de Patarin ! Osé, le tablier de Sartène qui ne cache rien de la partie la plus charnue de son anatomie ! La mise en scène de <strong>Pascal Neyron</strong> fait claquer les portes comme il se doit dans ce type de comédie. Entrées et sorties sont réglées au cordeau, sans plus d’inventivité. Le grain de folie nécessaire à ce répertoire frôle souvent l’hystérie – l’entrée surjouée de Colette.</p>
<p>Ne soyons cependant pas trop sévères. Une opérette de Maurice Yvain offre toujours la garantie de passer un bon moment. Les Frivolités Parisiennes ne sont jamais aussi convaincantes que dans ce répertoire qui leur est consubstantiel. L’absence de chef d’orchestre ne nuit ni à l’homogénéité, ni à la fluidité. La précision des ensembles n’est jamais prise en défaut. L&rsquo;air de la baronne, « Combine », ou la Fest-Noz menée biniou battant par Lara Reimann font partie de ces moments inénarrables qui, en dépit de nos réserves, aident à passer une joyeuse soirée.</p>
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		<title>ROSSINI, La scala di seta &#8211; Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-scala-di-seta-paris-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 May 2023 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque nuit, Dorvil rejoint Giulia, à laquelle il est secrètement marié, dans sa chambre par une échelle de soie. Sur un argument imité du Mariage secret de Cimarosa, Rossini à l’âge de 20 ans fourbit ses premières armes. La scala di seta appartient à la série des cinq farces composées entre 1810 et 1813 pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque nuit, Dorvil rejoint Giulia, à laquelle il est secrètement marié, dans sa chambre par une échelle de soie. Sur un argument imité du <em>Mariage secret</em> de Cimarosa, Rossini à l’âge de 20 ans fourbit ses premières armes. <em>La scala di seta</em> appartient à la série des cinq farces composées entre 1810 et 1813 pour le Teatro San Moisè à Venise. Des œuvres faciles à monter car courtes – un acte seulement – et économiques – peu de décors, pas de chœur –, idéales pour accompagner la formation des artistes en résidence à l’Opéra national de Paris. Si Rossini n’avait ses exigences&#8230; Que le Festival de Pesaro se soit doté d’une académie destinée à exercer les jeunes chanteurs au style rossinien ne relève pas d’un concours de circonstances.</p>
<p>Des deux distributions en alternance sur la scène de l’Athénée jusqu’au 6 mai, la première consacre l’excellent Germano de <strong>Yiorgio Ioannou</strong>. Le baryton chypriote maîtrise à merveille la volubilité bouffe, l’art de débiter des notes en rafale avec une netteté appréciable, une clarté d’émission et un sens de la comédie essentiel à ce rôle de Zanni (le valet stupide de la Commedia dell’Arte). En Dorvil, le ténor britannique <strong>Laurence Kilsby</strong> démontre aussi des affinités rossiniennes à consolider, ou non selon l’orientation qu’il souhaite donner à sa carrière. La couleur, l’agilité, l’imagination dans les variations, l’aisance dans le suraigu (moins dans l&rsquo;aigu) révèlent le contraltino tel qu’associé à la musique de Rossini. Forts d’un engagement à toute épreuve (y compris du ridicule) et une indéniable santé vocale, les autres larrons de la farce – <strong>Margarita Polonskaya</strong> (Giulia), <strong>Alejandro Baliñas Vieites </strong>(Blanzac), <strong>Marina Chagnon</strong> (Lucilla) – trouveront matière à s’épanouir dans des répertoires moins belcantistes.</p>
<p>Est-ce l’adaptation de la partition à un effectif instrumental réduit ou la direction trop appliquée d’<strong>Elizabeth Askren</strong>&nbsp;? Pour un peu, Rossini nous paraîtrait avoir usurpé sa réputation d’amuseur et son surnom de <em>Tedeschino </em>(«&nbsp;le petit allemand&nbsp;» en référence à la primauté accordée à l’orchestre par les compositeurs germaniques).</p>
<p>Deux pans de décors mobiles percés de multiples portes et un lit transformable offrent à <strong>Pascal Neyron</strong> un cadre de scène idéal pour tirer les ficelles de la farce. Nécessaires à la caractérisation, perruques choucroutesques et costumes bibendumesques ajoutent au comique des situations. A défaut de style, la bonne humeur reste de mise.</p>
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		<item>
		<title>Les Frivolités parisiennes à la tête de l&#8217;Opéra de Reims</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-frivolites-parisiennes-a-la-tete-de-lopera-de-reims/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Frivolités parisiennes succèderont à Serge Gaymard, directeur historique de l&#8217;Opéra de Reims depuis 2000, à compter du 1er juillet 2023 et pour une durée de 7 ans. Après une consultation pour laquelle cinq candidats s&#8217;étaient manifestés, la municipalité rémoise a choisi de retenir l&#8217;offre de la compagnie qui, dans le cadre d’une délégation de service public, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Frivolités parisiennes succèderont à Serge Gaymard, directeur historique de l&rsquo;Opéra de Reims depuis 2000, à compter du 1<sup>er </sup>juillet 2023 et pour une durée de 7 ans. Après une consultation pour laquelle cinq candidats s&rsquo;étaient manifestés, la municipalité rémoise a choisi de retenir l&rsquo;offre de la compagnie qui, dans le cadre d’une délégation de service public, aura la mission d’organiser les saisons musicales et chorégraphiques, mais aussi d’entretenir les bâtiments. Créée en 2012 par les musiciens Benjamin El Arbi et Mathieu Franot, l’association s’était donné pour objectif de faire connaître au public le répertoire lyrique léger français disparu des programmations modernes. Leur première production fut <a href="/spectacle/a-la-recherche-du-genre-perdu">la résurrection de <em>L’Ambassadrice</em></a> de Daniel-François-Esprit Auber (<a href="/actu/auber-le-grand-oublie">un grand oublié)</a>, donnée à l’Alhambra. La compagnie a depuis multiplié les découvertes, <a href="/cd/don-cesar-de-bazan-drame-frivole">parfois suivies d’enregistrements sous le label Naxos</a>. La proposition de la compagnie a séduit la municipalité par ses projets d’actions vers les publics de régions, une programmation équilibrée, et un coût inférieur au budget initial. Fait rarissime, la direction sera assurée par un quatuor puisque le duo initial est complété par Pascal Neyron (metteur en scène et responsable pédagogique) et Christophe Mirambeau (également metteur en scène et conseiller artistique depuis 6 ans). On ne sait pas encore si ces Frivolités seront désormais rémoises. </p>
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		<item>
		<title>YVAIN, Là-haut — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-athenee-nous-irons-tous-au-paradis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Mar 2022 22:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’arrivée soudaine du printemps ? la promesse d’une trêve pandémique et l’assouplissement des gestes barrières ? Ou, la recherche d’un antidote au fracas des bombes en Ukraine ? Inutile de chercher les raisons de notre irrépressible besoin de légèreté. C’est sans hésitation qu’en ce moment l’on échange une représentation de Là-Haut jusqu’au 31 mars à L’Athénée contre deux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’arrivée soudaine du printemps ? la promesse d’une trêve pandémique et l’assouplissement des gestes barrières ? Ou, la recherche d’un antidote au fracas des bombes en Ukraine ? Inutile de chercher les raisons de notre irrépressible besoin de légèreté. C’est sans hésitation qu’en ce moment l’on échange une représentation de <em>Là-Haut</em> jusqu’au 31 mars à L’Athénée contre deux de <em><a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-paris-bastille-dune-actualite-troublante">Wozzeck </a></em><a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-paris-bastille-dune-actualite-troublante">à La Bastille</a>.</p>
<p>A La fin de la première guerre mondiale, survient une nouvelle forme d’opérette. « Toute la fadasserie sentimentale qui fait l’ignominie du genre a disparu » se réjouit l’écrivain et critique Henri Bidou. Les années sont folles. Maurice Yvain s’engouffre dans la brèche ouverte par Christiné avec <em>Phi-Phi</em>  puis <em>Dédé</em>. Le public parisien succombe à l’apparente facilité de mélodies joliment troussées sur des rythmes à la mode : fox-trot, one-step, java, tango, shimmy… Les<em> lyrics</em> drolatiques d’Albert Willemetz pallient l’apparente simplicité de l’écriture musicale. « Un final d’Yvain, c’est ficelé comme un final d’Haydn », écrit Arthur Honegger, « ce petit musicien est un maître ». Les livrets rivalisent de fantaisie. <em>Là-haut</em> raconte l’histoire de feu Evariste Chanterelle qui du paradis voit sa veuve, Emma, courtisée par son cousin Martel. Avec l’aide de Frisotin, l’ange gardien d’Emma, le mari jaloux n’aura de cesse de défendre son honneur et de reconquérir le cœur de sa femme.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/lh2.jpg?itok=C6nrxdFm" title=" © Les frivolités parisiennes" width="468" /><br />
	 © Les frivolités parisiennes</p>
<p>Sur ce canevas farfelu, qui aujourd’hui mieux que les Frivolités Parisiennes, dont ce répertoire est la raison d’être, pour concocter un spectacle dont on ressort le cœur en fête et les chansons à fleur de lèvres. La mise en scène de <strong>Pascal Neyron</strong> prend quelques libertés avec l’œuvre et avec l’époque, sans que cette actualisation n’apparaisse artificielle. Un tableau est ajouté en préambule ; certains numéros sont inversés mais avec l’aide de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, l’esprit musical de la partition est préservé. Deux trompettes, deux cors , trois trombones : la fosse swingue ! La direction alerte de <strong>Nicolas Chesneau</strong> ne souffre d’aucun des décalages que pourrait engendrer une rythmique implacable.</p>
<p>Sur scène, tous les artistes s’en donnent à cœur joie dans un exercice qui sollicite autant le chant que la parole. Le mouvement est naturel ; les dialogues tombent juste ; les voix disposent d’une technique solide qui autoriserait la plupart d’entre elles à envisager des rôles plus exigeants. Comme lors de la création où Dranem, l’interprète de Frisotin, sut gagner les faveurs du public au point d’indisposer Maurice Chevalier, l’applaudimètre consacre <strong>Richard Delestre</strong>. Son numéro d’improvisation est d’anthologie. En Evariste, <strong>Mathieu Dubroca</strong> ne fait qu’une bouchée des deux tubes de la partition « Là-haut » et « C’est Paris ». <strong>Jean-Baptiste Dumora</strong> est un Saint-Pierre bougonnant à plaisir, <strong>Judith Fa</strong> une Emma affriolante…</p>
<p>Il y a cependant un « mais » pénalisant dans ce répertoire : la diction confuse de ces dames rend la lecture des surtitres obligatoire si l’on veut ne pas perdre une miette des innombrables jeux de mots imaginés par Albert Willemetz. Voilà qui nous prive d’un petit coin de ce gai paradis.  </p>
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		<title>YVAIN, Là-haut — Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-compiegne-irons-nous-tous-au-paradis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Frivolités Parisiennes fêtent leurs 10 ans d’activité, toujours animées par l’envie de surprendre avec de l’inédit, du léger et du décalé. C’est en effet en 2012 que Benjamin El Arbi et Mathieu Franot ont créé la compagnie, destinée à faire revivre le répertoire lyrique léger français. Depuis, 15 spectacles ont été produits autour d’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <strong>Frivolités Parisiennes</strong> fêtent leurs 10 ans d’activité, toujours animées par l’envie de surprendre avec de l’inédit, du léger et du décalé. C’est en effet en 2012 que Benjamin El Arbi et Mathieu Franot ont créé la compagnie, destinée à faire revivre le répertoire lyrique léger français. Depuis, 15 spectacles ont été produits autour d’un orchestre de chambre. Ce fut l’occasion de belles découvertes et redécouvertes dont nous avons rendu compte, et qui ont fait des Frivolités un point de rencontre obligé du grand public comme des spécialistes. Des tournées à travers la France, une formation à ce répertoire destinée aux jeunes chanteurs, et des actions culturelles en direction des enfants complètent les activités du groupe, aujourd’hui en résidence au Théâtre impérial de Compiègne.</p>
<p>	Les Frivolités s’attaquent aujourd’hui à l’opérette <em>Là-Haut</em>, qui fut un des grands succès populaires des années folles. Pourtant, la critique ne fut pas vraiment tendre concernant l’œuvre, malgré la présence de Maurice Chevalier et surtout de Dranem dans la distribution de la création, si l’on en croit par exemple <em>Le Ménestrel</em> du 13 avril 1923, qui souligne que le canevas des librettistes « n’est certes pas un des meilleurs qu’ils aient rendus », et que la partition « s’envolera en pièces détachées déjà fredonnées partout à travers le monde pour retomber sur les pianos de tous les dancings et bals privés », permettant surtout à leur auteur de gagner beaucoup d’argent. C’est en effet la loi du genre.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="310" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/la-haut_-_les_elues_lesfrivolitesparisiennescorr.jpg?itok=WuE5YCEt" width="468" /><br />
	© Les Frivolités Parisiennes</p>
<p>Christophe Mirambeau, conseiller musical de la production, souligne les jeux malicieux avec les grandes œuvres lyriques, comme aimait tant le faire Offenbach. Ainsi, dès l’entrée d’Évariste, la parodie des « Anges purs, anges radieux » du <em>Faust</em> de Gounod, devient une espèce de refrain délirant « Y-a-t-il des lavabos, là-haut ? »… Mais cela ne suffit pas à expliquer le succès populaire de l’œuvre, qui s’appuie sur des refrains facilement mémorisables, en même temps que sur une écriture à la fois simple et virtuose, comme au final du deuxième acte, construit comme un <em>finaletto buffo</em>, tel que l’on peut en trouver par exemple dans <em>Le Barbier de Séville</em> de Rossini.</p>
<p>	Mais l’œuvre se veut avant tout distrayante, sur une histoire fort simple : Évariste vient d’arriver au Paradis, suivi de son ange gardien Frisotin. Vérifiant le chagrin de sa veuve restée sur terre, il la découvre courtisée par son cousin Martel. Saint Pierre l’autorise à redescendre quelques heures accompagné de Frisotin, pour arranger les choses. Heureusement, il ne s’agissait que d’un rêve ! De fait, chaque production de l’œuvre met en valeur un de ses aspects majeurs : dans ces dernières années, celle de Lyon (Théâtre des Célestins) également présentée à Paris (théâtre des Variétés) en 1997-1998, privilégiait l’aspect music-hall avec notamment des ballets soignés, et un accent mis sur le côté comique et même farfelu. La récente production de la Compagnie Fortunio (<a href="https://www.forumopera.com/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur">voir le compte rendu de Christian Peter</a>) misait essentiellement sur la tradition.</p>
<p>Ce soir, dans sa note d’intention, le metteur en scène <strong>Pascal Neyron</strong> souligne la contradiction du livret, qui sous un extérieur résolument music-hall, déroule un voyage initiatique à travers une expérience burlesque de mort imminente. Il a de ce fait souhaité « redonner à l’œuvre son caractère universel, en s’appuyant sur la filmographie hollywoodienne des années cinquante ». Que reste-t-il de ce beau programme « novateur » limite prétentieux ? À dire vrai pas grand-chose. Le Paradis se résume à un Saint Pierre en chemise de nuit et à quelques vieux à la Warlikowski – encore que plus sympathiques – traînant malicieusement leur ennui. Et puis un Évariste à la tête de Christ et un Frisotin également emperruqué, alors qu’ils auraient été certainement beaucoup plus drôles au naturel. Bref, est-ce une Première un peu prématurée ? On n’y croit pas vraiment, et tout ce qui se déroule sur scène donne une impression de vaine agitation plutôt que d’une vraie direction d’acteurs. Car il aurait vraiment fallu que les parties chantées puissent s’appuyer sur un vrai jeu théâtral, qui reste ici à tout le moins minimaliste ou signe d’un manque de travail.</p>
<p>
	Côté musical, l’œuvre est entachée du péché originel, c’est-à-dire qu’il s’agit plus d’une pièce de théâtre interrompue de temps en temps par des morceaux chantés, que d’une véritable œuvre lyrique. Les morceaux sont gais, et l’orchestre dirigé très énergiquement par <strong>Nicolas Chesneau</strong> possède une vraie vertu entraînante. D’ailleurs, on entendait en sortant plusieurs personnes fredonner des airs, ce qui est le but de l’opération. Et pourtant, la sauce ne paraît pas prendre : sur tout le spectacle, juste un air a été applaudi. Et puis, aucune reprise à la fin du final aux applaudissements. Je me demande si certains spectateurs n’étaient pas venus uniquement pour ce moment très français, mais à entendre les réflexions de dépit, on voit bien qu’ils sont sortis déçus de cette absence. C’est peut-être un détail, mais cela montre un certain décalage entre ce que l’on a vu et les attentes – certainement inconscientes – du public.</p>
<p>	Et pourtant l’œuvre est défendue avec pugnacité par toute une brochette d’interprètes de talent. Bien sûr on regrette de ne pas retrouver des chanteurs des productions précédentes – ce qui donnerait vraiment l’effet « troupe » &#8211; mais c’est en même temps l’occasion de découvrir d’autres personnalités. <strong>Mathieu Dubroca</strong>, de sa haute stature, chante un Évariste plus ébahi de ce qui lui arrive que clairement maitre de la situation, d’autant que le Frisotin de <strong>Richard Delestre</strong> ne lui laisse guère de marge de manœuvre. Le premier a une voix parfaitement adaptée au rôle, bien projetée, le second n’a pas grand-chose à chanter et se contente de faire rire en se situant entre De Funès et Clavier. <strong>Jean-Baptiste Dumora</strong> a toute l’autorité vocale pour camper un Saint Pierre de haute volée, mais son accoutrement ridicule n’aide guère à l’apprécier. <strong>Olivier Podesta</strong> est un peu terne en Martel. Restent ces dames, avec les élues, dont on regrette – ce qui est paradoxal – qu’elles aient de grandes voix d’opéra là où l’on attendait des voix plus légères, et <strong>Judith Fa</strong> en Emma qui pourrait peut-être également alléger un peu la partie vocale. Quant à <strong>Clarisse Dalles</strong> en Maud, elle est certainement celle qui tire le mieux, à tous points de vue, son épingle du jeu. Mais au total on a l’impression que beaucoup ne paraissent pas adhérer toujours aux partis pris de mise en scène, toutes choses qui pourront s’améliorer au fil de la tournée* ?</p>
<p>*Le 6 mars 2022 à Tourcoing, et du 18 au 31 mars à Paris, Athénée-Louis Jouvet.</p>
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		<title>ROUSSEL, Le Testament de la tante Caroline — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-testament-de-la-tante-caroline-paris-athenee-o-palace-athenee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 12:48:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un vrai palais pour le théâtre musical sous toutes ses « petites » formes, voilà ce qu’est en quelques années devenu l’Athénée Théatre Louis-Jouvet. Après l’excellent The Importance of Being Earnest, c’est avec un très jouissif Testament de la tante Caroline que se clôt la saison 2018-2019. Pourquoi ne joue-t-on pas plus souvent l’opérette d’Albert Roussel ? Certes, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un vrai palais pour le théâtre musical sous toutes ses « petites » formes, voilà ce qu’est en quelques années devenu l’Athénée Théatre Louis-Jouvet. Après l’excellent <em>The Importance of Being Earnest</em>, c’est avec un très jouissif<em> Testament de la tante Caroline </em>que se clôt la saison 2018-2019. Pourquoi ne joue-t-on pas plus souvent l’opérette d’Albert Roussel ? Certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre d’absurdité surréaliste au même titre que <em>Les Mamelles de Tirésias</em>, quasi contemporaines, mais ce n’en est pas moins une partition infiniment délectable, et il faut, une fois de plus, remercier Les Frivolités Parisiennes de s’être penché sur le cas de cette œuvre curieusement créée en Tchécoslovaquie avant d’arriver dans ce qui devait être son écrin idéal, la Salle Favart.</p>
<p>Les premiers instants inspirent un peu de crainte, il est vrai : Roussel, compositeur sérieux, avait-il su trouver le ton idoine ? Les premiers morceaux musicaux paraissent aimables, mais l’on redoute que le décollage n’advienne pas comme prévu. Par bonheur, les doutes sont bientôt dissipés, et l’auteur de <em>Padmâvati </em>se fait le digne hériter du Puccini de <em>Gianni Schicchi</em>, qui commence presque exactement comme ce <em>Testament</em>, avec sa cohorte d’héritiers rapaces. Ici, on pousse la loufoquerie un peu plus loin, puisque la défunte lègue ses biens au fils d’une de ses trois nièces, en leur laissant un délai d’un an après sa mort pour en mettre un au monde au cas où cela n’aurait pas encore été fait. Evidemment, ni l’une ni l’autre des deux nièces mariées n’est en mesure de devenir mère, et c’est la dernière qui se révèle l’être, et depuis fort longtemps, avec une révélation digne des meilleurs mélodrames ou du <em>Mariage de Figaro</em>. Le librettiste Nino (pseudonyme de Michel Veber, à qui l’on doit aussi <em>La Poule noire, Rayon des soieries</em> et <em>Les Chansons du monsieur bleu</em> pour Manuel Rosenthal, <em>Angélique</em> et <em>Persée et Andromède</em> pour Jacques Ibert) a su trousser une succulente pièce de boulevard que la musique transfigure. Compliments à l’orchestre des Frivolités, parfaitement dirigé par <strong>Dylan Corlay</strong>, qui s’offre en plus le luxe de déclamer l’oraison funèbre de la tante Caroline : avec une trentaine d’instrumentistes, c’est bien la partition telle que Roussel l’a conçue qui nous est donnée à entendre, et non une réduction. C’est heureux, car le jeu des couleurs et des timbres contribue aux effets comiques que le compositeur déchaîne sitôt passé le sérieux des premiers instants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="373" src="/sites/default/files/styles/large/public/dscf1935_pierremichel_1000_1000_-_copie.jpg?itok=0MHsZ8lX" title="VIGNETTE" width="468" /><br />
	L. Komitès, M. Gomar, M. Lenormand, C. Mesrine, M. Perbost, A. Gasse © Pierre Michel (photo de répétitions)</p>
<p>La réussite de l’entreprise doit aussi beaucoup à <strong>Pascal Neyron</strong>, dont on avait apprécié le délicat travail de rafraîchissement opéra sur <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>, puis sur la comédie musicale de l’entre-deux-guerres. Cette fois, on rit dès le prologue ajouté, qui nous fait voir l’inhumation de la tante Caroline, la mayonnaise prend ensuite pendant le premier tableau, pour atteindre un sommet à la fin, avec le moment extraordinaire de l’aveu de la mère coupable. L’action est située dans les années 1960, mais sans actualisation déplacée, sans réécriture abusive des dialogues parlés comme c’est trop souvent le cas de nos jours. Les personnages sont juste assez caricaturaux pour aller au-delà de la simple convention, et les applaudissements éclatent avec un enthousiasme incompressible quand tombe le rideau final.</p>
<p>Quant aux voix, Les Frivolités Parisiennes ont su également faire les bons choix, avec une équipe de chanteurs-acteurs qui se donnent sans compter. A tout seigneur tout honneur, il faut inévitablement commencer par chanter les louanges de <strong>Marie Lenormand</strong>, qui hérite du rôle en or de Béatrice, la nièce religieuse, irrésistible dans l’air où elle confesse avoir jadis péché. Quelques mots suffisent à <strong>Till Fechner </strong>pour imposer un savoureux personnage de notaire revêche, imperméable mastic et clope au bec. Les deux couples formées par les nièces et leur conjoint sont admirablement caractérisés : la Noémie versaillaise de <strong>Lucile Komitès </strong>et son époux coureur de jupon <strong>Aurélien Gasse</strong>, la Christine superbement idiote de <strong>Marion Gomar</strong> et son lamentable conjoint <strong>Charles Mesrine</strong>. En Lucine, <strong>Marie Perbost</strong> fait valoir un timbre limpide et une excellente diction, mais son personnage reste très sage. Noël donne à <strong>Fabien Hyon</strong> l’occasion de montrer une belle vaillance vers la fin de l’œuvre, et Roussel est bien heureux qu’on ait confié ce rôle à pareil titulaire. Pour avoir peu à chanter, <strong>Romain Dayez</strong> n’en manifeste pas moins une très séduisante désinvolture dans le rôle du docteur.</p>
<p>Un seul reproche : cinq représentations, c’est vraiment trop peu, et l’on en voudrait bien davantage !</p>
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		<title>YVAIN, Gosse de riche — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gosse-de-riche-paris-avec-lfp-jamais-de-rates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:31:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de Don César de Bazan de Massenet, du Farfadet d’Adolphe Adam ou du Petit Duc de Lecocq, on finit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de <a href="http://www.forumopera.com/don-cesar-de-bazan-paris-il-surgit-tout-arme-ou-presque"><em>Don César de Bazan</em> de Massenet</a>, du <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Farfadet </em>d’Adolphe Adam</a> ou du <a href="http://www.forumopera.com/le-petit-duc-paris-friandise-delicieusement-acidulee"><em>Petit Duc</em> de Lecocq</a>, on finit par se demander s’il est possible qu’un jour « LFP » nous déçoive.</p>
<p>En effet, la dernière création du groupe dirigé par Mathieu Franot et Benjamin El Arbi s’inscrit dans une liste toujours plus longue de spectacles suprêmement réjouissants. Et les heureux mélomanes qu’avait ravis <em>Yes !</em> <a href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris">au Café de la Danse en janvier 2016</a> pouvaient se douter que <em>Gosse de riche</em> du même Maurice Yvain promettait de semblables délices. Cette comédie musicale de 1924 se situe chronologiquement entre <em>Ta bouche </em>(1922) et <em>Pas sur la bouche</em> (1925). Avec son complice Henri Falk, Jacques Bousquet (scénariste des adaptations cinématographiques de <em>Mam’zelle Nitouche </em>et de <em>Dédé</em>) devait à nouveau collaborer avec le compositeur en 1929 pour <em>Jean V</em>. S’ils n’égalent pas la verve d’un Albert Willemetz, ces deux librettistes n’en surent pas moins offrir à Maurice Yvain une très bonne pièce de boulevard sur laquelle greffer airs et ensembles. Quant à la musique, si elle n’inclut aucun des tubes qui ont fait le succès planétaire de <em>Là-haut</em>, elle est toujours entraînante et, dans les passages sentimentaux, elle égale ce dont était capable Messager à la même époque. Dirigé avec vigueur par <strong>Jean-Yves</strong> <strong>Aizic</strong>, qui officiait déjà au piano pour <em>Yes !</em>, le Frivol’ Ensemble assure dans la fosse (ou plutôt au pied de la scène, à la place des premiers rangs d’orchestre).</p>
<p>Sur la très petite scène du Théâtre Trévise, où le spectacle est arrivé après sa création à Saint-Dizier, port d’attache régulier des Frivolités, le décor est réduit à sa plus simple expression, mais l’on apprécie les charmants costumes de <strong>Daniella Telle</strong>, qui transportent l’œuvre dans les années 1950 ; le texte utilisé semble d&rsquo;ailleurs être le fruit d’une révision datant de l’après-guerre, car il inclut quelques allusions qui semblent plus liées aux <em>fifties</em> qu’aux Années Folles, à moins que ces adaptations ne soient l’œuvre du dramaturge <strong>Christophe Mirambeau</strong>. Dénuée de toute vulgarité malgré la pantalonnade de l’intrigue, la mise en scène fait mouche : elle est signée <strong>Pascal Neyron</strong>, à qui l’on devait déjà la réussite du <em>Farfadet</em>. Il faut préciser qu’elle s’appuie sur une excellente équipe de chanteurs-acteurs grâce auxquels les dialogues parlés passent comme une lettre à la poste.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="191" src="/sites/default/files/styles/large/public/visuel_gosse_de_riche-1-m-c_behue.jpg?itok=eNH4PIdy" title="A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue" width="468" /><br />
	A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue</p>
<p>Bien sûr, on retrouve ici quelques artistes associés aux Frivolités Parisiennes depuis plusieurs spectacles. Pour une fois, <strong>Charlène Duval</strong> hérite d’un rôle dénué de toute extravagance, auquel son interprétation donne malgré tout une grande saveur. On est ravi de revoir <strong>Olivier Podesta</strong>, déjà irrésistible dans <em>Yes !</em>, et qui confère au personnage de Léon Mézaize le maximum de relief. <strong>Alexandre Martin-Varroy</strong> faisait lui aussi partie de la distribution de <em>Yes ! </em>et l’on apprécie à nouveau son timbre grave dans ce rôle de père dont il n’a pourtant pas l’âge. Applaudie notamment dans la revue <a href="http://www.forumopera.com/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole"><em>Paris Chéries</em></a>, <strong>Léovanie Raud </strong>impose une aisance confondante, et une diction qui permet de ne pas perdre une syllabe de ce qu’elle chante.</p>
<p>Les nouveaux-venus ne passent pas inaperçus. Surtout entendue dans un répertoire sérieux (<em>Armida</em> de Haydn, <em>Don Giovanni&#8230;</em>), <strong>Dorothée Lorthiois</strong> possède un timbre d’une délicieuse fraîcheur et une présence scénique ; dommage seulement que son texte ne soit pas toujours totalement intelligible. Simple comparse dans <em>La Grande-duchesse de Gérolstein </em>adaptée en 2013 par Les Brigands, le baryton <strong>Guillaume Paire </strong>se montre tout à fait à la hauteur d’une musique plus exigeante qu’il n’y paraît. Mais nous avons gardé le meilleur pour la fin : si l’on ne craignait le risque de blasphème envers les dieux du théâtre, on écrirait que la stupéfiante <strong>Ariane Pirie</strong> est la réincarnation de Pauline Carton. Extraordinaire baronne Skatinkolovitz, elle fait de chacune de ses interventions un sommet, et l’on n’est pas près d’oublier « Avez-vous compris » ou « Combine », par exemple. Espérons que les Frivolités Parisiennes la réengageront bientôt pour d’autres personnages du même acabit !</p>
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		<title>Paris Chéri(es) — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, Les Frivolités Parisiennes avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter Le Farfadet d’Adolphe Adam. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer Le Petit Duc de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison dernière, <strong>Les Frivolités Parisiennes</strong> avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer <em>Le Petit Duc</em> de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique – quand, autrement, on aurait pu revoir <em>Don César de Bazan</em>, de Massenet ? –, Les Frivolités Parisiennes redorent aussi le blason de la comédie musicale à la française : l’an dernier, <a href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris"><em>Yes !</em> de Maurice Yvain</a> revivait miraculeusement au Café de la Danse, porté notamment par la délicieuse Sandrine Buendia. En ce mois de janvier, en attendant <em>Gosse de riche</em> (1924), du même Maurice Yvain, la compagnie dirigée par Mathieur Franot et Benjamin El Arbi s’associe à nouveau à l’association AREPO – Les Grands Boulevards pour proposer un pot-pourri d’airs composés entre 1905 et 1955, sur un sujet que le titre du spectacle dissimule un peu. <em>Paris Chéri(es) !</em> ne le laisse pas forcément deviner, mais la plupart des airs interprétés dans cette « fantaisie-revue » tournent autour de l’amour. Ou même franchement du sexe, autant le dire. Evidemment, il y a de quoi faire, l’esprit gaulois s’étant toujours distingué en la matière.</p>
<p>Seulement deux titres antérieurs à la Première Guerre mondiale, mais inévitables : « La Raie », créée par Dranem, et la polka burleque « Ah les Cénobites », que le public est invité à reprendre en chœur. C’est de l’entre-deux-guerres que date la majorité des chansons réunies dans le spectacle. Quelques titres relèvent clairement de l’opérette : même si Yvonne Printemps ne l’a pas enregistré, « C’est un tout petit quelque chose » vient bien de <em>Trois Valses</em> d’Oscar Strauss. D’autres viennent de revues, comme on en donnait au Moulin-Rouge. Et la majeure partie sont extraits de comédies musicales comme en programmait désormais cet ex-temple de l’opérette, Les Bouffes Parisiens, avec Albert Willemetz pour les paroles, souvent, et des noms aussi familiers que Vincent Scotto ou Georges Van Parys pour la musique, et des interprètes comme Jean Gabin ou Berthe Sylva. L’après-guerre livre une poignée de chansons coquines, destinées à Suzy Delair ou Line Renaud, avec pas mal de rythmes sud-américains.</p>
<p>Toutes ces partitions ont été arrangées par goût et un véritable art du « à la manière de », notamment par <strong>Jean-Yves Aizic</strong>, qui assure également la direction musicale, et <strong>Christophe Mirambeau</strong>, concepteur et metteur en scène du spectacle. Devant un orchestre de seize musiciens, le Frivol’ Ensemble, cinq artistes (sonorisés) chantent et dansent tambour-battant ces quelque vingt-cinq chansons. Metteur en scène du <em>Farfadet </em>l’an dernier, <strong>Pascal Neyron</strong> assume avec brio le rôle de meneur de revue, chargé de présenter la plupart des numéros, non sans en chanter aussi quelques-uns. <strong>Alexis Meriaux</strong>, vu en Petermann dans un <em>Monsieur Choufleuri </em>qui continue à tourner un peu partout en France, et <strong>Guillaume Beaujolais </strong>interprètent en solo divers titres assez croquignolets (« A Bouffémont » ou « Ma p’tite canne à la main »…) puis unissent leurs voix pour un « Jésus la Caille » où Francis Carco inspire à Joseph Kosma une partition proche de Kurt Weill. Vue l’an dernier dans <em>Yes !</em>, <strong>Léovanie Raud</strong> distille, l’air de rien, les grivoiseries qu’on lui a réservées. Mais évidemment, et comme dans <em>Yes!</em>,<em> </em>l’incroyable et increvable <strong>Charlène Duval</strong> triomphe plus que jamais, dans « Si vous aimez les poitrines » de Cole Porter, « La plus jolie fille de Melbourne », « Je veux », « Les Ananas » et d’autres titres encore qui sont autant d’irrésistibles sommets. Surtout ne vous en privez pas, ce spectacle se donne encore jusqu’au 14 janvier.  </p>
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