<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sonia PRINA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/prina-sonia/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/prina-sonia/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 23 Feb 2024 17:13:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Sonia PRINA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/prina-sonia/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Dolce Pupillo (Luan Góes, Sonia Prina)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/__trashed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contribution externe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=156646</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vraiment découvert grâce à Radio France quand il avait participé le 27 mai dernier à l’émission «&#160;Génération France&#160;Musique&#160;» enregistrée en direct le samedi, le contre-ténor Luan Góes avait impressionné le public par l&#8217;ampleur de sa voix et la richesse de son timbre particulièrement velouté. Comme à l’accoutumée, il dirigeait, tout en chantant, son ensemble Les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/__trashed/"> <span class="screen-reader-text">Dolce Pupillo (Luan Góes, Sonia Prina)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/__trashed/">Dolce Pupillo (Luan Góes, Sonia Prina)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vraiment découvert grâce à Radio France quand il avait participé le 27 mai dernier à l’émission «&nbsp;Génération France&nbsp;Musique&nbsp;» enregistrée en direct le samedi, le contre-ténor <strong>Luan Góes</strong> avait impressionné le public par l&rsquo;ampleur de sa voix et la richesse de son timbre particulièrement velouté. Comme à l’accoutumée, il dirigeait, tout en chantant, son ensemble Les Furiosi Galantes. Capable d’infinies nuances ainsi que d&rsquo;un dramatisme et d&rsquo;une puissance pour le moins rare chez un contre-ténor, il était ce jour-là le partenaire idéal de la contralto italienne <strong>Sonia Prina</strong>, célèbre pour ses interprétations de musique baroque italienne (de Vivaldi en particulier) et d’opéras de Rossini (en particulier à la Scala et au Festival de Glyndebourne). Puis ce fut le concert au Château d’Aoste en juillet où Luan Góes subjugua un public pourtant peu accoutumé à la musique classique (quelle présence en scène&nbsp;!).&nbsp; Son histoire mérite d’être racontée. Luan est brésilien. Après des années à la Maîtrise de Rio de Janeiro, le Théâtre Municipal de la ville l’avait engagé dans <em>La Flûte Enchantée</em> et dans le rôle-titre d’<em>Amahl et les Visiteurs de la Nuit </em>de Menotti. En 2012, les deux facteurs d’orgue français, alors en charge de l’installation du nouvel orgue de la cathédrale de Rio, l’entendent dans l’église baroque de la « Glória&nbsp;» qui domine la baie et alertent l’attaché culturel de l’ambassade de France. Un concert est aussitôt organisé pour récolter des fonds et lui permettre d’aller étudier à Paris. D’abord boursier à l’École Normale, Luan étudie ensuite à la Haute École de Genève avec Nathalie Stutzmann, qui lui enseigne une technique solide et avec qui sa voix se développe de manière impressionnante. Puis c’est la rencontre essentielle avec le contralto Sonia Prina dont l’enseignement sera déterminant dans son évolution. Luan Góes, désireux de toujours progresser, a trouvé là son mentor.</p>
<p>Le disque, paru le 16 février dernier chez Indésens Calliope, intitulé «&nbsp;Dolce Pupillo » (cher disciple), raconte cette histoire, à travers une sélection d’œuvres du XVIIe siècle italien, à une époque où la relation de maître à disciple était particulièrement étroite (on la retrouve dans l’alternance des plages). Le disque, remarquablement conçu et passionnant musicalement, donne une juste idée de ce que peut être un concert des Furiosi Galantes avec ses deux chanteurs solistes. Il commence par une sorte de feu d’artifice où fusent, dans la voix du contre-ténor, les périlleuses vocalises de l’air de Nicola Porpora extrait de son opéra <em>Germanico in Germania</em> (très peu enregistré) suivi par la lamentation poignante de l’oratorio <em>Giuditta </em>d’Alessandro Scarlatti interprétée par Sonia Prina. Particulièrement saisissant est «&nbsp;l’air du froid&nbsp;» extrait de l’opéra<em> Farnace</em> de Vivaldi (genre familier de l’époque baroque comme, trente ans auparavant, celui de Purcell), qui reprend ici le thème de l’hiver de ses Quatre Saisons. L’orchestre y est un partenaire idéal, particulièrement théâtral. Vivaldi était très proche de Giovanni Legrenzi dont le duo extrait de l’opéra <em>Il Giustino</em> (1683), petite merveille, est une première mondiale au disque, tout comme le duo de Giovanni Bononcini « Se t’aborro e la tua morte » qui achève brillamment le disque. Ce CD bénéficie de la prise de son de Michel Pierre et Etienne Collard, anciens partenaires réguliers de Nathalie Stutzmann à la Warner. Luan Góes sera en concert à la tête des Furiosi Galantes à l’église de Saint Louis en l’Île à Paris (75004) le vendredi 8 mars à 20h.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/__trashed/">Dolce Pupillo (Luan Góes, Sonia Prina)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VIVALDI, Orlando furioso — Venise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-venise-fury-road-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/fury-road-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Spectaculaire production que cet Orlando Furioso ! Donné à la Fenice en 2018, avec un casting modifié par rapport à la première donnée au Palais Grassi en 2017, cette version prend le parti d’une interprétation fidèle mais certainement pas terne de l’opéra de Vivaldi. De la profusion des éléments visuels et musicaux, la notion de baroque &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-venise-fury-road-streaming/"> <span class="screen-reader-text">VIVALDI, Orlando furioso — Venise</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-venise-fury-road-streaming/">VIVALDI, Orlando furioso — Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Spectaculaire production que cet <i style="normal"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://youtu.be/FNnht2vDkEU">Orlando Furioso</a> ! </i>Donné à la Fenice en 2018, avec un casting modifié par rapport à la première donnée au Palais Grassi en 2017, cette version prend le parti d’une interprétation fidèle mais certainement pas terne de l’opéra de <strong>Vivaldi.</strong> De la profusion des éléments visuels et musicaux, la notion de baroque est totale. Inspiré du poème du même nom écrit par L’Arioste parodiant la <i>Chanson de Roland</i>, l’œuvre, qui a été composée à partir d’un livret de <strong>Grazio Braccoli,</strong> axe l’intrigue sur la transformation d’Orlando, guerrier colérique dont l’amour contrarié d’Angelica – elle-même follement amoureuse de Medoro &#8211; l’amène finalement à trouver la sagesse de ne pas se venger. Action unique qui n’échappe pourtant pas à une réelle complexité du livret, nourrie de chassé-croisé amoureux, où les uns tentent d’aimer les autres à recours de jalousie, de mensonge et de magie.</p>
<p class="MsoNormal">Le spectateur est emmené dans les contrées merveilleuses de l’imagination, plus précisément sur l’île de la magicienne Alcina, interprétée par la redoutable <strong>Lucia Cirillo</strong>, qui se pâme sur son trône, coquillage ardent dans la nuit, ceinte de sa cour de serviteurs asexués. La mezzo assoit son rôle avec autorité, suit les nuances délicates de son personnage, et de la rondeur de son timbre laisse sourdre un charme frénétique, remarquable notamment à la scène 13 de l’acte I, lorsque son personnage se vante de sa puissance d’envoûtement. Un peu plus tôt, elle a ensorcelé Ruggiero, l’amant de Bradamante, qui délaisse ainsi celle-ci pour affrioler la magicienne. Ce passage donne d’ailleurs lieu à une scène particulièrement hypnotique, où la voix du contreténor <strong>Carlo Vistoli </strong>portée par l’étincelante partie de flûte, semble guidée par la grâce, subjuguant une composition scénique calamistrée.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="336" src="/sites/default/files/styles/large/public/3jrnu1523539579.jpg?itok=QKAQw_sx" title="© Michele Crosera" width="468" /><br />
	© Michele Crosera</p>
<p class="MsoNormal">A ce sujet, la mise en scène de <strong>Fabio Ceresa</strong> (lauréat du prix meilleur jeune metteur en scène des Opera awards 2016 ) offre des tableaux travaillés, dont la richesse des couleurs et des matières étoffe une fantasmagorie baroque qui empreinte intelligemment à une symbolique onirique inspirée de Klimt. Des costumes aux décors, en passant par la gestuelle des danseurs ou la mise en mouvement de l’hippogriffe porté sur des épaules humaines tout semble précisément réglé. A aucun moment cette profusion n’encourt le risque d’une excessive lourdeur.</p>
<p class="MsoNormal">Il en est de même de l’orchestre et chœur du Théâtre de la Fenice dirigé par le maestro- claveciniste <strong>Diego Fasolis</strong>. Sa direction trempée saisit adroitement les contrastes, donne un souffle exaltant les rythmes et les couleurs de la partition, et obtient une matière sonore particulièrement séduisante.</p>
<p class="MsoNormal">Impossible enfin de ne pas souligner la performance de la contralto <strong>Sonia Prina</strong>, dont la fabuleuse voix produit un effet notable chez le spectateur. Les quelques rudesses ne décrédibilisent pas son interprétation ferme et engagée dont certains passages méritent d’être largement salués, à l’instar des furieuses vocalises d’Orlando à l’acte II, alors parti loin et comprenant s’être fait piéger par Alcina.  </p>
<p class="MsoNormal">Cette production enflammée est véritablement enthousiasmante et l’ensemble trouve un bel équilibre entre interprétation d’époque et adaptation moderne.  Néanmoins, la facture peut apparaître parfois comme trop polissée, sans véritable surprise. De même, le jeu des chanteurs, inégal, semble parfois peiner à suivre le rythme intense de la partition, par ailleurs coupée par certains endroits.  Il n’empêche que le spectateur se laisse aisément emporter par cette course enragée.</p>
<p class="MsoNormal"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=FNnht2vDkEU" style="font-size: 14px">Voir la vidéo</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-venise-fury-road-streaming/">VIVALDI, Orlando furioso — Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VIVALDI, Juditha Triumphans — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/juditha-triumphans-paris-tce-un-florilege-au-feminin-pluriel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 20:39:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-florilge-au-fminin-pluriel/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tiré par Jacopo Cassetti du Livre de Judith (quatrième des évangiles apocryphes),  Juditha Triumphans célèbre le courage d&#8217;une femme qui parvint à mettre fin au siège de la ville de Béthulie par les Assyriens en séduisant puis décapitant Holopherne, stratège de l&#8217;armée de Nabuchodonosor. Oratorio de par son sujet, cette oeuvre à la luxueuse parure instrumentale &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/juditha-triumphans-paris-tce-un-florilege-au-feminin-pluriel/"> <span class="screen-reader-text">VIVALDI, Juditha Triumphans — Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/juditha-triumphans-paris-tce-un-florilege-au-feminin-pluriel/">VIVALDI, Juditha Triumphans — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tiré par Jacopo Cassetti du Livre de Judith (quatrième des évangiles apocryphes),  <em>Juditha Triumphans </em>célèbre le courage d&rsquo;une femme qui parvint à mettre fin au siège de la ville de Béthulie par les Assyriens en séduisant puis décapitant Holopherne, stratège de l&rsquo;armée de Nabuchodonosor. Oratorio de par son sujet, cette oeuvre à la luxueuse parure instrumentale est incontestablement dans sa structure un opera seria, alternant récitatifs et arias da capo. Dans un tissu instrumental somptueux, Vivaldi sublime ici une partition qui n&rsquo;aurait pu être qu&rsquo;une œuvre de circonstances et qui au contraire, s&rsquo;est révélée, de par la caractérisation poétique des situations et le portrait vocal des protagonistes, la source inspiratrice de bien des compositions qui lui ont succédé, notamment des meilleurs oratorios d&rsquo;Haendel. <em>Juditha Triumphans </em>est également portée de manière inhabituelle par des voix toutes féminines, et non par des castrats comme cela était d&rsquo;usage à l&rsquo;époque. </p>
<p>La gageure est donc ici de réunir des cantatrices avec des tessitures similaires (trois contraltos, un mezzo-soprano et un soprano) capables de hisser haut l’incarnation vocale dans de véritables fulgurances opératiques pour incarner le cri de triomphe de tout un peuple, celui des Vénitiens victorieux. La distribution d’hier soir au Théâtre des Champs-Elysées, a réussi, dans un florilège au féminin pluriel, si ce n&rsquo;est d’être homogène, tout au moins à nous rendre sensible la dramaturgie de l’œuvre dans ses moindres détails. <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> confère une stature indéniable au bref rôle de Juditha qui parvient à déployer toute la richesse de son timbre et apporte à chacune de ses interventions beaucoup de densité. Elle habite son personnage avec une telle conviction qu’elle séduit tant dans la rage exprimée que dans les accents éplorés. Sa voix fait parfaitement corps, dans des récitatifs sculptés,  avec chaque instrument. Les passages tempétueux épousent à merveille son tempérament fougueux. Son chant baroque à la théâtralité étudiée (dont le pupitre de la chanteuse est souvent l’accessoire) trouve son accomplissement dans un « In Somno profondo » particulièrement fascinant. </p>
<p><strong>Ana Maria Labin</strong> en Vagaus peine d’abord à trouver ses marques puis libère enfin son chant dans un « Umbrae carae, aurae adoratae » lumineux de timbre et somptueux de ligne. Elle se sort des  fureurs de « Armatae face, et anguibus » avec un bel aplomb, révélant un registre grave étonnant pour une voix aiguë dotée d&rsquo;un léger vibrato qu’elle module à l’envi, conférant ainsi à son interprétation une émouvante fragilité. La chanteuse donne incontestablement la pleine mesure de ses capacités vocales dans les passages dramatiques et explore toute la variété des affects que la partition lui offre.  Elle possède une voix bien placée, sensible, qui fait montre d’une belle dextérité dans les vocalises mais sans démonstrations inutiles.  Il n’est guère aisé d’interpréter Holopherne, ce guerrier barbare qui, à la sauce vivaldienne, devient amoureux transi. <strong>Sonia Prina</strong> endosse le rôle du général assyrien dans une posture très contenue, sobre jusque dans ses ornementations dès son premier air « Ni arma, ni bella ». Mais elle peine toutefois à convaincre sur l’ensemble de l’œuvre et se heurte à ses limites vocales. Dans les mouvements rapides, la ligne de chant est bousculée. Dans les passages lents, la voix a tendance à se réfugier dans le parlando. Le seul moment où l’amoureux transi se transcende, est le début de la seconde partie où déclarant sa flamme à Judith, Sonia Prina offre un Holopherne particulièrement émouvant. <strong>Benedetta Mazzucato</strong>, en Abra, possède un timbre séduisant, des graves fermes savamment colorés s’abandonnant à une subtile morbidezza sans forcer le trait dans « Non ita reducem ». <strong>Dara Savinova</strong> en Ozias s’illustre dans l’art consommé de la demi-teinte par une voix chaude et cuivrée restituant à la perfection toute la dimension et la dignité du Grand Prêtre.</p>
<p><em>Juditha Triumphans</em> est un festin instrumental, un festival de sons qui se font sens, mêlant les rives de l’Europe méditerranéenne au ciel d’Orient, et cela doit s’entendre dans la lecture qui nous est proposée. <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong> conduit l’Ensemble Matheus avec énergie mais sans frénésie et fait rayonner les couleurs dans une lecture  aérée et détaillé de l’œuvre. On aurait pu attendre plus de contrastes et de couleurs de cette lecture vitaminée. La direction rend toutefois justice à cette œuvre magnifique. Le chœur de chambre <strong>Mélisme (s) </strong>est quant à lui dans une forme éblouissante, laissant une empreinte d’émotions à chacune de ses interventions. Il y a à l’évidence tant dans la distribution que dans la direction une vie en ébullition.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/juditha-triumphans-paris-tce-un-florilege-au-feminin-pluriel/">VIVALDI, Juditha Triumphans — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Orlando furioso</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orlando-furioso-pour-les-inconditionnels-de-la-prina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Nov 2018 07:56:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orlando-furioso-pour-les-inconditionnels-de-la-prina/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les enregistrements du plus fameux chef-d’œuvre lyrique de Vivaldi se comptant sur les doigts de la main, nous avions hâte de découvrir cette captation réalisée l’année dernière au Festival de Martina Franca. Las ! Il nous faut rapidement déchanter. Bien que le générique attribue à Federico Maria Sardelli l’édition jouée à cette occasion, nous avons du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orlando-furioso-pour-les-inconditionnels-de-la-prina/"> <span class="screen-reader-text">Orlando furioso</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orlando-furioso-pour-les-inconditionnels-de-la-prina/">Orlando furioso</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les enregistrements du plus fameux chef-d’œuvre lyrique de Vivaldi se comptant sur les doigts de la main, nous avions hâte de découvrir cette captation réalisée l’année dernière au Festival de Martina Franca. Las ! Il nous faut rapidement déchanter. Bien que le générique attribue à Federico Maria Sardelli l’édition jouée à cette occasion, nous avons du mal à croire que <strong>Diego Fasolis </strong>et <strong>Fabio Ceresa </strong>l’aient respectée et ne soient pas plutôt responsables des mutilations qui ont défiguré l’opéra. De fait, si nous n’avons pas oublié les coupes claires pratiquées par Sardelli dans le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/teseo-beaune-gaelle-arquez-une-medee-en-puissance"><em>Teseo </em></a>de Haendel, il s’agissait là d’une version de concert et il nous paraît inconcevable que cet ardent zélateur de la cause vivaldienne ait troqué ses ciseaux contre une tronçonneuse. Car ce ne sont pas seulement quelques lignes de récitatifs, l&rsquo;un ou l&rsquo;autre numéro qui passent à la trappe, mais pratiquement des scènes entières ! Cette opération désastreuse multiplie les ellipses et les solutions de continuité dans la trame de l&rsquo;ouvrage, ruinant sa cohérence et privant de substance plusieurs de ses protagonistes. En regard d&rsquo;un tel massacre, intervertir les airs de bravoure d’Orlando, « Nel profondo cieco mondo » et « Sorge l’irato nembo » semble une peccadille.</p>
<p>Claudio Scimone, nous dira-t-on, avait déjà profondément remanié et charcuté la partition dans les années 70, mais c’était justement une autre époque. En outre, le directeur d’I Solisti Veneti ne s’encombrait pas de scrupules philologiques et ne s’est jamais inscrit dans la démarche historiquement informée des baroqueux. En préservant l’intégrité d’<em>Orlando furioso</em>, la représentation aurait duré environ trois heures et demie, sans doute quatre avec un seul entracte au lieu des deux pauses totalisant près de cinquante minutes voulues par les organisateurs du Festival de Martina Franca. Le public viennois n&rsquo;a pas été rebuté par la longueur des <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-troyens-vienne-staatsoper-la-cite-a-genoux-devant-sa-reine">Troyens</a></em>, sans parler, bien sûr, des proportions monumentales de plusieurs drames wagnériens. Pourquoi devrions-nous tolérer dans le baroque ce qui est tout simplement inimaginable dans les répertoires postérieurs ? </p>
<p>Loin de l’excitation inhérente au spectacle vivant, il devient difficile de partager l’enthousiasme de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/orlando-furioso-martina-franca-savants-amalgames">Maurice Salles</a> pour une mise en scène trop clinquante ou encore d&rsquo;apprécier comme elles le méritent les finesses de la direction musicale quand le discours se retrouve ainsi malmené. Quelques tableaux mieux réussis ne rachètent pas une direction d’acteurs le plus souvent routinière et les caméras, impitoyables, ne nous épargnent rien des minauderies d’Alcina ou du kitsch des accessoires et costumes – créature au look atroce et digne des pires concurrents de l&rsquo;Eurovision, Medoro remporte la palme du ridicule. Ce DVD comblera probablement les inconditionnels de <strong>Sonia Prina, </strong>qui endosse vaillamment le rôle-titre. Le choix exclusif et radical du registre de poitrine ne fut pas sans conséquences et la chanteuse de payer le prix fort pour se spécialiser dans les emplois de contralto : perte de projection et réduction de la tessiture, usure précoce du velours, … En revanche, la musicienne a également développé un art consommé de la demi-teinte et des ciselures infimes qu’elle met au service d’interprétations particulièrement fouillées et confondantes de vérité. Les monologues d’Orlando et sa grande scène de folie atteignent une plénitude expressive qui a le don de nous ragaillardir, oasis inespérée dans le désert théâtral où s’ensable cette production minée dans l’œuf et privée de véritable tension dramatique. </p>
<p>Des cantatrices aux vocalités aussi dissemblables que Lucia Valentini-Terrani et Jennifer Larmore ont su restituer les ambiguïtés d’Alcina et assumer avec brio une partie à peine moins exigeante vocalement que celle d’Orlando. Le souvenir encore vivace de leur incarnation se superpose à la lecture souvent prosaïque et sans imagination de <strong>Lucia Cirillo</strong>. Comme le relevait récemment <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/peches-dopera-rossini-salons-horn-virtuosi-cor-et-desaccord">Claire-Marie Caussin</a>, la chanteuse ne fait montre ni de la flexibilité ni de la subtilité nécessaires pour rencontrer les exigences du <em>bel canto,</em> ses <em>Da Capo </em>comme ses cadences nous surprenant d&rsquo;ailleurs par leur banalité sinon leur indigence. La souplesse, par contre, ne fait pas défaut au soprano gracile et argentin de <strong>Michela Antenucci, </strong>mais son Angelica a l’envergure d’une soubrette. A dire vrai, chez ces dames, seule <strong>Loriana Castellano </strong>(Bradamante), jeune musicienne que Sara Mingardo prit un moment sous son aile, déploie un organe pulpeux ainsi qu’un abattage riche de promesses tout en conférant une réelle épaisseur à son personnage.</p>
<p>Second Prix du Concours Cesti (Innsbruck) en 2015, le contre-ténor ukrainien <strong>Konstantin Derri </strong>(Medoro) n’a pas froid aux yeux et si son ornementation parfois se disperse, il a le mérite de prendre des risques. Plus corsé et personnel, l’alto de <strong>Luigi Schifano </strong>(Ruggiero) se révèle, par contre, nettement moins délié quand l&rsquo;émission n&rsquo;est pas instable et laborieuse. Même si la délicatesse de ses intentions (« Sol da te, mio dolce amore ») lui vaut une belle ovation, les spectateurs du Teatro Malibran (Venise), qui accueillait en avril une reprise de cet <em>Orlando furioso</em>, ont dû gagner au change avec le Ruggiero de Carlo Vistoli et l’Angelica de Francesca Aspromonte, Raffaele Pe n’ayant certainement pas non plus démérité en Medoro. <strong>Riccardo Novaro </strong>ne peut évidemment donner ce que réclame sa partie mais qu’il n’a jamais possédé : l’ampleur et la noirceur d’une basse ; mais tout baryton qu’il soit, son Astolfo a de l’allure et sa détresse nous touche. Pour la volupté, pour l’ivresse sonore, nous devrons nous tourner vers l’orchestre où, s’il faut déplorer l’absence des trompettes et cors de chasses, Diego Fasolis sublime les alliages de timbres et les coloris de ses <strong>Barocchisti. </strong>Trêve de convulsions, de <em>tempi </em>frénétiques et de contrastes expressionnistes, la musique de Vivaldi respire avec infiniment de naturel et s’éploie avec un luxe de nuances dont elle a rarement bénéficié. Le traitement infligé à l&rsquo;oeuvre et les faiblesses du plateau nous laissent d&rsquo;autant plus un goût amer&#8230; Oublions vite ce rendez-vous manqué et, en attendant mieux, jetons éventuellement un oeil et surtout une oreille sur le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/noir-comme-venise">DVD </a>du spectacle conçu par P<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lemieux-au-sommet-de-son-art">ierre Audi et Jean-Christophe Spinosi</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orlando-furioso-pour-les-inconditionnels-de-la-prina/">Orlando furioso</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dorilla in Tempe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dorilla-in-tempe-tout-ce-que-vous-voulez-aux-champs-elysees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2017 06:21:27 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dorilla-in-tempe-tout-ce-que-vous-voulez-aux-champs-elysees/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suspendue depuis 2015, l’édition Vivaldi initiée par le label Naive il y a plus d’une quinzaine d’années reprend du service avec Dorilla in Tempe. Le hasard fait bien les choses : la page la plus célèbre de ce melodramma eroico-pastorale, a été empruntée au Printemps (Les Quatre Saisons). Pouvait-on trouver meilleur symbole de renouveau ? Déjà il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dorilla-in-tempe-tout-ce-que-vous-voulez-aux-champs-elysees/"> <span class="screen-reader-text">Dorilla in Tempe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dorilla-in-tempe-tout-ce-que-vous-voulez-aux-champs-elysees/">Dorilla in Tempe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suspendue depuis 2015, l’édition Vivaldi initiée par le label Naive il y a plus d’une quinzaine d’années reprend du service avec <em>Dorilla in Tempe</em>. Le hasard fait bien les choses : la page la plus célèbre de ce <em>melodramma eroico-pastorale</em>, a été empruntée au <em>Printemps</em> (<em>Les Quatre Saisons</em>). Pouvait-on trouver meilleur symbole de renouveau ? Déjà il est permis de penser que ce même « Dell’aura al sussurar » qui ouvrait le récital vivaldien de Cecilia Bartoli en 1999 ne fut pas étranger au formidable succès rencontré par l’album. Dès le premier numéro, l’auditeur mettait le pied en terre familière et, confiant, pouvait se laisser guider dans la découverte de paysages à la fantaisie rythmique et mélodique inexplorée depuis deux siècles et demi. La « Vivaldi Renaissance » était née.</p>
<p>Une quinzaine d’années plus tard, reconnaissons que le mouvement n’a pas pris l’essor escompté. L’opéra vivaldien a conquis le disque mais demeure bouté hors de scène. A vrai dire, souhaiterions-nous voir porté sur les planches ce <em>Dorilla in Tempe</em> dont l’argument champêtre, avec ses chassés-croisés amoureux, est au livret d’opéra ce qu’un chewing-gum longtemps mâchouillé est à la confiserie ? Sauf à ce qu’un metteur en scène de génie transmute le plomb en or…</p>
<p>La partition, créée à Venise en 1726, fit quelques tours et puis s’en alla en 1734, dans une version révisée sous forme de <em>pasticcio</em> où airs originaux alternaient avec d’autres composés par Hasse, Sarri, Leo et Giacomelli – huit sur un total de vingt-et-un. C’est cette dernière version, la seule conservée aujourd’hui à Turin, qui a servi de support au présent enregistrement. Egarés dans une jungle de<em> da capo</em>, les baroqueux aventureux s’efforceront de séparer le bon grain de l’ivraie. La mauvaise herbe n’est pas forcément là où on pense.</p>
<p>Peu importe à vrai dire car ce qui distingue <em>Dorilla in Tempe</em> des autres <em>dramma per musica </em>de Vivaldi ne tient pas au nombre de fées penchées sur son berceau, pas même à ces arias toujours enjôleuses bien que coulées dans le même moule. Non, l’intérêt de l’ouvrage réside en l’importance accordée au chœur ainsi qu’au ballet et au-delà en l’esprit qui l’anime, qualifié d’agreste par Vincent Borel dans son texte d’introduction à l’œuvre. Agreste, c’est-à-dire bucolique avec ce que cela signifie de simplicité, de lumière et de fraîcheur mais aussi d’élégance dénuée de rusticité. <em>Dorilla in Tempe</em>, c’est Vivaldi aux champs.</p>
<p>Que <strong>Diego Fasolis</strong> soit le premier ordonnateur de ces réjouissances pastorales n’est pas une surprise. On connaît la dimension démiurgique du fondateur d’I Barocchisti. Les instruments s’ébattent joyeusement dans le paysage arcadien voulu par le chef d’orchestre, sans cependant que l’euphorie sonore ne cède au désordre rythmique. L’approche n’est pas délurée mais au contraire tempérée, mesurée d’une main amoureuse d’où jaillit la musique en un flot généreux et rafraîchissant.</p>
<p>Cette impression heureuse d’harmonie s’étend au Chœur de la Radio-Télévision Suisse et à l’ensemble des chanteurs. Tous ont déjà participé à un ou plusieurs des jalons de l’entreprise Naive, <strong>Serena Malfi</strong> et <strong>Christian Senn</strong> exceptés. La première, familière cependant du répertoire baroque, chante avec agilité le rôle agité d’Elmiro, usant à propos des teintes sombres nécessaires pour donner au jeune berger une allure plus virile. Le second fut Astolfo dans <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lemieux-au-sommet-de-son-art">Orlando furioso </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lemieux-au-sommet-de-son-art">au Théâtre des Champs-Elysées en 2011</a>. Faudrait-il une basse, plutôt qu’un baryton, pour accentuer la noirceur de l’horrible séjour au premier acte ou pour ensuite mieux imposer son autorité royale à une fille rebelle, le temps de l’acrobatique « Se ostinata a me resisti » ? Peut-être, si Lorenzo Moretti, le créateur d’Admeto n’avait été ténor.</p>
<p>Avec <em>Dorilla in tempe</em>, Anna Giro et Vivaldi écrivent le premier chapitre de leur histoire. Devenue sa muse, le compositeur lui confiera des rôles d’une autre envergure que celui d’Eudamia. Pour caractériser cette nymphe victime de ses sentiments, <strong>Sonia Prina </strong>se voit contrainte de discipliner son chant et son tempérament. L&rsquo;approche demeure faubourienne mais les sons sembent moins tubés et la vocalisation plus orthodoxe. Qui s’en plaindra ?</p>
<p>Dans des rôles que l’on pourrait croire interchangeables tant ils brassent peu ou prou le même ambitus, les mêmes affects et la même alternance de tempi, lents ou rapides, <strong>Marina de Liso</strong> (Nomio) et <strong>Lucia Cirillo</strong> (Filindo) nous rappellent que le trille est une figure vocale en voie de disparition. C’est là le seul écart à une technique suffisamment aguerrie pour rendre justice à la difficulté de l’écriture (avec notamment pour Marina de Liso un « Fidi amanti al vostro amore » recommandé aux amateurs de montagnes russes).</p>
<p>Depuis <em>Armida al Campo d’Egitto</em> en 2010, <strong>Romina Basso </strong>est de toutes les intégrales vivaldiennes ou presque. Celle que Guillaume Saintagne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/romina-basso-la-nebuleuse">dans son dossier</a> qualifiait de nébuleuse trouve en Dorilla autant d’occasions de faire miroiter un timbre aux couleurs changeantes et d’exposer une virtuosité à toute épreuve. L’interprétation culmine dans la complainte « il povero cor », récupérée ensuite par Ana Giro comme <em>aria di baule</em>, qui ainsi envisagée, pourrait être à Vivaldi ce que « Ah ! mio cor » est à Haendel.  </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dorilla-in-tempe-tout-ce-que-vous-voulez-aux-champs-elysees/">Dorilla in Tempe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;intégrale Vivaldi chez Naïve revient</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lintegrale-vivaldi-chez-naive-revient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2017 14:27:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/lintegrale-vivaldi-chez-naive-revient/</guid>

					<description><![CDATA[<p>On la croyait morte et enterrée, ou du moins interrompue à défaut d’être achevée, mais voici que la grande série Vivaldi chez Naïve semble renaître ! Les dernières parutions remontaient à quelques années déjà : Catone in Utica en 2013, L’incoronazione di Dario en 2014. Grande nouvelle, donc, annoncée il y a quelques jours par l’une des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/lintegrale-vivaldi-chez-naive-revient/"> <span class="screen-reader-text">L&#8217;intégrale Vivaldi chez Naïve revient</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lintegrale-vivaldi-chez-naive-revient/">L&rsquo;intégrale Vivaldi chez Naïve revient</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On la croyait morte et enterrée, ou du moins interrompue à défaut d’être achevée, mais voici que la grande série Vivaldi chez Naïve semble renaître ! Les dernières parutions remontaient à quelques années déjà : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/vivaldiens-ne-pas-sabstenir"><em>Catone in Utica </em>en 2013</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/le-couronnement-dottavio-dantone"><em>L’incoronazione di Dario </em>en 2014</a>. Grande nouvelle, donc, annoncée il y a quelques jours par l’une des artistes ayant participé à l’enregistrement : <em>Dorilla in Tempe</em> doit sortir ce 20 novembre au Japon et le 1<sup>er</sup> décembre dans le reste du monde. <strong>Diego Fasolis</strong>, à la tête de son ensemble I Barocchisti, avait déjà participé à la série, mais seulement pour un récitals d&rsquo;airs et un disque de musique instrumentale : c&rsquo;est cette fois sa première intégrale d&rsquo;opéra vivaldien pour Naïve. Et la distribution est alléchante, qui réunit le gratin des chanteuses baroqueuses italiennes : <strong>Romina Basso</strong> dans le rôle-titre, <strong>Serena Malfi</strong> dans le rôle d’Elmiro, <strong>Marina De Liso</strong> en Nomio, <strong>Sonia Prina</strong> en Eudamia, sans oublier <strong>Lucia Cirillo</strong> en Filindo. seule voix mâle, <strong>Christian Senn</strong> en Admeto. Une question persiste : combien de volumes la bibliothèque universitaire de Turin renferme-t-elle encore, qui permettraient de poursuivre cette édition Vivaldi ?</p>
<p><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" height="646" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Frominabasso.mezzosoprano%2Fposts%2F1732800873405723&amp;width=500" style="border:none;overflow:hidden" width="500"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lintegrale-vivaldi-chez-naive-revient/">L&rsquo;intégrale Vivaldi chez Naïve revient</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Enfin une nouvelle intégrale de Silla !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/enfin-une-nouvelle-integrale-de-silla/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 04:50:22 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/enfin-une-nouvelle-integrale-de-silla/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui d’autre que Fabio Biondi aurait pu s’atteler au deuxième enregistrement de Lucio Cornelio Silla ? Dès 2004, à l’occasion d’un concert donné à l’Accademia Nazionale Santa Cecilia, le chef entreprenait sa propre reconstitution du plus méconnu et mal aimé des opéras de Haendel dont nous ne possédons aujourd’hui que des manuscrits incomplets. Une dizaine &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/enfin-une-nouvelle-integrale-de-silla/"> <span class="screen-reader-text">Enfin une nouvelle intégrale de Silla !</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/enfin-une-nouvelle-integrale-de-silla/">Enfin une nouvelle intégrale de Silla !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui d’autre que <strong>Fabio Biondi</strong> aurait pu s’atteler au deuxième enregistrement de <em>Lucio Cornelio Silla</em> ? Dès 2004, à l’occasion d’un concert donné à l’Accademia Nazionale Santa Cecilia, le chef entreprenait sa propre reconstitution du plus méconnu et mal aimé des opéras de Haendel dont nous ne possédons aujourd’hui que des manuscrits incomplets. Une dizaine d’années plus tard, il le remontait en version scénique au Palau de les Arts de Valence. Ravalé au rang de pièce d’occasion par certains musicologues et fustigé pour ses faiblesses dramaturgiques, l’ouvrage ne connut probablement qu’une seule représentation, privée, en l’honneur du nouvel ambassadeur de France, le 2 juin 1713. Toutefois, Haendel l’appréciait, du moins assez pour y puiser abondamment en écrivant <em>Amadigi</em> et s’en souvenir au moment de composer <em>Radamisto</em>. La tiédeur lui est assurément fatale, comme en atteste le concert gravé en 2000 par Denys Darlow à la tête du London Handel Orchestra avec James Bowman dans le rôle-titre (SOMM). A l’instar d’Enrico Onofri, qui en signait une lecture puissamment habitée à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/silla-halle-italians-can-do-it-better">Halle en 2015-2016</a>, Fabio Biondi croit manifestement en cette partition et l’intégrale annoncée chez GLOSSA le 1<sup>er</sup> septembre devrait lui rendre justice. Vedettes du <em>Silla </em>qu’il dirigeait à Rome en 2004, <strong>Sonia Prina</strong>, <strong>Sunhae Im </strong>et <strong>Roberta Invernizzi </strong>partagent cette fois l’affiche avec <strong>Vivica Genaux</strong>, <strong>Francesca Lombardi Mazzulli</strong>, <strong>Martina Belli </strong>et <strong>Luca Tittoto</strong>.  </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/enfin-une-nouvelle-integrale-de-silla/">Enfin une nouvelle intégrale de Silla !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VIVALDI, Orlando furioso — Martina Franca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-martina-franca-savants-amalgames/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2017 10:30:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/savants-amalgames/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quarante-trois ans après avoir vu le jour, le Festival de la Valle d’Itria poursuit sur la voie choisie par ses fondateurs, dont le plus célèbre, Rodolfo Celletti, aurait eu cent ans cette année. A la direction artistique depuis 2010, Alberto Triola propose donc un nouvel éventail de raretés, au nombre desquelles une production d’Orlando Furioso &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-martina-franca-savants-amalgames/"> <span class="screen-reader-text">VIVALDI, Orlando furioso — Martina Franca</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-martina-franca-savants-amalgames/">VIVALDI, Orlando furioso — Martina Franca</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quarante-trois ans après avoir vu le jour, le Festival de la Valle d’Itria poursuit sur la voie choisie par ses fondateurs, dont le plus célèbre, Rodolfo Celletti, aurait eu cent ans cette année. A la direction artistique depuis 2010, <strong>Alberto Triola</strong> propose donc un nouvel éventail de raretés, au nombre desquelles une production d’<em>Orlando Furioso </em>dans la version de 1727 qui sera plus tard à l’affiche de La Fenice, coproductrice de l’évènement.</p>
<p>On se souvient qu’en 2003 avait été créée à Ambronay une édition critique réalisée à l’intention de l’Institut Antonio Vivaldi de la Fondation Cini à Venise. Celle donnée à Martina Franca est présentée comme le fruit d’une collaboration entre cette fondation et la maison Ricordi. On n’y retrouve ni cors ni trompettes, mais deux clavecins supplémentaires, dont l’un tenu par <strong>Diego Fasolis</strong>, qui dirige son ensemble <strong>I Barocchisti</strong> en gardant l’œil sur sa tablette où défile la partition. Mais plus que les choix retenus pour l’orchestration ce sont ceux retenus pour la dramaturgie qui interrogent car en accord avec le metteur en scène le chef d’orchestre a consenti a des coupures très nombreuses, et pas seulement dans les récitatifs. On peut le regretter doublement. Dramatiquement, dans la mesure où les passages supprimés permettent souvent de donner corps aux personnages, qui prennent de l’épaisseur et dont le parcours gagne en clarté. Musicalement car ces suppressions altèrent l’intégrité du discours de Vivaldi que l’on prétend restaurer et risquent de compromettre son efficacité « magique » sur l’auditeur. Toutefois la durée du spectacle est déjà telle – commencé peu après vingt-et-une heures il finit trois quarts d’heure après minuit, avec deux entractes d’une durée globale d’environ cinquante minutes – qu’elle a pu inciter au pragmatisme, ce que les fauteuils désertés au troisième acte semblent justifier.</p>
<p>Mais l’heure n’était ni au compte des coupures ni à la morosité. D’abord grâce à la réussite d’une interprétation musicale nuancée à l’extrême, à la dynamique expressive mais jamais débridée, exempte de nervosité excessive comme de contrastes outranciers, où l’orchestre sait épouser la voix mais n’altère pas les dissonances révélatrices, distiller des piani à la limite du murmure et puis monter en puissance autant que le permettent les instruments anciens, et  ravir par l’infinie ductilité d’un legato porteur d’une sensualité enchanteresse. Les musiciens de l’ensemble répondent au modelé des mouvements des mains et des regards dans une connivence sensible qui donne au son un caractère d’évidence, au-delà des mérites des uns et des autres, que le chef souligne au moment des saluts, en particulier pour le flûtiste favorisé d’un véritable solo et auxquels il associe les douze éléments du chœur.</p>
<p>Ensuite grâce à la réussite globale sur le plan visuel. Il y a eu, c’est manifeste, une entente étroite entre metteur en scène, décorateur, costumier et éclairagiste, pour donner naissance à une production dont on pourra discuter certaines options esthétiques mais dont on doit reconnaître la cohérence et l’efficacité. Par les thèmes et les formes qu’il choisit <strong>Massimo Chechetto</strong> intègre son projet dans le décor de la cour du palais ducal. A la sobriété de la façade en fond de scène il oppose en premier plan une architecture en deux parties de fausse pierre ; tantôt accolées, tantôt séparées, elles suppriment ou révèlent une béance synonyme d’opposition ou d’incompréhension, selon les nécessités dramatiques. Qu’on y marche, qu’on s’y arrête, qu’on s’y défie, qu’on s’en enfuie, qu’on circule à la base, qu’on s’y poursuive ou s’y étreigne, ce dispositif ingénieux en évolution permanente finit par installer le sentiment de l’instabilité qui est l’essence du royaume d’Alcina.</p>
<p>Son trône est dans une conque dont on découvre d’abord le dos, forme arrondie et surface piquée de cratères qui évoquent infailliblement la lune, avant de révéler en pivotant un intérieur semblable à celui des coquillages appelés vénus. La magicienne y trône, entourée d’esclaves où il est d’abord difficile de distinguer les hommes des femmes, parce qu’ils sont parés et vêtus comme s’ils avaient renoncé à leur masculinité. Leur présence muette n’en est pas moins expressive, car les corps que l’on devine, à la fois musclés, souples et gracieux sont ceux des danseurs de la compagnie <strong>Fattoria Vittadini. </strong>Réminiscences du cinéma muet, du music-hall, pampilles, sequins, pierreries, plumes, les costumes, auxquels il faut adjoindre les coiffures, ont fait l’objet de beaucoup de soin et contribuent, par leur aspect, les couleurs, les matières et les formes à installer l’étrangeté associée au baroque. Seuls Orlando, Angelica et Medoro seront relativement sobres, au milieu de l’invention, des souvenirs ou des emprunts qui ont nourri le travail de <strong>Giuseppe Palella</strong>. Réussite complète aussi pour les lumières de <strong>Giuseppe Calabro</strong>, qui valorisent matières et couleurs et accompagnent sans erreur ni outrance les climats dramatiques.</p>
<p>Sous ces éclairages les tableaux composés par la mise en scène de <strong>Fabio Ceresa</strong> prennent toute leur valeur, même si l’abondance des références est telle qu’à vouloir les repérer on se couperait du spectacle en train de se faire. Les danseurs prennent des poses, composent des groupes, disposés çà et là sur les éléments du décor comme autant d’ornements évocateurs de tableaux, de sculptures, dont la succession et l’inventivité sont autant de motifs d’admiration. On suppose que c’est à sa demande, dont ce soin révèle, malgré sa jeunesse, une enviable maîtrise de son métier. Est-il aussi à l’initiative de l’hippogriffe grâce auquel Ruggiero atteint l’île enchantée sans encombre, de l’immense lune qui apparaît opportunément au-dessus des toits du palais, du geste qui jette à terre le manteau d’Alcina et engendre une méprise ? Notre seule réserve à propos des options de mise en scène porte sur l’union d’Angelica et Medoro. Ils deviennent partie prenante dans une orgie des corps alors que leur engagement mutuel et exclusif est en opposition avec la débauche charnelle, ennemie de l’amour.</p>
<p>Reste le versant vocal. Nous avons probablement pris de mauvaises habitudes, à écouter des enregistrements qui ont conditionné nos goûts et nos attentes, ce qui prépare inévitablement des déceptions. Pourtant, le plateau réuni ne démérite absolument pas, et peut-être aurait-il semblé meilleur encore dans des conditions différentes que celles du plein air. Dans le rôle-titre, <strong>Sonia Prina</strong> en souffre-t-elle ? L’égalité vocale semble d’abord fragile mais la musicalité, l’intelligence du texte et la maîtrise stylistique y suppléent et plus la soirée avance plus la présence vocale est convaincante, dans une incarnation forte et émouvante pour laquelle l’artiste sera acclamée. <strong>Lucia Cirillo </strong>comprend toutes les nuances du personnage d’Alcina, à en juger seulement par la variété de son jeu de scène et de ses expressions, et son chant le confirme à l’évidence. La voix n’est pas des plus puissantes mais elle sait se montrer impérieuse aussi bien qu’enjôleuse sans rien sacrifier des exigences de l’écriture et en observant scrupuleusement les règles du beau chant. L’Angelica de <strong>Michela Antenucci </strong>a le charme nécessaire pour représenter de façon crédible l’obsession d’Orlando ; le volume de la voix n’est pas grand mais elle est souple, agile, et l’interprète sait y faire passer les émotions du personnage, qu’elle incarne avec soin y compris théâtralement. <strong>Loriana Castellano </strong>inquiète, d’abord, parce qu’elle semble vouloir forcer la nature, durcir et obscurcir sa voix, mais l’impression se dissipe et on retiendra l’énergie, la conviction, l’agilité et la couleur ambrée qui font les mérites de sa Bradamante. Le Medoro de <strong>Konstantin Derri, </strong>comme le Ruggiero de <strong>Luigi Schifano</strong>, ont des mérites certains, mais le souvenir d’autres contreténors à la voix plus étendue, plus éclatante, plus mordante ou plus souple s’interpose parfois entre eux et nous. L’un comme l’autre sont totalement engagés sur le plan théâtral, le premier assurant avec conviction son rôle de naufragé, le second en personnage de conte persan d’une séduction immédiate. <strong>Riccardo Novaro</strong>, enfin, apporte son métier et sa connaissance du style à Astolfo. Si par instants la projection et la profondeur de la voix semblent à leur limite la prestation est très satisfaisante et le chanteur parvient à donner de la noblesse et de l’émotion à un personnage somme toute peu sympathique.</p>
<p>La représentation s’achève en triomphe pour tous. La distribution sera-t-elle la même à Venise ? On espère qu’à passer de la cour du palais ducal à La Fenice le spectacle conservera la densité et l’éclat  dont l&rsquo;alchimie savante de sa conception l&rsquo;a paré.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/orlando-furioso-martina-franca-savants-amalgames/">VIVALDI, Orlando furioso — Martina Franca</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HAENDEL, Ariodante — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ariodante-paris-tce-que-vois-je-quentends-je/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 06:20:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/que-vois-je-qu-entends-je/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Confronté aux pires coups de théâtre, les personnages d’Ariodante ne devraient croire ni leurs oreilles et ni leurs yeux, les apparences s’avérant trompeuses pour le héros, cru mort, comme pour la malheureuse Ginevra, injustement soupçonnée. Pour la version de concert de l’opéra de Haendel qu’accueillait le Théâtre des Champs-Elysées, les yeux et les oreilles du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/ariodante-paris-tce-que-vois-je-quentends-je/"> <span class="screen-reader-text">HAENDEL, Ariodante — Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ariodante-paris-tce-que-vois-je-quentends-je/">HAENDEL, Ariodante — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Confronté aux pires coups de théâtre, les personnages d’<em>Ariodante</em> ne devraient croire ni leurs oreilles et ni leurs yeux, les apparences s’avérant trompeuses pour le héros, cru mort, comme pour la malheureuse Ginevra, injustement soupçonnée. Pour la version de concert de l’opéra de Haendel qu’accueillait le Théâtre des Champs-Elysées, les yeux et les oreilles du public étaient également sollicités, et une certaine dose de méfiance n’était peut-être pas mal venue.</p>
<p>Il faut souvent se méfier lorsqu’un(e) artiste extrêmement médiatique est remplacé par un confrère ou une consœur un peu moins sous le feu des projecteurs. En l’occurrence, la présence d’<strong>Alice Coote</strong> au lieu de Joyce DiDonato (qui avait déjà dû annuler un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/eh-alan-cest-le-printemps"><em>Ariodante</em> versaillais en 2012</a>) avait inspiré à certains une déception infondée. Certes, quand l’interprète du rôle-titre entre en scène, quelques spectateurs s’émeuvent : ses genoux fléchis, en équilibre précaire sur ses talons hauts, font même soupçonner un accident récent. La mezzo britannique a certes bien changé depuis l’époque où, il y a près de vingt ans, elle faisait de Ruggiero un lutin espiègle dans une <em>Alcina </em>montée à Stuttgart. Mais la voix, elle, n’inspire aucune inquiétude, et si d’aucuns trouveront à chipoter face à l’expressionnisme de son incarnation, cet Ariodante-là remporte un triomphe à chacun de ses airs, vécus comme autant de drames personnels, avec une puissance sonore qui laissent pantois. Le « Scherza, infida » de cette authentique haendélienne est parcouru d’éclats de rage impuissante, et « Dopo notte » est bien le feu d’artifice attendu.</p>
<p>Pour <strong>Christiane Karg</strong>, cette Ginevra est l’une des étapes d’une évolution vocale qui doit la porter vers des rôles de plus en plus exigeants. Virtuosité impeccable et beauté du timbre sont ici ses deux grandes armes, mais peut-être manque-t-il encore à cette incomparable Suzanne des <em>Noces de Figaro </em>un peu de l’étoffe d’une princesse outragée (« Orrida agli occhi miei » n’a pas tout à fait la force souhaitée). Chez Haendel, la perfection technique de l’interprète ne laisse pas tout à fait filtrer cette émotion qui devrait empoigner l’auditeur avec « Il mio crudel martoro », mais tous les moments de douceur sont extrêmement réussis.</p>
<p>Polinesso est incontestablement un rôle en or pour <strong>Sonia Prina</strong>. Seule italianophone au sein de cette équipe anglo-saxonne, elle est aussi la seule à jouer aussi intégralement son personnage, comme si elle était au théâtre et non au concert : les mains du méchant lubrique ne cessent de palper ses partenaires et sa bouche de s’égarer sur leurs lèvres. La mezzo possède une stupéfiante maîtrise de la diction, une manière de varier le sens d’un même mot répété, art qui éclate dès ses premières notes, dans la manière lourde de sous-entendus dont elle prononce le nom de Ginevra. La voix claironnante se joue des difficultés du rôle, et l’on retiendra notamment l’art avec lequel elle transforme en rires sardoniques les vocalises sur le mot « detesto » dans « Se l’inganno », véritable credo maléfique de cette préfiguration du Iago verdien.</p>
<p>Du théâtre, il y en a pourtant beaucoup aussi dans la prestation de <strong>Matthew Brooke</strong>, qui accompagne de petits sautillements son premier air de réjouissance, avant de s’écrouler pour chanter à genoux son air de désolation, suivi d’un gémissement. Peut-être plus baryton qu’authentiquement basse, ce roi d’Ecosse n’en sait pas moins traduire son désarroi de façon convaincante. <strong>Mary Bevan </strong>possède de grandes qualités en termes d’agilité et d’expressivité, qui lui permettent de donner tout son relief à Dalinda ; le timbre présente des couleurs intéressantes, et la personnalité de cette artiste ne demande qu’à s’affirmer. Le Lurcanio de <strong>David Portillo</strong> déborde d’énergie, mais la voix semble pincée dans l’aigu, avec des voyelles parfois un peu trop ouvertes.</p>
<p>La direction discrète de <strong>Harry Bicket</strong>, qui n’a qu’une main, de temps à autre, pour mener son <strong>English Concert</strong> puisqu’il tient en même temps le clavecin, opte pour des tempos généralement mesurés, sans excès de lenteur (« Scherza, infida » est ici bien moins étiré que dans certaines versions), mais sait soutenir ses chanteurs, en leur offrant un écrin paré des nuances bucoliques ou martiales qu’appelle tour à tour la partition.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/ariodante-paris-tce-que-vois-je-quentends-je/">HAENDEL, Ariodante — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les perles du baroque</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/les-perles-du-baroque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 22:17:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/dossier/les-perles-du-baroque/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mot « baroque » servait d’abord à décrire l’irrégularité d’une perle. Or toutes les stars de l’opéra baroque actuel ont pour qualité commune la singularité de cette couche de nacre : voix rares, voire bizarres au sens baudelairien du terme. Il s’agira donc dans ce dossier de : mettre en lumière des artistes qui connaissent le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/dossier/les-perles-du-baroque/"> <span class="screen-reader-text">Les perles du baroque</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/les-perles-du-baroque/">Les perles du baroque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mot « baroque » servait d’abord à décrire l’irrégularité d’une perle. Or toutes les stars de l’opéra baroque actuel ont pour qualité commune la singularité de cette couche de nacre : voix rares, voire bizarres au sens baudelairien du terme. Il s’agira donc dans ce dossier de :</p>
<ol>
<li>mettre en lumière des artistes qui connaissent le succès dans ce répertoire (nous voulons ainsi à notre mesure pallier ce qu’il leur coûte en termes de notoriété à préférer chanter Alcina que Violetta ou Mitridate que Don José) ;</li>
<li>souligner, via leurs différentes spécificités, à quel point la musique baroque autorise elle aussi des interprétations variées, loin de la caricature sous forme de chapelle bannissant le vibrato à laquelle beaucoup réduisent encore ce qu’ils croient être une « école » de chant univoque.</li>
</ol>
<p>Et pour ceux dont la curiosité est déjà insatiable, un petit collier de perles est aussi en construction <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://almaoppressa.wordpress.com/">ici</a>. Pour les perles d’origine, on se référera à l’excellent et très documenté <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.quellusignolo.fr/">Quell’usignolo</a>.</p>
<hr />
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/nathalie_stutzmann.jpg" style="width: 100px; height: 67px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="Nathalie Stutzmann © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/nathalie-stutzmann-lombrageuse"><strong>Nathalie Stutzmann, l&rsquo;ombrageuse</strong></a><br />
	Le premier portrait de cette série est dédié à celle qui reste l’une des rares authentiques contraltos de ces 30 dernières années,  dont la carrière a toujours oscillé entre l’opéra baroque et lied romantique avant de se déployer  à présent dans la direction d’orchestre.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/croft_0.jpg" style="width: 100px; height: 95px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="Richard Croft © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/richard-croft-le-noble-eclat-du-tourment"><strong>Richard Croft, le noble éclat du tourment</strong></a></p>
<p>Vigueur, étendue de la voix, souplesse de la vocalise et finesse d’émission&#8230; Richard Croft est notre deuxième « perle du baroque ». Noblesse oblige.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/julien_faugere_0.jpg" style="width: 100px; height: 67px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="Karina Gauvin © Julien Faugère" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/karina-gauvin-style-rocaille"><strong>Karina Gauvin, style rocaille</strong></a></p>
<p>Karina Gauvin est un soprano atypique : ce ne sont pas des limites mais une signature, sa bizarrerie, un style que l’actrice sait transformer en charme.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/annhallenberg_0.jpg" style="width: 100px; height: 81px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="Ann Hallenberg © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/ann-hallenberg-lelectrique"><strong>Ann Hallenberg, l&rsquo;électrique</strong></a></p>
<p>Certains chanteurs ne brillent pas tant par l’opulence de leurs moyens, le moelleux de leur timbre ou la précision de leur technique que par la tension de leur chant. Or à l’opéra comme en électricité, intensité et tension sont profondément liées. C&rsquo;est particulièrement le cas chez Ann Hallenberg.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/basso_0.jpg" style="width: 100px; height: 60px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/romina-basso-la-nebuleuse"><strong>Romina Basso, la nébuleuse</strong></a></p>
<p>Un nuage céleste dans lequel l’air manque, étouffé par la poussière, et dont les volutes nimbées par la lumière font la beauté : c’est là tout le charme de la voix de notre nouvelle « perle du baroque », Romina Basso.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/fasolis.jpg" style="width: 100px; height: 88px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Diego Fasolis © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/diego-fasolis-le-magicien"><strong>Diego Fasolis, le magicien</strong></a></p>
<p>Dynamique ou harmonique ? Ils sont rare les chefs qui réussissent la synthèse de ce qui semblait opposé et peuvent la porter sur toutes les partitions, Diego Fasolis fait partie de ces magiciens.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/rensburg.jpg" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Kobie van Rensburg © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/kobie-van-rensburg-le-cap-de-la-virilite"><strong>Kobie van Rensburg, le cap de la virilité</strong></a></p>
<p>Ténor à la virilité idéale, altier et sauvage mais jamais bestial, Kobie van Rensburg eut une carrière hélas assez courte mais suffisamment originale pour figurer parmi nos perles du baroque.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/1191782_orig.jpg" style="width: 100px; height: 148px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Sonia Prina © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/sonia-prina-la-rockeuse"><strong>Sonia Prina, la rockeuse</strong></a></p>
<p>Mezzo-soprano à l’ambitus certes assez court mais à la vocalisation agile et à la présence scénique enflammée, Soni Prina est tout l&rsquo;inverse d&rsquo;un oiseau mécanique : c&rsquo;est une rockeuse&#8230;</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/bs.jpg" style="width: 100px; height: 134px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Blandine Staskiewicz © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/blandine-staskiewicz-une-nouvelle-galatee"><strong>Blandine Staskiewicz, une nouvelle Galatée</strong></a></p>
<p>Blandine Staskiewicz n’est pas nacrée ; elle a la dureté du marbre que langage et théâtre viennent sculpter et animer, sorte de Galatée dont les chefs d’orchestre seraient le Pygmalion.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/piau_0.jpg" style="width: 100px; height: 105px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sandrine Piau  © Sandrine Expilly / Naive" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/sandrine-piau-le-diamant"><strong>Sandrine Piau, le diamant</strong></a></p>
<p>Portrait en quelques airs de Sandrine Piau, voix minérale qui, par son éclat et ses diverses facettes, évoque le diamant.  </p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/mingardo.jpg" style="width: 100px; height: 90px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Sara Mingardo © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/sara-mingardo-lecho-lancinant-du-desespoir"><strong>Sara Mingardo, l&rsquo;écho lancinant du désespoir</strong></a></p>
<p>Sara Mingardo accroche d’abord par la couleur très mate du timbre, puis on remarque la grande diseuse, la belcantiste précise et enfin l’économie de moyens qui rend l’expression plus juste et sincère, d’une grande intériorité.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/dantone.jpg" style="width: 100px; height: 105px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Ottavio Dantone © DR" /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/ottavio-dantone-lalchimiste"><strong>Ottavio Dantone, l&rsquo;alchimiste</strong></a></p>
<p>Parmi les sorciers de la direction d&rsquo;ensembles baroques, Ottavio Dantone fait clairement partie des alchimistes.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/marijana_mijanovic_thumb_700x525_943836_de.jpg" style="width: 100px; height: 75px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Marijana Mijanovič © DR " /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/marijana-mijanovic-lhallucinogene"><strong>Marijana Mijanovič, l&rsquo;hallucinogène</strong></a></p>
<p>Marijana Mijanovič est une artiste hallucinogène. Certes, le jeu de mot avec son prénom était tentant pour le musicographe cabotin mais il y a des raisons plus valables à ce choix.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/malena_ernman2.jpg" style="width: 100px; height: 95px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Malena Ernman © DR " /><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/actu/malena-ernman-lacrobate"><strong>Malena Ernman, l&rsquo;acrobate</strong></a></p>
<p>Malena Ernman est une chanteuse tout terrain, du baroque à Weill et même l’Eurovision, cette actrice à l’énergie dévorante déploie un chant animal et ravageur, non exempt d&rsquo;autodérision.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/tro_santafe_silvia.jpg" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Silvia Tro Santafé © DR" /></p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/silvia-tro-santafe-de-cuivre-martele"><strong>Silvia Tro Santafé, de cuivre martelé</strong></a></p>
<p>A chacun sa préférence pour les bois ou pour les cuivres. Silvia Tro Santafé pourrait être un hautbois auquel des sentiments extrêmes confèrent des sonorités de trompette.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/les-perles-du-baroque/">Les perles du baroque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
